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Logique et Expression en Français L1 LMD

Le document présente un plan de cours en informatique de gestion, axé sur la logique, l'expression orale et écrite, et les outils de grammaire et d'orthographe. Il vise à améliorer les compétences de raisonnement et d'expression des étudiants en français. À la fin du cours, les étudiants devraient être capables de raisonner, critiquer et s'exprimer correctement sur divers sujets.

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Logique et Expression en Français L1 LMD

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Section : Informatique de Gestion

Promotion : L1 LMD (SOIR)


Cours : T.C.O.E
Prof : KAPUTA LOTA José.

PLAN DU COURS

0. INTRODUCTION
1ère Partie : LA LOGIQUE
Chapitre I : LE CONCEPT
1.1 . Définition
1.2 . Les propriétés du concept
1.3 . La classification des concepts
1.4 . Univocité, Équivocité et Analogie des termes
1.5 . Relations entre concepts
Chapitre II : LE JUGEMENT
2.1. Définition
2.2. Composition du Jugement
2.3. Classifications des Jugements

Chapitre III : LE RAISONNEMENT


3.1. Définition
3.2. Types de Raisonnements

2ème Partie : L’EXPRESSION ORALE & ÉCRITE

Chapitre I : QUELQUES OUTILS DE RÉCONCILIATION AVEC LES


REGISTRES DE LA LANGUE.

1.1 Les registres familiers


1.2 Les registres populaires
1.3 Les registres courants
1.4 Les registres soutenus

Chapitre II : QUELQUES OUTILS D’ORTHOGRAPHE POUR ÉVITER LES


ERREURS LES PLUS COURANTES.
2.1. Les homophones grammaticaux et lexicaux les plus courants
2.2. Les paronymes les plus usités

DNM
Chapitre III : QUELQUES OUTILS DE GRAMMAIRE POUR ÉVITER LES
ERREURS LES PLUS FRÉQUENTES ET CONSTRUIRE DES
PHRASES CORRECTES ET LOGIQUE.

3.1. L’emploi fautif d’un pronom de reprise


3.2. L’emploi erroné d’une préposition simple ou complexe
3.3. L’emploi erroné d’un subordonnant
3.4. La construction des subordonnées infinitives et participiales.

DNM
INTRODUCTION
L’esprit humain, l’esprit de tout homme doué de sens doit fonctionner suivant certains
principes et certains normes ou lois pour atteindre la vraie connaissance.

La logique qui est l’une des branches de la philosophie s’occupe essentiellement du


fonctionnement optimal de la faculté la plus importante impartie à l’homme à savoir : le
pouvoir et la capacité de juger valablement et de raisonner correctement. Par ailleurs,
le français étant notre langue d’enseignement, il s’avère nécessaire à tout étudiant de
bien le maitriser.

Une bonne formation du raisonnement et de l’expression orale et écrite française, facilite


les tâches académiques des étudiants. À la fin de ce cours l’étudiant qui aurait suivi avec
attention cette matière, ce cours leur permettra de surmonter les difficultés et les
faiblesses dans leurs façons de raisonner, d’écrire et de parler la langue française, ce qui
veut dire qu’à la fin de ce cours chaque étudiant de L1 LMD SOIR sera capable de :

- Bien raisonner sur divers sujets et problèmes de la vie social ;


- Bien critiquer valablement toutes penser ou les opinions émises ;
- S’exprimer correctement, oralement et par écrit en employant des mots juste et
des termes appropriés ;
- Distinguer les raisonnements valide et invalide.

DNM
Ière PARTIE
Chapitre I : LE CONCEPT

1.1 DEFINITION
Par définition, le Concept c’est la représentation mentale d’une réalité ou d’un
objet.
Une question se pose « Comment ce concept prenne-t-il naissance dans notre mental ? »
pour répondre à cette question nous disons qu’il y’a 4 éléments qui participent à
la naissance d’un concept dans notre mental à savoir : le Sujet, l’Objet, la
Conception et l’Expression.

- Le Sujet : C’est l’homme parce qu’il y’a que l’homme qui a la capacité de concevoir
ou de réfléchir.

- L’Objet : C’est l’acte de concevoir, de penser, d’imaginer du sujet, ne se fait jamais


dans le vide ou dans le néant, il faut donc un objet qui doit servir de suppôt ou de
support à la penser.

- La Conception : C’est la transmutation de l’objet en penser, c’est l’acte de penser


l’objet.

- L’Expression : c’est ce que je formule de la chose.

L’expression verbale d’un concept s’appelle « le Terme »


Le terme désigne l’expression extérieur d’un concept, il peut être verbale, écrit ou
gesticulé.

1.2 LES PROPRIETES DU CONCEPT


On distingue deux propriétés du concept : La Compréhension et l’Extension.
1. La Compréhension
Définir un concept en compréhension, c’est donner l’ensemble des notes, des
significations, des caractéristiques qui conviennent à un concept déterminé.

2. L’Extension
Définir un concept en extension, c’est donner l’ensemble d’individus auxquels
s’appliquent le concept.

DNM
1.3 CLASSIFICATION DE CONCEPT
On catégorise le concept selon leurs compréhensions et extensions.
1. Selon la Compréhension, nous avons trois types de Concepts :
➢ 1ère type : Les concepts Simples & Composés.
- Les concepts simples : sont ceux dont la compréhension est formée d’un seul
élément et ne sauraient être analyser.
• Ex : « Être » (le mot “être” est formé d’un seul élément qui est l’être et on
ne sait analyser le terme être.)

- Les concepts composés : sont ceux dont la compréhension peut être analyser en
une pluralité d’éléments.
• Ex. « Plante » (le concept plante peut-être analyser en plusieurs éléments :
avocatier, manguier etc.)

➢ 2ème type : Les concepts Positifs & Privatifs.


- Les concepts positifs :
• Ex. Doué de vue (quelqu’un qui a la vue, a la capacité de contempler toutes
les merveilles du monde, a la possibilité de faire le choix)

- Les concepts privatifs :


• Ex. Être aveugle.

➢ 3ème type : Les concepts Propres & Analogiques.


- Les concepts propres :
• Ex. Homme (homme n’est pas un nom composé mais propre), le lait de sein
(ce liquide est un nom propre.)

- Les concepts analogiques : C’est la comparaison par l’image où l’on peut dire :
« David est un agneau, ce qui explique qu’il a un comportement doux, calme »

2. Selon l’Extension, nous avons également trois types de Concepts :


➢ 1ère type : Les concepts Singuliers.
- Les concepts singuliers : Représentent un individu déterminé. Leurs extensions
est égale à un et leur compréhension reste inépuisable.
Ex : (Blandine.)

• Pourquoi c’est un concept singulier ? Parce que son extension est égale à un.
• Et pourquoi sa compréhension reste inépuisable ? parce que si nous devons
parler de caractéristiques ou des significations de Blandine, nous allons
DNM
comprendre que Blandine est une personne humaine, du genre féminin, c’est
une femme belle, une femme mariée etc.

➢ 2ème type : Les concepts Particuliers.


- Les concepts particuliers : sont ceux dont la compréhension s’applique à une partie
indéterminée de leurs extensions.
• Ex : Quelques hommes, quelques femmes.
Ces exemples nous mettent en présence d’un concept particulier, parce que la
compréhension s’applique à une partie de l’extension des hommes.

N.B. Le Singulier s’applique à l’individu tandis que le Particulier s’applique à la partie.

➢ 3ème type : Les concepts Universels.


- Les concepts universels : appelés aussi généraux sont ceux dont la compréhension
s’applique à tous les éléments de leurs extensions.
Ex : Tout congolais.

1.4 UNIVOCITÉ, EQUIVOCITÉ ET ANALOGIE DES TERMES


- Univocité : Un terme est dit univoque, lorsque qu’il garde la même signification
dans des expressions différentes. C-à-d, même quand on l’utilise dans plusieurs
phrases, il garde la même signification, il garde son sens.
Ex. Manger.
- Equivoque : Un terme est dit équivoque lorsqu’il a plusieurs significations
totalement différentes.
Ex. Capitaine (ce terme peut signifier le commandant d’un bateau, le chef
d’équipe, le nom d’un poisson etc.), Voler (dérober, planer etc.)

- Analogue : un terme est dit analogue lorsqu’il a des significations partiellement


identique et partiellement différent.
Ex. Rems est un lion. (En quoi est-ce que Rems et le lion sont identique ?
C’est du point de vue caractère, comportement), donc ce sont ces deux
éléments qui les unissent, alors qu’est ce qui les séparent ? c’est leurs
natures (Rems c’est une personne humaine tandis que le lion est un animal.)

1.5 RELATION ENTRE CONCEPTS


Il existe deux types de relations entre les concepts : la Relation de Compatibilité
et d’Incompatibilité. (Convenance et disconvenance)

DNM
Chapitre II. LE JUGEMENT
2.1. DÉFINITION
Le jugement est une opération mentale par laquelle l’esprit humain affirme ou nie
quelque chose appelé prédicat de quelque chose d’autre appelé sujet. Son
expression verbale s’appelle la proposition. *(c-à-d, dans une phrase, on peut
affirmer ou nier quelque chose du sujet, le complément affirme ou nie quelque
chose du sujet)
• Ex. L’homme doit mourir : (On affirme que l’homme est mortel), l’homme
n’est pas immortel : (on nie l’immortalité de l’homme)

2.2. COMPOSITION DU JUGEMENT


Le jugement est composé de trois éléments :
- Le Sujet
- Le Prédicat
- La Copule
Les deux premiers éléments (sujet & prédicat) sont appelés « éléments
matériels » et le troisième élément (copule) est appelé « élément formel »

- Le sujet c’est l’être dont on affirme ou l’on nie quelque chose.


- Le prédicat c’est ce qu’on affirme ou l’on nie du sujet.
- La copule quant à elle, établie et marque le rapport de convenance ou de disconvenance entre les
deux concepts.

L′ homme est mortel


Illustration : S C P

2.3. CLASSIFICATION DES JUGEMENTS


Il existe deux grandes catégories des jugements : Le jugement Simple et
Composé.

1. Le jugement simple : c’est un jugement qui possède seulement un sujet, une


copule et un prédicat. On peut considérer successivement la forme et la matière
comme deux éléments pour classifier ou catégoriser le jugement simple.

a. Selon la forme : il existe 4 critères de classifications de jugements.


- La Qualité : du point de vu de la qualité nous avons deux types des
jugements :
• Les jugements affirmatifs (Ex. l’homme est mortel)
• Les jugements négatifs. (Ex. l’homme n’est pas immortel)

DNM
- La Quantité : du point de vue de la quantité, nous avons également deux
types des jugements :
• Les jugements particuliers
• Les jugements universels.

- La Modalité : du point de vue de la modalité nous avons trois types des


jugements.
• Les jugements apodictiques : Énoncent une nécessité de fait, une vérité
indubitable. (Ex. l’homme doit mourir.) Une vérité qu’on ne peut discuter.
• Les jugements assertoriques : Énoncent une réalité de fait mais qui n’est
pas nécessaire. (Ex. Rems est un noir, les cheveux sont noirs)
• Les jugements problématiques : Énoncent une possibilité de fait (Ex. si
Rems étudie, alors il réussira.)

- La Qualité et la Quantité combiné : du point de vue de la qualité et


quantité combiné nous avons quatre types des jugements :

• Les jugements universels affirmatifs (symbolisé par la lettre A)


Ex. Tous les congolais sont corruptible.

• Les jugements universels négatifs (symbolisé par la lettre E)


Ex. Aucun congolais n’est incorruptible.

• Les jugements particuliers affirmatifs (symbolisé par la lettre I)


Ex. Quelques congolais sont corruptible.

• Les jugements particuliers négatifs (symbolisé par la lettre O)


Ex. Quelques congolais ne sont pas corruptible.

b. Selon la matière : Il existe quatre types des jugements.


- Les jugements d’existences : affirment ou nient l’existence d’un sujet. (Ex.
Dieu existe / les sorciers n’existent pas)

- Les jugements de valeurs : affirment ou nient la valeur d’un sujet, ils sont
aussi appelés les jugements appréciatifs et sont relatifs aux individus (Ex.
Rems est beau)

- Les jugements attributifs : affirment ou nient la possession d’un sujet par


un prédicat. (Ex. Socrate est un homme / Socrate n’est pas Dieu)
- Les jugements des relations : c’est un jugement dans lequel, il n’y a pas
de sujet auquel on confère le prédicat, mais plutôt un rapport établit entre
les termes. (Ex. il ment comme il respire, il écrit mieux qu’il ne parle, il boit
plus qu’il ne mange)

DNM
2. Les jugements composés : sont ceux qui sont composés d’au moins deux sujets,
deux copules et deux prédicats. (Ex. Rems est étudiant à la HEC et Rems est
joueur de léopard)

Il existe trois types des jugements composés.


- Les jugements disjonctifs : ils sont repartis en deux :
• Expulsif : c’est un jugement composé de deux jugements simples unis
entre eux par la disjonction « ou » forte. (Ex. il fait nuit ou il fait jour ?)
un « ou » étonnant !

• Non expulsif : c’est un jugement composé de deux jugements simples


unis entre eux par la disjonction « ou » faible. (Ex. il pleur ou il rit ?) un
« ou » moins étonnant.

- Les jugements conjonctifs : c’est un jugement composé de deux jugements


simples unis entre eux par la conjonction de coordination « et & ni ».

- Les jugements hypothétiques ou conditionnels : c’est un jugement composé


de deux jugements simples dont le premier jugement est précédé de « si », le
second est précédé de « alors » (Ex. Si Rems étudie alors il réussira).

Chapitre III. LE RAISONNEMENT

3.1. DEFINITION
Le raisonnement est une opération mentale par laquelle à partir des jugements donnés
appelé prémisses ou antécédant on obtient un nouveau jugement appelé conclusion ou
conséquent. Son expression verbale s’appelle l’argument (raisonner c’est être capable
d’argumenter)

3.2. TYPES DE RAISONNEMENT


On distingue quatre types des raisonnements : l’indiction, l’analogie, par l’absurde et la
déduction.

a. L’indiction : Il y’a indiction lorsque l’esprit humain aboutit à une loi générale,
partant des faits particuliers de l’expérience sensible. (En d’autres termes, il y’a
indiction lorsqu’à partir de l’expérience particulier de la réalité ou de l’observation des faits
particuliers de la nature ou de l’environnement on aboutit à générer une loi générale)

Il existe trois types d’indictions : complète, formelle et amplifiante.


- L’indiction complète : c’est pratiquement le raisonnement utilisé dans les
sciences mathématiques.

DNM
- L’indiction formelle : autrement appelé « Aristotélicienne » à l’occurrence d’un
philosophe grec du nom « Aristote ». Elle consiste en une énumération
complète des sujets ayant la même propriété, ce qui permet de conclure que
l’ensemble de ses sujets possède la propriété.

Ex : - Les végétaux, les animaux et les hommes se nourrissent.


(La propriété qui réunit le 3 sujets c’est l’action de se nourrir) que vous soyez
animal, humain ou végétal, tous pour vivre vous avez besoin de se nourrir.
- les végétaux, les animaux et les hommes sont les êtres vivants
- Donc tous les êtres vivants se nourrissent.

- L’indiction amplifiante autrement appelé « l’indiction baconienne d’après


l’inférence d’un savant anglais du nom de Francis Bacon » : c’est l’indiction au
sens propre du terme, elle consiste à passer de l’observation de quelques faits
ou cas à l’affirmation d’une lois générale (en d’autres termes, c’est ces raisonnements
qui conclut du particulier au générale)
Ex : - Après avoir observé que la plupart de motards sont des luba, cela m’a
permis à conclure que tous les motards sont des luba.

b. L’analogie : le raisonnement par l’analogie est celui qui conclut l’identité de deux
ou plusieurs réalités différentes sur base de quelques similitudes ou ressemblance.
Ex. Christiane est une Giraf

c. L’absurde : le raisonnement par l’absurde est celui qui démontre la valeur d’une
proposition en montrant que si on prend une proposition opposée à la première
on aboutit à des conséquences absurdes
Ex.

d. La Déduction : appelée aussi déduction déductive, c’est l’inverse de l’indiction.


Elle est une opération mentale qui conclut de la générale au particulier de la loi
au fait.
Ex. - Les congolais sont courageux
- Or Rems est un congolais
- Donc Rems est courageux.

On distingue deux types de déduction : l’inférence Immédiate et Médiate.

On appelle inférence l’acte par lequel l’intelligence infère (tire) c-à-d, déduire une
vérité à partir d’une autre.

a) Inférence Immédiate : C’est un raisonnement qui se fait sans détour c-à-d,


en partant d’une seule donnée appelé prémisse on aboutit à une seule
transformée appelé la conclusion.

DNM
Quelques principes de l’inférence immédiate :

1. La conversion : c’est une déduction par transposition des termes en


mettant le prédicat à la place du sujet, vice-versa. (En d’autres termes c-
à-d, la permutation de terme)
Ex. Aucun Mongo n’est blanc.
S P

Si on applique la conversion (permuter le sujet et le prédicat sans


modifier les autres éléments, sans toucher le verbe) nous obtiendront :
→ Aucun blanc n’est Mongo.

2. L’opposition des propositions :

- Lorsque deux universelles s’opposent uniquement du point de vue de la


qualité, elles sont appelées contraire. Et quels sont ces deux propositions
universelles qui s’opposent uniquement du point de vue de la qualité ? il
s’agit donc de : A et E.

Ex. Tous les jeunes sont sportifs – A


Aucun jeune n’est sportif – E
En quoi est-ce-que ces deux propositions sont universelles ? parce que leur extension est plus
grande et générale.

- Lorsque deux particulières s’opposent du seul point de vue de la qualité,


elles sont appelées subcontraire. Il s’agit de I et O. (I est subcontraire à
O)

Ex. Quelques motards sont luba – I


Quelques motards ne sont pas luba – O

- Lorsque les propositions ne diffèrent que du seul point de vue de la


quantité, elles sont appelées subalterne. Il s’agit de (A – I), (E – O)

Ex. Certains étudiantes sont têtues – I


Toutes les étudiantes sont têtues – A
Aucune étudiante n’est têtue – E
Certaines étudiantes ne sont pas têtues – O

- Lorsque les propositions diffèrent du point de vue de la quantité et de


la qualité, elles sont appelées contradictoire. Il s’agit de (A – O), (E – I)

Ex. - Tous les professeurs sont gentils – A


- Quelques professeurs ne sont pas gentils – O
- Aucun professeur n’est gentil – E
DNM
- Tous les professeurs sont gentils – I
L’opposition de ces propositions nous amène à un schéma qu’on appelle, le
carré logique.

Carré Logique :

Tous A CONTRAIRE E Aucun


Tout Nul

SUBCONTRAIRE

SUBCONTRAIRE
Quelques Quelques
Certains I SUBCONTRAIRE O Certains

b) Inférence Médiate : les inférences médiates s’appellent aussi le syllogisme.


Le syllogisme est un raisonnement composé de trois propositions dont la
troisième appelé conclusion découle (provient) nécessairement de deux
prémisses : la Majeure et la mineure.

- Le sujet et le prédicat de la conclusion sont des termes extrêmes.


- Le sujet de la conclusion s’appelle : terme mineure ou petit terme (P.T)
- Et la prémisse qui possède le petit terme s’appelle : la Mineure
- Le prédicat de la conclusion se nomme : terme Majeure ou Grand terme (G.T)
- Et la prémisse qui possède le grand terme c’est la Majeure
Le M.T n’apparait pas dans la conclusion : Pourquoi ? parce qu’il sert de lien ou
de transition vers la conclusion, et le M.T sa place c’est dans la prémisse
Ex : Tout homme est mortel.
M.T G.T
Or, Christian est un homme
P.T M.T
Donc, Christian est mortel
P.T G.T

Pourquoi M.T ? Parce que c’est le Terme qui se retrouve dans les deux prémisses et c’est ce terme qui nous permet
d’arriver à la conclusion.

Les deux premières propositions c’est ce que nous appelons la prémisse.

La première proposition c’est la Majeure, la deuxième c’est la Mineure. Sans ces deux prémisses nous ne pouvons
pas conclure. Donc ce sont les prémisses qui nous permettent d’arriver à la conclusion.

DNM
GT MT
Maj

P.T MT
Prémisses
Min

Conclus P

S P

LES RÈGLES FONDAMENTALES DU SYLLOGISME


On retient huit règles générales de syllogisme
1. Le syllogisme ne doit avoir que trois termes univoques.
Ex : Hier j’ai mangé le capitaine
Ce raisonnement pèche contre la 1ème règle
Or, un capitaine est un militaire parce qu’il y a équivocité de terme
(capitaine) qui signifie poisson, militaire, etc.
Donc, j’ai mangé un militaire

2. Le moyen terme ne doit pas apparaitre dans la conclusion.


3. Le moyen terme doit être au moins pris une fois universellement.
Ex : Tous les congolais sont noirs
Or, tous les kinois sont congolais
Donc, les kinois sont noirs

4. Les termes ne doivent pas avoir une extension plus grande dans la conclusion que
dans les prémisses.

Ex : Tous mammifère donne du lait


Ce raisonnement pèche contre la 4ème règle
Or, aucun serpent n’est mammifère parce que son extension est plus grande
dans la conclusion : « universelle négative)
Donc, aucun serpent donne du lait.

5. Deux prémisses affirmatives ne donnent jamais une conclusion négative.


Ex : Tout homme est mortel
Or, Marcel est un homme
Donc Marcel est mortel.

6. De deux prémisses négatives pas de conclusions


7. De deux prémisses particulières ne donnent pas de conclusion
8. La conclusion suit toujours la prémisse faible.

DNM
FIGURES DE SYLLOGISMES ET LEURS MODES

Figures de syllogisme
On distingue 4 types de figures de syllogismes :
- Le syllogisme de la première figure
- Le syllogisme de la deuxième figure
- Le syllogisme de la troisième figure
- Le syllogisme de la quatrième figure

Définition de la figure d’un syllogisme :


Une figure de syllogisme, c’est la disposition de terme (M.T) dans les prémisses.
Il joue plusieurs rôles dans les prémisses. Ces différents types de rôles que joue le M.T
nous amène à distinguer 4 types de figures de syllogismes :

- Dans le syllogisme de la 1ère figure, le M.T est sujet dans la majeure et il est
prédicat dans la mineure.

SUB-PRE
M.T G.T

P.T M
P.T G.T

Ex : Tous les congolais sont noirs


M.T G.T
Or, tous les kinois sont congolais
P.T M.T
Donc, tous les kinois sont noirs
P.T G.T

- Dans le syllogisme de la 2ème figure, le M.T est prédicat dans la majeure et il


est aussi prédicat dans la mineure.

PRE-PRE
G.T M.T

P.T M.T

P.T G.T

Ex : Aucun homme n’est immortel


G.T M.T
Or, les anges sont immortels
P.T M.T
Donc, aucun ange n’est homme.
P.T G.T

DNM
- Dans le syllogisme de la 3ème figure, le M.T sujet dans la majeure et il est aussi
sujet dans la mineure.

M.T SUB-SUB G.T

M.T P.T

P.T G.T

Ex : Tous les congolais sont noirs


M.T G.T
Or, tout congolais est africain
M.T P.T
Donc, tout africain est noir.
P.T G.T

- Dans le syllogisme de la 4ème figure, le M.T est prédicat dans la majeure et il


est sujet dans la mineure.

G.T
PRE-SUB
M.T
M.T P.T
P.T G.T

Ex : Tous les anges sont immortels.


G.T M.T
Or, aucun immortel n’est homme.
M.T P.T
Donc, aucun homme n’est ange
P.T G.T

MODES DE SYLLOGISME

- 1ère figure : BARBARA, CELARENT, FERIO, DARII, FRISESOMORUM


- 2ème figure : BAROCO, CESARE, FESTINO, DABITIS, DISAMIS
- 3ème figure: BOCARDO, CAMESTRES, DARAPTI, FELAPTON, DATISI
- 4ème figure: BAMALIP, CALEMES, DIMATIS, FESAPO, FRESISSO.

DNM
IIème PARTIE
L’EXPRESSION ORALE ET ÉCRITE

Chapitre I : QUELQUES OUTILS DE RECONCONCILIATION AVEC LES


REGISTRE DE LA LANGUE.

On réserve souvent l’appellation de registre da la langue pour désigner les différentes


variétés de pratique langagière habituel et préférentiel utilisé par un locuteur dans
certaines situations de communication pour énoncer un message ou exprimer une réalité
dont le contenu sémantique reste considérablement le même selon Ferdinand de
Saussure, toutes ces pratiques langagières relèvent de la parole ainsi, l’usage de l’une de
ces pratiques langagières varient en fonction de la situation de communication dans
laquelle se déroule l’échange conversationnelle, de la nature des relations entre les
partenaires de la conversation et aussi de leurs intentions de la condition sociale et
culturelle des interlocuteurs, des thèmes abordés.
La variation de ce pratique langagière modifie plusieurs aspects de la langue à savoir :
l’aspect lexical, syntaxique, morphologique et phonétique. Dans cet optique on peut admettre
qu’il existe une multitude de registres de langues.
On distingue 4 types de registres de langue :
- Le registre familier
- Le registre populaire
- Le registre courant
- Le registre soutenu
1. Le registre familier :
Le registre familier est considéré comme celui du registre de contexte informel et
des situations où il y a l’absence des liens hiérarchique. Il est l’un des langages
utilisés au cours de l’échange conversationnel quotidien entre parents, enfant,
élève, étudiant, ami, collègue de travail etc. Il correspond à un langage qui n’est
pas totalement correct mais admis sous certaines conditions.

Il est caractérisé premièrement par une syntaxe simplifiée et souvent


approximative c-à-d, l’usage de phrase courte parfois inachevé

Ex : Au bureau, un de mes collègues, sa femme, elle a eu un bébé.


Pour simplifier, on dira : « La femme d’un collègue du bureau
a eu un bébé. »

DNM
Il se caractérise également par des nombreuses abréviations
Ex : T’es où / T’es là ? / phone / p'tit dèje /
Il se caractérise aussi par la forme interrogative directe et sans inversion du sujet.
Ex : Tu viens d’où /Tu manges quoi ? /Tu m'appelles d'où ?

Il se caractérise encore par un vocabulaire relâché


Ex : Je m’en vais bouffer

NB. Le registre familier est réservé à la langue orale car il comprend beaucoup de
mots ou d’expressions employé oralement que l’on ne peut utiliser dans un texte
écrit relevant de la langue standard.

Cependant, pour des raisons diverses on peut rencontrer ce registre dans certains
écrits à savoir : le roman dit réaliste.

2. Le registre populaire :
Autrement appelé : registre relâché, le registre familier se transforme dans
certains cas en registre populaire, le registre populaire prend une allure écartée
de la langue standard. Il est le registre employé généralement dans le milieu moins
scolarisé.
Il se caractérise par l’emploi des termes impropres
Il se caractérise également par des termes péjoratifs
Il se caractérise aussi par l’usage de verbe mal conjugué
Il se caractérise aussi par l’emploi de mots anglais

Lorsque le registre populaire est émaillé des mots et expressions venant de la rue
ou des milieux de délinquances il se transforme en deux types de registre :
l’argotique et vulgaire.
- Le registre argotique : consiste à transformer et à créer des mots plus amusant
ou expressif que les mots normaux
- Le registre vulgaire : est un registre socialement inacceptable (parce que c’est
un registre impoli).

3. Le registre courant :
On l’appelle également registre standard, il est qualifié par le puriste de la langue
française comme un langage correcte et convenable aux règles, normes et
convention de la langue et à toutes sortes des situations de communication.

DNM
NB. Il est le registre privilégié dans l’enseignement, dans le journalisme et dans
la correspondance, dans la vie professionnel ou social. C’est le langage le plus
neutre du point de vue social (pourquoi neutre ? parce qu’il met tout le monde d’accord,
c’est un registre correct, humanisant, respectueux)

Il se caractérise premièrement par un vocabulaire correspondant à celui de


dictionnaire.

Il se caractérise également par une syntaxe correcte avec des phrases quelques
fois complexes dont les principales règles de grammaire sont respectées.

Il se caractérise enfin par des phrases bien construite.


Ex : Ma voiture est une perte totale ; je l’ai vendu pour les pièces.

4. Le registre soutenu :
On l’appelle aussi registre recherché, il est considéré comme celui des situations
exceptionnels (le moment de grand discours, la conférence scientifique, on découvre
également ce registre dans le texte de haut niveau scientifique, philosophique, religieux,
certains textes littéraires) il correspond à un langage recherché et élaborer qui jouit
une surveillance externe.
Il se caractérise par un vocabulaire rare, précis et varié
Ex : Le firmament, l’Azur

Il se caractérise également par l’usage des figures de styles recherché


Ex : Déjà la nuit en son parc amassait un grand troupeau d’étoiles vagabondes
Une figure de style qui signifie :
« Déjà la nuit tombait et on apercevait les premières étoiles »

Il se caractérise aussi par l’emploi de l’imparfait, de plus-que-parfait, du subjonctif


aussi bien que du passer simple et du passé antérieur de l’indicatif.

Ex : - Quand son mari eut ouvert et poussé la porte de la chambre, elle se


réveilla brusquement.

- Il partit soldat, devint officier et mourut général.


- Il fallait, à coup sûr, que j’eusse terminé cet ouvrage avant son retour pour
qu’il ne se fâchât pas.

Il se caractérise également par l’inversion du sujet dans la forme interrogative


directe
Ex : Quel prénom donneriez-vous à votre enfant ?
DNM
Il se caractérise aussi par l’inversion du sujet après certains adverbes comme :
(aussi, ainsi, peut-être, sans doute)

Ex : Ainsi ai-je dû suspendre le cours de ce matin


NB. Le registre soutenu est celui qu’on relève dans la plupart des situations
linguistique dans une prononciation relativement claire il prend le cri comme
modèle. L’emploi de ce registre dans une situation où il ne pas adapter peut le faire
apparaitre déplacé voir prétentieux et abusif.

Chapitre II. QUELQUES OUTILS D’ORTHOGRAPHE POUR ÉVITER LES


ERREURS LES PLUS COURANTES.

2.1. Les homophones grammaticaux et lexicaux les plus courants

Par homophones on entend deux mots qui se prononcent exactement de la même façon
mais qui ne partagent pas la même orthographe et le même sens (en d’autres termes c’est
l’existence de deux mots qui se prononcent exactement de la même manière mais qui se distinguent
de leur orthographe et leur sens). De ce fait, on peut souvent les confondre au moment de
les écrire et de faire des erreurs d’orthographe.
On distingue les homophones lexicaux et grammaticaux.

2.1.1. Les homophones lexicaux :


On parle d’homophones lexicaux lorsque la ressemblance existe entre deux mots qui
appartiennent habituellement à la même catégorie grammaticale. Une bonne
connaissance du vocabulaire permet de les différentier.

Ex : Aussi tôt – aussitôt Amande — amende Sinon — si non


Bientôt - bien tôt Cahot — chaos Censé — sensé
Plutôt – plus tôt Quoique — quoi que Sitôt -si tôt

2.1.2. Les homophones grammaticaux :


On parle d'homophones grammaticaux lorsque la ressemblance existe entre des mots
qui appartiennent à des catégories grammaticales différentes. La connaissance des règles
de grammaire permet de les discerner. Examinons-les donc un à un, ces homophones, au
moins les plus courants, en les définissant et en expliquant en quoi ils diffèrent.

Ex : Acquit — acquis Attribut — attribue Clause — close


Appel — appelle Chair — chaire Conseil — conseille
Appui — appuie Chère — cher Différent — différend — différant

DNM
2.2. Les paronymes les plus usités

Les paronymes sont des paires de mots presque homonymes, qui ne présentent qu'une
analogie approximative de prononciation, de forme ou d'orthographe, et qui n'ont aucune
parenté de sens : Inculper, inculquer ; conjecture, conjoncture ; collision, collusion. Ils
sont non seulement à l'origine de confusions de sens et de lapsus fréquents, mais aussi
de jeux de mots : Qui se ressemble s'assemble. A mesure que le temps s'enfuit, le souvenir
s'enfouit. Examinons-les donc un à un, ces paronymes, au moins les plus courants, en les
définissant et en expliquant en quoi ils diffèrent.

Ex : Abjurer /adjurer Adhérence /adhésion A l'instar de /à l'insu de /a l'issue de


Acceptation /acception Affabulation /fabulation Affleurer /effleurer
Acclimations /acclimatement Agonir /agoniser Accident /incident

Chapitre III : QUELQUES OUTILS DE GRAMMAIRE POUR ÉVITER LES


ERREURS LES PLUS FRÉQUENTES ET CONSTRUIRE DES
PHRASES CORRECTES ET LOGIQUE.

3.1. L’emploi fautif d’un pronom de reprise


Une erreur possible avec les pronoms personnels consiste à employer un pronom de la
troisième personne du pluriel (ils ou les) pour reprendre un nom singulier. Il y a alors
discordance de nombre entre l'antécédent et le pronom de reprise. L'erreur peut aussi
porter sur le genre du pronom ; on reprend ainsi un nom féminin par un pronom
masculin. Il importe de souligner que lorsqu'un pronom reprend entièrement
l'antécédent, les deux éléments doivent partager les mêmes caractéristiques
grammaticales : même personne, même genre et même nombre.

Exemple fautif : Mes amis et moi, nous préparons notre rencontre de football. C'est
pour cette raison que nous cherchons un stade pour s'entraîner.

Exemple corrigé : Mes amis et moi, nous préparons notre rencontre de football. C'est
pour cette raison que nous cherchons un stade pour nous entraîner

Exemples fautifs du pronom : 1. Ce groupe de renommée nationale fait danser tout le


monde. Ils effectueront bientôt une tournée nationale.

Correction : Ce groupe de renommée nationale fait danser tout le monde. Il effectuera


bientôt une tournée nationale.

3.2. L’emploi erroné d’une préposition simple ou complexe


Il importe de noter que le maniement inapproprié et imprécis, dans nos énoncés, de
certaines prépositions simples ou complexes, avilit, à n'en pas douter, la qualité de notre
expression orale et écrite.

DNM
Exemple 1 : Le gouvernement se dit tout à fait en accord avec la proposition des
syndicats.
Correction : Le gouvernement se dit tout à fait d'accord avec la proposition des
syndicats.

Exemple 2 : C'est à cause de sa persévérance et de son intégrité que Mandela triomphe


sur l'Apartheid

Correction : C'est grâce à sa persévérance et à son intégrité que Mandela triomphe de


l'Apartheid.

3.3. L’emploi erroné d’un coordonnant ou d’un subordonnant


On reconnaîtra, en effet, que l'emploi fautif, dans nos phrases, de certains coordonnants
et subordonnants, déshonore, incontestablement, la qualité de la langue française que
nous parlons. Fort de ce qui précède, examinons, principalement, les exemples suivants
:
Exemple 1 : En regardant les nouveaux bacheliers pousser des cris d'allégresse, ces
étudiants se sont souvenus du jour quand ils avaient été déclarés admis.

Correction : En regardant les nouveaux bacheliers pousser des cris d'allégresse, ces
étudiants se sont souvenus du jour où ils avaient été déclarés admis.

Exemple 2 : Cette femme se sent doublement trahie car son époux l'a trompée et parce
qu'il l'a trompée avec sa propre sœur.

Correction : Cette femme se sent doublement trahie parce que son époux l'a trompée et
qu'il l'a trompée avec sa propre sœur.

Exemple 3 : Cet homme riche n'a pas de femme ni d'enfants dans son château : il préfère
vivre seul.

Correction : Cet homme riche n'a ni femme ni enfants dans son château : il préfère vivre
seul.

3.4. La construction des subordonnées infinitives et participiales.


Tandis dans L'Art poétique de Boileau, Antoine Albalat s'attache à souligner qu’« Écrire,
c'est le plaisir de vivre avec une pensée, de la mûrir, de la vêtir, de la faire forte et belle
», dans Art d'écrire enseigné en vingt leçons, il déclare que « Bien écrire, c'est tout à la
fois bien penser, bien sentir et bien rendre ». Ceci pour dire que nous devons absolument
accorder une attention particulière à la qualité de chaque énoncé que nous produisons à
l'orale aussi bien qu'à l'écrit. Cependant, dans la pratique, il apparait que ce n'est pas
toujours le cas. Comme en attestent les constructions fautives des subordonnées
infinitives et participiales ci-dessous :
DNM
Exemple 1 : Après avoir saisi mon exposé de théorie littéraire, je sortis prendre de l'air.
Correction : Après que j'eus saisi mon exposé de théorie littéraire, je sortis prendre de
l'air.

Exemple 2 : En mettant bien en évidence sa magnifique démarche et son splendide


sourire, le jury aussi bien que la foule ovationne la nouvelle reine de la beauté gabonaise,
au sommet de son triomphe.

Correction : En mettant bien en évidence sa magnifique démarche et son splendide


sourire, la nouvelle reine de la beauté gabonaise, au sommet de son triomphe, est
ovationnée par le jury aussi bien que par la foule.

Exemple 3 : Avant de devenir l'une des figures principales du christianisme, rappelons


au préalable que saint Paul a été persécuteur des chrétiens et de l'Eglise.

Correction : Rappelons au préalable que saint Paul a été persécuteurs des chrétiens et de
l'Eglise avant de devenir l'une des figures principales du christianisme. / Rappelons au
préalable qu'avant de devenir l'une des figures principales du christianisme, saint Paul a
été persécuteurs des chrétiens et de l'Eglise.

DNM

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