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Djafna Kanaga Frederic

Ce mémoire de fin d'étude traite du dimensionnement d'un bassin de dissipation d'eau en béton armé pour un projet d'aménagement hydro-agricole à Lagdo. L'objectif principal est de proposer un dimensionnement adapté pour un ouvrage de prise d'eau qui alimente un système d'irrigation de 5000 ha, avec un débit prévu de 14 m3/s. Les méthodes de dimensionnement manuel et assisté par ordinateur ont été utilisées, aboutissant à une évaluation du coût de l'ouvrage de 431.916.606 F CFA.

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Djafna Kanaga Frederic

Ce mémoire de fin d'étude traite du dimensionnement d'un bassin de dissipation d'eau en béton armé pour un projet d'aménagement hydro-agricole à Lagdo. L'objectif principal est de proposer un dimensionnement adapté pour un ouvrage de prise d'eau qui alimente un système d'irrigation de 5000 ha, avec un débit prévu de 14 m3/s. Les méthodes de dimensionnement manuel et assisté par ordinateur ont été utilisées, aboutissant à une évaluation du coût de l'ouvrage de 431.916.606 F CFA.

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République du Cameroun Republic of Cameroon

Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
******** ********
Ministère de l’Enseignement Supérieur Ministry of Higher Education
******** ********
Université de Maroua University of Maroua
/55444556 ********
********
Ecole Nationale Supérieure Polytechnique National Advanced School of Engineering of
de Maroua Maroua
********* ***********
Département de Génie Civil et Department of Civil Engineering and
Architecture
Architecture
***********
********

BP/P.O. Box :58Maroua


Http //www.enspm.univ.maroua.com
[email protected]
MÉMOIRE DE FIN D’ETUDE EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLÔME D’INGENIEUR EN GENIE
CIVIL

DIMENSIONNEMENT DE LA STRUCTURE DU BASSIN DE DISSIPATION


D’UN OUVRAGE DE PRISE D’EAU EN BÉTON ARMÉ, EN AMONT D’UN
CANAL-TÊTE-MORTE : CAS DU PROJET D’AMÉNAGEMENTS HYDRO-
AGRICOLES DE LAGDO.
Stage effectué du 30 Janvier au 01 Juillet 2024 au sein du projet VIVA- BENOUE
Par :
DJAFNA KANAGA FREDERIC
Matricule : 19A0312P

ENCADREURS PROFESSIONNELS ENCADREUR ACADEMIQUE

Mr TCHUIDJANG YONGOUA Guy Merlin Pr MOHAMADOU ALIDOU


Expert en calcul de structures Professeur titulaire à l’Université de Maroua
Mr ENGUENE Tobias
Spécialiste des Aménagements Hydro-Agricoles

Année Académique : 2023/2024


DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

‘EPIGRAPHIE

’ Les grands accomplissements sont réussis non


par la force, mais par la persévérance.’’
Samuel Johnson, poète anglais

i
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Dédicace
Notre travail est d'abord dédié à DIEU, le créateur, et à tous ceux qui nous sont chers, qui ont
cru en nous et qui nous ont toujours soutenus. Nous dédions ce travail modeste qui marque notre
existence :

A notre très cher père :


Nous tenons à exprimer notre gratitude pour l’abnégation et ses efforts volontaires sans
limites dont il a toujours fait preuve, malgré les difficultés de la vie. Il est un père formidable, les
mots nous manquent pour exprimer notre amour et notre reconnaissance envers lui. Nous
l’aimons et le souhaitons longue vie dans la bonne santé, le bonheur et la prospérité.

A notre très chère mère :


Sa générosité, sa sérénité, son sacrifice et son courage sont admirables. Elle était toujours
présente pour nous montrer le droit chemin. Elle a fourni beaucoup d’efforts pour que nous ne
puissions manquer de rien. Elle est une mère fantastique, les mots nous manquent pour exprimer
notre amour et notre reconnaissance envers elle. Nous l’aimons et la souhaitons longue vie dans
la bonne santé, le bonheur et la prospérité.

A nos très chers grands parents.

A nos très chers oncles et tantes.

A nos TRès chERs FRèREs ET sœURs.

A nos très chers cousins et cousines.

A nos TRès chERs aMIs ET FRèREs DU cœUR.

A nos très chers camarades de classe.

A tous nos enseignants : de notre cursus au primaire, au secondaire, au supérieure et en


particulier ceux de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Maroua.

ii
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Remerciement
Nous tenons tout d’abord à remercier le DIEU tout puissant pour tout ce qu’il a fait pour nous,
il nous a accordé la santé, la force, l’intelligence, la persévérance tout au long de cette formation.
Il nous a fait grâce en nous laissant en vie pour que nous puissions atteindre la fin de cette
formation à travers la rédaction de ce présent mémoire de fin d’étude. Du plus profond de notre
cœur, nous tenons à exprimer nos plus vives reconnaissances et remerciements les plus sincères
aux personnes suivantes :

Pr MOHAMADOU ALIDOU, le Directeur de l’école pour tous ses efforts fournis pour que ses
étudiants puissent avoir un enseignement de qualité afin de bien promouvoir ladite école et qui
n’a pas cessé de nous donner des bonnes directives pour l’avancement de ce travail ;
Pr DANWE RAIDANDI, Chef de département de Génie Civil et Architecture à l’ENSPM, pour ses
multitudes conseils prodigués à notre égard ;
Mr MAHAMAT HABIBOU, Coordonnateur du projet VIVA-BENOUE pour l’acceptation en qualité
de stagiaire au sein du projet ;
Mr ENGUENE TOBIAS, Spécialiste des Aménagements Hydro-Agricoles(SAHA) en outre ingénieur
du marché du projet VIVA-BENOUE pour son encadrement et ses multiples suggestions pour ce
travail ;
Mr SOFIENE JENDOUBI, le chef de mission pour son accueil favorable au sein du groupement
STUDI INTERNATIONAL ;
Mr TCHUIDJAND YONGOUA GUY MERLIN, expert en calcul des structures à la mission de contrôle
STUDI INTERNATIONAL STUDI CAMEROUN au sein du projet VIVA-BENOUE pour ses conseils, son
encadrement et sa disponibilité pendant cette période de stage ;
Tous les enseignants de l’école, en particulier ceux du Département de Génie civil et Architecture
pour la très haute qualité des enseignements dispensés durant notre parcours d’ingénieur ;
Tous le personnel du projet VIVA-BENOUE et en particulier ceux de la mission de contrôle STUDI
INTERNATIONAL STUDI CAMEROUN pour leurs dévouements au travail et leurs savoir vivre ;
Nos parents bien aimés pour tout ce qu’ils ont fournis comme efforts à notre égard ;
A toute notre famille, amis et connaissances pour tout le bien être que vous nous avez apporté
durant toute la période de notre formation ;
A tous ceux qui ont contribués de près ou de loin à l’élaboration de ce travail dont on n’a pas fait
mention du nom par omission, qu’ils reçoivent les expressions de notre profonde reconnaissance.

iii
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Résumé
Ce mémoire de fin d’étude est intitulé << Dimensionnement de la structure du bassin de
dissipation d’un ouvrage de prise d’eau en béton armé en amont d’un Canal-Tête-Morte : cas
des Aménagements Hydro-Agricole (AHA) de Lagdo>>. Le projet VIVA Bénoué a pour objectif de
fournir des services d’irrigations et de drainages durables et améliorer la production agricole dans
les parcelles culturales de la vallée de la Bénoué. L’ouvrage de prise d’eau dont fait partie notre
bassin de dissipation est en amont du système d’irrigation des périmètres agricoles de 5000ha.
D’après les études hydrologiques et hydrauliques faites dans l’APD, un débit de 14m3/s d’eau
transitera par cet ouvrage pour l’approvisionnement de toutes les parcelles du périmètre en
fonction des besoins en eau des plantes. La digue attenante au barrage de Lagdo avait été faite
avec prévision d’une grande vanne murale et c’est sur cette vanne que l’ouvrage de prise va se
raccorder pour récupérer l’eau stocké derrière le barrage. Le bassin de dissipation de l’ouvrage
de prise qui fait l’objet de notre étude fait 33,67 m de long, 9m de large et 6m de hauteur. Notre
principal objectif est de proposer un dimensionnement adapté de l’ouvrage. Les
dimensionnements manuel et assisté par ordinateur ont été effectués sous différentes
hypothèses de calculs. Le dimensionnement manuel a été effectuer sur une bande d’un mètre
linéaire en utilisant les méthodes des Résistances Des Matériaux (RDM) afin de déterminer les
efforts et les moments appliqués. Nous avons utilisé le logiciel Robot Structural Analysis 2018,
pour le dimensionnement assisté par ordinateur. En outre, tout ceci nous a permis de faire une
évaluation du coût de l’ouvrage qui s’élève au montant de : Quatre cent trente un millions neuf
cent seize mille six cent six Franc CFA (431.916.606 F CFA). Les logiciels suivants ont été mis en
contribution : Microsoft Word, Excel, Project, Power Point, Autocad 2017, Archicad 2023 et
Lumion 8.

Mots clés : Etude hydrologique, Etude hydraulique, Dimensionnement, Irrigation, Robot, Manuel,
Canal-Tête-Morte, Bassin de dissipation.

iv
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Abstract
This end of study dissertation is entitled<<Sizing of the structure of the dissipation basin of a
reinforced concrete water intake structure upstream of a dead head channel: Case of Hydro-
Agricultural Developments (HAD) of Lagdo>>. The VIVA Bénoué project aims to provide
sustainable irrigation and drainage services and improve agricultural production in the
agricultural plots of the Bénoué valley. The water intake structure of which our dissipation basin
is a part is upstream of the irrigation system for the 5000 ha agricultural areas. According to the
hydrological and hydraulic studies carried out in the APD, a flow rate of 14 m3/s of water will pass
through this structure to supply all the plots within the perimeter according to the water needs
of the plants. The dike adjoining the Lagdo dam had been made with provision for a large wall
valve and it is on this valve that the intake structure will connect to recover the water stored
behind the dam. The dissipation basin of the intake structure which is the subject of our study
is 33,67m long, 9m wide and 6m high. Our main objective is to propose an appropriate sizing of
the work. Manual and computer-assisted sizing were carried out under different calculation
hypotheses. Manual sizing was carried out on a strip of one linear meter using Material Resistance
methods (RDM) in order to determine the forces and moments applied. We used the ROBOT
STRUCTURAL ANALYSIS 2018 software for computer-assisted sizing. In addition, all this allowed
us to make an evaluation of the cost of the work which amounts to the amount of: Four hundred
and thirty one million, nine hundred and sixteen thousand, six hundred and six Franc CFA
(431.916.606 Franc CFA). The following software was used: Microsoft Word, Excel, Project,

PowerPoint, Autocad 2017, Archicad 2023 and Lumion 8.

Keywords: Hydrological study, Hydraulic study, Sizing, Irrigation, Robot, Manual, dead head
channel, Dissipation basin.

v
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Sommaire
EPIGRAPHIE ....................................................................................................................................... i
DÉDICACE.......................................................................................................................................... ii
REMERCIEMENT .............................................................................................................................. iii
RÉSUMÉ ........................................................................................................................................... iv
ABSTRACT ......................................................................................................................................... v
SOMMAIRE ...................................................................................................................................... vi
LEXIQUE ............................................................................................................................................ x
LISTES DES ABREVIATIONS, SIGLES ET SYMBOLES .......................................................................... xi
LISTES DES FIGURES ........................................................................................................................ xii
LISTES DES TABLEAUX.................................................................................................................... xiv
LISTES DES ANNEXES ...................................................................................................................... xv
INTRODUCTION GENERALE .............................................................................................................. 1
1-Contexte de l’étude....................................................................................................................... 2
2-Problématique............................................................................................................................... 3
3-Objectif du projet et de l’étude .................................................................................................... 3
3.1-Objectif de l’étude ..................................................................................................................... 3
3.2 Objectif du projet ....................................................................................................................... 4
4-Méthodologie de recherche ......................................................................................................... 4
5-Résultats attendus ........................................................................................................................ 5
CHAPTRE I : REVUE DE LA LITTÉRATURE .......................................................................................... 6
I-PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL ET DU PROJET ...................................................... 7
I.1- Présentation de la structure d’accueil ....................................................................................... 7
I.2- Présentation générale du projet .............................................................................................. 11
I.3 Présentation générale de la zone du projet et l’état des lieux ................................................. 11
I.3.1 Présentation de la ville de lagdo ............................................................................................ 13
I.3.2 Les sols.................................................................................................................................... 14
I.3.3 Le climat ................................................................................................................................. 15
I.3.4 Le relief ................................................................................................................................... 16
I.3.5 Le vent .................................................................................................................................... 17
II-ETUDES PREALABLES AU DIMENSIONNEMENT DE L’OUVRAGE ................................................. 18
II.1 Généralités, définitions et types d’ouvrages de prises d’eau .................................................. 18

vi
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

II.2 Données géotechniques du projet ........................................................................................... 23


II.2.1 Etendue et objectifs de la reconnaissance géotechnique du sol .......................................... 23
II.2.2 Nature de la reconnaissance géotechnique du sol ............................................................... 23
1-Principe de l’essai de pénétration dynamique ........................................................................... 23
2- Expression des résultats de l’essai de pénétration dynamique................................................. 24
3- Implantation des sondages ........................................................................................................ 24
II.2.3 Contrainte admissible du sol et commentaires géotechniques............................................ 25
1- Résultats et caractéristiques mécaniques de l’essai .................................................................. 25
2- Commentaires géologiques et géotechniques .......................................................................... 25
II.3 Les données hydrologiques et hydrauliques de l’ouvrage ....................................................... 26
CONCLUSION .................................................................................................................................. 26
CHAPTRE II : MATERIELS ET METHODES ........................................................................................ 27
I-DEFINITIONS CARACTERISTIQUES MECANIQUES DES MATERIAUX ET MATERIELS
INFORMATIQUES UTILISES ............................................................................................................. 28
I.1 Les parties de l’ouvrage............................................................................................................. 28
I.2 Caractéristiques des matériaux ................................................................................................. 29
I.2.1 Béton ...................................................................................................................................... 29
1-Composition du béton ................................................................................................................ 30
2-Les résistances caractéristiques du béton .................................................................................. 30
I.2.2 Acier........................................................................................................................................ 34
I.3 Les charges et les sollicitations ................................................................................................. 38
I.3.1 Les charges ............................................................................................................................. 38
I.3.2 Les sollicitations ..................................................................................................................... 39
II. MATÉRIEL INFORMATIQUE UTILISÉS .......................................................................................... 41
III- METHODES ................................................................................................................................ 44
III.1 Pré-dimensionnement des éléments ...................................................................................... 44
III.1.1 Pré-dimensionnement du radier .......................................................................................... 44
III.1.2 Pré-dimensionnement des parois ........................................................................................ 45
III.1.3 Les dimensions de l’ouvrage ................................................................................................ 47
III.2 Dimensionnement manuel de l’ouvrage ................................................................................. 47
III.2.1 L’étude des fondations ......................................................................................................... 47
III.2.2 Choix de type de fondation .................................................................................................. 48
III.2.3 Calcul du radier..................................................................................................................... 48

vii
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

1- Les efforts exercés...................................................................................................................... 49


2- Etude du sol ................................................................................................................................ 50
3- Calcul de ferraillage du radier .................................................................................................... 50
III.2.4 Les vérifications nécessaires ................................................................................................ 55
1- Vérification de la surface minimale du radier ............................................................................ 55
2- Condition de résistance au cisaillement .................................................................................... 56
3- Vérification sous l’effet de la pression hydrostatique ............................................................... 57
4- Vérification au poinçonnement ................................................................................................. 58
5- Evaluation et vérification des contraintes sous le radier ........................................................... 59
III.2.5 Calcul des parois ................................................................................................................... 60
1- Calcul des poussées de terre ...................................................................................................... 60
2- Calcul de la pression hydrostatique ........................................................................................... 61
3- La charge dus aux engins de chantier ........................................................................................ 61
4- Calcul des moments et efforts des parois .................................................................................. 62
5- Calcul du ferraillage des parois .................................................................................................. 70
6- Schéma de ferraillage et plan de coffrage de l’ouvrage ............................................................ 77
III.3 Dimensionnement assisté par ordinateur de l’ouvrage ......................................................... 79
III.3.1 Modélisation de la structure avec le logiciel robot .............................................................. 79
1- Normes et matériaux ................................................................................................................. 79
2-Modélisation des parois et radier ............................................................................................... 79
III.3.2 Application des charges permanentes et d’exploitation ..................................................... 80
1- Calcul du poids propre de la structure ....................................................................................... 80
2- Application de la charge permanente due au poids de la vanne avio ....................................... 81
3- Application de la charge permanente due aux poussées de terre ............................................ 82
4- Application de la charge d’exploitation due à la poussée hydrostatique de l’eau .................... 82
III.3.3 les combinaisons de charges à l’ELU et à l’ELS ..................................................................... 83
III.3.4 les différents groupes de charges ........................................................................................ 83
III.3.5 les coefficients de combinaison à l’ELU et l’ELS ................................................................... 84
III.3.6 les notes de calcul de l’ouvrage ........................................................................................... 84
III.3.7 les plans d’exécution de l’ouvrage ....................................................................................... 84
III.3.8 les plans de coffrage de l’ouvrage........................................................................................ 84
III.3.9 ferraillage théorique de l’ouvrage ....................................................................................... 84
CONCLUSION .................................................................................................................................. 84
viii
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

CHAPTRE III : RESULTATS ET DISCUSSIONS .................................................................................... 85


I-RÉSULTAT DUE AUX DIFFÉRENTS CALCULS DE L’OUVRAGE ........................................................ 86
I.1 Description des deux méthodes ................................................................................................ 86
I.1.1 Méthode de calcul manuel..................................................................................................... 86
I.1.2 Méthode de calcul assiste par ordinateur ............................................................................. 86
I.2 Récapitulatif des différents résultats obtenus pour les deux méthodes .................................. 86
II- INTERPRETATION GENERALE ..................................................................................................... 88
III-ESTIMATION DU COUT DE L’OUVRAGE ..................................................................................... 89
IV-PLANNING PRÉVISIONNEL DES TRAVAUX .................................................................................. 90
V-IMPACT ENVIRONNEMENTAL ..................................................................................................... 90
V.1 Impacts négatifs ....................................................................................................................... 90
V.2 Impacts positifs ........................................................................................................................ 91
VI-MESURES D’ATTÉNUATIONS DURANT LES TRAVAUX ................................................................ 92
CONCLUSION .................................................................................................................................. 93
CONCLUSION GÉNÉRALE ET RECOMMANDATIONS ....................................................................... 94
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .................................................................................................. 96
ANNEXES......................................................................................................................................... 98

ix
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

LEXIQUE
Ouvrage hydraulique : est un ouvrage permettant la gestion d’un écoulement.
Irrigation : Opération consistant à apporter artificiellement de l'eau à des végétaux cultivés pour
en augmenter la production et permettre leur développement normal.
Drainage : Opération d'assainissement des sols trop humides permettant à l'eau retenue en excès
dans les terres de s'écouler.
Canal : cours d’eau artificiel de section ouverte, navigable ou non.
Bassin : c’est une construction destinée à recevoir de l’eau.

Vanne AVIO : Ce sont des appareils qui permettent de réguler le niveau d’eau aval constant dans
les bassins et les canaux.
Canal Tête Morte : Canal principal d’un système d’irrigation qui relie la source d’eau (ou la
conduite d’alimentation) au système de distribution.
Vertisols : sols de couleurs foncée, épais, très argileux et capable de se rétracter et de gonfler
suivant les saisons alternativement sèches puis humides.
Sol hydromorphe : est un sol composé dans son horizon d’une couche moins perméable qui limite
l’écoulement vertical de l’eau.
Sol léger : c’est un sol riche en sable par rapport à l’argile.
Sondage géotechnique : est une procédure d’investigation du sol qui permet de recueillir des
informations essentielles sur les propriétés physiques et mécaniques du sous-sol.
Radier : une dalle de béton superficielle utilisée comme base d’une construction à venir.
Mur de soutènement ou ouvrage de soutènement : est un mur vertical qui permet de créer une
dénivelée entre des terres.
Éléments finis : ce sont une technique de discrétisation qui permet de transformer une théorie
continue conduisant à des problèmes mathématiques insolubles, en une théorie discrète
conduisant à de simples systèmes d’équations que l’on sait résoudre.
Déboursé sec : c’est un indicateur socle qui permet d’estimer les frais d’un chantier au plus
proche de la réalité et qui prend la quasi-totalité des frais nécessaire à la réalisation d’un
ouvrage (main-d’œuvre, matériaux et matériel).

x
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

LISTES DES ABREVIATIONS, SIGLES ET


SYMBOLES
VIVA Bénoué : Valorisation des MINEPAT : Ministère de l’Economie et de la
Investissements de la Vallée de la Planification du Territoire.
Bénoué.
ENSPM : Ecole Nationale Supérieure MEADEN : Mission d’Etude pour l’Aménagement et le
Polytechnique de Maroua. Développement du Nord.
APD : Avant-Projet Détaillé. UGP : Unité de Gestion du Projet.
GC : Génie Civil. CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières.
CFA : Communauté Financière d’Afrique DQE : Devis Quantitatif et Estimatif.
PU : Prix Unitaire. U : Unité.
TTC : Toute Taxe Comprise. TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée.
HT : Hors Taxe. SPD : Sondage au Pénétromètre Dynamique.
CTM : Canal Tête Morte. VRD : Voiries et Réseaux Divers.
BAEL : Béton Armé aux Etats Limites. NF : Norme Française.
BA : Béton Armé. ELS : Etat Limite de Service.
ELU : Etat Limite Ultime. HA : Haute Adhérence.
Q : Débit. ΜU : Moment ultime.
As : Armature principale. Ar : Armature de répartition.
δadm : Contrainte admissible du sol. fbc : Contrainte de calcul.
fcj : Résistance du béton à la compression fc28 : Résistance caractéristique du béton à 28 jours
à j jours.
G : Charge permanente. Q : Charge d’exploitation
M : Moment fléchissant T : Effort tranchant
Z : Bras de levier FF : Forfaitaire

xi
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

LISTES DES FIGURES


Figure 1 : Montage institutionnel du projet VIVA BENOUE. .................................................. 10

Figure 2 : Carte de localisation de la zone du projet. ............................................................ 12

Figure 3 : Carte de localisation de la ville de Lagdo. .............................................................. 14

Figure 4 : Diagramme ombrothermique montrant les variations de températures et


pluviométries de la ville de Lagdo au cours de l’année. ........................................................ 16

Figure 5 : La variation de la vitesse du vent dans la région. .................................................. 18

Figure 6 : Illustration de la prise d’eau pour lr système d’irrigation gravitaire. .................... 20

Figure 7 : Illustration de la prise d’eau par un barrage pour le système d’irrigation sous
pression. ................................................................................................................................. 22

Figure 8 : Exemple de vanne AVIO. ........................................................................................ 29

Figure 9 : Diagramme contrainte-déformation sous sollicitation de compression du béton33

Figure 10 : Diagramme contrainte-déformation de l’acier. ................................................... 36

Figure 11 : schéma représentatif du radier de l’ouvrage. ..................................................... 45

Figure 12 : Prédimensionnement des murs de soutènement .............................................. 46

Figure 13 : schéma statique qui représente les efforts sur la dalle ...................................... 50

Figure 14 : Schéma de ferraillage du radier ........................................................................... 55

Figure 15 : Schéma de transmission des Charges du mur de soutènement .......................... 59

Figure 16: Diagramme des contraintes du sol sous radier. ................................................... 59

Figure 17 : Evaluation de la butée de sol sur le mur de soutènement. ................................. 61

Figure 18 : Evaluation de la pression de l’eau sur le mur de soutènement. ......................... 61

Figure 19 : Schéma statique de paroi dans le premier cas. ................................................... 62

Figure 20 : Diagramme du moment fléchissant. .................................................................... 65

xii
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Figure 21 : Diagramme de l’effort tranchant. ........................................................................ 66

Figure 22 : Schéma statique de paroi dans le deuxième cas. ................................................ 66

Figure 23 : Schéma statique de paroi dans le troisième cas. ................................................. 68

Figure 24 : Schéma de ferraillage de paroi. ........................................................................... 78

Figure 25 : Vue en plan et plan de coffrage de l’ouvrage. ..................................................... 78

Figure 26 : Modélisation de la structure de l’ouvrage. .......................................................... 80

Figure 27 : Poids propre de la structure de l’ouvrage. .......................................................... 81

Figure 28 : Application de la charge due au poids de la vanne AVIO sur la structure. .......... 82

Figure 29 : Application de la poussée de terres sur les parois de la structure. ..................... 82

Figure 30 : Application du poids de l’eau sur le radier de la structure. ................................. 83

Figure 31 : Application de la charge hydrostatique de l’eau sur l’ensemble de la structure.


................................................................................................................................................ 83

xiii
Mémoire d’ingénieur rédigé par DJAFNA KANAGA Frédéric
DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

LISTES DES TABLEAUX


Tableau 1 : Les coordonnées des points de sondages. .............................................................. 24

Tableau 2 : Résultats des sondages au pénétromètre dynamique léger de la zone. ................ 25

Tableau 3 : Les valeurs de Θ en fonction de la durée .............................................................. 32

Tableau 4 : Tableau de contrainte de calcul du béton .............................................................. 33

Tableau 5 : Caractéristiques mécaniques des aciers. ................................................................ 35

Tableau 6 : Règlement de calcul selon le BAEL 91 modifié 99. ................................................. 37

Tableau 7 : Valeur minimale d’enrobage. .................................................................................. 37

Tableau 8 : Les dimensions de l’ouvrage. .................................................................................. 47

Tableau 9 : récapitulatif des charges sur la dalle ....................................................................... 49

Tableau 10 : récapitulatif des différentes valeurs des moments fléchissant et des efforts
tranchants. ................................................................................................................................. 70

Tableau 11 : les différents groupes de charges utilisées ........................................................... 83

Tableau 12 : Les différents moments et efforts obtenus. ......................................................... 87

Tableau 13 : Les sections d’aciers obtenus. ............................................................................... 87

Tableau 14 : Les ferraillages obtenus. ....................................................................................... 88

Tableau 15 : Récapitulatif de l’estimation du cout de l’ouvrage. .............................................. 89

xiv
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

LISTES DES ANNEXES

ANNEXE 1 : LES RESULTATS DES SONDAGES GEOTECHNIQUES .................................................... 99

ANNEXE 2 : TABLEAU DE DETERMINATION DU FERRAILLAGE EN FONCTION DE LA SECTION


D’ARMATURES .............................................................................................................................. 101

ANNEXE 3 : LES PLANS D’EXECUTIONS PREVUS DANS L’APD ......................................................102

ANNEXE 4 : ABAQUE FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE-ELS ......................................103

ANNEXE 5 : DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF DE L’OUVRAGE .................................................104

ANNEXE 6 : PLANNING PREVISIONNEL DES TRAVAUX DE L’OUVRAGE .......................................106

ANNEXE 7 : COURBE DU MOMENT FLECHISSANT MAXIMUM ....................................................107

ANNEXE 8 : COURBE DU MOMENT FLECHISSANT MINIMUM .....................................................107

ANNEXE 9 : LES EXTREMES GLOBAUX .......................................................................................... 108

ANNEXE 10: QUELQUES COMBINAISONS DE CHARGES .............................................................. 109

ANNEXE 11 : NOTE DE CALCUL DALLE RADIER ............................................................................110

ANNEXE 12: NOTE DE CALCUL VOILE ........................................................................................... 114

ANNEXE 13 : LES PLANS D’EXECUTION DE L’OUVRAGE ............................................................... 118

ANNEXE 14: PLAN DE COFFRAGES DALLE RADIER .......................................................................120

ANNEXE 15 : LES PLANS DE COFFRAGE VOILE .............................................................................122

ANNEXE 16 : FERRAILLAGE THEORIQUE DU RADIER ...................................................................123

ANNEXE 17 : FERRAILLAGE THEORIQUE VOILE ............................................................................124

ANNEXE 18 : VUE 3D DE L’OUVRAGE ........................................................................................... 125

xv
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

INTRODUCTION GENERALE

1
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

1-Contexte de l’étude

Dans le but de lutter contre l’insécurité alimentaire en Afrique et au Cameroun en particulier, la


Banque Mondiale a mis à la disposition de l’Etat du Cameroun des fonds pour l’aménagement des
périmètres hydro agricoles. C’est le cas du projet VIVA Bénoué qui est en cours de réalisation dans
l’arrondissement de Lagdo et de ses environs. Ce projet permettra aux populations du grand Nord
Cameroun (Nord, l’Extrême-Nord et l’Adamaoua) de booster leurs revenus agricoles.

Pour ce projet, il est envisagé l’aménagement sur la rive droite de la Bénoué (5 000 ha) et sur la
rive gauche (5 000 ha). De même, il est envisagé la réhabilitation du périmètre existant situé en
aval du barrage hydroélectrique de Lagdo, d’une superficie de plus de 1 000 ha aménagés par
l’État dans les années 1987-1993 et dont environ 600 ha sont consacrés à la production rizicole
et 400 ha non aménagés, destinés à la polyculture. Les activités du projet VIVA Bénoué
s’organisent autour de quatre composantes :

- Amélioration des infrastructures et gestion de l'eau ;


- Services d’appui à la production agricole ;
- Renforcement institutionnel et mise en œuvre ;
-Intervention d’urgence conditionnelle.
La présente étude de dimensionnement de l’ouvrage de dissipation en béton armé en amont du
canal tête morte entre dans le déroulé de la composante de l’amélioration des infrastructures et
de gestion de l’eau.

Les travaux d’aménagements sont repartis en trois phases (Phase I, Phase II et la Phase III) qui
sont réunis en deux lots (lot 1 et lot 2).

- Le lot 1 : pour l’exécution des travaux de réhabilitation de 1122 ha, d’aménagement de 3065 ha
de périmètres hydro-agricoles sous irrigations gravitaire de la rive droite et construction de la
digue de 15,7 km le long de la Bénoué par le groupement SINOHYDRO CORPORATION
LIMITED/SINOHYDRO BUREAU 16.

2
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

- Le lot 2 : pour les travaux d’aménagement de 2944 ha de périmètres hydro-agricoles sous


irrigations gravitaire de la rive gauche et construction de la digue de 18.1 km le long de la Bénoué
par le groupement SINOHYDRO CORPORATION LIMITED/STECOL CORPORATION.

Dans le cadre de notre étude, nous marquons notre intérêt pour les travaux de la phase I plus
précisément celui de la construction du bassin de dissipation de l’ouvrage de prise en amont du
Canal Tête Morte. Cet ouvrage est primordial pour le projet car il permettra de réguler la vitesse
de l’eau dans le CTM. Nous allons nous atteler particulièrement à dimensionner le bassin de
dissipation de l’ouvrage de prise. D’où le choix de notre thème d’étude qui s’intitule :
‘’Dimensionnement de la structure du bassin de dissipation d’un ouvrage de prise d’eau en
béton armé en amont d’un Canal-Tête-Morte : cas des Aménagements Hydro-Agricole (AHA) de
Lagdo.’’

2-Problématique

Cet ouvrage a fait objet de dimensionnement lors de l’étude d’Avant-Projet Détaillé


(APD), notre travail consistera à vérifier si la structure proposée en APD est à adopter ou à
améliorer, en respect des conditions hydraulique et structurale. Dès lors, la question qui perturbe
notre esprit est celle de savoir : est-ce que la structure de l’ouvrage prévue dans l’Avant-Projet-
Détaillé qui avait été produit en 2019 peut être adoptée à l’exécution en étant rassurer de la
bonne tenue de l’ouvrage ? Nous rechercherons le moyen le plus efficace et le plus approprié qui
permettra de donner notre point de vue à travers un dimensionnement structurel qui respecte
les normes de conceptions des ouvrages en Béton Armé.

3-Objectif du projet et de l’étude

3.1-Objectif de l’étude

La réalisation de cette étude permettra d’atteindre des objectifs qui s’articuleront sur plusieurs
plans à savoir :

-Sur le plan académique : ce mémoire nous permettra d’utiliser les connaissances reçues lors des
enseignements pour les mettre en exergue dans un projet réel. Ce travail contenu dans ce

3
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

mémoire nous permettra de conclure notre formation par l’obtention d’un diplôme d’ingénieur
de conception en génie civil.

-Sur le plan scientifique : nous espérons par notre travail pouvoir contribuer à fournir quelques
informations aux futurs ingénieurs qui s’intéresseront aux ouvrages de prises d’eau en béton
armé notamment pour les projets d’irrigations des périmètres hydro-agricoles.

-Sur le plan économique, ce projet nous permettra : L’ouvrage fait partie d’un projet qui
permettra d’augmenter la production des agriculteurs de la zone de Lagdo, augmenter le taux
d’exportation alimentaire de notre pays.

3.2 Objectif du projet

L‘objectif de l’ouvrage est de prélever l’eau directement de la retenue du barrage pour la


faire transiter dans le Canal Tête-Morte afin de satisfaire les demandes en eau des cultures mises
en place dans les parcelles emblavées en aval. Dans le but de répondre au problème posé si
dessus, il sera question pour nous de faire un dimensionnement manuel et assisté par ordinateur
de cet ouvrage en fonction du rôle que celui-ci pourra jouer dans le fonctionnement du réseau
d’irrigation.

4-Méthodologie de recherche

Pour garantir les conditions d’utilisation de cet ouvrage, il sera nécessaire pour nous
d’apporter plus d’informations précises sur les recherches faites dans l’étude APD, les conditions
du fonctionnement hydraulique de l’ouvrage, de procéder au dimensionnement structurel
manuel et Assisté par Ordinateur, tout en respectant les normes de conceptions en la matière,
ressortir une estimation du coût de l’ouvrage, un planning prévisionnel des travaux lors de
l’exécution de cet ouvrage, son impact environnemental et les mesures d’atténuations pendant
les travaux. Pour bien exécuter notre étude, nous allons procéder selon l’organigramme suivant :

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CHAPITRE I: REVUE DE LA LITTERATURE

PRESENTATION DE LA STRUCTURE D'ACCUEIL ET DU PROJET


GENERALITES SUR LES OUVRAGES DE PRISES D'EAU

CHAPITRE II: MATERIELS ET METHODES

MATERIELS
DIMENSIONNEMENT MANUEL DE L'OUVRAGE
DIMENSIONNEMENT ASSISTE PAR ORDINATEUR

CHAPITRE III: RESULTATS ET DISCUSSIONS

RESULTAS DES DIMENSIONNEMENTS MANUEL ET ASSITE PAR ORDINATEUR


DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF
PLANING PREVISIONNEL
IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET MESURES D'ATTENUATIONS

5-Résultats attendus

Les résultats attendus après notre étude sont les suivants :

o Note de calcul de l’ouvrage ;


o Plans de coffrage et de ferraillage, les plans 2D et 3D ;
o Le Détail Quantitatif et Estimatif (DQE) ;
o Planning prévisionnel des travaux ;
o Impact environnemental et quelques mesures d’atténuations.

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CHAPTRE i : revue de la
littérature

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I-PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL ET DU PROJET

I.1- Présentation de la structure d’accueil

Notre structure d’accueil est le projet VIVA-BENOUE, l’objectif de développement du projet est
de fournir des services durables d'irrigation, de drainage et d'améliorer la production agricole
dans les zones irriguées de la vallée de la Bénoué. Les activités du projet s’articulent autour de
quatre (04) composantes qui sont :

1ère composante : Amélioration des infrastructures et de la gestion de l'eau

L’objectif de cette composante est d’assurer une gestion durable et équitable des ressources en
eau et de l’irrigation dans la vallée de la Bénoué. Cette composante s’organise en trois sous
composantes :

- Sécurité et opérationnalité des principales infrastructures hydrauliques : Appui à la mise en


place d'un réseau de surveillance des ressources en eau et d'un système d'information pour le
bassin du fleuve Bénoué , le renforcement de l'exploitation et de la sécurité du barrage de Lagdo,
y compris pour la gestion sûre des lâchers d'eau, la mise en place et le maintien du Panel
d’Experts, le développement d'un modèle commun de prévision des crues pour le sous bassin du
fleuve Bénoué et du fleuve Mayo Kebbi et l'amélioration du système de gestion des lâchers d'eau
pour le barrage de Lagdo, la mise en place d'un système d'alerte précoce des crues pour Lagdo et
les zones en aval du barrage de Lagdo, le renforcement de la coordination régionale entre le
Bénéficiaire et l'Autorité du bassin du Niger.

- Infrastructures d'irrigation et de drainage : Mise en place des systèmes d'irrigation et


construction de digues de protection sur les rives gauche et droite du fleuve Bénoué, y compris
les activités connexes de reboisement et de gestion de l'environnement.

- Gestion de l'irrigation et du drainage : Appui à la création, la gestion et l'opérationnalisation


d'Associations d'Usagers de l'Eau (AUE), y compris la fourniture d'équipements et d'installations
nécessaires au fonctionnement et à la gestion des systèmes d'irrigation, l'élaboration et la mise
en œuvre d'un système d'attribution des terres pour les systèmes d'irrigation établis dans le cadre
de la Sous-composante 1.2 du Projet ,l'élaboration de règles pour la gestion des systèmes
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

d'irrigation, le développement d'une base de données des usagers des terres et d'un Système
d'Information Géographique pour les systèmes d'irrigation.

2ème composante : Services d'appui à la production agricole

Cette composante encourage un rôle de premier plan du secteur privé pour améliorer la
production, les marchés et les services d’appui à l’agriculture, en mettant l’accent sur
l’amélioration de l’efficacité tout au long de la chaine de valeur du riz et des autres cultures
irriguées de la vallée. Cette composante est organisée en trois sous composantes qui sont :

- Bons d’achats électroniques pour la relance de la production dans les périmètres d'irrigation :
Fourniture de bons électroniques aux bénéficiaires des bons électroniques pour subventionner
les coûts liés, entre autres, à l’acquisition des intrants agricoles, aux frais d'utilisation de l'eau et
à la préparation des terres.

- Subventions de contrepartie pour la production et l'agrobusiness : Fourniture de subventions de


contrepartie (Matching Grants) aux bénéficiaires de subventions de contrepartie pour soutenir
les activités liées, entre autres, à la production agricole, à la mécanisation, à la valeur ajoutée
agricole, à la commercialisation, à l'irrigation et à la prestation de services agricoles ("Sous-
Projets") ; et la fourniture d'une assistance, la réalisation d'études et la fourniture d'un soutien
connexe pour l'administration et la gestion des subventions de contrepartie.

- Mise en place de Centres de Gestion d’Economie Rurale (CGER) : Appui à l'établissement d'un
réseau de Centres d'Appui à la Gestion Organisationnelle pour fournir des services de
comptabilité, de gestion financière, de passation de marchés et d'autres services d'appui à
l'organisation et à la gouvernance aux petits exploitants agricoles, aux organisations de
producteurs, aux AUE, aux coopératives et aux entreprises.

3ème composante : Renforcement Institutionnel et mise en œuvre

Cette composante finance le renforcement institutionnel de certaines agences du secteur public,


en particulier la MEADEN. Elle supporte également les charges liées au fonctionnement de l’Unité
de Gestion du Projet (UGP). Cette dernière est composée également de trois (03) sous
composantes :
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

- Renforcement institutionnel : Appui pour la réorganisation et le renforcement des capacités de


la MEADEN, la fourniture de services de vulgarisation agricole pour les systèmes d’irrigation, et
les échanges de connaissances et le partenariat pour la MEADEN et d'autres institutions publiques
au niveau régional.

- Innovation et formation agricoles : Promouvoir l'innovation et la formation agricoles dans la


zone de la vallée de la Bénoué, notamment par l’établissement d'un partenariat entre la MEADEN
et les institutions d'éducation, de formations techniques et professionnelles pour le
développement de programmes de formation agricole, la fourniture de bourses pour soutenir la
formation en agriculture irriguée et les sujets connexes, et l'établissement d'un centre
d'innovation technique pour le développement de la production et de la certification des
semences.

- Mise en œuvre, suivi et évaluation du Projet : Appui de la MEADEN et de l’UGP pour la mise en
œuvre et la gestion du Projet, y compris la passation de marchés, la gestion financière, les
garanties environnementales et sociales, le suivi et l'évaluation, et l'établissement de rapports,
et la construction de logements et de bureaux pour l'UGP.

4ème composante : Réponse d’intervention d'urgence contingente (IUC)

La composante d’intervention d’urgence contingente du projet n’est déclenchée que lorsque le


gouvernement déclarera de façon officieuse une situation d’urgence.

De façon générale, ce projet sera bénéfique pour 100 000 personnes dont 26 000 agriculteurs et
permettra de lutter contre les inondations le long du fleuve dont 1 à 2,2 personnes en courent le
risque.

Notre structure d’encadrement c’est l’Unité de Gestion du Projet VIVA BENOUE à travers le
groupement STUDI INTERNATIONAL/STUDI CAMEROUN qui est la maitrise d’œuvre du projet, elle
est chargée de vérifier les études d’exécution, de contrôler l’ensemble des travaux du projet,
s’assurer de la bonne misse en œuvre des ouvrages hydrauliques qui seront conçues et veiller à
leurs bons fonctionnements.

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ETAT DU CAMEROUN

MINEPAT

(Maître d’ouvrage)

Comité de Pilotage
3

Groupe Régional du 5
(COPIL)
Suivi et Technique
(GRST)
MEADEN (Agence d’exécution)

6
4 7
5
3

Unité de Coordination du Projet


(UCP)

(Maîtrise d’ouvrage délégué)

Légende :

1 : Le MINEPAT assure la tutelle du projet, représente l’Etat du Cameroun et signe les accords de crédit ;

2 : Le MINEPAT crée le comité de pilotage par arrêté ;

3 : Le GRST assure la supervision du projet pour le compte du COPIL

4 : Le GRST examine tous les documents et rapports produits par l’UCP avant de les soumettre au Comité de pilotage du projet ;

5 : Le COPIL approuve le plan de travail et le budget annuel du projet élaboré par l’UCP, supervise l’exécution globale du projet, fournit
des directives stratégiques, identifie les ajustements nécessaires du projet sur la base du rapport d’état de mise en œuvre et des
résultats ;

6 : la MEADEN abrite l’UCP et assure un suivi rapproché de l’exécution du projet.

7 : L’UCP met en œuvre les activités du projet et sollicite l’avis de la MEADEN.

Figure 1 : Montage institutionnel du projet VIVA BENOUE.

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I.2- Présentation générale du projet

L’ouvrage objet de notre travail fait partie du projet de réhabilitation de 1122 ha,
d’aménagement de 3065 ha de périmètre hydro-agricoles sous irrigation gravitaire en rive droite
et de construction de la digue le long de la Bénoué (15.7km). Le fonctionnement de l’ensemble
du projet sera constitué de :

- L’ouvrage de prise d’eau ;


- Le Canal Tête Morte ;
- Les canaux primaires ;
- Les canaux secondaires ;
- Les canaux tertiaires ;
- Les parcelles ;
- Les drains tertiaires ;
- Les drains secondaires ;
- Les drains primaires.

Notre présent mémoire consiste à faire une vérification de la conception du bassin de


dissipation de l’ouvrage de prise d’eau support de la vanne AVIO du Canal Tête Morte qui en outre
est un bassin semi-enterré en BA. Cet ouvrage de prise en BA servira de support à la vanne AVIO
du Canal Tête Morte qui est censé transiter un débit d’eau en amont de 14m3.

I.3 Présentation générale de la zone du projet et état des lieux

Le présent projet faisant l’objet de notre étude est situé dans le village de Gounougou de
l’arrondissement de Lagdo au sein du département de la Bénoué dans la région Nord Cameroun.
Le présent marché concernant notre étude est l’aménagement et la réhabilitation des périmètres
hydro-agricoles dans la ville de Lagdo et ses environs. L’ouvrage hydraulique soumis à notre
analyse est situé sur la rive droite de la Bénoué au lot 1 dans la zone de 212ha de Gounougou qui
tire sa source de la retenue du barrage de Lagdo. La figure 3 suivante nous montre la zone où se
situe notre projet.

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Figure 2 : Carte de localisation de la zone du projet.


En ce qui concerne l’état des lieux, l’ouvrage existant n’est pas adapté au fonctionnement attendu
du système d’irrigation prévue pour approvisionner toutes les parcelles de 5000 ha, il subira une
démolition. Les images suivantes montrent l’état des lieux où l’ouvrage est censé être réalisé.

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I.3.1 Présentation de la ville de Lagdo

Il y a plus de 25 ans aujourd’hui, Lagdo était le nom d’un petit village lacustre au bord du fleuve
Bénoué. À cette époque, ses habitants, composés majoritairement des tribus NyemNyem et Bata
étaient agriculteurs et pêcheurs. Avec la recherche des pâturages verdoyants aux abords du cours
d’eau, les peulhs dont la principale activité était l’élevage des ruminants, ont menés une forme
de conquête qui a fini par éloigner les tribus autochtones citées plus haut, elles ont décidé de
lever le camp pour s’établir un peu plus en aval, sur le site actuel en gardant le même nom. Avec
la construction du barrage et sa mise en eau intervenue en1984, le village originel Lagdo a été
englouti par les eaux de la retenue, celles des populations qui y étaient restées se sentirent
obligés de se déplacer et surtout de rejoindre leurs congénères sur le deuxième site, où vont
affluer d’autres personnes d’origines diverses, en vue de mener des activités variées, puisqu’il
fallait bien que le personnel travaillant dans le barrage vive normalement. C’est la naissance de
la ville de Lagdo qui dépend directement de l’arrondissement de Garoua. En 1993, la Commune
de Lagdo est créée par Décret Présidentiel N°93/321 du 25 Novembre 1993. Elle est issue de
l’éclatement de l’ancien Commune Rurale de Garoua en 9 circonscriptions administratives (Lagdo,
Bibémi, Pitoa, Tcheboa, Demsa, Mayo-Hourna, Touroua, Dembo et Baschéo), son premier
exécutif gère la structure à partir de 1996. Elle compte aujourd’hui 41 conseillers municipaux qui
prennent régulièrement part aux séances de délibération de la commune. Cette Commune a
gardé ses caractéristiques originelles : la population cosmopolite est très laborieuse et
entreprenante, d’où le dynamisme de la Commune en question. La commune de Lagdo est située
à 65 Km de Garoua, Région du Nord. Elle est située à 09°03’440,4’’ Nord, et 13°39’335,5’’ Est. Elle
couvre une superficie de 2.250 Km² avec 167 villages.

Elle est limitée :

-Au Nord par les Communes de Ngong et de Bibémi ;

- Au Sud par les Communes de Tcholliré et de Poli ;

- À l’Est par les Communes de Rey Bouba et de Bibémi ;

- À l’Ouest par la Commune de Ngong.

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Figure 3 : Carte de localisation de la ville de Lagdo.


I.3.2 Les sols

L’analyse des cartes et la visite de terrain a permis de distinguer 3 grands groupes de sols :

- Les Vertisols qui occupent la plus grande partie de la zone d’intervention du projet ;

- Les Sols Hydromorphes qui regroupent ici les Gley sols, Stagnosols et Fluvisols ;

- Les Sols légers (Planosols, Lixisols).

Les vertisols sont les sols occupant la grande partie de la zone du projet et les plus fertiles.
Cependant, ils sont exposés à la dégradation surtout s’ils font l’objet d’une mécanisation lourde.
En effet, ils peuvent devenir très compact et si l’irrigation n’est pas bien maitrisée, évoluer vers
les sols halomorphes par accumulation des sels et devenir impropres à l’agriculture. Des Vertisols
avec des horizons de surface très compacts ont été observés au cours des visites sur le terrain au
niveau de la rive droite.

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- Les sols hydromorphes couvrent une superficie d’environ 1893 ha réparties dans les zones
des trois phases du projet. Ils correspondent aux sols vertiques dans la classification réalisée par
le consultant et des études pédologiques antérieures. Il faut noter la présence des Stagnosols et
Gley sols dans le périmètre aménagé de la phase I au Nord dans les zones alimentées par le canal
secondaire CS5.

- Les sols légers (Planosols et Lixisols) se retrouvent à l’amont des Vertisols et des sols hydro
morphes. Les Planosols sont caractérisés par un horizon de surface léger (texture sableuse, très
perméable), d’une épaisseur de 25 à 60 cm et d’un horizon de sous-surface très compact et très
peu perméable.

I.3.3 Le climat

Cette zone est soumise à un climat sahélo-soudanien caractérisé par 7 mois de saison sèche
(de Novembre à Mai) et une pluviométrie annuelle est de 956 mm avec 55 jours de pluies. La
température gravite autour de 30°C. La saison efficiente des pluies, plus ou moins limitée à cinq
(05) mois, provoque une forte pointe de travail annuel séparée par de longues périodes de temps
mort, sauf dans les parcelles à Mouskouari (sorgho) ou les périmètres irrigués (riziculture,
maraîchage). La faiblesse de la pluviométrie dans les années de grande sécheresse inflige au
climat une nuance aride pouvant compromettre la réussite des activités agro-sylvo-
zootechniques.

En outre, les pluies qui tombent souvent avec violence sur les sols marginaux au bord de la
retenue d’eau sont extrêmement érosives et ne permettent pas aux sols de capitaliser de façon
optimale l’eau qu’ils reçoivent.

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Figure 4 : Diagramme ombrothermique montrant les variations de températures et pluviométries


de la ville de Lagdo au cours de l’année.
I.3.4 Le relief

Le projet s’insère dans une pénéplaine étendue en forme de cuvette dont le centre est
marqué par l'axe de la Bénoué dont les bords se relèvent doucement pour aboutir au massif
montagneux des Monts Mandaras au Nord, au plateau de l’Adamaoua au Sud. De cette
pénéplaine émergent quelques reliefs très caractéristiques en inselbergs. Le paysage général au
niveau du projet est caractérisé par cette plaine interrompue par des petites collines (de 100 à
200 m d’altitude), parcourue par des mayos à caractère saisonnier et dominée par la Bénoué et
son affluent le Mayo Kébi (Minplat, 1993). Selon Welcomme (1979 in Drijver et Marchand, 1985),
il est noté dans la plaine d’inondation de la Bénoué, l’importance de la plaine alluviale frangeante
qui représente la zone inondable de chaque côté du fleuve. Cette plaine inondable, ancien lit
majeur du fleuve, ne reçoit plus les eaux de crues du fleuve depuis l’instauration du barrage.
Toutefois, il existe aussi selon Ouadba (2000) de vastes zones de comblements, correspondant à
d’anciens lacs, au relief extrêmement plat mais en pente très faible, qui reçoivent les
débordements EIES détaillée des périmètres de Lagdo (11.000 ha) de certains cours d’eau. Ils
subsistent en tant que lac (lac de Douloumi) et quelques grandes mares permanentes. Cette
forme de relief dominante de la zone donne lieu à la présence d’endoréisme au niveau de la

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

cuvette avec formation des Gley et des Pseudo-Gley et des incidences sur le milieu et la
végétation. La figure suivante montre l’importance des zones d’inondation tant sur la Bénoué que
sur le Mayo Kébi. Les zones d’inondation du bassin de la Bénoué rentrent dans la catégorie des
plaines frangeantes dont la superficie totale est estimée à 1 000 km². Il est à noter à Lagdo, la
présence de deux inselbergs de granite qui dominent la plaine, celui de Douka et celui de Lagdo,
derrière lesquels les reliefs s’élèvent. Le paysage du projet même est donc structuré par cette
vaste cuvette alluviale qu’entourent les petites élévations montagneuses formées par le massif
d’Ouro Doukoudjé, le Col Est et plus au Sud le massif de Gouna. L’altitude moyenne de la région
est de 218 m. Au niveau de la zone du projet, cette altitude varie entre 185 et 200 m sur les
terrasses vers les bords ouest (Bamé) et Est (Ouro Doukoudjé et au-delà), mis à part la zone du
canal d’amené qui s’élève dans la tranche supérieure des 200 m. Le lit de la Bénoué se situe au
niveau 185 m et constitue une tranchée aux bords actifs qui coupe le paysage en deux, navigable
jusqu’à Garoua mais traversable en période sèche. Il est rejoint par des écoulements provenant
depuis les collines qui forment des rigoles d’érosion, des chenaux temporaires et des bassins de
rétention dans les points bas inondables. Les villages de la zone du projet, sont installés sur les
points légèrement surélevés de ses berges et sur les terrasses qui bordent le lit majeur, ce qui
leur permet d’éviter l’inondation. Le relief ne constitue donc pas une contrainte majeure dans le
cadre de ce projet, mais les zones basses et leur relation avec le réseau hydrologique doivent être
considérées avec plus d’attention.

I.3.5 Le vent

La zone du projet est sous l’influence de deux masses de vent qui sont la mousson et
l’harmattan. En Janvier le Front Intertropical (FIT) est localisé au Sud et l’harmattan, sec et chaud,
souffle dans tout le pays et fait son apparition en saison sèche. De Février à Juillet le FIT se déplace
et atteint le Nord, la mousson souffle alors et apporte les pluies. C'est la saison pluvieuse. La
mousson est une masse humide issue de l’anticyclone de Sainte Hélène situé sur l’atlantique. Elle
souffle dans le sens Sud- Ouest/Nord- Est et amortit les écarts thermiques en apportant la pluie.
L’unique source de relevés de l’intensité et de la direction du vent, la plus proche de la zone du
projet, est la station météorologique de l’aéroport de Garoua. La figure ci-après « variation de la
vitesse du vent dans la région » présente ses données [1] :
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Figure 5 : La variation de la vitesse du vent dans la région [1].


II-ETUDES PREALABLES AU DIMENSIONNEMENT DE L’OUVRAGE

Plusieurs types d'ouvrages peuvent servir à récupérer de l’eau d’un réservoir ou d’une retenue
pour la diriger vers les parcelles à irriguer, il s’agit notamment des ouvrages de prises d’eau des
retenues des barrages, des ouvrages de prise parcellaires...Parmi ces ouvrages, nous avons les
ouvrages de prise d’eau qui ont pour rôle de prélever l’eau de la source vers les parcelles à
irriguées via le système d’irrigation. Cependant, le dimensionnement manuel et assisté par
ordinateur passe par plusieurs études afin que notre ouvrage puisse s’adapter à l’environnement
où il sera construit. Pour mieux entreprendre ce dimensionnement, il sera primordial pour nous
de présenter au préalables les études géotechniques et données hydrauliques qui en découlent
par rapport à cet ouvrage.

II.1 Généralités, définitions et types d’ouvrages de prises d’eau

Les ouvrages de prise d’eau ont pour but de prélever dans un cours d’eau ou dans un réservoir
le débit nécessaire à chaque instant à l’utilisation (Irrigation, Station de Traitement d’Eau Potable
ou de Production d’Energie Electrique), en éliminant dans tous les cas et dans la mesure du

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

possible, les matières solides transportées par le cours d’eau et en réduisant les pertes de charge
à l’entrée de la prise. Les ouvrages de prise comportent, en général, trois parties principales :

- Un ouvrage d’entrée muni d’un seuil ;

- Des dispositifs de réglage du débit dérivé, constitués essentiellement par le barrage mobile qui
permet de modifier le niveau du plan d’eau en agissant sur les bouchures mobiles et par un
déversoir latéral aménagé à l’entrée du canal de dérivation ;

- Des ouvrages de dé-gravement, de dessablage et d’élimination des corps flottants.

Au sein du projet VIVA Bénoué, nous avons deux types de système d’irrigation (système
d’irrigation gravitaire et sous pression) et chaque système d’irrigation possède un ouvrage de
prise d’eau qui lui est spécifique. Nous allons décrire les deux types d’ouvrages de prises qu’on
rencontre dans ce projet :

1) L’ouvrage de prise d’eau selon le système d’irrigation gravitaire


Le système d’irrigation gravitaire est un système traditionnel d’arrosage qui utilise la gravité pour
transporter l’eau des sources ou des rivières vers les terres agricoles. La figure suivante montre
une morphologie type d’un système d’irrigation, où une partie d’un cours d’eau est dérivée à
l’aide d’une prise avec barrage. Celle-ci dessert en eau le canal principal qui à son tour transmet
l’eau aux canalisations secondaires. Les dernières sont considérées comme étant des conduites
d’amenées en tête des parcelles à irriguer. Dans ce cas, la technique d’arrosage appliquée, étant
l’irrigation gravitaire par siphons. Pour alimenter les rigoles en eau, ils sont placés au niveau de la
conduite d’amenée, à des intervalles réguliers, correspondant à ceux des sillons (rigoles).
Autrement dit, l’eau captée par la prise, et via le canal principal, arrive à la conduite d’amenée
(canalisation secondaire), et est prélevée par les siphons disposés le long de celle-ci pour servir
les rigoles et irriguer ainsi les parcelles cultivées. Les canaux sont conçus au niveau de la zone à
irriguer, de telle sorte que l’eau qui y circule soit dans le sens de la pente normale (ni faible ni
forte), et assurer ainsi un écoulement par gravité. L'eau dans ces canaux devrait être à un niveau
plus élevé que dans les champs [10].

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Figure 6 : Illustration de la prise d’eau pour lr système d’irrigation gravitaire [Source : en ligne].
Notons enfin, qu'un système d'irrigation est aussi doté d'ouvrages permettant de maintenir et de
contrôler les débits et réguler les niveaux d'eau dans les canalisations dans les cours d'eau de
prélèvement (figure n°6). Il est important de signaler que d'autres ouvrages d'irrigation sont très
pratiqués aux seins même des parcelles agricoles à l'instar de ceux situés en leur amont. A titre
d'exemple, une prise d'eau est un ouvrage d'irrigation qui prélève de l'eau de la source vers la
parcelle à irriguer via le système d'irrigation. C'est aussi, une brèche (ouverture), réalisée dans
une première rigole pour servir en eau une deuxième pour irriguer une partie donnée d'une
parcelle [17].

2) L’ouvrage de prise d’eau selon le système d’irrigation sous pression


Le système d’irrigation sous pression est un réseau constituer des conduites, raccords et autres
dispositifs conçus et installer pour acheminer l’eau sous pression de la source jusqu’à la superficie
à irriguer. Les systèmes d’irrigation par conduites sous pression sont classés selon la pression
requise pour leur fonctionnement, la méthode de distribution de l’eau à la plante et le type
d’installation.

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

La pression de fonctionnement du système est la pression hydraulique maximale requise pour le


fonctionnement normal du système, qui comprend [18] :

a) Les pertes de charge dans le réseau de conduites depuis l’ouvrage de tête jusqu’à l’extrémité
la plus lointaine du système ;

b) La pression requise par les distributeurs ;

c) La différence d’altitude (en plus ou en moins).

On distingue trois classes de systèmes :

• Les systèmes à basse pression, dans lesquels la pression requise est de 2 à 3,5 bars ;

• Les systèmes à moyenne pression, dans lesquels la pression requise est de 3,5 à 5 bars ;

• Les systèmes à haute pression, dans lesquels la pression requise est supérieure à 5 bars.
 Méthode de distribution de l’eau.
La méthode de distribution de l’eau est la manière dont l’eau est distribuée aux plantes. On
distingue :

• L'irrigation par aspersion (au-dessus des cultures) : l’eau est répartie sur toute la superficie sous
la forme de gouttes de pluie. Il existe de nombreuses variantes de l’aspersion en termes de débit
et de diamètre d’aspersion, de hauteur du jet au-dessus du sol (au-dessus des cultures, en
dessous du feuillage), de type de mécanisme pour l’asperseur, etc. ;

• L'irrigation de surface (sillon, bassin, planche, etc.) : l’eau est livrée aux parcelles directement à
partir des conduites principales et secondaires par les bornes. Elle est soit répartie sur l’ensemble
de la superficie, soit appliquée latéralement ;

• La micro-irrigation (irrigation localisée) par goutteurs, mini-diffuseurs, barboteurs, micro-jets,


etc. : l’eau est livrée aux plantes sans être répartie sur la totalité de la surface, mais appliquée à
faible dose sur une surface limitée autour des plantes.

La méthode de distribution de l‘eau et le type de distributeur sont les principales caractéristiques


d’un système d’irrigation sous pression. Dans bien des cas ces deux facteurs influencent les autres

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

caractéristiques (pression et type d’installation) et performances, tels les débits et la durée


d’application.

La capacité de débit d’un système est le débit hydraulique (en mètres cubes par heure ou litres
par seconde) donné ou fixé pour couvrir les besoins en eau d’irrigation de la surface irrigable en
période de pointe. Elle est inversement proportionnelle à la durée d’application. Elle correspond
habituellement au débit le plus petit possible en vue d’optimiser les dimensions des conduites et
des autres équipements. La durée d’application est le temps requis pour l’achèvement d’un cycle
d’irrigation [14].

 Type d’installation
On distingue trois classes de systèmes :
•Les installations fixes, où toutes les composantes sont posées ou installées à des emplacements
fixes, permanents ou saisonniers ;
•Les installations semi-permanentes, où les conduites principales et secondaires sont
permanentes alors que les conduites latérales sont portables, manuellement ou mécaniquement
;
•Les installations portables, où toutes les composantes sont portables.

Figure 7 : Illustration de la prise d’eau par un barrage pour le système d’irrigation sous pression
[Source : en ligne].

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II.2 Données géotechniques du projet

II.2.1 Etendue et objectifs de la reconnaissance géotechnique du sol

Cette campagne avait pour objectif principal de déterminer la capacité portante des sols d’assises
supports dudit ouvrage, elle a été réalisée par l’équipe géotechnique du projet suivant les
recommandations de la norme AFNOR NF P 94-500 des Missions Géotechniques. La
reconnaissance des sols a été effectuée le 18 mai 2024 à l’aide de sondages réalisés au
pénétromètre dynamique léger réalisés sur deux (02) points du site de construction de notre
ouvrage de prise. Ces sondages ont été descendus au refus sous l’actuelle surface du sol. Ils font
l’objet de fiches détaillées fournies en annexe, montrant un profil semi-logarithmique de la
résistance en pointe en fonction de la profondeur. Toutes les profondeurs sont données par
rapport à la surface du sol.

II.2.2 Nature de la reconnaissance géotechnique du sol

1-Principe de l’essai de pénétration dynamique

L’essai de pénétration dynamique consiste à enfoncer dans le sol un train de tiges à


l’extrémité duquel est placée une pointe conique. L’ensemble est battu dans le terrain sous
l’action de chocs répétés, exercés sur la tête du train de tiges par un mouton de masse connue
tombant en chute libre d’une hauteur constante déterminée. Le nombre de coups nécessaires
pour enfoncer le train sur une profondeur de 20 cm (N20) ou de 10 cm (N10), est enregistré. A
partir de ces données, le profil de résistance du sol en fonction de la profondeur atteinte par la
pointe est tracé.

Cet essai est réalisé conformément à la norme NF P-94-115 type B fournit en outre des
informations sur la nature du sous-sol.

Dans le cadre de la présente campagne, l’appareil utilisé est un pénétromètre léger. Ses
caractéristiques sont les suivantes :

Masse du mouton (M) …………….15 Kg

Hauteur de chute (H) ……………..65 cm

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Masse dormante …………………7,5 Kg

Masse unitaire de la tige …………2,2 Kg

2- Expression des résultats de l’essai de pénétration dynamique

La résistance dynamique de pointe (Rp) est obtenue à partir de la formule dite des Hollandais,
qui s’exprime comme suit :

M2. H
Rp =
A. e(M + P)

Avec :

M : masse du mouton ;

H : hauteur de chute du mouton ;

A : section de la pointe ;

P : masse passive associée aux masses des tiges ;

e : enfoncement par coup de mouton

Les résultats des essais de pénétration dynamique sont représentés sous formes de
pénétrogrammes indiquant en abscisses la résistance dynamique à la rupture du sol en bar, et en
ordonnées la profondeur correspondante exprimée en mètres.

3- Implantation des sondages

Pour cette campagne les sondages ont été effectués sur deux points de l’ouvrage de prise
(rive gauche et rive droite), un point haut au niveau rive gauche et un autre du côté de la rive
droite de l’ouvrage. Les coordonnées géographiques de ces sondages ont été relevées à l’aide
d’un GPX GARMIN et sont présentées tableau suivant.

Tableau 1 : Les coordonnées des points de sondages.


Sondage X Y
Point haut rive gauche 358321 1003570

Point bas rive droite 357709 1003501

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II.2.3 Contrainte admissible du sol et commentaires géotechniques

1- Résultats et caractéristiques mécaniques de l’essai

Les sondages au pénétromètre dynamique possèdent l’avantage d’exprimer en continu la


résistance des couches traversées et d’apprécier la portance et l’homogénéité du sous-sol.
L’inconvénient de cette méthode est qu’elle ne permet pas de visualiser les formations
traversées. Les résultats de l’essai au pénétromètre dynamique léger sont récapitulés dans le
tableau ci-dessous. Les contraintes admissibles sont calculées en appliquant un coefficient de
sécurité F=15 aux résistances dynamiques de rupture en pointe. Les pénétrogrammes se trouvent
en annexe. Dans ces diagrammes, la résistance dynamique de rupture de pointe est exprimée en
bar et la profondeur en mètres.

Tableau 2 : Résultats des sondages au pénétromètre dynamique léger de la zone.


Profondeur par Résistance Contrainte
Repérage du Niveau de Nombre de
rapport à la dynamique en admissible
sondage l'eau coups Nd10
surface du sol pointe Rp ( bar) Qadm (bar)
Point Haut 0,00 - 1,00 11 - 32 63,89 - 185,87 4,26 – 12,39
X= 358321 1,00 - 2,40 6-9 29,58 – 48,00 1,97 - 3,20
Y = 1003570 2,40 - 3,60 5-7 22,92 – 32,09 1,53 - 2,14
Arrêt sur dur à 3,7 m de profondeur

Profondeur par Résistance Contrainte


Repérage du Niveau de Nombre de
rapport à la dynamique en admissible
sondage l'eau coups Nd10
surface du sol pointe Rp ( bar) Qadm (bar)

Point Bas 0,00 – 0,40 1-3 5,81 - 17,43 0,39 - 1,16


X= 357709 0,40 - 0,60 13 - 25 75,51 - 145,21 5,02 - 9,68
Y = 1003501 Arrêt sur dur à 0,70 m de profondeur
2- Commentaires géologiques et géotechniques

Au vu des sondages effectués, les sols d’assises semblent être constitués :

-Au droit du sondage Pass haut (rive gauche) : d’une couche de 20 cm de remblai nouveau
reposant sur des couches de surface de l’ancienne route (remblai ancien) épaisses d’environ 60
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cm, ce qui s’explique par des résistances de pointe décroissant avec la profondeur, elles-mêmes
reposant sur un niveau inférieur fait de deux couches de résistance différente.

-Au droit du sondage Pass bas (rive droite) : d’une couche d’environ 40 cm de sable alluvionnaire
se caractérisant par des résistances de pointes dynamiques inférieures à 20 bars reposant sur une
couche de sol très compact.

II.3 Les données hydrologiques et hydrauliques de l’ouvrage

D’après l’étude faites dans l’APD concernant la détermination des débits selon les différents
besoins et la détermination des sections et des conditions d’écoulement de notre ouvrage
d’étude, il s’en est suivi d’un débit d’eau en amont de Q= 14m 3/s pour pouvoir approvisionner en
eau toutes les plantes de la zone.

CONCLUSION

Cette partie nous a permis de parler de la situation et de l’environnement de notre ouvrage. Elle
nous a permis également de ressortir les caractéristiques géotechniques du sol support de
l’ouvrage.

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CHAPTRE ii : MATERIELS ET METHODES

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I-DEFINITIONS CARACTERISTIQUES MECANIQUES DES MATERIAUX ET MATERIELS


INFORMATIQUES UTILISES

Dans notre cas d'étude, nous examinons un bassin de dissipation semi-enterré en béton armé
de forme rectangulaire. Dans ce chapitre intitulé ‘’matériels et méthodes’’, nous allons définir les
différents matériaux utilisés dans notre projet, et élaborer les différentes caractéristiques
mécaniques de ces matériaux. Les matériaux les plus importants sont le béton et l'acier, qui
jouent un rôle essentiel dans la construction de notre projet. Ensuite lister tout le matériel
informatique utilisé et nous terminons avec les différents calculs avec les deux méthodes de
dimensionnement.

I.1 Les parties de l’ouvrage

L’étude de génie civil, se fera conformément aux règles de calcul des ouvrages en béton
armé aux états limites « BAEL 91 modifié 99 ». L’ouvrage dans notre cas à une forme
rectangulaire, il est constitué essentiellement des éléments suivants :

- les voiles.

- Un Radier générale.

- D’une vanne AVIO en métal.

 Principe de fonctionnement des vannes AVIO/AVIS


Conformément à la figure ci-dessous les vannes AVIO et AVIS sont constituées d’un tablier
cylindrique de section trapézoïdale, d’une charpente avec ses paliers, d’un flotteur torique et d’un
contrepoids. L’axe d’articulation à la côte duquel s’établit le niveau réglé coïncide avec les centres
du cylindre, du tablier et du flotteur. Le contrepoids fixé à la structure permet de mettre le centre
de gravité de la partie mobile en position idéale pour l’équilibrage de la vanne. La poussée
hydraulique sur la vanne passe par l’axe d’articulation sans interférer sur l’équilibre de
l’ensemble. Les uniques forces qui mettent l’ensemble en mouvement sont des couples dus au
poids et à la poussée d’Archimède F sur le flotteur. La vanne est équilibrée de façon à ce que les
couples P et F soient égaux et opposés pour toutes les positions du tablier lorsque le niveau d’eau
aval est à la côte de l’axe d’articulation. Lorsque le niveau d’eau aval ne coïncide pas avec la côte
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de l’axe d’articulation l’équilibre ci-dessus est interrompu et la position de la vanne est définie de
la façon suivante :

-Si la consommation d’eau diminue, le niveau d’eau aval augmente et la vanne se ferme jusqu’à
une position telle qu’elle permette le passage du débit consommé de façon à ce que le niveau
d’eau aval coïncide avec la côte de l’axe d’articulation de manière à rétablir l’équilibre de
l’ensemble.

- Si la consommation d’eau augmente, le niveau d’eau aval diminue et la vanne s’ouvre jusqu’à
une position telle qui rétablit l’équilibre de l’ensemble. Cet équilibre est atteint quand le niveau
d’eau aval est le même que celui de la côte de l’axe d’articulation.

Figure 8 : Exemple de vanne AVIO [Source : en ligne].


I.2 Caractéristiques des matériaux

I.2.1 Béton

En termes mécaniques, le béton est caractérisé par sa résistance spécifique à la compression.


Cette résistance est évaluée pendant 28 jours en utilisant des essais d'écrasement en

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compression centrés sur des éprouvettes cylindriques normalisées de 32 cm de hauteur et de 16


cm de diamètre.

En combinant avec précision et dans des proportions adéquates du ciment, du sable, du gravier
et de l'eau, une pâte de béton est obtenue qui se durcit rapidement. Afin de garantir une
étanchéité optimale, le béton employé pour les différents éléments de notre construction est
dosé à 150 kg/m3 et à 350 kg/m3, avec des ciments dont la classe de résistance est de 42.5.

1-Composition du béton

• Le ciment : C’est un liant hydraulique caractérisé par la propriété de donner avec l’eau une pate
qui se solidifie en passant par un processus chimique.

• Les granulats : Ce sont des matériaux provenant de l’érosion des roches ou de leurs
concassages. On distingue, Les granulats naturels qui sont utilisés directement sans aucun
traitement mécanique préalable et les granulats provenant du concassage des roches.

• Les adjuvants : Ce sont des produits qui s’ajoutent à faible proportion au béton, dont le but
d’améliorer certaines propriétés, dont on peut citer : les fluidifiants, les plastifiants, les
accélérateurs et retardateurs de prise.

En ce qui concerne le dosage de béton pour notre ouvrage, on a :

-150kg/m3 pour les bétons de propriétés ;

- 350kg/m3 pour le radier ;

-350kg/m3 pour les voiles.

2-Les résistances caractéristiques du béton

Sur le plan mécanique, le béton se caractérise par sa capacité à résister à la compression. Des
essais à différents âges sont indispensables pour étudier l'évolution de cette résistance au fil du
temps. La limite de référence est l'âge de 28 jours ou plus.

• Caractéristiques mécaniques

-La résistance à la compression


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Le béton étant caractérisé par sa résistance à la compression à l’âge 28jours notée fc28.

(Selon le BAEL 91 modifié 99) Pour : j ≥ 28 jours : fcj = fc28.

Pour : j < 28 jours : fcj = 0,685x fc28log (j+1).

D’après la règle de calcul et de conception en béton armé, on a les relations suivantes pour fcj :

j ≤ 28 jours [14]:

o Pour fc28≤ 40 MPA : fcj = fc28[j/ (4,76+0,83j)].


o Pour fc28> 40 MPA : fcj = fc28[j/ (1, 40+0,95j)].
o Pour j> 28 jours : fcj =1,1*fc28 à condition que le béton ne soit pas traité thermiquement.
Pour 1m3 de béton courant doser à 450kg/m3 la résistance moyenne est comprise entre 30Mpa
et 35Mpa.

-La résistance à la traction : La résistance caractéristique à la traction du béton à j jours, notée


ftj est donnée par : ftj= 0,6+0,06 x fcj.

-Module de déformation longitudinale du béton :

A court terme : Sous des contraintes normales d’une durée d’application inférieure à 24 heures,
on admet, à défaut de mesures, qu’à l’âge de j jours, le module de déformation longitudinale
instantanée du béton est donné par la formule :

𝐄𝐢𝐣 = 𝟏𝟏𝟎𝟎𝟎 𝟑√𝒇𝒄𝒋

A long terme : Les déformations différées du béton comprennent le retrait et le fluage ; on


considère dans les calculs que les effets de ces deux phénomènes s’additionnent sans
atténuation. Cette règle revient à considérer un module de déformation différée Evj à j jours, qui
permet de calculer la déformation finale du béton (déformation instantanée augmentée du
fluage). Ce module est donné par la formule :

𝐄𝐯𝐣 = 𝟑𝟕𝟎𝟎 𝟑√𝒇𝒄𝒋

-Le coefficient de Poisson : Il est donné par le rapport de la déformation transversale à la


déformation longitudinale :

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𝐃é𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐯𝐞𝐫𝐬𝐚𝐥
v=
𝐃é𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐥𝐨𝐧𝐠𝐢𝐭𝐮𝐝𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞

On admet que : - A l’ELU : ν = 0 (béton fissuré)

- A l’ELS : ν = 0,20 (béton non fissuré). …………d’après le CCBA 93 [14].

-Module de déformation transversale

Il est donné par la formule suivante :

𝐄𝐢𝐣
G= (Art : A. 2. 1. 3)
𝟐(𝐯+𝟏)

1) Contrainte de calcul à l’ELU :

Pour les sections dont la largeur est constante ou croissante vers la fibre la plus comprimée
(ex : section rectangulaire ou en T), elle est donnée par la formule :

f𝐛𝐮 = 𝟎,𝟖𝟓𝐟𝐜𝟐𝟖
𝜽𝜸𝒃

Avec fbu : Contrainte de calcul.

γb : Coefficient de sécurité

• 1,15 Situation accidentelle.

• 1.5 Situation durable

𝜽: Coefficient dépendant de la durée d’application des charges ; ces valeurs sont données
dans le tableau suivant :

Tableau 3 : Les valeurs de Θ en fonction de la durée


Θ Durée d’application
1,0 > 24 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒
0,90 1 ≤ 𝑑𝑢𝑟é𝑒 ≤ 24 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠
0,85 > 1 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒

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Figure 9 : Diagramme contrainte-déformation sous sollicitation de compression du béton


D’après le diagramme de calcul on a :

- 𝜀𝑏𝑐 = 𝟐% , pour raccourcissement unitaire du béton a la compression.


- 𝜀𝑏𝑐 = 𝟑𝟓% , pour raccourcissement unitaire du béton à la flexion simple.
Tableau de contrainte de calcul du béton

Tableau 4 : Tableau de contrainte de calcul du béton


Les contraintes de calcul du béton sont données ci-dessous en fonction des résistances
caractéristiques du béton à 28 jours d’âge (ex : section rectangulaire ou en T).

Résistances caractéristiques du béton Contraintes De calcul


En compression fc28 (MPa ) En traction ft28 (MPa ) En compression fbc
(MPa )avec  = 1
16 1,56 9,07
18 1,68 10,20
20 1,80 11,33
22 1,92 12,47
25 2,10 14,17
27 2,22 15,30
30 2,40 17,00

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35 2,70 19,83
40 3,00 22,67
45 3,33 25,50
50 3,6 28,33
55 3,9 31,17
60 4,2 34,00

2) Contrainte de calcul à l’ELS

Le but recherché est de limiter la formation des fissures à la direction des contraintes de
compression, cette dernière est limitée à :

𝝈𝒃𝒄 = 𝟎, 𝟔𝐟𝐜𝟐𝟖

3)Contrainte de cisaillement du béton :

La contrainte admissible dans le cas des armatures est limitée comme suite :

• Dans le cas de la fissuration peu nuisible :

𝟎,𝟐𝐟𝐜𝐣
𝝉𝒖 = 𝒎𝒊𝒏 ( ; 𝟓𝐌𝐩𝐚)
𝜸𝒃

Pour fcj=25MPa, on a : 𝝉𝒖 = 𝟑, 𝟑𝟑𝑴𝒑𝒂

• Dans le cas de la fissuration nuisible où très nuisible :

𝟎, 𝟏𝟓𝐟𝐜𝐣
𝝉𝒖 = 𝒎𝒊𝒏 ( ; 𝟒𝐌𝐩𝐚)
𝜸𝒃

Pour fcj=25Mpa, on a : 𝝉𝒖 = 𝟐, 𝟓𝟎𝑴𝒑𝒂

I.2.2 Acier

Les aciers ont pour objectif de répondre aux forces de traction et éventuellement de
compression que le béton ne pourrait pas supporter seul.

Les armatures utilisées dans la construction sont les suivantes :

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Tableau 5 : Caractéristiques mécaniques des aciers.


Nuances d’aciers Aciers doux Aciers (HA) Treillis soudés
Désignation FeE215 FeE400 Diamètre≥ 6mm T SL500
FeE235 FeE500 Diamètre ≤6mm T SL250

• La limite d’élasticité « fe »

Il s'agit de la force la plus élevée (appliquée par unité de section initiale) au-delà de laquelle le
métal maintient une déformation permanente, c'est-à-dire la limite de conservation de sa
géométrie.

- La résistance à la traction (rupture) « ft »

Cela correspond à la force la plus importante (appliquée par unité de section initiale) que le
métal peut supporter en traction avant de se briser.

- Allongement à rupture « εst »

Il s'agit de l'augmentation continue de la longueur de l'éprouvette d'essai, exprimée en


pourcentage de la longueur initiale, c'est-à-dire l'augmentation maximale tolérable avant la
rupture.

- Module d’élasticité « E »
Exprimant la rigidité du métal, c’est le facteur de proportion entre la contrainte appliquée à
une barre et l’allongement relatif de cette barre dans le domaine élastique.

Pour l’acier, FeE500 on a : E=21000 N/mm2

1) Contraintes limites
a) A ELU
La contrainte à l’ELU est donnée par :

• σs=fe/γs si : εs ≥ fe /Es.γs
• σs=Es.εs si : εs < fe /Es.γs
γs : Coefficient de sécurité de l’acier, tel que :

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

γs =1,15 dans le cas courant.

γs =1,00 dans le cas accidentel.

Figure 10 : Diagramme contrainte-déformation de l’acier.

b) A l’ELS
Il vise à réduire la possibilité d'ouvertures de fissures préjudiciables. Selon la situation de
l'ouvrage et l'apparition de la fissure :

• Dans le cas de la fissuration peu nuisible Il n’y a pas de vérification à faire en dehors de celle
imposé par l’ELU.

• Dans le cas de la fissuration préjudiciable : Lorsque l’élément est exposé aux intempéries ou à
des condensations et tous les éléments hors d’eau sont calculé à l’état de fissuration
préjudiciable. La contrainte des armatures tendues (𝝈𝒔) est limitée à la plus faible des deux
𝟐
valeurs : 𝛔𝐬 = 𝒎𝒊𝒏(𝟑 𝐟𝐞 ; 𝟏𝟏𝟎√( 𝛈𝐟𝐭𝟐𝟖 )) , d’après le BAEL91 modifié 99 (Art : A. 4. 5. 32).

• Dans le cas de la fissuration très préjudiciable

Quand l'objet est soumis à un environnement agressif et que tous les éléments sont noyés
dans l'eau, il est calculé à un état de fissuration extrêmement préjudiciable. Les armatures
tendues sont soumises à la contrainte suivante :
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

𝟏
𝛔𝐬 = 𝒎𝒊𝒏(𝟐 𝐟𝐞 ; 𝟗𝟎√( 𝛈𝐟𝐭𝟐𝟖 )) , d’après le BAEL91 modifié 99 (Art : A. 4. 5. 32).

Où η : est le coefficient de la fissuration, tel que :

- η= 1 pour les aciers ronds lisses

- η= 1,6 pour les aciers à haute adhérence (HA). Φ > 6mm.

Tableau 6 : Règlement de calcul selon le BAEL 91 modifié 99.


Règles de calculs : BAEL 91 Révisée 99

Béton fc28 = 25𝑀𝑃𝐴


ft28 = 2,1𝑀𝑃𝐴
Densité : d = 2,5𝑡/𝑚3
Acier Fe = 500 MPA
Enrobage : 5,00 cm
Fissuration : préjudiciable
Nuance : Aciers à Haute Adhérence

Béton Armé Densité: 𝑑 = 2,5𝑡/𝑚3

 Protection des armatures

Dans le but d’assurer la protection des armatures contre la corrosion et autres effets ; il est
prévu un enrobage des armatures. Soit « e » l’enrobage de l’armature la plus proche de la paroi.
Selon le BAEL 91, cet enrobage est donné par le tableau suivant :

Tableau 7 : Valeur minimale d’enrobage.


Exposition et nature de l’ouvrage Valeur minimale de « e »
Ouvrages à la mer ou exposés aux embruns ou 5cm
aux brouillards salins, ainsi que pour les
ouvrages exposés à des atmosphères très
agressives.

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Parois coffrées ou non qui sont soumises (ou 3cm


sont susceptibles de l’être) à des actions
agressives, ou à des intempéries, ou des
condensations, ou encore, à l’égard de la
destination des ouvrages, au contact d’un
liquide.
Parois situées dans des locaux couverts et clos 1cm
et qui ne seraient pas exposées aux
condensations.
Notre étude concerne un ouvrage hydraulique, l’enrobage des armatures sera de 5cm pour les
parois (voiles) et 3cm pour le radier(dalle).

2) Contrainte de cisaillement
-Fissuration préjudiciable : ԏs ≤ min (0,1fc28 ; 4Mpa).

-Fissuration très préjudiciable : ԏs ≤ min (0,1fc28 ; 3Mpa)

I.3 Les charges et les sollicitations

I.3.1 Les charges

Les charges sont les forces directement appliquées à une construction (charge permanentes,
d’exploitations, climatiques, etc.…) ou résultant de déformation imposées (retrait, fluage,
variation de température, déplacement d’appuis, etc.…) On distingue trois types de charges :

 Les charges permanentes notées (G) ont une intensité constante ou très peu variable dans
le temps, elles comprennent :
a) Le poids propre de la structure, la densité ou masse volumiques du béton armé est prise égale
à 2500kg/m3

b) Les charges permanentes autres que le poids propre de la structure, étanchéité, on a :

-Le mortier batard légèrement armé…….…... 2000𝑘𝑔/𝑚3 .

-Revêtement (enduit)………………………….……. 2000𝑘𝑔/𝑚3 .

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

- Isolation thermique (sable) …..................... 1625𝑘𝑔/𝑚3 .

 Les charges variables notées (Qi) ont une intensité qui varie fréquemment et de façon
importante dans le temps ; Q1 est appelée action de base et (Qi) (avec i) action
d’accompagnement, ces actions comprennent :
a) Charge d’exploitation (action de base) prise q= 100kg/m2, sur la terrasse inaccessible sauf pour
des raisons de services.

b) Les Charges climatiques (action d’accompagnement) définies par le titre IV du fascicule 61 du


CCG ;

- La valeur caractéristique du vent est prise égale à celle du vent normal des règles NV65/67
majorée de 20%.

- La valeur caractéristique de la neige est, dans les cas courant, prise égale à celle de la neige
normale des règles NV65/67.

 Les charges accidentelles : proviennent de phénomènes se produisant rarement et avec


une faible durée d’application, comme par exemple :
-les séismes

-les chocs de véhicules ou de bateau,

-Les explosions.

I.3.2 Les sollicitations

Les sollicitations sont des efforts (effort normal, effort tranchant, moment de flexion, moment de
torsion) calculées par les méthodes de résistance des matériaux (RDM) développés dans une
section par une combinaison d’actions données.

1) Les sollicitations à l’état limite ultimes (L’ELU) : Dans le cas d’une vérification à l’état limite
ultime, on devra justifier :
-La résistance de tous les éléments de la construction.

-La stabilité de ces éléments compte tenu des effets de deuxième ordre.

-L’équilibre statique de l’ouvrage.


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On distingue deux cas suivants :

a) Situation durable ou transitoire

Dans les situations durables ou transitoires (SDT), les charges permanentes sont prises en
compte, à l'exception des charges accidentelles. Dans ce cas, les demandes de calcul sont
déterminées en utilisant la combinaison d'actions suivante :

𝟏, 𝟑𝟓𝑮𝒎𝒂𝒙 + 𝑮𝒎𝒊𝒏 + 𝜸𝑸𝟏 . 𝑸𝟏 + 𝜸𝑸𝒊𝒙 . 𝑸

-L’action de base Q1 est pondérée par le coefficient : 𝛾𝑄1 = 1,5 dans le cas général.

-Les actions variables d’accompagnement (vent, neige…) Qi (i ≥1) sont pondérées par des
coefficients 𝜸𝑸𝟐 dépendant de la nature des actions considérées

b) Situation accidentelle (SA)

Les sollicitations de calcul à considérer résultent de la combinaison suivante dans laquelle l’action
de base FA est une action accidentelle :

𝑮𝒎𝒂𝒙 + 𝑮𝒎𝒊𝒏 + 𝑭𝑨 + 𝜸𝑨𝒊𝒙 𝑸𝒊

𝜸𝑨𝒊𝒙 : coefficient de pondération appliquée aux actions variable d’accompagnement.

FA : Valeur nominale de la charge accidentelle (charge de base).

2) Les sollicitations à l’état limite de service (L’ELS) :

Les vérifications à effectuer dans le cas des états limites de service portent sur :

-La contrainte maximum de compression du béton.

- La fissuration du béton.

- La déformation des éléments

Les sollicitations résultent des combinaisons d’actions suivantes :

Dans le cas général : 𝑮𝒎𝒂𝒙 + 𝑮𝒎𝒊𝒏 + ∑ 𝝋𝑶𝒊 . 𝑸𝟏 + 𝑸𝒊

𝝋𝑶𝒊 : Coefficient de pondération dépend de 𝑸𝟏 et 𝑸𝒊 .

40
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Alors dans notre cas particulier nous avons :

-Les charges permanentes (G) en prenant les masses volumiques suivantes :

2500 kg/m3 pour le béton armé.

2000 kg/m3 pour le mortier légèrement armé.

-Les charges d’exploitation (Q)

La charge dus à la pression hydrostatique.

-Les charges climatiques (actions d’accompagnements) : Sont négligeable car la hauteur de


l’ouvrage ne dépasse pas 10,00 m pour le vent, les autres charges d’accompagnements n’existent
plus, donc, on aura :

 Combinaison à L’E. L. U : 1,35G +1,5Q (Cas le plus défavorable).


 Combinaison à L’E. L. S : G + Q
G : Charge permanant (poids propre, vanne AVIO, revêtement, poussée de terres, étanchéité…)

Q : Surcharge d’exploitation qui est la charge de base.

II. MATÉRIEL INFORMATIQUE UTILISÉS

Pour bien mener cette étude, les matériels suivant seront utilisés :

✓ MICROSOFT WORD 2016 utilisé pour la rédaction de notre mémoire ;

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✓ MICROSOFT EXCEL 2016, pour le Détail Quantitatif et estimatif ;

✓ MICROSOFT PROJECT, pour le planning prévisionnel ;


✓ ARCHICAD version 2023, pour la modélisation 3D de l’ouvrage ;

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✓ LUMION PRO 8.0, logiciel utilisé pour les rendus 3D de l’ouvrage ;

✓ AUTOCAD version 2017 est un logiciel avec lequel on a dessiné les différents schémas
2D, les diagrammes des efforts et moments, ainsi que les différents plans de ferraillage et
de coffrage de l’ouvrage ;

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✓ ROBOT STRUCTURAL ANALYS version 2018 est le logiciel qu’on choisis pour le
dimensionnement assisté par ordinateur de notre ouvrage ;

Il était question pour nous dans cette partie de présenter les différents matériaux de
notre ouvrage qui sont l’acier et le béton qui sont des matériaux principaux de la construction de
notre ouvrage, ensuite on a listé leurs caractéristiques mécaniques, les différentes charges et
sollicitations, en fin nous avons présenté brièvement les logiciels informatiques qu’on a utilisés
pour arriver au bout de notre étude.

III- METHODES

III.1 Pré-dimensionnement des éléments

Le Pré-dimensionnement est une étape nécessaire dans l’étude d’un projet en béton armé car il
a pour but de déterminer les dimensions provisoires et approximatives des éléments de la
structure (les dalles, des murs de soutènement, poteaux, poutres, voiles……). Il détermine l’ordre
de grandeur du pont de vue du coffrage. Les résultats obtenus sont provisoires et peuvent évoluer
après des vérifications lors de la phase de dimensionnement. Dans notre étude on dimensionne
les éléments de notre ouvrage qui sont :

-Une fondations : sous forme de radier (dalle pleine).

-Les parois de l’ouvrage : sous forme des murs de soutènements.

III.1.1 Pré-dimensionnement du radier


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Le radier est une dalle porteuse continue de béton armé coulée à même le sol, qui sert
d’assise stable (fondation) à l’ensemble de la construction et également de plancher bas. Le radier
est une fondation superficielle. En ce sens où il est constitué par une semelle générale couvrant
toute la surface au sol de l’ouvrage. Pour notre cas, Chaque panneau est considéré comme une
dalle appuyée sur quatre cotés. Nous avons considéré notre radier reposant linéairement sur le
sol avec une longueur totale de 33,67 m. Le radier est subdivisé en trois panneaux(dalles) comme
le montre la figure suivante :

Figure 11 : schéma représentatif du radier de l’ouvrage.


Etant donné que nous avons à faire à un radier plat d’épaisseur constante, nous allons pré
dimensionner ce radier avec la condition donné le manuel tout en un [12] :

𝑳
𝟑𝟓𝒄𝒎 ≤ 𝐞 ≤ 𝟕𝟎𝐜𝐦 , avec 𝐞 ≈ 𝟐𝟎 et L la largeur du radier.

𝑳
𝐞 ≈ 𝟐𝟎

𝟗𝟎𝟎
𝐞≈ 𝟐𝟎

e ≈ 45cm

Comme 35𝑐𝑚 ≤ e ≤ 70cm alors nous optons pour le choix de e=70cm pour l’épaisseur de la
dalle.

III.1.2 Pré-dimensionnement des parois

45
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Les ouvrages de soutènement sont des ouvrages généralement verticaux, ou au moins proche de
la verticale, destinés à retenir soit des terres soit n’importe quels matériaux sur une surface
donnée. Ils comprennent tous les types de murs et les systèmes d’appui où la surface subit les
forces qu’imposent le matériau à soutenir. Ils sont essentiellement employés :

- Soit dans un site montagneux afin de protéger les chaussées routières contre d’éventuels
risques d’éboulement ou d’avalanche.
- Soit dans un site urbain afin de réduire l’emprise d’un talus naturel dans le but de
construire un bâtiment, un ouvrage ou pourquoi pas un ouvrage d’art.
Nous allons pré dimensionner les parois de notre ouvrage comme des murs de soutènement.
Dans notre cas, nous avons les murs de hauteurs différentes. Et la plus grande hauteur du bassin
semi enterré est de H1= 6m, et les autres murs voiles ont des hauteurs H2= 5,5 m ; H3= 5 m

Nous allons pré dimensionner le voile H1=6m en utilisant la méthode adéquate pour le
Prédimensionnement des murs de soutènement et à attribuer la même épaisseur pour les autres
murs.

Figure 12 : Prédimensionnement des murs de soutènement


𝐻
D’après la figure suivante on a : 𝑒0 = 12
𝐻
𝑒0 ≥ 12
600
𝑒0 ≥ 12

𝑒0 ≥ 50 𝑐𝑚
46
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Nous adopterons une épaisseur e0 de 70cm pour notre mur pour une meilleure sécurité de
l’ouvrage. D’où e0= 70 cm

III.1.3 Les dimensions de l’ouvrage

Tableau 8 : Les dimensions de l’ouvrage.


LES DIMENSIONS GEOMETRIQUES DE L’OUVRAGE
Caractéristiques Symboles Dimensions (m)
L’épaisseur du radier E 0,70
L’épaisseur des parois de
l’ouvrage e0 0,70
Longueur total du radier Lr 33,52
Largeur du radier Lr 9,00
Hauteur des parois de
l’ouvrage. hp 6,00
Voile 1 h1 6,00
Voile 2 h2 5,50
Voile 3 h3 5,00

III.2 Dimensionnement manuel de l’ouvrage

Dans cette partie, nous nous concentrerons uniquement sur le calcul manuel de la structure du
bassin de dissipation. Un calcul manuel permettra d'évaluer les épaisseurs, les charges inhérentes
à la structure, les sollicitations, ainsi que les sections d'aciers des différents éléments constitutifs
du corps de l'ouvrage (parois et radier). Le calcul sera effectué en utilisant un cadre fermé et en
l'orientant sur une tranche linéaire d'un mètre. Les parois seront mesurées individuellement à la
manière d'un mur de soutènement et le radier comme une dalle.

III.2.1 L’étude des fondations

L'objectif d'une fondation est de transmettre au sol les charges provenant de la superstructure
dans les conditions optimales.

En cas d'un tremblement de terre par exemple, les fondations effectuent un mouvement de
translation identique à celui du sol qui les supporte. Il est impossible de calculer les fondations
que si l'on possède des informations concernant :

47
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- La charge totale qui doit être transférée aux fondations (donc au sol).

- Les propriétés du sol sur lequel la structure doit s'appuyer.

III.2.2 Choix de type de fondation

On peut retrouver deux (02) principaux types de fondation qui sont :

-la fondation superficielle, utilisée lorsque le bon sol n’est pas à une grande profondeur. A
l’exemple des radiers, semelles filantes, semelles isolées.

-la fondation profonde ou spécial, utilisée lorsque le bon sol est situé à des profondeurs
importantes. A l’exemple des semelles sur pieux ou puits.

Le type de fondation est sélectionné en fonction des paramètres suivants :

• La qualité du sol de fondation.

• La nature et le poids de la superstructure.

• La qualité et la quantité des charges appliquées sur la construction.

Le choix du type de fondation doit satisfaire les deux critères suivants : stabilité totale de l’ouvrage
et une solution facile à réaliser et économique. Etant donnée qu’il existe plusieurs types de radiers
(radier général (dalle plate) ; radier champignon ; radier nervuré ; radier vouté), nous avons opté
pour l’étude du radier général (dalle plate d’épaisseur constante).

III.2.3 Calcul du radier

Le radier de notre ouvrage comporte trois panneaux (panneau 1, panneau 2 et panneau 3), nous
allons dimensionner le panneau 3 qui est le plus sollicité.

Ce panneau est calculé comme une dalle en Béton Armé à la flexion simple sous l’effet de la
composante par le poids des parois, le poids de la vanne AVIO.

La surface de la dalle est : S=9X23

S= 207 m2

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1- Les efforts exercés

Les efforts exercés sur la dalle sont :

-Le poids propre de la dalle : 𝐺𝑜 = 0,7𝑋25

𝑮𝒐 = 𝟏𝟕, 𝟓 𝑲𝑵/𝒎𝟐

-Le poids des parois :

23𝑋2𝑋6𝑋0,7𝑋25+3𝑋0,7𝑋9𝑋25
𝐺1 = 207

𝑮𝟏 = 𝟐𝟓, 𝟔𝟏 𝑲𝑵/𝒎𝟐

-Le poids de la vanne AVIO :

𝑮𝟐 = 𝟓𝟎𝑲𝑵

𝟓𝟎
𝑮𝟐 = 𝟐𝟎𝟐,𝟒

𝑮𝟐 = 𝟎, 𝟐𝟒𝟕𝑲𝑵/𝒎𝟐

-La charge hydrostatique :

𝑄 = 𝜸𝒘 . 𝒉𝒘 avec 𝜸𝒘 = 10𝐾𝑁/m3 et 𝒉𝒘 = 5𝑚

𝑄 = 10𝑋5

𝑸 = 𝟓𝟎 𝑲𝑵/𝒎𝟐

Tableau 9 : récapitulatif des charges sur la dalle


Types de charges
Charges permanentes ( 𝐾𝑁/𝑚2 ) Charge exploitation ( 𝐾𝑁/𝑚2 )
Poids propre : 𝐺𝑜 = 17,5 La pression hydrostatique :
Poids des parois : 𝐺1 = 25,61 𝑄 = 50
Poids de la vanne AVIO : 𝐺2 = 0,247
Charge permanente total : 𝐺 = 43,357

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2- Etude du sol

Les études du sol à travers les études géotechniques, ont révélés que la contrainte admissible du
sol est : 𝝈𝒔𝒐𝒍 = 𝟐 𝒃𝒂𝒓 = 𝟐𝟎𝟎 𝑲𝑵/𝒎𝟐

3- Calcul de ferraillage du radier

Ce panneau est considéré comme une plaque encastré sur son pourtour. Il fonctionne
comme un plancher renversé dont les appuis sont constitués par le mur de soutènement et le
poids de l’eau est soumis à une pression uniforme provenant du poids propre de l’ouvrage et ses
surcharges. Nous pouvons dans ce cas utiliser les méthodes données par le BAEL 91 modifié 99.

Figure 13 : schéma statique qui représente les efforts sur la dalle

 Calcul des sollicitations


-A l’Etat Limite Ultime(ELU) :

𝑁𝑢 = 1,35𝐺 + 1,5𝑄

= 1,35𝑋43,357 + 1,5𝑋50

𝑵𝒖 = 𝟏𝟑𝟑, 𝟓𝟑 𝑲𝑵/𝒎

-A l’Etat Limite de Service (ELS) :

𝑁𝑠 = 𝐺 + 𝑄

𝑁𝑠 = 43,357 + 50

𝑵𝒔 = 𝟗𝟑, 𝟑𝟓𝟕 𝑲𝑵/𝒎

o Calcul du moment ultime Mu


On considère que le panneau est une dalle isostatique en Béton Armé.
50
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- A l’ELU :
𝑙2
𝑀𝑢 = 𝑁𝑢 𝑋 Avec Nu l’effort à l’ELU et l la largeur de la dalle.
8

(9)2
𝑀𝑢 = 133,53𝑋 8

𝑴𝒖 = 𝟏𝟑𝟓𝟏, 𝟗𝟗 𝑲𝑵. 𝒎

- A l’ELS :
𝑙2
𝑀𝑠 = 𝑁𝑆 𝑋 Avec NS l’effort à l’ELS et l la largeur de la dalle.
8
(9)2
𝑀𝑠 = 93,357𝑋 8
𝑴𝒔 = 𝟗𝟒𝟓, 𝟐𝟒 𝑲𝑵. 𝒎
o Calcul des armatures

- A l’ELU :
Le calcul des armatures se fais à la flexion simple d’une bande de 1m à l’ELU durable.

𝑀𝑢
𝜇𝑏𝑢 =
𝑏𝑑 2 𝑓𝑏𝑢

Or Mu=1351,99 KN.m b=1m; h=0,70m; d=0,9h=0,63m;


fbu=15MPA

1351,99𝑋10−3
On a: 𝜇𝑏𝑢 =
1𝑋(0,63)2 𝑋15

𝝁𝒃𝒖 = 𝟎, 𝟐𝟑

Calculons d’abord 𝜇𝐿

𝜇𝐿 = 0,8𝛼(1 − 0,4𝛼)

3,5
Or 𝛼 = (3,5+(1000𝑋 ∑ 𝐿)

𝑓𝑒
∑𝐿 =
𝛾𝑠𝑋𝐸𝑠

500
∑𝐿 = 5
1,15𝑋2,1𝑋10

∑ 𝐿 = 0,00207 = 2,07𝑋 10−3


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𝟑,𝟓
𝜶 = (𝟑,𝟓+(𝟏𝟎𝟎𝟎𝑿𝟐,𝟎𝟕𝑿𝟏𝟎−𝟑 )) = 𝟎, 𝟔𝟐𝟖

On a donc : 𝜇𝐿 = 0,8𝑋0,628(1 − 0,4𝑋0,628)

𝝁𝑳 = 𝟎, 𝟑𝟕𝟔

𝜇𝑏𝑢 = 0,23 < 𝜇𝐿 = 0,376 ⇒ 𝑨′ = 𝟎 , pivot B

 Pour la section armatures transversales


𝑀𝑢
Dans ce cas on : 𝐴𝑠𝑡 =
𝑍𝑋𝑓𝑠𝑡

Avec 𝑍 = 𝑑(1 − 0,4𝛼) ; 𝛼 = 1,25(1 − √1 − 2 𝜇𝑏𝑢

𝛼 = 1,25(1 − √1 − 2 𝑋0,23

𝜶 = 𝟎, 𝟑𝟑

𝑍 = 0,63(1 − 0,4𝑋0,33)

𝒁 = 𝟎, 𝟓𝟓

𝑓𝑒
𝑓𝑠𝑡 = ; 𝑓𝑒 = 500 et 𝛾𝑠 = 1,15
𝛾𝑠

500
𝑓𝑠𝑡 =
1,15

𝒇𝒔𝒕 = 𝟒𝟑𝟒, 𝟕𝟖 𝑴𝑷𝑨

1351,99𝑋10−3
On a donc : 𝐴𝑠𝑡 = 0,55𝑋434,78

𝐴𝑠𝑡 = 0,0056,53𝑚2

𝑨𝒔𝒕 = 𝟓𝟔, 𝟓𝟑 𝒄𝒎𝟐

Choix : 12 HA 25 espacement e= 7,5 cm

 Armature de répartition
𝐴𝑠𝑡
𝐴𝑟 = 4

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𝑨𝒓 = 𝟏𝟒, 𝟏𝟑 𝒄𝒎𝟐

Choix : 5 HA 20 espacement e= 18 cm

On suppose que la nappe supérieure a le même ferraillage de la nappe inférieur.

- A l’ELS :
Le calcul des armatures se fais à la flexion simple d’une bande de 1m à l’ELU durable.

𝑀𝑠
𝜇1 =
𝑏𝑑 2 𝑓𝑒

Or Ms=945,24 KN.m b=1m; h=0,70m; d=0,9h=0,63m; fe=500 MPA

945,24𝑋10−3
On a: 𝜇1 =
1𝑋(0,63)2 𝑋500

𝝁𝟏 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟒𝟕𝟔

𝑲𝟏 = 𝒇(𝝁𝟏 ) , d’après l’abaque de la flexion simple, section rectangulaire à l’ELS en


annexe 4, on trouve 𝐊 𝟏 = 𝟑𝟎, 𝟖𝟕

𝐟
𝛔𝐛 = 𝐊𝐞
𝟏

500
𝜎𝑏 = 30,87

𝛔𝐛 = 𝟏𝟔, 𝟐𝐌𝐏𝐀
Or 𝜎 ′ 𝑏 = 0,6𝑓𝑐28 = 15𝑀𝑃𝐴

On a : 𝛔𝐛 > 𝛔′𝐛 𝑨′ ≠ 𝟎

𝐟
On a : 𝐊 𝟏 = 𝛔′𝒆
𝐛

𝟓𝟎𝟎
𝐊𝟏 = 𝟏𝟓

𝐊 𝟏 = 𝟑𝟑, 𝟑𝟑

15
α1 = 15+K
1

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15
α1 = 15+33,33

𝛂𝟏 = 𝟎, 𝟑𝟏𝟎

𝐲𝟏 = 𝛂𝟏 . 𝒅 , avec d=0,63

y1 = 0,310X0,63

𝐲𝟏 = 𝟎, 𝟏𝟗𝟓

𝟏𝟓(𝐲𝟏 −𝒅′ )
𝛔′𝐒 = 𝑿𝛔′𝐛 avec d′ = 0,1ℎ = 0,07
𝐲𝟏

15(0,195−0,07)
𝜎′𝑆 = 𝑋15
0,195
𝛔′𝐒 = 𝟏𝟒𝟒, 𝟐𝟑 𝑴𝑷𝑨
𝛂
On a : 𝜷𝟏 = 𝟏 − 𝟑𝟏
𝟎,𝟑𝟏𝟎
𝜷𝟏 = 𝟏 − 𝟑
𝜷𝟏 = 𝟎, 𝟖𝟗𝟕

𝛼1 𝛽1
𝜇′1 = 2
0,310𝑋0,897
𝜇′1 = 2

𝝁′𝟏 = 𝟎, 𝟏𝟒

𝑀1 = 𝜇′1 𝑏𝑑 2 𝜎 ′ 𝑏

𝑀1 = 0,14𝑋1𝑋(0,63)2 𝑋15 = 0,83


On a donc la section des armatures comprimés suivante :
𝑀𝑠 − 𝑀1
𝐴′ =
𝛽1 𝑑𝜎 ′ 𝑠
0,945 − 0,83
𝐴′ =
0,897𝑋0,63𝑋500

𝐴′ = 0,00041𝑚2

𝐴′ = 4,10𝑐𝑚2

La section des armatures tendues :

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𝑴𝟏 ′
𝝈′ 𝒔
𝑨= +𝑨𝑿
𝜷𝟏 𝒅𝝈′ 𝒔 𝒇𝒆

0,83 144,33
𝐴 = 0,897𝑋0,63𝑋500 + 0,00041𝑋 500

𝐴 = 0,003058𝑚2

𝑨 = 𝟑𝟎, 𝟓𝟖𝒄𝒎𝟐
Choix : 7 HA 25 espacement e= 13 cm

 Armature de répartition
𝐴𝑠𝑡
𝐴𝑟 = 4

𝑨𝒓 = 𝟕, 𝟔𝟒𝟓 𝒄𝒎𝟐

Choix : 5 HA 14 espacement e= 18 cm

Le ferraillage le plus adopté est celui obtenu avec la combinaison à l’ELU qui est la plus
défavorable. On suppose que la nappe supérieure a le même ferraillage de la nappe inférieur.

Figure 14 : Schéma de ferraillage du radier


III.2.4 Les vérifications nécessaires

1- vérification de la surface minimale du radier

La surface du radier doit être telle qu’elle puisse vérifiez la condition suivante :
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𝑵𝒖
-A l’ELU : 𝑺𝒓𝒂𝒅𝒊𝒆𝒓 > 𝟏,𝟑𝟑𝑿𝝈
𝒔𝒐𝒍

avec 𝑆𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 = 207𝑚2 ,la surface de la dalle du radier.

𝑁𝑢 = 133,52𝐾𝑁/𝑚 , l’effort ultime à l’ELU.

𝜎𝑠𝑜𝑙 = 2 𝑏𝑎𝑟 , la contrainte admissible du sol.

𝑁𝑢 133,52
= = 50,19 𝑚2
1,33𝑋𝜎𝑠𝑜𝑙 1,33𝑋2

𝑵𝒖
On a donc : 𝑺𝒓𝒂𝒅𝒊𝒆𝒓 = 𝟐𝟎𝟕 𝒎𝟐 > 𝟏,𝟑𝟑𝑿𝝈 = 𝟓𝟎, 𝟏𝟗 𝒎𝟐 , la condition est vérifiée.
𝒔𝒐𝒍

𝑵𝒔
-A l’ELS : 𝑺𝒓𝒂𝒅𝒊𝒆𝒓 > 𝝈
𝒔𝒐𝒍

avec 𝑆𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 = 207 𝑚2 ,la surface de la dalle du radier.

𝑁𝑠 = 91,357𝐾𝑁/𝑚 , l’effort ultime à l’ELS.

𝜎𝑠𝑜𝑙 = 2 𝑏𝑎𝑟 , la contrainte admissible du sol.

𝑁𝑠 91,357
= = 45,678 𝑚2
𝜎𝑠𝑜𝑙 2

𝑵𝒔
On a donc : 𝑺𝒓𝒂𝒅𝒊𝒆𝒓 = 𝟐𝟎𝟕 𝒎𝟐 > 𝝈 = 𝟒𝟓, 𝟔𝟕𝟖 𝒎𝟐 , la condition est vérifiée.
𝒔𝒐𝒍

2- Condition de résistance au cisaillement

L’épaisseur du radier sera déterminée en fonction d la contrainte de cisaillement du radier.


D’après le règlement CCBA93 (Art. A.5.1) il faut vérifier la condition suivante :

𝑽𝒖 𝟎,𝟎𝟕𝒇𝒄𝒋
𝝉𝒖 = 𝒃.𝒅 ≤ 𝝉′ = 𝜸𝒃

𝒒.𝑳𝒎𝒂𝒙
𝑽𝒖 = Avec : Vu : valeur de calcul de l’effort tranchant vis à vis l’ELU
𝟐

𝑵 𝑵𝒖.𝑳𝒎𝒂𝒙
𝒒=𝑺 𝑽𝒖 =
𝒓𝒂𝒅𝒊𝒆𝒓 𝟐𝑺𝒓𝒂𝒅𝒊𝒆𝒓

𝑵𝒖.𝑳𝒎𝒂𝒙 𝟏 𝟎,𝟎𝟕𝒇𝒄𝒋
𝝉𝒖 = 𝐱 ≤ 𝝉′ ≤
𝟐𝑺𝒓𝒂𝒅𝒊𝒆𝒓 𝒃𝑿𝟎,𝟗𝒉 𝜸𝒃

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En tirant h dans cette expression, on a :

𝑵𝒖.𝑳𝒎𝒂𝒙 𝜸𝒃
𝒉≥ 𝐱
𝟐𝑺𝒓𝒂𝒅𝒊𝒆𝒓 𝒃𝑿𝟎,𝟗

γb =1.5 ; d = 0.9 h = 0.63 m ; b = 1m, Lmax : la plus grande portée de la dalle Lmax= 9 m

𝑵𝒖.𝑳𝒎𝒂𝒙 𝜸𝒃
𝒉≥ 𝐱
𝟐𝑺𝒓𝒂𝒅𝒊𝒆𝒓 𝒃𝑿𝟎,𝟗

𝟏𝟑𝟑,𝟓𝟐𝑿𝟗 𝟏,𝟓
𝒉≥ 𝐱
𝟐𝑿𝟐𝟎𝟕 𝟏𝑿𝟎,𝟗

𝒉 ≥ 𝟎, 𝟒𝟖 𝒎 = 𝟒𝟖𝒄𝒎

L’épaisseur de la dalle est hr= 70 cm est vérifié vis-à-vis du cisaillement.

3- Vérification sous l’effet de la pression hydrostatique

La vérification de la dalle du radier sous l’effet hydrostatique est nécessaire afin de s’assurer du
non soulèvement du bassin sous l’effet de cette dernière. Elle se fait en vérifiant que :

G ≥ Fs×ɣ× Z×S

Avec : G : poids totale à la base du radier

G’= Gradier +Gparois+ Gvanne

G’= 43,357 KN/m2

G= 43,357X207

G= 8974,899 KN

Fs : Coefficient de sécurité vis-à-vis du soulèvement, Fs=1,5.

ɣ : Poids volumique de l’eau, ɣ=10KN/m 3.

Z : La profondeur de l’infrastructure, Z= 0,7 m.

S : Surface du radier, S=207 m2.

Fs×ɣ× Z×S= 1,5X10X0,7X207= 2173,5 KN

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On a : 𝟖𝟗𝟕𝟒, 𝟖𝟗𝟗 𝑲𝑵 ≥ 𝟐𝟏𝟕𝟑, 𝟓 𝑲𝑵

𝑮 ≥ 𝐅𝐬 × ɣ × 𝐙 × 𝐒 , la condition est vérifiée.

4- Vérification au poinçonnement

Le poinçonnement se fait expulsion d’un bloc de béton de forme tronconique à 45 0, la vérification


se fait par la formule suivant : (Art A.5.2.4) CCBA93.

Nu ≤ 0,045 × µc × h× fc28/ ɣb………………………………………………….……….BAEL 91 modifié 99.

Sous Mur de soutènement

On prendra pour la vérification de mur de soutènement de longueur L=23 m.

𝑁𝑢 = 133,52 𝐾𝑁/𝑚 , l’effort ultime à l’ELU.

𝑁𝑢 = 133,52𝑋9 = 1201,5 𝐾𝑁/𝑚𝑙

µc : Périmètre du conteur cisaillé.

µc = 2(e + b + 2h) = 2 (0,7 + 1 + 2h) =2(1,7+2h)

Nu ≤ 0,045 × µc × h× fc28 / ɣbb

Nu ≤ 0,045x2(1,7+2h) x h x 25/ 1,5

Nu ≤ 1,5(1,7+2h) x h ; Nu ≤ 2,55h+3h2

On trouve 𝒉 ≥ 𝟎, 𝟐𝟏𝒎

Or l’épaisseur de la dalle est hr= 70 cm, notre dalle est vérifiée vis-à-vis du risque de rupture par
poinçonnement.

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Figure 15 : Schéma de transmission des Charges du mur de soutènement


5- Evaluation et vérification des contraintes sous le radier

Les contraintes transmises au sol par le rader devront être compatible avec le risque de
rupture du sol situé sous le radier. La résultante des charges verticales ne coïncide pas avec le
centre de gravité de l’aire du radier, donc les réactions du sol ne sont pas uniformément réparties,
leurs diagrammes est triangulaire ou trapézoïdale. Quel que soit le diagramme, la valeur de la
contrainte moyenne est donnée par la formule suivante :

𝟑𝛔𝟏 +𝛔𝟐 𝐍𝐮 𝐌𝐕 𝐍𝐮 𝐌𝐕
𝛔𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞 = , avec 𝛔𝟏 = 𝐒𝐫𝐚𝐝𝐢𝐞𝐫 − et 𝛔𝟐 = 𝐒𝐫𝐚𝐝𝐢𝐞𝐫 +
𝟒 𝐈 𝐈

Le radier est sollicité par les efforts suivants :


- Nu : Effort normal du au charges verticales.
- Mu : Moment d’excentricité due aux charges verticales Mu = Nu × e.

Figure 16 : Diagramme des contraintes du sol sous radier.

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III.2.5 Calcul des parois

Le mur de soutènement se calcule par tranche de 1m sous l’effet de la pression hydrostatique en


considérant que le bassin est plein (le cas le plus défavorable). Il est vertical et est soumis à la
pression hydrostatique sur une hauteur de 5m et à la poussée de terre sur une hauteur de 6m et
horizontal au poids de la vanne AVIO (qui sera considéré comme une charge surfacique sur le
radier) et à la surcharge des engins de chantier.

1- Calcul des poussées de terre

Notre ouvrage est un bassin semi-enterré, cela veut dire que les parois sont poussées par le sol.

Pour déterminer la charge permanente due aux poussées latérale de terre, nous pouvons
utiliser les coefficients de Rankine concernant les poussées.

Détermination du coefficient de Rankine pour la poussée de terre

- Le coefficient de poussée au repos : 𝑲𝟎 = 𝟏 − 𝒔𝒊𝒏𝝋

𝟏−𝒔𝒊𝒏𝝋
- Le coefficient de poussée active : 𝑲𝒂 =
𝟏+𝒔𝒊𝒏𝝋

𝟏+𝒔𝒊𝒏𝝋
- Le coefficient de poussée active : 𝑲𝒑 = 𝟏−𝒔𝒊𝒏𝝋

Notre ouvrage est considéré comme une structure semi-rigide, la poussée latérale de terre sur
les parois est active. Dans ce cas, nous allons utiliser le coefficient de poussée active.

On a : 𝑲𝒂 = 𝟎, 𝟑𝟑

On a : 𝑷𝒕 = 𝑲𝒂 𝑿𝜸𝒔 𝑿𝑯 avec 𝛾𝑠 = 20𝐾𝑁/𝑚3 et H la hauteur du mur.

𝑃𝑡 = 0,33𝑋20𝑋5

𝑷𝒕 = 𝟑𝟑 𝑲𝑵/𝒎𝟐

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Figure 17 : Evaluation de la butée de sol sur le mur de soutènement.


2- Calcul de la pression hydrostatique

La pression hydrostatique sur le mur de soutènement est :

𝑄ℎ = 𝛾ℎ . ℎ avec 𝛾ℎ = 10𝑲𝑵/𝒎𝟑 h le niveau d’eau dans le bassin.


𝑄ℎ = 10𝑋5
𝑸𝒉 = 𝟓𝟎 𝑲𝑵/𝒎𝟐

Figure 18 : Evaluation de la pression de l’eau sur le mur de soutènement.

3- La charge dus aux engins de chantier

La charge dus aux engins de chantier lors du remblaiement est donnée par :

𝑸𝑩𝒓 = 20 𝑲𝑵/𝒎𝟐

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4- Calcul des moments et efforts des parois

On va calculer les parois de notre ouvrage avec trois (03) combinaisons possibles en utilisant les
méthodes apprises en Résistance Des Matériaux(RDM) :
- Le cas où l’ouvrage est rempli d’eau et avec remblai ;
- Le cas où l’ouvrage est rempli d’eau et sans remblai ;
- Le cas où l’ouvrage est sans eau et avec remblai ;
1) L’ouvrage est rempli d’eau et avec remblai

Figure 19 : Schéma statique de paroi dans le premier cas.


D’après le principe fondamental de la statique, on a :

∑ 𝑭𝒆𝒙𝒕 = 𝟎
{
∑𝑴 = 𝟎

∑ 𝑭𝒉 = 𝟎 , 𝑹𝒉 = 𝟎

𝑹𝒉 = 𝟎 𝑲𝑵

𝟓 𝟓
∑ 𝑭𝒗 = 𝟎 , 𝑹𝒗 + 𝑷𝒕 − 𝑸𝒉 = 𝟎
𝟐 𝟐

𝟓 𝟓
𝑹𝒗 + 𝟐 𝑿𝟑𝟑 − 𝟐 𝑿𝟓𝟎 = 𝟎

𝑹𝒗 + 𝟖𝟐, 𝟓 − 𝟏𝟐𝟓 = 𝟎

𝑹𝒗 = 𝟒𝟐, 𝟓𝑲𝑵

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𝑷𝒕𝑿𝟓 𝑿𝟓 𝑸𝟏𝑿𝟓 𝟓
On a : ∑ 𝑴𝒓 = 𝟎 𝑴𝒓 − + 𝑿𝟑 = 𝟎
𝟐 𝟑 𝟐

𝟑𝟑𝑿𝟓 𝑿𝟓 𝟓𝟎𝑿𝟓 𝟓
𝑴𝒓 − + 𝑿𝟑 = 𝟎
𝟐 𝟑 𝟐

𝑴𝒓 = −𝟕𝟎, 𝟖𝟑 𝑲𝑵. 𝒎

-Calcul du moment fléchissant 𝑴𝒇

Nous allons calculer le moment sur deux sections différentes :

1ère coupure : 𝟓≤𝒙≤𝟔

𝑸′ 𝒉 6−𝑥
D’après la réciproque de Talles on : =
𝑸𝒉 6

𝑸′ 𝒉 6−𝑥
=
50 6

𝑸′ 𝒉 = 𝟖, 𝟑𝟑(𝟔 − 𝒙)

1 1
On a : 𝑀𝑓1 + 2 𝑄 ′ ℎ 𝑋(6 − 𝑥)𝑋 3 𝑋(6 − 𝑥) = 0

Ainsi on obtient: 𝑴𝒇𝟏 = −𝟏, 𝟑𝟗(𝟔 − 𝒙)𝟑

Remplaçons x par les valeurs extrêmes :

Pour x=5 on a : 𝑴𝒇𝟏 = −𝟏, 𝟑𝟗 𝑲𝑵. 𝒎

Pour x=6 on a : 𝑴𝒇𝟏 = 𝟎 𝑲𝑵. 𝒎

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2ème coupure : 𝟎≤𝒙≤𝟓

𝑷′𝒕 5−𝑥
D’après la réciproque de Talles on a : =
𝑷𝒕 5

𝑷′𝒕 5−𝑥
=
𝟑𝟑 5

𝑷′ 𝒕 = 𝟔, 𝟔(𝟓 − 𝒙)

𝑸′𝑩𝒓 5−𝑥
D’après la réciproque de talles on a : =
𝑸𝑩𝒓 5

𝑸′𝑩𝒓 5−𝑥
=
𝟐𝟎 5

𝑸′ 𝑩𝒓 = 𝟒(𝟓 − 𝒙)

1 1 1
𝑀𝑓2 − 2 𝑃′ 𝑡 𝑋(5 − 𝑥)𝑋 3 𝑋(5 − 𝑥) − 𝑄 ′ 𝐵𝑟 𝑋 2 (𝑥 − 5)(𝑥 − 5) = 0

𝑀𝑓2 −1,1(5 − 𝑥)3 − 2(5 − 𝑥)3 = 0

𝑀𝑓2 = 3,1(5 − 𝑥)3

En additionnant les deux moments, on obtient :

𝑀𝑓 = 𝑀𝑓1 + 𝑀𝑓2 or 𝑀𝑓1 = −1,39(6 − 𝑥)3 et 𝑀𝑓2 = 3,1(5 − 𝑥)3

𝑴𝒇 = −𝟏, 𝟑𝟗(𝟔 − 𝒙)𝟑 + 𝟑, 𝟏(𝟓 − 𝒙)𝟑

Remplaçons x par les valeurs extrêmes.

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Pour x=0 on a : 𝑴𝒇 = 𝟖𝟕, 𝟐𝟔 𝑲𝑵. 𝒎

Pour x=5 on a : 𝑴𝒇 = −𝟏, 𝟑𝟗 𝑲𝑵. 𝒎

Figure 20 : Diagramme du moment fléchissant.


-Calcul de l’effort tranchant T

On a 𝑴𝒇 = −𝟏, 𝟑𝟗(𝟔 − 𝒙)𝟑 + 𝟑, 𝟏(𝟓 − 𝒙)𝟑

𝑻 = 𝑴′𝒇 où 𝑀′𝑓 est la dérivée du moment fléchissant.

𝑻 = −𝟒, 𝟏𝟕(𝟔 − 𝒙)𝟐 + 𝟗, 𝟑(𝟓 − 𝒙)𝟐

En remplaçant x par trois valeurs :

Pour x=0 on a : 𝑻 = 𝟖𝟐, 𝟑𝟖 𝑲𝑵

Pour x=5 on a : 𝑻 = −𝟒, 𝟏𝟕 𝑲𝑵

Pour x=6 on a : 𝑻 = 𝟗, 𝟑 𝑲𝑵

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Figure 21 : Diagramme de l’effort tranchant.

2) L’ouvrage est rempli d’eau et sans remblai

Pour un ouvrage plein d’eau sans remblai, on a que la poussée hydrostatique sur le mur de
soutènement. or Qh = 50 KN/m2

Figure 22 : Schéma statique de paroi dans le deuxième cas.

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-Calcul du moment fléchissant 𝑴𝒇

Dans ce cas, nous avons juste une seule section.

coupure : 𝟎≤𝒙≤𝟓

D’après la réciproque de Talles on :

𝑸′ 𝒉 5−𝑥
=
𝑸𝒉 5

𝑸′ 𝒉 5−𝑥
=
50 5

𝑸′ 𝒉 = 𝟏𝟎(𝟓 − 𝒙)

1 1
𝑀𝑓 + 2 𝑄 ′ ℎ 𝑋(5 − 𝑥)𝑋 3 𝑋(5 − 𝑥) = 0

1 1
𝑀𝑓 + 2 10(5 − 𝑥)𝑋(5 − 𝑥)𝑋 3 𝑋(5 − 𝑥) = 0

𝑴𝒇 = −𝟏, 𝟔𝟕(𝟓 − 𝒙)𝟑

Remplaçons x par les valeurs extrêmes.

Pour x=0 on a : 𝑴𝒇 = − 𝟐𝟎𝟖, 𝟑𝟑 𝑲𝑵. 𝒎

Pour x=5 on a : 𝑴𝒇 = 𝟎 𝑲𝑵. 𝒎

-Calcul de l’effort tranchant T

Or 𝑴𝒇 = −𝟏, 𝟔𝟕(𝟓 − 𝒙)𝟑

𝑻 = 𝑴′𝒇 où 𝑀′𝑓 est la dérivée du moment fléchissant.

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𝑻 = 𝟓, 𝟎𝟏(𝟓 − 𝒙)𝟐

Remplaçons x par les valeurs extrêmes.

Pour x=0 on a : 𝑻 = 𝟏𝟐𝟓 𝑲𝑵

Pour x=5 on a : 𝑻 = 𝟎 𝑲𝑵

3) L’ouvrage est sans eau et avec remblai

Pour un ouvrage vide avec remblai, on a que la force dus aux poussées de terre sur le mur de
soutènement. or Pt = 33 KN/m2

Figure 23 : Schéma statique de paroi dans le troisième cas.


coupure : 𝟎≤𝒙≤𝟓

𝑷′𝒕 5−𝑥
D’après la réciproque de Talles on a : =
𝑷𝒕 5

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𝑷′𝒕 5−𝑥
=
𝟑𝟑 5

𝑷′ 𝒕 = 𝟔, 𝟔(𝟓 − 𝒙)

𝑸′𝑩𝒓 5−𝑥
D’après la réciproque de talles on a : =
𝑸𝑩𝒓 5

𝑸′𝑩𝒓 5−𝑥
=
𝟐𝟎 5

𝑸′ 𝑩𝒓 = 𝟒(𝟓 − 𝒙)

1 1 1
𝑀𝑓 − 2 𝑃′ 𝑡 𝑋(5 − 𝑥)𝑋 3 𝑋(5 − 𝑥) − 𝑄 ′ 𝐵𝑟 𝑋 2 (𝑥 − 5)(𝑥 − 5) = 0

𝑀𝑓 −1,1(5 − 𝑥)3 − 2(5 − 𝑥)3 = 0

𝑴𝒇 = 𝟑, 𝟏(𝟓 − 𝒙)𝟑

Remplaçons x par les valeurs extrêmes.

Pour x=0 on a : 𝑴𝒇 = 𝟑𝟖𝟕, 𝟓 𝑲𝑵. 𝒎

Pour x=5 on a : 𝑴𝒇 = 𝟎 𝑲𝑵. 𝒎

-Calcul de l’effort tranchant T

Or 𝑴𝒇 = 𝟔, 𝟏(𝟓 − 𝒙)𝟑

𝑻 = 𝑴′𝒇 où 𝑀′𝑓 est la dérivée du moment fléchissant.

𝑻 = −𝟗, 𝟑(𝟓 − 𝒙)𝟐

Remplaçons x par les valeurs extrêmes.

Pour x=0 on a : 𝑻 = −𝟐𝟑𝟐, 𝟓 𝑲𝑵

Pour x=5 on a : 𝑻 = 𝟎 𝑲𝑵

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Tableau 10 : récapitulatif des différentes valeurs des moments fléchissant et des efforts
tranchants.
L’effort normal L’effort tranchant Moment fléchissant
(KN) (KN) (KN.m)
L’ouvrage
est rempli
d’eau et 0 82,38 87,26
avec remblai
L’ouvrage
est rempli
d’eau et sans 0 125 -208,33
remblai
L’ouvrage
est sans eau
et avec 0 -232,5 387,5
remblai
5- Calcul du ferraillage des parois

-Les contraintes limites du béton

A la compression : 𝛔𝐛𝐜 = 𝟎, 𝟔𝐟𝐜𝟐𝟖 = 𝟏𝟓 𝑴𝑷𝑨

A la traction : 𝛔𝐛𝐭 = 𝟏, 𝟏. 𝛉. 𝐟𝐜𝟐𝟖

-Les contraintes de l’acier

Pour les sections d’armatures, soit pour le côté d’eau ou le côté extérieur dans le cas de la
fissuration très préjudiciable.

𝛄 = 𝟏, 𝟏 , le coefficient de sécurité.

𝐟
𝛔𝐬𝐭 = min( 𝟐𝐞 ; 𝟗𝟎√𝛈𝐟𝐜𝐣 ) D’après le BAEL 91 modifié 99.

fe 500
= = 250MPA , fc28 = 25MPA
2 2

70
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ftj = ft28 = 0,6 + 0,06fc28

ftj = 0,6 + 0,06X25

𝐟𝐭𝐣 = 𝟐, 𝟏 𝐌𝐏𝐀

On a : 𝛈 = 𝟏, 𝟔 𝟗𝟎√𝛈𝐟𝐜𝐣 = 𝟗𝟎√𝟏, 𝟔𝐗𝟐, 𝟏=164,97 MPA

𝛔𝐬𝐭 = 𝐦𝐢𝐧(𝟐𝟓𝟎 ; 𝟏𝟔𝟒, 𝟗𝟕)

𝛔𝐬𝐭 = 𝟏𝟔𝟒, 𝟗𝟕 𝑴𝑷𝑨

Tout d’abord nous allons faire une vérification afin de choisir le type de flexion avec laquelle nous
allons calculer notre ferraillage.

On les données suivantes : h=0,5m ; b=1m ; d=0,9h= 0,45 ; d’=0,1h=0,05 ; σbc = 15 𝑀𝑃𝐴

A l’ELU durable : Tmax = 232,5𝐾𝑁 Mmax = 387,5𝐾𝑁. 𝑚

Nu = 1,35 Tmax Nu = 1,35X232,5 = 313,875KN

Mu = 1,35 Mmax Mu = 1,35𝑋387,5 = 523,125𝐾𝑁. 𝑚

Pour cela, vérifions d’abord cette inégalité : (0,337h − 0,81d′ )bhσbc > Nu (𝑑 − 𝑑 ′ ) − Mu
(0,337h − 0,81d′ )bhσbc = (0,337𝑋0,5 − 0,81𝑋0,05)𝑋1𝑋0,5𝑋15 = 0,96

Nu (𝑑 − 𝑑 ′ ) − Mu = 313,875𝑋10−3 (0,45 − 0,05) − 523,125𝑋10−3 = -0,40

On donc : 0,96 > −0,40 , l’inégalité étant vérifiée, le calcul de notre paroi sera fait en flexion
composée avec une section d’armature partiellement comprimé.

 Coté extérieur de paroi avec remblai


1) Les armatures longitudinales : armatures principales
Le calcul se fait à la flexion composée d’une bande de 1m à l’ELU durable.

𝑀𝑢
μ=
bd2 σbc

71
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Or le moment fléchissant max est : Max= 387,5

Mu=1,35XMmax= 1,35X378,5 =523,125 KN.m b=1m et d=0,45m

523,125X10−3
On a: μ=
1X(0,45)2 X14,16

𝛍 = 𝟎, 𝟏𝟖𝟐

Calculons d’abord μR

μR = 0,8α(1 − 0,4α)

3,5
Or α = (3,5+(1000X ∑ L)

fst
∑L =
𝛄𝐬 XEs

500
∑L = 5
1,15X2,1X10

∑ L = 0,00207 = 2,07X 10−3

𝟑,𝟓
𝛂 = (𝟑,𝟓+(𝟏𝟎𝟎𝟎𝐗𝟐,𝟎𝟕𝐗𝟏𝟎−𝟑 )) = 𝟎, 𝟔𝟐𝟖

On a donc : μR = 0,8X0,628(1 − 0,4X0,628)

𝛍𝐑 = 0,376

𝜇 = 0,182 < 𝜇𝑅 = 0,376 ⇒ 𝐀′ = 𝟎 , pivot B

𝐌𝐮 𝛄
𝐀 𝐬𝐭 = ( − 𝐍𝐮) 𝐗 𝐟 𝐬
𝐙 𝐬𝐭

𝑍 = 𝑑(1 − 0,4𝛼) ; 𝛼 = 1,25(1 − √1 − 2𝜇

𝛼 = 1,25(1 − √1 − 2 𝑋0,182

𝜶 = 𝟎, 𝟐𝟓𝟑

𝑍 = 0,45(1 − 0,4𝑋0,253)

𝒁 = 𝟎, 𝟒𝟎𝟒

72
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𝑓𝑒
𝑓𝑠𝑡 = ; 𝑓𝑒 = 500 et 𝛾𝑠 = 1,15
𝛾𝑠

500
𝑓𝑠𝑡 =
1,15

𝒇𝒔𝒕 = 𝟒𝟑𝟒, 𝟕𝟖 𝑴𝑷𝑨

𝐌𝐮 𝛄
𝐀 𝐬𝐭 = ( − 𝐍𝐮) 𝐗 𝐟 𝐬
𝐙 𝐬𝐭

𝟓𝟐𝟑,𝟏𝟐𝟓𝐗10−3 𝟏,𝟏𝟓
𝐀 𝐬𝐭 = ( − 𝟑𝟏𝟑. 𝟖𝟕𝟓X10−3 ) 𝐗
𝟎.𝟒𝟎𝟒 𝟒𝟑𝟒,𝟕𝟖

𝐀 𝐬𝐭 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟐𝟓𝟗𝟒𝒎𝟐

𝐀 𝐬𝐭 = 𝟐𝟓, 𝟗𝟒𝒄𝒎𝟐

Choix : 8 HA 20 espacement e= 11 cm

2) Les armatures transversales : armatures de répartitions

𝑀𝑢
μ=
bd2 σbc

Or l’effort tranchant max, Tmax = -232,5 KN, on multiplie par 1ml

Mu=1,35XTmax=1,35X232,5=348,75 KN.m b=1m et d=0,45m

348,75X10−3
On a: μ=
1X(0,45)2 X14,16

𝛍 = 𝟎, 𝟏𝟐𝟐

Calculons d’abord μR

μR = 0,8α(1 − 0,4α) = 0,376

𝜇 = 0,182 < 𝜇𝑅 = 0,376 ⇒ 𝐀′ = 𝟎 , pivot B

73
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𝐌𝐮
𝐀𝐫 =
𝐙.𝐟𝐬𝐭

𝑍 = 𝑑(1 − 0,4𝛼) ; 𝛼 = 1,25(1 − √1 − 2𝜇 ) = 𝟎, 𝟏𝟔𝟑

𝑍 = 0,45(1 − 0,4𝑋0,163) = 𝟎, 𝟒𝟐

𝑓𝑒
𝑓𝑠𝑡 = ; 𝑓𝑒 = 500 et 𝛾𝑠 = 1,15
𝛾𝑠

500
𝑓𝑠𝑡 = = 𝟒𝟑𝟒, 𝟕𝟖 𝑴𝑷𝑨
1,15

𝐌𝐮
𝐀𝐫 =
𝐙.𝐟𝐬𝐭

348,75X10−3
Ar =
0,42X434,78

Ar = 0,001909m2

𝐀 𝐫 =19,09m2

Choix : 6 HA 20 espacement e= 15 cm

 Coté intérieur de paroi avec eau


1)Les armatures longitudinales : armatures principales

Le calcul se fait à la flexion composée d’une bande de 1m à l’ELU durable.

𝑀𝑢
μ=
bd2 σbc

Or le moment fléchissant max est : Max= 208,33 KN.m

Mu=1,35XMmax= 1,35X208,33 =281,2455 KN.m b=1m et d=0,45m

281,2455X10−3
On a: μ=
1X(0,45)2 X14,16

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

𝛍 = 𝟎, 𝟏

Calculons d’abord μR

μR = 0,8α(1 − 0,4α)

3,5
Or α = (3,5+(1000X ∑ L)

fst
∑L =
𝛄𝐬 XEs

500
∑L = 5
1,15X2,1X10

∑ L = 0,00207 = 2,07X 10−3

𝟑,𝟓
𝛂 = (𝟑,𝟓+(𝟏𝟎𝟎𝟎𝐗𝟐,𝟎𝟕𝐗𝟏𝟎−𝟑 )) = 𝟎, 𝟔𝟐𝟖

On a donc : μR = 0,8X0,628(1 − 0,4X0,628)

𝛍𝐑 = 0,376

𝜇 = 0,1 < 𝜇𝑅 = 0,376 ⇒ 𝐀′ = 𝟎 , pivot B

𝐍𝐮 = 𝟏, 𝟑𝟓𝐗𝟏𝟐𝟓 = 𝟏𝟔𝟖, 𝟕𝟓𝐊𝐍

𝐌𝐮 𝛄
𝐀 𝐬𝐭 = ( − 𝐍𝐮) 𝐗 𝐟 𝐬
𝐙 𝐬𝐭

𝑍 = 𝑑(1 − 0,4𝛼) ; 𝛼 = 1,25(1 − √1 − 2𝜇 )

𝛼 = 1,25(1 − √1 − 2 𝑋0,1)

𝜶 = 𝟎, 𝟏𝟑𝟐

𝑍 = 0,45(1 − 0,4𝑋0,132)

𝒁 = 𝟎, 𝟒𝟐𝟔

𝑓𝑒
𝑓𝑠𝑡 = ; 𝑓𝑒 = 500 et 𝛾𝑠 = 1,15
𝛾𝑠

500
𝑓𝑠𝑡 =
1,15
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𝒇𝒔𝒕 = 𝟒𝟑𝟒, 𝟕𝟖 𝑴𝑷𝑨

𝐌𝐮 𝛄𝐬
𝐀𝐬𝐭 = ( − 𝐍𝐮) 𝐗
𝐙 𝐟𝐬𝐭

𝟐𝟖𝟏,𝟐𝟒𝟓𝟓X10−3 𝟏,𝟏𝟓
𝐀 𝐬𝐭 = ( − 𝟏𝟔𝟖, 𝟕𝟓X10−3 ) 𝐗 𝟓𝟎𝟎
𝟎,𝟒𝟐𝟔

Ast = 0,001130 m2

𝐀 𝐬𝐭 = 𝟏𝟏, 𝟑𝟎 cm2

Choix : 8 HA 14 espacement e= 11 cm

2)Les armatures transversales : armatures de répartitions

𝑀𝑢
μ=
bd2 σbc

Or l’effort tranchant max, Tmax = 125 KN, on multiplie par 1ml

Mu=1,35XTmax=1,35X125=168,75 KN.m b=1m et d=0,45m

168,75X10−3
On a: μ=
1X(0,45)2 X14,16

𝛍 = 𝟎, 𝟎𝟔

Calculons d’abord μR

μR = 0,8α(1 − 0,4α) = 0,376

𝜇 = 0,06 < 𝜇𝑅 = 0,376 ⇒ 𝐀′ = 𝟎 , pivot B

𝐌𝐮
𝐀𝐫 =
𝐙.𝐟𝐬𝐭

𝑍 = 𝑑(1 − 0,4𝛼) ; 𝛼 = 1,25(1 − √1 − 2𝜇

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

𝛼 = 1,25(1 − √1 − 2 𝑋0,06

𝜶 = 𝟎, 𝟎𝟕𝟕

𝑍 = 0,45(1 − 0,4𝑋0,077)

𝒁 = 𝟎, 𝟒𝟑𝟔

𝑓𝑒
𝑓𝑠𝑡 = ; 𝑓𝑒 = 500 et 𝛾𝑠 = 1,15
𝛾𝑠

500
𝑓𝑠𝑡 =
1,15

𝒇𝒔𝒕 = 𝟒𝟑𝟒, 𝟕𝟖 𝑴𝑷𝑨

𝐌𝐮
𝐀𝐫 =
𝐙. 𝐟𝐬𝐭

168,75X10−3
Ar =
0,436X434,78

Ar = 0,00089 m2

𝐀 𝐫 = 𝟖, 𝟗𝐜𝐦𝟐

Choix : 6 HA 14 espacement e= 15 cm

6- Schéma de ferraillage et plan de coffrage de l’ouvrage

Le ferraillage le plus adopté est celui obtenu avec la combinaison à l’ELU qui est la plus
défavorable.

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Figure 24 : Schéma de ferraillage de paroi.

Figure 25 : Vue en plan et plan de coffrage de l’ouvrage.


Il était question de faire un dimensionnement manuel de la structure du bassin de dissipation. Il
ressort que notre ouvrage sera stable tant sur le plan fonctionnel que structurale. L’ouvrage a été
dimensionné séparément avec un radier considéré comme une dalle et les parois considérées
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comme des voiles. Nous avons identifié les charges permanentes et variables notamment les
charges hydrostatiques dus aux poussées de l’eau et les charges dus aux différents engins de
chantier appliquées à l’ensemble de l’ouvrage. Les sollicitations et les armatures des éléments de
l’ouvrage sont regroupées dans des tableaux. Etant donné que nous allons utiliser deux méthodes
de dimensionnement, nous allons passer dans la partie suivante au dimensionnent assisté à
l’ordinateur de l’ouvrage.

III.3 Dimensionnement assisté par ordinateur de l’ouvrage

Le logiciel Robot Structural Analysis 2018 sera utilisé pour calculer l’ouvrage. Ce logiciel est
utilisé par les ingénieurs en Génie Civil pour les projets de construction en béton, en acier ou en
acier béton. Il permet de faire le dimensionnement de tous les éléments structuraux, l’édition des
armatures et des sections et l’obtention des plans de construction de la structure de l’ouvrage.
Le logiciel Robot a été conçu pour le calcul des efforts et le dimensionnement des structures en
béton armé et métalliques. Le calcul des ouvrages d’arts, en particulier celui de l’ouvrage soumis
à notre étude fait aussi partie intégrante de la fonction de Robot. Dans suite de notre travail, nous
allons présenter un dimensionnement de qualité suite à l’usage de ce logiciel qualifié dans le
calcul des structures.

III.3.1 Modélisation de la structure avec le logiciel ROBOT

1- Normes et matériaux

-Unités et formats : métriques (degré et Kilo–newton)

-Normes : béton armé (BAEL 91 mod.99) ; géotechniques (Fascicule No 62 – Titre V) -


Classe du béton : B25

-Acier des barres : Fe 500

-Enrobage : 5.0 cm

-Maillage fin : méthode de Delaunay

2-Modélisation du radier et des parois

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Pour cette modélisation, nous allons utiliser les éléments de construction notamment l’outil
« dalle » pour le radier et l’outil « voile » pour les parois avec un modèle coque. Nous devons au
préalable définir les épaisseurs et d’après le Prédimensionnement des épaisseurs fait par le calcul
manuel, nous avons adopté l’épaisseur e = 70 cm pour tous les éléments de structures.

Cherchons le coefficient d’élasticité du sol


Notre radier repose sur un sol élastique, nous devons tenir compte de l’interaction sol-structure.
Le paramètre 𝑲𝒛 appelé coefficient d’élasticité du sol ou module de réaction du sol met en
exergue l’interaction sol structure. Il se calcule comme suis :

𝜎𝑢𝑙𝑡 𝜎𝑢𝑙𝑡
𝑲𝒁 = 𝟒𝟎𝑿𝝈𝒖𝒍𝒕 or 𝜎𝐸𝐿𝑆 = et 𝜎𝐸𝐿𝑈 =
3 2

𝑲𝒁 = 𝟒𝟎𝑿𝟑𝑿𝝈𝑬𝑳𝑺 = 𝟒𝟎𝑿𝟐𝑿𝝈𝑬𝑳𝑼

D’après les résultats géotechniques, 𝝈𝑬𝑳𝑺 = 𝝈𝒂𝒅𝒎 = 𝟎, 𝟐𝑴𝑷𝑨 = 𝟐𝟎𝟎𝑲𝑵/𝒎𝟐

𝑲𝒁 = 𝟒𝟎𝑿𝟑𝑿𝟐𝟎𝟎

D’où 𝑲𝒁 = 𝟐𝟒𝟎𝟎𝟎𝑲𝑵/𝒎𝟑

Figure 26 : Modélisation de la structure de l’ouvrage [avec l’usage de robot].


III.3.2 Application des charges permanentes et d’exploitation

Notre ouvrage de prise d’eau est sans remblai et par conséquent, le poids des remblais n’existe
pas et les charges permanentes appliquées à la structure sont : le poids propre de l’ouvrage, la
charge due aux poussées de terre et la charge due au poids de la vanne AVIO.

1- Calcul du poids propre de la structure

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Dans ce cas de dimensionnement assisté par ordinateur, le poids propre de notre ouvrage, sera
directement pris en compte directement dans les différents calculs par le logiciel Robot.

Figure 27 : Poids propre de la structure de l’ouvrage [avec l’usage de robot].


2- Application de la charge permanente due au poids de la vanne AVIO

Le poids de la vanne AVIO qui sera installé sera prise en compte dans notre dimensionnement car
la charge de cette vanne agis directement sur l’ouvrage. Nous avons considéré une charge
permanente de 50KN sur chaque voile qui soutiendra la vanne.

Gv = 50 KN S=202,4m2

50
Gv = 202,4

𝐆𝐯 = 𝟎, 𝟐𝟒𝟕𝐊𝐍/𝐦𝟐

Cette charge sera répartie sur tout l’ensemble du radier comme une charge surfacique.

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Figure 28 : Application de la charge due au poids de la vanne AVIO sur la structure [avec l’usage
de robot].
3- Application de la charge permanente due aux poussées de terre

Pt= 𝑲a. ɣ. Z Avec ɣ= 20 KN/m3 et Z=5m, la hauteur du remblai.

Calcul des poussées de terre sur les parois :


Pt= 0.33X20X5
Pt= 33 KN/m2

Figure 29 : Application de la poussée de terres sur les parois de la structure.

4- Application de la charges d’exploitation due à la poussée hydrostatique de l’eau

Pendant la période ou la structure sera remplie d’eau, il y aura développement d’une poussée
hydrostatique sur le radier et les parois de l’ouvrage. En effet, la poussée hydrostatique sera
appliquée sur toutes les parties de l’ouvrage comme une charge variable car son influence sur
l’ouvrage sera beaucoup plus lorsque le niveau de sera plus conséquent.

La poussée hydrostatique sur le radier et les voiles inférieur :

QH= ɣw x H avec ɣw =10 KN/m3


=10x5
QH=50 KN/m²

82
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Figure 30 : Application du poids de l’eau sur le radier de la structure.

Figure 31 : Application de la charge hydrostatique de l’eau sur l’ensemble de la structure.


III.3.3 Les combinaisons de charges à l’ELU et à l’ELS

Dans ce cas, nous avons trois arguments :

- l’opérateur « Et » va additionner les groupes entre eux ;

- l’opérateur « Ou exclusif » : les groupes ne pourront pas être pris ensemble ;

- l’opérateur « Ou inclusif » : va effectuer toutes les solutions possibles (en additionnant tous les
groupes et en les séparant.

III.3.4 Les différents groupes de charges

Tableau 11 : les différents groupes de charges utilisées


Les charges permanentes Les charges variables
G1 ET G2 Q1 OU Q2
G1 : poids propre Q1 : Poussée hydro A
G2 : Poussée max à gauche et à droite, Q2 : Poussée des charges
Poussée min à gauche et à droite.

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III.3.5 Quelques combinaisons de charges

(Voir annexe 10 pour les combinaisons)

III.3.6 Les notes de calcul de l’ouvrage

(Voir annexe 11 pour la note de calcul de la dalle du radier)

(Voir annexe 12 pour la note de calcul du voile parois)

III.3.7 Les plans d’exécution de l’ouvrage

(Voir annexe 13)

III.3.8 Les plans de coffrage de l’ouvrage

(Voir annexe 14 pour le plan de coffrage du radier)

(Voir annexe 15 pour le plan de coffrage des parois voiles)

III.3.9 Ferraillage théorique de l’ouvrage

(Voir annexe 16 pour le ferraillage théorique du radier)

(Voir annexe 17 pour le ferraillage théorique des parois voiles)

CONCLUSION

Au terme de ce chapitre, il était question de dimensionner la structure d’un bassin de


dissipation manuellement et avec l’assistance du logiciel Robot Structural Analysis. Après les
calculs faits, il s’avère que notre ouvrage est stable tant sur le plan tant sur le plan fonctionnel
que structurale. Il était question pour nous vérifier les sections adoptées lors des études d‘avant-
projet en utilisant deux méthodes de dimensionnement (manuel et assisté par ordinateur). Pour
mieux expliquer les résultats obtenus, le chapitre suivant pourra en dire plus par rapport aux
sections adéquates a adopté pour notre ouvrage.

84
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CHAPTRE iii : RESULTATS ET


DISCUSSIONS

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I-RÉSULTAT DUE AUX DIFFÉRENTS CALCULS DE L’OUVRAGE

Les résultats attendus dans ce travail, seront mentionnés dans ce chapitre. Il est question pour
nous de dimensionner l’ouvrage de prise d’eau avec deux méthodes (calcul manuel et assisté par
ordinateur) afin de vérifier les sections prises dans l’APD tout en respectant les normes de calcul
des ouvrages de génie civil. Nous allons présenter les différents résultats obtenus lors des deux
méthodes de dimensionnements, le DQE, le planning prévisionnel des travaux, l’impact
environnemental de l’ouvrage et les mesures d’atténuations pour les impacts négatifs.

I.1 Description des deux méthodes

I.1.1 Méthode de calcul manuel

Le calcul manuel de l’ouvrage s’est effectuer sur un mètre linéaire en utilisant des méthodes
spécifiques aux Résistance Des Matériaux (RDM) afin de déterminer les moments fléchissants et
les efforts tranchants appliqués à l’ouvrage. Après les calculs, nous avons constaté que notre
radier(dalle) porte dans un seul sens, nous l’avons donc dimensionné comme une poutre
renversée au sol sur un mètre linéaire à la flexion simple et les parois comme des murs de
soutènement à la flexion composé avec des armatures partiellement tendues.

I.1.2 Méthode de calcul assiste par ordinateur

Le logiciel Robot Structural Analysis 2018 nous a permis de modéliser l’ouvrage, de calculer et de
vérifier les résultats obtenus et dimensionner les éléments spécifiques de la structure. Nous avons
utilisé le modèle coque pour le calcul de notre ouvrage. Ce logiciel utilise la méthode des éléments
finis et prend en compte la déformation par le moment fléchissant et l’effort tranchant. Chaque
élément est constitué de nœuds, aux sommets et aux milieux des cotés avec des degrés de liberté
chacun. Le maillage de l’ouvrage est réalisé en fonction de ses dimensions (épaisseurs et porté).
Une analyse élastique et linéaire sur chaque nœud, nous a permis d’obtenir les moments
fléchissants et les efforts tranchants et ce qui nous a permis d’obtenir des sections de béton et
celles des armatures dimensionnées et vérifiées.

I.2 Récapitulatif des différents résultats obtenus pour les deux méthodes

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Tableau 12 : Les différents moments et efforts obtenus.


Eléments Sollicitations Calcul manuel Calcul assisté par
de ordinateur
structures ELU ELS ELU ELS
Radier Moment Mmax 1351,99 945,24 882,07 598,20
(KN.m)

Effort Nmax 133,53 93,357 121,10 80,79


(KN)

paroi Moment Mmax 387,5 / 378,14 /


(KN.m)

Effort Nmax 232,5 229,45 /


(KN) /

Tableau 13 : Les sections d’aciers obtenus.


Sections d’aciers (cm2)
Eléments de structures Calcul manuel Calcul assisté
par ordinateur
Acier principaux 56,53 37,76
Sur appuis
Acier de 14,13 12,57
Radier répartition
Acier principaux 56,53 37,76
En travée
Acier de 14,13 12,57
répartition
Acier principaux 25,94 22,30
Paroi Acier de 19,09 15,71
répartition

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Tableau 14 : Les ferraillages obtenus.


Eléments
de Calcul manuel Calcul assisté par L’APD
structure ordinateur
s Aciers Aciers de Aciers Aciers de Aciers Aciers de
principaux répartition principaux et répartition principaux répartition
et et espacement( et et et
Espacemen espacemen e) Espacemen Espacemen espacemen
t (e) t (e) t (e) t (e) t (e)
Radier 12HA25 5HA20 8HA25 4HA20 6HA20 5HA20
e=7,5cm e=18cm e=11cm e=22,5cm e=20cm e=20cm
Paroi 8HA20 6HA20 8HA20 5HA20 9HA20 3HA20
e=11cm e=15cm e=11cm e=18cm e=25cm e=17cm

II- INTERPRETATION GENERALE

Les deux méthodes de dimensionnement ont permis d’aboutir aux résultats de ferraillage
différents. En effet, le calcul manuel et le logiciel Robot Structural Analysis 2018 présentent
chacune une particularité qui ne permet pas évidemment d’avoir forcément les mêmes résultats.
Le calcul manuel a toujours été le recours de l’homme pour la résolution de beaucoup de
problèmes. Ainsi, dans le génie civil, calculer un ouvrage hydraulique soi-même demande
beaucoup de maitrise dans divers domaines d’activités. En d’autres termes, il faut avoir des
connaissances requises dans le domaine de la géotechnique, de la résistance des matériaux, des
ouvrages d’art ; savoir résoudre des équations et lire les plans architecturaux ainsi qu’une maitrise
de l’interprétation des plans de ferraillage. En plus de disposer de beaucoup de temps pour
dimensionner un tel ouvrage sans oublier les conditions de vérification à faire, il faut être très
attentif quant à la résolution des équations, à la manipulation de la calculatrice car une petite
erreur peut jouer sur une condition de vérification. Cependant, le calcul manuel permet
d’approximer et d’obtenir des résultats exacts relativement avec une petite marge d’erreurs et
est économique en termes de coût. Le logiciel Robot Structural Analysis 2020 utilisé pour la
deuxième méthode de dimensionnement donne les résultats de tous les détails de calculs c’est-
à-dire depuis les normes, les moments, les efforts, les sections d’aciers, les quantités d’aciers
jusqu’aux plans d’exécution de l’ouvrage, les conditions de vérification, en si peu de temps qu’on
se demande s’il est vraiment efficace. En utilisant Robot, il donne une facilité d’utilisation en
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guidant son utilisateur. Néanmoins, il faut savoir comment le logiciel fonctionne, les hypothèses
mises en évidence. Il ne répond pas toujours au besoin de son utilisateur. A la lumière de ce qui
précède, il ressort que le dimensionnement avec le logiciel est beaucoup plus adapté de nos jours.
Robot calcule et génère des résultats souvent surdimensionnés avec une marge de sécurité tandis
que le calcul manuel permet d’approximer et d’obtenir des résultats exacts relativement avec une
petite marge d’erreurs. Avec le logiciel, en un temps très court, on obtient tous les résultats mais
Robot affecte un coefficient de sécurité relativement élevé afin que quel que soit la charge
ajoutée, l’ouvrage puisse tenir. Ces deux méthodes ont permis d’apporter une réponse quant aux
choix de dimensionnement structural afin d’obtenir un ouvrage économiquement favorable et
répondant aux normes techniques. Notre choix s’est porté sur le dimensionnement par calcul
manuel.

III-ESTIMATION DU COUT DE L’OUVRAGE

Dans le but d'assurer une réalisation efficace de cet ouvrage, il est plus judicieux de faire un devis
quantitatif afin de mieux comprendre les quantités de matériaux employés. Ce devis quantitatif
illustre les quantités de matériaux en fonction de leur volume, de leur surface et de leur distance,
qui seront employées pour la construction de cet édifice. Le devis estimatif, en utilisant le devis
quantitatif, nous a permis d'obtenir une idée du coût global de l'ouvrage. Pour cela, nous avons
utilisé les prix fixés par le projet. Une fois que les devis quantitatifs et estimatifs ont été réalisés,
le coût global de l'ouvrage est indiqué dans le tableau suivant :

Tableau 15 : Récapitulatif de l’estimation du cout de l’ouvrage.


Désignation Montant hors taxes en FCFA TTC
Travaux préparatoires 4 506 000
Dégagements et terrassements 5 736 366
Béton arme pour radier et voiles 126 001 375
Equipements hydromécaniques 295 672 865
Montant total hors taxe 431 916 606

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IV-PLANNING PRÉVISIONNEL DES TRAVAUX

C’est un véritable tableau de bord pour l’avancée des travaux, il permet la gestion opérationnelle
et financière des travaux, en synthétisant l’ensemble des constituants élémentaires du suivi de
chantier : la main d’œuvre, les matériaux, les coûts de production et le règlement du Maitre
d’Ouvrage. Le planning prévisionnel des travaux est proposé en annexe 6.

V-IMPACT ENVIRONNEMENTAL

Dans cette étude, nous présenterons les impacts positifs et négatifs sur les êtres humains et
leurs milieux de vie physique en ce qui concerne l’environnement dans lequel, notre ouvrage sera
construit. Ces impacts, se manifestent à toutes phases de construction de la construction et
lorsque l’ouvrage sera en cours d’utilisation notamment pendant les moments où celui-ci aura
besoin d’un certain nettoyage. Nous allons proposer des mesures pour atténuer et augmenter les
bénéfices en termes de coût, d’efficacité, trouver un moyen pour compenser les impacts négatifs
de l’ouvrage, tout en ayant un programme de suivi adéquat.

V.1 Impacts négatifs

o La pollution

C’est la dégradation de l’environnement par des substances (naturelles, chimiques ou


radioactives), des déchets (ménagers ou industriels) ou des nuisances diverses (sonores,
lumineuses, thermiques, biologiques, etc.). Lorsque les engins de terrassement sont en place pour
effectuer les travaux de terrassements, ceux-ci polluent l’atmosphère et cela peut constituer un
problème pour la population environnante et la couche d’ozone.

o Erosion des sols


L’érosion des sols est susceptible d’exister avec l’exploitation des sites d’emprunts. Ceci due au
fait que certains sites d’emprunt ne sont pas réhabilités, ce qui favorisera la stagnation des eaux
insalubres qui avec le temps peuvent entrainées des maladies pour les riverains et surtout cela
peut impacter les cultures à venir si les sites d’emprunts sont proches de celles-ci. En outre ses
érosions peut être des potentiels risques de noyade pour enfants.

90
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o La destruction du couvert végétal (la déforestation et le déboisement)

La destruction de certains arbres et espaces verts fragilise l’environnement. De plus le sol perd
en fertilité, il s’érode, se dégrade, sa biodiversité est profondément affectée et le carbone stocké
dans le sol est massivement relâche dans l’atmosphère.

o Perturbations des habitats fauniques


Il faut participer à la conservation de la biodiversité et des habitats fauniques, car beaucoup
d’espèces fauniques disparaissent et quittent leurs habitats pourtant ils sont d’une grande
importance dans l’environnement où ils sont sensés vivre.

V.2 Impacts positifs

o Un bon réseau d’assainissement


La construction de cet ouvrage de prise d’eau permettra à la population environnante de
booster leurs revenus agricoles et d’avoir de l’eau en permanence en cas de déficit pour les
plantes. En outre, l’ouvrage de prise d’eau va transiter un débit de 14m 3 qui sera suffisant pour
irriguer toutes les parcelles aménagées dans le périmètre où celui-ci sera construit.

o La création d'emploi
En fonction de leurs besoins, les entreprises détermineront le nombre et les qualifications
lors des phases de chantier, d'exploitation et d'entretien. Les habitants de la région sont des
sources potentielles de main-d'œuvre : les cadres, agents de maitrises, les ouvriers qualifiés et les
manœuvres. Il est nécessaire de recruter plusieurs cadres moyens et supérieurs, parmi lesquels
on peut mentionner des conducteurs de travaux, des chefs de chantiers et des topographes.

o Une meilleure intégration environnementale

Grâce à la construction de cette infrastructure hydraulique et des réseaux de drainage pour


l'irrigation gravitaire prévue dans cette région, il sera possible de combattre les érosions des sols,
de préserver les ressources en eau, de prévenir les inondations et surtout d'éviter le gaspillage
d'eau provenant de la retenue du barrage de Lagdo en fournissant la quantité d'eau nécessaire
et efficace pour les plantes.

o Le développement des activités socio-économiques


91
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Le fait que le personnel de chantier soit installé dans la zone va augmenter la demande en
logements. L'augmentation de la demande en équipements pourrait encourager les propriétaires
de maisons à améliorer l'état de leurs bâtiments, ce qui aura un effet bénéfique sur le confort de
vie. Au cours de la construction, la population de la zone du projet va augmenter, tant par la
présence du personnel de l'entreprise que par celle des personnes venues pratiquer des activités
commerciales. En outre, le déplacement temporaire des employés vers la zone des travaux
provoquera une augmentation de la consommation de divers produits essentiels tels que le
carburant et les aliments, ce qui entraînera une augmentation des revenus pour les responsables
d'activités.

VI-MESURES D’ATTÉNUATIONS DURANT LES TRAVAUX

L’essentiel des mesures d’atténuations se concentrera sur l’organisation des travaux et


l’équipement des infrastructures essentielles.

-Mise en place du chantier : les espaces de construction seront établis dans les zones à enclave
ouvertes avec accès facile, qui ne pourront pas être utilisées à des fins agricoles. Il est impératif
que les bases de vie soient éloignées des puits et des cours d’eau afin d’éviter tout risque de
pollution de la ressource ; il ne sera pas autorisé de déposer des matériaux pouvant libérer des
matières polluantes.

- Plan de circulation et de déviation : Tout d’abord nous débutons avec des sensibilisations auprès
des populations riveraines afin de les informer sur les risques potentiels des travaux, sur la
signification des panneaux de signalisation. Il sera mis en place un plan de circulation des engins
afin de favoriser la mobilité et l’accessibilité des habitants du quartier. La mise en place de
panneaux de signalisation et d’informations renforcera ce plan. Il sera nécessaire d’être adaptable
en fonction du calendrier prévu pour les travaux. Les zones des travaux seront balisées pour éviter
des incidents sur le chantier. Pour ce qui est de la distanciation dans la construction de
l’ouvrage on a : 50m de la route pour les exigences paysagères, cette distance jouera le rôle
d’écran végétal auprès des éventuels usagers de la route ; 100m pour prévenir les risques de
pollution hydriques (par exemple des hydrocarbures…) ; 500m pour prévenir la pollution sonore.

92
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

-Déplacement des terres : les sites de prélèvement ou carrières utilisés pour les dépôts
supplémentaires seront sélectionnés de manière à éviter tout impact sur le paysage ou tout
danger, et ils seront remis en état après les travaux.

-Arrosage périodiques/systématiques de toutes les voies de circulation : Dans le but de lutter


contre les émissions de poussières par les circulations d’engins et le transport des matériaux, les
responsables de chantier arroseront les pistes proches des zones habitées. Il est possible que les
dépôts provisoires de remblais ou de déblais soient également humidifiés.

-Stockage de carburant et de lubrifiants : les produits hydrocarbonés seront stockés dans des
réservoirs situés dans les zones de confinement adéquates pour éviter tout déversement ou
rupture du déversoir et minimiser les risques d’incendies. On prévoit l’installation d’équipement
de nettoyage de tout déversement.

- Le port des EPI obligatoire pour tous le personnel de l’entreprise sur le chantier : le port d’EPI
peut être rendu nécessaire pour préserver la santé et la sécurité des salariés affectés à l’utilisation
de certaines machines ou à certains travaux, en les protégeant contre un ou plusieurs risques.

CONCLUSION

Dans cette partie, il était question pour nous de présenter les différents calculs obtenue suite au
dimensionnement manuel et assisté par ordinateur. Il en ressort de notre analyse que les
résultats obtenus des calculs ne sont pas satisfaisant vis-à-vis des sections adoptées dans l’APD.
Toutefois, le dimensionnement assisté par ordinateur de nos jours parait beaucoup plus adapté
pour les calculs des structures des ouvrages de génie civil. Nous avons ensuite fait une estimation
globale du coût de l’ouvrage, présenter un planning prévisionnel des travaux ainsi qu’une étude
d’impact environnemental et quelques mesures d’atténuations.

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

CONCLUSION GÉNÉRALE ET RECOMMANDATIONS

En définitive, ce projet de fin d’étude consistait à faire un dimensionnement structural d’un bassin
d’amortissement composante de l’ouvrage de prise d’eau en béton armé en utilisant deux
moyens de calculs différents (manuel et assisté par ordinateur) dans le but de donner notre point
de vue sur les sections de l’ouvrage choisis dans l’APD. Les études hydrologiques et hydrauliques
faites dans l’APD ont permis d’obtenir un débit de Q=14m3/s et cela a permis de choisir un
ouvrage de 33,67m de long, 9m de large et 6m de hauteur avec des épaisseurs de 70cm. En effet,
cet ouvrage de prise d’eau est situé dans l’arrondissement de Lagdo dans le Nord Cameroun plus
précisément dans le village de Gounougou. Notre dimensionnement nous a permis d’avoir des
aciers de type HA 25 et HA 20 pour les deux moyens. Le calcul manuel donne des résultats exacts
relativement avec une légère marge d’erreur tant dis que le logiciel robot calcule et ressort des
résultats plus exacts lorsqu’on applique bien les charges que l’ouvrage est appelé à recevoir et
avec une marge de sécurité très élevé. En utilisant ces deux méthodes de calcul, cela nous a
donner une réponse plus explicite au choix fait dans l’APD, tout en respectant les normes
techniques de construction des ouvrages de génie civil. A travers ces deux méthodes, les sections
obtenues dans l’APD ne sont pas satisfaisantes pour exécution car les sections obtenues après les
calculs, sont supérieures à celles choisies dans l’APD au vu de toutes charges que l’ouvrage devra
supporter. Cela sous-entend que nous devons bien vérifier les études projets d’exécutions avant
de passer à la réalisation. Pour la réalisation de cet ouvrage de prise d’eau nous avons obtenu
d’après le DQE une somme globale de 431 916 606 FCFA. A travers cette étude, nous retenons
que le dimensionnement manuel semble être plus compliqué même comme celui-ci donne
parfois des résultats plus exactes par rapport au dimensionnement assisté par ordinateur qui
donne des résultats en un laps de temps et qui affecte un coefficient de sécurité plus élevé afin
que l’ouvrage puisse tenir quel qu’en soit les charges qu’il est appelé à supporter durant toute la
période de son utilisation. Dans notre cas, le dimensionnement de cet ouvrage nous a donner à
peu près les mêmes résultats.

Pour mieux finaliser notre travail, nous allons donner quelques recommandations.

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

Recommandation par rapport au dimensionnement de l’ouvrage : bien que le calcul avec le


logiciel Robot est rapide, il présente0 néanmoins des résultats surdimensionnés de la structure
et présentes certaines limites. Donc, il est nécessaire de prendre en compte le dimensionnement
manuel, car il donne des résultats plus précises avec une légère marge d’erreur.

Recommandation par rapport à l’exécution de l’ouvrage : l’exécution ne pose pas de problème


particulier sauf en cas de non-respect des règles élémentaires de la bonne construction des
ouvrages en Génie-Civil. Néanmoins, il faut respecter le dosage prévu par la formulation du béton
et le remblaiement des parois de l’ouvrage avec des matériaux de très bonne qualité et surtout
faire un bon compactage à l’aide des moyens les plus adaptés.

Recommandation par rapport à l’entretien de l’ouvrage : mettre en place un système de curage


et nettoyage de l’ouvrage afin qu’il puisse bien évacuer le débit d’eau nécessaire voulu par les
études faites dans l’APD.

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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

REFERENCES Bibliographiques
[1] Réalisation de l’étude impact environnemental et social détaillés des périmètres de Lagdo
fevier-2022.

[2] L11 ET L12 APD Phases I et II, version finale,512 pages,18 avril 2021.

[3] BAEL 91 modifié 99.

[4] FASSICULE 70 Fascicule 62 Titre I : Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages
et constructions en béton armé suivant la méthode des états limites, novembre 2003.

[5] FASSICULE 74 Construction des réservoirs en béton et réhabilitation des réservoirs en béton
ou en maçonnerie Version 4.01 – mai 2021.

[6] A. GUERRIN et R.C. LAVAUR, Traité du Béton armé volume 6, réservoirs châteaux d’eau
piscines 271 pages.

[7] JEAN PERCHAT et Jean ROUX, Pratique du BAEL 91, 467 pages.

[8] BRAHIM YOUNS, Ingénieur d’état de l’EHTP, TOUT EN UN calcul des structures de bâtiment en
béton armé, Version 1,2015.

[9] BELAZOUGUI M, Règles de conception et de calcul en béton armé C.C.B.A 93, décembre 1996.

[10] Master 2, eau et agro équipements, note de cours Ouvrages Hydrauliques des systèmes
d’irrigation.

[11] Dr DJUIMO Herman, Cours non publié de béton armé et béton précontraint de (ENSPM)2022.

[12] Mr SOUINA Barnabas, cours non publié de Résistance Des Matériaux (ENSPM) 2022.

[13] Dr ABOUKAR, cours non publié d’Hydraulique I et II (ENSPM) 2023.

[14] Master I, Irrigation sous pression et gestion des périmètres d’irrigation(ISPGP).

[15] Cours_ouvrages_hydrauliques.pdf pour les élèves de 3ème année Département Génie Civil
de L’ENIT par Khlifa MAALEL et Zouheir HAFSIA, 213 pages.

96
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DIMENSIONNEMENT D’UN BASSIN DE DISSIPATION D’EAU EN BÉTON ARMÉ.

[16] ZONGO Larissa, ETUDE COMPARATIVE DU DIMENSIONNEMENT D’UN DALOT, mémoire


soutenu le 25 octobre 2013, 2EI.

[17] MESSAOUDI Lamine, HARRACHE Abdelmalek, étude d’un réservoir d'eaux en béton arme à
ciel ouvert.

[18] www.GenieCivilPDF.com, calcul d’un mur de soutènement consulté le 19 mars 2024(on


line).

[19] Oidp-Afrique.org/2022/07/06/commune de lagdo-2 consulté le 19 mars 2024(on line).

[20] Lagdo mairie Conseil Cameroun.com consulté le 07 avril 2024 (on line).

[21] Journals Open edition.org consulté le 21 avril 2024 (on line).

[22] google.com moteur de recherche, consulté entre janvier et juillet 2024 (on line).

[23] wikipedia.com moteur de recherche, consulté entre janvier et juillet 2024 (on line).

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Annexes

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ANNEXE 1 : LES RESULTATS DES SONDAGES GEOTECHNIQUES

PENOTROMETRES DYNAMIQUE LEGER AU POINT BAS

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PENOTROMETRES DYNAMIQUE LEGER AU POINT HAUT

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ANNEXE 2 : TABLEAU DE DETERMINATION DU FERRAILLAGE EN FONCTION DE LA SECTION


D’ARMATURES

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ANNEXE 3 : LES PLANS D’EXECUTIONS PREVUS DANS L’APD

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ANNEXE 4 : ABAQUE : FLEXION SIMPLE-SECTION RECTANGULAIRE-ELS

103
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ANNEXE 5 : DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF DE L’OUVRAGE

DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF DE L'OUVRAGE DE PRISE D'EAU


N Désignation Unité(U) Quantité Prix Prix total (FCFA)
unitaire(FCFA)
100 SERIE 100: TRAVAUX PREPARATOIRES
101 Nettoyage du chantier M2 306 1000 306 000
102 Installation de chantier FF 1 3 000 000 3 000 000
103 Amené et repli du FF 1 1 200 000 1 200 000
matériel
Sous total série : 100 4 506 000
200 SERIE 200: DEGAGEMENTS ET TERRASSEMENTS
201 Démolition m3 150 12 354 1 853 100
202 Déblai de toute nature m3 80 3 200 256 000
mise en dépôt
203 Purges m3 505.5 6000 3 030 300
204 Remblai (graveleux m3 130.75 4 568 597 266
latéritiques) provenant
d'emprunt compacté en
couches successives de
toute nature
Sous total série : 200 5 736 366
300 SERIE 400: BETON ARME POUR RADIER ET VOILES
301 Béton de propriété dosé m3 32 88 885 2 844 320
à 150kg/m3 e=10cm
302 Béton armé dosé à m3 215 331 152 71 197 680
350kg/m3 pour radier
e=70cm

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303 Béton armé dosé à m3 132 331 152 43 712 064


350kg/m3 pour voile
e=70cm
304 Béton armé dosé m3 24 331 152 7 947 648
350kg/m3 pour voile
e=140cm
305 Badigeonnage au bitume m2 168.35 1 780 299 663
des parois extérieures
Sous total série: 400 126 001 375
400 SERIE 400: EQUIPEMENTS HYDROMECANIQUES
401 Vanne AVIO 280/630 U 1 295 672 865
Sous total série: 400 295 672 865
MONTANT TOTAL HORS TAXE 431 916 606

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ANNEXE 6 : PLANNING PREVISIONNEL DES TRAVAUX DE L’OUVRAGE

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ANNEXE 7 : COURBE DU MOMENT FLECHISSANT MAXIMUM

ANNEXE 8 : COURBE DU MOMENT FLECHISSANT MINIMUM

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ANNEXE 9 : LES EXTREMES GLOBAUX

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ANNEXE 10 : QUELQUES COMBINAISONS DE CHARGES

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ANNEXE 11 : NOTE DE CALCUL DALLE RADIER

Dalle - panneau n° 1
1.1. Ferraillage
-Type : Plancher BA
-Direction armatures principales : 0°
-Classe armatures principales : HA 500 ;
-résistance caractéristique = 500,00 MPa
-Enrobage inférieur c1 = 3,0 (cm)
Supérieur c2 = 3,0 (cm)
1.2. Béton

 Classe : BETON25 ; résistance caractéristique = 25,00 Mpa

 Densité : 2501,36 (KG/m3)

1.3. Hypothèses
-Calculs suivant : BAEL 91 Mod. 99
-Méthode de calcul de la section d'acier : Analytique
-Fissuration : peu préjudiciable
-Flèche admissible : 3,0 (cm)
-Type de calcul : flexion
1.4. Géométrie de la dalle

Epaisseur 0,70 (m)


Contour :
Bord début fin longueur

x1 y1 x2 y2 (m)

1 0,00 23,00 8,31 23,00 8,31


2 8,31 23,00 8,31 0,00 23,00
3 8,31 0,00 0,00 0,00 8,31
4 0,00 0,00 0,00 23,00 23,00

Appui :
Nom dimensions coordonnées
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(m) x y
Linéaire 23,00 / 0,70 0,00 11,50
Linéaire 0,70 / 8,31 4,16 23,00
Linéaire 0,70 / 8,31 4,16 0,00
Linéaire 23,00 / 0,70 8,31 11,50

1.5. Résultats des calculs


1.5.1. Moments maximaux + ferraillage pour la flexion

Ax (+) Ax (-) Ay (+) Ay (-)


Ferraillage réelle (cm2/m) : 37,76 37,76 12,57 12,57
Ferraillage théorique modifié (cm2/m) : 8,84 33,38 8,79 8,68
Ferraillage théorique primaire (cm2/m) : 8,84 33,38 8,79 8,68
Coordonnées (m) : 1,00 ;21,50 0,00 ;9,50 5,87 ;23,00 0,50 ;22,50

1.5.2. Moments maximaux + ferraillage pour la flexion

Ax (+) Ax (-) Ay (+) Ay (-)

Symboles : section théorique/section réelle


Ax (+)(cm2/m) 8,84/37,76 0,00/0,00 8,84/37,76 0,23/37,76
Ax (-) (cm2/m) 9,62/37,76 33,38/37,76 8,84/37,76 8,84/37,76
Ay (+) (cm2/m) 8,68/12,57 0,00/12,57 8,79/12,57 8,68/12,57
2
Ay (-) (cm /m) 8,68/12,57 8,68/12,57 8,68/12,57 8,68/12,57
ELS
Mxx (kN*m/m) -100,56 -598,20 -14,80 -34,25
Myy (kN*m/m) 22,33 -118,37 136,56 39,54
Mxy (kN*m/m) -57,48 -9,84 -10,81 -34,05

Nxx (kN/m) 50,08 -303,78 796,13 310,81


Nyy (kN/m) -29,24 -154,48 101,54 -28,85
Nxy (kN/m) 11,49 -22,07 92,65 -40,23

ELU
Mxx (kN*m/m) -154,43 -882,07 -21,13 -49,87
Myy (kN*m/m) 33,16 -174,65 243,78 65,31
Mxy (kN*m/m) -107,13 -15,27 -16,04 -64,82

Nxx (kN/m) 101,25 -448,32 1268,62 501,73


Nyy (kN/m) -38,98 -225,08 173,22 -39,58
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Nxy (kN/m) 18,71 -37,39 147,53 -67,69

Coordonnées (m) 1,00 ;21,50 0,00 ;9,50 5,87 ;23,00 0,50 ;22,50

Coordonnées*(m) 31,97 ;7,31 ;0,0 19,97 ;8,31 ;0,00 33,47 ;2,44 ;0,0 32,97 ;7,81 ;0,00

* - Coordonnées dans le repère global de la structure

1.5.4. Flèche
|f(+)| = 0,0 (cm) <= fdop(+) = 3,0 (cm)

|f(-)| = 1,5 (cm) <= fdop(-) = 3,0 (cm)

2. Résultats théoriques - disposition des armatures

Liste de solutions :
Ferraillage par barres

Solution n° Armatures Poids total


Diamètre / Poids (KG)

1 - 15106,66

Résultats pour la solution n° 1

Zones de ferraillage

Ferraillage inférieur
Nom coordonnées Armatures adoptées At Ar

x1 y1 x2 y2 [mm] / [cm] [cm2/m] [cm2/m]


1/1- Ax Principal 0,0 0,0 8,31 23,00 25,0 / 13,0 33,38 < 37,76

1/2- Ay Perpendiculaire 0,00 0,00 8,31 23,00 20,0 / 25,0 8,68 < 12,57

Ferraillage supérieur

Nom coordonnées Armatures adoptées At Ar

x1 y1 x2 y2  [mm] / [cm] [cm2/m] [cm2/m]

1/1+ Ax Principal 0,0 0,0 8,31 23,00 25,0 / 13,0 8,84 < 37,76

1/2+ Ay Perpendiculaire 0,0 0,0 8,31 23,00 20,0 / 25,0 8,79 < 12,57

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3.Quantitatif

-Volume de Béton= 133,79 (m3)


- Surface de Coffrage= 191,13 (m2)
-Périmètre de la dalle= 62,62 (m)
-Superficie des réservations= 0,00 (m2)
Acier HA 500
- PoidS total= 15279,27 (KG)
-Densité= 114,20 (KG/m3)
-Diamètre moyen= 23,2 (mm)
-Liste par diamètres :
Diamètre Longueur (m) Poids(KG)
20 1630,20 4021,69
25 2920,50 11257,58

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ANNEXE 12 : NOTE DE CALCUL VOILE

Voile

2.1 Caractéristiques des matériaux


-Béton : fc28 = 25,00 (MPa) Densité = 2501,36 (kG/m3)
-Armature longitudinale : type HA 500 fe = 500,00 (MPa)
-Armature transversale : type HA 500 fe = 500,00 (MPa)
-Age du béton au chargement : 28
-Coefficient de comportement: q = 2,50
2.2 Géométrie
Nom: P1
Longueur: 23,00 (m)
Epaisseur: 0,70 (m)
Hauteur: 6,00 (m)
Hauteur de la couronne: 0,00 (m)
Appui vertical: ---------
Conditions aux appuis : plancher aboutissant de deux côtés
2.3 Hypothèses de calcul
Calculs suivant: BAEL 91 mod. 99
Enrobage : 5,0 (cm)

2.4 Résultats théoriques


 Diagrammes

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Résultats théoriques - détaillés :

 Longueur de flambement
Lf' = 5,10 (m)
Lf'_rnf = 4,80 (m)
Lf = 5,10 (m)
Lf_rnf = 4,80 (m)
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 Elancement
 = 25,24
rnf = 23,75
 Coefficient

1,1 (âge du Béton au chargement :28)


 = 0,52
 rnf = 0,71
 Résistance du voile non armé

 ulim = 9,31 (MPa)


 Armatures réparties

Combinaison dimensionnante: ELU 1

N umax= 0,00 (kN/m)


 umax = 0,00 (MPa)
Nulim = 6518,39 (kN/m)
 ulim = 9,31 (MPa)

Numax<Nulim => Voile non armé


0,00 (kN/m) < 6518,39 (kN/m)

 Cisaillement (BAEL91 A5.1,23)

Armatures horizontales
Combinaison dimensionnante-ELU: ELU 1

Vu = 0,00 (kN)
= 0,00 (MPa)
Ah = 0,00 (cm2/m)

 Ferraillage

- Armatures verticales
Zone
X0 X1 Nombre : Acier Diamètre Longueur Espacement
(m) (m) (mm) (m) (m)
0,70 22,30 174 HA 500 20,0 6,83 0,25

X0 - Début de la zone
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X1 - Fin de la zone

-Armatures horizontales
Type Nombre: Acier Diamètre A B C Espacement Forme
(mm) (m) (m) (m) (m)
droit 48 HA 500 20,0 22,90 0,00 0,00 0,25

 Epingles

Nombre: Acier Diamètre A B C Forme


(mm) (m) (m) (m)
2088 HA 500 6,0 0,61 0,00 0,00 00

 Quantitatif

 Volume de Béton = 96,60 (m3)


 Surface de Coffrage = 284,40 (m2)
 Acier HA 500
-Poids total = 6404,68 (KG)
-Densité = 66,30 (KG/m3)
-Diamètre moyen = 13,9 (mm)

 Liste par diamètres:


Diamètre Longueur Nombre
(m)
6 0,67 192
6 0,73 2088
6 2,31 48
10 6,39 24
20 2,31 48
20 6,83 174
20 22,90 48

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ANNEXE 13 : LES PLANS D’EXECUTION DE L’OUVRAGE

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DETAIL D-02

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ANNEXE 14 : PLAN DE COFFRAGES DALLE RADIER

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ANNEXE 15 : LES PLANS DE COFFRAGE VOILE

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ANNEXE 16 : FERRAILLAGE THEORIQUE DU RADIER

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ANNEXE 17 : FERRAILLAGE THEORIQUE VOILE

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ANNEXE 18 : VUE 3D DE L’OUVRAGE

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