Physiologie et physiopathologie du système cardiovasculaire
Master 1 MEEF CAPET Biotechnologies, année universitaire 2023-2024
Hamid Moha ou Maati, Maitre de conférences, Université Montpellier , Institut des
Neurosciences de Montpellier (INM), mail: [Link]-ou-maati@[Link]
I] Physiologie cardiaque: Rappel
A] Anatomie
1) Structure macroscopique
Muscle creux 4 cavités, 2 oreillettes et 2 ventricules, qui est
relié aux système vasculaire de l’organisme
Système valvulaire
Le système valvulaire est composé de 4 valves:
- 2 valves auriculo-ventriculaires (valve gauche mitrale
ou bicuspide et valve droite ou tricuspide)
- 2 valves ventriculo-arterielles (valve gauche aortique
et valve droite pulmonaire)
Elles assurent le passage du sang des O vers les V lors de la
diastole et évite le reflux lors de la systole
Le tissu conducteur cardiaque
Tissu conducteur auriculaire
– Nœud sinusal ou sino-atrial
– Nœud auriculo-ventriculaire
Tissu conducteur ventriculaire
– Faisceaux de His avec
branche droite et gauche
(branches de Tawara)
– Fibre de Purkinje
Connexion avec le réseau vasculaire
Circulation pulmonaire et circulation systémique avec les
différents réseaux capillaires permettant les échanges au
niveau des organes
Réseaux d’artères coronaires permettant d’alimenter le
muscle cardiaque en oxygène et en nutriments
Transit d’un globule rouge
A] Anatomie
2) Structure microscopique
Cardiomoycytes Fibroblastes et myofibroblastes 90 %
auriculaires et des 70 % de cellules non myocytaires
ventriculaires 75 % et 20 % du volume
du volume
cardiaque mais 30
% du nombre de
cellules Cellules
endothéliales 3 %
Cellules
musculaires
lisses
Cellules circulantes (LT,B…)
B] Physiologie cardiaque
1) Activité musculaire: fonction de pompe
Muscle cardiaque et volume sanguin
Battements cardiaques Volume sanguin
– 75 battements / min – 5.25 litres / min
– 4500 / heure – 5.25 x 60 = 315 litres / h
– 108 000 / jour – 315 x 24 = 7560 litres / jour
– 39 420 000 / an – 7560 x 365 = 2 759 400 litres / an
– 3 942 000 000 – 2 759 400 x 100 = 275 940 000
battements / vie litres / vie
Circulation systémique et pulmonaire
La circulation sanguine se fait dans 2 circuits (pulmonaire et
systémique) hermétiques connectés
Les volumes et les flux sont = dans ces deux circuits même
s’il existe une différence de taille entre les deux
Notion de cycle ou révolution cardiaque
La fréquence cardiaque au repos est de 60 à 80 battements
par minute, pour un débit de 4,5 à 5 litres de sang par minute
Le cœur peut battre plus de 4 milliards de fois en une vie et
chacun de ses battements entraîne une séquence
d'événements collectifs appelés la révolution cardiaque
La révolution cardiaque peut être subdivisée en trois étapes
majeures : la systole auriculaire, la systole ventriculaire et la
diastole :
Au cours de la systole auriculaire, les oreillettes se
contractent et éjectent du sang vers les ventricules
(remplissage actif)
Notion de cycle ou révolution cardiaque
Les valves auriculo-ventriculaires se ferment ensuite
produisant le son familier du bruit du cœur. Le sang continue
tout de même à affluer dans les oreillettes évitant ainsi un
reflux depuis les ventricules vers les oreillettes
Au cours de la systole ventriculaire les ventricules se
contractent expulsant le sang vers le système circulatoire
Dès que la pression à l’intérieur des ventricules dépasse la
pression artérielle, les valves sigmoïdes s'ouvrent et une fois
le sang expulsé, elles se ferment empêchant le reflue vers
les ventricules. Leur fermeture produit un deuxième bruit
cardiaque plus aigu que le premier
Notion de cycle ou révolution cardiaque
Enfin, au cours de la diastole se produit la relaxation de tout
le cœur, permettant le remplissage (passif) des ventricules
(plus de 80%), par les oreillettes droite et gauche et depuis
les veines cave et pulmonaire. Les oreillettes se remplissent
doucement et le sang s'écoule dans les ventricules
Le cœur au repos en conditions physiologiques passe un
tiers de son temps en systole et deux tiers en diastole
L'expulsion rythmique du sang provoque ainsi ce qui est
communément appelé le pouls
Notion de volumes et charges
Le volume systolique VS et la différence entre le volume
télédiastolique VTD et le volume télésystolique VTS
VS = VTD – VTS = 120 mL / battement – 50 mL / battement =
70 mL / battement
VTD = volume de sang présent dans le ventricule en fin de
diastole juste avant l’éjection
VTS = volume de sang présent dans le ventricule en fin de
systole juste avant le remplissage
Notion de volumes et charges
Ils permettent de calculer l’output ou débit cardiaque Qc = Fc
* VES et de nombreux facteurs influencent ces volumes
parmi lesquels les trois plus important sont:
Pré charge: elle correspond au degré d’étirement du muscle.
Selon la loi de Starling, le facteur qui détermine le volume
systolique est la pré charge ventriculaire soit le degré
d’étirement que présente les cellules juste avant leur
contraction
Ce degré d’étirement est dépendant du volume sanguin qui
revient dans le ventricule par le système veineux (retour
veineux)
Tout ce qui accroit le volume ou la vitesse de retour veineux
(diminution de la fréquence, exercice physique…) augmente
la force de contraction et les volumes télédiastolique et
systolique
Notion de volumes et charges
Contractilité: elle correspond à la force de contraction pour
une longueur musculaire donnée et de nombreux facteurs
peuvent l’influencer
Ces facteurs sont la disponibilité du calcium, régulation
sympathique, des facteurs chimiques ou hormonaux avec le
glucagon, la thyroxine, l’adrénaline… avec pour but d’adapter
le volume d’éjection systolique
Post charge: elle correspond à la contre pression exercée par
le sang artériel sur les valves aortiques et pulmonaires (80
mmHg aorte et 8 mmHg tronc pulmonaire) qui s’oppose à la
pression des ventricules lors de l’éjection
Chez les sujets sains elle n’a pas ou peu d’influence mais
dans le cas d’hypertension artérielle elle va influer sur le
volume d’éjection systolique
Consommation en O2 de l’organisme
Foie 21 % Muscles 22 % Cœur 9 % Reins 8 %
Cerveau 20 % Tissu
adipeux 4 %
Autres (peau, intestin, os…) 16 %
B] Physiologie cardiaque
2) Activité électrique: ECG et cycle cardiaque
Onde P: dépolarisation
des oreillettes
Espace PR: conduction
auriculo-ventriculaire
Espace QRS:
dépolarisation
ventriculaire
Onde T: repolarisation
Complexe d’ondes PQRST qui se ventriculaire
répète et chacune des ondes est
associée à un événement Espace QT: phénomènes
cardiaque ventriculaires
Définition et notions de bases de mesure de
l’électrocardiogramme
ECG: représentation graphique du potentiel électrique qui
commande l'activité musculaire du cœur. Recueilli par des
électrodes à la surface de la peau et représenté sous forme
de tracé papier (électrocardiographe) ou sous forme de tracé
électronique (électrocardioscope)
Examen rapide, indolore et non invasif. Peut être fait en
cabinet, à l'hôpital, voire à domicile. Son interprétation reste
complexe avec expérience du clinicien. Il permet de mettre en
évidence diverses anomalies cardiaques et a une place
importante dans les examens diagnostiques en cardiologie
L'ECG à 12 dérivations a été standardisé par une convention
internationale. Elles permettent d'avoir une idée
tridimensionnelle de l'activité électrique du cœur
Les dérivations des membres ou dérivations frontales
Les dérivations standard ou bipolaires des membres (DI, DII,
DIII)
Elles décrivent le triangle d'Einthoven. Théorie d'Einthoven :
le cœur se trouve au centre d'un triangle équilatéral formé
par les membres supérieurs et la racine de la cuisse gauche
DI: mesure bipolaire entre bras droit et
gauche. DII: entre bras droit et jambe gauche.
DIII: entre bras gauche et jambe gauche
Les dérivations des membres ou dérivations frontales
Les dérivations amplifiées unipolaires des membres (aVR,
aVL, aVF)
Les dérivations unipolaires précordiales (V1 à V6)
V1 : 4e espace intercostal droit, bord droit du sternum
V2 : 4e espace intercostal gauche, bord gauche du sternum
V3 à mi-chemin entre V2 et V4
V4 : 5e espace intercostal gauche, sur la ligne
médioclaviculaire.
V5 : même horizontale que V4, ligne axillaire antérieure.
V6 : même horizontale que V4, ligne axillaire moyenne.
Les dérivations unipolaires précordiales (V1 à V6)
V7 : même horizontale que V4, ligne axillaire postérieure.
V8 : même horizontale que V4, sous la pointe de la scapula
V9 : même horizontale que V4, à mi-distance entre V8 et les
épineuses postérieures.
V3R, symétrique de V3 par rapport à la ligne médiane.
V4R, symétrique de V4 par rapport à la ligne médiane.
VE, au niveau de la xiphoïde sternale.
Elles sont faites dans certains cas pour affiner, par exemple,
le diagnostic topographique d'un infarctus du myocarde
Echelle tissulaire
Tissu myocytaire cardiaque
Potentiel d’action
(PA) cardiaque
Electrocardiogram
me (ECG)
Correspondance PA/ECG sur les différents tissus cardiaques
Echelle cellulaire
Phase de dépolarisation
ICa
et canaux Na+
0 Phase de plateau et canaux
INa Ca2+ et échangeurs
mV
IK
-80 Phase de
300 msec repolarisation et
IK IK canaux K+ voltage
Phase de repos et canaux K+ de fonds dépendants
Electrophysiologie et canaux ioniques
Les ions transitent aux travers des canaux ioniques depuis
milieu extra vers le milieu intra et vis et versa
Les mouvements de charges provoqués par le transit des
ions sont responsables de la dépolarisation, de la
repolarisation ou de l’hyperpolarisation de la membrane
cellulaire
B] Physiologie cardiaque
3) Couplage excitation / contraction (CEC)
Le couplage excitation / contraction est le couplage à
l’échelle cellulaire entre l’activité électrique et l’activité
contractile du muscle
C’est l’activité électrique qui va permettre l’influx calcique
dans les cellules musculaires nécessaire à leur contraction
1. Arrivée de la dépolarisation (stimulus) dans le tubule T
2. Elle active les canaux Na+ rapides ce n'est que le facteur
déclenchant. Ce qui compte c'est ICaL (pendant le plateau du
potentiel d'action).Flux d'ions, dépolarisation membranaire
3. Le calcium se fixe a un canal situe dans la citerne
terminale du RS= le récepteur à la Ryanodine (RyR*)
4. Diastole: citerne s'est chargée de Ca2+. La fixation du
Ca2+ sur RyR déclenche le signal d'ouverture: sortie de
calcium du RS (en quantité beaucoup plus importante que le
calcium qui se fixe: facteur amplificateur d'un facteur 10)
5. Le calcium libéré diffuse vers les sarcomères
6. Fixation du calcium au niveau de la troponine Tnc*:
contraction
Les unités contractiles ou sarcomères
Les filaments d’actine sont
enchâssés dans un réseau de
filaments protéiques constitué de
tropomyosine et de complexes de
troponine (T: liaison tropomyosine, I:
inhibition de la liaison actine/myosine
et C: liaison calcium)
La myosine est constituée d’une
partie dite de tige et d’une partie dite
de tête bilobée et elle s’organise en
filaments épais
Etapes du Couplage excitation / contraction (CEC)
à l’échelle protéique
C] Régulation de l’activité cardiaque
1) Les paramètres modulables
Chronotrope positif/négatif: modification de la fréquence
cardiaque
Inotrope positif/négatif: modification de la force de
contraction du muscle cardiaque
Dromotrope positif/négatif: modification du seuil
d’excitabilité du tissu cardiaque
Bathmotrope positif/négatif: modification de la vitesse de
propagation du signal électrique dans le tissu cardiaque
Lusitrope positif/négatif: modification de l’état de relaxation
du tissu cardiaque
C] Régulation de l’activité cardiaque
2) Le système nerveux autonome
Le système nerveux sympathique
Le système nerveux sympathique: conséquences
Augmentation de la force de contraction du muscle cardiaque
Augmentation de la fréquence cardiaque
Augmentation de la vasodilatation sur le plan vasculaire
Augmentation du flux sanguin dans le réseaux vasculaire
Augmentation de l’état d’excitabilité et de la sensibilité au
stimuli électrique du muscle cardiaque
Le système nerveux parasympathique
Le système nerveux parasympathique:
conséquences
Diminution de la force de contraction du muscle cardiaque
Diminution de la fréquence cardiaque
Diminution de la vasodilatation sur le plan vasculaire
Diminution du flux sanguin dans le réseaux vasculaire
Diminution de l’état d’excitabilité et de la sensibilité au
stimuli électrique du muscle cardiaque
Système nerveux autonome et force de contraction
Système nerveux autonome et fréquence cardiaque
0 ICa
INa
mV
IK
-80
300 msec
IK IK
Canaux HCN et Ca2+T
sur les cellules sinusales
et conductrices
Système nerveux autonome et fréquence cardiaque
Absence de PR sur le PA remplacée par une phase lente de
dépolarisation diastolique
Conséquence de la présence de canaux ioniques spécifiques
qui s’activent en hyperpolarisation, (canaux HCN/courant If)
et (canaux calciques de type T)
Système nerveux autonome et fréquence cardiaque
Sites de liaison des nucléotides cycliques sur HCN et de P°
sur les canaux T ce qui modulent leur activité
A la fin le potentiel membranaire atteint le seuil d’ouverture
des canaux calcique permettant le déclenchement d’un PA
Na+, Ca2+
L’activation R béta produit de l’AMPc et active la Pka
réduisant le temps de la phase de dépolarisation diastolique
L’activation R M1 réduit l’AMPc et inhibe la Pka ce qui
augmente le temps de la phase de dépolarisation diastolique
Feedback cardiaque vers les centres bulbaires
Détection des variations de pression dans la crosse aortique
et le sinus carotidiens par les barorécepteurs
Déclenchement d’une réponse adaptée à la variation de
pression/volume transmise aux centres bublbaires
Facteurs influençant l’activité cardiaque
Exercice ( Fréquence Noradrénaline, Exercice,
pompe cardiaque adrénaline, peur,
musculaire (durée de thyroxine et
stress et
et remplissage excès de calcium anxiété
respiration) ventriculaire) sanguin
Retour veineux Contractilité Activité Activité
du SNs du SNpa
VTD VTS
Volume Fréquence
systolique cardiaque
Débit cardiaque
Autres facteurs: l'âge, sexe, température, médicaments,
équilibres ioniques (taux de K+), le sport de haut niveau…
D] Physiopathologie cardiaque
1) Athérosclérose
L’artériosclérose: processus physiologique commençant dès
le stade embryonnaire
Il s’agit du vieillissement de la paroi des vaisseaux qui
perdent leur élasticité et souplesse. Elle est fortement
accélérée / risques cardiovasculaires
L’athérosclérose est une des causes les plus fréquentes et
les plus graves d’artériosclérose
Elle correspond à un épaississement de la paroi vasculaire
par des plaques d’athérome avec un risque d’obstruction ou
de thrombose
A l’échelle mondiale ou à l’échelle de la
France l’athérosclérose représente la
première cause des affections
cardiovasculaires et constitue un réel
problème de santé publique
Elle représente la première cause de mortalité par
insuffisance coronarienne et par affections cérébrales
Elle représente la première cause de coronaropathies,
d’invalidité par AVC et d’insuffisance cardiaque ou rénale,
d’accidents ischémiques transitoires, d’artériopathies
Développement de la plaque d’athérome
Le processus pathologique débute
par infiltration lipidique de l’intima
(stries lipidiques)
Les lipoprotéines de basse densité (LDL) transporte certaines
graisses dans la circulation comme le cholestérol
A un certain niveau les LDL sont oxydées puis phagocytées
par les macrophages qui les dégradent alors par un
processus de lyse
Lorsque LDL et cholestérol sont en excès les macrophages
n’assurent plus leur lyse (spumeux) et les rejettent dans la
lumière vasculaire. La plaque se forme alors par infiltration
de l’intima
Au fil des années l’amas de graisse
s’amplifie, les cellules musculaires
lisses prolifèrent et le dépôt
s’imprègne et de fibrinogène, de
plaquette et cellules sanguine
circulante et de calcium
Ceci aboutit à la solidification de la
plaque avec des réactions
inflammatoires entretenant le
processus
Dépôt: 10% de cholestérol et 70% de cristaux de calcium et
de fibrinogène et de débris cellulaires (noyau nécrotique). Il
est entouré d’une couche fibreuse (cellules musculaire
lisses, macrophage) avec une dégradation de la lame basale
Evolution de la plaque d’athérome: plusieurs stades
Stade Observations physiopathologiques
1: Initiation Présence de macrophage spumeux
gorgés de cholestérol et de
triglycérides dans l’intima
2: Strie lipidique Présence de dépôts lipidiques
extracellulaires et de débris
cellulaires (visible chez l’enfant)
3: Plaque jeune Plaque à peine constituée (40 ans)
4: Plaque d’athérome Plaque fibro-lipidique constituée
(50 ans)
5: plaque sténosante Plaque calcifiée constituée avec un
rôle important du calcium et visible
vers 60 ans
6: plaque compliquée Plaque évoluant en sténose avec un
risque élevé de thrombose
Le processus athéromateux va évoluer avec ces étapes plus
ou moins rapidement d’un individu à l’autre et selon les
facteurs de risques
Localisations préférentielles de la plaque d’athérome
Artères carotides et Artères carotides
accident vasculaire accident ischémique
cérébral transitoire
Artères coronaires
Artères coronaires et et Angor:
infarctus du Myocarde • Stable
• Instable
Artères des membres
Artères
inférieurs et artérite
rénales et
insuffisance Périphérique :
rénale Claudication Intermittente
Douleur de repos
Gangrène
Nécrose
Adapté de: Drouet L. Cerebrovasc Dis 2002; 13(suppl 1): 1–6.
Conséquences de l’athérosclérose
Plaque d’athérome
développée dans une
artère avec pour
conséquence une
obturation de la lumière Nécrose du tissu
de 70 % environ cérébral à la suite d’un
AVC
Nécrose du tissu
cardiaque à la
suite d’un
Nécrose du tissu rénale infarctus du
provoquant une grave myocarde
insuffisance rénale
Les facteurs de risques
Sexe Hérédité
Age (débute
(Hommes (hyperchole
à 20 ans)
plus atteint) stérolémie)
Facteurs non modifiables
Facteurs de
risque
Facteurs modifiables
Tabac est une des Taux élevé de HTA favorise la Diabète,
causes majeurs de LDL et bas de formation de sédentarité,
complication HDL plaque alcool, obésité
Traitements de l’athérosclérose
Empêcher la survenue de complication (rupture de la plaque
avec thrombose aiguë) en freinant sa progression voire en
réduisant sa taille
Règles hygiéno-diététiques
Relatives à l’hygiène de vie et aux habitudes alimentaires
qui peuvent parfois suffire à normaliser la progression de la
plaque d’athérome
Perte de poids de 10 % Augmentation de la
ou réduction de l’IMC en consommation de fibres
dessous de 25 kg / m2 (fruits et légumes) et
réduction de celle de graisse
Suppression ou Augmentation de la pratique de
réduction du tabac, de l’exercice physique (environ 30
l’alcool, du sel, du minutes 3x / semaine)
cholestérol…
Traitements médicamenteux
Ils ont pour objectif de réduire les facteurs de risque (taux
de cholestérol) ou bien de s’attaquer à la plaque d’athérome
(thrombolyse, antiagrégant et anticoagulant)
Les statines Les Antidiabétiques
Molécules inhibitrices de la Ils agissent en réduisant le
HMG-COA réductase (enzyme taux de glucose sanguin
de la synthèse de cholestérol (glycémie)
dans le foie et l’intestin)
La lovastatine est la plus Plusieurs classes: Les
ancienne (1987) mais obsolète sulfonylurées, les
desormais, la simvastatine et glitazones et les inhibiteurs
la rosuvastatine de l’alpha glucosidase
Traitements médicamenteux
Thrombolytiques: lyse des thrombus obstruant les vaisseaux
sanguins. Ils reproduisent de façon artificielle le phénomène
physiologique de fibrinolyse et viennent en complément du
traitement anticoagulant
Activateur
Altéplase et Streptokin Produits de
tissulaire du Urokinase
ténectéplase ase dégradation
plasminogène
Plasminogène Plasmine
Facteur XIa, V
XIIa, Kalikrein Fibrine
Traitements médicamenteux
Voie intrinsèque avec facteurs circulants
Facteur XI
Voie extrinsèque avec
facteurs tissulaires Facteur IX Facteur XIIa
Antivitamine K: ils inhibent la synthèse des facteurs de
Facteur Facteur XIa
coagulations qui Xse fait par des protéines vitamine K
dépendantes. Peuvent être cités les dérivés de coumarine
Facteur VIIa Facteur IXa
(coumaphène ou warfarine, dicoumarol, coumatétralyle) Facteur et
XII
les autres comme le fluindione et le phénindione.
Xa, V, Ca, PL Facteurs de
contact
Fibrinogène
Prothrombine Thrombine IIa
Fibrine
Traitements médicamenteux
Les antiagrégants: ce sont des molécules qui vont empêcher
l’agrégation des plaquettes sanguines et par conséquent la
formation de thrombus.
Les inhibiteurs
Les analogues
irréversibles des
réversibles des
récepteurs P2Y12 à
inhibiteurs
l’ADP (adénosine
irréversibles des
diphosphate) dont
récepteurs P2Y12 à
l’activation aboutit à
l’ADP (les
l’agrégation
thiénopyridine comme
plaquettaire.
le Ticagrelor, le
Clopidogrel (Plavix),
Cangrelor et
Ticlopidine (Ticlid) et
l’Elinogrel)
Prasugrel (Efient)
Traitements médicamenteux
Les inhibiteurs de la Autres molécules:
cycloxygénase 1 comme inhibiteurs de la
l’aspirine, qui abaisse le phosphodiestérase
taux de thromboxane A2 (Cilostasol), de la
impliqué dans l’agrégation. glycoprotéine IIB et IIIA
Les anti-inflamatoires non (Tirofiban), inhibiteurs du
stéroidiens (paracétamol, récepteur PAR-1 à la
ibuprofène) inhibent aussi thrombine (Vorapaxar) et
la COX 1 mais peu utilisés les inhibiteurs des
car affectent également la récepteurs à la
COX 2) thromboxane
Traitements chirurgicaux
L’angioplastie Le Stent
Traitements chirurgicaux de type
angioplastie et stent sont dits
provisoires car en général après 4
à 5 années la plaque d’athérome
est de nouveau présente
L’infarctus du myocarde
Il se définit comme un défaut d’apport en oxygène et en
nutriments appelé ischémie myocardique
L’ischémie myocardique: conséquente à la thrombose d’une
artère coronaire qui alimente le muscle cardiaque. Ceci
aboutit à une nécrose du tissu non irrigué qui sera
responsable du déclenchement de plusieurs processus
Epidémiologie
De part la prise en charge des facteurs de risques
cardiovasculaires qui est bien meilleur aujourd’hui, leur
nombre a diminué de près de 60% en 25 ans
En Europe, le nombre de patients hospitalisés pour infarctus
du myocarde varie de 90 à 312 pour 100 000 habitants avec
pour un peu moins de 50% les infarctus ST+
Aux Etats unis, ce nombre est de 219 pour 100 000 habitants
avec pour 77 patients les infarctus type ST+
Les données épidémiologiques montrent que 77% des
patients sont des hommes et que l'âge moyen est situé
autour de 59 ans
Ces données ne tiennent pas compte des pays du tiers
monde ou les services d’urgences sont rares voir inexistant
avec une évaluation qui est erronée
Classification des infarctus myocardiques
Il existent deux artères coronaires droite et gauche qui
prennent naissance au niveau de la crosse aortique
Chacune va être à l’origine par ramification d’un réseau droit
(artère ventriculaire postérieur) et gauche (artère circonflexe,
rameau marginal et interventriculaire antérieur)
Les infarctus sont ainsi classifiés selon l’artère affectée et
l’importance de la souffrance du muscle cardiaque
Classification des infarctus myocardiques
Fonction de la topographie
Trois types d’infarctus sont observés selon la topographie:
Les infarctus trans-muraux c’est-à-dire qui s’étendent sur
toute l’épaisseur du myocarde
Les infarctus non trans-muraux séparés en rudimentaires
(paroi interne myocardique) et sous endocardiques (tissu en
contact avec le sang des cavités)
Les trois types d’infarctus sont facilement différenciés sur la
lecture de l’ECG:
Transmural avec la présence d’une onde Q large et profonde
Sous endocardique avec un sous décalage du segment ST
Rudimentaire avec la présence d’une onde T négative
Classification des infarctus myocardiques
Selon la topographie électrocardiographique, on distingue
les infarctus postérieurs, inférieurs, antérieurs, apicaux et
latéraux
Fonction du temps
Infarctus aigu qui survient avant la 12 heure postérieur au
ressenti de la douleur (à l’hôpital)
L’objectif est alors de localiser la coronaire bouchée pour
lyser le thrombus et sauvegarder le maximum de tissu
cardiaque
Infarctus sub-aigu ou semi récent qui survient après la 12
heure postérieur au ressenti de la douleur
L’objectif n’est plus de lyser le thrombus les dégâts étant
déjà présents mais d’éviter les complications
Classification des infarctus myocardiques
Fonction du mécanisme ou mode de présentation
Cette classification se fait selon cinq types d’infarctus
répertoriés:
Infarctus conséquent à la lésion d’une ou plusieurs artères
coronaires
Infarctus conséquent à une ischémie myocardique sans
lésion (spasme, thrombose)
Infarctus fulgurant responsable de la mort du patient par
mort subite
Infarctus conséquent à une complication d’une angioplastie
(thrombose du stent)
Infarctus conséquent à une complication d’un pontage aorto-
coronarien
Dosages des enzymes cardiaques
Au cours de l’infarctus se produit une variation du taux de
certaines E cardiaques signe de la mort cellulaire
L’E la plus spécifiques de ce dosage est la troponine I ou T et
son élévation est proportionnelle à la gravité de l’infarctus
En post infarctus son dosage répété permet un suivit de
l’évolution de la souffrance du tissu chez le patient et de
l’efficacité d’un traitement
D’autres E sont parfois dosées comme la créatine
phosphokinase membranaire ou encore les SGOT, SGPT et
LDH qui sont beaucoup moins spécifiques
Complications: mortalité inférieurs à 10%, insuffisance
cardiaque légèrement supérieure à 10%, troubles du rythme
cardiaque fréquents avec un traitement assez efficace
Métabolisée en NO / l’aldéhyde
déshydrogénase
mitochondriale: activation GC
Instable si il est
provoquant la vasodilatation
persistant après effort,
réduisant l’agrégation des
stable si il ne survient
plaquettes
qu’ à l’effort
Traitement: stopper l’effort et vasodilatateur
coronarien, la trinitrine (stable). Crainte d’une crise
cardiaque s’il est instable
Mort des myocytes et fibrose / prolifération des fibroblastes
Altération contraction et propagation du signal électrique.
Le myocarde va forcer plus pour maintenir le débit sanguin
avec hypertrophie ventriculaire et insuffisance cardiaque
Perturbations métaboliques
intracellulaires. Production de Courant Na+
radicaux libres persistant
Thrombose fonctionnement anaérobie
du
vaisseau
Na+ Ca2+
Prolifération des fibroblastes
(fibrose) pour remplacer les Ca2+
Na+
myocytes morts
Perturbation de Les KCOs:
Rigidité du l’activité hyperpolariser les
Traitement pharmacologique
muscle, électrique cellules et les protéger
[ATP]i
avec les anti-arythmiques K+ et
hypertrophie, déclenchant (Pinacidil, Nicorandil
insuffisance des arythmies Chromakalim)
Les anti arythmiques cardiaques
Il existe de nombreuses molécules regroupées en différentes
classes de 1 à 5 selon la classification de Vaughan Williams
(1970) et selon leur cible moléculaire
Classe 1: inhibiteurs du Classe 3: inhibiteurs
canal Na (réduisent la potassiques (Herg,
dépolarisation et sous ICa
0 KCNQ1 avec
subdivisés en 3 sous INa augmentation durée PA
classes: Ia, Ib et Ic) et période réfractaire)
mV
IK
Quinidine, Lidocaïne,
Sotalol, Amiodarone
Propafénone -80
300 msec
IK IK
Classe 2: antagonistes des récepteurs bêta.
Ils inhibent l'action des catécholamines Avlocardyl, Sélectol
(adrénaline)
Les anti arythmiques cardiaques
Classe 4: inhibiteurs calciques (canaux CaL). Diminution des PA
du NS, ralentissement de la conduction et baisse de la P° artérielle
en modifiant la fréquence cardiaque et la résistance périphérique
vasculaire
0 ICa
Dihydropyridines INa Nifédipine
Phénylalkylamines Vérapamil
Benzothiazépines mV Diltiazem
IK
-80
300 msec
IK IK
La classe 5: molécules dites non classées (elles ne ciblent pas les
canaux Na+, Ca2+, K+ ou les récepteurs bêta adrénergiques)
L’ivabradine (procolaran), Molécule à effet bradycardisant: Elle
inhibe If, courant responsable de l’automatisme cardiaque (courant
de pacemaker)
En inhibant If elle augmente la
durée de la phase de
dépolarisation diastolique
réduisant de cette manière la
fréquence cardiaque (décharge
de PA)
Indications de l’ivabradine : elle est prescrite pour lutter de façon
efficace contre l’angor quand il est stable. Dans ce cas elle est
préférée aux bêta bloquants dont les effets de désensibilisation
sont assez importants
Les glycosides cardiotoniques: molécules issues de plantes qui
inhibent la pompe Na/K/ATPase
Assemblage de sous-unités alpha et bêta. Hydrolysant d’1 ATP /
échange 3Na+ contre 2 K+ contre leur gradient [ ]. La phase de
dépolarisation du PA est due à une entrée massive de Na qu’il faut
ensuite évacuer et c’est la pompe Na/K/ATPase qui le fait avec un
effet hyperpolarisant
Son inhibition a des effets inotropes et
bathmotropes positifs (augmentation de
la force de contraction et de l’excitabilité
cellulaire) ainsi que des effets
chronotropes et dromotropes négatifs
(réduction de la fréquence et de la vitesse
de conduction AV)
Molécules: digoxine, la digitoxine, la ouabaïne ou encore la
convalatoxine
Les parasympathomimétiques sont des molécules qui miment
l’action du système parasympathique sur le cœur
Les parasympathomimétiques sont
des agonistes des récepteurs
nicotiniques et des récepteurs
muscariniques, ils agissent comme
l’Acétylcholine
Ils ont des effets bathmotropes, chronotropes et dromotropes
négatifs et provoquent une augmentation du débit par
vasodilatation coronaire. Leur utilisations requiert une
surveillance accrue de l’ECG
Parmi les parasympathomimétiques peuvent être cités la
striadyne, la galantamine, la pilocarpine, ou encore la néostigmine
Inhibiteur échangeur NCX: empêcher l’extrusion du calcium depuis
le cytoplasme vers le milieu extracellulaire ou inversement (en
fonction du types de pathologie)
Rôle important dans la régulation de la [Ca]i
des myocytes et par conséquent sur le
couplage excitation contraction
Il est également responsable des
oscillations calciques observées sur les
cellules de pacemaker (sinusales) pendant
la phase lente de dépolarisation diastolique
Le potentiel d’inversion (Vinv) du INCX est
situé entre – 20 et – 40 mV. Pour les Vinv
potentiel < Vinv il ya entrée de Na et sortie Vm
de Ca et inversement pour les potentiels >
Vinv
Traitements chirurgicaux
Pontage aorto-coronarien: réalisation une dérivation pour shunter
la zone d’obturation coronarienne
Prélèvement d’une partie de l’artère mammaire chez le patient
avec pontage entre l’artère sous clavière gauche et l’aval de la
coronaire
Prélèvement d’une partie de
la veine saphène chez le
patient avec pontage entre
la crosse aortique et l’aval
de la coronaire
Le pontage aorto coronarien permet de rétablir le flux sanguin et
d’irriguer à nouveau le tissu cardiaque mais le traitement
pharmacologique reste nécessaire
L’hypertrophie ventriculaire
Epaississement de la paroi des V. Elle peut être physiologique
chez les sportifs de haut niveau dont l’apport en oxygène, masse
musculaire plus développée, doit être augmenté
L’hypertrophie ventriculaire pathologique
est provoquée par l’hypertension artérielle,
le rétrécissement aortique et l’insuffisance
cardiaque. Elle affecte les deux ventricules
mais plus fréquemment le gauche
C’est le VG qui alimente la grande
circulation. Quand il y a HTA, insuffisance
cardiaque ou rétrécissement aortique il force
plus pour maintenir un débit constant et
pour augmenter sa force musculaire il
épaissi sa paroi
Aspect moléculaire de l’hypertrophie V
Augmentation de la taille des
cardiomyocytes. D’une manière générale
c’est l’ensemble du poule protéique
cellulaire qui est augmenté
Réduction pathologique de la contraction
Calcium intracellulaire: médiateur des voies hypertrophiques
Calcineurine:
SEK-1- c’est CsA
une protéineP phosphatase
Caspases (phosphatase
Augmentation
MKK-7 NF-
2B ou PP2B) quiFK506déphosphoryle
AT3
de 3nombreux facteurs
de la force
de contraction
impliqués dans diverses voies de signalisation
intracellulaires.
SAPKs/JN Il a été montré que
Calcineurine Baxchez des souris
Ks
transgéniques ou une activation constitutive de la
calcineurine est réalisée, il se NF-développe une hypertrophie
Apoptose ventriculaire
Hypertrophie AT3 gauche
Apoptose
Croissance cellulaire (RNA polymérases), facteurs de
transcription (c-Fos, c-Jun, Egr-1 et c-myc)
Pr- contractiles (skeletal α-actin, ventricular myosin light chain-2,
β-myosin heavy chain) et certains canaux ioniques (HCN, CavT)
Certains gènes qui ne sont exprimés, dans VG qu’en période
néonatale et dont l’expression disparaît en post-natal [facteur atrial
natriurétique (ANF) et le peptide natriurétique cérébral (BNP)]
Expression du RAT1A de l’angiotensine augmentée confirmant le
rôle du système rénine-angiotensine-aldostérone dans l’HVG
Traitement l’hypertrophie ventriculaire
Il consiste en réalité à traiter la cause (HTA, insuffisance cardiaque
ou rétrécissement aortique). Ce traitement plus ou moins efficace
est pharmacologique
Certains antihypertenseurs font régresser
l'HVG de façon précoce et durable:
méthyldopa (anti-hypertenseur) ,
bêtabloquants, IEC, anticalciques
L'effet de réduction de la masse est
modérée ou discutable avec les
diurétiques, il est nul ou inconstant avec
les vasodilatateurs
La régression de l'HVG, divers problèmes : fiabilité de la technique
de mesure; variations interindividuelles et inter-médicamenteuses,
caractères favorable de la régression, effet préventif de la
régression de l'HVG sur les complications cardiovasculaires. Un
traitement précoce de l'HTA peut prévenir l'apparition de l'HVG