B.
LA CONTRIBUTION DE L'AFRIQUE À LA PROMOTION DES <<DROITS DE LA TROISIÈME GÉNÉRATION>>
Les “droits de la troisième génération" appeler aussi droit de solidarité, désigne principalement quatre catégories de droit : droit à la
paix, droit au développement, droit à l'environnement et droit au respect du patrimoine commun de l'humanité. L’Afrique a contribué à
la promotion de ces droits en particulier d'une part grâce à la consécration juridique du droit au développement d'autre part, à travers
la défense de l'idée qu'il y a un lien étroit entre le droit de l'environnement et le droit au développement.
II. LES SOURCES DU DROIT AFRICAIN DE L'ENVIRONNEMENT
A- LES SOURCES INTERNES
En Afrique le droit de l'environnement puise aux trois sources traditionnelles du droit africain : le droit coutumier traditionnel le droit
colonial et le droit écrit poste colonial.
*D'abord le droit coutumier traditionnel Suivant une perspective historique, il constitue la première source du droit de l'environnement
dans les États africains. La protection de la nature et le souci de préserver l'équilibre du milieu sont une préoccupation constante de la
plupart des sociétés africaines traditionnelles dans la mesure où l'homme y vit généralement en harmonie avec la nature dont il se
conçoit comme un des éléments. *Ensuite le droit colonial. Ce droit colonial,dont le normes directrices étaient édictées en métropole,
assure une protection indirecte et essentiellement utilitariste de l'environnement. Et enfin le droit écrit poste colonial ici Les sources
législatives et réglementaires C'est d'abord de façon inconsciente et par des voies détournées que le droit africain post-colonial s'est
intéressé à la protectiondel'environnement. c'est seulement depuis la fin des années 1980 qu'apparaissent dans les droits des pays
africains des normes spécifiques à la protection de l'[Link] pour les sources constitutionnelles du droit de
l'environnement en Afrique. Jusque dans les années 1980, les constitutions africaines ne contenaient pas de dispositions relatives à
l'environnement. Seule la Constitution ghanéenne de 1979 disposait d'une déclaration sur une politique nationale de l'environnement,
Globalement donc, les constitutions africaines des trois premières décennies post-indépendance étaient oublieuses de
l'environnement. En revanche, le renouvellement du constitutionnalisme africain, consécutif aux mutation. En revanche, le
renouvellement du constitutionnalisme africain, consécutif aux mutations politiques en cours depuis le début des années 1990, révèle
une plus grande attention des constituants africains aux considérations environnementales
B- LES SOURCES INTERNATIONALES
Les sources internationales du droit africain de l'environnement met évidence le droit conventionnel régional et les instruments
juridiques à porter incertaine.
* Pour le droit conventionnel régional Les sources conventionnelles régionales remontent à la période coloniale. La première
convention coloniale relative à la protection de l'environnement est la Convention signée à Londres le 19 mai 1900 Suivent la
Convention de Londres du 8 novembre 1933, entrée en vigueur le 14 janvier 1939. Certaines de ces conventions qui ont jeté les bases
du droit de l'environnement en Afrique ont contribué substantiellement à la conservation de la faune africaine. Quelques-unes
seulement ont une portée continentale : il s'agit de la Convention d'Alger du 15 septembre 1968 relative à la conservation de la nature
et des ressources naturelles, qui est la première du genre dans l'Afrique indépendante, et de la Convention de Bamako du 31 janvier
1991 * En ce qui concerne les instruments à porter juridique incertaine II en est ainsi au niveau mondial des diverses Déclarations,
Stratégies, Programmes, et Charte, à l'instar de la Charte de la Nature de 1982 ou de la Charte de l'Environnement des États du
Maghreb adoptée par les Chefs d'États de l'Union du Maghreb Arabe (UMA)
III. TECHNIQUES ET OUTILS DE GESTION DE L'ENVIRONNEMENT EN AFRIQUE
A. LES TECHNIQUES DE PLANIFICATION
Les premiers modes de planification environnementale apparaissent dans les années 1970-80, on parvient alors à des modes de
planification stratégique plus élaborée, les progrès accomplis étendues à une large concertation entre les agences d'aide et certaines
ONG et les gouvernements.
B. L'ÉTUDE D'IMPACT
L'étude d'impact environnemental est une composante essentielle du droit de l'environnement en Afrique. Elle vise à évaluer les
conséquences environnementales potentielles des projets, politiques ou activités sur l'environnement. En Afrique, de nombreux
pays ont adopté des lois et des politiques visant à protéger l'environnement et à promouvoir un développement durable.L'étude
d'impact environnemental en droit africain prend en compte divers aspects tels que la biodiversité, les ressources naturelles, la
pollution, les changements climatiques et les impacts sociaux. Les États africains ont également ratifié plusieurs accords
internationaux visant à protéger l'environnement, tels que la Convention de Bâle, la Convention de Stockholm sur les polluants
organiques persistants et la Convention de Rotterdam sur le commerce international des produits chimiques.
C. LES INSTitUCTIONS PUBLIQUES NATIONALES DE GESTION DE L'ENVIRONNEMENT EN AFRIQUE
L'expérience souligne une nette tendance, dans tous les pays africains à l'abandon de l'éparpillement d'institutions non spécifique vers
un regroupement des principales attributions en matière environnementale au sein des quelques administrations spécialisé[Link]
quelques exemples d'institutions publiques nationales chargées de la gestion de l'environnement en Afrique :
1. Ministères de l'Environnement : Chaque pays africain a généralement un ministère dédié à l'environnement chargé de formuler des
politiques et des programmes visant à protéger et à gérer les ressources naturelles du pays.
2. Agences de Protection de l'Environnement : De nombreux pays africains disposent d'agences gouvernementales chargées de
surveiller et de réglementer les activités ayant un impact sur l'environnement, telles que la pollution de l'air et de l'eau, la gestion des
déchets, etc.
3. Parcs nationaux et réserves naturelles : Ces institutions sont chargées de la gestion et de la préservation des espaces naturels et de la
faune sauvage. Ils contribuent à la conservation de la biodiversité et à la protection des habitats naturels.
4. Autorités de l'eau : Dans de nombreux pays africains, il existe des autorités chargées de la gestion des ressources en eau, y compris la
réglementation de l'utilisation de l'eau, la conservation des bassins versants et la gestion des infrastructures hydrauliques.
5. Instituts de recherche en environnement : Ces institutions mènent des recherches sur les défis environnementaux locaux, tels que le
changement climatique, la déforestation, la désertification, etc., et contribuent à formuler des solutions basées sur des preuves pour
une gestion durable
Conclusions
Pour finie nous pouvons retenir que le droit africain de l'environnement est un droit régional qui s'appréhende dans le droit de
l'environnement à travers ses sources, ses techniques et outils de gestion de son environnement. Alors à travers ses différents
éléments de présentation il se distingue des autres droits régionaux de l'environnement comme le droit Européen de l'environnement