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Eau Usees

Le document traite de la conversion et de l'estimation du taux de conversion dans le traitement des eaux usées, en expliquant les processus de dégradation aérobie et anoxique des polluants carbonés, azotés et phosphorés. Il détaille les métabolismes impliqués, les réactions biochimiques, et l'importance des constantes biocinétiques pour modéliser ces processus. Des exercices d'application et des techniques de détermination des constantes biocinétiques sont également présentés pour illustrer les concepts abordés.

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Eau Usees

Le document traite de la conversion et de l'estimation du taux de conversion dans le traitement des eaux usées, en expliquant les processus de dégradation aérobie et anoxique des polluants carbonés, azotés et phosphorés. Il détaille les métabolismes impliqués, les réactions biochimiques, et l'importance des constantes biocinétiques pour modéliser ces processus. Des exercices d'application et des techniques de détermination des constantes biocinétiques sont également présentés pour illustrer les concepts abordés.

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Faculté Génie des Procédés

Département Génie de l’environnement


Master 02 Génie des Procédés de l’environnement

La conversion et estimation du taux de conversion

La dégradation correspond à la métabolisation du substrat qui se traduit par l'élimination du substrat,


la libération d'énergie et la création de nouveaux matériaux (nouvelle cellule, métabolites...). Les
deux aspects du métabolisme sont le catabolisme et l'anabolisme. Le catabolisme correspond à
l'ensemble des réactions qui permettent la récupération de l'énergie biologiquement utilisable et la
production de métabolites de base à partir des substrats organiques ou des réserves cellulaires.
L'anabolisme représente l’ensemble des réactions qui permet les synthèses cellulaires à partir des
métabolites de base issus du catabolisme et d'éléments du milieu. Chacun de ces types de réactions

i.R
fait intervenir des enzymes qui sont des catalyseurs spécifiques.
Quatre principaux métabolismes interviennent dans le traitement des eaux usées selon les conditions

az
opératoires sélectionnées lors du traitement des différents types de polluants.

rd
La dégradation aérobie de la pollution carbonée
Une grande proportion de l’énergie générée par l’oxydation du substrat carboné est utilisée pour
Ze
générer du pouvoir réducteur, indispensable pour la fixation du carbone organique ; le reste est
utilisé pour la croissance cellulaire des populations hétérotrophes XH.
e-
ch
ou
m

Figure Métabolisme des hétérotrophes en condition aérobie


Za

La dégradation aérobie de la pollution azotée


La conversion de composés azotés réduits (organiques ou inorganiques) en éléments dans lesquels
l’azote est dans un état plus oxydé est notée la nitrification, La nitrification est généralement réalisée
par des micro-organismes autotrophes XA qui utilisent le carbone minéral (HCO3-, CO2) comme source
de carbone, des molécules inorganiques (NH4+, NO2-) comme source d’énergie (donneurs d’électrons)
et l’oxygène comme accepteur final d’électrons dans la chaîne respiratoire. La nitrification est en fait
une série de réactions biologiques successives convertissant l’ammonium en hydroxylamine (NH2OH),
puis en nitrites c’est la nitritation, et finalement en nitrates c’est la nitratation. Des voies

1
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intermédiaires entre NH2OH et NO2- pourraient être à l’origine de la production et de l’émission des
gaz N2O et NO parfois identifiés au cours de la nitrification.

i.R
Figure Métabolisme des autotrophes en condition aérobie

az
rd
Ze
e-
ch

Figure . Métabolisme de nitritation en condition aérobie


ou
m
Za

Figure . Métabolisme de nitratation en condition aérobie

La dégradation anoxie de la pollution azotée

2
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La pollution azotée sous sa forme oxydée sera convertie en forme gazeuse, via la formation de
composés intermédiaires tels que le nitrite, l’oxyde nitrique et l’oxyde nitreux (ou protoxyde d’azote)
par les hétérotrophes sous des conditions anoxiques.
Les formes oxydées de l'azote seront utilisées comme accepteur finaux d'électrons dans la chaîne
respiratoire et le substrat carboné d’origine organique, comme source de carbone.

i.R
az
rd
Figure. Métabolisme des hétérotrophes en condition anoxie
Ze
La dégradation aérobie de la pollution phosphorée
e-
L’élimination biologique du phosphore est liée à deux phénomènes :
● L’élimination « classique » du phosphore pour l’anabolisme des bactéries (1 à 2 % en masse
ch

de P par MVS).
● La déphosphatation biologique basée sur l’accumulation des phosphates par la biomasse
au-delà des besoins métaboliques de croissance.
ou

La voie d’élimination biologique du phosphore favorisée, fait appel à la suraccumulation biologique


puisqu’une élimination « classique » ne permettrait pas d’obtenir une épuration suffisante. Le
m

principe de la suraccumulation biologique repose sur le transfert du phosphore de la phase liquide


(eau brute) vers la phase solide (boues activées) par stockage intracellulaire. Cette accumulation est
Za

réalisée par des micro-organismes particuliers déphosphatants. La boue s’enrichit alors


progressivement en phosphore jusqu’à des teneurs potentiellement très importantes (jusqu’à 0,38
mg P. g-1 MVS pour des populations déphosphatantes pures. L’élimination du phosphore est alors
réalisée par soutirage des boues excédentaires, dans des conditions où le relargage de phosphore est
évité ou contrôlé.

Estimation du taux de conversion

3
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Une relation stœchiométrique existe entre le substrat utilisé , la quantité d'oxygène ou autre
consommée pendant la biodégradation hétérotrophe ou autotrophe en conditions aérobie ,
anaérobie ou anoxie et le rendement observé, l'approche la plus couramment utilisée pour définir ce
rendement est le taux de conversion qui n’est que le rapport entre la quantité biomasse produite et la
quantité du substrat utilisé dans une réaction biologique, il est exprimé en plusieurs unité ( g de MVS
/g de DCO) ( g de MVS /g de DBO) ou ( g de DCO/g de DCO).

Exercice d’application

La croissance des hétérotrophes dans les systèmes à boues activées est caractérisée par la réaction
stœchiométrique suivante :

i.R
8 CH2O +3O2+NH3→C5H7NO2+3CO2+6H2O

az
Ou en note : CH2O est la matière organique, C5H7NO2 est la biomasse

● Calculer YH et l’oxygène utilisé par biomasse produite et substrat utilisé.


● rd
Calculer YH en g de MVS / g de DCO et g de MVS / g de DBO5 si en assume que le rapport
entre DBO5 / DCO est de 0.7.
Calculer YH en g de cellules formées (exprimé en DCO) / g substrat (exprimé en DCO) et
Ze
l’oxygène utilisé en g d’O2/ g de DCO.
e-
Home work

La dégradation du glucose peut être exprimé par la réaction stœchiométrique suivante :


ch

C6H12O6 + O2+ NH3→ C5H7NO2+CO2+H2O

1- Equilibrer cette reaction biologique


ou

2- Quel type de microorganismes intervient dans cette réaction biologique


3- Estimer le taux de conversion dans ses différentes unités
m
Za

4
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Détermination des constantes biocinétiques caractérisant la dégradation d’un substrat par


des microorganismes
Pour réussir le traitement biologique , il faut contrôler l’environnement des microorganismes , les
conditions environnantes , le brassage , le temps de séjour , le taux de recyclage , dans les culture en
batch comme dans les culture continue , une portion du substrat (s) est convertie en nouvelle cellule
(X) et une partie est oxydée pour fournir de l’énergie , les constantes bio-cinétiques caractérisant une
croissance bactérienne peuvent être déterminés en laboratoire en utilisant des réacteur fermés ou en

i.R
continue ou semi fermés

Il est impérativement nécessaire de noter l’importance de l’étape de détermination des constantes

az
biocinétiques et stœchiométriques afin de réussir la modélisation des processus biologiques, une
erreur commise dans l’estimation d’un paramètre, influencera la précision des autres paramètres

rd
puisqu’une bonne partie de ces paramètres sont reliés par différentes équations.
Dans cette partie ; seul les techniques et les développements établis pour la détermination des
Ze
constante biocinétique caractérisant la dégradation aérobie du substrat carboné par les bactéries
hétérotrophes dans le processus de boues activées seront présentés.
e-

Les différentes techniques de détermination des constantes biocinétiques caractérisant la


ch

dégradation aérobie du substrat carboné par les bactéries hétérotrophes dans le processus de
boues activées
ou

L’estimation des constantes biocinétiques a fait l’objet de plusieurs travaux ; développant une
multitude de techniques de tests de traitabilité ou de biodégradation, mettant en contact le substrat
m

et la biomasse sous différentes conditions opératoires.

Initialement deux modes ont été développé , dont le premier en mode discontinue ( batch)et le
Za

second en mode continue permettant l’estimation des quatre paramètres caractérisant la croissance
bactérienne et la dégradation du substrat (𝑌𝑥/𝑠 , µ𝑚𝑎𝑥 , 𝐾𝑆, 𝐾𝑑), plus récemment une nouvelle

technique a était exploité et a permet d’aboutir à une variété de constante biocinétique caractérisant
la biodégradation d’une variété de substrats et la production de la biomasse dans les différents
réacteurs biologiques se présentant sous différentes conceptions et fonctionnant en condition
aérobie , anaérobie ou anoxie , les techniques respirométrique sont connu une évolution
extraordinaire dans leurs mise en œuvre , leurs applications et surtout dans la conception
d'expériences informatives pour l'estimation des constantes biocinétiques.

5
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Les données collectées après la mise en œuvre des différentes techniques doivent subir un
traitement mathématique permettant l’accès aux constantes bio cinétiques. Ces traitements
mathématiques développés sont principalement accompagné de plusieurs hypothèses afin de
faciliter la détermination de ces constantes biocinétiques.

Valeur des constantes cinétiques de croissance pour une eau usée domestique (20°C)

Paramètre Unité Marge Valeur typique


Ks mg/L DBO5 25–100 60

kd j-1 0–0.30 0.10

i.R
µm j-1 1–8 3
Y mg VSS/mg DBO5 0.4–0.8 0.6

az
rd
1- Les différents développements mathématiques pour la détermination des constantes
biocinétiques caractérisant la dégradation aérobie du substrat carboné par les bactéries
Ze
hétérotrophes en mode discontinue
Le substrat est mis en contact avec la biomasse épuratrice tout en contrôlant les conditions
e-
environnementales tels que le pH, la température, le brassage et l’aération pour assurer un milieu
adéquat de croissance microbienne en condition aérobie et par la suite de dégradation de substrat.
ch

Le réacteur batch est parfaitement mélangé, on général en phase liquide, la concentration est
uniforme dans le réacteur et les termes d’entrées et de sorties sont nuls (pas d’échange de la matière
ou

avec l’extérieur) (Figure.1)

Pour la détermination des constantes bio cinétiques en batch (réacteur fermé) en aura les contraintes
m

suivantes :

Za

Le réacteur batch est en état irrégulier, non stationnaire


● La détermination des constantes cinétiques change d’une phase à une autre
● L’effet de la respiration endogène sur le rendement de dégradation du substrat
Pour pouvoir déterminer les constantes biocinétiques en mode batch, les hypothèses suivantes
doivent être considérés :
● Négliger la respiration endogène par rapport à la croissance logarithmique
● Déterminer les constantes bio-cinétiques en phase logarithmique (exponentielle)

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i.R
az
rd
Ze
e-

Figure 1Schéma du réacteur batch utilisé dans la détermination des constantes biocinétiques
ch

Taux de croissance bactérien


ou

Le taux de croissance spécifique µ (h-1) est défini à n’importe qu’elle temps durant la croissance dans
un réacteur
m

Le poids sec de la biomasse accumulé = croissance de la biomasse – transport de la biomasse – la


lyse de la biomasse
Za

𝑑𝑋 𝐹
𝑑𝑡
= µ𝑋 − 𝑉
– Kd X

X : concentration de la biomasse (masse/unité de volume)


µ : taux de croissance spécifique (temps -1)
F : flux de la biomasse (volume/ unité de temps)
V : volume de la biomasse (unité de volume)
Kd : taux spécifique de la lyse (phase endogène) (temps-1)

7
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Dans le cas d’un réacteur Batch
● Le terme 2 : 0, le réacteur est fermé, ni entrée, ni sortie
● Le terme 3 : 0, Kd ˂˂ µ
On aura
𝑑𝑋
𝑑𝑡
= µ 𝑋 = 𝑟𝑔 = vitesse de croissance
𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒
𝑟𝑔 = 𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑏𝑎𝑐𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑛 ( 𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒.𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠
)

Taux d’utilisation du substrat

i.R
Le substrat est utilisé pour fournir le nécessaire en nutriment, en énergie, en composés structuraux
de la croissance bactérienne et leur viabilité

az
Accumulation du substrat = alimentation du substrat – le subtilisé pour la croissance- le subtilisé

rd
pour le produit de synthèse – le subtilisé pour la maintenance – le subtilisé pour le transport
Ze
𝑑𝑆 𝐹 μ𝑋 𝑞𝑝 𝑋 𝐹'
𝑑𝑡
= 𝑉
S– 𝑌𝑥/𝑠
- 𝑌𝑃/𝑠
– m X- 𝑉
S’

F/F’ : flux du milieu injecté et rejeté du réacteur (unité de volume /temps)


e-
V : volume de la culture (réacteur)
S/S’: concentration du substrat injecté et rejeté du réacteur (unité de masse / volume )
ch

YX/S : coefficient de production de la biomasse (masse de cellule formé / masse de substrat


consommé)
ou

YP/S : coefficient de production des produits de synthèse (masse de produit formé / masse de substrat
consommé)
µ et qp : taux spécifique de croissance et de formation du substrat (temps-1)
m

m : coefficient de maintenance ( masse du substrat consommé /masse de biomasse .temps)


Za

Dans un réacteur batch :

● Le terme 1/5 : 0, le réacteur est fermé, ni entrée, ni sortie


● Le terme 3 : 0, aucun produit de synthèse existe
● Le terme 4 : très très petit
Donc

𝑑𝑆 µ𝑋 1 𝑑𝑋
𝑑𝑡
= – 𝑌𝑥/𝑠
=– 𝑌𝑥/𝑠 𝑑𝑡
= rsu = taux d’utilisation du substrat

8
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rg = - YX/S × rsu

Les différents modèles cinétiques


Différents modèles ont été mis au point caractérisant la croissance bactérienne prenant en compte
dans leur relation les facteurs limitants, cette croissance tels que, l’oxygène, le substrat, les inhibiteurs
parmi ces modèles en cite :
● Modèle de MONOD
● Modèle de TEISSIER

i.R
● Modèle de CONTOIS
● Modèle de MOSER

az
● Modèle de HALDANE

rd
Le plus habituellement utilisé est celui de MONOD, admettant que le substrat est le seul facteur
limitant et établissant le bilan massique dans le réacteur fermé, le taux d’utilisation du substrat (rsu) et
Ze
le taux de croissance des microorganismes (rg)sont déterminés comme suit :
e-
𝑆
µ = µm 𝐾𝑠+𝑆
( 𝐸𝑞 . 1)
ch

µ : taux spécifique de croissance (temps -1)


µmax : taux spécifique maximum de croissance (temps -1)
S : concentration de substrat (masse / unité de volume)
ou

Ks : constante de saturation en substrat (masse / unité de volume)


m

Lorsque :
Za

µ𝑚
µ= 2

En remplaçant dans le taux d’utilisation du substrat et de croissance de bactéries

𝑆𝑋
rg = µ 𝑋 = µm 𝐾𝑠+𝑆
(Eq .2)

µ𝑋 𝑆𝑋 1
rsu = – 𝑌𝑥/𝑠
= – µ𝑚 𝐾𝑠+𝑆 𝑌𝑥/𝑠
(Eq .3)

● En phase exponentiel µ = µm
● En phase de déclin µ diminue progressivement

9
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µm et Ks sont des constantes qui doivent être évalués pour chaque type de substrat et de culture
microbienne

i.R
az
rd
Ze
Effet de la respiration endogène
e-
Les conditions de traitement des eaux doivent être menés d’une façon que tous les microorganismes
soient en phase exponentielle mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas.
ch

L’expression du taux de croissance doit être corrigé en prenant en compte l’énergie utilisée pour la
maintenance, le lyse, la prédation et beaucoup d’autre facteur causant la diminution des cellules
ou

microbiennes.

rd = -Kd .X
m

rd : taux de respiration endogène ( masse / unité de volume .temps)


Za

Kd : coefficient de la respiration endogène (temps-1)

𝑆
µ = µm 𝐾𝑠+𝑆
-Kd .X
𝑆𝑋
rg’ = µm 𝐾𝑠+𝑆
-Kd .X (Eq.4)

L’effet de la respiration endogène sur la production nette des microorganismes et pris en compte par
la définition de la production observée

10
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𝑟𝑔’
Yobs = - 𝑟𝑠𝑢

Selon la charge de substrat mis en contact avec la biomasse dans le réacteur fermé, on aura les
différents cas suivants et en peut considérer les différents développements mathématiques suivants :

1er cas S0<<<KS

Une faible concentration est introduite dans le réacteur, la charge est faible par rapport au besoin
microbien caractérisé par la constante Ks, ceci ingérera une très faible production microbienne (X=X0)

i.R
𝑑𝑠 −µ𝑚𝑎𝑥𝑋𝑆 µ𝑚𝑎𝑥𝑋0𝑆
= =− (Eq.5)
𝑑𝑡 (𝐾𝑆+𝑆 𝑌 𝑋 ) 𝑆
𝐾𝑆𝑌 𝑋
𝑆

az
En arrangeant les thermes et après intégration on aura :

𝑆 𝑡 µ 𝑋

rd
𝑑𝑠 𝑚𝑎𝑥 0
∫ 𝑠
=− ∫ 𝐾𝑆𝑌 𝑋
(𝑑𝑡) (Eq.6)
𝑆0 0 𝑆
Ze
−µ𝑚𝑎𝑥𝑋0
𝐿𝑛 (𝑠) –𝐿𝑛 (𝑠0 )= 𝐾𝑆𝑌 𝑋
(𝑡) (Eq.7)
𝑆
e-
𝑆0 µ𝑚𝑎𝑥𝑋0
Ln 𝑆
= 𝐾𝑆𝑌 𝑋
( 𝑡) ( Eq.8)
𝑆
ch

𝑆0 µ𝑚𝑎𝑥𝑋0
En portant Ln 𝑆
en fonction du temps on aura une droite de pente 𝐾𝑆𝑌 𝑋
dans , ce cas les
𝑆
ou

paramètres ne peuvent pas être déterminés qu’en utilisant d’autres conditions de charge

2emecas KS<<<S0
m
Za

Une forte concentration est introduite dans le réacteur, la charge est importante par rapport au
besoin microbien caractérisé par la constante Ks, la concentration de la biomasse X sera indépendant
de la concentration substrat.

𝑑𝑠 −µ𝑚𝑎𝑥𝑋𝑆 −µ𝑚𝑎𝑥𝑋
= = (Eq.9)
𝑑𝑡 𝑌 𝑋 𝐾𝑆+𝑆
𝑆
( ) 𝑌𝑋
𝑆

𝑑𝑋 µ𝑚𝑎𝑥𝑋𝑆 µ𝑚𝑎𝑥𝑋𝑆
𝑑𝑡
= 𝐾𝑆+𝑆
= 𝑆
= µ𝑚𝑎𝑥𝑋 (Eq.10)

En arrangeant les termes et après intégration on aura :

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𝑋 𝑡
1
∫ 𝑋
𝑑𝑋 = ∫ µ𝑚𝑎𝑥𝑑𝑡 (Eq.11)
𝑋0 0

𝑋
Ln 𝑋 = µ𝑚𝑎𝑥𝑡 (Eq.12)
0

𝑋 µ𝑚𝑎𝑥𝑡 µ𝑚𝑎𝑥𝑡
𝑋0
=𝑒 ⇒ X=𝑋0𝑒 (Eq.13)

Donc selon l’équation (9) on aura :

µ𝑚𝑎𝑥𝑡

i.R
𝑑𝑆 −µ𝑚𝑎𝑥𝑋 −µ𝑚𝑎𝑥𝑋0𝑒
𝑑𝑡
= 𝑌𝑋
= 𝑌𝑋
(Eq.14)
𝑆 𝑆

𝑆 𝑋0 𝑡

az
µ𝑚𝑎𝑥𝑡
∫ 𝑑𝑆 = 𝑌𝑋
∫ µ𝑚𝑎𝑥𝑒 𝑑𝑡 ( Eq.15)
𝑆0 𝑆 0

𝑆0 − 𝑆
𝑋0
rd =
1
𝑌𝑋
𝑆
𝑡
∫ µ𝑚𝑎𝑥𝑒
0
µ𝑚𝑎𝑥𝑡
𝑑𝑡 (Eq.16)
Ze
⎡ 𝑆0 − 𝑆 µ𝑚𝑎𝑥𝑡 ⎤
⎢ 𝑋 =
⎣ 0
1
𝑌𝑋
𝑆
(𝑒 −1 ⎥

) (Eq.17)
e-
𝑆0 −𝑆
Une séries de valeurs de µ𝑚𝑎𝑥 seront supposées ( selon la littérature )puis on porte 𝑋0
en fonction
ch

µ𝑚𝑎𝑥 𝑡
de (𝑒 − 1) , les points permettant d’atteindre une meilleure linéarité ( une droite passant par
1
ou

l’origine) a une pente de 𝑌𝑋


et on tire 𝑌 𝑋 .
𝑆
𝑆

Deux constantes biocinétiques sont déterminées expérimentalement (𝑌 𝑋 , µ𝑚𝑎𝑥) en considérant ce


m

développement mathématique et dans cette condition de charge .


Za

3émecas KS ≈ S0

Une concentration moyenne du substrat est introduite dans le réacteur, la charge répond exactement
au besoin microbien caractérisé par la constante Ks.

𝑑𝑆 µ 𝑆𝑋
𝑚𝑎𝑥
En arrangeant les termes de l’équation 𝑑𝑡 =−
(𝐾𝑆+𝑆)𝑌 on aura :
𝑋
𝑆

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𝑆 𝑡 µ
−∫
𝑆0
𝑑𝑆
𝑆 (𝐾𝑆 + 𝑆) = ∫0 𝑚𝑎𝑥
𝑌𝑋
𝑆
𝑋𝑑𝑡 (Eq.18)

Après intégration on aura :

1 𝑆 𝐿𝑛(1+𝑎𝑑)
Ln 𝑆 = 𝐶⎡ ⎤− 𝑏 (Eq.19)
𝑡 0 ⎣ 𝑡 ⎦

Ou les termes de l’équation sont :

𝑌𝑋
A= 𝑋0
𝑆
(Eq.20)

i.R
µ
b= 𝑌𝑚𝑎𝑥 𝑋0 + 𝑌 𝑋 𝑆0
𝑋 ( ) (Eq.21)

az
𝑆
𝐾𝑆 𝑆

𝑋0+𝑌𝑆0
c=1+ (Eq.22)

rd
𝑌 𝑋 𝐾𝑆
𝑆

d=𝑆0 − 𝑆 (Eq.23)
Ze
1 𝑆 𝐿𝑛(1+𝑎𝑑)
on traçant 𝑡
Ln 𝑆 en fonction de 𝑡
, on aura une droite de pente c et une intersection avec
0
e-
l’axe des ordonnées b ,selon les valeurs de c et b déterminées graphiquement , on peut estimer les
différentes constantes biocinétiques selon les développements suivants :
ch

on a b= 𝑌 𝑚𝑎𝑥
𝐾
µ
𝑋0 + 𝑌 𝑋 𝑆0 donc :
𝑋
𝑆
( 𝑆
)
ou

𝑏𝑌 𝑋 𝐾𝑆
𝑋0 + 𝑌 𝑋 𝑆0= 𝑆

µ𝑚𝑎𝑥
(Eq.24)
𝑆
m

En remplaçant le terme 01 de l’équation (2.24) par le terme 02 de la même équation dans


Za

l’expression de (c ) on aura :

𝑋0+𝑌𝑆0 𝑏 𝑏
C =1+ 𝑌 𝑋 𝐾𝑆
= 1+ µ ⇒µ = c− 1 (Eq.25)
𝑆
𝑚𝑎𝑥 𝑚𝑎𝑥

𝑏
µ𝑚𝑎𝑥 = 𝑐−1
(Eq.26)

Et on a

𝑌𝑋
a= 𝑋0
𝑆
donc

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𝑌 𝑋 = a 𝑋0 (Eq.27)
𝑆

𝑋0+𝑌 𝑋 𝑋0+𝑌 𝑆0
𝑆0
c=1+ 𝑌 𝑋 𝐾𝑆
𝑆
donc (𝑐 − 1)= 𝑌 𝑋 𝐾𝑆
(Eq.28)
𝑆 𝑆

𝑋0+ 𝑆0 𝑌 𝑋 1

𝐾𝑆 = (𝑐−1)𝑌 𝑋
𝑆
𝑆
=
𝑋0+𝑆0𝑌
𝑌
1
(𝑐−1)
= ( 𝑋0
𝑌 )
+ 𝑆0
1
(𝑐−1)
= ( 1
𝑎 )
+ 𝑆0
1
(𝑐−1)
=
𝑎
𝑐−1
+𝑆0
(Eq.29)

Donc afin de déterminer ces différentes constantes selon ces différents développements
1 𝑆
mathématiques, une série de valeurs de a seront supposées et on trace la droite 𝑡
𝐿𝑛 𝑆0
en

i.R
𝐿𝑛 (1+𝑎𝑑)
fonction de 𝑡
, Celle qui assurera la meilleure linéarité permettra de définir les valeurs

exactes de a , c et b et donc les constantes bio cinétiques µ𝑚𝑎𝑥 , 𝐾𝑆 , 𝑌 𝑋 seront facilement estimées

az
𝑆

selon les équations (26), (27) et (29) .

rd
II.2. Les différents développements mathématiques pour la détermination des constantes bio
Ze
cinétiques caractérisant la dégradation aérobie du substrat carboné par les bactéries hétérotrophes
en mode continue
Le substrat est mis en contact avec une biomasse épuratrice, en alimentant continuellement le
e-
réacteur en substrat et en maintenant les conditions opératoires adéquates.
ch

Après atteinte de l’état stationnaire, les différentes constantes biocinétiques seront définies, en
imposant différents temps séjours et en procédant au suivie de la concentration du substrat à la
ou

sortie du bioréacteur pour ces différents temps.

On considère que la concentration de la biomasse et celle de substrat sont uniformes dans tout le
m

réacteur et elles seront égales aux concentrations à la sortie du réacteur.


Za

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Figure.2. Schéma du réacteur en continue en condition aéré, utilisé dans la détermination des
constantes biocinétique

Soit le réacteur schématisé dans la Figure .2, le bilan massique dans le réacteur par rapport à la
variation du substrat sera :

[Le taux d’accumulation du substrat] = [le taux du flux substrat entrant dans le réacteur] – [le taux de
flux du substrat sortant du réacteur] + [taux d’utilisation du substrat]

µ𝑋𝑆

i.R
𝑑𝑠
𝑑𝑡 (
= 𝑄0 𝑆0 − 𝑄0S + V rsub = 𝑄0 𝑆0 – 𝑆 + 𝑉( 𝑌 ) 𝑋/𝑆
(𝐾𝑆+𝑠)
) (Eq 30)

𝑑𝑠
Après atteinte de l’état stationnaire on aura = 0 et on définit :

az
𝑑𝑡

𝑆0/𝑆 : Concentration du substrat à l’entrée et à la sortie du réacteur (masse / unité de volume)

rd
𝑄0 : Débit d’alimentation du substrat (volume / unité de temps)
Ze
𝑋0/𝑋 : Concentration de la biomasse à l’entrée et à la sortie du réacteur (masse / unité de volume)
e-
Le temps de séjour hydraulique dans le réacteur est déterminé comme suit :
ch

𝑉
Ɵ= 𝑄0

µ 𝑋 .𝑆
Donc 𝑄0 (𝑆0 − 𝑆) − 𝑉 ( 𝑌 )= 0 (Eq31)
ou

𝑋/𝑆
(𝐾𝑆 +𝑠)

µ𝑋𝑆 𝑌𝑋/
= 𝑆
(𝑆0 − 𝑆) (Eq 32)
m

(𝐾𝑆+𝑠) Ɵ

(𝑆0− 𝑆) µ𝑆
=
Za

Ɵ𝑋 𝑌𝑋/ (𝐾𝑆+𝑠)
(Eq 33)
𝑆

En inversant les termes et après arrangement en aura :

Ɵ𝑋 𝐾𝑆 1 1
(𝑆0− 𝑆)𝑌𝑋/
= µ 𝑠
+ µ
(Eq34)
𝑆

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Faculté Génie des Procédés
Département Génie de l’environnement
Master 02 Génie des Procédés de l’environnement
Ɵ𝑋 1 𝐾𝑆
En représentant (𝑆0− 𝑆)𝑌𝑋/
en fonction 𝑠
on aura une droite de pente µ
et une intersection à l’ axe
𝑆

1
des ordonnées µ
et les valeurs de µ et 𝐾𝑆 seront déterminés , la seule contrainte est la valeur de

𝑌𝑋/ qui est toujours inconnue .


𝑆

Pour ceci en établi, le bilan de matière dans le bioréacteur par rapport à la variation de la biomasse

[Taux d’accumulation de la biomasse] = [taux du flux biomasse entrant dans le réacteur] – [taux de
flux de la biomasse sortant de réacteur] + [croissance net de la biomasse]

i.R
𝑑𝑋
V. 𝑑𝑡
= 𝑄0 𝑋0 – 𝑄0 𝑋 + 𝑉𝑟𝑔 (𝐸𝑞 35)

az
𝑑𝑋
Après atteinte de l’état stationnaire : 𝑑𝑡
= 0 et 𝑋0 est considéré très faible par rapport à X dans le
bioréacteur (𝑋0 = 0) donc

(
rd
𝑄0 𝑋0 − 𝑋 + 𝑉( ) 𝑋𝑆
µ
(𝐾𝑆+𝑆) − 𝐾𝑑𝑋) = 0 (Eq 36)
Ze
𝑄0 µ𝑋𝑆
𝑋=
𝑉 (𝐾𝑆+𝑆) − 𝐾𝑑𝑋 (Eq 37)
e-
1 µ𝑆
θ
X=
(𝐾𝑆+𝑆) − 𝐾𝑑 (Eq 38)
ch

Et selon l’équation (32) on peut écrire que


ou

1
𝑌𝑋/ 𝑆0 −𝑆( )
θ
X= 𝑆

θ
− 𝐾𝑑𝑋 (Eq 39)
m

En divisant par X on aura :

(𝑆0−𝑆) 𝑌𝑋/
1
Za

θ
= θ𝑋
𝑆
− 𝐾𝑑 (Eq 40)

(𝑆0−𝑆)𝑌𝑋/ 1
θ𝑋
𝑆
= θ
+𝐾𝑑 (Eq 41)

En divisant par𝑌𝑋/ on aura :


𝑆

(𝑆0−𝑆) 𝐾𝑑 1
θ𝑋
= 𝑌𝑋/
+ θ𝑌𝑋/
(Eq 42)
𝑆 𝑆

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(𝑆0−𝑆) 𝐾𝑑 1
On multiple par θ on aura : 𝑋
= 𝑌𝑋/
θ+ 𝑌𝑋/
(Eq 43)
𝑆 𝑆

(𝑆0 −𝑆) 𝐾𝑑
En représentant 𝑋
en fonction de θ , on aura une droite de pente 𝑌𝑋/
et une intersectionà l’axe
𝑆

1
des ordonnées 𝑌𝑋/
les valeurs de 𝑌𝑋/ et 𝐾𝑑 seront déterminées et par la suite µ et 𝐾𝑆 .
𝑆 𝑆

i.R
az
rd
Ze
e-
ch
ou
m
Za

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i.R
az
rd
Ze
e-
ch
ou
m
Za

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