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Romulus Augustule - Wikipédia

Romulus Augustule, né vers 461, est le dernier empereur romain d'Occident, ayant régné de 475 à 476 avant d'être déposé par Odoacre. Son règne de moins d'un an est souvent considéré comme marquant la fin de l'Empire romain d'Occident et la transition vers le Moyen Âge. Après sa déposition, il est exilé et reçoit une rente annuelle, mais sa vie après 476 reste largement inconnue.

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Romulus Augustule, né vers 461, est le dernier empereur romain d'Occident, ayant régné de 475 à 476 avant d'être déposé par Odoacre. Son règne de moins d'un an est souvent considéré comme marquant la fin de l'Empire romain d'Occident et la transition vers le Moyen Âge. Après sa déposition, il est exilé et reçoit une rente annuelle, mais sa vie après 476 reste largement inconnue.

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Romulus Augustule

dernier empereur romain d'Occident, ayant régné de 475 à 476

Pour les articles homonymes, voir Romulus.

Vous lisez un « bon article » labellisé en 2015.

Romulus Augustus, parfois francisé en Romulus Auguste, appelé plus tard par dérision Romulus Augustulus,
francisé en Romulus Augustule, né vers 461 et mort après 476, est la dernière personnalité proclamée empereur
romain d'Occident, pour un règne qui dura à peine dix mois du 31 octobre 475 au 4 septembre 476, date de sa
déposition par le patrice Odoacre.

Romulus Augustule

Empereur romain d'Occident

Tiers de sou d'or à l'effigie de Romulus Augustule.

Règne
31 octobre 475 – 4 septembre 476
10 mois et 4 jours
Période « Derniers empereurs »
Précédé par Julius Nepos
interrègne (2 mois)
Suivi de Julius Nepos, empereur d'Occident (en Dalmatie)
Odoacre, patrice d'Italie
Biographie

Nom de naissance Romulus Augustus


Naissance vers 461
Décès inconnue, après 476 (ap. 507 ?)
Castellum Lucullanum
Père Oreste
Mère Barbaria, fille d'un comes en Norique
modifier ([Link]

Bien qu'il soit considéré comme un usurpateur par l'empereur d'Orient Zénon et comme une marionnette placée
sur le trône impérial par son père le patrice Oreste — au détriment de l'empereur légitime Julius Nepos contraint
de quitter l'Italie —, la date de sa déposition par Odoacre, passée largement inaperçue dans les chroniques de
l'époque, est régulièrement retenue dans l'historiographie pour marquer la « fin » de l'Empire romain d'Occident
ainsi que la césure entre Antiquité et Moyen Âge.
Après sa déposition, le jeune Romulus Augustule est relégué en exil au Castellum Lucullanum, en Campanie, doté
d'une rente annuelle. Il disparaît alors des sources et la date de son décès est inconnue ; il est possible qu'il ait été
encore vivant en 507 voire en 511, alors que l'Italie est passée sous l'autorité de Théodoric le Grand.

Le nom officiel qu'il porte sur les monnaies est : D[OMINVS] N[OSTER] ROMVLVS A[V]GVSTVS P[IVS] F[ELIX]
AVG[VSTVS]. Le premier « Augustus » est un cognomen donné à sa naissance, le second est son titre impérial.

Historiographie

Très peu de sources antiques traitent de Romulus Augustus, le mentionnant généralement de manière laconique,
souvent en une phrase qui signale sa déposition par Odoacre, un fait égrené parmi d'autres, à peine commenté1,
pour peu qu'il soit même mentionné2. Il n'existe d'ailleurs aucune chronique antique dont 476 constituerait le
terme1. La rareté de ces sources contraste avec une certaine historiographie qui, depuis les auteurs Modernes,
tend à lier le destin du jeune empereur à celui de l'Empire, « brod[ant] un pathos qui le relie à son nom (…) [afin
d']esthétiser un crépuscule3 ».

On peut néanmoins retracer ses origines familiales, les conditions de son élévation au trône ainsi que certains
événements qui ponctuent son règne, bien qu'ils concernent essentiellement son père Oreste, véritable détenteur
du pouvoir. Si certains indices laissent entrevoir son sort après son éviction, cela demeure largement conjectural.

C'est le 31 octobre 4754 que le jeune Romulus est nommé empereur à Ravenne par son père qui exerce de facto le
pouvoir5 sur un Empire romain occidental qui se résume peu ou prou à la péninsule italienne6, n'ayant plus
d'empire que le nom7. Ainsi qu'en atteste la numismatique8, le nom de Romulus, qui évoque le fondateur de Rome,
est alors accolé le titre impérial d'« Auguste » (Augustus) qui, comme pour la plupart de ses prédécesseurs,
évoque le fondateur de l'Empire9. Mais, ainsi qu'en atteste la littérature8, la postérité transforme ce titre impérial
en « Augustule » — « petit Auguste10» — pour qualifier affectueusement9 ou péjorativement11 un jeune empereur
âgé de 13 ou 14 ans, dont le règne dure moins d'un an et dont la déposition, qui laisse apparemment ses
contemporains indifférents6, marque néanmoins — depuis le xvie siècle — la césure entre Antiquité et Moyen Âge
dans l'historiographie12.

Biographie

Accession au trône

Solidus figurant Romulus Augustus,


issu du trésor de Sovana en Toscane,
Musée archéologique national de
Florence.

Romulus Augustus est le fils d'Oreste, fils d'un certain Tatulus, un citoyen romain issu d'une famille pannonienne
romanisée4 qui a servi Attila autour de 450 comme secrétaire (notarius) et diplomate13 après que la province eut
été cédée aux Huns14. Sa mère, prénommée Barbaria15, est la fille du comte Romulus, un aristocrate de Poetovio,
en Norique15, envoyé quelques années plus tôt en ambassade chez Attila avec Tatulus16 et d'après lequel son
petit-fils est prénommé5.

Après la mort d'Attila, Oreste, auréolé du prestige des élites militaires formées auprès de ce dernier17, réintègre le
haut commandement romain14. En 475, il reçoit la charge de magister militum (commandant en chef) de
l'empereur d'Occident Julius Nepos — un militaire imposé par l'armée de Dalmatie18 et reconnu « Auguste » par
l'empereur d'Orient Léon Ier l'année précédente — afin de mater les Burgondes et les Wisigoths en Gaule
méridionale4. Mais Oreste, nommé14 ou autoproclamé patrice19, décide de s'emparer du pouvoir à la faveur d'un
coup d'État : il marche avec ses troupes sur Ravenne17, capitale de l'Empire romain d'Occident depuis 402, forçant
Nepos à fuir le 28 août 47520.

Ce dernier se réfugie à Salone, en Dalmatie17, dans l'État qu'il a hérité de son oncle Marcellinus21 où, jusqu'à son
assassinat, en 480, il demeure le seul empereur en titre de l'Occident reconnu par ses homologues d'Orient. Ainsi,
si Oreste proclame son fils Romulus Augustus empereur en le faisant acclamer par son armée le
31 octobre 47513, Julius Népos reste, d'un point de vue purement juridique, le dernier à porter légitimement ce
titre22. Romulus Augustule n'en est pas moins la dernière personnalité à avoir été proclamée empereur romain en
Occident4.

Principat dans l'ombre d'Oreste

Au moment où Romulus accède au trône impérial, l'Empire romain d'Occident n'est plus que l'ombre de lui-même,
tant son étendue s'est réduite au cours des quatre-vingts années précédentes. L'autorité impériale n'a plus cours
qu'à l'intérieur des frontières de l'Italie, ainsi qu'en Gaule narbonnaise23. La péninsule italienne elle-même est le
théâtre d'opérations militaires depuis près d'un demi-siècle24.

En outre, Oreste, qui a refusé pour lui-même la dignité impériale bien qu'il soit devenu de facto maître des reliquats
de cet Empire, ne parvient pas à faire reconnaître son fils par Constantinople : l'empire d'Orient connaît lui-même
des turbulences et l'empereur Zénon doit fuir la capitale en janvier 475 pour se réfugier en Isaurie, chassé par
Basiliscus, le beau-frère de son prédécesseur Léon Ier25, qui avait nommé l'empereur d'Occident Anthémius et
reconnu Julius Nepos18.

Quand Oreste, selon la tradition, fait apporter par les légats Latinus et Médusius le portrait du nouvel Auguste
auprès de son homologue à Constantinople, l'usurpateur Basiliscus refuse de reconnaître Romulus Augustule25.
La déposition de Julius Népos n'est ainsi reconnue d'aucun des deux rivaux qui se disputent le trône d'Orient26.
Les deux Empires se trouvent ainsi dans une situation relativement symétrique et confuse, chacun avec un
empereur légitime exilé et un usurpateur au pouvoir25.

En Occident, Oreste gouverne — d'après ProcopeA 1 — « en homme prudent »27, s'occupant essentiellement « de la
magistrature des commandements externes »A 2, conseillé par un prêtre de haut lignage du nom de Primenius25
qu'il charge notamment de négocier la paix avec le roi vandale Genséric27. Romulus, pour sa part, ne prend aucune
décision durant son règne et ne laisse aucun monument. Néanmoins, des pièces de monnaie à son effigie ont été
émises à Rome et Milan, attestées aussi à Arles et vraisemblablement à Ravenne, où une monnaie d'argent est
frappée à son nom26.
Chute d'Oreste

Gravure de Charlotte Mary Yonge


(1880), où Romulus Augustule laisse
les insignes impériaux à Odoacre.

À peine neuf mois après sa prise de pouvoir, Oreste doit faire face à une sédition de son armée, composée
d'éléments germaniques hérules, ruges, turcilinges et skires28 qu'il a des difficultés à payer et qui, cantonnés
depuis longtemps sur la péninsule italienne, souhaitent y obtenir des territoires en échange de leurs services
militaires, suivant un usage régulièrement concédé aux foederati, soit un tiers des terres publiques29.

Devant le refus opposé par Oreste, les troupes se tournent vers l'un de leurs officiers, Odoacre, le fils du roi des
Skires Edecon, qu'elles proclament le 23 août 47628 « roi des nations », c'est-à-dire des troupes barbares qui
composent l'armée30. Oreste se réfugie avec les troupes qui lui sont restées fidèles à Pavie, où il s'enferme non
sans que son armée ne mette la ville à sac ; quelques jours plus tard, les troupes d'Odoacre s'emparent de la ville
et se saisissent d'Oreste qui est transféré puis exécuté à Ticinum28 tandis que Primenius parvient à s'échapper et
se réfugie en Norique auprès de Séverin31.

Odoacre marche ensuite sur Ravenne dont il s'empare le 4 septembre 476 après avoir tué Paul, le frère d'Oreste,
capturé non loin de la capitale28. Romulus, incapable de prendre le commandement des troupes chargées de la
défense de Ravenne, est forcé d'abdiquer le même jour, d'autant que les habitants de la cité n'opposent aucune
résistance32. Lorsqu'il arrive au palais impérial, Odoacre trouve Romulus qui, apeuré, s'est défait lui-même des
regalia et a dissimulé le paludamentum impérial28.

Prise de pouvoir d'Odoacre

À la différence de son père et de son oncle, Romulus est épargné par Odoacre qui — suivant l'Anonyme de ValoisA 3
— aurait été sensible à son lignage, à sa beauté et à sa jeunesse, peut-être parce qu'il avait lui-même un fils
approximativement du même âge33. Réuni à la demande d'Odoacre, le Sénat romain envoie une ambassade à
Zénon — rétabli sur le trône d'Orient depuis le mois d'août — porteuse d'un message pour recommander le chef
skire à l'empereur afin qu'il lui confie le gouvernement de l'Italie16. Zénon légitime la domination de ce dernier sur
la péninsule en lui conférant le titre de patrice34 et en l'invitant à conserver Julius Nepos comme empereur, sans
guère davantage soutenir ce dernier16.

En signe de soumission à l'Empire universel que l'on estime désormais réunifié34, Odoacre envoie à
Constantinople les insignes impériaux que seul un empereur pouvait porter, marquant la fin de cinq siècles de
pouvoir impérial en Occident16. Le nouveau patrice fera néanmoins frapper des monnaies à l'effigie de Julius
Nepos jusqu'à la mort de ce dernier en 48026.
Pour les contemporains de ces événements, le changement de pouvoir ne constitue guère un bouleversement,
surtout comparé à la défaite d'Andrinople de 378 ou au sac de Rome par Alaric Ier en 41028, même si l'on en note
une mention chez Jordanès au siècle suivantA 4. Depuis longtemps déjà, le pouvoir romain est passé aux généraux
germaniques qui concentrent tous les pouvoirs, notamment lors des périodes d'interrègnes entre deux empereurs,
et à leurs contingents de mercenaires. Les événements de 476 ne font donc qu'accentuer cette situation de
manière durable35.

Romulus en exil

La vie de Romulus Augustule après sa déposition n'est attestée que par des éléments parcellaires. Les sources36
concordent sur le fait que le jeune homme épargné par Odoacre a été relégué en Campanie avec ses familiers,
mais seul l’Anonyme de Valois mentionne l'octroi d'une rente annuelle de 6 000 solidi, une somme suffisante pour
faire vivre confortablement la maisonnée de l'éphémère prince mais bien éloignée du revenu annuel d'un sénateur
romain dont elle ne représente pas 2%31.

Il semble en outre qu'Odoacre ait fait don d'une ancienne domus d'époque républicaine ayant appartenu à Lucullus
dont la propriété aurait tiré son nom de Lucullanum à la suite des travaux somptuaires qu'il y avait fait réaliser31.
Situé plus précisément en baie de Pouzzoles, le domaine, comportant plusieurs maisons de marbre, des thermes,
des jardins, des temples, des terrasses… était vraisemblablement fortifié37 car les chroniqueurs Marcellinus et
Jordanès l'évoquent sous le nom de Castellum Lucullanum38. C'est ce domaine bien attesté pour avoir été, à
différentes reprises, octroyé au moins partiellement à des dignitaires méritants de l'Italie ostrogothique39 qui
accueille Romulus, vraisemblablement accompagné de sa mère, de ses familiers et de leur domesticité31.

On conserve en outre, datée des environs de 510, une missive adressée par CassiodoreA 5 au nom du roi des
Ostrogoths Théodoric le Grand à un certain « Romulus » qui lui confirme — sans qu'ils soient précisés — les
privilèges obtenus pour lui et sa mère auprès de Libérius, un haut fonctionnaire romain au service du pouvoir
ostrogoth depuis Odoacre40. La recherche actuelle s'accorde généralement à voir dans ce document une probable
et ultime attestation concernant le souverain déchu, qui aurait alors dépassé la quarantaine d'années41,42.

L'hagiographe Eugippe mentionne dans sa Vita sancti Severini l'établissement dans les années 490 — à l'époque du
pontificat de Gélase — à Lucullanum d'un important monastère associé aux reliques de Séverin du Norique,
amenées à la suite des demandes insistantes d'une veuve romaine d'extraction sénatoriale ou patricienne
nommée Barbaria. Cette dernière aurait financé la construction d'un mausolée sur les hauteurs de la villa pour
abriter les reliques du saint homme et ne serait autre que la mère de Romulus. De ce document, il a été conjecturé
que l'ancien empereur est, avec sa mère, le fondateur de ce monastère grâce à la rente qui lui est octroyée43.

L'historien Christian Settipani a également émis l'hypothèse qu'un certain Rufius Gennadius Probus Orestes,
consul en 530 puis patrice en 546, puisse être un petit-fils de Romulus Augustule44.

Dans la fiction

Romulus Augustule est le principal protagoniste de la pièce de Friedrich Dürrenmatt Romulus der Große
(Romulus le Grand), qui traite de façon non historique des derniers jours du règne du jeune prince45.

C'est également l'un des personnages principaux du livre de Valerio Manfredi, La Dernière Légion, adapté au
cinéma en 2007 par le réalisateur Doug Lefler46, où Thomas Sangster tient le rôle de Romulus Augustule qui,
ayant rejoint l'île de Grande-Bretagne, y fonde la dynastie arthurienne en devenant le roi Uther Pendragon, père
d'Arthur47.
Romulus Augustus est évoqué dans l'épisode Le dernier empereur (Livre I, ép. 56) de la série Kaamelott48. Arthur
l'ayant rencontré alors encore en fonction, cela permet de situer l'action autour des années 476-477.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Romulus
Augustulus ([Link] » (voir la liste des auteurs (http
s://[Link]/wiki/Romulus_Augustulus?action=history)).

Références antiques

1. Les Guerres gothiques, I, 1,2

2. Auct. Haun., a 475

3. Anonymus Valesianus, II, 8,38.

4. Getica, 46, 242

5. Cassiodore, Varie, III, XXV.

Références modernes

1. Lançon 2017, p. 270.

2. Par exemple, le chroniqueur du vie siècle Victor de Tunnuna le passe sous silence ; cf. Lançon 2017, p. 270.

3. Lançon 2017, p. 265.

4. (en) Marjeta Sasel Kos, « The family of Romulus Augustulus », dans Peter Mauritsch, Werner Petermandl,
Robert Rollinger et Christoph Ulf, Antike Lebenswelten. Konstanz - Wandel- Wirkungsmacht : Festschrift für
Ingomar Weiler zum 70. Geburtstag, Harrassowitz Verlag, 2008 (ISBN 9783447057615, lire en ligne ([Link]
[Link]/books?id=I4K10CfMtloC) [archive]), p. 439.

5. Christina La Rocca, « Romulus Augustule », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de
France, 2016, p. 1157-1158.

6. Bruno Dumézil, « L'Antiquité tardive, discours et réalité des « Grandes Invasions » », dans Bruno Dumézil (dir.),
Les Barbares, Presses universitaires de France, 2016, p. 65.

7. (en) Sean D. W. Lafferty, Law and Society in the Age of Theoderic the Great : A Study of the Edictum Theoderici,
Cambridge University Press, 2013 (ISBN 978-1-107-02834-0), p. 2.

8. Talbot 1991, p. 1812.

9. Lançon 2017, p. 271.

10. Dans le même registre, une étymologie remontant e au xviiie siècle et popularisée par Gibbon explique que
les hellénophones auraient altéré « Romulus » en « Momullus » ou « Momyllus », une déformation qui aurait
pour origine la racine grecque mômus, un terme qui désignerait la dérision et marque une « petite moquerie »
mais dont Gibbon ne donne cependant aucune attestation antique ; Bernard Lançon souligne que depuis lors,
les historiens « jouent sur les mots pour produire une ironie de l'histoire [résumant amèrement] celle de
Rome à l'onomastique de son soi-disant dernier empereur » ; cf. Lançon 2017, p. 271 et (en) Charlotte
Roberts, Edward Gibbon and the Shape of History, Oxford University Press, 2014 (ISBN 978-0-19-101490-1), p. 85.
11. Cécile Morrisson et Bernard Bavant, Le monde byzantin : L'Empire romain d'Orient, 330-641, Presses
universitaires de France, 2004 (ISBN 978-2-13-052006-1, lire en ligne ([Link]
J) [archive]), p. 24.

12. Bruno Dumézil, « Le Moyen Âge ou l'éloignement de la barbarie », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares,
Presses universitaires de France, 2016, p. 67.

13. Talbot 1991, p. 1812.

14. Lançon 2017, p. 266.

15. Les éléments sur les origines de la famille maternelle de Romulus ainsi que sur le nom de sa mère, s'ils
recueillent une certaine convergence chez les chercheurs, demeurent hypothétiques et restent débattus ; cf.
(en) Marjeta Šašel Kos, « The family of Romulus Augustulus », dans Peter Mauritsch, Werner Petermandl,
Robert Rollinger et Christoph Ulf, Antike Lebenswelten. Konstanz - Wandel- Wirkungsmacht : Festschrift für
Ingomar Weiler zum 70. Geburtstag, Harrassowitz Verlag, 2008 (ISBN 9783447057615, lire en ligne ([Link]
[Link]/books?id=I4K10CfMtloC) [archive]), p. 439-449.

16. Heather 2018, p. 416.

17. Christina La Rocca, « Oreste », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de France,
2016, p. 1003-1004.

18. Cécile Morrisson (dir.), Le monde byzantin, t. I : L'Empire romain d'Orient (330-641), Paris, Presses
universitaires de France, 2012, 489 p. (ISBN 978-2-13-059559-5), p. 24.

19. (en) Hugh Elton, The Roman Empire in Late Antiquity : A Political and Military History, Cambridge University
Press, 2018 (ISBN 978-1-108-68627-3, lire en ligne ([Link] [archive]),

p. 217-218.

20. Heather 2018, p. 568.

21. Heather 2018, p. 415.

22. Maurice Sartre, Empires et cités dans la Méditerranée antique, Éditions Tallandier, 2017, 352 p.
(ISBN 979-10-210-2360-4, lire en ligne ([Link] [archive]), pt221.

23. (en) Charles Warren Hollister, Medieval Europe : a short story, New York, McGraw-Hil, 1994
(OCLC 53136774 ([Link] p. 32.

24. Bruno Dumézil, Les racines chrétiennes de l'Europe : Conversion et liberté dans les royaumes barbares, ve –
viiie siècle, Fayard, 2005, 814 p. (ISBN 978-2-213-64979-5, lire en ligne ([Link]
C) [archive]).

25. Lançon 2017, p. 267.

26. (en) « Romulus Augustulus (475-476 A.D.)--Two Views ([Link]


m) [archive] », sur [Link], 26 juillet 1997 (consulté le 5 juin 2015).

27. Lançon 2017, p. 344.

28. Lançon 2017, p. 268.

29. Nathan 1992, p. 262.

30. Jean-Pierre Martin, Alain Chauvot et Mireille Cébeillac-Gervasoni, Histoire romaine, Armand Colin, 2019,
480 p. (ISBN 978-2-200-62668-6, lire en ligne ([Link] [archive]), pt461.
31. Lançon 2017, p. 273.

32. de Jaeghere 2014, p. 551.

33. Lançon 2017, p. 272.

34. Bruno Dumézil, « Odoacre », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de France, 2016,
p. 943-944.

35. (en) John Julius Norwich, A short history of Byzantium, New York, Vintage Books, 1997, 430 p.
(ISBN 0-679-77269-3), p. 34.

36. Jordanès, Marcellinus Comes et l'Anonyme de Valois

37. Lançon 2017, p. 274.

38. Nathan 1992, p. 262-263.

39. Nathan 1992, p. 264.

40. Nathan 1992, p. 269.

41. Lançon 2017, p. 276.

42. Christina La Rocca, « Romulus Augustule », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de
France, 2016, p. 1157.

43. Nathan 1992, p. 261-271.

44. Christian Settipani, Continuité gentilice et continuité familiale dans les familles sénatoriales romaines à
l'époque impériale, Oxford, Linacre College, Unit for Prosopographical Research, coll. « Prosopographica et
Genealogica / 2 », 2000, 597 p. (ISBN 1-900934-02-7), p. 164.

45. Ulrich Weber, Friedrich Dürrenmatt : ou le désir de réinventer le monde, Lausanne, Presses polytechniques et
universitaires romandes, coll. « Le savoir suisse », 2005 (ISBN 978-2-88074-579-0), p. 34.

46. Claude Aziza, Guide de l'antiquité imaginaire : Roman, cinéma, bande dessinée, Paris, Belles Lettres, 2008
(ISBN 978-2-251-44354-6), p. 266, 268.

47. Hervé Dumont, Les chevaliers de la table ronde à l'écran : Un mythe à l'épreuve du temps, Tredaniel, 2018
(ISBN 978-2-8132-1893-3, lire en ligne ([Link] [archive]), Pt344.

48. Alexandre Astier, Kaamelott - Livre I - Texte intégral : Épisodes 1 à 100, Télémaque, 2020 (ISBN 978-2-7533-0392-8,
lire en ligne ([Link] [archive]), Pt255 et ss..

Bibliographie

Articles spécialisés

Christina La Rocca, « Romulus Augustule », dans Bruno Dumézil (dir.), Les Barbares, Presses universitaires de
France, 2016, p. 1157-1158

(en) Marjeta Šašel Kos, « The family of Romulus Augustulus », dans Peter Mauritsch, Werner Petermandl, Robert
Rollinger et Christoph Ulf, Antike Lebenswelten. Konstanz - Wandel- Wirkungsmacht : Festschrift für Ingomar
Weiler zum 70. Geburtstag, Harrassowitz Verlag, 2008 (ISBN 9783447057615, lire en ligne ([Link]
d=I4K10CfMtloC) [archive]), p. 439-449
(en) Marie-Alice Talbot, « Romulus Augustule », dans Aleksandr Petrovich Kazhdan (dir.), The Oxford dictionary
of Byzantium, Oxford University Press, 1991 (ISBN 0195046528, lire en ligne ([Link]
0) [archive]), p. 1812

(en) Geoffrey Nathan, « The Last Emperor : The Fate of Romulus Augustulus », Classica et Mediaevalia, no 43,‎
1992, p. 261-271

Ouvrages généralistes

Bertrand Lançon, La chute de l'Empire Romain : Une histoire sans fin, Place des éditeurs, 2017, 265 p.
(ISBN 978-2-262-07220-9, lire en ligne ([Link] [archive])

Peter Heather, Rome et les barbares, Alma, 2018, 718 p. (ISBN 978-2-36279-232-8, lire en ligne ([Link]
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(de) Dirk Henning, Periclitans res publica : kaisertum und eliten in der krise des weströmischen reiches : 454-5-493
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=frontcover) [archive])

Christian Settipani, Continuité gentilice et Continuité familiale dans les familles sénatoriales romaines à l'époque
impériale, Linacre College, Oxford University, coll. « Prosopographica & Genealogica », 2000, 597 p.
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Essais

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Ouvrages anciens

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Voir aussi

Articles connexes

Antiquité tardive

Oreste, père de Romulus Augustule

Odoacre

Empereur romain - Liste des empereurs romains


Empire romain d'Occident

Liens externes

Ressources relatives aux beaux-arts : British Museum ([Link]


148406) · [Link] ([Link]

Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica ([Link]


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Notices d'autorité : VIAF ([Link] · ISNI ([Link] ·


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(la + fr) Jordanès, Histoire des Goths, XLIV, traduction M. Nisard, 1869 ([Link]
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