NCVF330
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MINISTÈRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
NOTE DE
CONJONCTURE
DIRECTION DES ETUDES ET DES PREVISIONS FINANCIERES
N° 330/ Août 2024
Note de Conjoncture 2
Note de conjoncture
Sommaire
01 ECONOMIES AVANCÉES
02 ECONOMIES ÉMERGENTES
03 MARCHÉS DES MATIÈRES PREMIÈRES
01 TENDANCES SECTORIELLES
02 DEMANDE INTERIEURE
03 ECHANGES EXTERIEURS
04 FINANCES PUBLIQUES
05 FINANCEMENT DE L’ECONOMIE
Note de Conjoncture 3
Note de conjoncture N° 330 | Août 2024
Synthèse
N.B. : Sauf indication contraire, les évolutions présentées, dans la note, sont en glissement annuel.
Environnement international
Economie mondiale : perspectives de croissance modérée du PIB mondial en 2024 (3,2% après 3,3% en 2023,
selon le FMI). Dans les économies avancées (1,7% après 1,7%), couvrant la bonne performance des Etats-Unis
(2,6% après 2,5%) la reprise dans la zone euro (0,9% après 0,5%) et au Royaume-Uni (0,7% après 0,1%) et
le ralentissement au Japon (0,7% après 1,9%). S’agissant des économies émergentes (4,3% après 4,4%), la
croissance reste menée par les pays d’Asie, dont notamment la Chine (5% après 5,2%) et l’Inde (7% après
8,2%). Les perspectives mondiales restent entourées de grandes incertitudes. Toutefois, l'inflation devrait
continuer à baisser, ce qui permettra aux banques centrales d'assouplir progressivement leurs politiques.
Zone euro : reprise plus forte que prévue au premier semestre (+0,3% au T1 et T2), tirée par la France et
l’Espagne, tandis que l'Allemagne peine à rebondir. La croissance pour 2024 est prévue à 0,9% par le FMI.
Euro : 1,11 dollar le 23 août, marquant une appréciation de 3,1% depuis le début du mois.
Pétrole : 81 dollars pour le baril du Brent le 23 août, en baisse de 9% depuis son pic début juillet.
Tendances sectorielles
Secteur primaire : production céréalière de la campagne agricole 2023-2024 estimée à 31,2
millions de quintaux, en baisse de 43% par rapport à la campagne précédente, suite à une faible
pluviométrie ; adoption de mesures visant une meilleure gestion des ressources hydriques et un
soutien en faveur des agriculteurs et des éleveurs.
Secteur secondaire : évolution positive du secteur minier (production de phosphate brut :
+30,7% à fin mai), du secteur manufacturier (TUC : +4,8 points à 77,8% à fin juin), de la production
de l’énergie électrique (+1,3% à fin juin) et du secteur du BTP (ventes de ciment : +6,8% à fin juillet).
Secteur tertiaire : raffermissement des indicateurs du tourisme (arrivées : +15% à fin juillet ; nuitées
: +8,4% à fin juin) et du transport (passagers aériens : +18,5% à fin juillet ; trafic portuaire global :
+13,3% à fin mars) ; performance positive des indicateurs du secteur des télécommunications à
fin juin (parc mobile : +5% ; parc internet : +6,9%).
Note de Conjoncture 4
Note de conjoncture N° 330 | Août 2024
Echanges extérieurs
Hausse des exportations de 3% à fin juin, tirée, particulièrement, par l’accroissement des
ventes à l’étranger des secteurs de l’automobile (+9%), de phosphates et dérivés (+7,5%) et
de l’aéronautique (+16,5%).
Augmentation des importations de 2% à fin juin, tirée essentiellement par la hausse des
acquisitions des produits finis d’équipement (+6,8%), des demi produits (+6,1%) et des
produits finis de consommation (+3,1%).
Légère hausse du déficit commercial (+0,4%) et amélioration du taux de couverture (+0,6
point atteignant 61,9% à fin juin).
Avoirs Officiels de Réserve : couverture de 5 mois et 9 jours d’importations de biens et
services à fin juin.
Finances publiques
Un déficit budgétaire de 40,1 milliards de dirhams contre 29,3 milliards un an auparavant,
résultant, particulièrement, d’une hausse des dépenses globales (+12,6%), plus importante
que celle des recettes ordinaires (+8,7%).
Financement de l’Economie
Ralentissement de la croissance des crédits bancaires à +3,2% à fin juin 2024 après +4,7%
l’année précédente, principalement en raison du ralentissement du taux de progression des
crédits au secteur non financier à +1,2% après +4,6% un an auparavant, dont les crédits aux
sociétés non financières (+0,1% après +6% à fin juin 2023) et les crédits aux ménages (+1,2%
après +2,8% à fin juin 2023).
Raffermissement notable des indicateurs de la Bourse de Casablanca au cours du mois
de juillet 2024, notamment, les indices MASI et MASI 20, et la capitalisation boursière, soit
respectivement+5,1%, +5,6% et +4,7% par rapport à fin juin 2024, portant leurs performances,
par rapport à fin décembre 2023, à +15,6%, +14,6% et +15,8%, après +10%, +8,6% et +10,6%
le mois précédent.
NB : Sauf indication contraire, les évolutions sont en glissement annuel
Note de Conjoncture 5
Note de conjoncture N° 330 | Août 2024
ENVIRONNEMENT
INTERNATIONAL
Note de Conjoncture 6
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
1. ECONOMIES AVANCEES
Etats-Unis : modération de l’inflation et hausse du chômage, ouvrant la voie
2,8% à une baisse des taux d’intérêt
(au T2-2024) La croissance américaine s’est renforcée au second trimestre (2,8% après 1,4% au T1, en rythme
annualisé), soutenue par la hausse de la consommation et des investissements non résidentiels et par la
reconstitution des stocks. En revanche, l'investissement résidentiel a chuté et le commerce extérieur a
freiné la croissance.
54,1
(en août)
Les indicateurs conjoncturels restent globalement
favorables. L’activité du secteur privé poursuit sa
progression, comme le montre l'indice PMI1 flash
composite (54,1 en août après 54,3 en juillet).
L’expansion des services (55,2 après 55,0) contraste
USA avec la faiblesse de la croissance manufacturière
Indice PMI composite (48,0 après 49,6). Les ventes de détail ont rebondi
en juillet (1,0% après -0,2% en juin). La confiance
des consommateurs s’est redressée en août, selon
l’indice du Michigan (+1,4 point à 67,8).
4,3%
(en juillet)
Le marché du travail montre des signes de
modération. L'économie américaine n’a créé que 114
000 emplois nets en juillet après 179 000 en juin. De
son côté, le taux de chômage poursuit sa remontée,
atteignant 4,3% en juillet, son plus haut depuis
octobre 2021. Par ailleurs, la croissance du salaire
USA horaire moyen ralentit (+3,6% en juillet après +3,8%
Taux de chômage en juin, en glissement annuel, le rythme le plus lent
depuis mai 2021).
_________
1
Les indices PMI (Purchasing Managers’Index), établis à partir d’enquêtes mensuelles, fournissent des indications avancées sur l’activité du secteur privé.
Une valeur > 50 indique une expansion et une valeur < 50 indique une contraction.
Note de Conjoncture 7
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
2,6% L’inflation globale dans la zone euro a augmenté en juillet (passant à 2,6% après 2,5% en juin),
tirée par la hausse des prix de l’énergie. L’inflation des services reste persistante (4,0% après
(en juillet)
4,1%). Parmi les plus grandes économies du bloc, l'inflation globale s'est accélérée en Allemagne
(2,6 % après 2,5 %), en France (2,6 % après 2,5 %) et en Italie (1,7 % après 0,9 %), mais a ralenti en
Espagne (2,9 % après 3,6 %).
Toutefois, le processus désinflationniste devrait se poursuivre. La BCE prévoit des taux d’inflation
à 2,5% en 2024, 2,2% en 2025 et 1,9% en 2026, contre 5,4% en 2023.
Zone euro Dans ce contexte, la BCE a commencé à assouplir
Taux d’inflation sa politique monétaire avec une réduction de ses
trois taux directeurs de 25 points de base en juin,
après neuf mois de stabilité.
En juillet, elle a maintenu ses taux inchangés,
-25 pb laissant la décision de septembre ouverte
en raison de la faiblesse des perspectives
(en juin)
économiques et de la modération de l'inflation,
tandis que les marchés anticipent d'autres
baisses en septembre et décembre.
Parallèlement, la BCE envisage d’accélérer la réduction de son bilan. Elle envisage de réduire
le portefeuille du PEPP de 7,5 milliards d'euros par mois au second semestre et de cesser les
Zone euro réinvestissements fin 2024.
Taux d’intérêt directeur En somme, la BCE reste déterminée à ramener l'inflation à son objectif de 2% à moyen terme et
ajuster ses instruments monétaires selon les évolutions économiques et financières.
Sur le marché des changes, l’euro valait 1,11
dollar le 23 août, son plus haut depuis juillet
Note de Conjoncture 9
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
Japon : nette reprise au T2, grâce à une forte croissance des salaires et
3,1% des dépenses de consommation
(au T2-2024)
L'économie nipponne a enregistré une forte reprise au
deuxième trimestre 2024 (3,1% en rythme annualisé,
après -2,3% au T1). Cette croissance, la plus forte depuis
un an, a été soutenue par un rebond de la consommation
privée après une hausse salariale record de 5,2% et
une reprise des dépenses des entreprises, notamment
Japon dans l'industrie automobile. En revanche, les dépenses
Croissance économique publiques ont stagné et le commerce extérieur a pesé
négativement pour un deuxième trimestre consécutif.
Pour l’année 2024, les perspectives économiques du Japon sont revues à la baisse par le FMI, avec une
croissance du PIB prévue à 0,7%, contre 0,9% attendue initialement en avril et après 1,9% en 2023.
0,7% Cette révision baissière est due aux perturbations temporaires de l'offre, notamment la fermeture d'une
(en 2024) grande usine automobile, et à la faiblesse de l'investissement privé au premier trimestre. De plus, la
modération de la croissance cette année est accentuée par la dissipation des facteurs temporaires qui
avaient soutenu la reprise en 2023, comme le rebond du tourisme et des exportations automobiles.
La reprise de l’activité devrait se poursuivre au second semestre 2024, grâce à la hausse des salaires
réels, des bénéfices des entreprises et aux baisses d'impôts introduites en juin. L'accord salarial shunto
renforcera la consommation privée, tandis que la dépréciation du yen favorisera les exportations. Les
Japon politiques économiques resteront accommodantes, malgré une normalisation graduelle de la politique
monétaire.
Croissance économique
L'inflation globale reste élevée (2,8% en juillet après 2,8% en juin), tout comme l'inflation sous-jacente
(2,7% après 2,6%), alimentée par la hausse des salaires. Dans ce contexte, la politique monétaire devrait
Japon
se normaliser progressivement tout en continuant de soutenir l'économie. En juillet, la Banque du
Indice PMI composite
Japon (BOJ) a relevé son principal taux directeur à 0,25% (contre 0 à 0,1% depuis mars) et a annoncé une
réduction progressive de ses achats d'obligations d'ici 2026. Elle avait mis fin en mars aux taux d’intérêt
négatifs et au contrôle de la courbe des rendements (YCC). La BOJ prévoit désormais une inflation sous-
jacente de 2,5% en 2024, puis autour de 2% en 2025 et 2026. De même, elle a abaissé sa prévision de
2,8% croissance pour 2024 à 0,6% et maintenu celle pour 2025 et 2026 à 1,0%.
(en juillet) La BOJ signale des risques de hausse de l'inflation et reste prête à ajuster sa politique monétaire.
Elle surveille la spirale salaires-prix, l’évolution du yen, la politique budgétaire, les pénuries de main-
d'œuvre et la hausse des cours des produits de base.
Le yen japonais a enregistré de fortes fluctuations récemment, tombant à un plus bas de 34 ans début
juillet (162 pour 1 dollar), avant de remonter à 144 le 23 août, son plus haut depuis début 2024. En effet,
les autorités nipponnes sont intervenues sur les marchés de change pour les stabiliser et contenir les
Japon
fluctuations excessives du yen. De son côté, la BOJ poursuit la normalisation de sa politique monétaire,
Taux d’inflation
alors que la Fed ouvre la porte à des baisses des taux dès septembre.
Note de Conjoncture 10
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
2. ÉCONOMIES EMERGENTES
Chine : perspectives de croissance modérée, soutenue par la reprise de
la consommation et l'ajustement du marché immobilier
Note de Conjoncture 11
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
10 pb à 3,85%. De même, la PBOC a annoncé qu'elle réduirait le taux des prises en pension à
-10 pb
sept jours de 1,8% à 1,7%, et qu'elle améliorerait également le mécanisme des opérations d'open
market. Il s’agit de la première baisse de taux depuis août 2023. En outre, la PBOC a abaissé de la
(le 22 juillet) même ampleur les taux de sa facilité de prêt permanente (SLF), un type de prêt qu'elle accorde
aux banques commerciales pour répondre à leurs demandes temporaires de liquidités.
En mars, les autorités chinoises ont lancé un important programme de financement, comprenant
1 trillion de yuans (environ 139 milliards de dollars) en bons du Trésor spéciaux à très long terme
et 3,9 trillions de yuans (543 milliards de dollars) en obligations spéciales pour les gouvernements
locaux. En mai, elles ont introduit des mesures pour soutenir le secteur immobilier, incluant la
Chine réduction des apports minimaux et la suppression des taux planchers pour les prêts hypothécaires.
Taux préférentiel des prêts Ces actions visent à stimuler les ventes, stabiliser le marché, et aider les promoteurs en difficulté
à un an (LPR) grâce à un programme de rachat de logements invendus. La PBOC fournira également 300
milliards de yuans pour soutenir les prêts aux entreprises publiques locales, avec un potentiel
total de 1 trillion de yuans pour soutenir l'immobilier et la réhabilitation urbaine.
60,5 L'inflation des prix de détail s’est atténuée en juillet (à 3,5% contre 5,1% en juin). C'est la plus
faible hausse des prix à la consommation depuis août 2019 et la première fois en près de cinq
(en août)
ans que l'inflation tombe en dessous de l'objectif de 4% de la banque centrale (RBI). Cependant,
cette modération est principalement due à des effets de base sur les prix des aliments. L’inflation
alimentaire a ralenti (5,5% contre 9,4%), tandis que les prix du carburant et de l'énergie électrique
ont continué de baisser (-5,5% contre -3,7%).
Dans ce contexte, la RBI adopte une position de statu quo, maintenant son taux repo à 6,5% pour
la neuvième réunion consécutive en août, après six hausses totalisant 250 pb entre mai 2022 et
Inde
février 2023. La politique monétaire de la RBI vise à stabiliser l'inflation, soutenir la croissance
Indice PMI composite
économique, et maintenir la stabilité financière, tout en s'adaptant aux défis mondiaux et
domestiques.
Toutefois, le maintien de la tendance baissière de l’inflation devrait permettre à la RBI de
commencer à baisser ses taux d'intérêt graduellement d’ici fin 2024. Le FMI prévoit une
modération du taux d’inflation à 4,6% en 2024 et 4,2% en 2025, après 5,4% en 2023 et 6,7% en
2022.
L’économie indienne reste solide malgré les crises mondiales récentes, portée par une croissance
positive et une stabilité financière. Elle devrait continuer à croître à un rythme robuste dans les
années à venir, grâce à une démographie favorable, un environnement politique stable, des gains
de productivité et des avancées technologiques.
Note de Conjoncture 12
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
_________
2
Soit 3,0% en 2024 et 2025, avec un intervalle de tolérance de +/- 1,5%.
Note de Conjoncture 13
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
Note de Conjoncture 14
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
Le marché pétrolier est également impacté par la décision de plusieurs membres de l’OPEP+
d’éliminer progressivement certaines réductions volontaires de l’offre. Menés par l’Arabie
saoudite et la Russie, huit membres de l’OPEP+ ont convenu début juin de prolonger leurs
réductions volontaires supplémentaires de 2,2 millions barils par jour (mbj) de trois mois
jusqu'à fin septembre 2024, avant de les supprimer progressivement sur un an d’octobre 2024
à septembre 2025. L’OPEP+ a également accepté de prolonger d'un an les réductions de 3,66
mbj jusqu'à fin 2025 . Toutefois, l’alliance a indiqué qu’elle pourrait ajuster ses réductions de
production en fonction des conditions du marché. La régulation de l’offre de l’OPEP+ vise à
stabiliser les prix du brut et à équilibrer le marché, dans un contexte marqué par une croissance
modérée de la demande, une progression continue de la production non-OPEP+, et la persistance
de taux d'intérêt élevés.
Toutefois, les approvisionnements en pétrole restent confrontés à des risques de perturbation,
notamment en cas d’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), publiées en août, le marché
pétrolier devrait devenir déficitaire en 2024 (-0,2 mbj), après avoir été légèrement excédentaire
en 2023 (+0,1 mbj). L'offre s’avère insuffisante pour couvrir la reprise de la demande, dans un
contexte marqué par le maintien des réductions de la production de l’OPEP+, malgré une hausse
de celle des pays non membres de l’OPEP+, avec des volumes record attendus aux Etats-Unis, au
Brésil, en Guyane et au Canada. Toutefois, le rythme de l'expansion de l'offre américaine ralentit
(+0,6 mbj en 2024 après +1,6 mbj en 2023).
Selon l’AIE, la demande mondiale de pétrole devrait poursuivre sa hausse à un rythme modéré
en 2024 (+1,0 mbj), tirée par les pays de l’Asie émergente (+0,6), notamment la Chine (+0,3).
Parallèlement, l’offre mondiale devrait croitre à un rythme plus lent en 2024 (+0,7 mbj), en raison
d’une production réduite de l’OPEP (-0,3) et d’une croissance ralentie de l’offre non-OPEP (+1,0),
notamment des Etats-Unis (+0,6).
En termes de perspectives, les cours de pétrole devraient rester globalement modérés, évoluant
aux alentours d’une moyenne de 83 dollars le baril en 2024, comme en 2023. Cependant, le marché
pétrolier reste confronté à des risques de fluctuations, liés notamment au contexte économique
et géopolitique mondial.
Gaz butane : des prix volatiles, dans le sillage des fluctuations des cours
pétroliers
Les prix du gaz butane ont enregistré 559 dollars la
tonne en moyenne en juillet, en hausse de 15% sur
un mois, ramenant leur baisse à 7% depuis leur pic
en mars. Ils se sont établis à 581 dollars la tonne le
23 août, en hausse de 40% depuis leur creux début
37 €/MWh juin.
(le 23 août) Sur les sept premiers mois de 2024, les prix du
Butane ont marqué 548 dollars en moyenne, en
repli de 6% en glissement annuel, dans un contexte
marqué par une demande modérée et une offre
croissante.
Par ailleurs, les cours du gaz naturel en Europe (TTF) ont enregistré un fort rebond récemment
pour s’établir à 37 €/MWh le 23 août, en hausse de 20% depuis leur creux début juillet et de 60%
Gaz naturel en Europe
depuis leur plus bas en février. Les préoccupations croissantes concernant l’approvisionnement
compensent des niveaux de stockage confortables en Europe et une demande de gaz toujours
faible sur le continent. Des craintes d’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et
en Europe de l’Est, combinées à une forte demande asiatique de GNL, maintiennent un certain
risque sur le marché du gaz naturel dans l’UE. Par ailleurs, les investisseurs gardent des positions
acheteuses importantes, contribuant à la hausse des prix.
_________
3
Actuellement, les réductions de la production de l'OPEP+ totalisent 5,86 mbj, soit environ 5,7% de la demande mondiale, y compris des réductions de
3,66 mbj prévues initialement jusqu'à fin 2024 (dont des réductions volontaires de 1,65 mbj annoncées par huit membres en avril 2023), et des réductions
volontaires additionnelles de 2,2 mbj, convenues en novembre 2023, devant prendre fin le 30 juin 2024.
Note de Conjoncture 15
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
Néanmoins, les prix gaziers restent relativement modérés, en repli de 32% depuis leur pic en
octobre, grâce à des niveaux de stockage importants. L'UE détient des quantités record de gaz
en stockage pour cette période de l'année (à hauteur de 91% de leur capacité au 23 août), malgré
des flux limités de gaz russe par pipeline. La Commission européenne fixe un objectif de 90% d'ici
novembre. Ce niveau élevé des stocks s’explique par une baisse continue de la demande de gaz
en Europe, un deuxième hiver doux consécutif, un essor des énergies renouvelables, et par des
approvisionnements suffisants en provenance de la Norvège et du marché international du GNL.
Cependant, les cours du gaz naturel pourraient rebondir en cas d’escalade des tensions
géopolitiques, perturbant les approvisionnements russes ou moyen-orientaux, ou d’une forte
reprise de la demande asiatique. La volatilité persistante des prix en Europe reflète les risques
liés à la dépendance accrue du continent à un nombre limité de fournisseurs.
_________
4
En avril 2024, le gouvernement chinois a assoupli ses restrictions à l’exportation de DAP. Cette décision, associée à une offre abondante, a déclenché une
poussée du DAP chinois sur le marché mondial. Les quotas d'exportation pour 2024 sont fixés à un maximum de 7 millions de tonnes (5 pour le DAP et 2 pour
le MAP), soit à peu près le même volume qu'en 2023. Auparavant, entre novembre 2023 et mars 2024, le gouvernement chinois maintenait un contrôle strict
sur les exportations de DAP, privilégiant l’approvisionnement du marché intérieur du pays, à des prix abordables.
Note de Conjoncture 16
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
Le marché des phosphates reste confronté à des incertitudes sur les perspectives de l'offre, de la
demande et des prix énergétiques et agricoles. En particulier, les prix des phosphates pourraient
être soutenus par des restrictions d'approvisionnement en provenance de Chine et de Russie5,
ainsi que par une reprise de la demande dans les marchés clés d’Asie6, d’Amériques et d’Europe7.
Selon les prévisions de la Banque mondiale en avril, les cours du DAP devrait rebondir de 9%
en 2024, après avoir reculé de 29% en 2023, en raison d’une demande robuste et de certaines
restrictions à l’exportation (notamment de la Chine et de la Russie).
Les prix des denrées alimentaires restent inscrits dans une tendance baissière, en raison
principalement d’une amélioration des conditions de l’offre. En juillet, l’Indice FAO des prix des
produits alimentaires s’est établi à 120,8 points, marquant une baisse de 0,2% sur un mois et de
3,1% depuis un an.
Sur les sept premiers mois de 2024, l’indice FAO a diminué de 6,3% en glissement annuel. Le repli
des cours est généralisé aux céréales (-15,8%), au sucre (-8,2%), aux produits laitiers (-4,4%), à la
viande (-0,5%) et aux oléagineux (-0,3%).
Les prix du blé tendre (SRW) se sont établis à 219
dollars la tonne en moyenne en juillet, leur plus bas
Blé : 219 $/T niveau depuis l’été 2020, marquant une baisse de
Sucre : 426 $/T 5% sur un mois et de 14% depuis début 2024.
(en juillet) Sur les sept premiers mois de 2024, les cours du blé
ont enregistré 236 dollars la tonne en moyenne, en
chute de 15% en glissement annuel, en raison des
bonnes récoltes, d’une faible demande mondiale et
d’une concurrence accrue entre les exportateurs.
L’Ukraine a pu continuer à exporter via des corridors maritimes et de nouvelles routes terrestres,
malgré l'effondrement de l'initiative céréalière de la mer Noire.
Produits alimentaires
Selon la FAO, la production mondiale de blé en 2023/2024 est estimée à 788 millions de tonnes
(Mt), en baisse de 18 Mt (-2,3%) par rapport au record de la saison précédente (+3,4% à 807 Mt). Le
repli des récoltes en Australie, au Kazakhstan, au Canada et au Brésil contraste, toutefois, avec la
hausse en Inde, aux Etats-Unis, en Argentine et en Ukraine. Pour la campagne 2024/2025, la FAO
prévoit une production mondiale de blé de 789 Mt, la deuxième plus importante après le record
de 2022/2023. L’amélioration des récoltes attendue aux Etats-Unis, en Australie, au Kazakhstan,
en Inde, en Chine, au Canada et en Argentine compense le repli prévu en Russie, dans l’UE, au
Royaume-Uni et en Ukraine
Les cours du maïs se sont établis à 177 dollars la tonne en moyenne en juillet, leur plus bas depuis
septembre 2020, en chute de 8% sur un mois, de 14% depuis début 2024 et de 27% depuis un an,
sous l’effet des récoltes abondantes et d'une faible demande. Sur les sept premiers mois de 2024,
les prix du maïs ont enregistré 191 dollars la tonne en moyenne, en repli de 31% en glissement
annuel.
_________
5
En novembre 2023, le Département du Commerce américain a décidé d’augmenter les droits d'importation sur les engrais phosphorés en provenance de
Russie de 9% à 28,5%. Toutefois, ces droits pourraient bientôt être ramenés à 18,83% si une décision préliminaire du 29 avril est rendue dans un verdict final
attendu à l'automne.
6
L’Inde représente généralement 30 à 50% du commerce mondial de DAP.
7
Les exportations de phosphates marocaines devraient profiter de la proximité du marché européen, comblant le vide causé par les restrictions sur les
exportations russes et chinoises.
Note de Conjoncture 17
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
Selon les estimations de la FAO, la production mondiale de maïs pour la campagne 2023/2024
aurait atteint un record de 1240 Mt, en hausse 69 Mt (+6%) par rapport à la saison précédente,
grâce à une offre surabondante aux Etats-Unis, en Argentine, en Chine, en Ukraine et dans l’UE,
malgré des récoltes moins favorables au Brésil et au Mexique. Pour la prochaine saison 2024/2025,
les récoltes mondiales de maïs s’annoncent prometteuses, grâce à des gains attendus au Brésil,
au Mexique, en Argentine et en Chine, malgré des prévisions de production réduites en Ukraine,
en Russie et aux Etats-Unis. La baisse des superficies à récolter aux Etats-Unis serait, toutefois,
compensée par une hausse du rendement, grâce à des conditions de culture favorables.
Les prix du soja sont tombés à 470 dollars la tonne en moyenne en juillet, le plus bas niveau en
quatre ans, en repli de 2% sur un mois, de 14% depuis début 2024 et de 26% depuis un an. Sur
les sept premiers mois de 2024, les prix du soja ont enregistré 496 dollars la tonne en moyenne,
en chute de 20% en glissement annuel. La forte correction baissière des cours du soja est liée à
des disponibilités abondantes et à des perspectives d’une récolte record. Les récentes conditions
météorologiques favorables dans le Midwest américain confortent les attentes d’une récolte
exceptionnelle dans ce pays.
Selon les estimations de la FAO, la production mondiale de soja en 2023/2024 aurait atteint
un record de 394 Mt, en hausse de 16 Mt (+4,2%), principalement grâce à un fort rebond de la
production en Argentine, dû au phénomène météorologique El Niño, malgré une nette baisse au
Brésil et aux Etats-Unis. Pour la prochaine campagne 2024/2025, la production devrait atteindre
un nouveau record (+34 Mt à 429 Mt, selon l’USDA), grâce à des récoltes prometteuses aux Etats-
Unis, au Brésil et en Argentine.
S’agissant de la demande, la Chine demeure le principal importateur de soja, avec une estimation
de 112 Mt pour la campagne 2023/2024, soit 63% du commerce mondial.
Les prix du sucre brut (ISA) se sont établis à 426 dollars
la tonne en moyenne en juillet, quasi-inchangé (+0,2%)
par rapport au mois de juin mais en baisse de 18% depuis
un an. Sur les sept premiers mois de 2024, ils ont affiché
454 dollars la tonne en moyenne, en repli de 8% en
glissement annuel.
Les cours sucriers ont reculé à 388 dollars le 20 août, leur
plus bas niveau depuis octobre 2022, avant de repasser à
394 dollars le 22 août.
La baisse des cours s'explique par de meilleures perspectives d'offre au Brésil, premier
producteur mondial, grâce à des conditions météorologiques favorables, compensant une
offre moins favorable en Thaïlande. Elle est également liée à l'amélioration de la production en
Inde, deuxième producteur mondial, bien que ses exportations restent limitées pour privilégier
le marché intérieur. Les préoccupations concernant la faible demande de la Chine, l'un des
principaux importateurs de sucre, ont exercé une pression baissière sur les prix.
Selon l'Organisation internationale du sucre (ISO), le marché mondial du sucre devrait connaître
un excédent de 1,1 million de tonnes (Mt) en 2024/2025, après un déficit de près de 3 Mt en
2023/2024. La production mondiale de sucre en 2023/2024 a augmenté de 0,9% à 179,3 Mt, mais
reste insuffisante pour répondre à une demande en hausse de 1,5% à 182,2 Mt.
Note de Conjoncture 18
Note de conjoncture N° 330 | Août 2024
ENVIRONNEMENT
NATIONAL
Note de Conjoncture 19
ENVIRONNEMENT NATIONAL
1. TENDANCES SECTORIELLES
Activités primaires
Campagne agricole 2023-2024 : repli de la production céréalière et
évolution plus favorable de la production arboricole
La campagne agricole 2023-2024 est intervenue dans un contexte marqué par un déficit hydrique
sévère. La production des trois principales céréales a été estimée à 31,2 millions de quintaux, en
baisse de 43% par rapport à l’année précédente. Cette production serait composée de 17,5 millions
de quintaux de blé tendre, de 7,1 millions de quintaux de blé dur et de 6,6 millions de quintaux
d’orge.
Pour ce qui est de la production des autres cultures, les filières arboricoles auraient enregistré une
évolution favorable, profitant des précipitations qui ont coïncidé avec le stade de nouaison et de
31,2 MQx floraison. Concernant les cultures sucrières, la production prévisionnelle de la betterave à sucre
(-43%) est estimée à 1,5 million de tonnes et celle de la canne à sucre à 330 mille tonnes.
S’agissant des cultures maraichères, le maintien du programme d’assolement à des niveaux
satisfaisants, malgré les conditions climatiques difficiles et les restrictions à l’irrigation dans
certains périmètres d’irrigation, permet de maintenir l’offre à des niveaux satisfaisants et de
couvrir les besoins du marché national en légumes au cours des périodes estivale et automnale
avec une production estimée de l’ordre de 8,4 millions de tonnes.
Du côté de l’élevage, ce secteur maintient globalement son équilibre grâce aux mesures prises et à
Production céréalière
la mise en œuvre du programme de réduction de l’impact du déficit pluviométrique.
S’agissant des exportations du secteur de l’agriculture et agro-alimentaire, elles ont atteint 46,2
milliards de dirhams au terme du premier semestre 2024, en baisse de 2,6%, suite au retrait des
expéditions de l’industrie alimentaire de 5,6% et à la quasi-stagnation de celles des produits
d’agriculture, sylviculture et chasse (-0,3%).
Ainsi, au terme des sept premiers mois de 2024, le volume des débarquements de la pêche côtière
et artisanale s’est accrue de 4,2%, après une contraction de 10,2% à fin juin 2024 et de 16,7% à fin
juillet 2023.
Par ailleurs, la valeur de ces débarquements s’est accrue de 7% au terme des sept premiers mois
de 2024, après une baisse de 3,6% au terme du premier semestre 2024 et une augmentation de
8,6% un an un auparavant. Par espèce, cette progression revient à la performance de la valeur des
captures de céphalopodes de +11,7%, de poissons pélagiques de +7,5% et de poissons blancs de
1%.
Note de Conjoncture 20
ENVIRONNEMENT NATIONAL
Activités secondaires
Bonne tenue de l’activité du secteur extractif au premier semestre
2024
Production de phosphate Du côté des dérivés de phosphates, leur production s’est accrue de 28,2% à fin mai 2024, après un
brut recul de 16,7% un an plus tôt, recouvrant une hausse de 23,2% au cours des deux premiers mois du
T2 et de 32,2% au T1-2024.
Ce dynamisme est conforté par la bonne tenue
de la demande extérieure adressée au secteur.
En effet, au terme du premier semestre 2024, les
exportations de phosphate roche ont augmenté
de 31,5% en valeur et de 76,6% en volume.
Concernant ses dérivés, leurs exportations
se sont accrues de 5,2% en valeur et de 22,1%
en volume. Pour les expéditions des autres
extractions minières, elles se sont raffermies
au deuxième trimestre 2024 de 13,1% en valeur,
ramenant leur baisse à 5,2% à fin juin 2024,
après un retrait de 22% à fin mars 2024.
Note de Conjoncture 21
ENVIRONNEMENT NATIONAL
+1,3%
renouvelables relatives à la loi 13-09 (+47,9%),
qui représente 9,9% de la production nationale
(fin juin) totale à fin juin 2024, après 6,8% un an plutôt.
Du côté de la production privée d’électricité,
elle a quasiment stagné, comparativement à
fin juin 2023 (-0,2%). Quant à celle de l’ONEE,
elle s’est repliée de 7,3%.
S’agissant des échanges du secteur de l’énergie électrique avec l’extérieur, le volume importé
s’est accru de 40,1% à fin juin 2024, après une augmentation de 50,4% il y a une année. Quant au
Energie électrique volume exporté, il a reculé de 20,5% (après -38,4%). Concernant le volume de l’énergie appelée
(production) nette, il s’est quasiment maintenu au même taux de croissance enregistré l’année précédente,
soit +2,7% après +2,6%.
Au niveau de la consommation de l’énergie électrique, elle s’est contractée de 1,2% au terme du
premier semestre 2024, au lieu d’une hausse de 3,7% un an auparavant, en raison de la baisse
des ventes de l’énergie de « très haute, haute et moyenne tension, hors distributeurs » de 6,2%
et ce, malgré l’accroissement des ventes de l’énergie électrique adressée aux distributeurs et aux
ménages de 1,3% chacun.
Note de Conjoncture 22
ENVIRONNEMENT NATIONAL
La valeur ajoutée du secteur manufacturier s’est inscrite en hausse de 2,1% au premier trimestre
2024, après une augmentation de 3% un an auparavant. Au deuxième trimestre 2024, l’évolution de
plusieurs indicateurs du secteur indique le maintien de cette orientation positive.
En effet, d’après les derniers résultats de
l’enquête de conjoncture auprès du secteur
+2,1% manufacturier de Bank Al Maghreb, le taux
d’utilisation des capacités de production (TUC)
(T1-2024)
se serait accru de 3,7 points entre T2-2023 et
T2-2024, après une quasi-stagnation un an
auparavant (+0,1 point). Cette évolution serait
favorisée par l’accroissement au niveau de la
branche de l’ « électrique et électronique »
(+10,3 points), de la « mécanique et métallurgie
» (+9,7 points), de la « chimie et parachimie »
VA industrielle
(+2,3 points) et de « textile et cuir » (+0,7 point).
Au terme du premier semestre de 2024, le TUC
se serait situé à 77,8%, en hausse de 4,8 points,
au lieu d’une augmentation de 1,2 point à fin
juin 2023.
S’agissant des exportations du secteur
77,8% (+4,8 points) manufacturier au cours du deuxième trimestre
(fin juin) 2024, les ventes de l’automobile, des dérivés de
phosphates et de l’aéronautique se sont accrues
respectivement de 5,5%, 11,7% et 18,9%.
A fin juin 2024, les exportations de l’automobile
se sont renforcées de 9% et les ventes de
l’aéronautique de 16,5%. Concernant les
exportations des dérivés de phosphates, elles
TUC se sont accrues de 5,2% et celles de l’industrie
plastique et du caoutchouc de 3,3%.
Note de Conjoncture 23
ENVIRONNEMENT NATIONAL
Activités tertiaires
+2,3%
(fin juin) S’agissant des recettes touristiques, elles ont
clôturé le deuxième trimestre 2024 sur une
dynamique de +9,4%, portant leur croissance
à 2,3% à fin juin 2024, après un retrait de
4,2% à fin mars 2024 et un raffermissement
de 69,2% un an auparavant.
Recettes voyages
Note de Conjoncture 24
ENVIRONNEMENT NATIONAL
+13,3% Par zone géographique, le trafic aérien a poursuivi sa dynamique à fin juillet 2024 avec l’Europe
(+19%), le Moyen et Extrême Orient (+12,1%), l’Afrique (+16,4%), l’Amérique du Nord (+8,4%) et les
(fin mars)
pays du Maghreb (+7,6%).
S’agissant du trafic du fret aérien et du mouvement aéroportuaire, ils se sont renforcés
respectivement de 24,2% et 14,8% à fin juillet 2024.
Concernant l’activité portuaire, le volume global des trafics de commerce traités par les ports
nationaux, y compris le transbordement, s’est raffermi de 13,3% au T1-2024 à 55,2 millions de
Trafic portuaire global
tonnes. Cette évolution provient, notamment, de l’augmentation du trafic de transbordement de
19,5%, de celui des importations de 11,3% et de celui des exportations de 7,5%.
+5% et +6,9%
de la téléphonie mobile de 5% (après +5%),
atteignant 56,8 millions d’abonnés et portant
(fin juin)
le taux de pénétration de ce segment à 152,1%,
après 146,2% un an plus tôt et 127,1% à fin juin
2019. Quant au parc de la téléphonie fixe, il
s’est accru de 7,6% à fin juin 2024, au lieu d’une
hausse de 5,9% l’année dernière, à 2,9 millions
d’abonnés.
Note de Conjoncture 25
Note de conjoncture N° 330 | Août 2024
Agriculture
Activités
primaires
Pêche
Phosphates et dérivés**
Automobile **
Aéronautique **
Electronique et électrique
Activités **
secondaires
Agroalimentaire **
Textile et cuir **
Energie électrique
BTP
Tourisme
Activités
Transport
tertiaires
Télécommunications
Amélioration
Amélioration récente
Stabilité
*: Appréciation, en glissement annuel, basée sur les derniers baromètres conjoncturels disponibles.
** : Exportations.
Note de Conjoncture 26
ENVIRONNEMENT NATIONAL
2. DEMANDE INTERIEURE
+1,8% La consommation des ménages aurait bénéficié en 2024 du ralentissement du rythme de
(fin juin) progression du niveau général des prix à la consommation (IPC : +1,3% en juillet 2024 contre
+4,9% un an auparavant). Elle serait également favorisée par l’évolution positive des revenus des
ménages, soutenus notamment par les transferts des MRE (+1,8% à fin juin 2024) et les crédits à la
consommation (+0,5% à fin juin 2024). Elle profiterait, en outre, des transferts effectués par l’Etat
dans le cadre du soutien social direct et des dernières augmentations de salaires consenties dans
le cadre du dialogue social.
En parallèle, l’effort d’investissement devrait se
Transferts MRE maintenir, soutenu par les grands projets engagés
dans différents secteurs et par la dynamique des
dépenses d’investissement du Budget Général
+0,5% de l’Etat (avoisinant les 57,3 milliards de dirhams,
(fin juin) en accroissement de 6,9% à fin juillet 2024). Il
serait également favorisé, à fin juin 2024, par
l’augmentation des recettes des IDE (+8,6%) et
des crédits à l’équipement (+11,6%), ainsi que
par la croissance des importations des biens
d’équipement (+6,8% ).
Crédits consommation
Note de Conjoncture 27
ENVIRONNEMENT NATIONAL
Note de Conjoncture 28
ENVIRONNEMENT NATIONAL
3. ECHANGES EXTÉRIEURS
61,9% Au terme du premier semestre 2024, la situation
(fin juin) des échanges extérieurs a été marquée par
une augmentation du déficit commercial de
0,4% atteignant 139,4 milliards de dirhams.
Les exportations ont augmenté de 3% et les
importations de 2%, générant une amélioration
du taux de couverture de 0,6 point, soit 61,9%.
Taux de couverture
Les ventes du secteur automobile, qui se positionne au premier rang des secteurs exportateurs avec
une part de 35,6%, ont augmenté de 9% pour atteindre 80,5 milliards de dirhams. Cette évolution est
+9%
tirée par la hausse des exportations des segments de la construction (+8,4%), du câblage (+8,2%) et de
l’intérieur des véhicules et des sièges (+18,9%).
(fin juin)
En parallèle, les exportations de phosphates et dérivés se sont consolidées de 7,5% totalisant 38,6
milliards de dirhams, suite principalement à l’augmentation des ventes des engrais naturels et
chimiques (+6,5%) et de phosphates (+31,5%). La part des ventes de ce secteur, dans la valeur totale des
exportations s’est accrue à 17% à fin juin 2024, après 16,3% à fin juin 2023.
De même, les expéditions du secteur de l’aéronautique se sont renforcées de 16,5% atteignant 13
milliards de dirhams. Cette hausse revient, pour l’essentiel, à l’augmentation des ventes du segment
Automobile
de l’assemblage (+27,7%). Les exportations de l’Electrical Wire Interconnexion System (EWIS) ont, quant
à elles, quasiment stagné (-0,1%). La part des ventes de ce secteur qui représentent 5,7% de la valeur
totale des exportations a augmenté de 0,6 point par rapport à sa part enregistrée un an plus tôt.
En revanche, les exportations du secteur de l’agriculture et agroalimentaire ont diminué de 2,6% à 46,2
milliards de dirhams, suite principalement à la contraction des ventes de l’industrie alimentaire (-5,6%).
+16,5% Cette baisse a été contrebalancée par la hausse des ventes de l’industrie du tabac (+24,4%).
(fin juin) De leur côté, les exportations du secteur du textile et cuir se sont repliées de 7,2% pour revenir à 23,4
milliards de dirhams, représentant ainsi 10,4% de la valeur totale des exportations. Cette évolution est
imputable au recul des ventes des vêtements confectionnés (-7,3%), des chaussures (-13,8%) et des
articles de bonneterie (-3,9%).
Par ailleurs, les exportations de l’électronique et électricité ont atteint 8,7 milliards de dirhams, en baisse
de 4,4% par rapport à fin juin 2023. Leur part dans la valeur totale des exportations a ainsi diminué,
Aéronautique
passant à 3,8% après 4,1% une année auparavant. Ce repli est attribué notamment au recul des ventes
des composants électroniques (-11,2%), toutefois atténué par l’accroissement des exportations des
appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques et résistances (+18,6%).
Note de Conjoncture 29
ENVIRONNEMENT NATIONAL
Quant aux exportations des autres industries, elles se sont établies à 13,3 milliards de dirhams, affichant
une contraction de 6,1%. Cette évolution est imputable au retrait des ventes de la métallurgie et travail
des métaux (-12,8%) et de l’industrie pharmaceutique (-12,4%). Les exportations de l’industrie plastique
et du caoutchouc se sont, quant à elles, accrues (+3,3%).
+2%
(fin juin) Les importations de biens ont atteint
365,9 milliards de dirhams à fin juin 2024,
affichant une hausse de 2% par rapport à
la même période de l’année dernière. Cet
accroissement s’explique en grande partie
par l’augmentation des achats de produits
finis d’équipement, de demi-produits et de
Importations produits finis de consommation.
Les produits finis d’équipement représentent le premier poste d’importations, avec une part de 23,3%
dans la valeur totale des importations. Ils ont augmenté de 6,8% à 85,3 milliards de dirhams. Cette
évolution trouve son origine, particulièrement, dans l’appréciation des achats des appareils pour
+6,8% la coupure ou la connexion des circuits électriques et résistances (+16,5%), des voitures utilitaires
(fin juin) (+51,8%) et des diodes, transistors thyristors et dispositifs photosensibles (+60,7%).
Par ailleurs, les achats de demi-produits ont affiché un accroissement de 6,1%. L’évolution de la valeur
de ces importations, qui a atteint 79,8 milliards de dirhams, est liée à la hausse significative des achats
de demi-produits en fer ou en aciers non alliés (+157,8%), des produits chimiques (+13%) et des papiers
et cartons (+17,5%).
S’agissant des importations de produits finis de consommation, leur valeur s’est accrue de 3,1% pour
Produits finis se situer à 81,4 milliards de dirhams. Cette évolution recouvre la hausse des achats de parties et pièces
d’équipement pour voitures de tourisme (+8,4%) et de médicaments et autres produits pharmaceutiques (+22,1%).
Concernant les autres postes de produits, la facture énergétique a régressé de 5,2% atteignant 57,4
milliards de dirhams. Elle représente ainsi 15,7% des importations totales. Cette évolution est en lien
avec le repli des approvisionnements en gaz de pétrole et autres hydrocarbures (-24,1%) dont le prix
s’est contracté de 22,6% conjugué à un léger repli des quantités importées (-2%). La contraction des
+6,1%
importations de produits énergétiques a également concerné les houilles ; cokes et combustibles
solides similaires (-29,7%). La baisse de ces achats est atténuée par la hausse des achats de gas-oils et
(fin juin) fuel-oils (+8,9%).
Les importations des produits alimentaires ont également diminué de 0,9%, atteignant 45,3 milliards
de dirhams. Cette contraction revient principalement au recul des achats de blé (-9,8%) et de tourteaux
(-29,8%), atténué toutefois par la hausse des achats des animaux vivants (+60,1%).
Concernant les importations de produits bruts, elles ont atteint 16,4 milliards de dirhams, en
diminution de 9,3% , suite à la contraction des achats de l’huile de soja brute ou raffinée (-32,9%) et de
ferraille, déchets et autres minerais (-20,9%). Quant aux achats de graines et fruits oléagineux, ils sont
Demi produits
en hausse de 75,7%. Leur part dans la valeur totale des importations représente 4,5% contre 5% un an
auparavant.
Note de Conjoncture 30
ENVIRONNEMENT NATIONAL
Note de Conjoncture 31
ENVIRONNEMENT NATIONAL
L’exécution de la Loi de Finances à fin juillet 2024 fait ressortir un déficit budgétaire de 40,1 milliards
de dirhams contre 29,3 milliards un an auparavant. Cette évolution a résulté, particulièrement, d’une
hausse des dépenses globales (+12,6% ou +26,6 milliards de dirhams), plus importante que celle des
recettes ordinaires (+8,7% ou +15,8 milliards de dirhams).
A fin juillet 2024, les recettes ordinaires ont enregistré un taux de réalisation de 58,4% par rapport
aux prévisions de la Loi de Finances 2024 et une hausse de 8,7% par rapport à leur niveau à fin juillet
+11,6% 2023 pour atteindre 198,1 milliards de dirhams. Cette évolution est imputable à l’accroissement des
(fin juillet) recettes fiscales, alors que les recettes non fiscales se sont repliées.
Les recettes fiscales se sont appréciées de 11,6%
pour atteindre 174,1 milliards de dirhams à fin
juillet 2024, se concrétisant à hauteur de 64,3% par
rapport aux prévisions de la Loi de Finances 2024.
Cette hausse a concerné la majorité des principales
rubriques. Ainsi, les recettes des impôts directs
Recettes fiscales se sont raffermies de 13% pour s’établir à 79,6
milliards de dirhams, enregistrant un taux de
réalisation de 68%. Elles ont contribué à hauteur
de 50,6% à la hausse des recettes fiscales.
+13% L’évolution des recettes des impôts directs incorpore, essentiellement, la hausse des recettes
de l’IS de 13,5% pour se situer à 42,2 milliards de dirhams, soit un taux de réalisation de 70,4%.
(fin juillet)
L’augmentation des recettes de l’IS s’explique particulièrement par l’amélioration des recettes du
complément de régularisation et des deux premiers acomptes, ainsi que de l’IS retenu à la source sur
les produits des actions, les rémunérations allouées à des tiers et les placements à revenu fixe. De
même, les recettes de l’IR se sont accrues de 11,9% pour atteindre 35 milliards de dirhams, soit un
taux de réalisation de 66,4%, grâce notamment à l’amélioration des recettes générées par l’IR sur les
salaires et sur les profits fonciers, ainsi que l’IR retenu à la source sur les produits de placements à
Impôts directs revenu fixe, les profits de cession de valeurs mobilières et l’IR sur les professionnels.
Concernant les recettes des impôts indirects, elles ont augmenté de 11,1% pour atteindre 71,2
milliards de dirhams, enregistrant un taux d’exécution de 59,9% et contribuant à hauteur de 39,5% à
la hausse des recettes fiscales. Par composante, les recettes de la TVA se sont accrues de 11,8% pour
atteindre 51,6 milliards de dirhams, soit un taux de réalisation de 59,4%. L’évolution de ces recettes
recouvre une hausse de la TVA intérieure de 17,3% à 18,2 milliards de dirhams, traduisant la reprise
+11,1% de la consommation ainsi que l’impact des mesures introduites par la LF 2024, et de celles de la TVA
à l’importation de 9% à 33,3 milliards de dirhams, en relation avec la reprise des importations. De
(fin juillet)
leur côté, les recettes des TIC se sont accrues de 9,4% à 19,6 milliards de dirhams, soit un taux de
réalisation de 61,5%. Cette augmentation revient essentiellement à la hausse des recettes des TIC
sur les produits énergétiques de 10,7% à 10,3 milliards de dirhams et de celles des TIC sur les tabacs
manufacturés de 5,4% à 7,5 milliards de dirhams.
S’agissant des recettes afférentes aux droits de douane, elles ont augmenté de 17,8% pour s’établir à
Impôts indirects 10,6 milliards de dirhams, enregistrant un taux de réalisation de 67,1%. En outre, les recettes relatives
aux droits d’enregistrement et de timbre se sont accrues de 1,5% pour se situer à 12,8 milliards de
dirhams, enregistrant un taux de réalisation de 66,3%, suite notamment à la hausse de la TSAV et de
la taxe sur les contrats d’assurance.
Quant aux recettes non fiscales, elles se sont repliées de 10,9% pour se situer à 21,4 milliards de
dirhams à fin juillet 2024, se concrétisant à hauteur de 32,7%. Cette évolution incorpore le recul
des recettes en provenance des établissements et entreprises publics de 33,8% à 5,1 milliards de
dirhams, l’encaissement d’un montant de 1,7 milliard de dirhams correspondant à la cession de la
totalité de la participation de l’Etat dans le capital de la « Société La Mamounia » et la baisse des
autres recettes non fiscales de 10,4% à 14,5 milliards de dirhams, dont 7 milliards de dirhams au titre
des mécanismes de financements innovants.
Note de Conjoncture 32
ENVIRONNEMENT NATIONAL
Note de Conjoncture 33
ENVIRONNEMENT NATIONAL
5. FINANCEMENT DE L’ÉCONOMIE
Ralentissement notable de la croissance des crédits au secteur non financier
A fin juin 2024, la masse monétaire (M3) s’est accrue, par rapport au mois précédent, de 1,9% pour
atteindre 1.812,3 milliards de dirhams. Cette évolution incorpore la hausse des crédits bancaires et des
créances nettes des institutions de dépôt sur l’administration centrale, et la baisse des avoirs officiels
de réserve (AOR).
En glissement annuel, le taux d’accroissement de la
+4,7% masse monétaire s’est amélioré comparativement
(fin juin) à celui du mois précédent, se situant à +4,7%
après +4,3% à fin mai 2024. Toutefois, il maintient
sa décélération comparativement à l’évolution
de l’année dernière (+7,6% à fin juin 2023). Ce
ralentissement incorpore, particulièrement, la
décélération du taux progression des crédits
bancaires et des créances nettes des institutions
Masse monétaire de dépôt sur l’administration centrale, alors que
la croissance des avoirs officiels de réserve s’est
améliorée.
A fin juin 2024, les crédits bancaires ont augmenté, par rapport au mois précédent, de 1,2% pour
atteindre 1.110,5 milliards de dirhams. Cette évolution incorpore une hausse des crédits au secteur
financier de 6,6% et une légère augmentation de ceux au secteur non financier de 0,2%, sous l’effet
conjoint de l’accroissement des crédits aux ménages de 0,5% et de la quasi-stagnation des crédits
aux sociétés non financières (+0,1%). Par objet économique, cette évolution recouvre principalement
la hausse des crédits à caractère financier de 6,2%, des crédits à l’immobilier de 0,6%, des crédits à
l’équipement de 0,6%, des crédits de trésorerie de 0,5% et des crédits à la consommation de 0,2%.
+3,2% En glissement annuel, le taux de progression
(fin juin) des crédits bancaires a ralenti, se situant à
+3,2% à fin juin 2024, après +4,6% le mois
précédent et +4,7% l’année dernière. Cette
décélération a concerné particulièrement les
crédits au secteur non financier (+1,2% après
+2,1% à fin mai 2024 et +4,6% à fin juin 2023),
alors que la croissance des crédits au secteur
Crédits bancaires financier s’est accélérée (+14,3% après +5,7% à
fin juin 2023).
L’évolution des crédits au secteur non financier est en relation, particulièrement, avec le ralentissement
du taux de progression des crédits aux sociétés non financières, enregistrant une quasi-stagnation
(+0,1%) à fin juin 2024 après +1,8% à fin mai 2024 et +6% à fin juin 2023, et du taux de progression des
crédits aux ménages (+1,2% après +2,8% à fin juin 2023, quoiqu’en amélioration comparativement à
l’évolution d’à fin mai 2024 où ce taux était de +0,9%).
Par objet économique, l’évolution des crédits
+11,6% bancaires recouvre, particulièrement, le recul des
(fin juin) crédits de trésorerie de 2% après une hausse de
2,8% l’année précédente, le ralentissement des
taux de progression des crédits à la consommation
(+0,5% après +1,7% à fin juin 2023) et des crédits à
l’immobilier (+1,2% après +1,9% l’année dernière).
La décélération des crédits à l’immobilier est
imputable au ralentissement de la croissance
des crédits à l’habitat (+1,3% après +2,5% à fin
Crédits à l’équipement
juin 2023), conjugué à la hausse des crédits aux
promoteurs immobiliers de 2,9% après une
contraction de 5,1% l’année précédente.
Note de Conjoncture 34
ENVIRONNEMENT NATIONAL
En revanche, la croissance des crédits à l’équipement s’est accélérée à +11,6% après +8,2% un an
auparavant. Le rythme de progression des créances en souffrance, quant-à-lui, a ralenti à +3,4% après
+5,8% l’année antérieure.
Concernant les créances nettes des institutions de dépôt (ID) sur l’administration centrale (AC), elles ont
augmenté, par rapport à fin mai 2024, de 6,1% pour atteindre 356,6 milliards de dirhams à fin juin 2024.
En glissement annuel, le taux de progression des créances nettes des ID sur l’AC a ralenti, se situant à
+6,1% à fin juin 2024 après +14,3% un an auparavant. Cette évolution s’explique, particulièrement, par
le repli des créances nettes de Bank Al-Maghrib de 53,2%, conjugué à l’accélération de la croissance
des créances nettes des Autres Institutions de Dépôts (AID) à +11,2% après +4,8% l’année précédente.
Note de Conjoncture 35
ENVIRONNEMENT NATIONAL
Les interventions de Bank Al-Maghrib ont porté, essentiellement, sur les avances à 7 jours (57 milliards
de dirhams après 54,4 milliards en juin 2024), les opérations de pension livrée à 1 et 3 mois (52,2
2,6 Mds DH milliards de dirhams après 51,7 milliards en juin 2024) et les prêts garantis à long terme (32 milliards de
dirhams après 32,7 milliards en juin 2024).
(juillet)
S’agissant du volume moyen des transactions
interbancaires, il a reculé, par rapport au mois
précédent, de 21% pour se situer à 2,6 milliards
de dirhams en juillet 2024. Quant au taux
interbancaire moyen pondéré au jour le jour
(TIMPJJ), celui-ci se maintient depuis le 26 juin
Transactions 2024 en évolution quasi-stable, alignée sur le
interbancaires nouveau taux directeur, s’établissant en moyenne
(Volume moyen) à 2,75% contre 2,96% en juin 2024, soit une baisse
de 21 points de base et ce, suite à la décision du
conseil de Bank Al-Maghrib, prise le 25 juin 2024,
Note de Conjoncture 36
ENVIRONNEMENT NATIONAL
Au terme des sept premiers mois de 2024, le volume des soumissions (hors opérations d’échange) a
reculé, par rapport à fin juillet 2023, de 47,6% pour s’établir à 203,9 milliards de dirhams. La baisse a
concerné particulièrement le volume soumissionné des maturités courtes qui s’est replié de 86,1%
à 33,4 milliards de dirhams, soit 16,4% du volume des soumissions après 61,9% l’année précédente,
et dans une moindre mesure celui des maturités moyennes qui a reculé de 7,4% à 94,8 milliards de
dirhams, canalisant 46,5% du volume des soumissions après 26,3% l’année dernière. En revanche, le
volume soumissionné des maturités longues s’est raffermi de 65,6% à 75,7 milliards à fin juillet 2024,
représentant 37,1% du volume des soumissions contre 11,8% un an auparavant.
Note de Conjoncture 37
ENVIRONNEMENT NATIONAL
Note de Conjoncture 38
ENVIRONNEMENT NATIONAL
S’agissant du volume global des transactions réalisées au titre du mois de juillet 2024, il a augmenté,
par rapport au mois précédent, de 5,5% pour atteindre 5,6 milliards de dirhams. Ce volume se répartit
comme suit :
• 81% pour le marché central où les transactions se sont accrus, par rapport au mois antérieur, de
16,4% à 4,5 milliards de dirhams. Parmi les titres les plus actifs sur ce compartiment, figurent
Akdital, BCP et Attijariwafa Bank, ayant canalisé respectivement 20,9%, 10,7% et 10,4% du volume
des transactions en actions ;
• 0,3% pour le marché de blocs où les échanges ont reculé, comparativement au mois de juin 2024,
de 98,4% à 18 millions de dirhams ;
• 17,9% pour une augmentation de capital en numéraire effectuée par Akdital d’un montant global
d’environ 1 milliard de dirhams (1.492.537 actions au prix de 670 dirhams l’action) ;
• 0,8% pour les transferts d’actions.
47 Mds DH Au terme des sept premiers mois de 2024, le
(fin juillet) volume global des transactions s’est accru, en
glissement annuel, de 76,9% pour atteindre
environ 47 milliards de dirhams. Le volume des
échanges sur le marché central a plus que doublé,
passant de 16,1 milliards de dirhams à 32,4
milliards, soit 69% du volume des transactions.
Celui enregistré sur le marché de blocs s’est
apprécié, passant de 1,4 milliard de dirhams à 8,8
Volume global des
transactions milliards, soit 18,7% du volume des échanges.
Enfin, les augmentations de capital, les offres
publiques, les transferts d’actions et les apports
d’actions ont représenté respectivement 9%,
2,8%, 0,4% et 0,1% du volume des transactions
à fin juillet 2024.
Note de Conjoncture 39
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TABLEAU DE BORD
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Note de Conjoncture 43
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