EXPOSE DE
THEME :
Rédigé par :
Nom de l’enseignant
Année scolaire : 2024-2025
1- Fièvre typhoïde et paratyphoïde
Les fièvre typhoïdes et paratyphoïde sont des maladies infectieuses
potentiellement mortelles en l’absence de traitement. Ces fièvres surviennent le plus
souvent dans des zones où l’hygiène précaire et frappe principalement des pays à
faible revenu ou revenu intermédiaire. En France, de 100) 250 cas sont répertoriés
chaque année chez des voyageurs ou des personnes originaires de zones dans
d’endémie (Afrique, Asie Amérique latine).
2- Les causes de la fièvre typhoïde
Les fièvre typhoïdes et paratyphoïdes sont causées par des bactéries
appartement au genre salmonella, mais dont le réservoir est strictement humain. Ces
bactéries appartiennent au sérotype typhi ou moins fréquemment aux sérotype
paratyphi A, B ou C. la contamination résulte, le plus souvent de l’ingestion d’eau ou
d’aliments ayants subi une contamination fécale d’origine humaine ou d’une
transmission directe de personne à personne.
3- Les symptômes de la fièvre typhoïde
Une ou trois semaines après la contamination survient une fièvre continue
accompagnée de maux de tête d’anorexie d’abattement de douleurs abdominales avec
diarrhée ou constipation et parfois d’une éruption cutanée.
Dans les formes bénignes l’état reste stationnaire pendant une quinzaine de
jours puis la convalescence dure plusieurs semaines. Dans les formes plus graves ou
des complications peuvent survenir au niveau de l’intestin, du cœur ou du cerveau, la
fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Le taux de mortalité est de 10% en l’absence de traitement antibiotique efficace
comparé à moins de 1% pour les autres formes de salmonellose.
4- Diagnostic de la maladie
Le diagnostic généralement confirmé par la culture bactériologique du sang
(hémoculture), de moelle osseuse ou d’un échantillon de selles (coproculture), qui
permet d’isoler les bactéries responsables de la maladie
5- Les modes de prévention de la maladie
La prévention repose sur la surveillance épidémiologique et la lutte contre le
« péril fécal ». La dissémination des bactéries peut être enrayée par : une distribution
d’eau de qualité, une bactériologiquement contrôlée, le traitement des eaux usée, la
génération du tout-à-l’égout, le contrôle des zones de récolte des coquillages, la
pasteurisation des aliments, beurre et lait en particulier et le respect strict des règles
d’hygiène pour tous les travailleurs du milieu de la restauration.
Des vaccins anti typhoïdique administrés par injection (unique) ou par voie
orale (trois prises) peuvent être recommandés chez les voyageurs
L’effet protecteur dure environ 3 ans et le taux de protection en zone d’endémie
est de l’ordre de 60%. Cette vaccination vient toute fois en complément des mesures
essentielles d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau et des aliments et du lavage des
mains.
6- Les traitements de la maladie
Une antibiothérapie appropriée abaisse le risque de mortalité de moins de 1%.
Les fluoroquilonos (ciprofloxacine), les céphalosporines de troisième génération ou
l’azithromycine sont des antibiotiques de choix pour traiter les fièvres typhoïdes et
paratyphoïdes. Cependant de plus en plus de souches résistantes aux antibiotiques
sont isolées, en particulier en Asie du sud-est et dans le sous-continent indien. Ainsi
plus de 90% des couches isolées dans ces régions. Sont de sensibilité diminuée aux
fluoroquinolones. Depuis 2018, des souches résistantes à la fois à la ciprofloxacine et
aux céphalosporines de troisième génération ont été isolées en France métropolitaine.
Plus récemment des souches résistantes à l’azithromycine sont apparues. Toutes ces
souches originaires d’Asies du sud sont sous étroite surveillance au CNR.