DM CalculDiff
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Calcul Différentiel
CNC 2010
1ère partie
Résultats préliminaires
Soient un ouvert non vide de klQm . Pour tout 4nQo , on note pq la matrice
et
k
hessienne de k au point 4 , c’est l’élément de r défini par pq$/tsuc 4zy , et on
4wv 4x J v { x J
pose |k4/W}6~6p;qM5+4 QK ; |k est le laplacien de k .
c c
Soit 4 QK ; montrer que la matrice pKq est orthogonalement diagonalisable dans r .
Soit Q avec /W
#.
Montrer que pour H voisin de # dans , H7M
H]TJK#
Montrer que les termes diagonaux de p sont négatifs. Préciser le signe de |k .
! #"%$&$('*)*+ ,.-/)10324,6587:9;032&+<-/)1032&=?>@,BA CD032&)*EF5@GH=
z
- Y
/
On pose I
1 .
4 Q 9W74 J.> et on suppose dans cette question que k Qe+ KJ .I où
"/214eQ 9 74': > .
Définition : k est dite harmonique sur si son laplacien |k est nul sur .
k Q K .
W J I et calculer le laplacien de k W en fonction de celui de k .
En déduire que pour tout 4e?
Q I , k4J k j
V V LNMPO
U
QRSQ*T
V V V
Vérifier que Zhk est aussi harmonique sur et déduire de ce qui précède que pour tout
4eQ ?I , []\P^
2ème partie
Construction d’une solution du problème
Dans la suite du problème, on considère une fonction P"Q IB #57=U@ telle que PV#Mh/"PV=6'/ # .
On prolonge P en une application notée PR a - Z\[ , impaire et b =Z périodique, et on lui associe la
suite réelle c;M
d d ainsi que la suite de fonctions eSM
d d , définies par
gih []\ []\
O-0/
b
PVH7 L
wH7 H DGF 465IH7/ L
w4 dSrfs
5 465IH7 Q DGF Q
=
cfd k <l med ncfd k 3oqp .k ?t@u
j
Préciser l’expression de P a 4 pour 4eQ B Z'=57#@ puis pour 4 QgB =5 =U@ , et montrer que P$QS+ .
wv a
Exprimer, pour tout entier k . , le coefficient de Fourier trigonométrique cxd P)
ya en fonction
de cfd . Que vaut le coefficient de Fourier /d yP)
a pour tout k QYt ?
!
Montrer que la série z cfd est absolument convergente.
d
2/4 Z\[
Montrer que la série de fonctions z ed est normalement convergente sur C B #5 B et que
d
sa somme ke-;465IH7@XZ\[ z ed 465IH7 y est continue.
T
d
Justifier que pour tout entier kN , la fonction eyd est de classe c Z c /W#
xed ed
sur et que
4 H
c c
Q c
ed
Montrer que pour tout , les séries de fonctions et convergent
4
t z k ed z k
d d c
normalement sur C B w5 B
pour tout K!$# .
+
Montrer soigneusement que la fonction k , définie ci-dessus, possède en tout point de
k
C@A# 5 B une dérivée partielle par rapport à 4 et exprimer c 465IH7 , pour 465IH7.Q C@A#5 B ,
4
sous la forme de la somme d’une série. Justifier que cette dérivéec partielle est continue sur l’ouvert
C@A# 5 B .
Montrer de même que la fonction k possède en tout point de C@A# 5 B une dérivée partielle
par rapport à H et l’exprimer sous la forme de la somme d’une série. Justifier que cette dérivée
partielle est continue sur l’ouvert C@A#x5 B .
Montrer que la fonction k est de classe + sur l’ouvert C@A#5 B x et que
4 H
x
c c
Montrer que pour tout "!$# , la restriction de k à V ( & est solution du problème posé.
3ème partie
Unicité de la solution
Pour traiter cette partie, il peut être utile d’exploiter la figure du bas de la dernière page.
On considère "!$# et XY- ('&.ZU[ continue ; on suppose que X est de classe + sur ()& .
Soit -B w5 7@6ZU[
! 2 A GH=q5&'- ,.- 58-/)*'1G
wc .
Si est dérivable sur @ w5 7@
wc et est telle que \H7SJ\ G c pour tout HNQ@ w5 7@ , montrer que
wc
G # .
c
Si est deux fois dérivable sur @ w5wc B et présente un maximum local en 4 Q@ w5 B , montrer
j
wc
Justifier que X est bornée sur ( et qu’il existe 4 5IH Q (
j j
tel que
q { "! #%$ s
X
4 5IH /mc X 4 5IH /W#
X
Si 4 5IH Qe( , justifier que c
j j j j j j
et que c 4 5IH J # j j
.
c 4 c H 4c
3/4 Tournez la page S.V.P.
GX X
4 I5 H Q % , justifier que c 4 I5 H JK# et que c 4 5IH K# . (On pourra considérer
Si j j j j j j
4 H
les fonctions 4 ZU[ XK 465 M définie sur @A#c 57=B et H U
YXZ [ K c
X 4 5IH7 définie sur @A#5 @ .) @X
j
GX X
En déduire que si c Z c !$# sur ()& alors 4 5IH Q * .
j j
c 4 c H
c G X Z c !$# sur ()& et on considère une suite M
! ! X
On suppose dans cette question que
4c c H ce qui précède, il existe, pour chaque entier
xd d
q { "! #%$
k `d <d d d d
s
En déduire que pour tout
465IH7NQ B #57=U@ C B #57B , XK4 5IH S XK465IH7 u u puis étendre cette
inégalité à tout 465IH7 Q ('& .
X d X
c Z c K # sur ()& . Pour tout entier N
!
On suppose dans cette question que , posons
4c Hc
k
4U
X w465IH7 -0/RXK465IH7
.d 35 465IH7 Q ()&
k
c G X Z c
X
Vérifier que pour tout entier kN , X6d;QS ()&+ ; ()&+ !$# ()&
.d .d
et que sur .
4 H
6J
c c
En déduire que pour tout entier kNe , il existe 4 5IH Q *+&
d d tel que
q { "! #
.d <d d .d
s
XK4 5IH ,/
Déduire de ce qui précède qu’il existe XK465IH7 . 4 5IH Q *+& tel que LNMPO
q { "! #
u u u u
s
(Considérer, après en avoir justifié l’existence, une sous-suite convergente de la suite M4 5IH M .)
<d d
d
X X
On suppose que X est nulle sur *& et que c Z c / # sur ()& . Montrer que X est nulle
!
sur ()& . (On pourra appliquer le résultat qui précèdec 4 à X etc àH Z'X .)
Soit k - ( &.Z\[ , continue et vérifiant les conditions (i), (ii) et (iii) de (1). La fonction k étant
!
celle définie dans la deuxième partie, vérifier que la fonction "- / k Zek satisfait les hypothèses de
la question ci-dessus et conclure que k / k .
#$
"
F IN DE L’ ÉPREUVE
!
4/4 F IN
Un corrigé du CNC 2010 MP Maths1
2f 2f
1.1) On a f est de classe C 2 donc par théorème de Schwarz x i x j
x x j x i
x.
H x est alors une matrice symétrique réelle donc elle est orthogonalement diagonalisable dans M n R.
1.2.2.1) f présente un maximum local en a donc 0, h B0, , fa h fa 0, donc
pour |t| ||u||
, fa tu fa 0 càd d’aprés 1.2.1), t Q a u
1 2
2
ot 2 0 pour t voisin de zéro.
1.2.2.2) D’aprés 1.2.2.1) on a pour t ||u||
, ||u||
\0, 1
2
Q a u o1 0 et en faisant tendre t
vers 0 on a Q a u 0 ceci pour tout u non nul de plus Q a 0 0 donc Q a est négative.
n
1.2.3) Soit e la base canonique de R n , on a H a i,i Q a e i 0 et fa H a i,i 0.
i1
1.3.1) On a K est fermé borné en dimension finie donc compact et comme f CK alors f est bornée
donc d’aprés 1.2.3), fa 0 ce qui contredit f 0 sur U d’où sup fx sup fy.
||x||1 ||y||1
1.3.3.1) Les applications e i : x x i ont des dérivées partielles secondes nulles donc continues, donc
les e i sont dans C 2 R n qui est une algèbre donc l’application q : x ||x||2 est dans C 2 R n en
particulier elle est C 2 sur U et continue sur K par suite f f q C 2 U CK.
On a f f 2n 2n.
1.3.3.2) On a f 2n 0 donc d’aprés 1.3.2) on a x K, fx ||x||2 sup f y par suite
||y||1
x K, fx sup fy et en faisant tendre vers 0 on obtient x K, fx sup fy.
||y||1 ||y||1
1/6
fx sup fy càd fx inf fy.
||y||1 ||y||1
2.1) Pour x , 0, x x x. Pour x , 2 on a x x 2
et comme x 2 , 0 alors x 2 x. Pour. x 2, 3 on a x x 2
x si x , 0
x si x 0,
et comme x 2 0, alors x x 2. Ainsi x
2 x si x , 2
x 2 si x 2, 3
avec 0 0, donc limlim 0 et limlim 0, donc est continue en 0 et de
0 0
plus est continue sur 0, car l est, donc par parité et périodicité est continue sur R.
x si x , 0
x , par suite lim 0 lim 0 d’où par théorème du
x si x 0, 0 0
prolongement de la dérivée on déduit que est dérivable en 0 et que sa dérivée est continue en 0.
x si x 0,
x donc lim lim donc par théorème du
2 x si x , 2
prolongement de la dérivée on déduit que est dérivable en et que sa dérivée est continue en .
Par parité et périodicité on déduit que est de classe C 1 sur R.
2.2) Dans la suite b p désigne : b p 2
0 t sinptdt.
est impair donc pour p 0, a p 0 et pour p 1, b p 2
0 t sinptdt b p .
2.3) On a est 2 périodique de classe C 1 donc la famille c k kZ est absolument sommable or
pour p 1, c p 1
2
a p ib p 2i b p donc la série b p converge absolument.
p1
2.4) On fera les abréviations : cvn (resp cvu) désigne converge normalement (resp uniformément).
On a v p est continue sur D : R 0, et pour x, t D, |v p x, t| |b p | avec |b p |
p1
2/6
converge donc la série v p cvn donc cvu sur D et par théorème de continuité on déduit que sa
p1
2.5) On a x, t x et x, t t sont linéaire donc C sur R 2 , u sinpu et u e pu sont C sur
2
v p
2.6) Soit x, t R a, , on a |p k v p x, t| p k e p a |b p | o|b p |, |p k x, t| p k1 |cospt|e pt
2 2
x
v p
p k1 e p a |b p | o|b p | et |b p | converge donc les séries p k v p et p k
2
x
cvn sur R a, .
f
2.7) Existence de x
. On fixe t 0. On a p 1, l’application f p : x v p x, t est de classe C 1
v p
sur R. D’aprés 2.4) la série f p converge simplement sur R. D’aprés 2.6) on a la série x
p1 p1
v p
cvn sur R t, et comme f p x x
x, t alors la série f p cvn donc cvu sur R et par
p1
f v p
théorème de dérivation on déduit que x fx, t est de classe C sur R et 1
x
x, t x
x, t.
p1
f v p
Continuité de x
: On a v p C 1 R 2 donc x
CR 0, . Soit K un compact inclus dans
R 0, , l’application x, t t est continue sur K compact donc elle est bornée et atteint sa borne
inférieure donc il existe a 0, tel que x, t K, t a alors K R a, donc par 2.6)
v p f
la série x
cvn donc cvu sur K donc par théorème de continuité x
CR 0, .
p1
f
2.8) Existence de t
. On fixe x R. On a p 1, l’application f p : t v p x, t est de classe C 1
sur 0, . D’aprés 2.4) la série f p converge simplement sur 0, . Soit a 0. D’aprés 2.6)
p1
on a la série p 2 v p cvn sur R a, et comme f p t p 2 v p x, t alors la série f p cvn donc
p1 p1
cvu sur a, en particulier f p cvu sur tout segment inclus dans 0, donc par théorème de
p1
3/6
f v p
dérivation on déduit que t fx, t est de classe C 1 sur R et t
x, t t
x, t.
p1
f v p
Continuité de t
: On a v p C 1 R 2 donc t
CR 0, . Soit K un compact inclus dans
R 0, , comme dans 2.7) il existe a 0, tel que K R a, donc par 2.6)
v p
la série t
p 2 v p cvn donc cvu sur K donc par théorème de continuité on a
p1 p1
f
t
CR 0, .
v p v p
2.9) Posons D R 0, . On a v p C 2 D, x
et t
convergent simplement sur D.
p1 p1
Soit K un compact inclus dans D, alors il existe a 0, tel que K R a, . On a
2vp 2vp 2vp v p 2vp 2vp 2vp
t 2
p4vp, tx
xt
p 2 x
, x 2
p 2 v p , donc par 2.6) les séries t 2
, tx
,
p1 p1
2f f
2.10) On a R R 0, donc d’aprés 2.9), f C 2 R et x 2
t
0 sur R . On a pour
t 0, R, p 1, v p 0, t v, t 0 donc f0, t f, t 0. On a pour x dans 0,
fx, 0 v p x, 0 b p sinpx b p sinpx et comme est 2 périodique de classe
p1 p1 p1
C 1 sur R alors par théorème de convergence normale la série de Fourier de cvn vers par suite
x 0, , fx, 0 x x, finalement la restriction de f à R est solution problème posé.
gtgb
3.1.1) On a pour t a, b, tb
0 en faisant tendre t vers b on a g b 0.
t , , gt gx 0 donc d’aprés 3.1.1) on a g x 0 0, d’autre part on a t x 0 , ,
4/6
gtgx 0
tx 0 0 en faisant tendre t vers x 0 on a g x 0 0 d’où g x 0 0 donc par la formule de taylor
gtgx 0
on a gt gx 0 1
2
t x 0 2 g x 0 o1 donc lim tx 0 2
1
2
g"x 0 et comme
tx 0 tx 0
gtgx 0
t x 0 , , tx 0 2
0 alors g"x 0 0 .
3.2) On a r R donc F est continue sur r qui est compact( fermé borné en dimension finie)
donc F est bornée sur r et atteint ses bornes, d’où x 0 , t 0 r tel que sup Fx, t Fx 0 , t 0 .
x,t r
3.2.2) Si x 0 , t 0 r càd x 0 0, et t 0 r, alors la fonction g 1 : x Fx, r, x 0, , présente
2F
un maximum local en x 0 donc d’aprés 3.1.2) on a g 1 "x 0 0 càd x 2
x 0 , t 0 0. On a aussi
l’application g 2 : t Fx 0 , t, t 0, r, est dérivable sur 0, r et vérifie t 0, r, g 2 t g 2 r
F
donc d’aprés 3.1.1) on a g 2 r 0 càd t
x 0 , t 0 0.
2F F
3.2.3) De 3.2.1) et 3.2.2) résulte que si (x 0 , t 0 r r R alors x 2
x 0 , t 0 t
x 0 , t 0 0
2F F
ce qui contredit x 2
t
0 sur R donc (x 0 , t 0 r .
3.3.1) Soit R 0, R 0, 0, R donc R est borné, R f 1 0 où f : 0, 0, R R,
x, t txx est continue donc R est fermé borné en dimension finie donc compact et comme
z p r p R alors on peut extraire de z p p1 une sous-suite (z p p1 qui converge vers un point
z x , t R , or F C R et (z p p1 converge vers z alors (Fz p p1 tend vers Fz.
D’autre part si r s alors r s donc sup F sup F, il en résulte que sup F sup F, d’où la
r s p p1
3.3.2) Soit x, t 0, 0, R, comme t R et r p tend vers R alors il existe p tel que t r p ,
donc x, t r p , d’où Fx, t sup F Fz p Fz. (car Fz p croit vers Fz. On a
r p
5/6
donc x, t 0, 0, R, Fx, t Fz et par continuité de F sur R on déduit en faisant tendre
t vers R que l’inégalité reste valable pour t R, ainsi x, t R , Fx, t Fx , t .
x2
3.4.1) Notons D C R C 2 R . L’application g : x, t p est de classe C 2 sur R 2
2g g 2F F
en particulier g D, on a aussi F D donc F p F g D. On a x 2
t
2
p et x 2
t
0
2 Fp F p 2F F
sur R , donc x 2
t
2
p x 2
t
2
p 0 sur R .
2F F
3.4.2) Dans 3.3) on a vu que si F C R C 2 R et x 2
t
0 sur R alors il existe
x , t R tel que x, t R , Fx , t Fx, t càd sup F est atteint en un point de R .
R
2 Fp F p
En appliquant ceci à F p C R C 2 R avec x 2
t
0 sur R on obtient l’existence
3.4.3) On a vu dans 3.3.1 que R est compact, donc de la suite z p x p , t p on peut extraire z p
x 2p
qui converge vers un certain z x , t R . Pour x, t R , Fx, t x2
p
Fz p p
et en faisant tendre p vers on a par continuité de F, Fx, t Fz d’où Fz sup Fx, t.
x,t R
2F F
3.5) On a sur R , x 2
t
0 0 donc d’aprés 3.4) il existe z R , tel que Fz sup F et
R
comme F est nulle sur R alors sup F 0 donc F 0, d’autre part F vérifie les mêmes hypothèses
R
6/6