Profil et qualités d'un entrepreneur
Profil et qualités d'un entrepreneur
Thèmes du module :
1. Le profil d’un entrepreneur
2. L’organisation
3. La prise de décisions
4. Les principes de la négociation
5. La faculté d’écoute
6. La prise de risques
7. La créativité et l’innovation
8. Le leadership
CHAPITRE 3 1
THEME 1
LE PROFIL D’UN ENTREPRENEUR
Durée 2H00
ACTIVITÉS
1. Présenter le SUPPORT VISUEL (1) et discuter avec les apprenants des trois
catégories de qualités sur lesquelles un entrepreneur doit pouvoir s’appuyer pour
créer son entreprise.
CHAPITRE 3 2
5. Demander aux apprenants de lire la NOTE DE LECTURE (2) et de prendre
connaissance des profils des 9 entrepreneurs.
7. Proposer aux apprenants de réaliser l’EXERCICE (2) «Test sur les tendances
entrepreneuriales ». Présenter ensuite le système de scoring des résultats avec le
SUPPORT VISUEL (3). Discuter les résultats avec les apprenants et faire le lien avec
les qualités entrepreneuriales du début du thème. Rappeler qu’il s’agit de tendances
et que celles-ci peuvent évoluer. Pour ceux dont la tendance est élevée, leur
demander si cela confirme un choix de carrière possible vers l’entrepreneuriat.
CHAPITRE 3 3
SUPPORT VISUEL (1)
Les connaissances
• Ensemble ou une série d’informations mémorisées, que l’on peut mobiliser à
un moment opportun.
La compétence
• Capacité à mettre ses connaissances en application.
CHAPITRE 3 4
NOTE DE LECTURE (1)
Qualités entrepreneuriales
Il y a trois principales qualités qui sont indispensables pour être un entrepreneur
performant. Elles peuvent être définies de la façon suivante :
Une base de connaissances ;
Un nombre de compétences ;
Un ensemble de traits de caractère.
A. Les connaissances
Ont été définies comme une série ou un ensemble d’informations que l’on a mémorisées
et que l’on peut mobiliser au moment opportun. Dans le contexte entrepreneurial, les
connaissances peuvent s’exprimer par un savoir avec des sujets tels que :
L’opportunité d’affaire • le marché
La clientèle • la concurrence
Les processus de production • les questions techniques
La gestion d’entreprise • les assistantes-conseils disponibles
Cependant, il ne suffit pas d’avoir une connaissance des affaires ou de l’entrepreneuriat
pour réussir à lancer une entreprise et la faire fonctionner.
B. Les compétences
Ont été définies comme étant la capacité à mettre en application les connaissances ;
et elles peuvent s’acquérir ou se développer grâce à la pratique, (comme par exemple en
volant, en plongeant ou en nageant). Dans le contexte de l’entrepreneuriat, il faut
distinguer entre les compétences de nature technique et les compétences en gestion.
Citons-en quelques exemples :
Compétences techniques Compétences en gestion
Ingénierie • Marketing (y compris la vente)
Informatique • Gestion du temps
Couture • Gestion financière
Menuiserie • Organisation
Mécanique • Planification
Restauration • Meneur
Dans de nombreuses sociétés, les femmes et les hommes sont orientés uniquement vers
l’acquisition de compétences techniques et managériales, jugées comme appropriées pour
leur sexe. C'est souvent la raison qui fait que les femmes et les hommes ont tendance à se
concentrer sur des secteurs d'activité spécifiques, même quand ils ne sont pas les plus
rentables
CHAPITRE 3 5
C. Les caractéristiques principales d’un entrepreneur
Ont été définis comme un ensemble de qualités particulières ou de caractéristiques qui
constituent la personnalité de chacun. Les Caractéristiques de Personnalité d’un Entrepreneur (CPE)
ont été identifiées comme étant représentatives du comportement d’un entrepreneur
performant. Ces 15CPE peuvent se résumer comme suit :
3. Bâtir pour l’avenir : la plupart des entrepreneurs qui réussissent ont pour but initial
de se créer un emploi et des revenus sûrs, ainsi qu’une subsistance et de la richesse
pour leurs familles en reposant sur leurs propres capacités. A partir de cette idée,
un entrepreneur conçoit tout à fait qu’il faut plusieurs années avant de voir les
revenus de l’entreprise atteindre un niveau convenable.
4. Être tourné vers son objectif : le succès, dans les affaires, dépend de la capacité à
se fixer des objectifs réalistes et la détermination à travailler pour les réaliser. Cette
capacité à fixer des buts (pour des choses que l’on considère dignes d’intérêt) et le
travail que l’on effectue pour les atteindre sont deux éléments fondamentaux pour
devenir entrepreneur.
5. Être persévérant : tout entrepreneur doit faire face à des problèmes et à des
déceptions. Persévérer pour trouver la solution aux problèmes est l’une des clés de
la réussite d’un entrepreneur.
6. Surmonter les échecs : toutes les activités entrepreneuriales peuvent générer des
déceptions et des échecs mais également des réussites. Surmonter les échecs
signifie que l’on est capable de les reconnaître, d’en tirer des leçons et de chercher
de nouvelles opportunités. Sans cette faculté, les premiers échecs inciteront à
abandonner toute tentative pour travailler à son compte.
7. Être attentif aux remarques : un entrepreneur est soucieux de savoir dans quelle
mesure ce qu’il fait est bien, et il doit garder la trace des performances réalisées.
Obtenir des autres des remarques et des conseils utiles est aussi une
caractéristique importante d’un entrepreneur.
8. Faire preuve d’initiative : des recherches ont montré que les patrons dont les
entreprises ont atteint un succès durable font preuve d’initiative et se placent dans
des situations où ils sont personnellement responsables d’un succès ou d’un échec.
9. Savoir écouter les conseils : La confiance en soi n’exclut pas l’aptitude à demander
des informations et des conseils auprès, notamment, des banques, des conseillers
financiers, fiscaux ou juridiques, des consommateurs, des cabinets de conseil en
gestion, etc. Être capable d’écouter les conseils des autres est une caractéristique
fondamentale de l’entrepreneur.
CHAPITRE 3 6
10. Fixer ses propres critères de réussite : se fixer des niveaux de performance
et œuvrer à leur réalisation est une autre caractéristique de l’entrepreneur qui
réussit. Il peut s’agir du chiffre d’affaires, de la production de produits ou services
de qualité, l’amélioration des conditions de travail ou des méthodes de production,
la hausse des ventes ou des bénéfices. La plupart des entrepreneurs cherche par
ce moyen à améliorer d’année en année leurs performances.
11. Faire face aux difficultés : être salarié est beaucoup plus sécurisant que d’être
entrepreneur. Les difficultés concernent les ventes et le chiffre d’affaires, mais elles
existent aussi dans d’autres domaines tels que les livraisons et les prix d’achat,
et le soutien des banques. Être capable de surmonter ces difficultés sans paniquer
est un trait de caractère indispensable pour un entrepreneur.
12. Être engagé : démarrer et faire fonctionner une entreprise exige un engagement
total en termes de temps, d’argent et de mode de vie. L’entreprise doit représenter
le sujet de préoccupation majeur pour un entrepreneur. Les individus engagés
trouvent de la facilité à obtenir le support d’autrui dans leur projet entrepreneurial.
13. S’appuyer sur ses points forts : les entrepreneurs qui réussissent mettent à
contribution leurs points forts comme par exemple leurs aptitudes manuelles, leur
sens des relations d’humaines, leurs compétences dans la vente et dans
l’organisation, leurs capacités rédactionnelles, leur connaissance approfondie d’un
produit ou d’un service en particulier, la connaissance des gens dans une
profession, et la capacité de constituer et utiliser un réseau de contacts.
14. Être digne de confiance et intègre : l’honnêteté, l’impartialité et la fiabilité sont des
qualités essentielles pour un chef d’entreprise.
15. Prendre des risques : être entrepreneur implique des risques. Pour réussir
néanmoins, l’entrepreneur doit savoir ne prendre que des risques mesurés ou
calculés. Ceci implique un calcul préalable des coûts et des gains escomptés, tant
dans l’entreprise que dans la vie privée, et l’évaluation des chances de succès. Cela
signifie également que l’entrepreneur doit se sentir assez confiant par rapport aux
risques qu’il prend, voire partager les risques avec d’autres. Ces tierces personnes
peuvent être des banques, des fournisseurs, des partenaires ou des clients.
CHAPITRE 3 7
Les compétences et les Caractéristiques de Personnalité
Une personne qui a les compétences et les caractéristiques de personnalité
pour devenir un entrepreneur, mais n’ayant pas assez de connaissances,
pourrait être capable de se lancer dans les affaires. Néanmoins, dans un
environnement de concurrence, le manque de connaissances ou
d’expériences relatives à la clientèle, par exemple, ou au marché (y compris
ses tendances) peut conduire à l’échec.
CHAPITRE 3 8
SUPPORT VISUEL (2)
Caractéristiques entrepreneuriales
Être travailleur
Rechercher le profit
Être persévérant
Être engagé
CHAPITRE 3 9
NOTE DE LECTURE (2)
CHAPITRE 3 10
ENTREPRENEUR C : Mariem Salhi
(Mariem a acheté un magasin qui vend de la vaisselle et des ustensiles de cuisine.
Le magasin fonctionne depuis six mois.)
A mon avis, on est entrepreneur ou on ne l’est pas. Si on l’est, on pense toujours à
créer sa propre entreprise. Un jeune ayant le sens des affaires et un peu d’argent s’en
tire beaucoup mieux de nos jours avec un business qu’il peut contrôler. Si vous placez
votre argent sur un compte d’épargne, quelqu’un d’autre en a le contrôle.
J’ai acheté mon commerce avec plusieurs associés. Je ne suis pas spécialiste en matière
de vaisselle ou d’ustensiles de cuisine. Je pense que le genre d’entreprise dans laquelle
on se lance importe peu, tant que l’on est doué pour la vente et que l’on fait preuve
d’imagination pour développer des idées et des produits. Je m’y connais bien dans ces
domaines en raison de mon expérience comme directrice commerciale dans une société
de publicité. La plupart des entrepreneurs pensent à s’agrandir. Nous avons déjà
déménagé dans un local plus grand à côté du centre commercial. J’espère pouvoir
ouvrir un autre magasin cet été. Quand on tient un bon concept, le moyen de gagner
plus d’argent, c’est d’ouvrir de nouveaux magasins.
J’ai conservé mon poste dans la société de publicité. Quand on se lance pour la première
fois dans les affaires, on a besoin d’une source de revenus stables. Pour l’instant, le
magasin ne me permet pas de gagner suffisamment d’argent pour quitter mon emploi.
Le moment est peut-être mal choisi, au plan économique, pour démarrer une
entreprise. Cependant, je suis optimiste. Même en période de difficultés économiques,
il y a des entrepreneurs qui gagnent pas mal d’argent.
ENTREPRENEUR D : Basma Omri
(Basma Omri est l’une des quatre propriétaires d’une société qui possède une station
de radio locale. Basma et ses partenaires ont démarré leur entreprise il y a dix ans.)
L’important, c’est de se lancer dans une activité que l’on aime et que l’on connaît.
J’avais travaillé pendant des années dans une station de radio avant que nous montions
notre société. Lorsque vous décidez de vous engager dans une activité, demandez-
vous quelle est la situation dans ce domaine.et quel en est l’avenir. Il y a dix ans, nous
avons vu qu’il y avait un potentiel de croissance dans le domaine de la radio. Le moment
était opportun.
Développer une entreprise, cela demande beaucoup plus d’imagination et de créativité
que la plupart des gens ne pensent. Avoir une entreprise exige de la maturité et la
capacité à travailler efficacement avec ses employés et d’autres personnes. Nous avons
beaucoup de gens qui travaillent pour nous actuellement, et nous devons savoir
comment les traiter. Il faut avoir un entourage compétent et en particulier un avocat,
un comptable, un assureur et un banquier dignes de confiance. Il faut de l’argent.
Ce n’est pas simple de trouver des capitaux, surtout à des conditions raisonnables.
Il nous a fallu trois ans pour trouver l’argent nécessaire.
Si vous vous lancez dans une entreprise, quel qu’en soit le statut juridique, avec
d’autres personnes, vous devez être sûr que vous avez des intérêts et des objectifs
communs. Il faut savoir identifier les points forts de chacun. Il faut dire que pour cela
l’amitié facilite les choses. Je refuse le raisonnement selon lequel on ne peut être ami
avec ses associés. C’est possible si la communication se fait bien.
CHAPITRE 3 11
ENTREPRENEUR E : Anis Sammeri
(Anis a ouvert son premier magasin il y a douze ans dans la capitale, puis un autre).
Il faut être un peu fou pour se lancer dans une entreprise. Toutefois, je pense que si
vous arrivez à contrôler cette folie, tout se passera bien. J’ai démarré mon entreprise
après avoir constaté qu’il y avait des tas de produits que l’on ne trouvait pas dans ma
région. Beaucoup de gens voyagent à l’étranger et se familiarisent avec les produits
que l’on y trouve. Aucun magasin à proximité ne vendait de la vaisselle de cuisine de
fabrication étrangère pas chère et de bonne qualité.
Le démarrage d’un magasin de vente au détail exige beaucoup d’argent, notamment
pour le stock, la décoration, les aménagements. Il faut aussi qu’il soit bien situé. La
difficulté dans ce genre de commerce, c’est qu’on ne peut pas le revendre rapidement :
l’argent reste bloqué et on peut en avoir besoin par ailleurs. En outre, la situation
économique est telle que, si l’on est décidé à vendre, on peut être amené à vendre son
commerce au-dessous de sa valeur réelle. Dans le commerce de détail, on peut se
retrouver constamment à court de liquidités. C’est un commerce qui permet de bien
vivre, mais à mesure que l’on réussit, on doit réinvestir les bénéfices dans l’affaire pour
renouveler le stock et s’agrandir. J’ai maintenant deux magasins et je dois partager
mon temps entre les deux. Parfois je me demande si c’était une bonne idée d’acheter
le deuxième magasin. Je connais parfois des moments très difficiles car l’un de mes
gérants a de graves problèmes personnels et les ventes ont baissé les trois derniers
mois. Il se pourrait que je sois obligé de le licencier et d’engager un nouveau gérant.
CHAPITRE 3 12
ENTREPRENEUR G : Mazen Limem
(Mazen est propriétaire d’une galerie spécialisée dans les tirages et les posters
d’artistes.)
Lorsque j’ai pensé pour la première fois à ouvrir une galerie, je suis allé en parler à des
gens qui faisaient le même métier. Je leur ai demandé ce dont j’aurais besoin pour
ouvrir une galerie. A mesure que je rencontrais les gens, les idées se bousculaient. Il
ne faut jamais hésiter à demander de l’aide à de futurs confrères. Tous ne vont pas se
montrer disposés à partager leurs propres idées, mais la plupart se montrent
sympathiques et pensent que la concurrence n’a pas que des mauvais côtés. En outre,
les entrepreneurs adorent parler de leur réussite.
Gérer un commerce est une entreprise de longue haleine. Il faut être prêt à travailler
sept jours sur sept. Parfois on se sent bien seul. Il n’y a personne vers qui se tourner,
et on est seul pour résoudre tous les problèmes. Mon expérience de la vente m’a aidé
pour ma galerie. Cependant, il y a bien des choses que j’ai dû apprendre sur le tas.
A l’université, on ne vous apprend pas comment emballer les paquets. Dans mon
métier, c’est aussi important.
Le conseil que je donne à toute personne qui songe à se lancer dans les affaires, en
particulier dans un commerce de détail, c’est de savoir s’adapter. Suivez les tendances
du marché. Ne stockez pas selon ce que vos clients devraient, selon vous, acheter.
Restez fidèle à vos principes et à vos goûts, mais ne blâmez pas le client si votre
marchandise ne se vend pas. Ma galerie est une grande source de fierté pour moi.
Cependant, je dois toujours continuer à travailler pour la développer. Je ne pense pas
que je pourrai un jour m’asseoir, poser les pieds sur la table, et dire « ça y est, j’y suis
arrivé ». J’aurai toujours des problèmes, et mon travail sera de les résoudre.
L’entreprise fournit non seulement des solutions informatiques au niveau national mais
même au niveau international puisque on a pu avoir des contacts et des contrats avec des
entreprises étrangères surtout pour des solutions de sécurité informatique.
CHAPITRE 3 13
ENTREPRENEUR I : Kamiliya Nasri
(Kamiliya est propriétaire d’un bureau de change qu’elle a ouvert il y a quatre ans.)
J’ai travaillé dans un bureau de change pendant vingt-cinq ans, et j’étais décidée à
avoir le mien un jour ou l’autre. Au début, j’ai eu du mal à obtenir suffisamment de
capitaux. Je pense que les banques hésitaient à m’aider parce que je suis une femme.
Mais j’avais besoin d’une aide financière car je n’avais pas assez d’économies
personnelles.
Lorsqu’on s’occupe d’un bureau de change dans cette région, la criminalité pose un
gros problème. C’est en fait mon plus gros problème. Les clients peuvent se faire voler
en sortant, et j’ai dû engager un garde de sécurité.
Je ne veux pas perdre mon entreprise, ce qui fait que je dois travailler dur pour gagner
ma vie. Pour être franche, je pensais que j’allais gagner plus d’argent, mais je m’en
sors tout juste. Cependant, je suis heureuse. Je n’aimerais pas devoir travailler de
nouveau pour quelqu’un d’autre. Je suis mon propre patron, et j’ai réalisé quelque
chose. En fait j’ai réalisé mon rêve. Pour moi, avoir ma propre entreprise, c’est tout
simplement une très, très belle chose.
CHAPITRE 3 14
EXERCICE (1)
Les caractéristiques de l’entrepreneur
Dans les entretiens, chaque entrepreneur a donné des informations intéressantes
ayant trait à sa réussite dans les affaires. Lisez ces neuf entretiens de la NOTE DE
LECTURE 2 et encerclez les mots et phrases indiquant les caractéristiques
personnelles qui, selon vous, seraient les plus importantes pour avoir une entreprise
performante. Notez ces informations dans l’espace réservé ci-dessous.
A. Jihed Golli
B. Dorra Sammeri
C. Mariem Salhi
D. Basma Omri
E. Anis Sammeri
F. Sami Bellil
G. Mazen Limem
H. Hamed Al-Bitar
I. Kamiliya Nasri
CHAPITRE 3 15
EXERCICE (2)
Test sur les tendances entrepreneuriales
Entourez la proposition A ou B qui se rapproche le plus de votre manière de voir
les choses ou de réagir face une situation. Le résultat final est juste indicatif.
11. A Je vais seulement investir dans la loterie ou les jeux de hasard et peut-être qu’un
jour j’aurai de la chance.
B Je veux essayer de comprendre la raison pour laquelle j’échoue dans mon travail.
12. A Je vais considérer mes employés comme mes amis et les traiter comme mes amis.
B Si j’obtiens un meilleur travail, je vais quitter mon emploi actuel.
13. A Je vais réfléchir très sérieusement avant de mettre en œuvre une nouvelle idée.
B Cela ne me ferait rien si mon travail est plus difficile si cela améliore la situation d’autres
personnes.
15. A J’ai souvent besoin des encouragements des autres avant de me lancer.
CHAPITRE 3 16
B Si les choses ne se réalisent comme je le souhaite, je trouverai d’autres alternatives.
19. A On devrait d’abord s’occuper de sa famille et des personnes que l’on connait.
B J’adore régler des problèmes.
20. A Même si je dois souffrir, je ferai en sorte de ne pas me comporter d’une manière qui
offense les autres.
B Je m’ennuie facilement.
21. A J’aimerais que mon business fonctionne rapidement afin que je n’aie pas de problème
d’argent.
B Je serai attentif à ce que les autres ne me reprochent pas mon échec.
24. A Avant de me lancer dans une activité, je prendrai à ne pas ruiner ma réputation.
B J’aime travailler de longues heures pour accomplir mon travail.
26. A Avant d’entamer un travail, je pense toujours aux effets à long terme.
B Souvent, mes amis suivent mes idées et mes instructions.
27. A L’argent apporte tout le confort possible donc mon objectif est d’avoir de l’argent.
B J’aime travailler dans un endroit que mes amis fréquentent.
28. A Je sais ce que je fais et je n’ai pas peur des critiques des autres.
B Si j’échoue, ce sera terrible pour moi.
32. A Je n’aime pas que les autres interférents dans mon travail.
B Je vais tout faire pour gagner de l’argent.
Adapté de “Entrepreneurial tendencies survey”, Module 2, Know About Business
(2019), ILO, pp.13-16
CHAPITRE 3 17
SUPPORT VISUEL (3)
A =1 A =1 A =0 A =1
1. 9. 17. 25.
B =2 B =2 B =2 B =2
A =2 A =2 A =1 A =1
2. 10. 18. 26.
B =0 B =1 B =0 B =2
A =0 A =0 A =0 A =0
3. 11. 19. 27.
B =1 B =2 B =2 B =1
A =0 A =0 A =1 A =2
4. 12. 20. 28.
B =1 B =1 B =2 B =0
A =2 A =2 A =1 A =0
5. 13. 21. 29.
B =0 B =0 B =0 B =1
A =0 A =1 A =1 A =2
6. 14. 22. 30.
B =2 B =2 B =0 B =1
A =2 A =1 A =0 A =0
7. 15. 23. 31.
B =0 B =1 B =2 B =1
A =1 A =2 A =1 A =1
8. 16. 24. 32.
B =2 B =1 B =2 B =0
26-36 Neutre
CHAPITRE 3 18
THEME 2
L’ORGANISATION
Durée 2H00
ACTIVITÉS
CHAPITRE 3 19
• Ne pas sauter certains éléments de votre liste « A faire », en particulier les
plus difficiles ;
• Avoir sur soi un carnet de note pour y noter les choses importantes quand
elles se présentent, ou utiliser une fonction de son Smartphone pour
enregistrer ses notes ou les « choses à faire » ;
• Avancer sa montre de quelques minutes ;
• Planifier la première chose à faire le matin et fixer ses priorités pour la
journée ;
• Se fier à son propre jugement sur les priorités et tâcher de les mener à bien
quelle qu’en soit la difficulté ; se demander ce que l’on essaie d’éviter si, au
lieu d’agir, on pense à ce qu’il faudrait faire ;
• Faire un travail en commençant par les aspects les plus importants. Il ne
sera peut-être pas nécessaire de s’occuper des petites choses annexes.
CHAPITRE 3 20
EXERCICE (1)
Vérifiez vos compétences en gestion
Répondez spontanément à chacune des questions suivantes par « Oui » ou par « Non »,
en mettant une croix x dans la case appropriée et évaluez vos résultats :
1 Vous réfléchissez à ce qui doit être fait avant de commencer votre journée ?
2 Vous réfléchissez au travail que vous avez à faire avant de le commencer ?
3 Vous poursuivez les mêmes tâches tant qu’elles ne sont pas achevées ?
4 Vous accomplissez d’abord les tâches les plus importantes (et peut-être les
moins attrayantes) ?
5 Vous demandez à quelqu’un de vous aider à faire le travail de routine plutôt
que d’en faire la plus grande partie vous-même ?
6 Vous utilisez des machines pour exécuter un travail qui pourrait être
manuel ?
7 Vous faites en priorité que ce que vous réussissez bien ?
8 Vous essayez de trouver des moyens plus efficaces et nouveaux de faire les
choses ?
9 Vous évitez de démarrer des projets qui vous intéressent peu et qui risque
de ne pas être fini ?
10 Vous identifiez clairement les tâches rapides et faciles à réaliser ?
11 Vous anticipez la possibilité de situations de crise ?
12 Vous évitez de faire plusieurs activités en même temps ?
13 Vous regroupez les courses en un seul trajet au lieu de faire plusieurs allers
retours ?
14 Vous évitez les distractions (jeux internet, courriel personnel, journaux, amis,
famille) pendant votre travail ?
15 Vous vous réservez un petit moment durant la journée pour bavarder avec
des amis/voisins ?
16 Vous vous fixez des délais ?
17 Vous vous concentrez sur ce qui vous sera le plus bénéfique dans la durée ?
18 Vous vous concentrez sur une seule chose à la fois ?
19 Vous essayez d’anticiper les conséquences de vos actions pour vous-même
et pour les autres ?
20 Vous vous demandez comment améliorer l’utilisation de votre temps pour
atteindre vos objectifs
Si vous avez entre 6 et 10 « non », vous pouvez encore améliorer vos compétences
d’autogestion.
Si vous avez répondu « non » à plus de 10 questions, vous avez des difficultés à utiliser les
compétences d’autogestion et il est nécessaire d’investir votre temps et votre énergie pour les
améliorer.
Pour chaque « non » répondu : À chacune des questions auxquelles vous avez répondu « Non
», en suivant les indications de la Note de Lecture (1), Identifiez les moyens par lesquels vous
pouvez modifier votre comportement afin que votre gestion de vous-même et de votre temps soit
plus efficace et comment vous pouvez changer votre attitude pour améliorer vos compétences
d’autogestion ?
CHAPITRE 3 21
EXERCICE (2)
Gestion personnelle
Première partie
1. Une gestion efficace de votre futur emploi ou des activités de votre future entreprise
implique que vous devez organiser et planifier vos tâches journalières. Fixez des priorités
chaque jour afin d’utiliser au mieux le temps disponible afin d’accomplir d’abord les
tâches les plus importantes et ne pas se faire déborder par des urgences.
2. Les tâches peuvent être classées en quatre catégories selon la matrice d’Eisenhower
(voir NOTE DE LECTURE 1)
A : Celles qui sont à faire (Importantes et Urgentes)
B : Celles qui devraient être planifiées (Importantes et Non-Urgentes)
C : Celles qui pourraient être déléguées (Non importantes et Non-Urgentes)
D : Celles qui pourraient être éliminées ou reportées.
3. Nous vous proposons de faire une liste de toutes les tâches que vous voulez accomplir
dans la semaine à venir. Essayer ensuite de classer celles-ci selon les 4 catégories
énoncées ci-dessus.
4. Choisissez ensuite 5 tâches et essayez d’estimer combien de temps il vous faudra pour
les accomplir (en minutes, en heures ou en jours). Celles-ci doivent logiquement
appartenir aux catégories A, B, ou C.
Catégorie
Temps estimatif nécessaire pour
Tâches à réaliser exécuter l’activité
A B C(D)
1)
2)
3)
4)
5)
CHAPITRE 3 22
5. Le fait de construire puis de suivre un programme, avec souplesse et capacité
d’adaptation, permet de mieux anticiper et organiser le temps nécessaire pour chaque
tâche. Essayez à présent de programmer ces 5 tâches au cours de la semaine prochaine.
Vous pouvez utiliser un agenda papier ou un agenda électronique sur votre PC, tablette
ou Smartphone.
1)
2)
3)
4)
5)
Deuxième partie
Evaluation de mon emploi du temps !
1)
2)
3)
4)
5)
CHAPITRE 3 23
NOTE DE LECTURE (1)
Les compétences d’autogestion
1. Accomplir d’abord les tâches de première priorité
La plupart des gens s’attaquent d’abord aux tâches faciles ou urgentes. Il en résulte souvent
un manque de temps pour accomplir les tâches difficiles ou importantes (mais non
urgentes) étant donné que trop de temps a été consacré aux tâches faciles ou urgentes. Il
se peut même que vous soyez complètement à court de temps pour vous occuper des
tâches difficiles ou urgentes. La majorité des entrepreneurs exécutent les tâches les plus
importantes quand leur énergie est à son niveau maximum. Les tâches les moins urgentes
sont accomplies s’il reste du temps, vers la fin de la journée.
CHAPITRE 3 24
facteur de réussite pour un entrepreneur consiste à savoir déterminer ce qu’il veut
accomplir et à se donner des objectifs qu’il peut constamment réviser. Les objectifs à long
terme devraient avoir un impact sur les activités journalières et être inclus dans la liste des
choses « à faire » de tous les jours. Sans objectif, l’entrepreneur devient inefficace.
11. Agir
N’hésitez pas à prendre des décisions. Réduire le temps consacré à la prise de décision
vous permettra d’accroître considérablement le temps dont vous disposez.
12. Organiser ses tâches selon leur importance et leur urgence (utiliser la
matrice d’Eisenhower)
CHAPITRE 3 25
RESUMÉ
Votre capacité à vous gérer vous-même efficacement vous aidera à vous distinguer des
autres. Tant que vous ne serez pas capable de vous organiser de façon efficace, il vous
sera impossible de gérer correctement d’autres personnes. Un entrepreneur a besoin de
planifier pour pouvoir atteindre ses objectifs. Votre plan devrait être examiné fréquemment
et révisé chaque fois qu’un objectif a été atteint. En préparant chaque jour une liste de
« choses à faire », vous ne perdrez pas de vue vos priorités et disposerez d’une certaine
flexibilité pour en changer. Une bonne planification vous permet d’identifier rapidement les
problèmes et de trouver des solutions. Une bonne gestion personnelle vous permet de
mesurer le chemin parcouru pour atteindre vos objectifs. Une fois que vous avez mesuré
l’accomplissement des tâches, vous pouvez décider de réviser le plan et d’ajouter de
nouveaux objectifs.
Il n’est pas toujours facile de gérer toutes ses activités. C’est pourquoi il peut être utile de
consacrer du temps chaque jour à la pratique de techniques d’autogestion Vous aurez
d’autant plus de temps pour accomplir vos activités que vous aurez consacré du temps à
les planifier hiérarchiser, les planifier et les organiser.
CHAPITRE 3 26
THEME 3
LA PRISE DE DECISIONS
Durée 1H30
ACTIVITÉS
1. Présenter le SUPPORT VISUEL (1) et discuter des sept étapes du processus de prise
de décision en référence à la NOTE DE LECTURE (1). Vérifier que les différentes
étapes sont comprises
2. Distribuer l’EXERCICE (1) et lire le problème à la classe. Diviser les apprenants en
groupes de trois ou quatre. Demande aux groupes de discuter le problème
et d’identifier au moins 3 solutions. Demander également de présenter les
avantages et inconvénients potentiels ainsi que les conséquences de chacune des
solutions. Dessiner au tableau la grille de prise de décision. Demander à chaque
groupe d’aller inscrire la meilleure solution qu’il propose, ainsi que ses avantages,
ses inconvénients, et ses conséquences possibles. Demandez ensuite aux
apprenants de voter pour celle qui convient le mieux et tentez d’atteindre un
consensus sur la meilleure solution. Posez ensuite les questions suivantes :
o Pourquoi cette alternative est-elle la meilleure solution ?
o Avez-vous identifié d’autres problèmes qui pourraient survenir si l’on met en
œuvre cette solution ?
CHAPITRE 3 27
3. Introduire l’EXERCICE (2). Cet exercice sert à évaluer plus précisément les
solutions qui ont été identifiées dans l’EXERCICE (1). Demander aux apprenants
d’utiliser cet exercice pour examiner leur(s) meilleure(s) solution(s) au problème
exposé dans l’EXERCICE (1). Discuter ensuite l’utilisation des deux tableaux
présentés dans ces deux exercices comme outils de prise de décision en posant les
questions suivantes :
o Dans quelle mesure ces tableaux peuvent-ils faciliter la prise de décision ?
o Pensez-vous que leur utilisation puisse vous donner plus confiance en votre
capacité à prendre la bonne décision ?
4. En référence à la NOTE DE LECTURE (2). Ecrire ce problème sur le tableau :
« Comment le groupe peut-il lever des fonds pour acheter des livres pour la
bibliothèque de l'Université ? » :
o Demander aux apprenants de se constituer en petits groupes de 4 ou 5 et de
réaliser un brainstorming sur les différentes manières possibles de mobiliser des
fonds pour l'achat de livres pour la bibliothèque.
o Les apprenants remplissent chaque idée sur un post-it qu’ils pourront
présenter et exposer ensuite. A la fin de la session, chaque groupe présente une
solution. (5 mn par groupe) Discussion puis vote pour identifier les 3 meilleures
activités/solutions.
Revenir sur l’exercice de groupe (levée de fonds) et discuter des aspects positifs
et négatifs de la prise de décision en groupe :
o Mettre en relief les aspects positifs suivants de la prise de décision en groupe :
CHAPITRE 3 28
- Il se peut que certains membres n’osent pas se prononcer par peur de se
distinguer du groupe ;
- La compétition entre les membres du groupe peut devenir excessivement
forte ;
- Les groupes ont tendance à accepter la première solution qui leur semble
bonne ;
- La décision finale est souvent un compromis qui ne satisfait pas pleinement
tous les membres du groupe.
5. Distribuer l’EXERCICE (3). Revoir les instructions avec les apprenants et leur
demander de faire l’exercice
6. Présenter le SUPPORT VISUEL (1) pour analyser les réponses avec les apprenants.
Discuter avec eux pourquoi chaque réponse est vraie ou fausse, et en cas de
fausses réponses, demandez-leur de changer leur dicton pour qu'il devienne vrai.
CHAPITRE 3 29
NOTE DE LECTURE (1)
Un entrepreneur doit être plus créatif que n’importe quel cadre classique dans sa
manière de prendre des décisions. Il doit aborder les problèmes sous différents angles
et rechercher des moyens innovants de les résoudre. Pour chaque situation particulière,
il doit faire preuve de perspicacité et essayer de visualiser les résultats et les
conséquences possibles des différentes solutions.
Etant donné que les décisions prises par un entrepreneur ont bien souvent un caractère
subjectif, il est difficile de faire abstraction de son engagement personnel. Pour pouvoir
maîtriser les aspects subjectifs d’une décision, l’entrepreneur a intérêt à se focaliser
sur les avantages et inconvénients d’une solution possible ; cela l’aidera à percevoir
avec plus d’objectivité les conséquences résultant d’une décision spécifique.
Bien que cette approche rationnelle soit logique et sensée, cette « méthode
scientifique » ne garantit pas que cette solution va résoudre le problème. Pour cela il
faut que l’entrepreneur fasse jouer son leadership et son pouvoir. Fermeté
et enthousiasme sont aussi nécessaires à la concrétisation d’une décision. Un
entrepreneur doit se montrer optimiste quant aux résultats escomptés d’une décision.
CHAPITRE 3 30
Il ne perd pas son temps en spéculations. Une fois qu’il a commencé à mettre en œuvre
une décision, il n’est plus question d’avoir des doutes et des hésitations.
Un entrepreneur doit être un décideur. Une entreprise doit avoir une raison d’être
précise et des objectifs clairement identifiés. La plupart des entrepreneurs ne redoutent
guère la prise de décision car ils ne craignent pas vraiment l’échec ou en accepte les
conséquences en connaissance de cause ; ils fixent leurs propres critères de réussite.
Les décisions cruciales sont les plus difficiles à prendre, mais elles peuvent se présenter
fréquemment. Plus encore que de prendre la mauvaise décision, il n’y a rien de pire
pour un entrepreneur que de ne rien décider du tout. Rappelez-vous que la prise de
décision est un art ; plus on le pratique et plus on devient expert en la matière.
Une fois que le problème a été cerné et que tous les renseignements et informations
ont été réunis, l’entrepreneur doit identifier les solutions possibles au problème. Il peut
commencer par organiser une séance de consultations avec un groupe de ses
employés, qui pourra réfléchir et développer une liste de solutions envisageables. Bien
qu’il n’y ait pas de « solution miracle » pour les problèmes complexes, c’est toujours à
l’entrepreneur qu’il revient de déterminer la meilleure solution possible.
Il existe des outils pour aider à l’identification des solutions et à l’évaluation de leur
conséquence et pertinence.
CHAPITRE 3 31
EXERCICE (1)
Tableau d’identification des solutions
PROBLEME : Supposez que vous dirigez une petite entreprise de 4 employés (2 travaillent à
plein temps et 2 à mi-temps). Tous vos employés sont dignes de confiance sauf un qui
travaille à plein temps mais qui arrive souvent en retard et demande fréquemment des
jours de congé supplémentaires. Cette situation crée un problème vis-à-vis des autres
employés. Quelles solutions envisager ?
Résultats ou
Inconvénients
Solutions alternatives Avantages potentiels conséquences possibles
potentiels
des solutions
CHAPITRE 3 32
EXERCICE (2)
Formulaire d’évaluation d’une solution
Utilisez le tableau d’évaluation pour les deux meilleures solutions identifiées dans le Tableau
relatif à l’identification des solutions. La comparaison des résultats facilitera votre décision.
CONSIGNES :
CHAPITRE 3 33
DESCRIPTION DU PROBLÈME :
_________________________________________________________
SOLUTION POTENTIELLE :
_________________________________________________________
CHAPITRE 3 34
NOTE DE LECTURE (2)
Déroulement de la séance
CHAPITRE 3 35
EXERCICE (3)
Voici une série de questions qui vous aideront à évaluer votre aptitude à résoudre
des problèmes. Répondez de manière spontanée (10mn) Entourez soit V (vrai)
ou F (faux) pour chacune des affirmations suivantes.
V F 9 Une fois que vous avez choisi une possibilité comme solution,
vous avez achevé le processus de décision.
CHAPITRE 3 36
SUPPORT VISUEL (1)
Corrigé de l’EXERCICE (3)
1. FAUX. Les personnes peuvent développer leur aptitude à prendre des décisions
efficaces grâce à l’apprentissage et à la pratique
6. FAUX. Chaque fois que vous le pouvez, prenez autant de temps que possible pour
élaborer une décision. Il se pourrait que vous alliez vers plus de soucis en vous
précipitant vers une solution si vous ne prenez pas le temps d’y penser
soigneusement.
7. FAUX. Pour prendre une décision, procéder étape par étape vous aide autant que
possible à éviter les erreurs. C’est en considérant de nombreuses solutions et en
prévoyant les résultats éventuels de vos solutions que vous éviterez les erreurs et
que vous éviterez aussi de procéder par tâtonnements.
9. FAUX. Une fois que vous avez trouvé la solution, vous devez 1) la mettre en
œuvre et 2) en évaluer les résultats. Une solution ne sert à rien si vous ne l’utilisez
pas ! Mais ce n’est pas la dernière étape. Vous devez chercher à savoir si votre
solution a fonctionné. Au cas où elle n'aurait pas fonctionné, vous devez découvrir
pourquoi et essayez de nouveau.
CHAPITRE 3 37
10. VRAI. D’autres personnes ont peut-être fait des expériences qu’elles peuvent
partager avec vous pour vous aider à résoudre votre problème. Bien sûr, c’est à
vous de prendre vos décisions. Mais en cherchant conseil auprès d’autrui, vous
pourrez prendre des décisions plus réfléchies.
11. VRAI. Rassembler les faits est la première chose à faire avant de prendre une
décision. Parfois on s’imagine tout savoir à propos d’un problème, alors que ce
n’est pas le cas ; en fait on travaille avec des suppositions. Or si l’on se trompe
dans ses suppositions, on risque de prendre une décision inappropriée.
12. VRAI. Il est recommandé de mettre de côté une décision pendant un laps de
temps et d’y revenir plus tard avec des idées fraîches.
13. FAUX. Une des étapes dans la prise de décision consiste à s’imaginer les résultats
qui vont découler de votre solution. Un bon décideur visualise toutes les
conséquences éventuelles bien à l’avance.
14. VRAI. Une bonne façon d’éviter les erreurs consiste à penser « si je fais telle
chose, alors il se passera la chose suivante ». Pensez à un jeu de dames ou
d’échecs. Chaque coup correspond à un exercice de résolution. Lorsque vous
décidez d’un coup, vous devez en même temps envisager ce que l’autre personne
va faire suite à ce mouvement. Quand vous prenez une décision, vous devez
envisager quel effet votre action aura sur vos employés, vos clients, la société et
l’environnement aussi bien que sur votre entreprise.
CHAPITRE 3 38
THEME 4
LES PRINCIPES DE LA
NEGOCIATION
Durée 1H30
CHAPITRE 3 39
ACTIVITÉS
Matériel nécessaire
36 cartes acheteur : 2 cartes indiquant le prix 75, 4 cartes 65, 12 cartes 60, 11 cartes 50 et
7 cartes 40.
36 Cartes Vendeur : 2 cartes indiquant le prix 80, 4 cartes 75, 8 cartes 70, 6 cartes 60, 5
cartes 50, 7 cartes 45 et 4 cartes 35.
(Il devrait y avoir un total de 72 cartes. Si plus de 40 apprenants jouent au jeu, plus de cartes
devraient être fabriquées avec moins de cartes avec des prix plus élevés et des prix plus
bas, et plus de cartes avec des prix moyens.)
Choisissez un des apprenants pour noter au tableau de classe toutes les offres de
vente/achat de pommes qui ont été dessinées sur le flipchart à l'aide du SUPPORT
VISUEL (4). Placez le tableau là où tout le monde peut le voir clairement.
Préparation
• Dites aux apprenants qu’ils seront impliqués dans une activité qui simule le
marché.
• Dégagez le centre de la salle de classe car il servira de marché. Si l’activité
devient trop bruyante, la classe peut jouer au jeu à l’extérieur.
• Demandez à 2 volontaires d’administrer le jeu : un détenteur des cartes
acheteur/vendeur et un agent d’approbation qui approuvera toutes les
transactions.
• Divisez la classe en deux groupes égaux. Un groupe comprendra les vendeurs ;
un groupe sera les acheteurs. Les acheteurs et les vendeurs interagissent sur le
marché en achetant et en vendant des pommes.
• Expliquez aux apprenants :
Les prix des pommes sont guidés par des cartes d’acheteur et des cartes de
vendeur avec des prix écrits. Ni l’acheteur ni le vendeur ne doivent connaître
le prix indiqué sur la carte de l’autre, ce qui signifie que pendant le processus
de négociation, acheteurs et vendeurs ne doivent pas se révéler les montants
indiqués sur leurs cartes.
CHAPITRE 3 40
Les acheteurs peuvent acheter des pommes à n’importe quel prix, et la
même chose avec les vendeurs. Si un acheteur décide de payer plus que le
prix mentionné sur la carte, il subira une perte pour la transaction, en
revanche si l’acheteur paie moins que le prix indiqué sur la carte, il réalisera
un. De même, si un vendeur parvient à vendre ses pommes plus chères que
le prix mentionné sur la carte, il réalisera un gain pour cette transaction. En
revanche, en vendant moins cher que le prix indiqué sur la carte, le vendeur
subira une perte.
Le but des vendeurs et des acheteurs est de réaliser le plus de bénéfices
possibles. Profit = gain total - perte totale.
• Le jeu est divisé en deux tours d’environ 10 minutes chacun (le temps de
négociation peut être réduit pour s’adapter à de courtes périodes de cours à
condition que chaque tour dure le même temps).
• Les apprenants conservent leur propre feuille de transaction en tant qu’acheteur
ou vendeur.
Procédure
• Chaque membre du groupe acheteur et vendeur récupère au hasard une carte
auprès du détenteur des cartes acheteur et vendeur.
• Les acheteurs et les vendeurs entament le processus de négociation au centre
de la salle de classe, ils se rapprochent pour négocier les prix sans révéler les
prix indiqués sur leur carte d’acheteur ou de vendeur.
• Si un acheteur et un vendeur ne parviennent pas à s’entendre sur un prix, ils
passent à autre chose et trouvent quelqu’un d’autre à qui vendre ou acheter.
• Lorsqu’un acheteur particulier et un vendeur s’entendent sur un prix, ils doivent
enregistrer cette transaction sur leurs feuilles de transaction (EXERCICE 2).
• Ensuite, l’acheteur et le vendeur dans la transaction approchent le responsable
de l’approbation qui vérifiera le prix de la carte indiqué et le prix de transaction
convenu sur chaque « Ma feuille de transaction » pour éviter la triche.
• L’acheteur et le vendeur récupèrent les nouvelles cartes du gardien et retournent
sur le marché pour poursuivre le processus de négociation.
• Après 10 minutes, indiquez que le premier tour est terminé.
• Les apprenants calculent et remplissent leurs feuilles de transaction le profit ou
la perte réalisé par rapport à chaque transaction du tour 1.
• À la fin de chaque tour, les acheteurs et les vendeurs conservent leurs cartes
pour une utilisation au tour suivant.
• Indiquez que le deuxième tour a commencé.
• Les mêmes procédures et règles sont suivies dans les tours 2.
• À la fin du tour 2, les apprenants calculent et remplissent sur leur feuille de
transaction le profit ou la perte réalisé par rapport à chaque transaction du tour
2.
• Par la suite, ils calculent leurs profits ou pertes nets globaux pour l’ensemble du
jeu.
• Une fois que l’enseignant a vérifié la feuille de transaction individuelle de
l’apprenant qui a réalisé le plus de profit, il est annoncé comme gagnant du jeu.
CHAPITRE 3 41
Notes sur le jeu de transaction Big Apple
Demandez à chaque apprenant d’enregistrer ses transactions au fur et à mesure
qu’elles sont effectuées. Passez en revue les détails sur la feuille si nécessaire.
Après chaque tour de négociation, laissez aux étudiants le temps de calculer
leurs pertes ou gains nets.
Encouragez les apprenants à conclure autant de marchés que possible dans le
temps imparti. Expliquez qu’il est permis de subir une perte afin d’obtenir une
carte de transaction Big Apple pour une nouvelle transaction. (Essayez de ne
pas dévoiler le fait que les étudiants qui réaliseront les bénéfices les plus élevés
sont généralement ceux qui effectuent le plus de transactions. Ce fait sera «
découvert » lors de la discussion après la fin du jeu.)
Pendant que les apprenants négocient, gérez en marchant et en aidant là où il
y a de l’incertitude. À la fin du jeu, vérifiez les résultats et annoncez le gagnant.
CHAPITRE 3 42
Cartes du vendeur
Vous ne devriez pas accepter moins de Vous ne devriez pas accepter moins de
________ ________
à moins que vous ne décidiez de subir à moins que vous ne décidiez de subir
une perte. une perte.
Vous ne devriez pas accepter moins de Vous ne devriez pas accepter moins de
________ ________
à moins que vous ne décidiez de subir à moins que vous ne décidiez de subir
une perte. une perte.
Vous ne devriez pas accepter moins de Vous ne devriez pas accepter moins de
________ ________
à moins que vous ne décidiez de subir à moins que vous ne décidiez de subir
une perte. une perte.
CHAPITRE 3 43
Cartes de l’acheteur
Vous ne devriez pas accepter plus de Vous ne devriez pas accepter plus de
________ ________
à moins que vous ne décidiez de subir à moins que vous ne décidiez de subir
une perte. une perte.
Vous ne devriez pas accepter plus de Vous ne devriez pas accepter plus de
________ ________
à moins que vous ne décidiez de subir à moins que vous ne décidiez de subir
une perte. une perte.
Vous ne devriez pas accepter plus de Vous ne devriez pas accepter plus de
________ ________
à moins que vous ne décidiez de subir à moins que vous ne décidiez de subir
une perte. une perte.
CHAPITRE 3 44
Analyse du jeu
Réponse : Aussi bien les acheteurs que les vendeurs interagissent sur le marché par
la négociation.
Réponse : Les vendeurs ont essayé d'obtenir des prix plus élevés, tandis que les
acheteurs ont essayé d'obtenir des prix plus bas. Comme il y avait une concurrence
entre les membres de chaque groupe, personne n'avait le contrôle sur le prix.
c) Pourquoi certains d’entre vous ont pu faire plus de profits que d’autres ?
Réponse : En général, ceux qui ont pu effectuer de nombreuses transactions ont fait
plus de profit. C’est la même chose que le chiffre d’affaires dans une entreprise. Plus
le chiffre d’affaires est élevé, plus il y a de chances de réaliser un profit.
d) Dans quelle mesure les apprenants ont-ils pu établir des parallèles entre
ce qui leur était demandé pendant le jeu et ce qui pourrait leur être demandé
en tant que futurs entrepreneurs ?
Réponse : Vous devez utiliser des arguments convaincants lorsque vous négociez.
Vous devez présenter de manière professionnelle (sourire, se tenir droit, parler d’un
ton amical, etc.).
Réponse : Parce que l’acheteur et le vendeur doivent s’entendre sur un prix mutuel.
g) Qui est le plus doué pour négocier : les femmes ou les hommes ?
CHAPITRE 3 45
SUPPORT VISUEL (1)
Le processus de négociation
1- le concept de négociation
Un processus qui vise à parvenir à un accord ou à un règlement entre deux ou
plusieurs parties sur une question sur laquelle ils sont en litige
2- Types de négociation
• Négociation gagnant-gagnant
CHAPITRE 3 46
SUPPORT VISUEL (2)
3- Dressez une liste de toutes les questions que vous vous attendez à
voir émerger lors des négociations :
• Lequel d'entre eux est négociable ou non négociable pour l'autre partie ?
CHAPITRE 3 47
SUPPORT VISUEL (3)
Techniques de négociation
5- Soyez clair
8- Soyez discipliné
CHAPITRE 3 48
NOTE DE LECTURE (1)
Concepts de la négociation
Un bon processus de préparation est la clé d'une négociation efficace. Voici les étapes
à suivre pour préparer un processus de négociation.
2. Renseignez-vous le plus possible sur les personnes avec lesquelles vous négocierez.
Quel est leur parcours, leur formation, leur réputation ? Quels types de compromis /
accords les avez-vous vu conclure avec d'autres personnes ?
Essayez de penser quels sont les objectifs et les besoins des personnes avec lesquelles
vous allez négocier. Lesquels de ces objectifs pensez-vous sont négociables et lesquels
ne sont pas négociables pour eux. N'oubliez pas qu'un point qui peut être très important
pour l'autre partie à gagner peut-être insignifiant pour vous - et vice versa. Insistez
sur les points qui sont importants et non négociables pour vous, tout en faisant des
compromis sur des détails mineurs pour réussir dans les négociations.
4. Énumérez tous les problèmes qui apparaîtront lors de la négociation. Si vous avez
réfléchi à cela à l'avance, vous ferez face à moins de surprises et par conséquent, le
processus de négociation sera plus facile.
6. N'oubliez pas que vous êtes plus susceptible d'atteindre vos objectifs à partir de la
négociation lorsque vous disposez d'autant d'informations nécessaires que possible.
Essayez de vous présenter à la table des négociations avec toutes les informations dont
vous pourriez avoir besoin, sur papier ou dans votre tête.
b. Capacité de négociation
Pour une négociation efficace, les compétences suivantes sont requises :
1. La clarté de la communication est essentielle. Ne babillez pas et ne vous engagez
pas dans de longs discours, sinon vous perdez l'attention et les points.
2. Tenez-vous en aux objectifs et apprenez à éviter de personnaliser les situations.
3. Contrôlez vos émotions et ne perdez jamais votre sang-froid.
CHAPITRE 3 49
c. Processus de négociation
Voici des points importants pour créer un processus de négociation efficace :
1. Maintenir une atmosphère d’ouverture. Les blagues occasionnelles aident à soulager
les tensions et permettent aux deux parties de concéder plus facilement des points.
2. Lorsque le processus devient difficile, faites une pause ou proposez d'aller boire un
café ou un thé, afin que les deux parties aient le temps de retourner à la table des
négociations avec des idées et de l'énergie nouvelles.
3. L’objectif de la négociation n’est pas de battre l’autre camp. Il s'agit de conclure un
accord qui est meilleur pour tout le monde que les conditions initiales. Chaque partie
doit concéder des points de moindre valeur pour des points de plus grande valeur.
La négociation est un processus très créatif. Les compétences en négociation peuvent
être acquises au fil du temps !
Qualités personnelles
Un négociateur doit montrer les attributs personnels suivants :
1. Intégrité
Un négociateur doit être honnête car l'honnêteté crée la confiance mutuelle et la
coopération, ce qui est essentiel pour permettre un échange d'idées libre et ouvert.
2. L’empathie
C'est la capacité de comprendre le point de vue de l'autre partie. Cela peut être utilisé
pour identifier un terrain d'entente dans une négociation.
3. Patience
C'est la capacité de rester calme. Cela permet à une personne de s'adapter aux opinions
d'une autre personne lors de la négociation.
Sources additionnelles :
Annexe : Références clés sur l’Art de la Négociation (vidéos)
-Négociation distributive versus négociation intégrative :
https://www.youtube.com/watch?v=GpxhkF1MRwo
-Les 7 phases de la négociation :
https://www.youtube.com/watch?v=YKT2Z6kOliE
-Comment réussir une négociation selon Roger Fisher et William Ury :
https://www.youtube.com/watch?v=9KGMFVw6Ivk
-L’art de la négociation : les 10 erreurs à éviter :
https://www.youtube.com/watch?v=O65ezw8LfwI
CHAPITRE 3 50
EXERCICE (1)
La banquière et l’entrepreneur
(Scénario pour le jeu de rôles)
Contexte : Samir est un jeune entrepreneur qui désire démarrer une entreprise de
transport et livraison, sous froid, de produits et denrées alimentaires et la banquière
est Sara, qui a une expérience de 8 ans dans ce poste et maîtrise l'évaluation des
demandes des prêts.
CHAPITRE 3 51
Questions :
1. En quoi l’attitude de l’entrepreneur n’est-elle pas correcte ?
2. L’entrepreneur a - t- il vraiment l’air au courant de son projet ? Expliquez.
3. Que devrait faire l’entrepreneur pour convaincre la banquière ?
4. Énumérez dix éléments qui montrent que l’entrepreneur n’est pas un bon
négociateur.
5. Que devrait faire l’entrepreneur pour améliorer ses capacités de négociation ?
CHAPITRE 3 52
EXERCICE (2)
Instructions
Pour chaque transaction, lorsque vous recevez une carte, notez le prix dans la
deuxième colonne.
Après avoir effectué une transaction, notez le prix dans la troisième colonne de
la même ligne.
Calculez vos pertes et vos gains en prenant la différence entre le prix de votre
transaction et le prix sur votre carte pour chaque transaction. Par exemple, un
vendeur qui vend à un prix supérieur au prix indiqué sur la carte réalise un gain
; un prix inférieur signifie une perte. Un acheteur qui achète à un prix inférieur
au prix de la carte, réalise un gain ; un prix plus élevé signifie une perte. Ignorez
les seuils de rentabilité.
Additionnez les gains, les pertes et les totaux à la fin du jeu et marquez-les à
l'endroit approprié en bas. Votre gain ou perte net est la différence entre la
somme des gains et la somme des pertes. Indiquez où les tours 1, 2 et 3 se
terminent par une marque.
Prix
Numéro de indiqué Prix de la
Profit Perte
Transaction sur la transaction
carte
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Profit __________
CHAPITRE 3 53
SUPPORT VISUEL (4)
100
95
90
85
80
75
70
65
60
55
50
45
40
35
30
25
20
15
10
CHAPITRE 3 54
THEME 5
LA FACULTE D’ECOUTE
Durée 1H30
Justification
45% du temps de communication est passé à écouter. Afin
de comprendre la totalité du contenu des messages verbaux,
il est essentiel que l’écoute soit attentive. Développer leurs
capacités d’écoute active permettra aux participant(e)s
d’être de meilleurs communicant
ACTIVITÉS
1. Présenter le SUPPORT VISUEL (1) sur la communication efficace. Expliquez que dans
la communication, il y a toujours un expéditeur, un moyen de communication et un
destinataire. Le moyen de communication peut être une lettre, une conversation,
une présentation, un message Twitter ou un e-mail, par exemple. Si le destinataire
ne comprend pas correctement le message, il n'y aura pas de communication
efficace.
2. Présenter le SUPPORT VISUEL (2) afin d’illustrer l’utilisation du temps de
communication. Demander aux participants d'expliquer comment l'usage du temps
de communication est susceptible de changer pour une personne frappée de surdité
ou une personne malentendante ?
3. Demander aux apprenants de faire l’EXERCICE (1) (auto-évaluation de la capacité
d’écoute). Leur demander ensuite d’expliquer et d’échanger sur chacune de leur
réponse.
4. En lien avec la NOTE DE LECTURE (1). Présenter le SUPPORT VISUEL (3), discuter
et résumer les points essentiels pour être un « bon auditeur »
5. JEU DE RÔLES : Demander à la classe d’identifier au moins 10 sujets de controverse.
Les sujets seront inscrits sur le tableau. Regrouper les apprenants par trois. Dans
chaque trio, les participants vont jouer les rôles suivants :
- Orateur : Cette personne discutera, au choix, d’un des sujets identifiés par la
classe. On lui demandera de s’exprimer sur le sujet sans s’arrêter pendant 2
ou 3 minutes.
- Auditeur : Cette personne va écouter l’orateur puis résumer les points
importants.
- Observateur : Cette personne va observer l’interaction puis donner son avis
à l’auditeur en quelques points synthétique sur la manière dont il a prêté
attention aux paroles de l’orateur et sur sa capacité à résumer les points
importants.
CHAPITRE 3 55
- L’observateur utilise pour cela le support de l’EXERCICE (2) pour noter et
restituer ses observations sur la capacité à prêter attention. Une fois qu’il
aura donné son avis, on demandera à l’orateur de faire un commentaire sur
la qualité des remarques de l’observateur. Faire une rotation des rôles jusqu’à
ce que chaque apprenant ait tenu le rôle de l’auditeur.
6. Demander aux apprenants de discuter la NOTE DE LECTURE (2) concernant
l’importance des capacités d’écoute pour un entrepreneur.
7. En conclusion, demander aux apprenants de discuter la NOTE DE LECTURE (3)
concernant la manière de développer de bonnes capacités d’écoute.
CHAPITRE 3 56
SUPPORT VISUEL (1)
La communication efficace
L'information
CHAPITRE 3 57
SUPPORT VISUEL (2)
L’importance de la communication
Lecture
16 % Ecriture
9%
Ecoute Parole
45 % 30 %
CHAPITRE 3 58
EXERCICE (1)
Evaluation de ses capacités d’écoute
Introduction : Lisez chaque affirmation et indiquez jusqu’à quel point vous êtes
d’accord: complément d'accord, d'accord sur certains points, points d'accord, pas
d'accord sur certains points, pas du tout d'accord
Indiquez vos réponses sur une feuille séparée.
CHAPITRE 3 59
NOTE DE LECTURE (1)
Pourquoi faut-il savoir écouter ?
Une fois l’utilité de l’écoute définie, il vous sera plus facile …
- de vous concentrer sur les parties importantes du message ;
- d’investir de l’énergie nécessaire pour bien écouter ;
- d’économiser votre énergie quand ce qui se dit ne nécessite pas une
grande attention.
Le fait de savoir pourquoi vous écoutez vous permet de concentrer votre énergie pour
l’écoute.
Prêter attention au message implique :
Établir un contact visuel
Le contact visuel accroît vos chances de « saisir » le message.
Lorsque vous êtes au téléphone… Essayez de ne pas regarder quelque
chose qui vous empêche de prêter toute votre attention à votre
correspondant.
Lorsque vous êtes devant votre interlocuteur maintenez le contact visuel.
Adapter votre posture
Votre attitude corporelle, par exemple si votre buste est légèrement
incliné, suggère que vous prêtez attention et cela vous aide à rester à
l’écoute.
Lorsque vous êtes au téléphone … Essayez de trouver une position
confortable mais pas trop décontractée au point de ne plus pouvoir vous
concentrer.
Lorsque vous êtes devant votre interlocuteur … regardez-le bien en face et
penchez-vous un peu en avant pour montrer que vous êtes attentif.
Faire passer des messages verbaux ou non-verbaux en réponse. Des
messages verbaux ou non verbaux aident à vous faire participer au
processus de communication et votre interlocuteur à comprendre qu’il a
toute votre attention.
Lorsque vous êtes au téléphone … Faites entendre des « oui, oui », « bien,
bien ».
Lorsque vous êtes devant votre interlocuteur… faites usage d’expressions
non-verbales telles que des hochements de tête ou des expressions du
visage.
S’éclaircir l'esprit
Videz-vous la tête, cela vous évitera de vous laisser entraîner par vos
propres pensées.
Eviter les distractions qui perturbent. Elles risquent de vous empêcher de
bien écouter.
CHAPITRE 3 60
Répondre au message. Une fois que le message a été transmis, l’auditeur peut …
Le paraphraser afin de confirmer qu’il a compris ;
Se répéter le message pour bien l’enregistrer ;
Chercher à éclaircir certains points pour avoir plus d’informations ;
En réponse au message, agir ;
Mémoriser l’information pour l’utiliser plus tard ;
Faire le choix d’oublier l’information.
CHAPITRE 3 61
SUPPORT VISUEL (3)
Le processus d’écoute
▪ Traiter le message ;
▪ Répondre au message.
CHAPITRE 3 62
EXERCICE (2)
La capacité à prêter attention
Instruction : Utilisez cet exercice pour noter vos observations sur le problème de
l’attention.
L’auditeur a-t-il eu ce
Commentaires
Comportement ?
Oui Non
Oui Non
Oui Non
Oui Non
Oui Non
Evaluez combien de points importants furent mémorisés avec précision par l’auditeur.
Très peu de points furent mémorisés avec précision.
Quelques points furent mémorisés avec précision.
Un grand nombre de points furent mémorisés avec précision.
La plupart des points furent mémorisés avec précision.
Commentaires :
CHAPITRE 3 63
NOTE DE LECTURE (2)
L’écoute, la plus importante de toutes les
techniques de communication
Les techniques d’écoute active, basées sur la capacité à faire silence et à poser des
questions d’approfondissement, permettent de déjouer de nombreux conflits et
favorisent les échanges constructifs
Seriez-vous surpris d’apprendre que les managers sont davantage renvoyés pour leur
manque de compétences interpersonnelles que pour leurs lacunes techniques ? C’est
pourtant le résultat d’un sondage mené auprès de dirigeants d’entreprises nord-
américaines. Outre-Atlantique, les compétences interpersonnelles constituent l’un des
premiers critères d’embauches des cadres supérieurs. Les recruteurs y estiment en
effet que dans la mesure où le travail d’un manager consiste, in fine, à faire exécuter
des ordres, ses capacités en matière de leadership ou de communication conditionnent
directement son efficacité. Quelles sont donc ces compétences interpersonnelles que
tout manager se doit de posséder ?
Au premier plan, il y a l’écoute. Celle-ci est considérée par les experts en management
comme la plus importante de toutes les techniques de communication et le point de
départ de tous les échanges efficaces. A cet égard et contrairement aux idées reçues,
la véritable écoute n’est pas l’art de rester passif. « Beaucoup considèrent l’écoute
comme passive et la parole comme active, analyse Dale Carnegie dans Comment
trouver le leader en vous. Même certains clichés, tels que : détendez-vous et écoutez,
concourent à cette incompréhension de ce qu’est la véritable écoute. Ne faire
qu’entendre ce que dit quelqu’un est assez passif, mais écouter de façon efficace,
engagée, est un exercice vraiment actif », qui requiert une grande concentration.
Outre une concentration intense, se mettre en mode « écoute active» requiert une
bonne dose d’empathie. L’auditeur actif est ainsi celui qui entre dans l’esprit de son
interlocuteur afin d’envisager son message à partir de son point de vue. Il s’efforce de
sentir l’univers affectif, imaginaire et cognitif de celui qui parle pour comprendre de
l’intérieur ses attitudes, ses comportements et son système de valeurs.
L’auditeur actif s’abstient enfin de juger le contenu du message, ce qui n’est pas chose
aisée. Il est normal d’être distrait par ce que dit l’orateur, et à plus forte raison lorsque
les avis divergent. « Lorsqu’on entend des choses que l’on désapprouve, on commence
en général à formuler mentalement des arguments contraires, disent Stephen Robbins,
David DeCenzo, Mary Coulter, et Charles-Clemens Rüling dans Management, l’essentiel
CHAPITRE 3 64
des concepts et pratiques. Ce faisant, on n’écoute pas le reste du message. Le défi
pour l’auditeur actif consiste donc à absorber les paroles de l’orateur en réservant son
jugement jusqu’au terme de l’intervention. »
Au vu de ce qui précède, il n’est guère étonnant que les individus qui mettent en œuvre
des techniques d’écoute active ressortent aussi épuisés – si ce n’est plus – d’une
réunion que celui qui a réalisé l’intervention. Autrement dit, l’énergie consacrée à
écouter égale celle dépensée par l’intervenant pour parler.
Pourtant, le jeu en vaut la chandelle. Les leaders qui réussissent sont en effet souvent
ceux qui ont appris la valeur de l’écoute et qui cherchent donc à comprendre avant
d’être compris. « Paradoxalement, l’écoute de l’opinion d’un autre est souvent la
meilleure méthode pour le gagner à notre propre point de vue et l’amener à voir le
monde tel que nous le voyons, rappelle Dale Carnegie. Nul n’est plus persuasif qu’un
auditeur attentif. » Il cite le cas de Dean Rusk, secrétaire d’Etat du président Johnson
qui, après plusieurs années passées à négocier avec certains leaders politiques parmi
les plus coriaces au monde, prodiguait le conseil suivant : « Ecouter est le moyen de
persuader les autres avec vos oreilles. » Quant au banquier d’affaires Tom Saunders,
ce dernier avait coutume de déclarer que le secret de sa réussite résidait dans ses
capacités d’écoute. « Tout revient à bien écouter. Qu’a réellement à l’esprit mon client
? Pourquoi a-t-il dit non ? Quelle en est la véritable raison ? Qu’a-t-il en tête ? A quoi
pense-t-il ? Quelle est sa façon de voir les choses ?»
Quelles sont les clés d’une écoute réussie ? La société ProOptim, basée à Genève
propose régulièrement aux entreprises des ateliers sur l’écoute active et la
communication non verbale. « Nous enseignons la technique des trois R : Répéter,
Reformuler et Résumer, explique Nathalie Ducrot, coach professionnelle MCC et
directrice de ProOptim. Pour montrer un intérêt sincère dans la conversation, l’auditeur
actif doit répéter et reformuler les propos de son interlocuteur. Il le questionne
également si besoin pour éclaircir un point, relève les affirmations contradictoires,
l’incite à poursuivre sa réflexion et résiste à la tentation de terminer ses phrases. Il
recherche enfin le contact visuel et utilise plusieurs signaux non verbaux tel que le
hochement de tête.»
Le mot de la fin revient à Stephen R. Covey, auteur du livre Les 7 habitudes de ceux
qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent : « Nous consacrons des années à
l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, il nous faut des années pour apprendre à
parler aussi. Mais apprend-on jamais vraiment à écouter ?»
CHAPITRE 3 65
NOTE DE LECTURE (3)
Comment développer de bonnes capacités
d’écoute
Tout le monde devrait savoir qu’il est nécessaire de développer de bonnes capacités
d’écoute. Malheureusement, cette prise de conscience se fait à force de passer du
temps avec des personnes qui ne savent pas écouter. Ne pas être écouté n’est pas
drôle. Savoir écouter est une qualité importante. Si vous désirez être un bon
entrepreneur, il est impératif que vous sachiez écouter et que vous le fassiez bien.
Il faut malheureusement constater que la plupart des gens ne font que très peu
d’efforts pour bien écouter. On préfère parler et être écouté plutôt que d’écouter les
autres. On veut dire ce que l’on pense, être au centre de la conversation. Si vous
n’écoutez pas, comment voulez-vous être entendu ?
Quand on écoute, on a tout à gagner. Les entrepreneurs qui ont appris à écouter
attentivement sont capables d’influencer n’importe quel interlocuteur. Ils trouvent des
opportunités pour se développer et accroître leur productivité. Ils attirent les clients qui
ne veulent faire des affaires qu’avec eux. Les entrepreneurs qui sont à l’écoute sont
capables de développer des relations durables. Ils sont capables de gérer des conflits
avec efficacité. Ils sont plus créatifs et ont des relations. Ils deviennent des meneurs
et attirent les autres. Ce qui ressort de tout cela, c’est que vous aurez beaucoup plus
d’influence dans tout ce que vous ferez si vous savez écouter avec attention.
Personne n’aime être avec quelqu’un qui domine constamment la conversation. Et
personne n’a envie d’être là juste pour écouter. Chacun veut avoir l’occasion de parler
et d’être écouté.
La première chose à faire lorsqu’on apprend à écouter plus attentivement, c’est de se
taire. Laissez parler votre interlocuteur. Ensuite vous pourrez poser des questions et
écouter soigneusement les réponses. En procédant de cette façon, vous allez vraiment
apprendre davantage de choses. Lorsque vous écoutez les autres, vous leur donnez la
possibilité de se mettre en avant et en même temps, vous apprenez.
N’importe qui peut pratiquer l’art de l’écoute, le développer et le maîtriser. Les
entrepreneurs qui communiquent le mieux sont aussi ceux qui écoutent le mieux.
Voici quelques conseils pour apprendre à très bien écouter :
1. Soyez attentif : prêtez toute votre attention à la personne qui parle. Lorsque vous
êtes au téléphone, contentez-vous d’écouter votre correspondant.
2. Soyez concentré : concentrez-vous sur votre interlocuteur et sur ce qu’il/elle dit. Ne
cherchez pas ce que vous allez lui répondre. Si vous préparez déjà ce que vous allez
lui dire par la suite, cela signifie que vous ne l’écoutez plus.
3. Ne coupez pas la parole : N’intervenez pas tant que l’autre personne n’a pas fini de
parler. Vous pouvez lui demandez si elle a fini. Ne parlez pas tout de suite. Donnez-
vous le temps d’assimiler ce qui a été dit et ensuite pensez à ce que vous allez
répondre. Il peut y avoir des moments de silence dans une conversation.
4. Les points importants : lorsque vous commencez à parler, reprenez les remarques
importantes de votre interlocuteur. Assurez-vous que vous avez tout bien compris.
CHAPITRE 3 66
5. Posez des questions : les gens apprécient beaucoup qu’on leur pose des questions.
6. Faites part de vos réactions : dites à votre interlocuteur ce que vous pensez de ses
réflexions et de ses idées.
7. Taisez-vous : il vaut mieux écouter davantage et parler moins. Un vieux dicton dit :
« Vous avez deux oreilles et une seule bouche pour une bonne raison. » Utilisez
vos oreilles.
8. Ecoutez les autres : ne vous prenez pas pour le centre du monde, c’est une
remarque à ne pas oublier. Il faut penser aux autres : Quelles sont leurs forces ?
Que peuvent-ils apporter ? Et comment pouvez-vous leur laisser la place au centre
de la conversation ?
9. Laissez-leur l’occasion d’être le point de mire ! : les gens veulent briller. Ils veulent
qu’on les écoute et attirer l’attention. Laissez-les faire. On n’a pas besoin d’être
toujours brillant soi-même. C’est en donnant l’opportunité aux autres de briller que
l’on encourage de nouveaux dirigeants, en leur faisant donner le meilleur d’eux-
mêmes.
Certaines personnes sont incapables d'entendre ce qui se dit : quelles sont les
stratégies qu'elles utilisent pour compenser cela ? Pourquoi les personnes qui ne
peuvent pas voir ont-elles une bonne capacité d'écoute ?
Citation du jour :
« Si seulement je pouvais trouver une école qui apprenne aux gens à écouter !
Les hommes d’affaires ont besoin d’écouter au moins autant qu’ils ont besoin de
parler. Beaucoup trop de gens oublient que la vraie communication doit aller
dans les deux sens. » Lee Iacocca
CHAPITRE 3 67
THEME 6
LA PRISE DE RISQUES
Durée 2H30
ACTIVITÉS
1. Sur base de la NOTE DE LECTURE (1), posez les questions suivantes aux
participants :
o Quelle est la différence entre la prise de risque et le jeu de hasard ?
o En quoi développer ses capacités à prendre des risques aide-t-il à devenir
meilleur face à des situations réelles ?
o Quels sont les risques encourus lorsqu’on évite de prendre une décision ?
o Quels sont les bénéfices escomptés de la prise de risque ?
1. En classe, demander aux apprenants de penser à une situation vécue qui comportait
une prise de risque pour atteindre un but. Leur demander de rédiger un paragraphe
décrivant cette situation. Ensuite, leur demander de répondre oralement ou par écrit
aux questions suivantes :
o Comment des personnes ou d’autres éléments auraient pu vous aider à
minimiser le risque et à réaliser votre objectif ?
o Quelles ont été vos craintes lorsque vous avez pris ce risque ?
o Avez-vous fait de votre mieux pour atteindre ce but ?
o Qu’avez-vous réalisé en prenant ce risque ?
o Quels préparatifs avez-vous faits avant la prise de risque ?
CHAPITRE 3 68
o Comment avez-vous su que vous aviez réalisé votre objectif ?
o Quels étaient les plus gros obstacles à la réalisation de votre objectif ?
o Qu’avez-vous appris sur votre propre attitude à l’égard de la prise de risque ?
o Qu’est-ce qui vous plait dans votre attitude de prise de risque ?
o Qu’aimeriez-vous changer à propos de votre attitude de prise de risque ?
o Quels sont pour vous les facteurs les plus importants lors de la prise de risque ?
o Ce risque valait-il la peine ?
o Comment auriez-vous pu minimiser le risque ?
o Quelles informations étaient nécessaires avant la prise de risque ?
CHAPITRE 3 69
Questions pour la discussion :
1. Quelles informations supplémentaires ont été utilisées dans cette seconde partie
du jeu ? (Par exemple, les écarts entre les résultats précédents, les résultats
individuels précédents, les opinions des équipes, etc.)
2. En quoi ce deuxième jeu était-il différent du premier ? (Les joueurs disposaient
de plus d'informations ; ils étaient soumis à la pression de l'équipe, ce qui a
probablement suscité des conflits entre les objectifs individuels et collectifs)
3. Quel serait le choix de jeu le plus réaliste, pour un chef d'entreprise ? (Cette
discussion devrait déboucher sur une prise de conscience des pressions subies
par un chef d’entreprise lorsqu’il fixe ses objectifs : pressions émanant de la
clientèle et du personnel, connaissance des standards qui prévalent, coût
psychologique et financier de l'échec, fierté en cas de réussite.
4. Le résultat total des équipes dans la deuxième partie du jeu était-il supérieur au
total des résultats individuels de la première partie ? Comment expliquer cette
différence ? (Travail en équipe, technique de lancer améliorée, dialogue entre
les membres de chaque équipe, écarts entre les résultats antérieurs, pression
psychologique.
5. Projeter le SUPPORT VISUEL (1) et examiner les questions qu’il faut se poser avant
de prendre un risque. Cette procédure de questionnement est essentielle dans le
processus de prise de risque. Les questions énumérées ne sont que quelques
exemples de celles, nombreuses, qu'on doit se poser avant de s'engager dans une
situation de prise de risque. Prendre un risque sans y avoir répondu conduit à un
échec probable.
CHAPITRE 3 70
NOTE DE LECTURE (1)
Prendre un risque calculé
La plupart des chefs d'entreprise prennent des risques calculés et modérés. Les
entrepreneurs évitent les situations peu risquées, parce que cela n’offre aucun défi à
relever, et évitent les situations très risquées, parce qu’ils veulent réussir. Ils se fixent
des objectifs élevés et aiment en relever le défi, mais ils ne se lancent pas dans des
jeux de hasard. Ils évitent donc les situations soit à risques faibles, soit à risques très
élevés, car ces types de risques ne leur plaisent pas. En résumé, les entrepreneurs
aiment les gageures difficiles, mais réalistes.
Les preneurs de risques prennent des décisions dans des situations d’incertitude, en
soupesant le succès et l’échec potentiels. Le choix d’une option risquée dépend des
facteurs suivants :
d. la mesure dans laquelle les efforts personnels augmentent les chances de réussite
et réduisent les probabilités d’échec.
On peut donner l'exemple suivant. Vous avez un emploi stable, avec un bon salaire et
une promotion régulière probable. Vous avez peut-être la possibilité d’acheter une
société dont l’avenir est incertain pour diverses raisons. Le propriétaire actuel de la
société gagne 50% de plus que vous comme salarié. La société peut continuer à bien
fonctionner, ou disparaître d’ici un an ou deux. Vous avez le choix entre conserver un
emploi sûr, qui vous procurera des satisfactions modérées et prévisibles du point de
vue des finances et de la carrière, ou prendre un risque élevé et en retirer peut-être
des satisfactions financières et professionnelles très importantes.
La plupart des gens ne choisiraient pas de prendre un tel risque, quelles que soient les
probabilités de succès. Ils préfèreraient conserver un emploi sûr. D’autres sont
impatients, insatisfaits de leur situation actuelle, et aimeraient « dénicher la poule aux
œufs d’or » qui les rendra riches. Pour ce groupe de gens c’est le montant des bénéfices
potentiels qui prime avant tout. Ils évitent de trop réfléchir aux probabilités de succès
et à la quantité d’efforts qu’il leur faudra fournir. Attirés par l’espoir de réaliser des
gains élevés en faisant peu d’efforts, ils deviennent joueurs.
CHAPITRE 3 71
L'évaluation des situations à risque
Les véritables entrepreneurs évaluent une situation à risque de façon très différente
des deux catégories de personnes décrites plus haut, bien qu’ils partagent avec elles
certaines caractéristiques communes.
CHAPITRE 3 72
Au niveau du personnel non-cadre, il est préférable que celui-ci n'ait pas un profil de
preneur de risque prononcé, afin qu’il exécute convenablement des travaux souvent
répétitifs et apporte la stabilité organisationnelle.
Les cadres moyens ont un profil un peu plus marqué. Un cadre moyen doit avoir une
certaine liberté pour innover et procéder à des modifications simples dans les
procédures et la répartition des tâches. Les cadres moyens sont des preneurs de risque
modérés, et les risques qu'ils prennent ont relativement peu d'impact sur l'entreprise
dans son ensemble.
Les vrais entrepreneurs sont tournés vers leurs objectifs et ont une telle confiance en
eux-mêmes qu’ils prennent le risque d’appliquer leurs idées. Toutefois, ils ont un esprit
suffisamment pratique pour se rendre compte des limites de leurs idées, et pour ne
pas mettre l'entreprise en péril.
Les entrepreneurs très créatifs et novateurs prennent des risques modérément élevés.
Ils sont prêts à accepter le changement, à essayer diverses solutions et à développer
des innovations pour des produits et services dans de nouveaux domaines d’activité.
Cette catégorie d’entrepreneurs correspond en général aux chefs d’entreprises
commerciales et industrielles. Ils ont des idées et sont capables de combiner
efficacement leurs diverses ressources pour mettre en œuvre leurs idées.
Autorité et responsabilité
Les entrepreneurs sont des meneurs d'hommes au sens où ils dirigent les activités
d’autres personnes pour atteindre les objectifs de l'entreprise. Renforcer l'esprit
d'équipe pour réaliser ces objectifs relève de leur responsabilité. En tant que patrons
d’une organisation composée d’hommes et de femmes, ils doivent savoir déléguer
l’autorité et la responsabilité à leur personnel pour certaines activités.
Le risque pris lorsqu'on délègue des pouvoirs et des responsabilités à tel ou tel membre
du personnel revêt une importance particulière. Permettre à d’autres d'exercer des
pouvoirs est l’une des caractéristiques de l’entrepreneur orienté vers la croissance.
CHAPITRE 3 73
Mieux on sait déléguer ses responsabilités, plus on a de temps à consacrer aux activités
importantes, celles qui influent le plus sur la réussite future de l’entreprise.
Les entrepreneurs doivent être capables de prendre les mesures de redressement qui
s’imposent. Lorsqu’une situation à risque apparaît, la décision de prendre ou non ce
risque est très important ; si l’entrepreneur décide de le prendre, il doit suivre un plan
précis pour mettre en œuvre les actions nécessaires. Il doit aussi avoir des plans de
rechange au cas où le plan initial échouerait. Ces plans de rechange donnent la
souplesse nécessaire en cas de changement de situation.
Une fois conçu, le plan d’action doit être mis en œuvre. Ce n’est que lorsque la mise
en œuvre commence que l’entrepreneur peut réellement connaître et comprendre les
risques encourus. Il se peut qu'au tout début, il ne reçoive pas d'informations en retour
sur les effets de ses actions. Cette absence de « feed-back » engendre souvent des
doutes. Il faut savoir les surmonter.
C’est dans les toutes premières phases, juste après la mise en œuvre du plan d'action,
que les entrepreneurs doivent s’engager pleinement vis-à-vis de leur décision, jusqu'à
ce que le problème soit résolu. La conviction avec laquelle on s’attaque à un problème
est vitale. Une fois que l’on est convaincu qu’un plan d’action donné résoudra le
problème, ce sont des actions spécifiques qui permettront d’en déterminer le résultat.
Tout faire pour confirmer la justesse de la décision, et savoir obtenir le soutien de
toutes les personnes impliquées dans la mise en œuvre du plan d'action sont les
meilleurs moyens d'atteindre les résultats escomptés.
Résumé
La capacité de prise de risque des entrepreneurs est renforcée par 4 éléments
essentiels :
• Leur volonté d’utiliser au maximum leurs capacités pour que toutes les chances
soient de leur côté ;
• Leur aptitude à évaluer de manière réaliste une situation à risques et à remédier
aux difficultés rencontrées ;
• Leur aptitude à voir si les risques encourus sont cohérents par rapport aux
objectifs principaux de l'entreprise ;
• Leur conviction qu'une planification détaillée et une mise en œuvre bien menée
sont essentielles.
CHAPITRE 3 74
L’acte de prise de risque est un aspect essentiel de la qualité d’entrepreneur. Les
entrepreneurs se fixent généralement des objectifs élevés, puis utilisent toutes leurs
capacités et talents pour les atteindre. Plus l’objectif est élevé, plus le risque encouru
est gros. L’innovation dans l’entreprise, et les succès qui en découlent sur le plan de la
qualité des produits et services, résulte de l’action d'entrepreneurs prêts à accepter des
défis importants et à prendre des risques calculés.
CHAPITRE 3 75
SUPPORT VISUEL (1)
CHAPITRE 3 76
SUPPORT VISUEL (2)
2. Déterminer les
1. Evaluer le risque
objectifs
4. Rassembler des
3. Clarifier les
informations/Peser
options
le pour et le contre
6. Planifier et
5. Minimiser les
mettre en œuvre la
risques
meilleure option
CHAPITRE 3 77
SUPPORT VISUEL (3)
✓ Vous aurez une opinion plus favorable de la prise de risque parce que
vous croirez en vos propres capacités.
CHAPITRE 3 78
THÈME 7
LA CREATIVITE ET
L’INNOVATION
Durée 2H00
ACTIVITÉS
1. Demander aux apprenants de faire l’EXERCICE (1) individuellement. Leur expliquer
que cet exercice a pour but de les aider à évaluer leur propre potentiel de créativité.
Distribuer ensuite l’EXERCICE (2) intitulé « Trois descriptions ». Leur demander de
lire ces trois descriptions et de choisir celle qui leur correspond le mieux. Lancer une
discussion avec les apprenants sur la représentativité des jeunes filles et jeunes
hommes dans chacune des trois descriptions.
Demander aux apprenants d’évaluer leurs réponses sur la base du tableau présenté
ci-dessous et sur le SUPPORT VISUEL (1). Chaque réponse à chaque question doit
être évaluée. Leur montrer comment noter le nombre de points qu’ils ont obtenu
pour leur réponse à côté de chaque rubrique de l’exercice. Par exemple, si les
apprenants ont coché « incertain » pour l'énoncé A, ils doivent écrire « 1 » à côté
de l'énoncé ; s'ils ont coché « oui » pour l'énoncé A, ils doivent écrire « 2 » à côté
de l’énoncé, et ainsi de suite.
CHAPITRE 3 79
VRAI FAUX INCERTAIN
A 2 0 1
B 2 0 1
C 0 3 1
D 0 2 1
E 0 3 1
F 3 0 1
G 0 3 1
H 0 3 1
I 2 0 1
J 3 0 1
K 2 0 1
L 3 0 1
M 2 0 1
N 3 2 1
O 2 0 1
Une fois que tous les énoncés ont été évalués, demander aux apprenants de
calculer leur nombre de points à l’EXERCICE (1). Leur faire savoir qu’ils peuvent
interpréter les résultats de la façon suivante :
Pour discuter des résultats, leur poser les questions suivantes : Avez-vous été
surpris de votre résultat ? Pourquoi ? La description que vous avez obtenue après
l’évaluation vous plaît-elle ? Dans quel sens aimeriez-vous changer ou améliorer
cette description ? De quels points de vue les descriptions sont-elles similaires
ou différentes ? Quels avantages une personne correspondant à chaque
description peut-elle trouver à être son propre employeur ou être entrepreneur
? Y a-t-il des inconvénients
2. En lien avec la NOTE DE LECTURE (1), présenter le SUPPORT VISUEL (2) sur la
créativité et discuter des techniques pour développer sa créativité. Demander aux
apprenants de partager leurs connaissances et/ou expériences créatives.
CHAPITRE 3 80
o Demander aux apprenants d’appliquer cette même technique à un service
plutôt qu’à un objet : leur demander d’imaginer que la classe a décidé de
créer une société qui offre ses services (par exemple garderie ou jardinage).
Leur demander d’appliquer la même technique que celle qu’ils ont utilisée
dans l’exercice pour développer une approche de marché créative, qui
attirerait la clientèle.
CHAPITRE 3 81
EXERCICE (1)
Votre Potentiel De Créativité
Répondez à chacune des rubriques en sélectionnant une des cases à gauche. Ceci n’est pas un test.
Réfléchissez soigneusement à chaque formulation avant de répondre.
D Pour moi il est plus facile d’expliquer des idées que d’en
chercher de nouvelles.
I Je suis plus doué(e) pour inventer des histoires que pour les
raconter.
J J’ai du mal à laisser tomber mes idées justes pour satisfaire les
autres.
N Lorsque j’ai une idée, j’y travaille, même si les autres pensent
qu’elle est complètement farfelue et irréaliste.
CHAPITRE 3 82
EXERCICE (2)
Trois Descriptions
Dans ce qui suit, vous trouverez la description de trois personnalités différentes. Lisez
attentivement ces trois descriptions. Inscrivez un« X »à côté de la description qui
correspond le mieux à votre personnalité.
Description I
Vous ne vous limitez pas aux idées de type ordinaire. Vous savez développer et trouver
les moyens de combiner des idées d’une manière nouvelle. Vous êtes prêt(e) à faire
des expériences, même si vous n’avez pas la garantie que votre travail sera
récompensé. Etant donné que vous dépendez rarement des autres, vous pouvez
consacrer autant de temps et d’énergie que vous le jugez nécessaire, et vous isoler,
pour vous concentrer sur des activités créatives. Il est peu probable que vous vous
laissiez distraire ou décourager par les autres une fois que vous êtes lancé(e) dans une
tâche dont l’enjeu vous intéresse particulièrement.
Description II
Description III
En général, vous êtes davantage intéressé(e) par des sujets pratiques plutôt qu’à
poursuivre des rêves. Etant donné que vous avez une façon de réfléchir très réaliste,
vous avez du mal à trouver des idées sortant de l’ordinaire pour pouvoir résoudre les
problèmes de manière créative. Comme vous préférez travailler avec d’autres
personnes, vous avez rarement le temps de réfléchir et de travailler seul(e) sur vos
propres idées. Vous avez plutôt tendance à vous lancer dans des activités qui vous
donnent des résultats immédiats et que vous pouvez partager avec d’autres.
CHAPITRE 3 83
SUPPORT VISUEL (1)
CHAPITRE 3 84
NOTE DE LECTURE (1)
La créativité
Chacun connaît des métiers tels que ceux d’artiste, musicien, danseur,
créateur/concepteur et scientifique, qui requièrent le sens de la créativité. Cependant,
le besoin de créativité ne se limite pas à ces métiers. On a besoin d’idées innovantes
chaque fois que se pose un problème pour lequel il n’y a pas de solution connue. Dans
le monde des affaires, les entrepreneurs font preuve de créativité pour résoudre les
problèmes quotidiens et/ou saisir une opportunité d’affaire, pour promouvoir des
produits et services, pour répondre à des besoins non satisfaits chez les clients, pour
améliorer des produits et services et utiliser au mieux des ressources limitées.
Certaines personnes pensent qu’elles n’ont pas l’esprit créatif. Elles ont peut-être oublié
des situations dans lesquelles elles ont eu de bonnes idées, ou bien il se peut qu’elles
évitent de partager leurs idées avec les autres. Or c’est en trouvant et en partageant
des idées que l’on peut commencer à développer ses capacités de créativité.
On peut avoir des difficultés à trouver des idées originales parce que l’on a l’habitude
de réfléchir d’une certaine manière. C’est par l’apprentissage et la pratique que l’on
peut développer son potentiel créatif. Différentes techniques peuvent être utilisées pour
développer des modes de réflexion plus créatifs. Parmi ces techniques il y a celles qui
permettent de susciter la prise de conscience de son environnement, le
« brainstorming »et la modification d’idées existantes.
Des idées nouvelles et originales peuvent être développées sur la base d’idées
existantes servant de point de départ. Il existe de nombreuses façons de modifier des
parties d’une idée existante. On peut par exemple faire plus grand, faire plus petit,
changer la couleur, le goût ou le modèle, arranger différemment, inverser, substituer
ou combiner certaines parties. Les produits et services sont souvent modifiés en vue
de les rendre plus attractifs en utilisant cette technique toute simple. Cette méthode
pourrait également être utilisée pour aider les entrepreneurs à rendre leurs situations
CHAPITRE 3 85
de travail plus agréables et l'environnement de travail plus efficace et convivial. Le
tourisme pour personnes à besoins spécifiques (âgées ou souffrant d’un handicap) est
un bon exemple des nouvelles niches qui s'offrent aux entrepreneurs. En faisant preuve
de créativité, les entrepreneurs peuvent accroître leurs chances de réussite.
Voir dans chaque problème une solution. Chaque problème humain signifie qu'il
existe une niche commerciale à travers la recherche d'une solution pratique.
Au cours de ces dernières années, les entrepreneurs ont réalisé que la créativité est un
atout important : on reconnaît de plus en plus souvent qu’à l’embauche, la capacité de
répondre de façon créative à des problématiques est un critère essentiel pour les
recruteurs, en plus des diplômes et références.
2. Passez du temps avec des personnes créatives. Observez comment elles agissent,
pensent, se détendent et réagissent. Interrogez-les sur les événements de leur vie
ayant influencé leur esprit créatif.
3. Apprenez à connaître la manière dont vous vous mettez au travail. Ceci vous
permettra de développer votre capacité à être toujours prêt pour trouver une idée
créative et pour prendre des risques positifs lorsque vous voulez apporter des
modifications, même minimes, aux choses. Quels éléments et quels événements
semblent favoriser votre créativité ?
4. Constituez-vous un carnet de notes pour y consigner des idées intéressantes ou
créatives et vos observations. Vous pouvez y coller quelques photos de magazines
qui vous interpellent ou vous intriguent, même si vous ne savez pas exactement
pourquoi. Faites des gribouillages. Quoique vous fassiez, ne vous censurez pas
vous-même. Observez le résultat.
7. Pratiquez des activités (par exemple artistiques et côtoyez des personnes qui vont
stimuler votre créativité.
CHAPITRE 3 86
EXERCICE (3)
Trouver de nouvelles idées sur la base des
anciennes
Développer ou rajouter de nouveaux éléments. On peut citer deux exemples :
proposer des « maxi-formats économiques » de son produit ; étendre son activité
commerciale à un plus grand nombre de produits ou à une plus grande zone de
distribution.
Réduire ou supprimer certains éléments.
Les rendre plus efficaces. Parmi les exemples, on trouve des cuisinières améliorées,
des ampoules économiques, des techniques d’isolement des bâtiments plus efficaces,
des smartphones plus performants, etc.
Modifier tout ou une partie d’un produit. On peut par exemple changer les couleurs,
les goûts, les parfums, et les modèles ; on change souvent la couleur et le parfum des
savons, les modèles des voitures changent fréquemment.
Réarranger certains éléments. On peut par exemple restructurer les bâtiments, les
entrepôts. La réorganisation des parties pourrait assurer l'accessibilité des personnes
à besoins spécifiques, des personnes âgées, des enfants, etc.
Intervertir certains éléments. Un exemple typique dans la production automobile
consistera à intervertir l’emplacement du moteur et du coffre d’une voiture.
Substituer certains matériaux, énergies, certaines pièces, ou certaines technologies.
Un exemple courant consiste à substituer le plastique au bois et au métal, remplacer
les ampoules électriques par des lampes LED moins énergivores, remplacer le livre
papier par le livre numérique
Combiner des éléments ou des idées. Par exemple un système de ventilation qui sert
également à purifier l’air, une machine à café qui permet de faire plusieurs types de
boissons.
Réutiliser et recycler les déchets et les matériaux. La fabrication de briquettes
écologiques à partir de déchets organiques, comme combustible de cuisson, en est un
exemple. La filtration des huiles usées des moteurs qui peuvent être vendues en tant
qu'huile de deuxième qualité, constitue un autre exemple.
CHAPITRE 3 87
Exercice pratique
1. Pensez à un produit (objet) qui est fabriqué par une entreprise. Ecrivez le nom de
cet objet.
3. De quelle façon l’objet ou une partie de l’objet peut-il être développé, réduit,
modifié ou rendu plus efficace ?
6. Comment l'objet peut-il être recyclé et réutilisé une fois qu'il a été jeté ? Et quels
sont les types de déchets issus de la production de l'objet qui peuvent être
réutilisés et de quelle façon ?
CHAPITRE 3 88
EXERCICE (4)
Entreprendre des actions innovantes
L’esprit d’entreprise consiste à entreprendre des actions innovantes chaque fois que
l’on se trouve dans une situation où les choses changent.
CHAPITRE 3 89
L’utilisation des ordinateurs et des téléphones
portables s’étend.
CHAPITRE 3 90
SUPPORT VISUEL (2)
CHAPITRE 3 91
SUPPORT VISUEL (3)
CHAPITRE 3 92
SUPPORT VISUEL (4)
Solution
CHAPITRE 3 93
THEME 8
LE LEADERSHIP
Durée 1H30
ACTIVITÉS
2. Demander aux apprenants de lire la NOTE DE LECTURE (1) à la maison pour plus
d’informations.
CHAPITRE 3 94
o Pensez-vous que les femmes et les hommes ont tendance à avoir les mêmes
profils de leader ?
o Que penseriez-vous qu'ils puissent apprendre les uns des autres afin d'améliorer
leurs capacités de meneur ? Comment ?
CHAPITRE 3 95
NOTE DE LECTURE (1)
Les styles de leader
Les entrepreneurs ont la responsabilité de fixer les objectifs et de planifier les activités de
leur entreprise. Les employés jouent un rôle important dans l’exécution de ces activités
pour atteindre les objectifs ainsi fixés. Développer et entretenir chez eux un bon moral est
donc une tâche importante pour l’entrepreneur.
Les qualités de meneur doivent être développées individuellement, car elles varient d’une
personne à l’autre. Savoir que l’on est personnellement responsable de ses propres
capacités de chef d’entreprise permet de s’efforcer de les améliorer. Il n’y a pas qu’un seul
moyen pour devenir un dirigeant. Les véritables entrepreneurs sont des personnes qui ont
développé leur propre style de gestion.
Les trois styles de leader les plus fréquents sont les suivants :
1. Le leader autocrate, partisan « de la poigne de fer », qui prend des décisions et
donne des ordres sans demander l’avis de ses employés ;
3. le faux leader, partisan du « laisser faire », qui évite de prendre des décisions.
La plupart des dirigeants associent ces styles, en fonction des personnes et de la situation.
Dans le monde économique, les dirigeants ont deux responsabilités principales :
a. les responsabilités liées aux activités de l’entreprise, c’est-à-dire faire fonctionner
l’entreprise ; et
b. les responsabilités liées à leur personnel, c’est-à-dire entretenir la motivation du
personnel.
De manière générale, le style de gestion adopté par le dirigeant d’une entreprise varie
suivant la situation, mais le but premier est de faire fonctionner l’entreprise. Un meneur
sait évaluer l’ensemble des tâches à accomplir et trouver des méthodes innovantes pour
les mener à bien. Pour entretenir la motivation, la ligne de conduite d’un bon meneur va
consister à « traiter les autres comme il aimerait être traité ». En essayant de voir la
situation à travers le regard des autres personnes concernées, un leader développera une
attitude positive envers ses employés.
Un bon leader parvient à équilibrer ces deux types d’attitudes : il y a des situations, comme
par exemple la constitution d’une nouvelle équipe, qui demandent d’accorder plus
d’attention aux personnes qu’aux tâches à accomplir. Dans d’autres cas, comme lors de
l’introduction d’un nouveau procédé, on portera plus d’attention au travail à réaliser qu’aux
personnes. Comprendre ce que sont les styles de gestion peut vous aider à devenir un
dirigeant plus efficace.
Un entrepreneur qui réussit est une source de motivation pour ses employés, en donnant
tout simplement en exemple le dur travail qu’il accomplit lui-même. Mais ce n’est forcément
pas le meilleur style de gestion. Un dirigeant qui se soucie avant tout de ses employés
réussira le mieux à les motiver.
On trouvera ci-dessous plusieurs techniques qu’un entrepreneur soucieux de ses employés
utilisera pour motiver et gérer son personnel, ainsi que pour devenir un modèle à suivre
pour ses employés.
1. En complimentant pour le travail exécuté et en montrant qu’il apprécie les efforts
fournis, un dirigeant va renforcer la confiance et l’estime de soi de ses employés.
CHAPITRE 3 96
2. Un dirigeant informe ses employés du travail à accomplir. Une bonne
communication est primordiale si l’on veut réussir dans l’entrepreneuriat.
4. En jouant de son rôle de meneur, il maintient un contact personnel avec tous ses
employés.
5. Il récompense les employés le méritant, car il est reconnu que les récompenses
incitent les employés à se comporter de la même manière par la suite. Par contre,
il ne récompense pas les attitudes non souhaitées, car les personnes ont tendance
à ne pas répéter un comportement pour lequel il n’y a pas eu de récompense.
6. L’entrepreneur s’efforce d’avoir une écoute active car il est important que l’employé
qui lui parle reçoive une réaction en retour.
CHAPITRE 3 97
SUPPORT VISUEL (1)
Le leadership situationnel
• Le rapport à l’autorité
• Le degré de confiance (self)
• Le degré d’autonomie
• L’engagement vis-à-vis des résultats à atteindre
CHAPITRE 3 98
SUPPORT VISUEL (2)
Style Style
participatif persuasif
Implication Confiance
Style Style
délégatif directif
Autonomie Cadrage
CHAPITRE 3 99
EXERCICE (1)
CHAPITRE 3 100
SUPPORT VISUEL (3)
5. Est coopératif.
CHAPITRE 3 101