0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
77 vues53 pages

Produits bancaires pour particuliers

Le document traite de la clientèle des particuliers en banque, en définissant les marchés de clientèle, les types de clients et les produits financiers offerts. Il aborde les comptes bancaires, leur ouverture, fonctionnement et clôture, ainsi que les différents types de crédits disponibles pour les particuliers. Enfin, il souligne l'importance de la relation entre la banque et ses clients, ainsi que les obligations réciproques qui en découlent.

Transféré par

sakinatousirima
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
77 vues53 pages

Produits bancaires pour particuliers

Le document traite de la clientèle des particuliers en banque, en définissant les marchés de clientèle, les types de clients et les produits financiers offerts. Il aborde les comptes bancaires, leur ouverture, fonctionnement et clôture, ainsi que les différents types de crédits disponibles pour les particuliers. Enfin, il souligne l'importance de la relation entre la banque et ses clients, ainsi que les obligations réciproques qui en découlent.

Transféré par

sakinatousirima
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre I : la clientèle des particuliers

✓ Marchés de clientèle
✓ Clients
✓ Tiers

Chapitre II : les produits de collecte des ressources ou produits de placement

✓ Généralités sur les comptes en banques


✓ Ouverture, fonctionnement et clôture du compte de particuliers
✓ Les différents types de compte de particuliers

Chapitre III : les produits d’emploi ou produits de financement

✓ Les différents types de crédits aux particuliers


✓ Les dossiers de demandes de crédits des particuliers
Chapitre I : la clientèle des particuliers

Trois concepts sont très fréquemment utilisés en banque pour la clientèle, il s’agit des notions
de :

✓ Marchés de clientèle
✓ Clients
✓ Tiers

La présentation de ces notions permettra de circonscrire le cadre de notre étude.

1.Les marches de clientèle

Le marché de clientèle peut être défini comme étant un ensemble de clients (personne physique
et morales), répondant à des besoins bancaires communs et pour lequel la banque adapte
généralement son organisation mais également son offre de produits.

✓ Le marché des particuliers ;


✓ Le marché des professionnels ;
✓ Le marché des associations et des organismes ;
✓ Le marché des entreprises.

Ces quatre marchés peuvent être ramenés à deux. En effet, hormis le marché des particuliers,
les trois autres marchés répondent à la définition juridique de l’entreprise sans la mesure où, ils
constituent des structures organisées.

1.1-Le marché des particuliers.

Le particulier est une personne physique, client de la banque et répondant sur le plan juridique
aux caractéristiques suivantes :

✓ Un état civil : nom ; prénoms, date de naissance, filiation, nationalité, domicile


✓ Une capacité civile : ce client peut être juridiquement capable ou incapable.
✓ Un patrimoine : toute personne physique possède un patrimoine et ce patrimoine est
constitué de l’ensemble des bien éventuellement les dettes.

Le marché des particuliers regroupe les salariés, les retraités et rentiers, les étudiants... Au
niveau des banques ; les particuliers sont ventilés (sous-segmentation) en trois catégories :
✓ Les particuliers capables : personnes physiques majeures ou mineurs non soumises à
une protection juridique.
✓ Les particuliers incapables : personnes physique majeurs placées sous protection
judiciaire (tutelle ou curatelle) et les mineurs.
✓ Les agents de la banque : clientèle particuliers, les agents de la banque bénéficient de
conditions préférentielles sur tous les produits offerts aux particuliers.

1.2-Le marché des professionnels

Le professionnel est une personne physique exerçant une profession en toute indépendance pour
son propre compte.il est rémunéré sur le produit de son travail.

Le marché des professionnels comprend :

✓ Les commerçants : personnes physique exerçant l’activité de commerçante et inscrites


au registre du commerce (ventes de détails ou de gros,)
✓ Les artisans : personnes physique exerçant à titre principal ou secondaire, une activité
professionnels indépendante de production, de transformation, de réparation ou de
prestation de service relevant de l’artisanat. Les métiers relevant de l’artisanat sont fixés
par décret et chaque artisan est inscrit sur le registre des métiers (réparation automobile,
boulanger, pâtissier, charcutier...)
✓ Les agriculteurs : personnes physiques exerçant une activité de culture ou d’élevage.
✓ Les professions libérales : personnes physiques exerçant en toute indépendance une
activité dans les domaines de la santé, du judiciaire, du juridique, dans l’immobilier ou
les services, dispose d’une comptabilité. Les professions libérales sont soumises à la
responsabilité civile professionnelle.
✓ Les organisations professionnelles : pour chaque profession (avocats, architecte,
médecin…), il peut exister des organisations avec ou sans statut (entreprise individuelle,
microentreprise, petite entreprise).

A retenir que les artisans, les agriculteurs et les professions libérales sont des civils et non des
commerçants (pas d’inscription au registre du commerce). Si le professionnel est une personne
physique, les organisations professionnelles sont des personnes morales.
1.3-Le marché des associations

Les associations reconnues par les autorités compétentes peuvent ouvrir des comptes dans les
banques et solliciter des crédits. Ces associations interviennent généralement dans les domaines
suivants mais n’ont pas de salariés (bénévoles) :

✓ Défense d’intérêts communs


✓ Religion et culte
✓ Habitat
✓ Santé et action sociale
✓ Loisirs et culture …

1.4-Le marché des sociétés (entreprises)

Le marché des entreprises comprend en réalité deux catégories de clientèles, le marché des
petites entreprises (PME/PMI) et le marché des grandes entreprises. La distinction entre petites
et grandes entreprises, réside dans le montant du chiffre d’affaires et le nombre de salariés. Par
ailleurs, il faut noter que le marché des entreprises est constitué avant tout de personnes morales

Dans cette catégorie on peut citer :

✓ Les PME (services) et les PMI (transformation)


✓ Les professionnels de l’immobilier
✓ Les établissements et entreprises du secteur public (EPIC)
✓ Les sociétés d’économie mixte (SEM)
✓ Les banques, les institutions de pension et de retraite, les assurances
✓ L’Etat et les collectivités territoriales
✓ Les associations travaillant avec des salariés (ONG d’une certaine envergure).

La répartition de ces différents marchés est différente selon la vocation de la banque généraliste
(banque de détail), aura beaucoup plus de clients individuels personnes physique qu’une banque
spécialisée qui elle, se retrouvera avec une majorité de clientèle personnes morales. Le type de
clientèle détermine donc les activités de la banque et un marché de clientèle peut se subdiviser
en plusieurs segments de clientèle. Exemples : le marché des particuliers peut se subdiviser en
segments des retraités, des scolaires et étudiants, des salariés d’institutions internationales….
Le présent cours ne concerne que les clientèles des particuliers. La clientèle des particuliers
recherche auprès du banquier ; le moyens financiers ou les services nécessaires à la satisfaction
des besoins de base qui sont :

✓ La recherche de la sécurité (service caisse)


✓ La recherche de commodité (moyens de paiement)
✓ Les motivations des épargnants (conception des produits d’épargne)
✓ Les besoins de financement (formules de crédits pour la consommation)

La banque quant à elle, augmente et diversifie sa clientèle à partir du marché des particuliers
qui constitue :

✓ Une source de collecte de dépôts non rémunérés


✓ Une source d’emprunteurs à taux rémunérateurs
✓ Risque de crédits faible

Par contre, la clientèle des entreprises (sens large) est composée de personnes morales et
physiques dont l’activité principale est la production et/ou la vente de biens services. Leurs
bessons sont orientés « fonctionnement et investissement ».

II. les clients

Est client d’une banque, toute personne physique ou morale ayant une relation avec la banque
du fait qu’elle détient un ou plusieurs produits :

✓ De dépôts (compte chèque, compte d’épargne, compte de dépôts à terme)


✓ Et/ou de crédits
✓ Ou de services (location de coffres, utilisation de moyens de paiement avec ou sans
compte…).

En partant de cette définition,

✓ Le « prospect » n’est pas un client, mais un futur client.


✓ Le client occasionnel est celui qui ne possède pas de compte mais qui effectue des
opérations épisodiques (mises à disposition, achat/vente de services…)

Lorsqu’une procédure d’héritage est ouverte, les héritiers sont considérés comme d’éventuels
clients (réalisation des formalités, prise en charge du passif, disposition de l’actif, clôture du
compte). Apres l’accomplissement des formalités, l’héritier est libre de transférer ses avoirs
dans une autre banque.

III. les tiers

Ce sont toutes les personnes physiques ou morales entretenant une relation quelconque avec la
banque. Le tiers peut être client de là ou nom :

✓ Les tuteurs des incapables sont des tiers dans la mesure où ils ne sont pas obligés d’être
client de la banque dans laquelle le compte de l’incapable est domicilié.
✓ Les banques participant à un consortium : chaque membre du consortium remet sa
quote-part à la banque chef de fils et n’est en aucun cas clients de cette dernière
✓ Les notaires pour les opérations de successions ou de crédit.

La notion de « tiers » est donc plus vaste que celle de client. Le client particulier étant identifié,
notre développement tentera de passer en revue les principaux produits et services offerts par
les banques à la clientèle des particuliers.
Chapitre II : les produits de collecte des ressources ou produits de placement

Un produit est « tout ce qui peut être offert sur le marché de façon à être acquis, consommé ou
remarqué ». C’est un bien matériel stockable.

Les produits de collecte ou de placement sont donc les comptes permettant aux banques de
collecter des ressources et à la clientèle de fructifier ses avoirs. Ces comptes permettent soit de
recevoir les revenus du particulier et donc de régler ses dépenses, soit d’épargner. En fonction
des besoins du client, les comptes peuvent être classées en deux catégories : Les comptes de
« dépôts » et les comptes « d’épargne ».

Principe : Dans un compte de dépôt, les fonds déposes peuvent être retirés à tout moment par
le client. Les dépôts sont donc qualifiés d’instables.

Dans un compte d’épargne, le client veut assurer les lendemains et donc se prive de son argent
volontairement pour une période déterminée. Les comptes d’épargne sont classés en deux sous
catégories :

✓ Les comptes d’épargne à vue (compte d’épargne ordinaire, compte d’épargne logement,
plan épargne logement)
✓ Les comptes d’épargne à terme : le compte à terme, le bon de caisse, les produits à terme
non bancaire (assurance vie ; plan épargne retraite). Les fonds déposés à terme ne
peuvent être retirés qu’à l’échéance contractuelle. Les comptes d’épargne à terme sont
qualifiés de dépôts stables.

La banque collecte des ressources afin de faire face aux besoins de financement de sa clientèle.
Plus ses ressources seront importantes, plus grandes seront les interventions de la banque. Pour
avoir une épargne stable, le banquier va jouer sur la rémunération (plus l’épargne est longue
plus elle est rémunérée).

L’épargne du particulier est constituée de la différence entre les revenus et les dépenses (R-D
= E).

Quelles sont les raisons qui amènent le particulier à épargner ?

Plusieurs raisons peuvent justifier cette épargne mais nous retiendrons 3 qui nous semblent
essentielles :
✓ La précaution : épargne aujourd’hui pour faire face demain à toute éventualité (dépense
imprévue) ;
✓ Projet de dépense : économiser dès aujourd’hui une sortie certaine d’argent dans le
futur. Deux options s’offrent dans ce cas au particulier : soit son épargne seule peut
couvrir la totalité de la dépense et il n’a pas besoin du banquier, soit son épargne est
insuffisante mais va constituer son apport personnel ;
✓ Placement monétaire ou financier : dans ce cas ; la rentabilité du placement est
recherchée avant tout.

A partir de ses raisons, le particulier prendra sa décision de placement en fonction de trois


critères ;

✓ Critère de la liquidité : le particulier veut disposer de son argent dès que le besoin se fait
sentir. Le banquier ne peut rémunérer un tel dépôt pour la seule raison que ce sont des
sommes très volatiles ;
✓ Critère de la sécurité : dans ce cas, le particulier veut être sûr de percevoir en fin de
période, non seulement le capital déposé en début de période mais également une
rémunération, sur la période de dépôt. Cn= Co+ I ;
✓ La rentabilité : le particulier recherche dans ce cas la meilleure rémunération possible
pour le montant placé ; la sécurité n’est plus une priorité.

Aucune banque ne peut satisfaire ses trois critères en même temps ; par exemple, la liquidité
n’est pas synonyme de rentabilité chez les banquiers.

Ce chapitre comprendra deux sections :

✓ Généralités sur les comptes de particuliers ;


✓ Les différents types de comptes ouverts aux particuliers.
I. Généralités sur les comptes des particuliers

Lorsque les opérations entre un client et son banquier sont répétitives et étalées sur une certaine
période de durée, l’ouverture d’un compte devient une nécessité. Cette ouverture d’un compte
entre le client et son banquier est un acte juridique important car elle représente :

✓ La manifestation de la volonté du client et du banquier d’entretenir des relations


contenues. Le client peut sans doute clôturer son compte quand il le souhaite mais, au
préalable il doit prendre toutes les dispositions pour que le bon déroulement de ses
opérations ne soient pas perturbées (réception du salaire ou des revenues, exécution des
opérations domiciliées) ;
✓ Une caution donnée par le banquier au client : la simple possession d’un carnet de
chèque ou de carte de telle ou telle banque peut amener une personne à faire confiance
et à livrer de la marchandise sans autre garantie de paiement.

Nous aborderons successivement les points suivants :

✓ Le droit au compte
✓ L’ouverture du compte
✓ Le fonctionnement du compte
✓ La clôture du compte

1.Le droit au compte

Principes :

✓ Tout citoyen, non interdit bancaire ou judiciaire et reconnu capable, peut ouvrir et faire
fonctionner un compte ;
✓ Tout règlement de créance de montant supérieur à 100 000 FCFA doit s’effectuer entre
deux comptes (utilisation de la monnaie scripturale) ;
✓ Tout commerçant doit indiquer sur ces factures ses différents numéros de comptes

1.1-Conditions d’exercice du droit au compte

Le droit au compte est reconnu par les textes de l’union (toute personne disposant d’un revenu
régulier de 50 000 F peut ouvrir un compte). Si l’on admet que nul ne peut être contraint
d’ouvrir un compte dans telle ou telle banque, (liberté aux clients de choisir sa banque), on
admet également que le banquier puisse refuser l’ouverture d’un compte à un client. A noter
que la banque n’est jamais tenue de justifier son refus d’ouvrir un compte à un client. Si la
demande d’ouverture est faite par écrit, la banque doit répondre par écrit.

La loi sur la bancarisation, reconnait cependant à toute personne qui aurait essuyé trois refus
successif de banques lors d’une demande d’ouverture de compte, le droit de s’adresser à la
BCEAO en vue d’en avoir un. Dans ce cas, la BCEAO doit lui désigne une banque auprès de
laquelle, elle pourra ouvrir un compte. Dans ce cas précis, la banque désignée d’office par la
BCEAO n’est pas obligée de mettre à la disposition du client des moyens de paiements. Le
compte à ouvrir sera limité au service minimum (toutes les opérations seront réalisées au
guichet. Pas de chéquiers, ni de cartes mais possibilité de virements ou d’utilisation de chèques
de guichet pour les retraits).

L’acceptation par la banque de l’ouverture d’un compte pour un client marque une étape
importante dans les relations banque/client et crée une série de responsabilités à l’égard de
chaque partenaire, Ces obligations réciproques, sont consignées dans un document.

1.2-La convention de compte

La convention de compte est un contrat conclu entre le client et son banquier.

1.2.1-Contenue de la convention de compte

La convention de compte dont la signature est obligatoire, est un contrat conclu entre la banque
et son client qui définit les obligations et droits des parties au contrat. La convention de compte
étant un document contractuel, il ne peut être signé que par des personnes jouissant de leur
capacité juridique.

Sans être limitatif, la convention de compte contient au moins les grandes dispositions
suivantes :

✓ Les conditions d’ouverture et de fonctionnement d’un compte individuel ou collectif


(documents d’identité à présenter, vérifications des documents et de la
✓ Capacité, renseignements auprès de la BCEAO, règles de fonctionnement d’un compte
individuel ou collectif, conditions de désignation d’un mandataire)
✓ Les moyens de paiement autorisés et les précautions à prendre sur ces moyens de
paiement (chéquiers, cartes bancaires, virements, opérations de caisses),
✓ Les conditions générales de fonctionnement du compte (les conditions de tarification
des Operations, les autorisations de crédit, les incidents sur le compte, les relevés de
compte, le secret professionnel, la clôture du compte et les dispositions diverses)

L’existence d’une convention de compte, signée par chaque partie, permet d’appréhender la
volonté des parties et en cas de contestation d’une disposition, de se référer au contrat. Si le
contrat est inexistant ou n’a pas le client, le tribunal estimera que la responsabilité du client ne
peut être engagée du fait de l’inexistence de volonté manifestée de sa part.
1.2.2- La nature juridique du contrat d’ouverture de compte

Le contrat d’ouverture de compte est un contrat sous seing privé conclu de gré à gré entre un
banquier et son client. Dans la pratique, il s’agit d’un simple contrat d’adhésion, dont les termes
ont été rédigés par le banquier.

2. L’ouverture du compte de particulier

En allant dans une banque, le particulier recherche avant tout les besoins de bases ou besoins
élémentaires suivants :

✓ La sécurité (des fonds et des opérations)


✓ La commodité des moyens de paiements (paiement et encaissement)
✓ Le besoin de financement (consommation).

La satisfaction de ces besoins passe obligatoirement par l’ouverture d’un compte ; or,
l’ouverture d’un compte comporte :

✓ Des aspects juridiques


✓ Des aspects administratifs
✓ Mais aussi des aspects commerciaux

2.1 : Les aspects juridiques de l’ouverture du compte de particulier

A l’ouverture d’un compte, le banquier est tenu de :

✓ Procéder à des vérifications


✓ Conseiller le futur client sur l’utilisation du chéquier,
✓ Informer la BCEAO de l’ouverture du compte.

2.1.1 : les vérifications à la charge de la banque

Les vérifications à faire par la banque portent essentiellement sur :

✓ L’identité (l’état civil)


✓ La capacité civile (capacité juridique),
✓ Les pouvoirs (les mandats)
✓ La capacité bancaire (les fichiers BCEAO).
2.1.1.1 : L’identité

L’identité ou l’état civil du client particulier se justifie par la production d’un document officiel
à jour et signé par des autorités officielles du pays. Une photocopie du document d’identité
présentée par le client doit figurer dans le dossier du banquier. L’identité d’un individu se vérifie
par :

✓ Le nom
✓ Le ou les prénoms
✓ La nationalité
✓ L’adresse (l’adresse du domicile, adresse du lieu de travail, adresse postale
✓ La profession

Quelles sont les documents d’identité acceptés par les banquiers ?

Nationaux : cartes d’identité nationale, passeports, cartes consulaires, cartes professionnelles


(corps militaires et paramilitaires, magistrats et avocats).

Ressortissants CEDEAO et UEMOA : passeports, cartes CEDEAO, cartes consulaires, cartes


nationale d’identité.

2.1.1.2 : La capacité juridique ou capacité civile

Une personne physique possède la capacité juridique lorsqu’elle peut exercer ces droits et ses
obligations.

La capacité juridique ou capacité civile englobe donc deux notions essentielles : la capacité de
jouissance et la capacité d’exercice.

La capacité de jouissance est l’aptitude à être titulaire d’un ou de plusieurs droits, alors que la
capacité d’exercice est à exercer soi-même un ou plusieurs droits sans avoir besoin d’être
représenté ni assisté par une tierce personne. Un mineur a droit à un compte, mais il ne peut le
faire fonctionner seul car ayant besoin d’être représenté par ses parents ou tuteurs. Le majeur
malade mental a des droits mais a besoin de l’assistance d’un tuteur pour exercer ces droits.
Dans ces deux cas, on dit que les personnes physiques concernées ne possèdent pas l’aptitude
à exercer eux-mêmes les droits qu’ils détiennent, donc ils ne sont pas capables. Pour être
capable, il faut non seulement avoir des droits mais être également en mesure de les défendre.
Les mineurs non émancipés et les majeurs incapables ne peuvent ouvrir de compte que sous
l’autorité du tuteur légale, du tuteur judiciaire ou du curateur (Les mineurs émancipées peuvent
ouvrir et faire fonctionner un compte).

2.1.1.3 : La capacité bancaire

C’est l’absence d’interdiction d’émettre des chèques. Cette interdiction peut avoir été prise soit
par un banquier (interdiction bancaire) soit par un juge (interdiction judiciaire) l’interdiction
bancaire prend fin avec la régularisation.

2.1.14 : Les pouvoirs

Une personne peut être uniquement capable mais ne dispose pas de pouvoir (autorisation) pour
effectuer des opérations sur un compte mandataire). Les termes de pouvoir, mandat, procuration
sont synonymes.

Les pouvoirs pour faire fonctionner le compte à une tierce personne à travers une procuration
qui est un acte par lequel une personne appelée le mandant, donne à une autre personne appelée
le mandataire le pouvoir d’agir en son nom propre (donc de faire fonctionner le compte).

Une procuration doit être donnée par le mandant et acceptée par le mandataire, en toute
connaissance de cause.

Une procuration est soit générale ou soit spéciale.

La procuration est dite générale lorsqu’elle n’indique aucune limite :

✓ Quant à la nature des opérations à effectuer


✓ Quant au montant de ces opérations
✓ Quant à la durée de la procuration (validité).

La procuration est dite spéciale lorsqu’elle est limitée :

✓ A certaines opérations
✓ A un certain montant par opération
✓ A la durée de la procuration

Elle peut être individuelle (le mandataire agit seul et pour des montants limités ou collective
(les mandataires agissent ensemble dans la limite des pouvoirs fixés par le mandant.
Quelles sont les personnes pouvant données une procuration sur un compte ? Le titulaire du
compte (s’il est capable), le représentant légal du titulaire du compte, l’ensemble des Co-
titulaires d’un compte joint ou d’un compte indivis, le mandataire lui-même (si la procuration
prévoit cette possibilité) Le titulaire du compte reste responsable de tous les actes commis par
le mandataire (incidents de paiement, procuration donnée à un incapable, détournements,
escroqueries).

La procuration prend fin dans les cas suivants :

✓ La renonciation du mandat : le ou les mandataires peuvent à tout moment, renoncer au


mandat. Dans ce cas, ils doivent informer par écrit le mandant et le banquier. Toutefois
cette renonciation ne doit pas porter préjudice au mandant.
✓ La révocation du mandat : la procuration peut être annulée à tout moment par le ou les
mandants, après notification écrite au mandataire et au banquier.
✓ Le décès du mandant met fin dans tous les cas à la validité de la procuration. Dès que le
banquier a été informé du décès du titulaire du compte, il doit s’abstenir d’exécuter les
instructions émanant d’un mandataire.
✓ L’arrivée de l’échéance : une procuration prend fin à l’arrivée de la date fixée pour sa
validité.

2.1.1.5 : Les fichiers BCEAO

Le client doit être informé que le compte dont est sollicitée sera communique au FICOB de la
BCEAO. Le FICOB ou fichier du compte bancaire est un fichier contenant des informations
sur l’ensemble des comptes chèque et des cartes bancaires de la clientèle des banques. Chaque
client (personnes physiques ou morales) est identifié par son RIB, nom et prénoms ou raison
social, date et lieu de naissance ou de création, RCCM)

Par ailleurs et avant toute ouverture d’un compte, la banque doit vérifier si le postulant à
l’ouverture du compte n’est pas inscrit au fichier des interdit bancaires et judiciaires (FCCI) la
vérification de ce fichier permet d’éviter l’ouverture d’un compte à un escroc notoire. Par
ailleurs, la BCAO est tenue informée par les banques de toute ouverture de compte. Chaque
client doit être informé sur le fonctionnement du compte et surtout sur les conséquences en cas
d’émission de chèque sans provision.
2.2 : Les aspects administratifs de l’ouverture du compte.

L’ouverture d’un compte à un client consiste :

✓ A saisir toutes l’information relative au client (prise en charge du client)


✓ Et à lui attribuer les références à d’identification ou RIB.

Elle peut se faire :

✓ Par la présentation physique du client (souhaité)


✓ Par la transmission des documents à la banque par courrier recommandé. Dans tous les
cas, la procédure appliquée dépend du système informatique et de l’organisation de la
banque

2.2.2 Ouverture d’un compte en présence du client

Le client particulier se présente à l’agent de banque chargé de l’ouverture des comptes, muni
généralement des documents suivants : la pièce d’identité, la copie non légalisée de la pièce
d’identité en cour de validité, deux photos d’identité récentes, d’une copie des deux derniers
bulletins de salaire ou de pensions ou de tout document justifiant le bénéfice d’un revenu
régulier.

L’argent de banque vérifie que

✓ Les documents présents sont conformes


✓ Le « nouveau » client ne possédé pas de compte sur le réseau de la banque
✓ Que le client n’est pas inscrit sur la liste des interdits ou judiciaires (interdis de chéquier.

La vérification de l’adresse ne peut en aucun cas être concomitante à l’ouverture du compte.


Selon les banques, les documents suivants sont généralement remis au client pour remplissage
et signature :

✓ La convention d’ouverture de compte : la signature du client doit être précédée de la


mention manuscrite « lu et approuvé ». Le cas des clients illettrés est traité par les
procédures de chaque banque.
✓ La fiche des spécimens de signature sur laquelle le client doit apposer sa signature. Cette
formalité s’applique également à tout membre de compte joint ou indivis et à tous les
mandataires ayant pouvoir de faire fonctionner le compte.
✓ La fiche de renseignement client à remplir par le client (cette fiche peut être remplie
directement à partir du poste de travail de l’agent)

Le numéro de compte est communiqué au client après la création du compte et du client ; la


communication du numéro de compte permet d’effectuer le premier versement (le premier
versement n’est pas obligatoire dans toutes les banques).

Une fois le compte ouvert, l’agent remet au client :

✓ L’attestation d’identité bancaire : c’est un document délivré par la banque et qui atteste
du code RIB attribué au client. Le RIB est une codification bancaire qui permet au client
de recevoir sur son compte et en toute sécurité les opérations qui lui sont destinées.
Cette codification est unique pour le client (pour les opérations à l’international il s’agit
du code IBAN ou international Bank Account Nunber.

2.2.1.1 : Structure du code RIB

Code banque Code guichet Numéro de compte Clé RIB

BF319 01001 001054030113 16

2.1.2 : Structure du code IBAN

Code SWIFT Code pays Code banque Code guichet Numéro de Clé RIB
banque compte

BUBUBFBF BF 319 01001 001054030113 16

Au sein de L’UNION EUROPEENNE, le code RIB a été supprimé et remplacé par le code
IBAN.

L’agent de banque procède ensuite à l’ouverture du dossier juridique qui doit contenir tous les
documents reçus. Ce dossier doit régulièrement être à jour (chargement d’adresse, de statut
matrimonial.).

✓ Un exemplaire de la convention de compte


✓ Une demande éventuelle de carte bancaire et/ou de chéquier
2.2.2 : Ouverture du compte en l’absence du client

Il n’est pas recommandé à une banque de procéder aux ouvertures de compte en l’absence des
clients compte tenu des risques attachés à une telle procédure.

Certaines banques utilisent cette possibilité pour la diaspora ; dans ce cas, le client remet les
documents d’ouverture à une banque correspondante ou au consulat du Burkina dans le pays de
résidence. La banque correspondante ou le consultât après réception des documents les font
parvenir à la banque concernée.

2.3 : Les aspects commerciaux de l’ouverture du compte.

Les chargés de clients commis aux ouvertures de compte doivent avoir à l’esprit que :

✓ L’ouverture d’un compte est généralement le premier contact du client avec son
banquier et le banquier sera jugé à partir de cet accueil,
✓ Les ouvertures de comptes amènent de nouveaux clients et permettent d’assurer le
renouvellement du fonds de commerce et la croissance des dépôts à partir de ces deux
principes, le chargé de clientèle doit savoir que l’entretien d’ouverture d’un compte
n’est pas une simple conversation avec le client mais doit permettre :
✓ D’avoir le maximum de renseignements sur le client,
✓ De détecter la qualité future des relations et les besoins du client.

3. Le fonctionnement du compte

Une fois ouvert, le compte va recevoir des opérations (remises) et sera soumis à des conditions
(dates de valeur) et les conditions vont déterminées les arrêtes du compte. Périodiquement, le
banquier va transmettre au client, le relevé de compte et le tableau des échelles d’intérêt.

Le banquier doit alors disposer de très bonnes compétences pour bien gérer le compte de son
client. Gérer un compte, c’est :

✓ Travailler en permanence à l’amélioration de la qualité du service rendu au client,


✓ Avoir en permanence la maitrise des opérations du client et des risques qui y sont liés.

Pour y arriver, le banquier doit :


✓ Avoir les réflexes de base (apprécier le risque que représente le client, savoir saisir les
opportunités commerciales, détecter les anomalies de fonctionnement et analyser les
incidents de fonctionnement),
✓ Traiter efficacement les réclamations,
✓ Relancer les clients titulaires de comptes sans mouvements significations (comptes
dormants),
✓ Mettre à la disposition des clients des moyens de paiement adapté (besoins clients et
coûts du moyen) ;
✓ Prendre de bonne décision en cas d’insuffisances ou d’inexistence de la provision.

Toutes ces actions ne peuvent être mené que si le banquier connait son client et les techniques
et pratiques bancaires appliquées (comment expliquer au client un débit portant sur des intérêts,
si le chargé de clientèle lui-même ignore les conditions du crédit et / ou les bases de calcul du
crédit).

3.1. La connaissance du client

Si le banquier connait son client il doit pouvoir répondre sans hésitation à quatre série de
question :

✓ Qui est-il ? il s’agit de connaitre l’état civil du client (identité)


✓ Que fait-il ? il s’agit de connaitre son activité (profession, employeur, ancienneté chez
l’employeur)
✓ Que possède-t-il ? faire le point sur les revenus, la situation de la résidence principale
(crédit en cours ou location), les produit d’épargne détenus, les comptes et les
engagements dans les autres banques ;
✓ Que lui faut-il ? faire le point sur les attentes du client dans le domaine de l’épargne, du
crédit, des services.

Pour disposer de toutes ces informations, il faut à chaque entretien avec le client mettre à jour
la fiche client.

3.2. L’imputation des opérations

Toute opération enregistrée sur le compte affecte soit le crédit soit le débit. Ces opérations qui
sont appelées « des remises » peuvent être soit à l’initiative du client particulier, de la banque
soit à l’initiative d’un tiers en faveur du client.
Les remises effectuées par le client doivent comporter sa signature afin d’éviter toute
contestation. Les remises effectuées par la banque le sont en vertu du mandat générale que lui
a accordé le client dans la convention de compte. Dans tous les cas l’ordre doit être signe d’une
personne disposant de pouvoir. Imputer une remise, c’est inscrire cette remise dans un compte.
Chaque remise sera inscrite avec une date de valeur appelée « valeur de la remise » la date de
valeur créant un décalage entre les « crédits » et les « débits », il peut arriver qu’à un moment
donné, un compte soit créditeur en capitaux mais débiteur en valeur. Les soldes en capitaux
sont déterminés à partir du relevé de compte. Les soldes en valeur sont déterminés à partir du
tableau des échelles d’intérêt (méthode hambourgeoise).

3.3 Le relevé de compte

Le relevé de compte ou extrait de compte est la reprise intégrale des opérations entre le client
et la banque et ceux, depuis le dernier extrait. Les opérations sont classées par date d’opérations.
L’envoi d’un relevé de compte mensuel est obligatoire pour les comptes mouvementés sur la
période. Pour les comptes sans mouvement, un extrait de compte est édité tous les trimestres.
Le client a la possibilité de demander une périodicité propre pour ses relevés (relevé journalier,
hebdomadaire). Si le relevé de compte mensuel est gratuit, les relevés à la demande son payant.
Le relevé de compte contient les informations suivantes :

✓ La date d’opérations ou date comptable qui correspond à la date à laquelle l’opération a


été saisie sur le plan comptable ;
✓ La date de valeur qui correspond à la date de disponibilité des fonds ;
✓ La nature de l’opération (libelle) ;
✓ Le solde de la période ;
✓ Les mouvements cumulé (débit / crédit) de la période.
Date Date valeur Libellés
opérations
Montants
opérations

Dédits Crédits

Mouvements débit de la période

Mouvement crédit de la période

Solde de la période

Le client dispose d’un mois de la date d’envoi du relevé pour faire toute réclamation.

3.4 Le tableau des échelles d’intérêts ou relevé des échelles d’intérêts

Tous les comptes de la clientèle sont arrêtés au moins une fois par an. Les comptes de dépôts à
vue le sont mensuellement ou trimestriellement selon les banques. Arrêter un compte c’est
calculer les intérêts débiteurs ou créditeurs de ce compte et pour une période donnée.

En dehors des comptes réglementés, les banques ne versent pas d’intérêts créditeurs sur les
comptes de dépôts à vue de la clientèle des particuliers. Par contre, des intérêts débiteurs sont
calculés dès que le compte apparait débiteur.

Du fait même de l’absence la réciprocité dans les conditions, la méthode de calcul des intérêts
sur les comptes de dépôt de la clientèle est un peu complexe. Ce sont des banquiers allemands
de la ville de Hambourg qui, au XVI siècle, vont inventer une méthode de calcul appelée
méthode hambourgeoise. La méthode hambourgeoise ou tableau des calculs d’intérêts est la
seule méthode exacte prêtant de calculer des intérêts sur un compte de dépôts. La méthode
hambourgeoise repose sur un principe simple : le reclassement de la chronologie des écritures,
non plus par dates d’opérations (enregistrement comptable), mais par date de valeur.
Les intérêts calculés sur le solde, suivant qu’il apparait débiteur ou créditeur. Les différents
soldes qui apparaissent sont des soldes réel car c’est eux que seront calcules les intérêts.

Tableau des échelles d’intérêts.

Date de Capitaux Soldes NBJ Nombres Taux+


valeur

Fort
DEC

JJ/MM/AA D C D C D C

Lorsqu’un compte apparait créditeur en capitaux et débiteur en valeur c’est que le banquier a
consenti une opération de crédit. Une telle opération est appelée avance sur différé. Dans la
pratique bancaire de l’UEMOA, les remises à l’encaissement ne sont créditées au client que si
elles ont été effectivement encaissées par la banque. Donc seul les remises escomptées peuvent
crées de telles distorsions.

3.5 : Les oppositions sur compte

Les oppositions sur compte sont des opérations ayant pour objectif :

✓ Soit de refuser le paiement de certains moyens de paiement


✓ Soit d’interdire au client, l’accès au solde créditeur de son compte
Elles peuvent être initiées soit :

✓ Par le titulaire du compte lui-même,


✓ Le banquier
✓ Ou par les tiers.

Lorsqu’elles sont initiées par le titulaire du compte, elles ne peuvent être justifiées que par la
perte ou le vol de moyens de paiement. Dans le cadre de la protection des intérêts de son client,
le banquier peut être amené à procéder au blocage du compte de son client (comptes dormants
ou recevant des opérations jugées irrégulières).

Lorsqu’elles sont invitées par des tiers créanciers, l’opposition au paiement prend le nom de :

✓ Saisie (si pratiquées par un huissier de justice


✓ D’avis à tiers détenteur si pratiquées par l’administration.

3.5.1 : Les saisies sur compte

Les saisies sur compte consistent à bloque le ou les comptes du client ; elles permettent
d’exercer des pressions sur le débiteur (celui-ci ne peut disposer de son argent et le créancier
peut se faire payer directement par la banque après autorisation de juge). Ce blocage peut
concerner une partie ou la totalité des avoirs du client. Les saisies sont faites pour le compte de
tierces personnes et font intervenir principalement trois personnes :

✓ Le créancier ou tiers saisissant : celui qui exerce la saisie


✓ Le débiteur saisi : celui contre lequel la saisie est pratiquée.
✓ Le tiers saisi : toute personne détenant des fonds pour le compte du débiteur saisi.

Deux types de saisies sont pratiqués au niveau des banques :

✓ La saisie conservatoire
✓ La saisie attribution

3.5.1.1 : La saisie conservatoire

Dés signification par huissier du commandement de saisi conservatoire, tous les comptes du
débiteur saisi sur l’ensemble du réseau de la banque sont concernés, qu’il s’agisse de comptes
à vue, de comptes à terme ou de comptes sur livrets.
La banque, tiers saisi, Ets tenue de déclares (sous peine de sanction) à l’autorité ayant notifié la
saisi, l’existence ou la non existence d’un compte ouvert au nom du débiteur saisi.

La saisie conservatoire entraine le bloque du montant créditeur du compte et les frais de gestion
du compte (agios) ne peuvent en aucun cas être prélevés sur le montant bloqué. Les dérogations
suivantes peuvent affecter le solde du compte :

✓ Les remises d’effets à l’encaissement, reçues antérieurement à la date de saisie sont à


porter au crédit du compte
✓ Les chèques remis aux créanciers ou les paiements effectuent par carte, les chèques
escompté et revenus impayés avant la notification du saisi viennent en diminution du
solde disponible.

Condition de validité de la saisie conservatoire Pour être valable, la saisie conservatoire doit
respecter les conditions suivantes :

✓ Un titre de créance (reconnaissance de dettes, effets impayés, contrat de crédit, solde


débiteur …)
✓ La notification à la banque par exploit d’huissier (commandement de saisie
conservatoire)

Les obligations de la banque lors de la saisie conservatoire dés notification de la saisie par
huissier, le banquier doit :

✓ Bloquer le compte, suivant les instructions, même si le solde créditeur est supérieur au
montant de la dette. Le client peut demander au juge le cantonnement de la saisie ou la
consignation du montant de la dette, afin d’éviter de geler une somme excédent le
montant de la dette. Le cantonnement ou la consignation n’est possible que sur
présentation d’une décision du juge.
✓ Aviser le client afin de préserver ses intérêts

3.5.1.2 La saisie attribution

La saisie conservatoire est ensuite transformée en saisie attribution par décision du juge et la
banque est tenue dés signification du commandement, de remettre entre les mains de l’huissier
le montant saisi. Le montant saisi peut porter sur le solde de comptes ou sur des rémunérations
(salaire, pension)
3.5.2 : Saisie sur décision administrative (l’avis à détenteur ATD)

Les services administratifs assermentés (services des impôts) peuvent sur simple réquisition
notifiée par courrier (avis à tiers détenteur), ordonner la saisie du solde créditeur du compte
d’un client pour paiement des impôts dus

La saisie administrative n’a pas design d’une décision de justice et se distingue de la saisie
judiciaire par le fait que la déclaration est faite directement par l’administration. Dès réception
de la notification, la banque doit :

✓ Bloquer le compte
✓ Aviser le client de la réception de l’ATD
✓ Accuser réception de l’ATD en mentionnant le solde du compte avec la mention
suivante : sous réserve des opérations en cours.
✓ Payer l’administration, après avoir comptabilisées les opérations de la journée (date de
réception de l’ATD)

4. La clôture du compte

Pour diverses raisons, lorsque l’une des parties au contrat d’ouverture de compte n’entend plus
maintenir des relations avec l’autre partie, il est mis fin aux relations de compte selon les
dispositions contractuelles. La clôture du compte peut être demandée par :

✓ Le titulaire du compte, son mandataire ou ses héritiers,


✓ Le banquier

4.1 La clôturé du compte sur le client

Le client peut clôturer son compte pour diverses raisons et n’est nullement tenu de se justifier
(services de la banque jugées trop onéreuse, manque de réactivité aux demandes du client en
matière de crédit ou d’épargne, erreurs répétées de la banque, réponses tardives insuffisantes
ou imprécises sur les réclamations du client)

Le décès du titulaire du compte notifié à la banque, par un parent ou par une tierce personne,
entraine immédiatement le blocage du compte dans l’attente de la production du certificat de
décès et des documents de succession énumérée par la banque.

Un client mécontent des services d’une banque peut vouloir mettre fin à sa relation de compte
avec celle-ci dans ce cas, il adresse une correspondance de clôture de compte à la banque (il
peut se présenter physiquement avec la correspondance). La banque a réception de la lettre
s’assure :

✓ Du solde du compte à clôturer


✓ Des engagements éventuels en cours (crédits)
✓ Des opérations domiciliées

Et ensuite notifie au client les conditions de clôture :

✓ Restitution des formules de chèques disponibles après contrôle par le client qu’aucun
cheque n’est en circulation ; s’il en existe, la clôture est différée et le client prend les
dispositions pour maintenir une provision suffisante pour la couverture du chèque et les
frais de clôture.
✓ Paiement des frais de clôture suivant le tarif condition en vigueur.
✓ Paiement des agios latent sur les comptes chèques
✓ Paiement de tout solde débiteur ou encours de crédit
Si le solde du compte est déjà débiteur ou ne peut couvrir les frais de clôture, le client
est mis en demeure d’effectuer un versement.

4.2 La clôture du compte sur décision du banquier

Lorsque le fonctionnement d’un compte présente des anomalies pouvant entrainer des pertes
financières pour la banque, celle-ci peut prendre la décision de clôturer le compte mais à charge
pour elle d’en aviser le client par écrit :

✓ Comptes gelés depuis une longue période et risquant de sortir débiteur du fait de la
perception des frais de tenue de compte, ou compte débiteurs de faibles montant et sans
mouvements signification depuis une certaine période.
✓ Client indésirables dont le fonctionnement du compte peut entrainer la responsabilité de
la banque (opérations de blanchiment des capitaux, mauvaise utilisation des moyens de
paiement, abus de confiance répété, insolvabilité manifeste etc…). Client non « cible
commercial » de la banque, utilisation excessive ou anormale des crédits, client non
rentable pour la banque, modification de la capacité juridique, compte sans mouvements
significatifs).

Dans le deuxième cas, la clôture du compte par la banque n’est pas automatique. Un délai
raisonnable est accordé au client pour :
✓ Rechercher une autre banque de domiciliation
✓ Informer ses relations de l’indisponibilité du compte en cour de clôture
✓ Honorer tous les engagements en cours (chèque et effets en cours et domiciliée sur ce
compte…)

Le blocage du compte ainsi que le retrait du chéquier sont immédiats, mais le solde définitif
n’est déterminé qu’après le délai de liquidation accordé par la banque. A noter que la décision
de clôture peut émaner de la justice.

Les mécanismes d’ouverture, de fonctionnement et de clôture de compte de particulier étant


connus, nous allons aborder maintenant les différents types de compte offerts par les banques
aux particuliers.

II. Les différents types de comptes

La comptabilité bancaire fait la distinction entre les dépôts, qui sont des comptes à vue et
l’épargne qui est constituée de compte à vue règlementés et de compte à terme. Cette distinction
va jouer sur la rémunération des comptes ; les comptes à vue ne sont pas rémunérés en principe
(sauf cas des comptes réglementés), alors que les comptes à terme le sont

1.Les comptes de dépôts

Le compte chèque ou compte de salaire, est un compte de dépôt destiné à recevoir les revenus
du particulier.

Les comptes de dépôts sont des comptes de disponibilités à vue dans la mesure ou le titulaire
du compte peut disposer du solde créditeur à tout moment et sans avis préalable à la banque
(pour des besoins de bonne gestion de sa trésorerie, il arrive que la banque demande à être
avisée au préalable par le client, pour tout retrait dépassant un certain montant. Cette demande
de la banque n’enlève en rien le côté « disponibilités à vue » des comptes de dépôts. Les
comptes de dépôts peuvent être des comptes individuels (un compte un titulaire) ou des comptes
collectifs (un compte plusieurs titulaires).

1.1 Les comptes chèques individuel ou compte de salaires

Un compte chèque individuel, est un compte pour lequel, la banque met à la disposition du
titulaire, des formules de chèques. C’est un compte à caractère non commercial, réservé aux
personnes physiques salariés (un commerçant peut à titre personnel ouvrir un compte de dépôt ;
dans un tel cas le compte ouvert ne reçoit que son salaire et non pas les produits de son activité.
Sur le plat juridique cependant, ce commerçant ne peut en aucun cas identifié à un particulier.
Le compte cheque particulier est donc un compte destiné principalement à recevoir les revenus
du client particulier (salaire, pension, rente, tout revenu). Il ne peut donc être ouvert que par des
personnes physiques.

Suivant les dispositions de la BCEAO, la rémunération du compète chèque est libre donc
négociable entre la banque et son client. Dans la pratique cependant, les banques ne rémunèrent
pas ce type de compte quel que soit le montant du solde créditeur, pour la simple raison que les
sommes qui y sont déposées sont très volatiles. Pour la pratique bancaire, ce type de compte
doit présenter en permanence un solde créditeur, sauf accord de crédit.

Pour l’ouverture d’un compte chèque, le client doit justifier d’un minimum de revenu et d’un
minimum de versement à l’ouverture du compte (les montants varient d’une banque à l’autre).
Le titulaire du compte et les éventuels mandataires doivent avoir la capacité juridique d’agir
(majeure ou mineur émancipé). Le compte chèque est tenu en FCFA et peut être alimenté des :

✓ Virements
✓ Remises de chèque
✓ Versements espèces

Les retraits de fonds sur les comptes chèques, peuvent s’effectuer par :

✓ Chèques
✓ Bordereaux de retrait (chèque de guichet, chèques omnibus)
✓ Virements
✓ Cartes bancaires

La banque peut malgré les observations faites ci-dessus et en tenant compte du montant des
revenus et de l’honorabilité de son client accepter l’ouverture d’un compte courant cheque. La
banque dès lors assume en même temps que le client, toutes les conséquences de droit découlant
de l’ouverture d’un tel compte (principes de la réciprocité des remises, de la novation et de
l’indivisibilité du compte).

1.2. Les comptes chèques collectifs

Plusieurs personnes peuvent s’entendre pour n’ouvrir qu’un seul compte ; chaque participant à
un compte collectif est appelé Co-titulaire.
Les comptes collectifs sont destinés à recevoir des opérations communes aux Co-titulaires. Ce
qui suppose que chaque Co-titulaire peut avoir par ailleurs plusieurs comptes pour ses affaires
personnelles.

Il existe deux types de comptes collectifs :

✓ Les comptes joints


✓ Les comptes indivis

Chaque type de compte a ses propres règles juridiques de fonctionnement.

1.2.1. Le compte joint

Le compte joint est ouvert à plusieurs personnes physiques qui en sont coresponsables de plein
droit. Chaque Co-titulaire doit jouir de la capacité juridique et doit signer la convention de
compte joint, qui va déterminer le code de fonctionnement. Le compte joint est généralement
ouvert par des couples ou des personnes physiques ayant entre elles des affinités (amis, membre
de club…). Chacun des Co-titulaires peut faire fonctionner le compte sous sa seule signature
(principe de la solidarité active), mais le solde débiteur final sera exigé par la banque auprès de
n’importe lequel des Co-titulaires (solde passive).

Tous les Co-titulaires sont donc soumis à une solidarité active et passive qui s’étend à tous les
sous comptes (deux ou plusieurs personnes peuvent posséder plusieurs comptes joints). La
solidarité est un rapport juridique obligatoire qui lie entre elles deux ou plusieurs créanciers ou
deux plusieurs débiteurs.

Elle est dite « active » lorsque chacun des créanciers a le droit d’exiger le paiement entre ses
mains et sans la présence des autres, de la totalité de la créance (tout Co-titulaire peut réclamer
au banquier le paiement du solde du compte et sans la présence des autres. En payant, le
banquier est dégagé de toute responsabilité).

Elle est dite « passive » lorsque chacun des créanciers a le droit d’exiger de n’importe lequel
des débiteurs, qu’il se libère de la totalité de la dette entre ses mains (en cas de solde débiteur,
le banquier peut le réclamer auprès de n’importe lequel des Co-titulaires).

Le principe de la solidarité active et de la solidarité passive constitue le critère juridique unique


et absolu du compte joint. Ce principe est constaté par écrit et donc clairement apparaitre dans
la convention de compte. L’intitulé du compte joint est généralement : M. ou Mme pour les
couples ou Y ou toute autre appellation pour les autres comptes.

Chaque Co-titulaire dispose d’une carte bancaire mais il n’est délivré qu’un chéquier au nom
des Co-titulaires. Les Co-titulaires peuvent désigner un mandataire. Le décès d’un Co-titulaire
ne met pas fin au compte, la moitié des avoirs au jour du décès est considéré appartenir au
défunt donc à ses héritiers.

Tout compte individuel peut être transformé en compte joint à tout moment, mais dans ce cas
tous les avoirs de l’ancien compte et les avoirs rattachés (sous comptes), deviennent la propriété
de tous les Co-titulaires.

La dénonciation de la solidarité par l’un des Co-titulaires transforme le compte en compte


indivis. La dénonciation du compte joint doit être notifiée à la banque, le solde du compte est
arrêté et partagé entre les membres.

1.2.2. Les comptes indivis

Si le compte joint peut fonctionner sous signature d’un Co-titulaire, le compte indivis
fonctionne sous la signature conjointe de tous les indivisaires à moins qu’une procuration ne
soit donnée à un des membres de l’indivision.

« L’indivision est la situation juridique de plusieurs personnes titulaires d’un droit de même
nature, portant sur un ou plusieurs bien, sans qu’il y ait division matérielle de leurs parts ». le
compte indivis peut être ouvert par des personnes morales (groupement de sociétés pour
l’exécution d’un marché, enregistrement d’opérations financières) ou par des personnes
physiques (succession, partage de communauté de bien en cas d’instance de divorce,
communauté de compte).

Le principe de la solidarité active ne s’applique pas au compte indivis, dans la mesure où la


signature de tous les Co-titulaires est chaque fois requise pour toute opération. Par contre, la
solidarité passive est de règle, car chaque Co-titulaire est tenu de l’intégralité de la dette.

L’intitulé du compte indivis est généralement :

✓ « Groupement société X et société Y »


✓ « M. et Mme »
✓ « Succession feu X »
✓ « X et Y » compte d’amis

Contrairement au compte joint, le compte indivis peut avoir des Co-titulaires incapables sur le
plan juridique (mineurs, majeurs protégés). Les incapables sont représentés par un ou plusieurs
mandataires.

A retenir

Il est très dangereux pour une banque d’accepter ouvrir un compte dont l’intitulé est « M. et/
ou Mme ». C’est un non-sens juridique d’une part et d’autre part c’est l’acceptation par la
banque d’une multitude de risques ingérables.

Les comptes collectifs

Compte collectif avec solidarité Comptes collectifs


sans solidarité
Solidarité active Solidarité passive

Signature De l’un des De tous les De tous les

Co-titulaires Co-titulaires Co-titulaires

Cas de solde Chaque Co-titulaire Chaque Co-titulaire


débiteur peut être poursuivi ne peut être poursuivi
par la banque pour le par la banque qu’à
recouvrement total hauteur de sa dette
de la créance

Type de compte Compte joint Compte d’indivision, Compte d’indivision


compte de société de
fait, compte joint

1.3. La rémunération du banquier sur les comptes chèques

En principe, le compte chèque du particulier est un compte de salaire qui doit fonctionner en
position créditrice. Mais il arrive que le banquier lui consente des avances sur salaire sous forme
de :

✓ Facilité de caisse (visas de cheque)


✓ Découvert

Lorsque le compte du particulier n’a jamais été débiteur dans le mois, le banquier ne prélève
que les frais de tenue de compte, qui comprenne : la commission de compte (commission fixe),
le port de lettre et la TVA afférents à ces frais.

En cas de solde débiteur, les intérêts dus des comptes chèques sont calcules tous les mois par
la méthode des échelles d’intérêts (méthode hambourgeoise). Le client est avisé par cet avis de
débit. La rémunération des comptes créditeurs est libre selon la BCEAO. Dans la pratique,
aucune banque ne rémunère de tels comptes à cause de leur volatilité.

2. Les comptes d’épargne

Au niveau d’une banque, l’épargne se subdivise en deux catégories :

✓ L’épargne à vue qui comprend l’épargne ordinaire et les épargnes logement (compte
épargne logement, compte plan épargne logement) ;
✓ L’épargne à terme comprend principalement le compte à terme, le bon de caisse et
éventuellement les produits d’assurances.

2.1. L’épargne à vue

Il existe principalement deux sortes de compte d’épargne à vue :

✓ Le compte d’épargne ordinaire ou compte sur livret ;


✓ Le compte épargne logement (compte d’épargne logement et le compte plan épargne
logement)

2.1.1. Le compte d’épargne ordinaire

Le compte d’épargne ordinaire ou compte d’épargne sur livret est un compte réglementé. Le
taux de rémunération et le montant créditeur plafond sont définis par le ministre des finances
de chaque pays de l’UNION.

Au Burkina Faso, le montant plafond est de 10 000 000 F CFA et le taux de rémunération est
de 3,5% minimum l’an.
2.1.1.1. Fonctionnement du compte d’épargne ordinaire

Le compte d’épargne est ouvert à des personnes physique et accessoirement a des personnes
morales (associations) dans le but de leur permettre de constituer une épargne. Un client,
personne physique ou morale ne peut posséder qu’un seul compte d’épargne ordinaire dans une
même banque. Le compte d’épargne ordinaire peut être ouvert à des mineur mais fonctionnera
sous la responsabilité d’un des parents ou du tuteur légal ou judiciaire.

Ce type de compte ne peux être débiteur, le solde minimum à partir duquel les créditeurs sont
calculés est fixé par les conditions générale de la banque de même que me solde minimum
autorisé (en dessous du solde minimum autorisé et passé un certain délai sans mouvements
créditeurs, le compte d’épargne est clôturé d’office et le solde tenu à la disposition du client.

Il peut être alimenté par :

✓ Virement du compte ordinaire du client


✓ Versement espèces au guichet de l’agence
✓ Remise de chèques

Il fonctionne uniquement en F CFA. Chaque opération de retrait ou de versement doit être d’un
montant rond et multiple d’un montant défini par la banque.

Exemple d’opérations : opération de F CFA 5 000 ou multiple de 5 000, 1 000 ou multiple de


1 000 (sauf cas de retrait des intérêts annuels ou de prélèvement pour solde).

Le client peut indifféremment faire des retraits ou des versements. Les retraits de fonds sur les
comptes d’épargnes ordinaires peuvent s’effectuer par :

✓ Présentation du livret
✓ Bordereau de retrait
✓ Virement
✓ Cartes de retraits

2.1.1.2. Calcul des intérêts sur les comptes d’épargne ordinaire

Aucun frais de tenue de compte n’est perçu sur ce type de compte mais, des frais sont perçus
sur des opérations exécutées à l’initiative du client.
En principe, la date de valeur maximale appliquée aux opérations de crédit ou de débit par les
banques est de J+15 pour les crédits et de J-15 pour les débits, la majorité des banques utilisent
cependant le principe de la quinzaine civile (conditions plus favorables).

Crédits Débits

Date des opérations Du 1er au 15 Du 16 au 31 Du 1er au 15 Du 16 au 31

Date de valeur 16 suivant 1er suivant 31 précédent 15 précédent

Le calcul des intérêts réels sur le compte d’épargne ordinaire s’effectue le 31 décembre de
chaque année. La clôture du compte peut intervenir à tout moment sur simple demande écrite
du client. Les intérêts sont soumis à l’IRC (Impôts sur les Revenus de Créances).

Certaines banques calculent les intérêts réels tous les mois, tous les trimètres ou tous les
semestre (politiques commerciales), dans ce cas, le taux d’intérêt minimum appliqué est un taux
proportionnel au taux réglementé de 3,5% par an.

Le taux de 3,5% l’an est proportionnel aux taux :

✓ Mensuel de 0,291666666666666667% arrondi à 0,2917%


✓ Trimestriel de 0,875%
✓ Semestriel de 1,75%

Les intérêts créditeurs sur les comptes d’épargne ordinaires sont calculés selon la méthode
hambourgeoise (puisque le compte autorise des versements et des retraits).

2.1.2. Les comptes épargnes logement

L’épargné logement est destinée à favoriser l’acquisition de logements par les citoyens
burkinabè. Il consiste à épargner sur une durée contractuelle et ensuite à demander un
financement complémentaire à la banque. La période de constitution de l’épargne est fixée par
les conditions de la banque. La cadence des versements est laissée à l’appréciation du client. Le
client bénéficie d’un taux de faveur pour son crédit. Ils comprennent deux produits qui sont : le
compte d’épargne logement (CEL) et le compte plan épargne logement (CPEL ou PEL).
2.1.2.1. Le compte d’épargne logement

2.1.2.1.1. Fonctionnement du compte d’épargne logement

Le compte d’épargne logement est ouvert aux personnes physiques de nationalité burkinabè,
jouissant de leur capacité juridique. Ce type de compte peut être ouvert à des mineurs mais
fonctionnera sous la responsabilité des parents, du tuteur légal ou judiciaire. Le client peut ou
non résider au Burkina Faso lors de l’ouverture du compte.

Chaque client a droit à un seul compte, représenté par un livret ou une carte bancaire. Le compte
d’épargne logement ne peut être ouvert que pour une période de temps déterminée
correspondant généralement à la période de constitution par le client de son apport personnel.
La durée minimale ou maximale de cotisation est fixée par chaque banque.

L’ouverture du compte d’épargne logement s’accompagne d’un versement minimum fixé par
les conditions générales de la banque.

Le compte est tenu en FCFA et peut être alimenté par des :

✓ Virement
✓ Remise
✓ Versement espèces
Les retraits de fonds sur les comptes d’épargne logement, peuvent s’effectuer par :
✓ Présentation de livret
✓ Bordereau de retrait
✓ Virement
✓ Cartes de retrait

Le contrat d’épargne logement donne droit généralement, à un prêt destiné à :

✓ L’acquisition d’un logement neuf après auprès d’un promoteur immobilier agréé,
✓ La construction d’un logement sur un terrain à usage d’habitation,
✓ L’extension ou la réhabilitation d’un logement.
✓ L’acquisition d’un terrain en vue d’une construction future.

La périodicité des versements est choisie par le client (mensuelle, trimestrielle). La date de
valeur appliquée aux opérations de crédits ou de débit est identique à celle des CEO. Les retraits
sont autorisés (mais déconseillés) et le montant est fixé par les conditions de banques (10 000
FCFA ou multiple de 10 000 FCFA, 5 000 FCFA ou multiple de 5 000 FCFA).

Le solde minimum du compte ne peut être inférieur à un seuil défini par la banque. En dessous
de ce montant et passé un certain délai sans créditeurs, le compte est d’office clôturé et le
montant tenu à la disposition du client.

2.1.2.1.2. Calcul des intérêts sur CEL

Les intérêts sont calculés annuellement sur le compte d’épargne logement au taux fixé dans le
contrat par la banque (taux minimum officiel=3,50/). Le taux appliqué est net d’impôt. En cas
de non réalisation du projet, les impôts et taxes sont récupérés par la banque et renversés à
l’Etat.

Les retraits étant autorisés, le calcul des intérêts s’effectuera par la méthode hambourgeoise. Si
le client ne fait aucun retrait et que les cotisations se font par versements périodiques annuel en
ou fin de période, il est possible d’appliquer la méthode des intérêts composés et à partir des
taux proportionnels (en France par exemple les intérêts sont calculés par quinzaine. Les
mathématiques financières sont le plus souvent utilisées dans les calculs extra comptables et
dans cas suivants :

1) Calcul d’un placement à versement unique sur plusieurs périodes : il s’agit de calculer la
valeur acquise par un versement unique mais placé sur plusieurs périodes.

Formule de calcul
𝐶𝑛 = 𝐶0 (1 + 𝑖)𝑛
✓ 𝐶𝑛 = capital acquis en fin de période ;
✓ 𝐶0 =capital placé en début de période ;
✓ i= taux de période ;
✓ n= nombre de périodes.

2)Calcul d’un placement à versements réguliers en début de période (annuité de fin de période) :
calcul de valeur acquise par plusieurs versements réguliers en début de période (début de mois,
début de trimestre, début de semestre ou début d’année).

Formule de calcul :
(1 + 𝑖)𝑛 − 1
𝐶𝑛 = 𝑎(1 + 𝑖)
𝑖

✓ 𝐶𝑛 = capital acquit au terme de la période de placement (capital +intérêts)


✓ 𝑎=placement périodique
✓ 𝑖=taux d’intérêt de la période
✓ 𝑛=nombre de périodes de placement

3)Calcul d’un placement à versements réguliers en fin de période (annuité de fin de période) :
calcul de la valeur par plusieurs versements réguliers en fin de période (fin de mois, fin de
trimestre, fin de semestre ou fin d’année).

(1 + 𝑖)𝑛 − 1
𝐶𝑛 = 𝑎
𝑖

2.1.2.2 : Le compte plan d’épargne logement (CPEL ou PEL)

Les objectifs et les conditions de fonctionnement d’un compte plan d’épargne logement sont
identiques à ceux du compte d’épargne logement à ceci près :

✓ Le compte plan épargne logement est un produit défiscalisé (subventionné par l’Etat)
✓ Les retraits ne sont pas autorisés ; le compte est clôturé en cas de demande de retrait.
✓ Le taux d’intérêt annuel est supérieur au taux de rémunération du compte d’épargne
logement (minimum officiel 3,75%)
✓ Le client s’engage par écrit à verser périodiquement (mensuellement ou
trimestriellement) un montant déterminé durant la période d’épargne. En cas de non
réalisation du projet, les impôts et taxes sont récupérés par la banque et reversés à l’Etat.

2.1.3 : Le plan épargne retraite(PER)

Le plan épargne retraite est un produit d’épargne à durée variable (durée comprise entre la date
de début des cotisations et la date légale de départ à la retraite avec cependant un minimum
d’années de cotisation).

A l’arrivée de la retraite, le cotisant peut opter pour l’une des formules suivantes :
✓ Se faire rembourser le capital et les intérêts acquis
✓ Se faire verser une rente viagère avec possibilité de réversion en cas de décès. Dans ce
cas un pourcentage seulement est reversé au ayant droit.

2.2. L’épargne à terme

L’ouverture d’un compte à terme nécessite la rédaction et la signature d’un contrat par le client.
Au terme de ce contrat, le client s’engage expressément :

✓ A déposer une certaine somme auprès du banquier. Ce montant ne peut être augmenter
ni diminuer.
✓ A maintenir la somme à la disposition du banquier jusqu’à une certaine échéance.

Sur le marché, il existe deux types de compte : les dépôts à terme et les bons de caisse.

2.2.1. Les comptes à terme (CAT) ou comptes bloqués

C’est un compte sur lequel un client peut par contrat, bloquer une somme déterminée, pour une
période et un taux négocié à l’avance avec la banque.

2.2.1.1. Fonctionnement du CAT

Le client peut ouvrir le compte à terme à partir :

✓ D’un virement
✓ D’une remise cheque ; dans ce cas, l’ouverture ne sera effective qu’après encaissement
du chèque.
✓ D’un versement espèce.

Le montant du CAT est libre ; le taux de rémunération est libre pour tous les CAT de montant
supérieur à 10 000 000 F CFA ; pour les CAT de montant inférieur ou égal à 10 000 000 F CFA
et d’une durée inferieur à un an, le taux de rémunération proposé par la banque est le taux
moyen mensuel de rémunération du marché monétaire diminuer de 2 points (TNN taux
communiqué par la BCEAO).

Un client peut posséder plusieurs comptes de dépôt à terme pour des montants et des taux
différents (des comptes distincts doivent être ouverts pour chaque échéance et pour chaque
versement).
Exemple : un client dispose d’une certaine somme et souhaite bloquer une partie sur 6 mois et
l’autre partie sur 1 an. Ce client doit signer eux contrat distincts (convention d’ouverture de
compte à terme) et ouvrir deux comptes à terme.

Chaque banque suivant ses besoins de ressources, fixe la durée minimale et la durée maximale
de classement. Généralement, les durées sont de 1 mois, 2 mois, 3 mois, 6 mois ou 1 an
renouvelables ; certaines banques acceptent des durées supérieures à 1 an (risque de taux
d’intérêt).

L’ouverture d’un compte à terme ne peut avoir des effets rétroactifs.

2.2.1.2. Calcul des intérêts sur les CAT

Les intérêts des CAT sont payables à terme échus.

Le CAT étant un contrat conclu pour une période déterminée avec possibilité de reconduction,
il s’ensuit que le monde de comptabilisation des intérêts dépend du choix du client et des
conditions de la banque considérée. Les banques devant reverser à l’Etat l’IRC prélevé, il
s’ensuit qu’en cas de capitalisation, la somme reconduite sera moindre. En effet, à l’arrivée de
l’échéance, plusieurs solutions peuvent être appliquées au capital et aux intérêts :

Le client ne demande pas la tacite reconduction du capital

Le capital est reversé dans le compte ordinaire du client ainsi que les intérêts générés, diminués
de la retenue à la source (IRC) ;

Il s’agit du calcul d’intérêts simples ; le montant final brut 𝐶𝑛 =𝐶0 (1 + (𝑇𝑥𝑁))

Le client demande la tacite reconduction du capital mais sans la capitalisation des intérêts

Le capital est reconduit et les intérêts générés, diminués de la retenue à la source et sont
comptabilisés dans le compte ordinaire du client. Il s’agit également de calcul d’intérêts simple
(solution utilisée par la banque).

Le client demande la tacite reconduction du capital avec capitalisation des intérêts.

Le capital est reconduit en principe, les intérêts générés sont diminués à la source et sont
capitalisées dans le compte de dépôt à terme. Il s’agit donc d’une reconduction avec un nouveau
capital faisant appel au calcul d’intérêts simples.
Tout compte à terme constitué peut être modifié soit à la hausse soit à la baisse mais seulement
en fin de période de placement, car il est impossible de modifier le montant d’un CAT avant
l’échéance contractuelle.

Lorsque la modification demandée par le client et acceptée par la banque à pour conséquence
de changer la catégorie du compte à terme (nouvelle fourchette donc nouveau taux), la banque
procède à la tombée du compte à terme existant et à la constitution d’un nouveau dépôt à terme
avec les nouvelles conditions.

Sur demande du client, des avances sur compte à terme peuvent lui être accordées. Dans ce cas,
l’avance est une opération de crédit garantit par le compte à terme. Le montant de l’avance est
toujours inférieur au montant due à terme et le taux d’intérêt appliqué est celui du compte à
terme majoré de 1 point. L’échéance de l’avance correspond à l’échéance du CAT.

Le jour de l’échéance, le banquier effectue deux opérations bien distincts mais liées :

✓ La tombée du compte à terme (reversement du capital + intérêt du capital).


✓ La tombée du prêt (prélèvement au compte du client du montant de l’avance + les
intérêts)

Dans l’optique de la BCEAO, il ne peut y avoir de retrait total ou partiel de CAT avant
échéance.

2.2.2. Le bon de caisse

Le bon de caisse est un titre de créance négociable émis par la banque en contrepartie d’un
dépôt réalisée par le client. Il est soit nominatif ou au porteur (anonyme).

Lorsqu’il est émis par un Etat, le bon de caisse est appelé « bon de trésor »

2.2.2.1. Fonctionnement du bon de caisse

Les conditions d’émission varient suivant les banques.

Le montant du placement est libre, le taux de rémunération est libre pour tous les bon de caisse
de montant supérieur à 10 000 000 F CFA, pour les bon de caisse de montant inférieur ou égal
à 10 000 000 F CFA, le taux de rémunération proposé par la banque ne peut être inférieur au
taux moyen mensuel (TMM) du marché monétaire (taux communiqué par la BCEAO), diminué
de deux points (-2). La durée du bon de caisse ne peut être inférieur à 6 mois. Quel que soit
l’échéance, le porteur peut toujours négocier son bon avant l’arrivée du terme par nantissement
ou par cession directe à une tierce.

Avant l’arrivée de l’échéance, le bon de caisse peut être racheter par la banque émettrice, sous
déduction d’un escompte sur la période restante à courir. Dans ce cas, le taux d’intérêt appliqué
est le taux nominal du bon majoré de 1 point.

Suivant les conditions de la banque émettrice, les intérêts peuvent être prépayés ou post payés.

✓ Si les intérêts sont prépayés (intérêts précomptés) : la banque, des réceptions du montant
de la souscription verse au client le montant des intérêts attendus après déduction de
l’IRC. Les intérêts versés sont calculés sur le nominal et on a Mf = Mo (montant
nominal)
Mo + (Mo x t x n) = Mf ; avec Mf, le montant final ; Mo, le montant d’origine ; t, le
taux de période et n, la durée.
✓ Si les intérêts sont post payés (on parle de d’intérêts in fine ou d’intérêts à terme échu) :
la formule de calcul est Mf = Mo (1 + (1 x n)), à échéance, la banque règle le client (ou
le porteur) du montant du capital + les intérêts - l’IRC (capital + net d’intérêts). Pour un
capital C placé, le banquier va remettre à échéance Capital + intérêts – IRC.

Le bon de caisse est un titre de créance négociable ; il peut donc être cédé avant terme.

Quel que soit le produit, les intérêts versés par la banque au client, supporte un impôt sur les
revenus de créances (IRC) au taux en vigueur (12,50%) pour les particulier (les sociétés
d’assurance sont soumises à u taux moindre par exemple).
Chapitre III : Les produits d’emploi ou produits de financement

Les banques offrent une gamme variée de crédits à la clientèle des particuliers dans le cadre de
la satisfaction de leurs besoins. Les besoins de financement des particuliers peuvent être repartis
en 3 catégories :

✓ Le besoin passager : c’est un besoin lié à la survenance d’une dépense imprévue et qui
ne peut être différée (panne du moyen de locomotion) ou liée à un retard de rentrée de
fond ;
✓ Le besoin exceptionnel : il s’agit de dépenses importantes mais ayant un caractère
exceptionnel (acquisition de voiture, mariage d’un enfant, frais d’évacuation sanitaire,
frais de scolarité des enfants). Le banquier proposera des produits dit de crédit de
consommation ;
✓ Le besoin d’investissement immobilier : c’est un besoin qui demande non seulement de
l’argent mais une certaine préparation. Le banquier proposera ses produits de crédits
immobiliers.

A chaque besoin donc du client, correspondra un type de crédit adapté. Nous aborderons
successivement :

✓ Les différents types de crédits accordés aux particuliers


✓ Et les dossiers de demande de crédit.

I. Les différents types de crédits accordés aux particuliers

Si la banque accorde un crédit à son client en mettant de l’argent à sa disposition, il y’a


financement direct. Dans le cas contraire, lorsque le financement consiste en un engagement
par signature, il y’a financement indirect. Pour les particuliers, on distingue trois catégories de
crédit au niveau du financement direct : le crédit à la consommation, les crédits de trésorerie et
les crédits immobiliers.

1. Les crédits à la consommation

Les crédits à la consommation sont destinés à couvrir les besoins les plus variés et en particulier
à faciliter à l’emprunteur l’acquisition de biens de consommation (achat de biens d’équipement,
achat de moyen de déplacement, dépenses de scolarité . . . dépenses festives). Le montant des
crédits de consommation est strictement fonction du revenu du client (capacité de
remboursement de l’emprunteur). En effet, le montant du prêt doit être fixé de telle sorte que le
montant de remboursement n’excède pas la quotité cessible du client. Ces crédits sont pour la
plupart amortissables mensuellement par échéance constantes. Le taux de crédit à la
consommation est libre mais dans la majorité des cas, c’est un taux standard fixé par le tarif des
conditions de la banque. Il n’existe donc aucune possibilité de négociation. Les crédits à la
consommation sont généralement des crédits à court terme. Il existe plusieurs types de crédits
à la consommation.

1.1. Les prêts personnels

Le prêt personnel est un crédit à la consommation dont le remboursement est échelonné suivant
un échéancier qui est généralement mensuel. Le prêt peut être ou non lié à un objet précis (prêt
affecté et prêt non affecté). Tout particulier disposant de revenus, réguliers et domiciliés et
provenant d’une situation stable, peut obtenir un prêt personnel. Les banques ne financent
jamais à 100% le crédit personnel, l’apport du client varie d’une banque à une autre et est très
rarement inférieur à 20%.

La durée du prêt personnel peut variée selon les banques de 3 mois à 60 mois et est fonction de
la nature du bien financé (prêt fête, prêt scolarité, prêt acquisition de véhicule). Les taux
appliqués varient également d’une banque à l’autre. Le montant du prêt est généralement mis à
la disposition du client par crédit sur son compte. Mais parfois, pour être sûr de l’utilisation des
fonds, la banque peut régler directement le fournisseur.

Le crédit est remboursé mensuellement suivant un tableau de remboursement. Le prêt personnel


a plusieurs variantes (scolarité, travaux, auto, mobylette, fête . . .)

1.2. Le crédit permanent

Ce type de crédit n’est pas d’usage généralisée mais se rencontre dans certaines banques. C’est
un crédit renouvelable par tacite reconduction à la fin de chaque période et dont le montant
disponible se reconstitue au fur et à mesure des remboursements effectués par le client.

Ce type de crédit présente des risques liés :

✓ A l’absence d’échéance finale ;


✓ A l’impossibilité à détecter rapidement les difficultés financières du client.

Exemple : la marge disponible d’un client sur son crédit permanent est de 1 000 000 FCFA.
Sachant qu’il ne pourra pas faire face aux prochaines échéances qui s’élèvent à 250 000 F par
mois, le client pourra utiliser son capital disponible pour régler ses mensualités pendent 4 mois
et le banquier ne constatera rien d’anormale.

1.3. La location avec option d’achat (LOA)

La location avec option d’achat ou « leasing est une opération de crédit-bail par laquelle, une
société spécialisée (filiale de la banque » acquiert et loue au client un bien, sur une certaine
durée tout en lui permettant d’en devenir le propriétaire en exerçant une option d’achat en fin
de contrat. Par ce mécanisme, la banque ne met pas de l’argent à la disposition de son client ;
la filiale finance le bien à 100% de son montant mais le client est tenu de constituer un dépôt
de garantit qui peut atteindre 10 à 15% du financement. Les crédits de trésorerie permettent
« de dépanner » le client dans plusieurs situations des lors qu’il y a dépassement imprévisible
ou prévisible des dépenses sur les recettes.

2.1. Le découvert

C’est une autorisation permanente de crédit en compte accordée au salarié, son montant est
généralement égal au tiers du salaire ou revenus domiciliés. C’est en général, une avance
consentie sur le salaire ou les revenus du client particulier.

2.2. La facilité de caisse

Afin de lui permettre de couvrir certains besoins, le banquier peut accorder des dépassements
ponctuels sur le compte de son client particulier (règlement de facture, achat de produits
médicaux . . .). La facilité de caisse est un crédit de quelques jours au plus (anticipation sur les
salaires ou les revenus). La facilité de caisse n’a pas besoin de formalisme ; une demande
verbale suffit.

3.Les crédits immobiliers

Les crédits immobiliers aux particuliers, permettent : la construction ou l’acquisition de biens


immobiliers (terrain bâtis ou non), l’amélioration, la réhabilitation ou l’extension de logements.
Les conditions du crédit sont ceux des prêts personnels. L’Etat peut subventionner certaines
banques dans l’octroi de prêts pour l’acquisition de logement sociaux ou encourager l’accès du
plus grand nombre à la propriété immobilière, dans les deux cas, le prêt est règlementé.
La banque ne finance jamais à 100% le projet immobilier. La participation de l’emprunteur est
sollicitée généralement à au moins 30% de la valeur du projet. La participation de l’emprunteur
est appelé apport personnel. Cet apport personnel peut être soit volontaire (souscription à un
compte épargne logement ou à un plan épargne), soit exigé par la banque au moment de l’étude
du dossier. Comme pour les crédits personnels, le montant du crédit octroyé est fonction de la
capacité de remboursement (quotité cessible) de l’emprunteur et de l’apport personnel. Les taux
sont des taux standard et la durée du crédit est fonction des ressources de la banque et des
capacités de remboursement du client.

Le décret 2008-741 du MEF définit les quotités cessibles par tranche de salaires :

✓ Salaire inférieur ou égal à 75 000 F = 33,33%


✓ Salaire compris entre 75 001 F et 100 000 F = 40%
✓ Salaire compris entre 100 001 F et 200 000 F = 45%
✓ Salaire compris entre 200 001 F et 300 000 F = 50%
✓ Au-delà de 300 000 F = 55%

La banque doit s’assurer avant d’accorder tout crédit que le client :

✓ N’a pas d’autres engagements en cours au niveau des autres banques ou établissements
financiers à caractère bancaire, ni auprès de son employé ;
✓ N’est pas inscrit sur la centrale des paiements.

II. Les dossiers de demande de crédits des particuliers

Les crédits aux particuliers sont accordés en tenant compte de critères objectifs portant sur :

✓ La solvabilité du client ;
✓ La probité du client (respect par le client de ses engagements antérieurs, ancienneté dans
la banque) ;
✓ La sureté garantissant le risque pris par la banque (assurance, caution, hypothèques.).

1.Contenu du dossier de demande de crédit

Chaque dossier de demande de crédit doit être accompagné d’un certain nombre de documents.
L’absence d’un de ces documents peut ralentir ou annuler l’étude du dossier. Généralement, le
dossier de demande de crédit personnel est constitué des documents suivants (à noter que la
tendance est à la simplification) :
1.1.Les dossiers de demande de crédits personnels
✓ La demande de crédit signée du client (la banque peut fournir un formulaire type) et
mentionnant l’objet du prêt, le montant et la durée du prêt, les modalités de
remboursements et les garanties proposées ;
✓ Les deux derniers bulletins de salaire ou un justificatif des revenus, l’attestation de non
engagement auprès d’autres institutions ;
✓ L’attestation de virement irrévocable de salaire ;
✓ Et accessoirement, le contrat de travail pour les salariés du privé et la photocopie de la
CNIB.
1.2.Les dossiers de demande de crédits immobiliers

Pour les crédits immobiliers, les documents suivants sont réclamés en plus de ceux cités ci-
dessus :

✓ Le titre de propriété (éventuellement) ;


✓ Une promesse de vente du logement ou du terrain dument signée et légalisée (par le
propriétaire) ;
✓ Et éventuellement une copie de la carte de séjour ou du passeport ou de la carte
consulaire pour les clients résidents à l’étranger, la photocopie de la CNIB, le contrat de
travail pour les salariés du privé ;
✓ Un plan de bornage du terrain ;
✓ Un jeu de plan (coupe et façade) ;
✓ Un devis quantitatif et estimatif global ;
✓ Un devis descriptif des travaux ;
✓ Un plan d’exécution des ouvrages ;
✓ Une autorisation de construire (auto construction ou extension).

A noter que la date limite de remboursement doit être antérieure à la date de départ à la retraite.

1.3.Les documents de garanties des crédits aux particuliers

Les crédits accordés aux particuliers peuvent être garantis par des sûretés réelles ou
personnelles.

Une sûreté (garantie) est dite réelle lorsqu’elle porte sur des biens meubles et/ ou immeubles,
elle est dite personnelle lorsqu’elle porte sur une caution donnée par une personne physique ou
morale.
Sans être exhaustive, la liste des documents de garanties suivantes, peut être réclamée.

1.3.1. Le billet à ordre

Document de reconnaissance de dette entre le client et son banquier, le billet à ordre doit être
rempli en capital plus intérêts. Il est rempli en capital seulement lorsqu’il s’agit de crédits en
compte (découvertes, facilités de caisse, avance sur marchés etc.), les intérêts étant décomptés
mensuellement sur le compte d’avance ou sur le compte du client.

Il doit être signé du souscripteur et éventuellement de l’aval.

La date et le lieu de création doivent être inscrits.

La date d’échéance doit être mentionnée (date de la dernière échéance pour les crédits
amortissables par échéances, date de la validité du crédit, pour les découverts et les avances en
comptes).

Le montant doit être inscrit par le client en chiffre et en lettre.

1.3.2- L’attestation de virement irrévocable de salaire (attestation irrévocable de


domiciliation de salaire)

C’est un écrit par lequel, l’employeur sur demande de son employé, s’engage à virer
irrévocablement, auprès de la banque, le salaire et tous les accessoires de celui-ci et ce jusqu’à
l’échéance indiquée.

L’employeur ne peut, sans accord de la banque, suspendre le salaire ou lui donner une autre
destination.

L’attestation de virement irrévocable de salaire est un acte sous seing privé. Elle doit donc être
signée de l’employé et de l’employeur avec le cachet de l’employeur.

En cas d’aval salarié, celui-ci doit également fournir une attestation de virement irrévocable de
salaire.

1.3.3-L’attestation de délégation d’assurance (assurance vie, assurance incendie)

En garantie de paiement de ses engagements, le client peut déléguer à la banque ou partie du


capital de son assurance vie ou incendie.
Le client dans ce cas, demande à son assureur d’établir une délégation de l’assurance en faveur
de sa banque. L’assureur est tenu dans ce cas, de transmettre par courrier la délégation
d’assurance au banquier bénéficiaire. Ce document doit indiquer :

✓ Le montant souscrit
✓ Le montant délégué par le client au bénéfice de la banque
✓ La validité du contrat souscrit par le client.

En cas de réalisation du sinistre, avant l’échéance finale du crédit (décès du client, incendie du
bâtiment), la banque est reconnue du montant du capital délégué.

L’assureur est tenu d’aviser la banque en cas de non-paiement de la prime par client. La banque
pour ne pas perdre le bénéfice de l’assurance peut payer la prime et débiter le client dès remise
de la quittance.

L’assurance incendie est renouvelable tous les ans j’jusqu’à la fin de crédit. L’assureur
généralement transmet à la banque en fin de moi la liste des assurances arrivant à échéance, en
vue de leur renouvellement ou non.

1.3.4- L’assurance prêt (si le crédit est supérieur à un certain montant)

Suivant le montant du prêt sollicité, la banque peut exiger la souscription par le client d’une
assurance prêt.

L’assurance-prêt fonctionne sur le principe de l’assurance vie. En cas de réalisation de sinistre


(perte d’emploi, décès, incapacité permanente ou temporaire), l’assureur rembourse à la banque
les échéances restant dues au moment de la survenance du risque (sont exclues les échéances
impayées avant la survenance du risque garanti).

Le client rempli et signe le bulletin d’adhésion reprenant les conditions du prêt (montant du prêt
en capital+ intérêt, date de la première échéance, date de la dernière échéance, montant des
échéances). Il le transmet ensuite à l’assureur, pour acceptation (le client peut s’adresser à son
assureur ou à l’assureur choisi par la banque).

L’assureur calcul le montant de la prime et peut soumettre le client à une visite médicale
approfondie. Le client s’acquitte du montant de la prime.

En retour, le client remet à la banque l’original du contrat et la quittance.


Le règlement de la prime peut s’effectuer par les soins de la banque qui le répercute ensuite au
client, dans ce cas, la banque réclame à l’assureur l’original du bulletin d’adhésion et la
quittance.

Pour les crédits de plus de 30 millions de francs CFA, l’assureur exige généralement une visite
médicale approfondie.

Dans l’attente de remise de certificat de visite médicale, l’assureur délivre une note de
couverture provisoire valable pour 3 mois. Si la visite est effectuée dans les délais, l’assureur
retourne l’original de la police. La banque doit donc vérifier la remise du certificat de visite.

1.3.5- La lettre de déchéance de terme

C’est un écrit sous seing privé par lequel le client reconnait le droit de la banque de dénoncer
les termes du contrat de prêt et exiger le remboursement immédiat, si les échéances du crédit
n’étaient pas honorées.

Le contrat de déchéance de terme est rempli en deux exemplaires. Le montant est en capital
plus intérêt. Il doit être signé par le client et éventuellement par l’aval.

1.3.6- L’acte de nantissement

C’est un contrat par lequel, le propriétaire d’un bien meuble (droits d’associés et valeurs
mobilières, stocks de matières premières ou de marchandises, matériel professionnel, fonds de
commerce, véhicules automobiles) donne le bien en garantie, sans qu’il n’en soit déposséder.
Le bien reste sous la garde du propriétaire.

Pour des raisons d’efficacité, les contrats de nantissement se font par actes authentiques. L’acte
peut être sous seing privé.

Le nantissement peut concerner : un ou des comptes du client, des loyers, des titres des
véhicules ou du matériel.

1.3.7. L’acte de cautionnement solidaire

« Le cautionnement est un contrat par lequel la caution s’engage, envers le créancier qui
accepte, à exécuter l’obligation du débiteur si celui-ci n’y satisfait par lui-même » Pour être
valable, la caution doit être formulée par écrit, être acceptée par le créancier. Par contre, elle
peut être donnée à l’insu débiteur.
La caution porte sur le principal et les accessoires (intérêts et frais) mais ne peut concerner les
créances antérieures ou postérieures à sa signature. La convention de cautionnement est
généralement un acte authentique.

1.3.8. L’acte d’hypothèque

L’hypothèque est une garantie réelle portant sur des biens immeubles déterminés et présents.
Elle peut être conventionnelle ou forcée. Le détenteur de l’hypothèque détient un droit de suite
(saisie immobilière) et un droit de préférence sur l’immeuble (reversement des indemnités
d’assurance en cas de sinistre). L’immeuble peut appartenir au client ou à une tierce personne.
Dans ce dernier cas, il s’agit d’une caution hypothécaire. L’hypothèse n’est valable que si elle
est inscrite au livre foncier.

1.3.9. Le contrat d’assurance incendie

Toutes les garanties hypothécaires sont accompagnées d’une assurance incendie. La banque
doit transmettre à l’assureur les informations suivantes :

✓ La référence de titre
✓ Le nom, prénom et n° de compte du client
✓ Le capital à assurer

L’assureur établi la police avec indication de la prime à régler. La banque procède au règlement
de la prime pour le compte du client. A noter que pour les primes, le règlement est annuel
jusqu’au remboursement du crédit.

2. L’étude des dossiers de crédits aux particuliers

L’étude du dossier crédit repose sur la détermination et la maitrise des risques. Le


remboursement c’est le paiement du crédit par le client. La réalisation d’un crédit c’est la
matérialisation de l’accord du bénéficiaire du prêt. Les crédits personnels ou immobiliers
peuvent être réalisés de trois manières :

✓ Soit par signature de billets à ordre de la banque ;


✓ Soit par signature d’une convention (contrat) de crédit ;
✓ Soit par les deux à la fois.
Le support de matérialisation utilisé dépend très souvent du montant du prêt. Une banque peut
bien se contenter d’un billet à ordre pour un crédit de 100 000 F CFA, mais elle exigera une
convention de prêt pour un crédit de 5 000 000 F CFA.

Compte tenu de leur durée et de leur montant, les crédits immobiliers sont réalisés par la
signature d’un compte de prêt et par la souscription au profit de la banque d’un billet à ordre.

Pour chaque demande reçue, la banque vérifie :

✓ L’identité du client (concordance entre les informations contenues dans la demande et


les informations du fichier de la banque, concordance entre l’intitulé et le numéro de
compte) ;
✓ La signature du client ;
✓ Les pièces à fournir (suivant le type du crédit). S’il manque un document, jugé important
pour l’appréciation de la demande, le dossier est remis au client pour complément ou
celui-ci est convoqué pour production du document manquant ;
✓ L’Age du client.

2.1. Les différents types d’études de dossiers crédits aux particuliers

Apres constitution, le dossier de demande de crédit est déposé auprès de la banque qui doit
s’assurer :

✓ Que le dossier est recevable dans sa forme (contenu) et dans son fonds (critères
d’octroi) ;
✓ Qu’elle dispose des ressources nécessaires pour le financement (disponibilité des
ressources suivant la durée, le secteur d’activité).

Pour tous les crédits à la clientèle des particuliers (consommation ou immobiliers), il existe des
outils d’assistance à la prise de décision. Le fonctionnement de ces outils (fiche de crédit),
repose sur l’appréciation du client et les caractéristiques du prêt.

Les résultats de l’analyse sont portés sur les fiches et facilitent ainsi la prise des décisions. Trois
types d’études peuvent être faites sur un dossier de vcrédit : l’étude financière, juridique et
technique (éventuellement).
2.1.1. L’étude financière des dossiers des clients particuliers : l’appréciation du client

Le client particulier n’ayant pas de documents comptables, l’appréciation portera sur le client
lui-même à travers l’analyse de donnée (critères) quantitatives et qualitatives.

Les données quantitatives :

✓ Montant de revenu (capacité de remboursement de prêt sollicité en fonction des


conditions de la banque, le client dispose-t-il de revenus réguliers et suffisants pour faire
face aux échéances, la quotité cessible disponible permet-elle le prêt ?) ;
✓ Solde moyen du compte au cours des 6 derniers mois et historique du compte sur la
période ;
✓ Niveau de l’épargne s’il en existe ;
✓ La situation d’endettement.

Les données qualitatives :

✓ L’âge du client : le particulier client retraité peut bénéficier d’un crédit mais à court
terme ; le souhaitable est que le crédit soit payé avant l’âge de départ à la retraite ;
✓ La profession ;
✓ La situation matrimoniale ;
✓ L’ancienneté dans la banque ;
✓ Les garanties proposées.

2.1.2. L’étude juridique des dossiers de crédits aux particuliers

L’étude juridique réalisée par la banque peut concerner :

✓ Un avis juridique sur un document (valeur juridique des garanties proposées, régime
matrimonial et conséquence sur le prêt, valeur juridique de tout document produit dans
le cadre du crédit ou l’ouverture du compte etc.)
✓ La réalisation du prêt et la matérialisation des garanties.

2.1.2.1. L’avis technique sur la portée juridique d’un document

L’avis juridique du service peut être sollicité dans le cadre de l’étude d’un dossier crédit. Cet
avis est purement juridique, doit éclairer les décideurs lors de la prise de la décision d’octroi du
crédit ; il porte également sur les garanties présentées par le client (droit réels, remise de
garanties hypothécaires par un héritier etc.) ou surtout document contractuel.
2.1.2.2 Matérialisation des garanties et réalisation du prêt

L’étude juridique a pour but, dans ce domaine, de :

✓ Vérifier que tous les documents nécessaires à la matérialisation de la garantie sont remis.
✓ S’assurer que les documents des garanties sont celles indiquées sur la demande de crédit
et qu’ils sont valables.
✓ Vérifier que les titres de propriétés des bien sont non seulement enregistrés aux services
fonciers mais aussi, qu’ils ne sont grevés d’aucune charge.

Etablir et faire signer, suivant les cas, par acte notarié ou par acte seing privé les contrats
d’hypothèque ou de nantissement selon la nature des garanties proposées. Les contrats doivent
être signés du client et du représentant de la banque. Les signatures doivent être légalisées.

2.1.3. L’étude technique des dossiers crédits aux particuliers

Lors de l’étude financière d’un dossier crédit, l’avis technique d’une personne spécialisée
(agent de la banque ou externe à la banque), peut-être nécessaire dans les cas suivants :

✓ Suivi des travaux d’un chantier nécessitant des décaissements multiples.


✓ Evaluation des travaux réalisés par la prise de garantie.
✓ Appréciation des risques pour les demandes de crédits immobiliers.
✓ Evaluation des garanties (expertise des stocks, d’un camion)

2.1.3.1 Suivi de la réalisation d’un chantier nécessitant des décaissements multiples

Pour le règlement des travaux réalisés au niveau des chantiers, l’avis technique d’un spécialiste
est sollicité afin de permettre aux décideurs d’autoriser les décaissements.

Le spécialiste produit :

✓ Un rapport de visite accompagné ou pas de prises de vue.


✓ Un avis motivé sur la demande de déblocage du crédit.

2.1.3.2 : Evaluation des réalisations pour prise de garantie


L’avis technique du spécialiste est sollicité afin de permettre aux décideurs de crédits de
s’assurer de la valeur du bien donné en garantie.
Le spécialiste commis à cet effet doit :
✓ Effectuer une visite sur les lieux de l’activité du client et des garanties proposées
dans la demande de crédit.
✓ Rédiger un rapport technique sur l’état des garanties proposées par le client.
Ce rapport doit faire ressortir la valeur des investissements réalisés.

Vous aimerez peut-être aussi