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Arab

L'arabe est une langue afro-asiatique, parlée par environ 449 à 480 millions de personnes, et est la langue officielle de 27 à 28 États. Originaire de la péninsule Arabique, elle a évolué en plusieurs variétés, dont l'arabe littéral et l'arabe dialectal, marquée par une diglossie. L'arabe est également un vecteur culturel majeur, influencé par l'islam et la littérature, et est reconnu comme langue officielle dans plusieurs organisations internationales.

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  • arabe et langues sémitiques an…,
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  • arabe et langues malaises,
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Arab

L'arabe est une langue afro-asiatique, parlée par environ 449 à 480 millions de personnes, et est la langue officielle de 27 à 28 États. Originaire de la péninsule Arabique, elle a évolué en plusieurs variétés, dont l'arabe littéral et l'arabe dialectal, marquée par une diglossie. L'arabe est également un vecteur culturel majeur, influencé par l'islam et la littérature, et est reconnu comme langue officielle dans plusieurs organisations internationales.

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Début
Origine
Répartition géographique actuelle
Langue officielle
Diglossie

Vecteurs de rayonnement

Étude linguistique

Notes et références

Voir aussi

Arabe

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Page d’aide sur l’homonymie
Cet article concerne la langue arabe. Pour les autres significations, voir Arabe
(homonymie).

Arabe
‫ٱ ْل َع َر ِب َّية‬
(al ʿarabīya)
Pays monde arabe et diaspora arabe
Nombre de locuteurs entre 448 825 9731 et 480 000 0002
Nom des locuteurs arabophone
Typologie VSO, flexionnelle, accusative, à accent d'intensité
Écriture Voir écriture de l'arabe
Classification par famille
-langues chamito-sémitiques
-langues sémitiques
-langues sémitiques occidentales
-langues sémitiques centrales
-arabe
Statut officiel
Langue officielle 27 ou 28 États
Ligue arabe
Organisation de la coopération islamique
Organisation des Nations unies
Union africaine
Union du Maghreb arabe

Codes de langue
IETF ar
ISO 639-1 ar
ISO 639-2 ara
ISO 639-3 ara
[afficher]
Codes inclus
Étendue macro-langue
Type langue vivante
Linguasphere 12-AAC
Glottolog arab1395
État de conservation

Éteinte

EX
Menacée

CR SE DE VU
Sûre

NE
Langue non menacée (NE) au sens de l’Atlas des langues en danger dans le monde
Échantillon
Article premier de la Déclaration des droits de l'homme en arabe standard3 :
١ ‫المادة‬

‫ وقد وهبوا عقًال وضميًرا وعليهم أن‬.‫يولد جميع الناس أحراًرا متساوين في الكرامة والحقوق‬
‫يعاملوا بعضهم بعًضا بروح الإخاء‬

Carte
Image illustrative de l’article Arabe
Répartition géographique de la langue arabe.
arabe majoritaire
arabe minoritaire
modifier
L’arabe (en arabe : ‫ٱ ْل َع َر ِب َّية‬, al-ʿarabiyya4 /alʕaraˈbiːa/Écouter) est une langue afro-
asiatique de la famille des langues sémitiques. Avec un nombre de locuteurs estimé
entre 449 millions1 et 480 millions de personnes2, au sein du monde arabe et de la
diaspora arabe, l'arabe est de loin la langue sémitique la plus parlée, bien avant
l'amharique (seconde langue sémitique la plus parlée).

La langue arabe est originaire de la péninsule Arabique, où elle devint au VIIe


siècle la langue du Coran et la langue liturgique de l'islam. L'expansion
territoriale du Califat au Moyen Âge a conduit à l'arabisation au moins partielle
sur des périodes plus ou moins longues du Moyen-Orient, de l'Afrique du Nord et de
certaines régions en Europe (péninsule Ibérique, Sicile, Crète, Chypre, territoires
d'où elle a disparu, et Malte, où le maltais en constitue un prolongement
particulier). Parlée d'abord par les Arabes, cette langue qui se déploie
géographiquement sur plusieurs continents s'étend sociologiquement à des peuples
non arabes, et est devenue aujourd'hui l'une des langues les plus parlées dans le
monde. C'est la langue officielle de plus de vingt pays et de plusieurs organismes
internationaux, dont l'une des six langues officielles de l’Organisation des
Nations unies.

La langue arabe est marquée par une diglossie entre l'arabe littéral, langue
véhiculaire surtout écrite, et l'arabe dialectal, langue vernaculaire surtout
orale. L'arabe littéral comprend l'arabe classique (pré-coranique, coranique, et
post-coranique) et l'arabe standard moderne. L'arabe dialectal comprend de
nombreuses variétés régionales, pas toutes intelligibles entre elles.

Les vecteurs du rayonnement culturel de la langue arabe sont l'islam, la


littérature de langue arabe et les médias audiovisuels contemporains dont la
télévision et Internet. Un vecteur historique important de rayonnement fut
l'emprunt lexical de termes arabes dans des langues étrangères, entre autres les
langues romanes dont le français.

La prononciation de l'arabe comporte un nombre assez élevé de consonnes (28 en


arabe littéral) et peu de voyelles (trois timbres et deux longueurs en littéral,
souvent un peu plus en dialectal). L'arabe s'écrit au moyen de l'alphabet arabe.

Par sa grammaire, l'arabe est une langue accusative et flexionnelle qui fait un
usage important de la flexion interne. La syntaxe suit dans la proposition l'ordre
fondamental verbe-sujet-objet, et le déterminant suit le déterminé dans le groupe
nominal.

Des sciences linguistiques complémentaires à l'étude de la grammaire sont la


sémantique et la stylistique de l'arabe, ainsi que sa lexicographie qui étudie le
vocabulaire et permet l'élaboration de dictionnaires.

Origine
Articles connexes : alphabet arabe et langues sémitiques.

Inscription trilingue (grec, syriaque, arabe) de l'église Saint Serge à Zabad (sud-
est d'Alep) datée 512 apr. J.-C.5.
L'origine de la langue arabe remonte au IIe siècle, dans la péninsule Arabique.

La tradition donne également des origines bien antérieures : la reine de Saba,


l'ancien Yémen ainsi que des tribus arabes disparues dont les plus citées sont les
tribus ʿĀd (‫ )عاد‬et Thamūd (‫ ;)ثمود‬qui auraient été de la descendance de Iram, l'un
des fils de Sem fils de Noé6; et qui auraient parlé cette langue dans une forme
plus ancienne. Voir les langues sudarabiques anciennes.

Les plus anciennes inscriptions arabes préislamiques datent de 2677.

Les Abd Daghm étaient les habitants de Taïf et ce sont les premiers à inventer
l'écriture arabe8.
Répartition géographique actuelle
L'arabe est parlé à des degrés divers dans les pays arabes du Moyen-Orient, en Iran
(province du Khouzistan), en Turquie (frontière turco-syrienne), en Israël9, dans
les pays d'Afrique du Nord, du Sahara, du Sahel et sur les côtes de la Corne de
l'Afrique.

Il est également pratiqué dans la diaspora arabe.

Liste Swadesh (1-100).


Langue officielle
Article détaillé : Liste des pays ayant l'arabe pour langue officielle.

Pays où la langue arabe est :


seule langue officielle
langue co-officielle dans un pays à majorité arabophone
langue co-officielle dans un pays à minorité arabophone
L'arabe standard moderne est reconnu en tant que langue officielle de 25 États10,
ce qui le place en troisième position après l'anglais et le français :

les 22 États membres de la Ligue arabe : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn,


Comores, Djibouti, Égypte, Émirats arabes unis, Irak, Jordanie, Koweït, Liban,
Libye, Maroc, Mauritanie, Oman, Palestine, Qatar, Somalie, Soudan, Syrie, Tunisie,
Yémen ;
l'Érythrée ;
le Tchad ;
la République arabe sahraouie démocratique (reconnue par certains pays).
Le Somaliland, non reconnu internationalement, utilise également l'arabe comme
langue officielle, en plus du somali.

Par ailleurs, la langue officielle de Malte, le maltais, est une langue dérivée de
l'arabe sicilien du Moyen Âge.

Plusieurs organisations internationales ont l'arabe pour langue officielle :

la Ligue arabe ;
l'Organisation de la coopération islamique ;
l'Organisation des Nations unies ;
l'Union africaine ;
l'Union du Maghreb arabe.
Diglossie
Article détaillé : Diglossie.
La linguistique distingue différents registres de la langue arabe. La diglossie
oppose langue littéraire et langues vernaculaires.

Langue arabe littérale


L’arabe littéral est un terme générique qui regroupe quatre périodes historiques de
la même langue au cours desquelles se déploient successivement l'arabe classique
puis l'arabe standard moderne.

Arabe classique
Article détaillé : Arabe classique.
L’arabe ancien est celui de la poésie préislamique.

L’arabe coranique est la langue du texte sacré des musulmans, le Coran, et des
textes religieux.

L’arabe classique proprement dit est la langue de la civilisation arabo-musulmane.


Arabe standard moderne
Article détaillé : Arabe standard moderne.
L’arabe standard moderne naît au début du XIXe siècle en Égypte, après
l’introduction de l’imprimerie et les publications de livres modernes. Il a été
adopté par les pays de l’Afrique du Nord un siècle et demi plus tard. C’est la
langue écrite commune de tous les pays arabophones.

Langues arabes vernaculaires

Carte des différents dialectes arabes.


Article détaillé : Arabe dialectal.
Les langues vernaculaires orales, différentes l’une de l'autre dans chaque région,
et influencées par l’arabe standard sont appelées arabe dialectal11, les substrats,
superstrats et emprunts diffèrent selon les régions.

Les différences entre des dialectes moins éloignés, comme l’algérien et le marocain
ou le syrien et le libanais ne sont pas très grandes, mais celles entre « l’arabe
marocain » et « l’arabe syrien » le sont. (On remarque cette différence par la
prononciation et la dérivation des mots translatés de dialecte en dialecte.)
L'arabe est tout de même généralisé via l'arabe littéraire, enseigné à tous dans le
système scolaire arabe.
Les dialectes les plus importants sont l’égyptien, le chami, le maghrébin, le
hedjazi... Le chami est parlé en Syrie, au Liban, en Jordanie et Palestine, le
hassanya parlé en Mauritanie, au Maroc, au Sahara occidental et dans quelques zones
de l'Afrique de l'Ouest.
Généralement, entre eux, les locuteurs de dialectes différents utilisent plutôt
l’arabe littéral, ou une forme simplifiée de l’arabe littéral.
Regroupements de dialectes
Les langues arabes, regroupées en quatre groupes principaux, étant difficilement
intercompréhensibles à l'intérieur de ces groupes, on est conduit à distinguer une
quinzaine de langues très différentes (au moins autant que les langues latines) au
sein desquelles les variantes dialectales sont suffisamment fortes pour être
notées.

Les variantes arabes sont issues d'une matrice elle-même diverse, la Fassiha, forme
sémitique hétérogène, langue des poètes et sa forme « lingua franca » des
négociations inter-tribales.

L'arabe, désormais, constitue un ensemble de dialectes qui sont de plus en plus


différents les uns des autres, et ressemble au cas de la langue latine qui donna
naissance au français, à l'italien, à l'espagnol, etc. À titre d'exemple, l'arabe
algérien parlé en Algérie est aussi différent de celui parlé au Yémen que le
français peut l'être de l'espagnol, alors que ces deux derniers sont issus, l'un et
l'autre, du latin. Cependant on ne parle pas encore de langues différentes, bien
que l'arabe, comme le latin, tende à se différencier en plusieurs langues et
dialectes propres. Pour le moment, seule l'écriture semble faire l'unité de la
langue arabe.

En Occident par exemple, l'arabisation a commencé par l'implantation de camps


arabes en Espagne et en province d'Afrique (Tunisie et Algérie orientale),
phénomène à l'origine des langues andalouses et ifriqyennes, il s'est poursuivi par
arabisation[pas clair] par contamination commerciale et administrative sur la
population « romaine » autochtone, tandis que la ruralité « amazigh » a gardé la
langue amazighe, les communautés urbaines maures sont apparues avec cette constante
influence andalouse et ifriqyenne, notamment à Kairouan, Fès, Tlemcen, etc. et les
nécessités liturgiques arabes dans ces centres universitaires, puis de
l'arabisation administrative, surtout à partir des Mérinides (XIIIe siècle).

En parallèle, depuis le XIe siècle, et surtout le XIIIe siècle, des populations


arabes bédouines (sinaïtes, libyennes, cyréniennes et peut-être yéménites) ont
peuplé le Maghreb central et oriental, ainsi que les espaces sahariens,
influençant, chacun avec leur dialecte propre (lié à leur origine singulière et
leurs développements autonomes propres...) les populations berbères les plus
sensibles.

Le groupe maghrébo-hassani, et les trois types de langue maghrébine (« aroubi », «


maure », ifriquien) et la hassânya, tout en gardant des différences fortes, n'ont
cessé d'échanger à l'intérieur d'espaces cohérents, et sont désormais absorbés par
les dialectes nationaux standards.[réf. nécessaire]

Ils ne sont pas du tout intercompréhensibles, mais une forme de maghrébin simplifié
permet une intercompréhension entre les commerçants par exemple, mais souvent le
français prend le pas dans la diplomatie et le grand commerce.

Au Moyen-Orient
Châmi
Cilicien
Alepo-Homçi
Damasco-Libanais
Jordano-Palestinien
Jazirien
Irakien
Arabe du Golfe
Hedjazo-Najdi
Yemeno-Hadramaoui
Égyptien, cyrénien, Ghazaoui
Groupe bédouin
Bédouin : il s'agit d'un groupe qui connait une unité très claire et une similitude
avec les dialectes sédentaires locaux, surtout le tripolitain, le jazirien,
cyrénien, jordano-palestinien et Najdi, le hadramaoui...
Libyen
Syro-bédouin du nord, nord Syrie, (Liban), sud-jazirien
Syro-bédouin du sud (Palestine-Jordanie-sud-Syrie)
bédouin péninsulaire (Arabie saoudite et Jordanie)
bédouin néguévo-sinaïtique (Égypte et Palestine).
Au Maghreb
Darija du Maghreb (arabe maghrébin)
Dialectes « citadins » (non-hilaliens) du Maroc : parlers anciens de Rabat, Salé,
Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Taza.
Dialectes pré-hilaliens montagnards : parlers des Jbalas, Ghomaras
Dialectes pré-hilaliens citadins: région de Tlemcen et de l'est algérien (Jijel,
Constantine, Mila, Sétif et Skikda)
Dialectes hilaliens des plaines atlantiques : parlers de Chaouia, Doukkala,
Rehamna, Sraghna, Tadla, Gharb
Dialectes hilaliens de l'est du Maroc.
Parlers « urbains » (koinès) à forte influence hilalienne du Marocain : parlés dans
les grandes villes du Maroc, résultat du brassage de différents dialectes à la
suite des migrations des populations rurales vers les grandes villes
Arabe du Sud (transitionnel Hassani) : parlers de Tafilalet, Giri, Tata
Dialectes des Hauts-Plateaux algériens (traits nomades)
Dialectes citadins (traits sédentaires) du centre-nord et de l'est algérien
Tunisien : parlers pré-hilaliens dans les villes du Grand-Tunis, Nabeul, Hammamet,
Bizerte, Sousse, Kairouan, Monastir, Mahdia et Sfax et parlers hilaliens dans le
reste de la Tunisie
Hassâniya, entre le Sénégal et le Niger au sud et l'anti-atlas au nord.
groupe « marocain » (Daoublali, Yahiaoui, Baamrani...), transitionnel avec «
l'arabe du sud »
groupe sahraoui (de la Sagya à l'Adrar)
groupe trarza-tagant
oriental (entre Tichitt et Niger)
En Europe
L'arabe andalou (disparu) parlé au Moyen Âge en Al-Andalus (Péninsule ibérique et
côtes du sud de la France).
L'arabe sicilien (disparu) parlé au Moyen Âge en Sicile et dans les Pouilles autour
de la ville de Bari.
Le maltais parlé à Malte est proche des dialectes arabes maghrébins et en
particulier du tunisien12.
Groupe subsaharien
Tchadien
standard
arabya (langue ethnique)
darfouri
Soudanais
khartoumi et post-nubien
"arabya" (langue ethnique)
nilotique
Vecteurs de rayonnement

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juillet 2021).


Un premier vecteur de rayonnement est la religion musulmane. L'arabe est resté une
langue liturgique dans la plupart des pays musulmans, bien que l'arabe coranique se
soit éloigné de la langue arabe moderne.

Un deuxième vecteur de rayonnement est la littérature en prose et poétique. Des


écrivains non arabes ont utilisé la langue arabe pour leurs publications, comme le
médecin et philosophe perse Avicenne. Les rois normands de Sicile se piquaient de
parler l’arabe.

Un troisième vecteur de rayonnement sont les médias contemporains, journaux, radio,


télévision (chaînes d'information panarabes, telles Al Jazeera ou Al-Arabiya) et
les possibilités multiples d'internet.

Un vecteur important plus ancien est l’emprunt à l'arabe de mots et expressions par
les langues non arabes, telles les langues romanes, comme le français.

Interférences entre la langue arabe et la religion


Article détaillé : Termes arabes utilisés en islam.
La langue de l'islam étant l'arabe, de nombreux mots du domaine religieux sont
d'abord apparus dans cette langue, et certains mots religieux n'existent qu'en
arabe, ou possèdent un sens plus précis en arabe.

L'arabisation est fortement liée à l'influence culturelle, commerciale et


administrative d'États se réclamant tout d'abord de la religion coranique.

Ainsi, en dehors du monde arabe proprement dit, plusieurs langues et de nombreux


peuples ont été ou sont marqués de manière plus ou moins importante par la langue
arabe et ont souvent adopté l'alphabet arabe.

En Europe
Le castillan et le ladino (judéo-espagnol) sont influencés par la langue arabe et
notamment le portugais qui est fortement marqué. La variante espagnole andalouse
(qui a été largement écrite en caractère arabe : langue mudéjare), absorbée et
annihilée par la période castillane (1240 à nos jours) en est une des composantes
les plus frappantes, mais son influence sur les deux idiomes plus nordiques se
double de l'influence générale de la civilisation islamique sur les royaumes «
galiciens ». Depuis le XIIIe siècle, et a fortiori le XVIe siècle, le castillan a
perdu une bonne partie de son vocabulaire arabe.
Le sicilien en particulier et l'italien du Sud dans une moindre mesure sont
largement marqués par la période arabe (IXe-XIe siècle) et la poursuite de sa
civilisation sous les Normands au XIIe siècle. L'arrivée massive d'arabophones
serviles originaires de Libye s'est poursuivie au cours de l'époque moderne pour
l'exploitation sucrière et a contribué à entretenir et à renouveler le vocabulaire
arabe de cette langue latine sicilienne.
Le serbo-croate, en particulier celui de Bosnie, et l'albanais ont été arabisés à
l'époque ottomane; ils ont ainsi reçu une riche terminologie religieuse,
administrative, théorique, issue de l'arabe via le turc ottoman.
Le turc de Turquie, le kurde et l'azerbaïdjanais du Sud comprennent plus d'un tiers
de vocabulaire arabe, en dépit d'une entreprise, menée au XXe siècle par la
République de Turquie, pour la remplacer par des importations turkmènes et des
néologismes, l'emploi du vocabulaire turc-ottoman et anatolien, très arabisé, est
resté très fort.
Le tatar a été influencé indirectement par le biais du persan et du turc
séldjoukide (XIIIe – XVe siècles) puis le turc ottoman à l'époque de l'État de
Crimée (XVIe – XVIIIe siècles). Mais comme les langues caucasiennes plus tardivement
musulmanes (XVIIe – XIXe siècles) (abkhaze, tcherkesse, tchétchène, daguestani, et
même l'azerbaïdjanais du nord), le tatar a été très rapidement russifié.
En Asie
Le persan et les autres langues iraniennes sont tellement influencés par le
vocabulaire arabe, dans tous les domaines, que certains linguistes y ont vu une
langue sémitique[réf. nécessaire] au XIXe siècle. Seul le tadjik du nord a subi une
nette influence russe au XIXe siècle et surtout au XXe siècle.
Les langues turques d'Asie Centrale (ouzbek-ouïghour, kazakh-kirghize, turkmène)
sont elles aussi très marquées par une influence persane certaine. Les néologismes,
comme en persan, sont souvent issus de néologismes de l'arabe standard
contemporain.
Les langues ourdou-hindi, sindhi, panjâbî, rajasthani et marahsti, et dans une
moindre mesure le bihari, le bengali et certaines langues dravidiennes, sont très
fortement influencées par la langue arabe. De son côté, l'ourdou a opté pour la «
politique du hindi le plus arabisé (et persanisé) » afin de créer la langue
pakistanaise et, comme ses voisins afghan et iranien, a conservé les caractères
arabes.
Le hui de Chine peut être écrit encore aujourd'hui en caractères arabes. Les
originalités du dialecte ont mené à distinguer cette langue du mandarin et du jin,
les deux groupes han voisins. Ses locuteurs composent jusqu'à 20 % de la petite
région autonome du Ningxia.
Le javanais et le malais sont superficiellement arabisés, plus ou moins dans la
même mesure que le tatar, le kazakh ou le wolof.
En Afrique
Au Maghreb le processus d'arabisation est entamé dès le VIIe siècle avec la
fondation de la ville de Kairouan, à partir duquel l'arabe devient langue
religieuse et administrative, tandis que le vocabulaire arabe entre dans les
dialectes puniques, latins et berbères des plaines et des cités les plus
importantes. Les invasions hilaliennes accélèrent l'arabisation des populations,
introduisant encore plus de vocabulaire courant, bien au-delà du vocabulaire
religieux ou d'origine proprement coranique.
Les populations musulmanes du Tchad, du Soudan et de la corne de l'Afrique (toubou,
nubiens, darfouris, afars, oromos, somalien) sont à des degrés divers si arabisés
que la plupart des hommes sont arabophones, si bien que leurs langues en ont subi
une influence claire et directe depuis plus de cinq siècles (en particulier en
Somalie).
Les populations bantoues de l'est sont toutes largement marquées par la
civilisation swahili. À l'instar du persan, cette famille de langue présente une
structure non arabe, mais un vocabulaire formé jusqu'à 50 % d'emprunts à l'arabe.
Si le swahili s'écrit aujourd’hui en caractères latin, l'écriture arabe reste très
répandue.
En Afrique de l'Ouest, de la même manière, l'islamisation et l'arabisation du
commerce au Moyen Âge, puis les invasions bédouines ont produit deux couches de
forte arabisation. Les langues de cette région s'écrivaient depuis le XIIe siècle
en caractères arabes, ce qui a augmenté l'influence de cette langue, surtout sur
les peuples sahélo-sahariens (songhai, peuls, touaregs), et dans une moindre mesure
en wolof, bambara, mossi et haoussa, ces langues n'étant réellement influencées par
l'islam que vers la fin de l'époque moderne.
La littérature arabe
Articles détaillés : Littérature de langue arabe et Poésie arabe.
Quelques écrivains arabes célèbres sont :

Abou el Kacem Chebbi, célèbre poète tunisien ;


Naguib Mahfouz, lauréat du prix Nobel de littérature en 1988 ;
Averroès est un philosophe, un théologien islamique, un juriste, un mathématicien
et un médecin musulman du XIIe siècle ;
Ibn Khaldoun, historien, philosophe et homme politique du XIVe siècle ;
Edward Said, est un théoricien littéraire, un critique et un intellectuel
palestinien de citoyenneté américaine ;
Taha Hussein, romancier, essayiste et critique littéraire égyptien du XXe siècle ;
Ahmad Amîn, penseur et écrivain arabe ;
Imrou'l Qays, poète préislamique, auteur de l'un des poèmes suspendus (Al
Mu'allaqât) ;
Al-Mutanabbi, grand poète de la ville de Koufa ;
Nizar Kabbani, poète syrien ;
Adham Sharqawi, écrivain et romancier palestinien ;
Khalil Gibran, est un écrivain, poète, peintre et photographe libanais de
citoyenneté américaine ;
Antara Ibn Chadded el'Absi, poète arabe pré-islamique du VIe siècle ;
Abu Bakr Mohammed ben Abd-el-Malik ben Tufayl el-Qaïci, dit « Ibn Tufayl (‫)ابن طفيل‬
», est un philosophe andalou, astronome, médecin, mathématicien.
Les médias contemporains
L'arabe est une langue internationale. Toutefois, en dehors du monde arabe, il est
moins enseigné en tant que langue étrangère que d'autres langues internationales.
On ne le trouve guère que dans les universités et certains instituts spécialisés.
Le manque de volonté politique pour promouvoir la langue ainsi que l'écart plus ou
moins important entre l'arabe littéral et les différentes formes d'arabe dialectal
sont peut-être des obstacles à l'internationalisation réelle de l'arabe13. Mais,
l'essor de nouvelles chaînes d'information panarabes, telles Al Jazeera, Al-
Arabiya, ou encore l'utilisation de l'arabe par des chaînes étrangères telles que
la chaîne française France 24, BBC Arabic Television, Russia Today, la Télévision
centrale de Chine, Euronews ou l'américaine Al-Hurra entrainent un renouveau de la
langue arabe, attesté par la création depuis quelques années de tests, comme CIMA
développé par l'Institut du monde arabe avec le CIEP, pour certifier le niveau de
langue.

Les emprunts lexicologiques à l'arabe


L’arabe a légué une série de mots aux langues romanes (et de là aux autres langues
d’Europe dont le français), surtout à l'espagnol, à l'italien et au portugais.

Emprunts arabes du français


On trouve des mots d'étymologie arabe en français. Ces emprunts se sont faits
soit :

directement (alfa, almée, amiral, arack, baobab, baraka, barbacane, barde, bédouin,
bled, bordj, bouracan, cadi, cafard, caïd, calife, camaïeu, came, caoua, chiffre,
chott, clebs, fellah, gazelle, harem, hasard, henné, jarre, kandjar, laiton, luth,
maboul, maghrébin, méchoui, oued, salamalec, tambour, toubib, etc.),
à partir d’une variété de l’arabe dialectal,
Maghrébin (barda, bézef, chouya, kif-kif)
Algérien (matraque, nouba, razzia, youdi)
Marocain (argan- d'origine berbère-, flouze, tajine)
Égyptien (cange, goudron, mamelouk) ;
par l’intermédiaire du latin médiéval ou scientifique (alchimie, alcool, algèbre,
alidade, amalgame, ambre, arcanne, avives, azur, benjoin, benzine, bourrache,
camphre, chiffre, estragon, jupe, momie, orcanette, safran, sirop, zénith, etc.) ;
par l’intermédiaire d’autres langues européennes, notamment romanes
principalement l’espagnol (abricot, alcade, alcarazas, alcôve, alezan, alfange,
algarade, alguazil, almanach, aman, arrobe, aubergine (catalan), azerole, azimut,
basaner, carmin, épinard, felouque, récif, etc.),
l'italien (arsenal, artichaut, assassin, aval, avanie, avarie, berner, café,
calfeutrer, calibre, carafe, coton, douane, girafe, hégire, magasin, sirocco, tare,
tarif, zéro, etc.)
et le portugais (argousin, abricot) ;
Il n'est pas toujours possible de déterminer s'il y a eu un intermédiaire occitan
ou non, entre l'espagnol ou l'italien et le françaisNote 1.

D’autre part, l’arabe a transmis au français des mots originaires d’autres langues,
notamment l’hindi (bonduc, candi)[réf. nécessaire], le persan ( alkékenge,
alkermès, aniline, aubergine,azur, babouche, borax, bore, douane, orange, timbale,
etc.)[réf. nécessaire], mais aussi le grec ( alambic,almanach, antimoine, etc.)
[réf. nécessaire].

Citons enfin le cas du mot abricot, qui vient du latin praecoquum (qui a donné le
doublet précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par
l’intermédiaire du grec ancien πραικόκιον / praikókion, de l’arabe ‫( َأْلَبْرُقوق‬ʾal-
barqūq) (qui veut dire prune ou pruneau), de l’espagnol albaricoque ; un
intermédiaire catalan albercoc avait donné aubercot, mot qui ne s’est cependant pas
imposé contre albricòt de l'occitan pour abricot14.

En ce qui concerne les noms propres, beaucoup de noms d’étoiles viennent également
de l’arabe : Aldébaran, Bételgeuse, Algol, Alioth, Véga, Mizar, Fomalhaut, Altaïr,
Saïph (Kappa Orionis), etc.

Une théorie : l'emprunt de l’article défini de l'arabe


Article connexe : alphabet arabe.
L’article défini dans les langues romanes dérive des démonstratifs latins comme
ille, illa15. Il existe par ailleurs, indépendamment, dans les langues germaniques
(par exemple l'allemand der, die, das), ou en grec ancien et moderne. De même,
l’article indéfini provient du nombre signifiant « un » dans les langues indo-
européennes (uno, una dans certaines langues romanes, ein en allemand, etc.).

Mais une théorie[De qui ?] croit y voir un emprunt à l’arabe dans les langues
romanes[réf. nécessaire], se fondant sur la ressemblance avec a- ou al, l’unique
article défini arabe (on a al normalement quand le mot arabe commence par une «
consonne lunaire », c’est-à-dire principalement q, m, k et b ; et a- quand il
commence par une « consonne solaire », c’est-à-dire principalement d, r, s, t et z.

Dans de nombreux mots empruntés à l'arabe, le castillan notamment, a souvent


conservé cet article défini et l’a agglutiné au substantif. En revanche, ce
phénomène est beaucoup plus rare en italien dans les emprunts populaires. Par
exemple à l'espagnol aduana, algodón, azúcar correspondent doana (ancien italien >
douane), cotone (> français coton), zucchero (> français sucre). En français, les
mots qui conservent l'article sont généralement des emprunts à l'espagnol ou au
latin médiéval, par exemple : alcool (< espagnol alcohol), alcali (< latin médiéval
sal alkali), algèbre (< latin médiéval algebra), etc. et du temps de Voltaire on
parlait de l'Alcoran.

Emprunt des chiffres arabes


Article détaillé : Chiffres arabes.
Les chiffres arabes, utilisés dans la numérotation occidentale, ont été empruntés
aux Arabes, qui les avaient eux-mêmes empruntés aux Indiens16.

Actuellement, dans le monde arabe, seuls les pays du Maghreb (Tunisie, Algérie,
Maroc, Libye, Mauritanie) utilisent les chiffres « arabes » dans leur forme
occidentale ; les autres pays utilisent les anciens chiffres arabes, appelés
naturellement « indiens » (mais ils sont différents des vrais chiffres hindis).

Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle ont été introduits en Europe par
le mathématicien italien Fibonacci qui en a appris l’usage dans la ville de Béjaïa
capitale de la petite Kabylie (Algérie) au Moyen Âge. En 1202, Fibonacci publie
Liber abaci (« Le livre des calculs »), un traité sur les calculs et la
comptabilité fondée sur le calcul décimal à une époque où l’Occident utilisait
encore les chiffres romains et calculait sur abaque. Ce livre est fortement
influencé par sa vie dans les pays arabes ; il est d’ailleurs rédigé en partie de
droite à gauche. Par cette publication, Fibonacci introduit le système de notation
arabe en Europe. Ce système est bien plus puissant et rapide que la notation
romaine, et Fibonacci en est pleinement conscient. Il peina cependant à s’imposer
avant plusieurs siècles. L’invention sera mal reçue car le public ne comprenait
plus les calculs que faisaient les commerçants. En 1280, Florence interdit même
l’usage des chiffres arabes par les banquiers. On jugea que le 0 apportait de la
confusion et des difficultés au point qu'ils appelèrent ce système cifra (de sifr,
zero en arabe), qui prit la signification de « code secret » en latin, tout comme
le mot chiffre en français.

Étude linguistique
Articles détaillés : Enseignement de l'arabe en France et Académie arabe de Damas.
La linguistique tient compte de la diversité de la langue arabe qui se présente
sous les formes diglossiques d'une langue classique, coranique et littéraire, mais
aussi sous une multiplicité de formes dialectales.

La linguistique, appliquée à chacun de ces « niveaux de la langue », étudie


successivement l'arabe aux points de vue suivants.

Prononciation
Articles détaillés : Prononciation arabe et Phonologie de l'arabe.
La prononciation de l'arabe est étudiée par trois sciences linguistiques
complémentaires qu'il convient de ne pas confondre, la phonétique, la phonologie,
et l'orthophonie. Cette dernière est normative et comprend l'étude de la
cantillation des textes arabes liturgiques.

Écriture
Article détaillé : Écriture de l'arabe.

Exemple d'écriture arabe.


L'écriture de l'arabe est un phénomène qui peut être étudié, soit en tant que
système graphique de l'arabe, soit au point de vue des modalités techniques de
cette écriture.

Panneau stop à Marrakech.


L'étude du système graphique s'attache à décrire l'alphabet arabe et les signes
diacritiques de l'arabe parmi lesquels se détachent les particularités de
l'écriture de la hamza. Les chiffres arabes intègrent aussi ce système graphique de
l'arabe. La linguistique étudie aussi les problèmes de translittération (telle la
translittération baha'ie) et de transposition, mais aussi l'usage du système
graphique arabe pour écrire des langues non arabes (comme le urdu) qui exige des
adaptations de l'alphabet arabe à ce nouvel usage.
Les modalités techniques de l'écriture arabe sont la calligraphie, la typographie,
la dactylographie, et l'usage contemporain des programmes informatiques.

L'arabe s'écrit de la droite vers la gauche.

Grammaire
Article détaillé : Grammaire arabe.
La grammaire arabe étudie la formation des mots, la morphologie, et leur
composition en phrases, la syntaxe.

Sémantique
L'étude sémantique de la langue arabe s'attache au sens des mots.

Lexicographie
Article détaillé : Lexicographie arabe.
La lexicographie de l'arabe étudie le vocabulaire de cette langue et la composition
de dictionnaires.

Plus spécifiquement, elle étudie le vocabulaire de l'islam, ainsi que la formation


de prénoms arabes et de noms propres arabes.

Stylistique
Article détaillé : Stylistique de l'arabe.
La stylistique de l'arabe étudie la littéralité des textes arabes, et l'usage
qu'ils font des figures de style, tant en prose qu'en poésie.

Notes et références
Notes
Louis Alibert dans sa Gramatica occitana donne la liste suivante : aiganafa,
alambic, albricòt, alcassin, alcavòt, alcòl, alcòva, alfa, alfàbia, alfasega,
almanac, alquimia, alquitran, aluda, ambre, argelat, assassin, aubergina, aubèrja,
aubièca, augebit, avivas, azard, azeròla, azur, barbacana, barracan, basana,
borraja, burnós, camfre, carmin, carróbia, charrabià, chifra, coton, cramesit,
doana, eissauga o savega, escac, escarabida, escarchòfa, estragon, faca, farda,
festuc, garbin, garrofa, gipon, jansemin, jària, julèp, laut, limona, madraga,
magazin, malhuc, marfega, marrega, matalàs, mesquin, mortaisa, papagai, quermès,
quintal, realgar, sabaton, sacre, safran, sagaia, sarron, senha, siròp, sucre,
taça, tafatàs, tafurèl, tambor, tara, tarifa, tartana, taüc.
Références
Ethnologue [ara].
« Arabic [archive] », sur University of Birmingham.
Texte en ligne sur le site [Link] [archive].
Translittération ALA-LC qui permet la translittération de l'alphabet arabe en
caractères latins.
(en) « Zebed Inscription: A Pre-Islamic Trilingual Inscription In Greek, Syriac &
Arabic From 512 CE [archive] », sur Islamic Awareness.
Cf. Genèse X, 23.
(en) J. F. Healey & G. R. Smith, Jaussen-Savignac 17 - The Earliest Dated Arabic
Document (A.D. 267), Atlal, The Journal Of Saudi Arabian Archaeology, 1989, vol.
12, p. 77-84.
Toufic Fahd, Études d'histoire et de civilisation arabes, voir bibliographie.
(en) « Arabic in Israel: an official language and a cultural bridge [archive] »,
sur [Link], 18 décembre 2016 (consulté le 12 juin 2018)
Wright, 2001, p. 492 [archive].
« Le substrat berbère dans l’arabe maghrébin »([Link] • Wikiwix • [Link] •
Google • Que faire ?) (consulté le 16 mai 2013)
Borg and Azzopardi-Alexander Maltese (1997:xiii) "The immediate source for the
Arabic vernacular spoken in Malta was Muslim Sicily, but its ultimate origin
appears to have been Tunisia. In fact Maltese displays some areal traits typical of
Maghrebine Arabic, although during the past eight hundred years of independent
evolution it has drifted apart from Tunisian Arabic".
Jacques Leclerc, « L'arabe [archive] », sur L'aménagement linguistique dans le
monde, Université Laval, 7 septembre 2012 (consulté le 28 octobre 2014).
Explication de Bernard Cerquiglini en images [archive] et Louis Alibert dans sa
Gramatica occitana
Maria Iliescu, Aspects de l’évolution de l’article défini en français et en
roumain, Travaux de linguistique [archive], 2009/2, no 59.
« Encarta 2006 [archive] » (consulté le 29 décembre 2019)
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :

arabe, sur le Wiktionnaire


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Guide linguistique arabe, sur Wikivoyage
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Catégorie:Mots en français issus d’un mot en arabe, sur le Wiktionnaire

Une catégorie est consacrée à ce sujet : Langue arabe.


Bibliographie
Les ouvrages sont classés par date d'édition :

(en) T. F. Mitchell, Colloquial Arabic, collection « Teach Yourself Books », Hodder


and Stoughton Ltd, London 1962, dixième impression 1980, (ISBN 978-0-340-26519-2)
Boutros Hallaq, L'arabe pour tous, collection « les langues pour tous », Presses
Pocket, 1984, (ISBN 978-2-266-01340-6)
Michel Neyreneuf et Ghalib Al-Hakkak, Grammaire active de l'arabe, collection « les
langues modernes », Le Livre de poche, Paris 1996.
(en) Thomas Bauer, Arabic Writing, The World's Writing Systems, ouvrage collectif
sous la direction de Peter T. Daniels et William Bright, Oxford University Press,
1996.
Toufic Fahd, Études d'histoire et de civilisation arabes, éditions Isis, 1997,
(ISBN 975-428-106-8) présentation en ligne [archive]
Mathieu Guidère, Arabe grammaticalement correct ! Grammaire alphabétique de
l'arabe, Éditions Ellipses, Paris 2001, (ISBN 2-72980923-6)
Ghani Alani, L'Écriture de l'écriture : Traité de calligraphie arabo-musulmane, éd.
Dervy, 2002.
Régis Blachère et Maurice Gaudefroy-Demombynes, Grammaire de l'arabe classique,
Maisonneuve et Larose, cinquième édition, 2004.
(en) Kristen Brustad, Mahmoud Al-Batal, Abbas Al-Tonsi, A Textbook for Arabic: Part
Two. Georgetown University, Washington, DC, 2005 (ISBN 978-1589010963), 1re édition
1997, (ISBN 0-87840-350-7)
Boutros Hallaq, Quarante leçons pour parler arabe, collection « langues pour tous
», Univers Poche, Pocket, Paris 2009, (ISBN 978-2-266-18910-1)
Dictionnaire Mounged de poche (français arabe ─ ‫)فرنس ّي عرب ّي‬, éditions Dar el-Machreq,
dixième édition, Beyrouth.
Alain Rey, Le voyage des mots : De l'Orient arabe et persan vers la langue
française, éditions Guy Trédaniel, octobre 2013, (ISBN 978-2-266-18910-1).
Jean Pruvost, Nos ancêtres les Arabes, Paris, JC Lattès, coll. « Essais et
documents », 8 mars 2017, 300 p. (ISBN 978-2-7096-5941-3, BNF 45237509)
Articles connexes
Arabe standard moderne
Arabe dialectal
Arabisation
Enseignement de l'arabe en France
Liens externes
Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica
[archive]Brockhaus [archive]Encyclopædia Iranica [archive]Internetowa encyklopedia
PWN [archive]Nationalencyklopedin [archive]Store norske leksikon
[archive]Universalis [archive]
Notices d'autorité : BnF (données)IdRefLCCNGNDJaponEspagneIsraëlTchéquieGlottocode
(en) Fiche langue de l'arabe [archive] [ara] dans la base de données linguistique
Ethnologue.
(en) Fiche langue de l'arabe [archive] [arab1395] dans la base de données
linguistique Glottolog.
(en) Sources d'information traitant de l'arabe [archive] sur le site de l'OLAC.
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Arabic serves as a unifying factor through its standard and literary form, which provides a common cultural and religious foundation across Arabic-speaking regions, allowing for shared media and literature. Conversely, it is a dividing factor due to its dialectal variations, which can be as distinct from each other as separate languages, reflecting diverse historical influences and geographical separations. These variations require speakers from different regions to rely on the standard form or other languages for mutual understanding, highlighting both the linguistic richness and the communicative barriers within the Arab world .

The historical spread of Arabic bears similarities to that of Latin, as both served as lingua franca culturally and administratively across vast regions. Arabic spread widely due to Islamic conquests and the subsequent Arabization of local populations, similar to the Roman expansion that disseminated Latin. Both languages evolved into distinct regional varieties: like Latin into French, Italian, and Spanish, Arabic diversified into numerous dialects such as Maghrebi and Leventine . Despite these divergences, the unifying aspect for Arabic remains the written language, akin to how Latin retained a literary presence .

Arabic exhibits a diglossic nature where there is a clear distinction between the literary language (Arabic literal) and the spoken regional dialects (Arabic dialectal). The literary form, including Classical Arabic and Modern Standard Arabic, is primarily used in formal settings like writing and official communications, resulting in uniformity across regions. However, the regional dialects, which can be significantly different and not mutually intelligible (e.g., Moroccan and Syrian Arabic), are used in everyday speech. Consequently, this diglossia affects communication such that people may rely on the literary form for inter-regional dialogue or adopt a simplified version of it, which maintains a degree of mutual comprehension .

The Arabic script holds significant importance as it has been adapted to write several non-Arabic languages, such as Urdu and Persian, allowing these languages to share a script with deep cultural and historical ties to the Islamic world. These adaptations often involve adding characters to better represent the phonological systems of the non-Arabic languages, facilitating cultural exchange and maintaining scriptural unity within diverse linguistic communities .

The status of Arabic as an official language in 25 states significantly facilitates diplomatic and trade relationships across Arabic-speaking regions and with non-Arabic-speaking countries. It allows for cohesive communication in international organizations like the UN and promotes cultural exchange. However, it also requires comprehensive translation services and fosters multilingualism as international entities interact with different dialects and cultural contexts within these states, enhancing global diplomatic efforts and trade negotiations .

The introduction of the printing press in the 19th century had a substantial impact on the development of Modern Standard Arabic by enabling the dissemination of written materials, thus fostering increased literacy and standardization of the language. It facilitated the production of textbooks, newspapers, and literature, accelerating the language's adaptation for modern communication needs and its adoption by educational institutions across North Africa and the Middle East .

Several social and cultural factors contributed to the establishment of Arabic as a major world language. The spread of Islam played a crucial role, as Arabic became the liturgical language of Muslims, leading to its adoption and adaptation by diverse communities. The flourishing of the Arab-Muslim civilization encouraged scientific, philosophical, and literary achievements, attracting scholars and historians to the language. Additionally, the rise of Arab-led trade routes and cultural exchanges across regions helped reinforce Arabic's international status .

Arabic dialects have laid the groundwork for the formation of languages like Maltese, which derives from Arabic spoken in medieval Sicily, mirroring the evolution of Latin into Romance languages. As Arabic dialects spread and absorbed local influences, they created distinct linguistic profiles that diverged substantially from the classical language, similar to the way Vulgar Latin developed into separate Romance languages due to regional adaptations and influences .

Lexicography has been pivotal in the evolution and standardization of Arabic by documenting and analyzing the vocabulary, leading to the compilation of dictionaries that bridge the diverse dialectal variations. These dictionaries help maintain the integrity of Modern Standard Arabic as the lingua franca and preserve classical literary forms, supporting educational and religious purposes. The study of lexicography ensures the development of linguistic resources that guide language learning and usage, thereby promoting uniformity despite the dialectal diversity .

Modern media has profoundly impacted the use and perception of the Arabic language by increasing its visibility and fostering a sense of shared identity among speakers globally. Through news outlets, social media, and satellite television channels, Arabic has a platform to enhance intercultural communication and present Middle Eastern perspectives. This media presence challenges stereotypes and influences global perceptions, while also necessitating the use of Modern Standard Arabic as a unifying dialect amidst extensive regional variations .

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