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L'innovation est un moteur clé de la croissance économique, améliorant la productivité par l'introduction de nouveaux produits et procédés. Les travaux de Robert Solow et Paul Romer ont démontré que la majorité de la croissance du PIB est attribuée au progrès technologique et à l'innovation, respectivement. Des études montrent que les entreprises investissant dans la recherche et développement affichent une productivité du travail supérieure, soulignant l'importance de l'innovation pour la performance économique.

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L'innovation est un moteur clé de la croissance économique, améliorant la productivité par l'introduction de nouveaux produits et procédés. Les travaux de Robert Solow et Paul Romer ont démontré que la majorité de la croissance du PIB est attribuée au progrès technologique et à l'innovation, respectivement. Des études montrent que les entreprises investissant dans la recherche et développement affichent une productivité du travail supérieure, soulignant l'importance de l'innovation pour la performance économique.

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Sous la direction de Frédéric Bouchard, Pierre Doray et Julien Prud’homme

Sciences, technologies et sociétés de A à Z

Économie de l’innovation : innovation, croissance


et productivité
Petr Hanel

Éditeur : Presses de l’Université de Montréal


Publication sur OpenEdition Books : 7 novembre 2017
Collection : Thématique Sciences sociales
ISBN numérique : 978-2-8218-9562-1

[Link]

Référence numérique
Hanel, Petr. « Économie de l’innovation : innovation, croissance et productivité ». Sciences, technologies
et sociétés de A à Z, édité par Frédéric Bouchard et al., Presses de l’Université de Montréal, 2015,
[Link]

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1

Économie de l’innovation :
innovation, croissance et
productivité
Petr Hanel
p. 78-80

1 L’innovation est la force dynamique qui change l’économie en fournissant de nouveaux


produits et procédés de production. La diffusion d’innovations améliore la productivité,
condition nécessaire pour la croissance d’une économie au-delà des limites imposées
par la disponibilité de la main-d’œuvre (voir Économie, science et technologie et Impacts
économiques).
2 L’innovation peut prendre trois formes : l’introduction sur le marché d’un produit ou
service nouveau ou amélioré ; l’introduction sur le marché ou dans la production pour
le marché d’un procédé de production nouveau ou amélioré (y compris une
amélioration de l’organisation de l’entreprise ou des activités de marketing) ; une
combinaison des deux. Dans le premier cas, l’innovation augmente la productivité par
l’augmentation de la quantité et/ou de la qualité des produits mis sur le marché, sans
changement de la quantité et de la qualité des intrants. Dans le second cas, le produit
ne change pas mais l’innovation de procédé de production réduit la quantité et/ou la
qualité des intrants requis, et donc le coût de production. Le troisième cas est la
combinaison des deux cas précédents. La production d’un nouveau produit (ou service)
utilise d’habitude un nouveau procédé de production (voir Gestion de la technologie).
3 L’impact positif de l’innovation sur la croissance économique provient du fait que grâce
à la diffusion de nouvelles technologies, l’économie devient plus productive (voir
Externalités de la R-D). La productivité est une mesure de l’efficacité de la transformation
des facteurs de production ou intrants (le travail, le capital et autres intrants) en la
production d’un bien ou d’un service. La mesure la plus commune de la productivité est
la « productivité au travail », soit le rapport de la valeur ajoutée au nombre d’heures
travaillées ; elle est déterminée par l’intensité d’utilisation du capital, la composition et
la qualité de la main-d’œuvre et par la « productivité globale des facteurs »

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(productivité multifactorielle). La productivité globale des facteurs est le rapport de la


valeur ajoutée au volume des deux facteurs capital et travail. Elle est en grande partie
déterminée par la diffusion des innovations dans l’économie (voir Diffusion de la
technologie).
4 Dans la mesure où l’innovation fait augmenter la productivité, le pays, la région ou
l’entreprise peuvent connaître une croissance économique plus rapide, même sans
augmentation de ressources humaines et matérielles engagées dans la production.
L’importance de l’innovation en tant que source de croissance de la productivité a été
démontrée par Robert Solow en 1957 : analysant la croissance de l’output de l’économie
américaine de 1909 à 1949, Solow a décomposé les sources de la croissance entre le
capital, le travail et le progrès technologique. Le résultat surprenant de son étude était
que la croissance de l’emploi et du capital n’expliquaient qu’une petite fraction (12,5 %)
de la croissance observée du PIB. Trouvant la majeure partie de la croissance non
expliquée par le modèle, Solow en a conclu qu’il s’agissait de la contribution du progrès
technologique, c’est-à-dire du résultat cumulatif de la diffusion de nouvelles
connaissances et d’innovations. Les résultats de Solow, qui lui ont valu le prix Nobel
d’économie en 1987, ont été reproduits dans de nombreux pays, pour des périodes
différentes et par des méthodes statistiques plus sophistiquées (voir Approches d’entrée-
sortie).
5 Toutefois, le modèle de Solow n’a pas expliqué l’origine de la croissance de la
productivité globale des facteurs. Le progrès technologique reste un facteur exogène et,
en réponse au modèle de Solow, Paul Romer a proposé en 1986 le « modèle de
croissance endogène ». Dans ce modèle, la croissance est le résultat de quatre facteurs-
clés, à savoir les rendements d’échelle, le capital humain, l’action publique et
l’innovation. L’innovation est alors vue comme une activité à rendement croissant qui
augmente le stock de connaissances, le « débordement » de ces connaissances finissant
par être bénéfique pour tous. Les firmes étant sur ce point interdépendantes, la
« course à l’innovation » de chaque firme bénéficie à l’ensemble des firmes et tire
l’économie vers la croissance.
6 L’effet positif de l’innovation sur la productivité à l’échelle de l’entreprise a été analysé
et démontré par plusieurs auteurs. Le modèle le plus influent aujourd’hui est celui de
Crépon et de ses collaborateurs, souvent appelé le modèle CDM. Ce modèle a
notamment inspiré la réalisation d’études similaires dans dix-huit pays de l’OCDE, dont
le Canada. Le modèle canadien élargi confirme que les entreprises qui enregistrent des
ventes liées à l’innovation plus élevées par employé ont une productivité du travail plus
élevée, même en tenant compte de la taille de l’entreprise, de l’utilisation du capital
humain et physique et de la productivité du travail en début de période. Des études
antérieures ont démontré l’effet positif de l’investissement en R-D, le facteur principal
de l’activité innovatrice, sur la croissance et la productivité au sein des industries et de
plusieurs économies nationales, y compris du Canada.

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BIBLIOGRAPHIE
Baldwin, John, R. et P. Hanel (2003), Innovation and Knowledge Creation in an Open
Economy, Cambridge University Press, 512 p.
Crépon, B., E. Duguet et J. Mairesse (1998), «Research, Innovation, and Productivity: An
Econometric Analysis at the Firm Level», Economics of Innovation and New Technology, vol.
7, p. 115-158.
Hall, B. H., J. Mairesse et P. Mohnen (2010), Measuring the returns to R&D, Washington,
NBER Working Paper n° 15622, [Link]/papers/w15622.
Kaci, M. (2006), Comprendre la productivité : un précis, Statistique Canada, Division de
l’analyse microéconomique, cat.15-206-XIF.
OCDE (2009), Innovation in Firms – A Microeconomic Perspective, Paris, OCDE.
Romer, P. (1990), «Endogenous Technological Change», Journal of Political Economy, vol.
95, p. 71-102.
Solow, R. (1957), «Technical Change and the Aggregate Production Function», The
Review of Economics and Statistics, vol. 39, n° 3, p. 312-320.
Therrien, P. et P. Hanel (2011), «Innovation and Productivity: Summary Results for
Canadian manufacturing establishments», International Productivity Monitor, vol. 22,
p. 11-28.

AUTEUR

Petr Hanel
Professeur émérite au département d’économique, Université de Sherbrooke

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