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Plan Comptable selon le Système OHADA

Le plan de comptabilité est un ensemble de règles régissant la tenue de la comptabilité, qui doit s'adapter aux normes internationales et aux spécificités locales, notamment celles du système comptable OHADA en République Démocratique du Congo. Il définit la nomenclature des comptes, leur classification, et les méthodes d'évaluation, tout en facilitant le contrôle et la normalisation des écritures comptables. Les entreprises doivent établir un plan de comptes détaillé pour enregistrer leurs opérations, tout en respectant les exigences de codification et de présentation des états financiers.

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Plan Comptable selon le Système OHADA

Le plan de comptabilité est un ensemble de règles régissant la tenue de la comptabilité, qui doit s'adapter aux normes internationales et aux spécificités locales, notamment celles du système comptable OHADA en République Démocratique du Congo. Il définit la nomenclature des comptes, leur classification, et les méthodes d'évaluation, tout en facilitant le contrôle et la normalisation des écritures comptables. Les entreprises doivent établir un plan de comptes détaillé pour enregistrer leurs opérations, tout en respectant les exigences de codification et de présentation des états financiers.

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Le plan de comptabilité est donc cet ensemble des règles régissant la tenue de la

comptabilité dans un espace donné. Pour l'espace dont il est question ici, il peut s'agir du monde
entier et dans ce cas, il faudrait se référer aux normes internationales, auxquelles il faudrait
toujours les adapter aux réalités de la région ou du pays.

Au niveau du pays également, on dispose d'un plan comptable général national.

Dans le cas de notre pays, avec.la ratification du Traité Uniforme de l'Organisation


d'Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique « OHADA », les normes du système
comptable de 'OHADA dit SYSCOHADA sont d'application dans la République Démocratique
du Congo.

Le plan comptable est en effet perçu comme un ensemble des règles, des dispositions et
des tableaux auxquels auront à se référer les préposés de service comptable pour mieux tenir leur
comptabilité. Il indique la nature des informations à lire dans les livres comptables et la manière
dont les informations doivent être saisies, traitées et présentées.

Le plan comptable de l'entreprise est donc un document qui donne la nomenclature des
comptes à utiliser, définit leurs contenus et détermine les règles qui permettent de les servir. C'est
donc un élément à la base d'une bonne organisation comptable.

Il existe pour quasi toutes les comptabilités, un plan comptable de base qui, doit être
conçu comme un instrument de travail permanent. I| doit pouvoir être modifié et perfectionné en
égard des nécessités qu'engendreront les événements et l‘évolution économiques.

Pour élaborer le plan comptable de l'entreprise, il est à conseiller, partant de l'esprit de la


standardisation des comptabilités, d'adapter à son organisation du référentiel comptable
recommandé par l’institution qui est chargée du suivi de la comptabilité dans le pays. Celui-ci
est applicable à la majorité d'entreprises de toutes dimensions.

Il possède non seulement ses vertus propres, mais, il apporte surtout un élément de
normalisation, d'uniformisation et d'amélioration de la terminologie comptable permettant
d'écarter d'innombrables malentendus et incompréhensions et d'éviter maintes controverses et
discussions.
Toutefois, « si la normalisation des comptabilités n'implique nullement leur exactitude
et leur sincérité - les erreurs et les fraudes étant toujours possibles - elle facilitera néanmoins
l’exercice du contrôle en même temps quelle caractérise nettement les manœuvres frauduleuses.
C'est-à-dire que l'organisation des écritures, selon des règles uniformes entraîne tôt ou tard, une
meilleure tenue des comptes et que la vérification ou la surveillance dont les entreprises font
l'objet, ne peut que s'alléger à la longueur.

Le plan comptable doit donc comprendre essentiellement:

- Les comptes à créer et leur classification logique en des listes adéquates


- Le relevé complet de tous les faits comptables prévisionnels et l’indication préalable de
leur répartition au débit ou au redit des comptes à créer, (le plan des comptes doit donc
prévoir leur fonctionnement) ;
- La liste des livres ou documents à tenir ou à dresser pour assurer un fonctionnement
parfait et économique des comptes créés;
- Les méthodes d'évaluation u de gestion retenues.

Le plan comptable ainsi établi, permettra le service comptable de l'entreprise de bien


remplir sa mission.

3.5.1. La liste ou plan des comptes

Dans une comptabilité, tout comme dans toute organisation d'ailleurs, c'est sur un plan
que l'on étudie les dispositions nouvelles de l’organisation. Le plan de comptes auquel on
applique généralement, la classification décimale sera établie avec précision afin d'assurer l'ordre
rigoureux des comptes et de faire régner l'ordre dans ces comptes. Il ne suffit pas d'une
énumération bien classifiée des comptes.

Le bon fonctionnement du contrôle interne exige que sous chaque titre de compte trouve
place une explication circonstanciée. Car, une énumération de ce que doit comprendre et
éventuellement ne peut comprendre le compte, facilitera toute interprétation du titre. On y
mentionnera utilement le nom du fonctionnaire chargé de dresser les spécifications de solde et de
la surveillance du compte et des contrôles internes prescrits à effectuer, des concordances avec
les sous-Comptes....
La liste des comptes ou plan des comptes, est cette nomenclature des comptes à utiliser
par l'entreprise en tenant compte du recueil édité par l'organisme chargé de la comptabilité dans
le pays.

Rappelons que la comptabilité d'une entreprise nécessite l'ouverture d'un certain nombre
des comptes variables suivant la nature et l'importance des opérations effectuées. Ainsi, le
comptable doit savoir d'une façon précise pourquoi on ouvre un compte et les renseignements
qu'il en attend.

Une comptabilité simple et claire doit comprendre un certain nombre des


renseignements utiles à connaître. Pour atteindre ce but, il faut dresser une liste avant l’ouverture
des comptes sur base de l'organisation interne de I ‘entreprise.

Le plan de comptes de en l’entreprise selon le système comptable de OHADA

Le plan ou liste de comptes selon le Traité Uniforme de l'OHADA est l'ensemble des
comptes définis et identifiés par un numéro et un intitulé. 1oute entreprise non financière
exerçant des activités au sein de l’espace économique formé par les Etats-Parties, dit espace
OHADA, doit recourir au plan de comptes normalisés dont la liste figure dans le système
comptable OHADA.

Au demeurant, la codification de base du Système comptable OHADA est limitée, dans


la mesure où les comptes divisionnaires atteignent au plus quatre chiffres.

En vertu des dispositions du présent l’Acte Uniforme, le plan de comptes de chaque entreprise
doit être suffisamment détaillé pour permettre l'enregistrement des opérations.

Lorsque les comptes prévus par le Système comptable OHADA ne suffisent pas à
l'entreprise pour enregistrer distinctement toutes ses opérations elle peut ouvrir toutes
subdivisions nécessaires. Inversement, si les comptes prévus par le Système comptable OHADA
s’avéraient trop détaillé par rapport au besoin de l’entreprise, elle peut les regrouper dans un
compte global de même niveau plus contracté, à condition que le regroupement ainsi opéré
puisse au moins permettre l’établissement des états financiers annuels dans les conditions
prescrites.
Les comptes étant en conséquence ouverts au regard de ce besoin spécifique, toute
entreprise peut:

- Ajouter à la codification du système comptable OHADA sa propre codification plus


analytique;
- Ou y insérer la codification nécessaire résultant de nomenclature exigée par la statistique
nationale.

Nonobstant cette faculté donnée aux entreprises :

- la codification est l’intitulé de compte telle établis par Ir SYSCOHADA doivent être
respectés ;
- Lorsque certaines opérations ne peuvent pas être enregistrées dans les comptes
développés selon l'ordre du plan de comptes du SYCOHADA, les nouveaux comptes à
ouvrir sont approuvés en application des procédures en vigueur ;
- Les entreprises ventilent leurs opérations entant que le besoin :
 Selon qu'elles sont faites dans l'Etat-Partie où elles ont leur siège social, dans les
autres Etats de l’espace de l’OHADA Où elles ont des relations d'affaires et en
dehors de cette espace en unité monétaire légale du pays ou en devise
 Selon qu'elles sont traitées en court, moyen et long terme.

En effet, toute entreprise est, sauf exception liée à sa taille, soumise au système normal
de présentation des états financiers et de tenue des comptes.

Les entreprises dont le chiffre d'affaires et le nombre moyen de salariés à l'ouverture de


l'exercice n'atteignent pas les limites fixées par l’Acte Uniforme pour la mise en œuvre du
Système normal, peuvent utiliser le Système allégé.

Le Système allégé prélève dans la liste des comptes du Système normal ceux quel sont
nécessaires à la confection des documents de synthèse y afférents.

Les très petites entreprises, dont les recettes annuelles ne sont pas supérieures au seuil
fixé par le présent Acte Uniforme, sont assujetties au Système minimal de trésorerie.
Conformément à cette logique du Traité OHADA, la classification des comptes de
l'entreprise se revoit comme suit. Les comptes sont identifiés par un numéro auquel est rattaché
un intitulé, Ces deux identifiants sont nécessaires pour enregistrer et suivre les opérations en
comptabilité.

Cette codification des comptes est comprise dans le champ de la normalisation


comptable impérative, à l'exception de la classe 9 qui est d'application facultative.

Le Système comptable OHADA retient une codification décimale des comptes avec
neuf classes ayant les codes 1 à 9. Les huit premières classes sont réservées à la comptabilité
générale tandis que la comptabilité des engagements et la Comptabilité Analytique de Gestion
(CAGE) se partagent la dernière classe.

 Pour la comptabilité des engagements et la Comptabilité Analytique de gestion


- La classe 9 ont été réservées aux opérations de la comptabilité des engagements et à la
comptabilité analytique de gestion.

Cette codification procède d'une classification à structure décimale permettant:

- De subdiviser tout compte;


- De regrouper par grandes familles les Operations de nature relativement homogènes;
- D'accéder à des niveaux plus au moins détaillés d'analyse des opérations ;
- De faciliter le développement des applications Informatiques affrontes au traitement
automatise des comptes et des opérations ;
- Et de servir les postes et rubriques entrant dans la confection des documents de synthèse
normalisés,

La codification du Système Comptable OHADA est aménagée de sorte à établir des


constantes et de parallélismes susceptibles d'aider à mémoriser et à comprendre les comptes, a).
Constantes

Le premier et le dernier chiffre du code d'un compte peuvent avoir une signification particulière.

 Rôle du premier chiffre: Lo numéro de chacune de classes 1 a 9 constitue le premier


chiffre des numéros do la classe concernée, Les chiffres coupant les autres positions au
sein de .la codification caractérisent, de la gauche vers la droite, les niveaux d'affinement
plus développés relatifs aux comptes principaux, sous-comptes et comptes divisionnaires,

Le numéro d'un compte divisionnaire commence toujours par celui du compte ou sous-compte
dont il constitue une subdivision.

 Rôle de toute terminaison sauf le 9 rang les comptes à deux chiffres: Dans les comptes de
Bilan, la terminaison 9 dans les comptes à deux chiffres a pour rôles d’identifier les
dépréciations provisionnées des classes correspondantes (exemples 19-Provisions
financières pour risques et charges, 39- Dépréciations des stocks). La terminaison 9 joue
un rôle similaire dans les comptes de gestion relevant des classes 6 et 7 dans la mesure où
elle se rapporte aux opérations concernant les provisions
 Rôle de toute le terminaison.9 dans les comptes à 3 chiffres : Le chiffre 9 en troisième ou
quatrième position annonce, tant pour ce qui concerne les comptes du bilan ou de gestion
le solde inversé des opérations par rapport :
- Aux opérations couvertes par de compte de niveau immédiatement supérieur et classées
dans les subdivisions se terminant par 1 à 8. (Exemple: 6059-Rabais, Remises et
Ristournes obtenus sur autres achats par rapport à 6056Autres achats, compte 409-
Fournisseurs débiteurs par rapport au compte 40-Fournisseurs d'exploitation et comptes
rattachés)
- A la nature des comptes de la catégorie (Exemples : comptes 6041, 6042, 6043, 6044,
6045, 6046 et 6047, par rapport au compte 6049-Rabals, remise et Ristourne obtenus sur
achats de matières et fournitures consommables ; comptes 411 à 418, par rapport au
compte 419-clients éditeurs),

La codification du Système comptable OHADA fait cependant exception à cette règle


en ce qui concerne les comptes de la classe 2.

 Rôle dos terminaisons 1 à 8 dans les comptes à trois chiffres et plus : Dans les comptes
dont le numéro est constitué d'au moins trois chiffres, les terminaisons 1 à 8 servent
généralement à détailler les opérations subordonnées au niveau immédiatement supérieur.
Typologie des méthodes comptables

En rapport avec le principe relatif à la permanence de méthode, la méthode comptable


choisie par l'entreprise ne doit pas faire régulièrement l'objet de modification, il faut la maintenir
pendant longtemps que possible.

Les méthodes sont classées de plusieurs sortes selon qu'll s'agit de la tenue et
d'évaluation de sortie des stocks, d'évaluations des amortissements et de la gestion budgétaire.

S'agissant de tenue des stocks:

Les méthodes retenues pour la gestion des stocks sont l’inventaire permanent et
l'inventaire intermittent.

Rappelons que Les stocks sont formés de 'ensemble des marchandises, des matières
premières et fournitures liées, des produits intermédiaires, des produits finis ainsi que des
produits et services en cours qui sont la propriété de l'entreprise à la date de 'inventaire.

Les comptes de stocks peuvent être assortis de comptes de provisions pour dépréciation.

La comptabilisation des stocks repose sur la tenue soit d'un inventaire permanent, soit
d'un inventaire Intermittent. Toutefois, les entreprises qui n'ont pas les moyens de tenir
l’inventaire permanent peuvent recourir au système e 'inventaire intermittent. Dans ce cas, en fin
de période, elles doivent passer les écritures faisant apparaitre les variations de stocks de cette
période, pour retrouver le schéma comptable demandé.

L'inventaire physique est un inventaire extracomptable c'est-à-dire un récolement


matériel des existants effectué au moins une fois pendant l'exercice. Il comporte deux opérations:

- L’établissement de la liste complète des divers éléments composant les stocks par groupe
de marchandises, matières et produits correspondant à la classification des comptes;

L’évaluation des existants réels constatés par l'opération précédente.

- L'inventaire comptable permanent permet à l'entreprise de connaitre à chaque instant: le


montant de ses stocks ; le coût d'achat des marchandises vendues: le coût d'achat des
matières et fournitures engagés dans le processus de fabrication.
L'inventaire intermittent ne permet de connaitre le montant des existants qu'à la clôture
de l'exercice, au moment de l'inventaire extracomptable.

Les achats et les ventes sont enregistrés hors taxes. Les marchandises, matières
premières, fournitures et emballages achetés sont encirés C stocks au prix d'achat majoré
éventuellement des frais accessoires d'achat (cout direct d’achat), sous déduction des ristournes,
rabais et remises obtenus des fournisseurs lorsque leur affectation aux stocks est possible.

Le coût direct d'achat comprend: le coût d'achat_ arrivée frontière (CAF), auquel
s'ajoutent les frais accessoires pour services rendus en dehors du territoire national, tels que frais
de transport maritime, frais d'assurance-transport frais de transit

Commissions et courtages dus à des entreprises situées à l’étranger: les frais d'achat
postérieurs à l'entrée sur le territoire national, tels que : droits de douane, Trais de transport et
d'assurance de la frontière au magasin, frais de transit, commissions et courtages dus à des
entreprises situées sur le territoire national. Les déchets, rebuts et produits de la récupération sont
entrés en stocks au cours du jour à la date d'entrée en stocks ou à la valeur probable de
réalisation.

Inventaire.

Les produits intermédiaires, les produits et les emballages fabriques par l'entreprise sont
entrés en stocks au coût de production.

Les produits et services en cours sont valorisés au cout de production

Le coût de production comprend tenus les frais engages jusqu'à leur mise en stock au
magasin ou jusqu'au jour de l’inventaire. I est égal au coût d'achat des matières premières
consommées augmenté des frais de fabrication.

La valeur des sorties de stocks est déterminée soit selon la technique du coût moyen
pondéré (C.M.P.), soit selon la méthode du premier entre premier R sorti (P.E.P.S.).

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