Cours Electronique Analogique
Cours Electronique Analogique
Cours et TD
NIZAR SGHAIER 1
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
La diode à jonction
I. Présentation
1. Constitution
L’élément de base est une jonction PN dont la diode a toutes les propriétés. Pour permettre
son insertion dans des équipements, la jonction doit être « habillée » et se présenter sous
forme d’un composant maniable. En outre, pour faciliter les échanges thermiques avec l’air
ambiant, la diode peut être fixée sur un radiateur. Cette possibilité dépend de sa constitution.
2. Orientations
L’orientation de la diode dans le sens passant, c’est à dire pour une tension positive et un
courant de circulation non nul, est le suivant :
3. Caractéristique directe
Lors de cet essai, la diode est polarisée en mode passant, la borne positive de la source sur la
jonction P ou sur l’anode et la borne négative de la source sur la jonction N ou sur la cathode.
Comme nous le savons déjà, dans ce cas nous aurons circulation d’un courant.
NIZAR SGHAIER 2
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Pour permettre aux porteurs majoritaires de traverser la zone de transition, il faudrait que l’on
crée un champ inverse au droit de la zone de jonction ce qui veut dire que nous devrions créer
un champ plus important et de sens inverse à Ed. Nous savons que le champ Ed est dirigé de
N vers P. Il nous faudrait donc créer un champ dirigé de P vers N. Pour cela, il nous suffit
d’augmenter le potentiel de la région P d’une valeur V et ainsi porter le potentiel de la zone de
transition à Vd-V. Pour porter le potentiel de la région P, il me suffit d’appliquer la borne
positive d’un générateur sur l’anode ou la zone P de la diode.
U=f(I)
12
10
6
)
A
(I
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
-2
U(V)
Fig. 4. U=f(I)
4. Caractéristique inverse
Lors de cet essai, la diode est polarisée en mode bloquant, la borne positive de la source sur la
jonction N ou sur la cathode et la borne négative de la source sur la jonction P ou sur l’anode.
Comme nous le savons déjà, dans ce cas nous n’aurons pas circulation d’un courant.
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Cela entraîne au sein de la diode l’apparition d’un champ supplémentaire de sens P vers N
donc de même sens que le champ de la zone de transition. En effet, nous augmentons la
différence de potentiel Ud déjà existante au droit de la zone de transition créée par les ions,
cela veut donc dire que nous amplifions cette dernière plutôt que de la combattre renforçant
ainsi également le champ électrostatique renforçant le blocage de la diode. Nous pouvons
donc conclure en disant que le courant qui circule est très faible voir nul et est dû aux porteurs
minoritaires.
U=f(I)
-1
-2
)
A
(I -3
-4
-5
-6
U(mV)
Fig. 6. U=f(I)
NIZAR SGHAIER 4
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
U=f(I)
12
10
B
6
)
(A
I
4
2
A
0
Uo
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
-2
U(V)
Fig.7. U=f(I)
1. Seuil de tension
Le seuil de tension d’une diode définit le seuil pratique de tension Uo et qui correspond à
l’intersection entre la partie rectiligne de la caractéristique et l’axe des tensions (valeur un rien
supérieur à 0,7V.
2. Résistance statique
Il s’agit de la résistance apparente de la diode, c’est le rapport entre une valeur de la tension
directe appliquée à la diode et la valeur correspondante du courant.
RsUd
Id
NIZAR SGHAIER 5
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
3. Résistance dynamique
Il s’agit du rapport entre une tension et un courant (loi d’ohm). Dans notre cas, il s’agit de la
valeur de la tension directe que l’on retrouve sur la courbe comme étant la valeur de la tension
entre les points A et B et le courant entre ces deux mêmes points.
Rd Ud
Id
URM = tension inverse maximum. (C’est la valeur maximum que la diode peut
supporter en inverse)
IAV = courant moyen direct. (C’est, en fait, le courant de service que peut supporter la
diode)
Tj = température maximum de jonction. (Il est important de connaître cette
température afin de calculer le radiateur à placer, au besoin, sur la diode)
IR = courant inverse. (C’est la valeur instantanée maximum du courant traversant la
diode polarisée en inverse.
Pour bien choisir une diode, il faut tenir compte de la tension maximum, du courant moyen
direct et de la température maximum de jonction.
Au niveau des valeurs usuelles des diodes, on considérera la chute de tension dans le sens
passant et la valeur maximum du courant direct.
V. La diode Zéner
1. Définition
Une diode zéner est une diode à jonction qui, sous une tension inverse un peu supérieure à la
valeur de claquage, supporte sans dommage un courant inverse relativement important. Le
claquage est donc réversible. Cette propriété a été obtenue par un dopage convenable du semi-
conducteur. La diode zéner est donc un composant non linéaire, dissymétrique, à seuils de
tension. En d’autre terme, la zone P et N d’une telle diode possède un nombre plus important
de porteurs majoritaires (dû à un plus grand dopage) et donc une zone de jonction plus étroite.
Cela à pour conséquence d’avoir un champ interne intense. Cela veut aussi dire que la tension
d’avalanche sera relativement faible.
NIZAR SGHAIER 6
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
2. Représentation
3. Caractéristique
Dans le sens direct ou passant, elle est identique à celle d’une diode simple. Dans le sens
inverse ou bloqué, le courant reste nul ou négligeable tant que la tension du générateur n’est
pas devenue supérieure à la tension de zéner.
U=f(I)
12
10
8
6
4
I(A)
2
0
-6 -5 -4 -3 -2 -1 -2 0 1 2
-4
-6
U(V)
Fig. 9. U=f(I)
4. Utilisation
La propriété de cette diode est utilisée dans les montages stabilisateurs de tension.
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Comme on le voit, le courant i qui passera dans la diode va dépendre du courant I2 qui
passera dans la résistance R2 ; à la limite, si le courant dans R2 est nul, le courant dans la
diode sera maximum. Je peux considérer que j’ai un générateur infini et en tirer que le courant
I1 est constant.
Dans ces hypothèses, je peux dire que si I2 est maximum, i est minimum.
Dans la zone avant stabilisation, la tension U2 est inférieure à Uz et le courant i reste
nul.
Dans ce cas, le circuit se ramène à deux résistances en série.
U1U2. R1 R2
R2
Dans le domaine de stabilisation, la tension U2 reste égale à Uz et le courant i n’est plus nul.
U1Uz R1.(i Uz )
R2
Je peux donc dire que c’est la résistance R1 qui limitera le courant dans la zéner lorsque R2
sera déconnectée et c’est également R1 qui limitera le courant dans R2 lorsque cette dernière
sera minimum.
U1 U 2
R1 Nous prendrons le cas le plus défavorable et nous retiendrons que I1 = IZM
I1
lorsque I2 est nul.
NIZAR SGHAIER 8
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Exemple numérique :
Soit à calculer la résistance de limitation du courant R1 à placer dans le cas d’une tension
d’alimentation du montage égale à U1 = 17V pour une tension de sortie U2 = 9,1V délivrée
par une diode zéner et pouvant dissiper une puissance de 1,3w ; le courant minimum devant
circuler dans la diode zéner est de 25mA.
1,3
IZM Pz 143mA
U2 9,1
179,1
R1U1U2 55,2
IZM 143.10 3
soit 56 ohms
3
PR1R1.I1²56.143.10 1,145w
VI. Exercices
Exercice n° 1
Figure 1
NIZAR SGHAIER 9
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Figure 2
Figure 3
5/ pour chaque état de la diode (état passant et état bloqué)
Donner les valeurs de I et UD
Tracer le schéma électrique équivalent du montage
Donner l’encadrement sur la valeur de V1
Donner l’expression de V2
6/ Tracer V2 en fonction de V1
Exercice n° 2
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Figure (4)
a. Ve=10V;
b. Ve=-10V;
2. Tracer U en fonction du temps si Ve(t) est sinusoïdale de valeur maximale VM =10V.
3. On remplace les deux résistances R/2 par deux diodes D 3 et D4 figure (5). La tension
Ve(t) est toujours sinusoïdale, que devient l’allure de la tension U(t)
Figure (5)
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Transistor Bipolaire
I. Principe de fonctionnement
Dans le transistor réel, on va apporter les trous en créant une jonction PN, que l'on va
polariser en direct. On rajoute pour ce faire une zone P sur la zone N du montage Fig. 1. Cette
zone P qui injecte les trous est alors l'émetteur, et la zone N, faiblement dopée est la base.
Comme dans le schéma de la Fig. 1., la jonction NP est polarisée en inverse. La deuxième
zone P est le collecteur (voir Fig. 1.).
Un transistor bipolaire est donc constitué de trois zones de silicium alternativement dopées N
et P, formant deux jonctions PN. C'est une des deux façons d'agencer les jonctions pour
fabriquer un transistor :
1. Transistor NPN
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
2. Transistor PNP
Dans ce type de transistor, les courants de base et de collecteur sont sortants, et le courant
d'émetteur est rentrant. Les tensions VBE et VCE sont ici négatives.
Les transistors NPN sont plus répandus car ils ont de meilleures performances que les PNP (la
conductibilité du silicium N est meilleure que celle du silicium P, ainsi que la tenue en
tension).
1. Montages de base.
Quand on branche un transistor, si on s'arrange pour qu'il y ait une patte commune à l'entrée et
à la sortie du montage, il y a 3 manières fondamentales de procéder :
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Les caractéristiques qui suivent sont données pour un montage émetteur commun. Le
schéma le plus simple est le suivant :
Dans ce schéma, la base est polarisée en direct par la résistance de base R b : le potentiel de la
base est alors de 0,7V environ, car l'émetteur est à la masse et la jonction base émetteur est
l'équivalent d'une diode passante.
Le collecteur est lui polarisé par la résistance de collecteur Rc de telle manière que la tension
du collecteur soit supérieure à la tension de la base : la jonction base collecteur est alors
polarisée en inverse.
L'entrée est caractérisée par les deux grandeurs IB et VBE, et la sortie par les grandeurs IC et
VCE, soit 4 variables.
3. Caractéristique d'entrée.
La caractéristique d'entrée du transistor est donnée par la relation IB = f (VBE) @ VCE = cte.
En fait, le circuit d'entrée est la jonction base émetteur du transistor, soit une jonction diode.
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
La tension VBE est d'environ 0,7V pour une polarisation normale du transistor (courant de
base inférieur au mA). Cette valeur est donc légèrement supérieure à celle d'une jonction de
diode.
4. Caractéristique de transfert.
Nous avons déjà dit que le courant d'émetteur est proportionnel au courant de base (formule
[1]).
La caractéristique de transfert est donc une droite ; le transistor est un générateur de courant
commandé par un courant.
Si on considère le courant de fuite ICEO, la caractéristique ne passe pas par l'origine, car IC =
ICEO pour IB = 0.
5. Caractéristique de sortie.
NIZAR SGHAIER 15
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
6. Limites d'utilisation.
Le transistor pourra fonctionner sans casser à l'intérieur d'un domaine d'utilisation bien
déterminé.
Toute la zone hachurée sur la caractéristique de sortie du transistor (Fig.8.) est donc interdite.
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Le choix d'un transistor (au premier ordre) se fera en considérant les paramètres suivants :
Le fonctionnement est simple : le courant de base IBo est fixé par Rb, ce qui entraîne un
courant de collecteur ICo égal à IBo. Le courant collecteur étant fixé, la tension aux bornes de
Rc va être égale à Rc ICo. Le montage est entièrement déterminé.
Pour calculer les élément Rb et Rc, on va procéder à l'envers : on va partir de ce qu'on désire
(le courant ICo et la tension VCEo), et remonter la chaîne :
On se fixe une tension de collecteur VCEo, qu'on prend en général égale à E/2, pour que la
tension du collecteur puisse varier autant vers le haut que vers le bas lorsqu'on appliquera le
signal alternatif.
NIZAR SGHAIER 17
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
le courant IBo est alors imposé par les caractéristiques de gain en courant du transistor (le
Pour ce faire, on prendra VBEo = 0,7V, car un calcul plus précis (il faudrait connaître la
caractéristique IB = f (VBE) pour le faire !) ne servirait à rien.
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Ce schéma est un peu plus complexe que le précédent. Nous allons d'abord analyser les
différences, et ensuite, nous ne suivrons pas à pas la méthode de calcul de la polarisation.
Par rapport au schéma Fig. 11, on note que la base est polarisée à l'aide d'un pont de
résistances Rb1 et Rb2. Le rôle de ces résistances sera de fixer le potentiel de base. Comme la
tension VBE est voisine de 0,7V, ceci impose de mettre une résistance entre l'émetteur et la
masse.
On fixe le courant collecteur de repos ICo . A noter que le courant d'émetteur sera quasiment
le même car IC = IE - IB # IE.
On fixe le potentiel d'émetteur VEo (au maximum à E/3, et en pratique, une valeur plus
faible : 1 à 2V est une valeur assurant une assez bonne compensation thermique sans trop
diminuer la dynamique de sortie).
NIZAR SGHAIER 19
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
On fixe le courant du pont de base (on prendra une valeur moyenne pour le du transistor,
cette valeur n'étant pas critique ici) :
On en déduit Rb1 :
En pratique, pour simplifier l'exposé, nous allons d'abord donner le schéma équivalent et les
équations qui s'y rapportent, pour ensuite justifier ces éléments à l'aide des caractéristiques
des transistors.
Ce sont les petites variations qui vont nous intéresser pour le schéma équivalent alternatif qui
est le suivant :
NIZAR SGHAIER 20
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
L'indice e sur les paramètres hije (qu'on appelle paramètres de transfert) indique qu'il s'agit des
paramètres émetteur commun. On peut mettre le système [10] sous la forme matricielle
suivante :
a) Gain en tension.
- Les deux résistances du pont de base sont en parallèle du point de vue alternatif. Nous
allons donc les remplacer par une seule résistance Rp dont la valeur sera égale à Rb1 //
Rb2.
- La résistance de sortie 1/h22e du transistor est grande. Pour une alimentation E de 12V,
un courant ICo de 2mA et une tension VCEo de 5V, on aura Rc = 2500 soit environ le
dixième de 1/h22e. On va donc négliger ce dernier terme. On notera que lorsque la
tension d'alimentation est élevée et que le courant de collecteur est faible, cette
simplification est moins justifiée.
- On supprime la charge Ru (hypothèse de calcul).
NIZAR SGHAIER 21
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Si on pose h21e = (le gain dynamique est égal au gain statique), on obtient l'expression
du gain en tension :
Cette expression montre que le gain de l'étage dépend de deux paramètres du transistor : le
gain en courant et la résistance dynamique d'entrée h11e .
Le schéma équivalent du montage amplificateur émetteur commun peut être représenté sous
la forme donnée figure 15 :
Ce schéma va nous permettre de définir les impédances d'entrée et de sortie de notre étage.
Impédance d'entrée.
NIZAR SGHAIER 22
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Par définition, et en se référant au schéma Fig. 15., l'impédance d'entrée est égale à :
Ici, le schéma est simple, le générateur d'entrée débite sur deux résistances en parallèle. On a
donc :
Impédance de sortie.
Si on transforme la sortie du montage Fig. 15. en celle du schéma Fig. 16. (Transformation
Norton / Thévenin), on obtient le schéma de la figure 16. La résistance Rc qui était en
parallèle sur le générateur de courant h21e ib devient la résistance en série avec le générateur de
tension. L'impédance de sortie est donc ici très simple à identifier :
Cette valeur est assez élevée, et souvent, on ne pourra pas connecter le montage tel quel sur
une charge.
. Le gain devient :
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Ce montage est l'amplificateur de base à transistor et sera donc utilisé comme sous-fonction
dans des circuits plus complexes (discrets, ou intégrés comme dans l'amplificateur
opérationnel). Par contre, il sera souvent inexploitable seul, et il faudra lui adjoindre des
étages adaptateurs d'impédance.
V. Exercices
Exercice 1 :
Le transistor bipolaire est caractérisé par un gain statique en courant , une tension
.
On désire obtenir pour le point de polarisation
Exercice 2
On utilise un transistor bipolaire (NPN) au silicium pour amplifier des signaux de basses
fréquences et de faibles amplitudes.
On donne E=10 v, IB0=10µA, VB0=0.6v, VC0=5v, IC0=1mA
1- Calculer les valeurs des résistances R1, R2, RE et RC du schéma donné à la figure.
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Exercice n°3 :
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Amplificateur Opérationnel
I. Caractéristique de l'AOP idéal.
1. Symbole :
E- _
S
E+ +
-VCC
Il comporte 5 connexions :
- E + et E - sont respectivement les entrées non inverseuse et inverseuse. La différence de
potentielle entre ces deux entrées est appelée tension différentielle d'entrée Vd :
Vd V E V E (II-1)
- S est la sortie,
- +VCC et –VCC correspondent aux tensions d'alimentation de l'AOP. Le plus souvent elles
sont de valeur identique (on alimente l'AOP par une alimentation symétrique) mais cela
n'est pas une obligation. Enfin, elles ne sont en général pas représentées dans les montages
électroniques, mais elles doivent être prises en compte si l'on veut appliquer la loi des
intensités (cf. chapitre 1 § I) à l'AOP.
Le symbole anglo-saxon (figure 2) est utilisé dans certains ouvrages :
E- _
S
E+ +
2. Caractéristique.
a) Caractéristique d'entrée.
L'impédance d'entrée est infinie. La conséquence en est qu'aucun courant n'entre ou ne sort
des bornes E+ et E-.
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
E+ E-
0 0
Vd
b) Caractéristique de sortie
La sortie S doit être considérée comme un pôle d'une source de tension placée entre la masse
et S. C'est une source de tension liée à la tension différentielle d'entrée. La source étant idéale,
l'impédance série est nulle.
c) Caractéristique de transfert.
C'est la courbe (figure 3) représentant la valeur de la tension de sortie en fonction de la
tension d'entrée différentielle.
VS
+VCC
Vd
-VCC
d) Modèle équivalent.
On peut donc remplacer l'AOP par le schéma équivalent représenté figure 4 :
NIZAR SGHAIER 27
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
E-
S
V- E+ VS =
V+
1. Contre réaction.
Afin de contrôler la valeur de la tension de sortie, il est nécessaire de réaliser des montages
pour lesquels le coefficient l'amplification n'est pas infinie mais limitée à une valeur
déterminée par le concepteur.
On réalise donc des montages qui mettent en œuvre des contre réactions négatives : on
réinjecte une partie de la tension de sortie sur l'entrée inverseuse.
2. Stabilité
Nous considérerons, pour réaliser les calculs dans ce paragraphe, que la tension de sortie de
l'AOP vaut :
VS A , avec A
R1
_
+ VS
Ve
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
On constate que :
R1
V Ve et que :V V S
R1 R2
R1 V
Ve V S S
R1 R2 A
R1 1
V S Ve
R1 R 2 A
Comme A tend vers l’infini, on obtient :
R1 R2
VS Ve
R1
Stabilité :
R1
Posons : k d'où Ve k VS
R1 R2
Une petite perturbation est susceptible de modifier très légèrement la valeur de VS, entraînant
une modification de ᵡ:
- Si VS croît, ᵡ diminue donc VS décroît.
- Si VS décroît, ᵡ augmente donc VS croît.
Ce montage est donc stable.
R1
+
_
VS
Ve
R1
V Ve et V V S
R1 R2
R1 V
VS Ve S
R1 R2 A
R1 1
V S Ve
R1 R 2 A
1/A tend vers 0, La valeur de la tension de sortie VS devrait être la même. Mais en pratique, on
n'obtient en sortie que deux valeurs : + ou - VCC. Ce montage est en effet instable :
NIZAR SGHAIER 29
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
R1
Posons : k d'où k VS Ve
R1 R2
Une petite perturbation est susceptible de modifier très légèrement la valeur de VS, entraînant
une modification de ᵡ :
- Si VS croît, ᵡ augmente donc VS continue de croître et "diverge" vers + VCC
- Si VS décroît, ᵡ diminue donc VS continue de décroître et "diverge" vers - VCC
R1-
_
+ VS
R1+
R2+
R
_
+ VS
V1 R
R
V2
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ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Etape 1 :
Réaliser un schéma équivalent sans l’[Link]. : supprimer l’[Link]., placer une source de tension
VS entre S et la masse (figure 9).
Tous les dipôles en parallèle avec Vs peuvent être alors éliminés le temps du calcul :
R
R
V-
VS
V1 V+
R
R
V2
Etape 2 :
A l’aide du théorème de Millman (ou du diviseur de tension) trouver les expressions des
potentiels V- et V+ sans les simplifier. Pour le cas de notre exemple, on obtient :
V1 VS V2
V R R et V R
11 11
R R R R
Etape 3 :
- Pour les montages avec contre réaction, Poser V- = V+, puis simplifier pour en déduire VS.
Pour notre exemple : VS V2 V1 , c’est un montage « soustracteur ».
- Pour les montages sans contre réaction négative :
- Si V+ > V- alors VS = + VCC
- Si V- > V+ alors VS = - VCC
1. Montage suiveur.
_
+ VS
Ve
NIZAR SGHAIER 31
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
2. Amplificateur non-inverseur
3. Amplificateur inverseur.
R2
R1
_
Ve + VS
V. Le composant
1 +VCC 8
2 E- _ 7
S
3 + 6
E+
4 -VCC 5
Composant à 8 broches :
- Les broches 4 et 7 servent à l'alimentation,
- Les broches 2 et 3 sont les entrées
- La broche 6 correspond à la sortie.
- Les broches 1 et 5 sont parfois utilisables pour la correction d'offset
La broche 8 est non utilisée.
La distance entre les broches d’un même coté vaut 1/10 de pouce, celle entre les broches de
chaque coté vaut 3/10 de pouces (1 pouce = 25,4 mm).
NIZAR SGHAIER 32
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
VI. Exercices
Exercice n°1 :
Soit le circuit suivant :
Sachant que : Tous les AO sont parfaits et ils fonctionnement en régime linéaire
NIZAR SGHAIER 33
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
NIZAR SGHAIER 34
ÉLECTRONIQUE ANALOGIQUE
Références :
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