CHAPITRE 1 :
1-Activités de la banque:
Les activités de la banque sont généralement classées en trois catégories :
***Les activités bancaires**
Les activités bancaires sont les activités traditionnelles de la banque, à savoir la collecte de
dépôts et la distribution de crédits.
***La collecte de dépôts**
La collecte de dépôts est l'activité par laquelle la banque reçoit des fonds de la part de ses
clients. Les dépôts peuvent être à vue, à terme ou d'épargne.
***La distribution de crédits**
La distribution de crédits est l'activité par laquelle la banque prête des fonds à ses clients.
Les crédits peuvent être à court terme, à moyen terme ou à long terme.
***Les activités connexes**
Les activités connexes sont des activités qui découlent des activités bancaires, comme la
gestion des moyens de paiement, la titrisation, le conseil financier, etc.
***La gestion des moyens de paiement**
La gestion des moyens de paiement est l'activité par laquelle la banque permet à ses clients
d'effectuer des paiements. Cela comprend les opérations de retrait, de dépôt, de virement,
de prélèvement automatique, etc.
***La titrisation**
La titrisation est l'activité par laquelle la banque regroupe des créances (crédits, prêts, etc.)
en un seul produit financier, appelé titrisation. Ce produit financier est ensuite vendu à des
investisseurs.
***Le conseil financier**
Le conseil financier est l'activité par laquelle la banque fournit des conseils à ses clients en
matière de gestion de leur patrimoine. Cela peut inclure des conseils en matière d'épargne,
d'investissement, d'assurance, etc.
***Les activités non bancaires**
Les activités non bancaires sont des activités qui n'ont pas de lien direct avec l'activité
bancaire, comme l'assurance, la gestion d'actifs, etc.
***L'assurance**
L'assurance est l'activité par laquelle la banque propose des contrats d'assurance à ses
clients. Cela peut inclure des contrats d'assurance-vie, d'assurance-maladie,
d'assurance-habitation, etc.
***La gestion d'actifs**
La gestion d'actifs est l'activité par laquelle la banque gère les actifs financiers de ses
clients. Cela peut inclure la gestion de portefeuilles d'actions, d'obligations, etc.
2- Classification des banques**
***La taille**
La taille d'une banque est généralement mesurée par la capitalisation boursière, le montant
des dépôts ou le total des actifs.
* **Le statut juridique**
Le statut juridique d'une banque peut être public, privé ou mixte.
* **L'activité principale**
L'activité principale d'une banque peut être la banque de détail, la banque d'investissement,
la banque de financement et d'investissement, etc.
3- Les différents métiers de la banque:
* **La banque de détail**
La banque de détail est l'activité par laquelle la banque fournit des services bancaires aux
particuliers et aux petites entreprises.
* **La banque d'investissement**
La banque d'investissement est l'activité par laquelle la banque fournit des services
bancaires aux grandes entreprises et aux institutions financières.
* **La banque de financement et d'investissement**
La banque de financement et d'investissement est une combinaison de la banque de détail
et de la banque d'investissement.
* **La banque de gestion d'actifs** : elle gère les portefeuilles d'investissement de ses
clients, particuliers ou institutionnels.
[Image of Banque de gestion d'actifs]
* **Les services financiers spécialisés** : ils comprennent une grande variété de métiers,
tels que la banque islamique, la banque privée, la banque en ligne, etc.
4- Mutations de l'activité bancaire :
L'activité bancaire a connu de profondes mutations au cours des dernières décennies, sous
l'effet de plusieurs facteurs, notamment :
* **La déréglementation**
La déréglementation a permis aux banques de diversifier leurs activités et de se développer
à l'échelle internationale.
* **La globalisation**
La globalisation a créé de nouveaux besoins financiers et des opportunités de croissance
pour les banques.
* **Les nouvelles technologies**
Les nouvelles technologies ont permis aux banques de rationaliser leurs opérations et de
proposer de nouveaux services à leurs clients.
5- Les critères de définition d'un métier bancaire:
Un métier bancaire peut être défini selon cinq critères :
* **Le mode de collecte des ressources** : comment la banque collecte-t-elle son argent
?
* **La clientèle** : à qui la banque s'adresse-t-elle ?
* **La zone d'activité** : dans quel pays ou région exerce la banque ?
* **L'intensité de l'utilisation des fonds propres** : la banque prend-elle beaucoup de
risques ?
* **La récurrence des revenus** : les revenus de la banque sont-ils réguliers ou variables
?
6- LES 4D :
* **La désintermédiation**
* L'évolution des politiques économiques : la libéralisation des marchés financiers,
notamment la mise en place de marchés de capitaux plus profonds et plus liquides, a rendu
le financement par les marchés financiers plus accessible et plus attractif.
* La déréglementation du secteur bancaire : la suppression ou l'assouplissement des règles
qui encadrent le secteur bancaire a permis aux banques de proposer des produits financiers
plus risqués, ce qui a attiré les investisseurs en quête de rendements plus élevés.
* La recherche de rendements plus élevés par les investisseurs : les investisseurs,
notamment les fonds de pension, sont à la recherche de rendements plus élevés pour leurs
placements. Les produits financiers proposés par les marchés financiers sont généralement
plus rentables que les produits financiers proposés par les banques.
* **La déréglementation**
Le professeur explique que la déréglementation a été initiée dans les années 1970 dans le
but de stimuler la concurrence et l'innovation. Cependant, elle a également contribué à
l'augmentation des risques pris par les banques.
En effet, la déréglementation a supprimé ou assoupli les règles qui encadrent le secteur
bancaire, notamment les règles prudentielles qui visent à limiter les risques pris par les
banques. Cette déréglementation a permis aux banques de prendre des risques plus
importants, ce qui a augmenté la probabilité de crises bancaires.
* **Le décloisonnement**
Le professeur explique que le décloisonnement a été permis par la déréglementation et a
permis aux banques de proposer une gamme de produits et services plus large.
En effet, avant le décloisonnement, les banques étaient traditionnellement spécialisées dans
un ou plusieurs domaines d'activité, tels que le crédit, l'épargne ou l'assurance. Le
décloisonnement a permis aux banques de diversifier leurs activités et de proposer une
gamme de produits et services plus large, ce qui les a rendues plus compétitives.
* **La délocalisation**
Le professeur explique que la délocalisation a été motivée par la recherche de profits plus
élevés. En effet, les coûts salariaux sont généralement plus faibles dans les pays en
développement que dans les pays développés. La délocalisation a permis aux banques de
réduire leurs coûts et d'augmenter leurs profits.
7- Les raisons du changement pour Les mutations du secteur bancaire :
Les mutations du secteur bancaire sont dues à plusieurs facteurs, notamment :
● L'évolution des économies : les économies sont de plus en plus globalisées et
interconnectées. Les banques doivent donc adapter leurs activités pour répondre aux
besoins des entreprises et des particuliers dans le monde entier.
● La déréglementation : les réglementations bancaires ont été assouplies dans de
nombreux pays. Cela a permis aux banques de prendre plus de risques et de
développer de nouvelles activités.
● L'innovation technologique : les technologies de l'information et de la
communication ont révolutionné le secteur bancaire. Les banques doivent s'adapter
à ces nouvelles technologies pour rester compétitives.
Les principaux changements:
● La concentration : le nombre de banques diminue, tandis que la taille des banques
restantes augmente. Cela est dû à des fusions et acquisitions, mais aussi à la
disparition des banques les plus fragiles.
● La diversification : les banques se diversifient dans de nouvelles activités,
notamment dans la gestion d'actifs, l'assurance et la banque en ligne. Cela leur
permet de limiter leur exposition aux risques et de générer de nouveaux revenus.
● L'internationalisation : les banques s'internationalisent pour répondre aux besoins
des entreprises et des particuliers dans le monde entier. Cela se traduit par
l'ouverture de nouvelles succursales et filiales à l'étranger.
8- La titrisation :
La titrisation est un processus qui permet de transformer des actifs non négociables en
actifs négociables. Cela permet aux banques de se débarrasser des risques liés à ces actifs
et de les transférer à d'autres investisseurs.
La titrisation a été un facteur important des mutations du secteur bancaire. Elle a permis aux
banques de prendre plus de risques et de générer de nouveaux revenus. Cependant, la
titrisation a également été un facteur de la crise financière de 2008.
Le professeur aborde ensuite le concept de titrisation. La titrisation est un processus par
lequel une banque vend des actifs à une entité juridique distincte, appelée "SPC" ou "TRS".
La SPC ou le TRS émet ensuite des titres qui sont vendus à des investisseurs.
Le professeur distingue deux types de titrisation : la titrisation traditionnelle et la titrisation
synthétique. La titrisation traditionnelle consiste à vendre des actifs réels, comme des prêts
hypothécaires ou des prêts à la consommation. La titrisation synthétique consiste à vendre
des risques, comme le risque de crédit ou le risque de taux d'intérêt.
9- Classification des banques
Classification par le mode d'activité
● Les grandes banques ont un bilan important et une activité internationale.
● Les petites banques ont un bilan plus modeste et une activité plus locale.
● Les banques moyennes se situent entre les deux.
Classification par le mode d'activité
● Les banques universelles exercent une activité diversifiée, qui comprend
notamment le crédit, la gestion d'actifs et la banque de détail.
● Les banques spécialisées se concentrent sur une activité particulière, comme le
crédit immobilier ou la banque d'investissement.
Classification par le contrôle
● Les banques privées sont contrôlées par des investisseurs privés.
● Les banques publiques sont contrôlées par l'État.
Les métiers de la banque
● La banque de détail est le métier le plus courant. Elle s'adresse aux particuliers, aux
professionnels et aux entreprises de petite taille.
● La banque d'investissement accompagne les grandes entreprises dans leurs
opérations financières, telles que les fusions-acquisitions, les introductions en bourse
ou les émissions de titres.
● La gestion d'actifs consiste à gérer des portefeuilles d'actifs financiers pour le
compte de clients, tels que des particuliers, des entreprises ou des institutions.
● Le crédit à la consommation consiste à accorder des prêts aux particuliers pour
financer l'achat de biens ou de services.
10- La banque de détail
Le professeur consacre la majeure partie du cours à la banque de détail. Il présente les
caractéristiques principales de ce métier, notamment :
● Une clientèle diversifiée, qui comprend les particuliers, les professionnels et les
entreprises de petite taille.
● Une activité diversifiée, qui comprend le crédit, la gestion de compte, les services
de paiement et les produits d'épargne.
● Une activité locale, qui est généralement concentrée sur un territoire donné.
Le professeur met également en évidence les avantages et les inconvénients de la banque
de détail.
Les avantages
● Une clientèle stable, qui est peu susceptible de changer de banque.
● Un faible risque, car la banque de détail est une activité diversifiée.
● Un potentiel de croissance, car la population est en constante augmentation.
Les inconvénients
● Une concurrence intense, car le secteur bancaire est très fragmenté.
● Une rentabilité faible, car les marges sont faibles dans ce secteur.
11- Le système bancaire américain:
Le professeur passe ensuite à une discussion sur le système bancaire américain. Il explique
que le système bancaire américain était traditionnellement organisé en banques "unitaires",
c'est-à-dire qu'une banque ne pouvait pas avoir de succursales dans d'autres États. Cette
réglementation a été abolie dans les années 1990, ce qui a permis aux banques
américaines de se développer à l'échelle nationale.
Le professeur présente ensuite les différents types de structures bancaires qui existent aux
États-Unis. Il distingue les banques "traditionnelles", qui offrent une gamme complète de
produits et services bancaires, des banques "spécialisées", qui se concentrent sur un
domaine particulier, comme le crédit hypothécaire ou la banque d'investissement.
12- La crise financière de 2008 :
Le professeur conclut le cours en examinant le rôle de la titrisation dans la crise financière
de 2008. Il explique que la titrisation a contribué à la crise en permettant aux banques de
transférer des risques à des investisseurs qui n'étaient pas conscients de l'ampleur de ces
risques.
CHAPITRE 2 :
1- Le Risque systémique :
* Définition : menace à la stabilité du système financier dans son ensemble.
* Causes : prises de risques excessives par les banques, crises de liquidité, faillites
2- Banques et risque systémique:
Origine de la crise systémique :
* Prises de risques excessives par les banques : les banques ont accordé des prêts à
des emprunteurs risqués, en particulier dans le secteur immobilier.
* Crises de liquidité : les banques ont été confrontées à une pénurie de liquidités,
c'est-à-dire de l'argent disponible à court terme.
* Canal de transmission de la crise systémique :
* Les banques sont des intermédiaires financiers qui relient les épargnants aux
investisseurs.
* En cas de crise bancaire, les épargnants peuvent perdre confiance dans le système
bancaire et retirer leurs dépôts.
* Cela peut entraîner une crise de liquidité, qui peut à son tour entraîner la faillite de
banques.
Surveillance du secteur bancaire :
* Objectif : prévenir les crises systémiques.
* Instruments de surveillance :
* Règlementation bancaire : ensemble de règles et de normes qui encadrent l'activité
bancaire.
* Supervision bancaire : contrôle exercé par les autorités publiques sur les établissements
bancaires.
2- La réglementation de l'activité courante :
* **Conditions d'exercice de l'activité bancaire**
* Accès à la profession bancaire : les établissements bancaires doivent obtenir une
licence auprès des autorités publiques.
* Modifications de la situation des établissements de crédit : les établissements
bancaires doivent informer les autorités publiques de toute modification de leur situation, par
exemple une fusion ou une acquisition.
* Autres conditions d'exercice : les établissements bancaires doivent respecter des
règles en matière de gouvernance, de comptabilité et de transparence.
* **Opérations de banque et relations avec la clientèle**
* Rémunération du banquier : la rémunération des banquiers doit être transparente et
proportionnée aux risques pris.
* Fonctionnement et rémunération des comptes clients : les établissements
bancaires doivent informer leurs clients des conditions de fonctionnement de leurs comptes
et de leur rémunération.
* Clarification des relations avec la clientèle : les établissements bancaires doivent
fournir à leurs clients des informations claires et concises sur leurs produits et services.
* Prises de participation et activités non bancaires : les établissements bancaires
sont autorisés à prendre des participations dans d'autres entreprises et à exercer des
activités non bancaires, mais ces activités doivent être compatibles avec leur activité
bancaire principale.
3- La réglementation prudentielle :
* **Ratio de solvabilité**
* Définition : rapport entre les fonds propres d'une banque et ses risques.
* Calcul du ratio de solvabilité : le ratio de solvabilité est calculé en divisant les fonds
propres d'une banque par l'actif pondéré en fonction des risques.
* Objectifs du ratio de solvabilité : le ratio de solvabilité vise à garantir que les
banques disposent de suffisamment de fonds propres pour faire face à leurs obligations.
* **Réglementation des risques de marché**
* Risque de change : risque lié à la fluctuation des cours des devises.
* Risque de taux d'intérêt : risque lié à la fluctuation des taux d'intérêt.
* Risque de marché des actions : risque lié à la fluctuation des cours des actions.
* **Réglementation des risques opérationnels**
* Définition : risques liés aux activités opérationnelles d'une banque, par exemple les
erreurs humaines, les cyberattaques ou les catastrophes naturelles.
* Exemples de risques opérationnels :
* Erreurs de calcul ou de traitement des transactions.
* Fraude ou détournement de fonds.
* Cyberattaques.
* Catastrophes naturelles.
* **Réglementation des risques de liquidité**
* Définition : risques liés à la capacité d'une banque à faire face à ses obligations à
court terme.
* Exemples de risques de liquidité :
* Une banque peut ne pas disposer d'assez de liquidités pour faire face à une
demande de retraits de fonds importante de ses clients.
* Une banque peut avoir besoin de liquidités pour faire face à des obligations à court
terme, par exemple le paiement des intérêts sur ses
3- Risques bancaires :
● Le risque de crédit est le risque de défaut de paiement d'un emprunteur. Il est le
risque le plus important pour les banques, car il peut entraîner des pertes
importantes.
● Le risque de marché est le risque de perte lié à la fluctuation des prix des actifs. Il
peut être causé par des facteurs économiques, politiques ou géopolitiques.
● Le risque opérationnel est le risque de perte lié à des erreurs humaines, des
défaillances des systèmes ou des événements externes. Il peut être causé par des
facteurs tels que des erreurs de calcul, des pannes informatiques ou des
catastrophes naturelles.
4- Mesures prises pour atténuer les risques bancaires :
Les banques ont pris un certain nombre de mesures pour atténuer les risques bancaires,
notamment :
● Le renforcement des fonds propres permet aux banques de résister aux pertes. Les
banques sont tenues de détenir un certain niveau de fonds propres, qui est calculé
en fonction de leur taille et de leur activité.
● La mise en place de systèmes de gestion des risques permet aux banques de
surveiller et de contrôler les risques. Ces systèmes comprennent des modèles de
mesure des risques, des procédures de contrôle et des systèmes d'alerte précoce.
● La séparation des activités à risque vise à limiter l'exposition des banques aux
risques les plus élevés. Par exemple, les banques ne sont pas autorisées à investir
dans des activités à risque élevé, telles que les produits dérivés.
Exemples
La crise financière de 2008 a été causée en partie par des risques de crédit et de marché.
Les banques avaient accordé des prêts à des emprunteurs à haut risque et avaient investi
dans des produits financiers complexes. Ces risques ont conduit à des pertes importantes
pour les banques et à la crise financière mondiale.
**Voici les informations principales de la transcription que vous avez fournie**
* **La réglementation bancaire vise à prévenir les crises bancaires et à protéger les
déposants.** Elle comprend des mesures telles que les exigences de fonds propres, les
limites de concentration et les restrictions sur les activités à risque.
* **L'assurance des dépôts est un mécanisme qui garantit le remboursement des dépôts des
particuliers en cas de faillite d'une banque.** Elle est financée par les banques elles-mêmes.
* **En cas de faillite d'une banque, les autorités peuvent intervenir pour la sauver ou la
liquider.
** Les mesures d'intervention comprennent la recapitalisation de la banque, la fusion avec
une autre banque ou la liquidation de la banque.
**La relation entre la banque centrale et les banques est complexe.** La banque centrale
joue un rôle de supervision et de régulation des banques. Elle peut également intervenir en
cas de crise bancaire.
**Voici un résumé des points clés de la relation entre la banque centrale et les
banques **
* **La banque centrale est chargée de la stabilité du système financier.** Elle supervise les
banques pour s'assurer qu'elles respectent la réglementation et qu'elles ne présentent pas
de risques pour le système financier.
* **La banque centrale peut intervenir en cas de crise bancaire.*
* Elle peut fournir des liquidités aux banques, recapitaliser les banques ou les liquider.
**Voici quelques exemples concrets d'interventions de la banque centrale en cas de
crise bancaire :**
* **En 2008, la Réserve fédérale américaine a fourni des liquidités aux banques dans le
cadre du programme TARP.**
* **En 2010, la Banque centrale européenne a recapitalisé plusieurs banques européennes
dans le cadre du programme de sauvetage des banques.**
**La réglementation bancaire est un sujet complexe et en constante évolution.** Les
autorités de réglementation travaillent constamment à améliorer la réglementation pour
prévenir les crises bancaires et protéger les déposants.
CHAPITRE 3 :
1- Informations générales sur la comptabilité bancaire**
* La comptabilité bancaire est une comptabilité particulière qui présente des spécificités par
rapport à la comptabilité générale.
* Ces spécificités sont liées à la nature des activités des banques, qui consistent à collecter
des dépôts et à les redistribuer sous forme de crédits.
* La comptabilité bancaire est régie par des règles spécifiques, notamment la réglementation
bancaire.
2- Spécificités de la comptabilité bancaire**
* **La comptabilisation des intentions**
La comptabilité bancaire comptabilise les intentions, c'est-à-dire les engagements pris par la
banque, même si ceux-ci n'ont pas encore été réalisés.
Par exemple, lorsque la banque accorde un crédit, elle comptabilise l'engagement de prêter
la somme du crédit, même si le client n'a pas encore encaissé le prêt.
* **La comptabilisation à la valeur de marché**
La comptabilité bancaire comptabilise les actifs et les passifs à leur valeur de marché,
c'est-à-dire à leur valeur actuelle.
Cette comptabilisation permet de refléter au mieux la situation financière de la banque.
* **L'obligation de tenir une comptabilité matière**
Les banques sont tenues de tenir une comptabilité matière pour les actifs immobilisés
qu'elles détiennent.
Cette comptabilité permet de suivre l'état physique des actifs et de comptabiliser les
amortissements.
* **La comptabilisation des provisions pour risques**
Les banques doivent comptabiliser des provisions pour risques pour couvrir les risques de
défaut de paiement des clients.
Ces provisions sont constituées au fur et à mesure que la banque accorde des crédits.
3- Spécificités de la présentation du bilan bancaire**
Le bilan bancaire présente des spécificités par rapport au bilan d'une entreprise.
* **La présentation du passif**
Le passif du bilan bancaire est divisé en deux grandes catégories :
* Les dettes envers les déposants
* Les dettes envers les autres créanciers
* **La présentation des actifs**
Les actifs du bilan bancaire sont divisés en trois grandes catégories :
* Les actifs liquides
* Les actifs immobilisés
* Les actifs financiers
4- Exemples de comptes spécifiques de la comptabilité bancaire**
* **Les comptes de dépôts**
Les comptes de dépôts sont les comptes ouverts par les clients auprès de la banque.
Ils représentent les fonds que les clients ont confiés à la banque.
* **Les comptes de crédits**
Les comptes de crédits sont les comptes ouverts par la banque pour les clients auxquels
elle a accordé un crédit.
Ils représentent les sommes que la banque a prêtées aux clients.
* **Les comptes de provisions pour risques**
Les comptes de provisions pour risques sont les comptes utilisés par la banque pour
comptabiliser les provisions pour risques.
* **Les comptes d'actifs financiers**
Les comptes d'actifs financiers sont les comptes utilisés par la banque pour comptabiliser
les actifs financiers qu'elle détient.
Ils peuvent s'agir de titres de participation, de titres de créance, de titres de trésorerie, etc.
La comptabilité bancaire est un système d'information qui permet de collecter, de traiter et
de diffuser les informations financières d'une banque. Elle doit répondre à plusieurs
objectifs, notamment :
* La fiabilité des informations : les informations comptables doivent être exactes et fiables,
afin de permettre aux utilisateurs de prendre des décisions éclairées.
* La prise de décision : la comptabilité bancaire fournit des informations utiles aux
dirigeants de la banque pour la prise de décisions stratégiques et opérationnelles.
* La conformité aux réglementations : les banques sont soumises à une réglementation
stricte, qui fixe les règles de la comptabilité bancaire.
5- Portefeuilles de titres:
Les banques investissent dans des titres, tels que des actions, des obligations et des
produits dérivés. Ces investissements sont comptabilisés dans des portefeuilles de titres.
Il existe quatre types de portefeuilles de titres :
* Les titres de transaction : les titres sont achetés et vendus dans le court terme pour faire
des profits sur les fluctuations de prix.
* Les titres de placement : les titres sont achetés pour être conservés à long terme, en
attendant que leur valeur augmente.
* Les titres de participation : les titres sont achetés pour influencer la gestion d'une
entreprise.
* Les titres de couverture : les titres sont achetés pour se protéger contre les risques liés à
d'autres actifs.
- La comptabilisation des portefeuilles de titres dépend de l'intention de la banque.
Pour les titres de transaction: les banques comptabilisent la valeur d'achat des titres. Les
gains ou les pertes sont comptabilisés lorsque les titres sont vendus.
Pour les titres de placement: les banques comptabilisent la valeur d'achat des titres, mais
elles peuvent également comptabiliser la valeur de marché des titres, si elle est plus élevée
que la valeur d'achat. Les gains ou les pertes sont comptabilisés lorsque les titres sont
vendus ou à la fin de l'exercice.
Pour les titres de participation: les banques comptabilisent la valeur d'achat des titres. Les
gains ou les pertes sont comptabilisés lorsque les titres sont vendus ou à la fin de l'exercice.
Pour les titres de couverture: les banques comptabilisent la valeur d'achat des titres. Les
gains ou les pertes sont comptabilisés lorsque les titres sont vendus ou à la fin de l'exercice.
5- Portefeuilles de titres:
À la fin de chaque exercice, les banques effectuent des arrêts comptables. Ces arrêts
permettent de connaître la situation financière de la banque à la date de clôture de
l'exercice.
Les arrêts comptables comprennent notamment les opérations suivantes :
* L'inventaire des actifs et des passifs de la banque
* La constatation des amortissements et des provisions
* L'établissement des états financiers de la banque
Les états financiers de la banque comprennent le bilan, le compte de résultat et le tableau
des flux de trésorerie.
* **Voici les informations principales que j'ai pu identifier dans la transcription que
vous avez fournie :* **
* **La comptabilité bancaire est une comptabilité des intentions.**
Cela signifie que les actifs sont comptabilisés au coût d'acquisition, c'est-à-dire au prix payé
pour les acquérir. Cependant, si le prix du marché de l'actif diminue par rapport à son coût
d'acquisition, une provision doit être comptabilisée pour tenir compte de cette dépréciation.
* **La comptabilité bancaire est également une comptabilité de gestion de matières.**
Cela signifie que les banques doivent tenir une comptabilité des actifs qu'elles gèrent pour le
compte de tiers. Par exemple, une banque qui gère un portefeuille de titres pour un client
doit tenir une comptabilité des titres qui composent ce portefeuille.
* **La comptabilité bancaire doit tenir compte du risque de contrepartie.**
Ce risque est le risque que le débiteur ne rembourse pas sa dette. Pour limiter ce risque, les
banques exigent généralement des garanties de leurs débiteurs. Ces garanties peuvent être
constituées par des hypothèques, des sûretés mobilières ou des engagements de caution.
* **La comptabilité bancaire est soumise à des normes spécifiques.**
Ces normes sont définies par le Comité de la Bâle pour la supervision bancaire.
Voici quelques détails supplémentaires sur ces points :
* **La comptabilité des intentions**
La comptabilité des intentions est une approche comptable qui est souvent utilisée dans les
secteurs où les actifs sont susceptibles de changer de valeur rapidement. Dans le cas de la
comptabilité bancaire, cela est dû au fait que les actifs détenus par les banques sont
souvent des titres, dont le prix peut fluctuer en fonction des conditions du marché.
L'approche de la comptabilité des intentions est basée sur le principe que la valeur d'un actif
est déterminée par son intention d'utilisation. Dans le cas d'un actif détenu par une banque,
l'intention d'utilisation est généralement de le revendre à un moment donné. Par
conséquent, la valeur de l'actif est comptabilisée au coût d'acquisition, c'est-à-dire au prix
payé pour l'acquérir.
Cependant, si le prix du marché de l'actif diminue par rapport à son coût d'acquisition, une
provision doit être comptabilisée pour tenir compte de cette dépréciation. Cette provision est
comptabilisée en tant que charge dans le compte de résultat de la banque.
* **La comptabilité de gestion de matières**
La comptabilité de gestion de matières est une approche comptable qui est utilisée pour
suivre les actifs qui sont détenus par un tiers pour le compte d'un autre tiers. Dans le cas de
la comptabilité bancaire, cela est souvent le cas des portefeuilles de titres qui sont gérés par
des banques pour le compte de leurs clients.
La comptabilité de gestion de matières est importante pour les banques car elle permet de
suivre la valeur des actifs qu'elles gèrent pour le compte de tiers. Cela est important pour les
banques car elles peuvent être tenues responsables de toute perte subie par les actifs
qu'elles gèrent.
* **Le risque de contrepartie**
Le risque de contrepartie est le risque que le débiteur ne rembourse pas sa dette. Ce risque
est un risque important pour les banques car elles prêtent de l'argent à des tiers.
Pour limiter le risque de contrepartie, les banques exigent généralement des garanties de
leurs débiteurs. Ces garanties peuvent être constituées par des hypothèques, des sûretés
mobilières ou des engagements de caution.
Les hypothèques sont des garanties qui confèrent à la banque un droit de propriété sur un
bien immobilier si le débiteur ne rembourse pas sa dette. Les sûretés mobilières sont des
garanties qui confèrent à la banque un droit de propriété sur des biens mobiliers si le
débiteur ne rembourse pas sa dette. Les engagements de caution sont des garanties qui
confèrent à la banque le droit de se faire rembourser par un tiers si le débiteur ne rembourse
pas sa dette.
5- Les spécificités de la comptabilité bancaire:
La comptabilité bancaire présente plusieurs spécificités par rapport à la comptabilité
générale. Ces spécificités sont liées à la nature des activités des banques.
**La première spécificité** est que les banques utilisent une **comptabilité des
intentions**.
Cela signifie que les actifs sont comptabilisés au coût d'acquisition, c'est-à-dire au prix payé
pour les acquérir. Cependant, si le prix du marché de l'actif diminue par rapport à son coût
d'acquisition, une provision doit être comptabilisée pour tenir compte de cette dépréciation.
**La deuxième spécificité** est que les banques utilisent une **comptabilité de gestion de
matières**.
Cela signifie que les banques doivent tenir une comptabilité des actifs qu'elles gèrent pour le
compte de tiers. Par exemple, une banque qui gère un portefeuille de titres pour un client
doit tenir une comptabilité des titres qui composent ce portefeuille.
**La troisième spécificité** est que les banques doivent **tenir compte du risque de
contrepartie**.
Ce risque est le risque que le débiteur ne rembourse pas sa dette. Pour limiter ce risque, les
banques exigent généralement des garanties de leurs débiteurs. Ces garanties peuvent être
constituées par des hypothèques, des sûretés mobilières ou des engagements de caution.
6- Les normes comptables bancaires:
Les normes comptables bancaires sont des normes qui sont définies par le Comité de la
Bâle pour la supervision bancaire. Ces normes sont conçues pour garantir que les états
financiers des banques sont transparents et fiables.
Les normes comptables bancaires couvrent un large éventail de sujets, notamment la
comptabilisation des actifs, des passifs, des produits et des charges. Elles sont importantes
pour les banques car elles permettent aux investisseurs et aux autres parties prenantes
d'évaluer la situation financière des banques.
En plus des normes comptables bancaires définies par le Comité de la Bâle, les banques
doivent également se conformer aux normes comptables nationales. En Algérie, les normes
comptables nationales sont définies par l'Autorité de contrôle financier et de la Banque
d'Algérie (ACBFA).
**Les principales normes comptables bancaires** sont les suivantes :
* **IAS 39 : Instruments financiers**
* **IAS 32 : Instruments financiers : Présentation**
* **IAS 77 : Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels**
* **IFRS 9 : Instruments financiers**
**Voici les informations contenues dans la transcription de votre professeur en classe
sur la comptabilité bancaire** :
* **Le bilan bancaire** est un document qui présente la situation financière d'une banque à
un moment donné. Il est divisé en deux parties : l'actif, qui représente les biens et les
créances de la banque, et le passif, qui représente les dettes et les fonds propres de la
banque.
* **L'actif bancaire** est composé de trois grandes catégories : les actifs financiers, les actifs
réels et les actifs incorporels.
* **Les actifs financiers** sont les investissements de la banque dans des titres financiers,
tels que des actions, des obligations ou des produits dérivés.
* **Les actifs réels** sont les biens physiques de la banque, tels que les immeubles, les
véhicules ou le matériel informatique.
* **Les actifs incorporels** sont les actifs non physiques de la banque, tels que la valeur de
la marque ou les brevets.
* **Le passif bancaire** est composé de trois grandes catégories : les ressources stables,
les ressources d'exploitation et les provisions.
* **Les ressources stables** sont les fonds propres de la banque, qui représentent les
capitaux apportés par les actionnaires, et les dettes à long terme, telles que les obligations.
* **Les ressources d'exploitation** sont les dettes à court terme, telles que les dépôts à vue
des clients ou les crédits bancaires.
* **Les provisions** sont des éléments du passif qui correspondent à des pertes ou des
risques probables, mais non encore réalisés.
* **Le compte de résultat bancaire** est un document qui présente les résultats de l'activité
de la banque sur une période donnée. Il est divisé en deux grandes parties : les produits et
les charges.
* **Les produits bancaires** sont les revenus générés par l'activité de la banque, tels que les
intérêts, les commissions ou les produits annexes.
* **Les charges bancaires** sont les dépenses engagées par la banque dans le cadre de
son activité, telles que les intérêts versés, les frais de personnel ou les frais généraux.
Voici des précisions sur certains points abordés par le professeur :
* **Les engagements donnés** sont des engagements pris par la banque envers des tiers,
tels que des garanties ou des cautions. Ils sont classés en fonction de la nature de
l'engagement et de la contrepartie.
* **Les engagements donnés sur devises** sont des engagements pris par la banque en
devises étrangères. Ils sont comptabilisés en fonction du cours de la devise au jour de
l'engagement.
* **Les produits assimilés** sont des produits qui présentent un caractère financier, mais
qui ne sont pas comptabilisés comme des intérêts. Ils comprennent notamment les produits
des opérations sur titres, les produits des opérations de change et les produits des services.
* **Les charges assimilées** sont des charges qui présentent un caractère financier, mais
qui ne sont pas comptabilisées comme des intérêts. Elles comprennent notamment les
charges des opérations sur titres, les charges des opérations de change et les charges des
services.
CHAPITRE 4 :
1- le bilan et le compte de résultat d'une banque.
* **Comptes de bilan** :
* Comptes de liquidité : ce sont les comptes qui enregistrent les actifs liquides de la
banque.
* Comptes d'immobilisations : ce sont les comptes qui enregistrent les actifs
immobilisés de la banque.
* Comptes d'actifs inclassables : ce sont les comptes qui enregistrent les actifs
inclassables de la banque.
* Comptes de capitaux propres : ce sont les comptes qui enregistrent les capitaux
propres de la banque.
* Comptes de dettes : ce sont les comptes qui enregistrent les dettes de la banque.
* **Comptes de résultat** :
* Comptes de produits : ce sont les comptes qui enregistrent les produits de la
banque.
* Comptes de charges : ce sont les comptes qui enregistrent les charges de la
banque.
2- les différents concepts comptables qui sont utilisés pour calculer le résultat d'une
banque:
* **La juste valeur** : la juste valeur est la valeur d'un actif ou d'un passif à une date
donnée. Elle est déterminée en fonction des conditions du marché à cette date.
* **La réévaluation** : la réévaluation est la modification de la valeur d'un actif ou d'un
passif pour tenir compte de la variation de sa juste valeur.
* **La dotation aux provisions** : la dotation aux provisions est une charge qui est
comptabilisée pour faire face à des risques ou des charges éventuelles.
3- Analyse des actifs:
- Les actifs d'une banque sont les ressources dont elle dispose. Ils peuvent être classés en
deux catégories
* Les actifs liquides sont des actifs que la banque peut convertir en espèces rapidement et
sans perte significative de valeur. Ils comprennent les dépôts à vue, les titres de créance
négociables et les placements à court terme.
* Les actifs non liquides sont des actifs qui ne peuvent pas être convertis en espèces
rapidement ou sans perte significative de valeur. Ils comprennent les prêts, les
investissements à long terme et les immobilisations corporelles.
- L'analyse des actifs d'une banque permet d'évaluer sa capacité à faire face à ses
obligations à court terme.
4- Analyse des passifs:
- Les passifs d'une banque sont les engagements qu'elle a envers ses créanciers. Ils
peuvent être classés en deux catégories
* Les passifs exigibles sont des passifs que la banque doit payer à court terme. Ils
comprennent les dépôts à vue, les emprunts à court terme et les dettes fournisseurs.
* Les passifs non exigibles sont des passifs que la banque doit payer à long terme. Ils
comprennent les prêts accordés, les emprunts à long terme et les dettes fiscales.
- L'analyse des passifs d'une banque permet d'évaluer sa capacité à faire face à ses
obligations à long terme.
5- Analyse du résultat net:
* Le résultat net d'une banque est la différence entre ses produits et ses charges.
* Les produits d'une banque comprennent les intérêts perçus sur les prêts, les commissions
perçues sur les services bancaires et les gains réalisés sur les opérations de marché.
* Les charges d'une banque comprennent les intérêts versés sur les dépôts, les frais de
personnel, les frais de fonctionnement et les pertes réalisées sur les opérations de marché.
* L'analyse du résultat net d'une banque permet d'évaluer sa rentabilité.
6- Analyse des ratios financiers:
- Les ratios financiers sont des indicateurs qui permettent de comparer la performance
financière d'une banque à celle d'autres banques ou à des normes prédéfinies.
* Parmi les ratios financiers les plus importants pour l'analyse d'une banque, on peut
citer :
* Le ratio de solvabilité, qui mesure la capacité d'une banque à faire face à ses
obligations à court terme.
* Le ratio de rentabilité des fonds propres, qui mesure la rentabilité des capitaux
investis dans la banque.
* Le ratio de liquidité, qui mesure la capacité d'une banque à répondre aux
demandes de retrait de ses clients.
7- La solvabilité des banques:
La solvabilité d'une banque est sa capacité à faire face à ses obligations financières. Elle est
essentielle pour la survie de la banque et pour la stabilité du système financier.
Les fonds propres
Les fonds propres sont une composante essentielle de la solvabilité des banques. Ils
représentent la capacité de la banque à faire face aux pertes imprévues.
Les fonds propres sont constitués de deux éléments :
● Le capital social : il est apporté par les actionnaires de la banque.
● Les réserves : elles sont constituées des bénéfices non distribués de la banque.
Les fonds propres doivent être suffisants pour couvrir les risques auxquels la banque est
exposée.
La qualité de l'actionnariat
La qualité de l'actionnariat est également importante pour la solvabilité des banques. Les
actionnaires doivent être des investisseurs responsables, qui sont prêts à assumer le risque
de perte.
Les actionnaires peuvent apporter des fonds supplémentaires en cas de besoin, ce qui peut
aider une banque à surmonter une crise financière.
La place des banques dans le système financier
Les banques qui sont considérées comme systémiques, c'est-à-dire qui sont essentielles au
bon fonctionnement du système financier, sont soumises à des exigences de solvabilité plus
strictes.
Cela est dû au fait que la faillite d'une banque systémique pourrait avoir des conséquences
négatives pour l'ensemble de l'économie.
L'analyse des comptes intermédiaires de gestion
L'analyse des comptes intermédiaires de gestion est un outil important pour évaluer la
performance des banques et pour identifier les éventuels problèmes.
Les comptes intermédiaires de gestion fournissent des informations sur les produits, les
charges, les profits et les pertes des banques.
**Analyse de la transcription**
La transcription que vous avez fournie concerne une leçon sur le diagnostic financier des
banques. L'enseignant commence par expliquer les différents types de risques auxquels
sont confrontées les banques, à savoir les risques de liquidité, de taux d'intérêt, de change
et de crédit.
**Risque de liquidité**
Le risque de liquidité est le risque pour une banque de ne pas pouvoir faire face à ses
obligations à court terme. Ce risque est lié à la nature même de l'activité bancaire, qui
consiste à collecter des dépôts à vue et à les transformer en crédits à long terme.
L'enseignant explique que le risque de liquidité peut être évalué en analysant les emplois et
les ressources de la banque, en fonction de leur liquidité réelle et non juridique. Il souligne
également l'importance de la qualité de la signature de la banque, qui peut lui permettre de
faire face à une demande de retraits imprévue.
**Risque de taux d'intérêt**
Le risque de taux d'intérêt est le risque pour une banque de subir des pertes en raison de
fluctuations des taux d'intérêt. Ce risque est lié à la structure des actifs et des passifs de la
banque, qui peuvent être à des taux d'intérêt différents.
L'enseignant explique que le risque de taux d'intérêt peut être géré par la banque en
adoptant une stratégie de couverture des taux d'intérêt. Il souligne également l'importance
de la diversification des actifs et des passifs de la banque pour réduire l'exposition à ce
risque.
**Risque de change**
Le risque de change est le risque pour une banque de subir des pertes en raison de
fluctuations des taux de change. Ce risque est lié aux activités internationales de la banque,
qui peuvent impliquer des opérations en devises étrangères.
L'enseignant explique que le risque de change peut être géré par la banque en adoptant une
stratégie de couverture des risques de change. Il souligne également l'importance de la
diversification des activités internationales de la banque pour réduire l'exposition à ce risque.
**Risque de crédit**
Le risque de crédit est le risque pour une banque de subir des pertes en raison de
défaillances de ses clients. Ce risque est lié à l'activité de crédit de la banque, qui consiste à
prêter de l'argent à des clients.
L'enseignant explique que le risque de crédit peut être géré par la banque en adoptant une
politique de sélection rigoureuse des clients et en mettant en place des dispositifs de
surveillance des risques. Il souligne également l'importance de la diversification du
portefeuille de crédit de la banque pour réduire l'exposition à ce risque.
CHAPITRE 5 :
1- Voici les informations principales que je peux tirer de la transcription que vous
avez fournie :
* **Le risque de contrepartie est le risque que le débiteur ne rembourse pas son
prêt.**
Il existe deux types de risque de contrepartie :
* Le risque de contrepartie général, qui est lié à la situation économique et
politique générale.
* Le risque de contrepartie spécifique, qui est lié à la situation financière du
débiteur.
- La gestion du risque de contrepartie est un processus complexe qui implique plusieurs
étapes :
1- La définition d'une politique de crédit, qui définit les critères d'octroi de crédit.
2- L'analyse des dossiers de crédit, qui permet d'évaluer la capacité de remboursement du
débiteur.
3- Le suivi des dossiers de crédit, qui permet de détecter les éventuels signes de
défaillance.
* **Le contrôle interne est un système qui permet de garantir que les procédures de
gestion du risque de contrepartie sont respectées.**
Il comprend notamment les éléments suivants :
* L'indépendance du service de contrôle interne.
* L'exhaustivité du contrôle.
* La cohérence des dossiers de crédit avec la politique de crédit.
* Le respect de la procédure lors de l'octroi et du suivi des crédits.
Voici quelques autres aspects de la gestion du risque de contrepartie qui peuvent être
importants :
● La diversification des risques : Les banques peuvent réduire leur exposition au
risque de contrepartie en diversifiant leurs portefeuilles de prêts. Cela signifie qu'elles
ne doivent pas prêter trop d'argent à un seul emprunteur ou à un seul secteur
d'activité.
● L'utilisation de garanties : Les banques peuvent exiger des garanties de leurs
emprunteurs. Cela peut aider à réduire le risque de perte en cas de défaillance de
l'emprunteur.
● L'utilisation de produits dérivés : Les banques peuvent utiliser des produits
dérivés, tels que les swaps de taux d'intérêt ou les contrats à terme, pour transférer
une partie du risque de contrepartie à des tiers.
1- Analyse des dossiers de crédit:
Le contrôle de gestion est un processus qui vise à évaluer les risques et à prendre des
décisions éclairées. Il repose sur une analyse approfondie des données financières et non
financières des clients.
2- Méthodes d'analyse des dossiers de crédit:
Il existe deux principales méthodes d'analyse des dossiers de crédit :
* **L'analyse traditionnelle** consiste à examiner manuellement les dossiers de crédit.
L'analyste examine les informations financières et non financières du client pour déterminer
sa capacité de remboursement. Cette méthode est plus coûteuse et plus longue que
l'analyse statistique, mais elle permet d'obtenir une analyse plus fine.
* **L'analyse statistique** consiste à utiliser des modèles mathématiques pour évaluer le
risque de défaillance. Le modèle est construit à partir d'un ensemble de données de
formation, composé de dossiers de crédit passés, avec une classification des clients en
bons et mauvais payeurs. Le modèle assigne une note à chaque nouveau dossier, en
fonction des caractéristiques du client. Cette note est ensuite utilisée pour prendre une
décision d'octroi de crédit. Cette méthode est plus rapide et moins coûteuse que l'analyse
traditionnelle, mais elle peut être moins précise.
3- Étapes de construction d'un modèle statistique de scoring:
Les étapes de construction d'un modèle statistique de scoring sont les suivantes :
1. **Rassembler un ensemble de données de formation**. Cet ensemble de données doit
être composé de dossiers de crédit passés, avec une classification des clients en bons et
mauvais payeurs.
2. **Choisir les caractéristiques à prendre en compte**. Ces caractéristiques doivent être
pertinentes pour la prédiction du risque de défaillance.
3. **Assigner une pondération à chaque caractéristique**. Cette pondération reflète
l'importance de la caractéristique pour la prédiction du risque de défaillance.
4. **Entrainer le modèle**. Le modèle est entrainé sur l'ensemble de données de formation.
5. **Tester le modèle**. Le modèle est testé sur un ensemble de données de test, composé
de dossiers de crédit passés non inclus dans l'ensemble de données de formation.
3- Caractéristiques à prendre en compte dans l'analyse des dossiers de crédit:
* **Informations financières**
* Revenu
* Charges
* Épargne
* Situation professionnelle
* Situation familiale
* **Informations non financières**
* Âge
* Genre
* Situation géographique
* Situation maritale
* Nombre d'enfants
* Situation juridique
* Historique de crédit
4- Pondération des caractéristiques
La pondération des caractéristiques reflète l'importance de la caractéristique pour la
prédiction du risque de défaillance. Par exemple, le revenu est généralement une
caractéristique très importante, tandis que l'âge est généralement une caractéristique moins
importante.
5- Test du modèle
Le modèle est testé sur un ensemble de données de test pour évaluer sa précision. Si le
modèle est précis, il aura une bonne capacité à prédire le risque de défaillance des
nouveaux clients.
CHAPITRE 6 :
**Objectifs du contrôle de gestion dans une banque**
* **Mesurer la performance**
Le contrôle de gestion permet de mesurer la performance de l'entreprise sur différents
aspects, tels que la rentabilité, l'efficacité opérationnelle et la solidité financière.
* **Faciliter la mise au point de la gestion**
Le contrôle de gestion fournit des informations aux managers pour leur permettre de prendre
des décisions éclairées.
* **Assurer le pilotage de l'entreprise**
Le contrôle de gestion permet de suivre l'évolution de la performance de l'entreprise et de
prendre des mesures correctives si nécessaire.
**Méthodologie du contrôle de gestion dans une banque**
La méthodologie du contrôle de gestion dans une banque doit passer par la mise en place
des objectifs, la définition du cadre d'analyse et l'existence d'un système d'information.
**Mise en place des objectifs**
Les objectifs du contrôle de gestion doivent être définis en fonction de la stratégie de
l'entreprise. Ils doivent être SMART, c'est-à-dire spécifiques, mesurables, atteignables,
pertinents et limités dans le temps.
**Définition du cadre d'analyse**
Le cadre d'analyse du contrôle de gestion permet de définir les unités d'analyse et les
indicateurs de performance. Il peut être basé sur des centres de responsabilité, des produits
ou des métiers.
**Système d'information**
Le système d'information du contrôle de gestion doit fournir des données fiables et
pertinentes pour la prise de décision. Il doit être adapté à la taille et à la structure de
l'entreprise.
**Outils du contrôle de gestion dans une banque**
Le contrôle de gestion utilise une variété d'outils pour mesurer la performance de
l'entreprise. Parmi les outils les plus courants, on trouve :
* Les tableaux de bord
* Les budgets
* Les reportings
* L'analyse des écarts
**Définition du risque de contrepartie**
Le risque de contrepartie est le risque qu'une contrepartie ne soit pas en mesure de
rembourser ses dettes.
**Principes de la gestion du risque de contrepartie**
- La gestion du risque de contrepartie repose sur trois piliers principaux :
* **L'identification et l'évaluation des risques**
* **La mise en place de mesures de contrôle**
* **Le suivi et la surveillance**
**L'identification et l'évaluation des risques**
La première étape de la gestion du risque de contrepartie consiste à identifier les
contreparties qui présentent un risque élevé d'insolvabilité.
Les facteurs qui peuvent contribuer à l'augmentation du risque de contrepartie comprennent:
* La situation financière de la contrepartie : une contrepartie avec une situation financière
fragile présente un risque plus élevé d'insolvabilité.
* La solvabilité de la contrepartie : une contrepartie qui n'est pas en mesure de générer
des flux de trésorerie suffisants pour couvrir ses dettes présente un risque plus élevé
d'insolvabilité.
* La capacité de remboursement de la contrepartie : une contrepartie qui n'a pas la
volonté de rembourser ses dettes présente un risque plus élevé d'insolvabilité.
Une fois les contreparties à risque identifiées, il est nécessaire d'évaluer leur risque
d'insolvabilité.
Pour ce faire, les banques peuvent utiliser des méthodes quantitatives ou qualitatives.
Les méthodes quantitatives utilisent des modèles statistiques pour évaluer le risque de
contrepartie. Ces modèles prennent en compte des facteurs tels que la situation financière
de la contrepartie, sa solvabilité et sa capacité de remboursement.
Les méthodes qualitatives reposent sur l'analyse des données financières et des
informations non financières de la contrepartie. Ces informations peuvent inclure les
résultats de l'entreprise, ses perspectives financières, son secteur d'activité, sa gouvernance
d'entreprise, etc.
**La mise en place de mesures de contrôle**
Une fois que le risque de contrepartie a été évalué, il est nécessaire de mettre en place des
mesures de contrôle pour limiter l'exposition au risque.
Les mesures de contrôle peuvent inclure :
* Des limites de concentration : la banque peut limiter le montant des engagements qu'elle
prend vis-à-vis d'une même contrepartie.
* Des exigences de marge : la banque peut demander à la contrepartie de fournir une
marge de sécurité, sous forme de dépôts ou de titres, pour garantir le remboursement de
ses dettes.
* Des garanties : la banque peut demander à la contrepartie de fournir des garanties, sous
forme de biens immobiliers, de titres ou d'autres actifs, pour garantir le remboursement de
ses dettes.
**Le suivi et la surveillance**
La gestion du risque de contrepartie est une activité dynamique. Il est nécessaire de suivre
en permanence l'évolution des risques de contrepartie et d'adapter les mesures de contrôle
en fonction de l'évolution de la situation.
**Facteurs qui contribuent à l'augmentation du risque de contrepartie**
* La situation financière de la contrepartie
* La solvabilité de la contrepartie
* La capacité de remboursement de la contrepartie
**Méthodes d'évaluation du risque de contrepartie**
* Méthodes quantitatives
* Méthodes qualitatives
**Mesures de contrôle du risque de contrepartie**
* Limites de concentration
* Exigences de marge
* Garanties
**Suivi et surveillance du risque de contrepartie**
La gestion du risque de contrepartie est une activité dynamique. Il est nécessaire de suivre
en permanence l'évolution des risques de contrepartie et d'adapter les mesures de contrôle
en fonction de l'évolution de la situation.
* **Voici un résumé de la transcription de votre professeur en classe sur la gestion du
risque de contrepartie* ** :
- La gestion du risque de contrepartie est un processus qui vise à identifier, mesurer,
contrôler et réduire le risque que l'une des parties à une transaction ne puisse honorer ses
obligations.**
- Le risque de contrepartie est un risque important pour les banques, car il peut entraîner
des pertes financières importantes.**
* **Il existe un certain nombre de mesures que les banques peuvent prendre pour
gérer le risque de contrepartie, notamment :**
* **L'évaluation de la solvabilité de la contrepartie**
* **La mise en place de garanties**
* **La diversification des portefeuilles**
* **L'utilisation de techniques de couverture**
* *Votre professeur a également mentionné les principes suivants de la gestion du
risque de contrepartie* *
* **Le risque de contrepartie doit être géré de manière proactive.** Les banques doivent
identifier et évaluer les risques de contrepartie potentiels avant qu'ils ne se matérialisent.
* **Le risque de contrepartie doit être géré de manière proportionnelle.** Les banques
ne doivent pas dépenser plus d'argent pour gérer le risque de contrepartie que ce qu'il en
coûterait de subir une perte si la contrepartie ne pouvait pas honorer ses obligations.
* **Le risque de contrepartie doit être géré de manière transparente.** Les banques
doivent être transparentes sur la manière dont elles gèrent le risque de contrepartie.