Choix Des Types de Murs: Tableaux de Synthèse: 6 I Iouiia I Iouiia Iib 6-18 I Iouiia I Iia Iib
Choix Des Types de Murs: Tableaux de Synthèse: 6 I Iouiia I Iouiia Iib 6-18 I Iouiia I Iia Iib
Enduit à base
de liants
hydrauliques
Polystyrène
expansé Enduit plâtre
en plaques
Enduit à base
de liant
organique
armé Maçonnerie
d’éléments Relevé d'étanchéité
d’un treillis
de verre enduite Joint vertical non
garni à hauteur
d'une brique
Isolant imputrescible,
Lame d’air hydrophobe
Enduit plâtre
Membrane bitumeuse
armée de protection
Isolant
non hydrophile Paroi en
maçonnerie
d’éléments
Peau
extérieure
à joints
ouverts
Tableau 3 : Maçonneries isolées par l’extérieur par système Le traitement des ponts thermiques est d’efficacité optimale
d’enduit sur isolant – SEI(1) (tableau extrait de la norme NF DTU 20.1) dans le cas de l’isolation du mur par l’extérieur puisque
Situation a, b ou c Situation d
l’isolant peut passer en pleine épaisseur et sans interruption
devant la structure en béton. C’est le cas avec les bardages
Façades
Hauteur
non abritées isolants traditionnels ou non traditionnels (voir Guide pratique
du mur Bardage rapporté sur une ossature secondaire en bois), les
au-dessus Façades Zone
Façades Façades vêtures, les systèmes d’enduits sur isolant ou encore les
du sol non littorale
abritées abritées Front
(en m) abritées sauf « murs doubles » en maçonnerie (voir norme NF DTU 20.1,
de mer
front partie 1‑1, § 6.2).
de mer
<6 XI XI XI XII XII
Dans le cas de maçonnerie à isolation répartie, type monomur,
en raison de l’épaisseur du mur et de celle de l’habillage
6-18 XI XII XI XII XII
isolant en rive de la structure en béton, le traitement du pont
1. Lorsque le revêtement extérieur est un bardage par éléments à thermique limite sensiblement les déperditions.
recouvrement ( joints non ouverts), le mur est classé de type IV (peau
du bardage sans isolant) ou de type XIV (bardage isolant), types de L’amélioration des performances énergétiques des bâtiments
murs qui tous deux sont satisfaisants pour toutes ces situations. constitue un enjeu stratégique prioritaire pour les pouvoirs
publics. C’est pourquoi, à leur demande, le programme
La lecture de ces tableaux montre que pour les petites
« Règles de l’art Grenelle environnement 2012 » (programme
constructions de hauteur inférieure à 18 m, qui sont le
RAGE) a reçu pour mission d’établir des guides décrivant des
principal objet de ce guide, la protection offerte par un mur
solutions techniques destinées à améliorer ces performances.
de type IIb (ou XII en cas d’isolation par l’extérieur) suffit,
Dans la continuité directe de ce programme, ces solutions
excepté en cas de maçonnerie apparente ou de la proximité
ont été reprises et développées dans le Programme d’action
d’une forte dénivellation.
pour la qualité de la construction et la transition énergétique
Cela est d’autant plus intéressant que la réalisation d’un mur (PACTE) lancé par les pouvoirs publics en 2015.
de type III, qui comporte en plus des dispositifs de pied, est On pourra se référer aux recommandations professionnelles
délicate. RAGE suivantes :
Il est par ailleurs toujours possible, en zone très exposée ■■ Maçonneries isolantes avec isolation thermique par
(après vérification sur les constructions existantes des l’intérieur ou répartie (ITI et ITR), août 2014 ;
habitudes locales), de revêtir d’un bardage un pignon face ■■ Maçonneries isolantes avec isolation thermique par
au vent de pluie : c’est une protection supplémentaire qui l’extérieur (ITE), avril 2014 ;
peut s’avérer de bonne pratique, d’autant plus aisée que le ■■ Murs doubles avec isolation thermique par l’extérieur,
pignon est quasi aveugle. mars 2014.
À l’inverse, limiter l’utilisation de maçonneries apparentes, L’ensemble des documents élaborés par le programme
parfois prisées pour leur aspect, aux façades bien protégées PACTE est disponible sur le site internet à l’adresse suivante :
(façade abritée ou protégée par une toiture débordante) est [Link]
aussi une sage précaution. Dans le cas de l’isolation intérieure, organisation dans laquelle
le pont thermique linéaire est le plus important, l’utilisation
de systèmes de rupteurs thermiques ou de planelles isolées
1.6. Isolation thermique de rive de plancher permet une réduction très sensible des
L’isolation thermique est, selon les techniques utilisées, déperditions.
répartie, c’est-à‑dire apportée par la maçonnerie elle-même Certains rupteurs thermiques, ou certaines planelles de
(monomur en terre cuite, béton cellulaire autoclavé) ou bien rive de plancher spécialement conçues pour l’application
rapportée à l’aide d’une couche d’isolant spécifique (PSE, à la maison individuelle et aux petites constructions, sont
laine minérale, etc.) côté intérieur le plus souvent ou encore particulièrement bien adaptés aux murs en maçonnerie. Ils
côté extérieur pour réduire l’influence des ponts thermiques sont évalués dans des Avis Techniques.
aux liaisons. Dans le cas de l’isolation répartie, l’exigence
d’isolation thermique est souvent déterminante pour le choix
de l’épaisseur du mur.
OBSERVATION
Les valeurs réglementaires relatives à l’isolation
thermique des bâtiments sont définies par les
règles Th‑U.
Rupteur continu Rupteur discontinu
L’hétérogénéité entraînée par la pénétration de la structure
Figure 15 : Rupteurs thermiques
en béton dans l’épaisseur du mur favorise les déperditions
thermiques et constitue un « pont thermique linéaire » qu’il
faut traiter (voir Guide pratique Les Ponts thermiques dans
le bâtiment).
CHAPITRE 3 : MURS EXTÉRIEURS ET INTÉRIEURS 51
Tableau 4 : Épaisseur des murs en pierre naturelle en élévation Tableau 5 (suite) : Complémentarité entre NF EN 771-4 +A1
et NF EN 771-4 + A1/CN
C2w,s parallèle au sens du lit Mur de type I Mur de type IIa
NF EN 772-11 en g/m2.s0,5 (cm) et IIb (cm) Paragraphe de Paragraphe de Paragraphe non
Paragraphes de la norme NF la norme NF EN traité
≤ 260 30 20
la norme NF EN EN 771-4 + A1 771-4 + A1 s’ap- dans la norme
520 30 22,5 771-4 + A1/CN s’appliquant à pliquant avec NF EN 771-4
l’identique complément + A1
780 30 25
5.5 Résistance
1040 35 30 X
à la compression
> 1300 40 30 5.6 Propriétés
X
thermiques
Pour les murs de type I, IIa et IIb, lorsque les pierres naturelles ont des coefficients de
capillarité C2w,s intermédiaires entre deux valeurs du tableau, l’épaisseur de la paroi 5.7 Durabilité X
s’obtient par interpolation linéaire. 5.8 Variation
L’épaisseur des murs de type III est au minimum de 20 cm, quel que soit le coefficient X
dimensionnelle
de capillarité de la pierre naturelle, avec jointoiement après coup obligatoire.
5.9 Perméabilité à
X
la vapeur d’eau
5.10 Absorption
Tableau 5 : Complémentarité entre NF EN 771-4 +A1 X
d’eau
et NF EN 771-4 + A1/CN 5.11 Réaction
X
au feu
Paragraphe de Paragraphe de Paragraphe non
Paragraphes de la norme NF la norme NF EN traité 5.12 Résistance
à l’adhérence au X
la norme NF EN EN 771-4 + A1 771-4 + A1 s’ap- dans la norme
cisaillement
771-4 + A1/CN s’appliquant à pliquant avec NF EN 771-4
l’identique complément + A1 5.13 Résistance à
l’adhérence à la X
Avant propos X flexion
1. Domaine 5.14 Substances
X X
d’application dangereuses
2. Références 5.15 Résistance à
X
normatives la traction directe X
de la paroi du bloc
3. Termes et
X
définitions 6. Description,
désignation et
3.2.1 Appellation X classification
X
4. Matières des blocs de
premières et X maçonnerie en
fabrication béton cellulaire
Tableau 7 : Caractéristiques des recettes de mortiers de montage de maçonnerie (les dosages indiqués sont exprimés en kg/m3)
Chaux
Ciments CEM Ciment à Ciment Chaux Chaux
Éléments de Type de hydraulique Mortier G
I, II, III/A, maçonner prompt hydraulique aérienne CL
maçonnerie mortier naturelle classe M
CEMV/A MC naturel HL ou FL ou DL
NHL
Liant pur 300 à 400 350 à 450 350 à 450 350 à 450 M10
En terre cuite
Bâtard 100 à 150 250 à 300 M10
Liant pur 300 à 350 350 à 450 350 à 450 350 à 450 M10
En béton
Bâtard 100 à 150 250 à 300 M10
Liant pur 200 à 300 200 à 300 M 2,5
100 à 125 100 à 200 M2,5
En pierre 50 à 100 100 à 200 M2,5
naturelle Mortier
tendre 100 à 200 100 à 200 M2,5
bâtard
50 à 100 150 à 200 100 à 200 M2,5
50 à 100 150 à 200 100 à 200 M2,5
Liant pur 250 à 350 250 à 350 200 à 400 200 à 400 M5
Mortier
50 à 100 200 à 250 M5
En pierre bâtard
naturelle
150 à 200 100 à 200 M5
ferme
50 à 100 200 à 250 M5
100 à 150 150 à 250 M5
Liant pur 300 à 350 300 à 400 350 à 450 300 à 400 M10
100 à 150 250 à 300 M10
En pierre
naturelle Mortier 150 à 250 100 à 200 M10
dure bâtard 150 à 200 100 à 200 M10
100 à 200 200 à 250 M10
Les mortiers de recette peuvent également être préparés Les mortiers performanciels sont également requis pour le
en usine (sacs ou silos) : poudre prémélangée dans les montage de maçonneries apparentes pour lesquelles le
proportions indiquées et « prête à mouiller ». risque d’efflorescences est à surveiller tout particulièrement.
Les mortiers peuvent aussi être des mortiers performanciels Pour le cas particulier des pierres tendres, et selon des
fabriqués industriellement, dont les caractéristiques sont habitudes locales, la pose à joints épais de plâtre coulé
annoncées : résistance mécanique principalement, mais (méthode dite « au godet ») peut être utilisée après obturation
aussi rétention d’eau, conductivité thermique… limitation des des contours des lits et des joints.
sels solubles (liée au risque d’efflorescences). Le choix des mortiers en fonction de la classe d’exposition
est à opérer en s’appuyant sur les indications données dans
Les mortiers pour joints minces sont des mortiers le tableau ci‑après.
performanciels, fabriqués industriellement. Ils ne peuvent
en aucun cas être confectionnés sur chantier. Ils sont Tableau 8 : Choix des mortiers en fonction de la classe d’exposition
spécialement adaptés (formulés) aux caractéristiques des Mortier de recette Mortier
éléments de maçonnerie (précision dimensionnelle de Classe d’exposition
préparé sur chantier performanciel
l’élément, nature du matériau constitutif) et à l’outillage prévu MX1
pour l’exécution des joints (pelles crantées, rouleaux) à Tout produit Tout produit
MX2
l’épaisseur convenable.
MX3 M5, M10 Absorption capillaire
MX4 M5, M10 C < 0,5 kg/m2.min0,5
ATTENTION Liant chaux NHL selon norme
MX5 non admis EN 1015-18
Ces mortiers pour joints minces doivent avoir des
propriétés rhéologiques adaptées au profil structurel
du matériau à coller (rétention d’eau, aptitude au Pour les maçonneries de classe d’exposition différente
mouillage, durée pratique d’utilisation, temps ouvert) de MX1, l’absorption d’eau déclarée du mortier doit être
et à l’outil d’application préconisé. inférieure ou égale à 0,20 kg/m2.min0,5.
La certification QB sur les mortiers de montage permet
de répondre à l’ensemble de ces exigences. Le montage au plâtre coulé n’est adapté qu’à la classe
d’exposition MX1.
CHAPITRE 3 : MURS EXTÉRIEURS ET INTÉRIEURS 55
hauteur (échafaudage, par exemple) ; Dans le cas de hourdage à joints épais, la pose des éléments
s’effectue sur le mortier frais.
ATTENTION Dans le cas de hourdage à joints minces, le premier lit peut
L’organisation du chantier, à adapter aux dimensions indistinctement être posé directement sur le mortier frais de
du terrain et de la construction, doit être conforme aux l’arase ou être posé sur l’arase préparée préalablement et
dispositions du livre II du Code du travail concernant durcie. Dans ce dernier cas, la pose est réalisée au moyen
l’hygiène, la sécurité et les conditions de travail et au d’un mortier (T) pour joints minces d’épaisseur définie dans
décret n° 65-48 du 8 janvier 1965 visant leur application la NF DTU 20.1 P1‑2.
aux travaux de construction.
Par temps sec ou chaud et/ou venté, les éléments
sont préalablement humidifiés en adaptant l’intensité
■■ la mise à disposition des outils spécifiques selon le choix d’humidification à l’intensité d’absorption d’eau de l’élément.
du type de montage des maçonneries. Par exemple, en
cas de pose à joints minces et en fonction du couple
élément-mortier de joint choisi, ce seront : OBSERVATION
−− des pinces de manutention pour mise en place L’emploi d’un mortier industriel présentant une
d’éléments lourds de grandes dimensions, rétention d’eau élevée grâce à la présence d’un
adjuvant « rétenteur d’eau » permet de réduire
−− des scies pour découpage et mise à longueur l’humidification préalable.
d’éléments creux et/ou tendres (briques en terre cuite,
blocs en béton cellulaire),
La pose des rangs suivants s’effectue à joints verticaux
−− des outils pour étalement des mortiers colles : rouleaux
croisés, le décalage en partie courante étant compris entre
sur éléments en terre cuite ou blocs en béton, pelles ou
le tiers et la moitié de la longueur de l’élément. Le départ
peignes crantés sur blocs en béton, en béton cellulaire
s’effectue à partir d’un angle ou d’une baie (porte-fenêtre de
ou pierre,
préférence).
−− des planches à raboter le béton cellulaire,
−− etc. Le mortier de joint, adapté au type d’éléments à assembler
et au type de joint choisi (épais ou mince) est appliqué à la
truelle en cas de joint épais et avec l’outil préconisé par le
fabricant des éléments ou du mortier en cas de joint mince.
OBSERVATION
Pour des raisons essentiellement esthétiques, Le DTU
vise également la pose dite « à joints semi-épais », limitée
a) en
a) Refoulés Refoulés en montant
montant
à certaines maçonneries apparentes non porteuses.
OBSERVATION
■■ Exécution des points singuliers
On trouvera dans la norme NF DTU 20.1 les dispositions Chaînages horizontaux
propres à d’autres types de murs en maçonnerie et jonctions avec les planchers
beaucoup moins utilisés : murs composites en Principe et section des chaînages
maçonnerie apparente en pierre, briques pleines U
ou blocs en béton associés à un béton banché, murs La norme NF DTU 20.1, partie 3, chapitre 5.1.1 définit ainsi les
doubles, etc. chaînages horizontaux : « Les murs en maçonnerie porteuse
doivent être ceinturés au niveau du plancher bas du rez-de-
chaussée ou du dallage (solidaire ou non des murs), à chaque
Stabilité en cours de montage
étage, au niveau des planchers, ainsi qu’en couronnement des
Les murs en cours de montage risquent d’être renversés par
murs libres en tête, et au maximum tous les 4 m, par un chaînage
le vent. Leur stabilité doit donc être assurée au moyen de
horizontal en béton armé, continu, fermé ; ce chaînage ceinture
précautions de montage (éviter les interruptions suivant un plan
les façades et les relie au droit de chaque refend. »
vertical continu, ne pas arrêter la pose en laissant du mortier
étalé à l’avance, etc.) et de dispositifs d’étayage provisoire Dans les niveaux courants, les chaînages horizontaux
(jambes de force reliées au plancher d’assise, par exemple). surmontant les murs extérieurs et intérieurs doivent comporter
une section minimale d’armatures longitudinales An, au moins
OBSERVATION égale à 0,4 % de la section du béton sans être inférieure à
Voir en particulier le cas des pointes de pignon traité 1,50 cm2. En pratique, ce sont trois aciers diamètre 8 ou deux
au paragraphe ci-après « Pointes de pignon ». aciers diamètre 10 de type qui sont le plus souvent appliqués.
La section de béton du chaînage doit être aussi faible que
Protection contre les intempéries possible tout en assurant un enrobage efficace des aciers.
Lorsque la température est supérieure à 30 °C, il est
nécessaire de protéger le mortier de la dessiccation OBSERVATION
en employant des procédés adaptés au chantier et à la Les variations dimensionnelles d’un béton de
sécheresse, tels que l’humidification, l’usage de paillassons chaînage de forte section risquent d’être néfastes au
ou de bâches maintenues humides. bon comportement de la maçonnerie. En pratique, la
section de béton est limitée en façade par la nécessité
Lors de fortes pluies ou neiges, on doit protéger les parties fréquente d’un habillage isolant des rives de plancher
de mur récemment montées, par exemple en mettant en qui réduit la section disponible.
place des bâches ou des auvents. Cette disposition est
impérative dans le cas de montage à joints minces ou lors de Les aciers des chaînages horizontaux et verticaux fonctionnent
périodes de gel nocturne. essentiellement comme des « tirants » s’opposant à des
efforts de traction. Le rôle du béton dont ils sont enrobés est
OBSERVATION d’assurer leur protection contre la corrosion et le scellement
En dessous de 5 °C, il est préférable d’arrêter le des longueurs de barres successives en recouvrement
montage et de protéger la maçonnerie. Les parties pour réaliser la continuité et la fermeture de la « chaîne ». La
d’ouvrages accidentellement gelées doivent être section minimale de béton permettant d’assurer ce rôle et
démolies jusqu’à la partie saine.
une mise en place correcte du béton est donc nettement
inférieure à celle qui serait exigée d’une ossature résistante
Lors du montage, certaines dispositions doivent être prises en béton armé, avec laquelle un chaînage ne doit pas être
selon les conditions climatiques. Par exemple, un temps confondu.
venteux et chaud nécessite une rétention d’eau élevée du
Jonction avec le plancher de rez-de-chaussée
mortier. Par temps froid, avec crainte de gel, il est nécessaire
d’additionner des accélérateurs de prise ou de choisir un Les murs en maçonnerie doivent être protégés des
mortier de classe de résistance supérieure. remontées d’eau du sol.
Les maçonneries apparentes doivent de plus être En général, on dispose à au moins 15 cm au-dessus du sol
protégées contre les salissures en cours de montage et fini une coupure de capillarité dans l’épaisseur du mur. Cette
de rejointoiement, indépendamment des intempéries (par coupure de capillarité est exécutée à l’aide :
exemple, au moyen de films en matière plastique). En outre, ■■ soit d’une bande d’une feuille bitumineuse armée, ou
pour diminuer le risque d’efflorescences, il est nécessaire de d’une feuille plastique ou élastomère, posée à sec
protéger contre la pluie les maçonneries en cours de mise sur une couche de mortier de ciment, définie dans la
en œuvre à l’aide d’une bâche. NF DTU 20.1 P1-2, finement talochée, de 2 cm d’épaisseur
après prise et séchage de ce dernier, et protégée par
ATTENTION une deuxième couche de mortier de ciment de même
Le délavage par une forte pluie du mortier de montage épaisseur sommairement dressée. À leurs extrémités, les
encore frais ou du béton non durci d’un plancher en segments de bande sont placés à recouvrement minimal
appui sur le mur risque d’engendrer d’importantes de 20 cm ;
efflorescences sur les maçonneries apparentes.
60 PARTIE 2 : MAÇONNERIE DE PETITS ÉLÉMENTS
Maçonnerie
d’éléments
Plancher du ATTENTION
15 cm rez-de-chaussée
La stabilité du mur en débord doit être vérifiée en ne
Maçonnerie Coupure considérant, dans le calcul des contraintes appliquées
d’éléments en de capillarité à la brique, que la partie en appui sur l’ouvrage sous-
soubassement
jacent.
Enduit
> 0,15 m
Brique P
à perforations > 0,15 m
verticales
Armature
Brique P d'about
de 7 cm
Isolant polystyrène Figure 27 : Disposition de l’armature
de 2,5 cm de renfort d’enduit en rive de plancher
Enduit
Enduit Doublage
isolant
Bloc creux
37,5 cm en béton
épaisseur ≥ 5 cm Plancher
dit « planelle »
Figure 26 : Exemple d’habillage extérieur
de chaînage avec isolant Profilé
spécial
dit saillant Dande de
OBSERVATION désolidarisation
En règle générale et sauf pour les murs épais, compte
tenu de la largeur minimale d’appui du plancher,
l’épaisseur de l’habillage (planelle plus isolant) ne peut Figure 28 : Exemple de profilé de rejet d’eau
pas dépasser le tiers de l’épaisseur brute du mur. associé à une bande de désolidarisation
OBSERVATION
Chaînages verticaux
Il est rappelé que ce plancher doit être organisé en
paroi de raidissement horizontal (contreventement).
8m Refend proteur
Dans la solution courante d’une charpente à fermettes,
celles-ci doivent être fixées au chaînage de couronnement
du mur sur lequel elles prennent appui soit directement, soit
par l’intermédiaire d’une lisse en bois ancrée dans le béton Maison individuelle
du chaînage.
La jonction avec une charpente en pannes est traitée au
paragraphe « Pointes de pignon ».
8m
Charpente
en fermettes
Isolation
Figure 29 : Exemple de jonction d’un mur avec la charpente thermique Acier
Plafond
Angles et chaînages verticaux suspendu
Principe et section des chaînages Grillage
Lisse
Les chaînages verticaux ont un double rôle : en continuité en bois Isolant
avec les chaînages horizontaux, ils renforcent la cohésion fixée sur
le chaînage Carreau en béton
des pans de maçonnerie qu’ils ceinturent et ils s’opposent cellulaire autoclavé
au soulèvement, dans les angles, des dalles de plancher en Maçonnerie
de blocs de béton
béton armé par retrait différentiel de séchage. C’est pourquoi, cellulaire autoclavé
hors zone sismique, ils n’étaient auparavant obligatoires que
dans le dernier étage sous plancher en béton (plancher Figure 31 : Exemples d’implantation
en dalle pleine coulée sur place, plancher à poutrelles et des chaînages verticaux (coupe horizontale)
entrevous avec table de compression coulée sur place). Ils
sont disposés au moins dans les angles saillants et rentrants OBSERVATION
ainsi que de part et d’autre des joints de fractionnement
En raison du poids relativement réduit des petites
du bâtiment ; régnant sur toute la hauteur du bâtiment, ils constructions qui constituent l’objet principal de
doivent systématiquement être ancrés dans les fondations. ce guide, la pratique courante consistant à ancrer
Un recouvrement de leurs extrémités haute et basse avec systématiquement les chaînages verticaux dans les
les aciers de chaînage horizontaux assure la continuité fondations qui n’était jusqu’ici obligatoire qu’en zone
indispensable. sismique (voir Guide pratique CSTB Fondations :
conception, dimensionnement et réalisation. Maisons
individuelles et bâtiments assimilés) est parfaitement
justifiée.
CHAPITRE 3 : MURS EXTÉRIEURS ET INTÉRIEURS 63
≥ 20 cm
10
About
Enduit
ATTENTION extérieur
Dans le cas de construction en zone sismique, les
tableaux doivent être organisés pour recevoir un
chaînage vertical de section spéciale.
Prélinteau
type ST
Linteaux
Les linteaux sont réalisés en béton armé coulé sur place ou Figure 38 : Prélinteau avec feuillure
préfabriqués.
Appuis de baie
La longueur d’appui sur la maçonnerie est déterminée par
Destinés à servir d’appui en partie basse des menuiseries et
application de la norme NF DTU 20.1 pour que la contrainte
à protéger des pénétrations d’eau la maçonnerie en allège
maximale sous le bord d’appui reste inférieure à la contrainte
et en pied de jambage, les appuis de baie doivent présenter
résistante de calcul. Cette longueur d’appui est d’au
un profil en pente vers l’extérieur et comporter, côté intérieur,
moins 20 cm.
un rejingot faisant partie intégrante de l’appui et non rapporté
Les linteaux sont souvent coulés dans des éléments spéciaux après coup. Les prescriptions à satisfaire sont décrites dans
formant coffrage. la figure ci-après et le tableau correspondant. Côté extérieur,
le débord du larmier par rapport à la surface finie de la façade
doit être d’au moins 3 cm.
h
α
Figure 36 : Éléments de coffrage de linteau
en béton et en terre cuite
E F
Rejingot latéral
≥ 3 cm
OBSERVATION
Figure 40 : Rejingot latéral et débord par support à la façade Ces dispositions sont nécessaires pour assurer la
continuité du calfeutrement étanche entre le mur et la
ATTENTION menuiserie.
La présence d’un rejingot latéral et d’un larmier limite
efficacement les coulures et salissures résultant du Les appuis de baie peuvent être coulés sur place, en béton
ruissellement des eaux de pluie sur les tableaux et ou en mortier, ou préfabriqués. Lorsqu’ils sont préfabriqués,
l’appui de baie. ils peuvent aussi être réalisés en pierre ou en terre cuite,
En cas d’absence de rejingot latéral en continuité avec
mais le plus souvent ces matériaux ne constituent qu’un
la surface du jambage de baie et dans une façade
exposée aux vents de pluie, il convient d’interposer un habillage d’appuis en béton, les prescriptions géométriques
joint de mastic entre l’enduit et la surface de l’appui. s’appliquant alors à l’ensemble fini.
Enfin, dans tous les cas, afin d’éviter les salissures Pour empêcher des fissures de retrait, qui compromettraient
dites « en moustache », un débord de l’appui côté l’étanchéité des appuis de baie en béton armé, la norme
extérieur au-delà des jambages, de part et d’autre de NF DTU 20.1, partie 1-1, paragraphe 5.10.5, préconise un
la baie, est indispensable (voir § ci-après « Appuis de pourcentage minimal d’armatures longitudinales de 0,25 %
baie préfabriqués »).
dans les éléments les plus longs (plus de 2 m). Quel que soit le
pourcentage retenu, les armatures doivent être recouvertes
Côté intérieur, la face supérieure du rejingot doit filer sur d’au moins 30 mm de béton sur les faces exposées à
toute la largeur de la baie, y compris dans la feuillure s’il l’extérieur (notamment le débord à larmier) pour prévenir les
en existe une, ou, en l’absence de feuillure, dépasser d’au éclatements du béton qu’entraînerait leur corrosion.
moins 4 cm le tableau de part et d’autre de la baie.
Jonctions avec les refends
Pour la jonction avec les refends, la solution de base consiste
à effectuer le montage simultané des deux murs avec
croisement des éléments d’un rang sur l’autre (harpage).
On obtient ainsi une liaison continue entre les deux murs.
L’utilisation d’éléments d’angle pour constituer le harpage
Joint de mastic permet d’incorporer un chaînage vertical.
OBSERVATION
Chaînage vertical Dans le cas de refend séparatif de logements, la
jonction ne doit pas affaiblir l’isolement acoustique et
le degré coupe-feu que doit assurer le refend.
Pointes de pignon
Du fait de leur position en couronnement de mur, les pointes
de pignon en maçonnerie devraient normalement comporter,
sur leurs rives inclinées, un chaînage en continuité avec les
chaînages verticaux et horizontaux du niveau sous-jacent
(voir § ci-dessus « Principe et section des chaînages »).
Toutefois, il est admis de ne pas mettre en place ce chaînage
lorsque la hauteur du pignon ne dépasse pas 1,50 m, et
lorsque la pointe du pignon ne porte pas la toiture.
La section des aciers doit être identique à celle des chaînages
verticaux.
Figure 43 : Liaison façade-refend avec chaînage vertical Pour la section de béton, on a le choix entre :
Dans le cas de maçonneries faiblement chargées, comme ■■ le chaînage classique de plancher comportant une
celles qui sont principalement visées dans ce guide, la planelle de coffrage côté extérieur. Ce type de chaînage
jonction peut être réalisée par montage séparé de chacun convient lorsque la pointe de pignon porte la toiture ;
des murs suivant l’une des deux solutions suivantes : Isolant
thermique
■■ lorsqu’une liaison mécanique est nécessaire entre
les deux murs pour assurer le contreventement de la Chaînage
béton armé
construction, elle est obtenue par pénétration partielle Planelle
du refend dans le mur de façade : au moins un rang sur
trois sur une profondeur d’environ 5 cm sans atteindre le
parement extérieur ;
■■ lorsque la jonction ne joue aucun rôle dans le Dalle
de toiture
contreventement, elle est réalisée par simple juxtaposition isolante
des murs avec calfeutrement du joint par du mortier ou et autoporteuse
des matériaux souples. Des attaches métalliques (au
moins trois sur la hauteur) peuvent être interposées pour Pignon
participer à la stabilité transversale de l’un ou des deux en blocs
murs.
Figure 45 : Pignon et toiture en béton cellulaire,
chaînage classique incliné
Planche
de rive
Liteaux
Chaînage
Mastic Bourrage à l’aide plat incliné
Blocs
de fibre minérale
haute densité
Fermettes
OBSERVATION
Les appuis de baie préfabriqués ne répondant pas
Figure 48 : Dressement du rampant par mortier ou béton aux prescriptions du DTU peuvent être trouvés dans
des Avis Techniques ou des Documents Techniques
Lorsque la charpente est constituée de pannes en appui sur
d’Application.
le pignon, l’appui doit être rendu glissant par interposition
d’une platine métallique ou d’un contreplaqué.
Pour assurer la pénétration minimale de 4 cm au-delà des
L’appui peut être constitué de sabots métalliques fixés par jambages de baie, la mise en place de l’appui doit être
chevilles métalliques à expansion dans le béton du chaînage précédée par la découpe d’une encoche dans les éléments
affleurant le parement intérieur. à monter de part et d’autre (hauteur égale à la hauteur de
La position des pointes de pignon dans la construction les l’appui augmentée de celle des joints horizontaux de mortier
expose particulièrement à être renversées par le vent avant de scellement, largeur égale à la pénétration prévue pour
la réalisation de la charpente contreventée. La mise en place l’appui augmentée du joint vertical de scellement).
d’un dispositif d’étayage provisoire, élément essentiel de la L’appui de baie est posé sur un joint continu de mortier.
sécurité du chantier, revêt donc ici une importance particulière.
En cas de nécessité d’ajustement en hauteur, le mortier peut
être coffré avant l’insertion de l’appui.
Pignon Chaînage Lorsque l’appui comporte des rejingots latéraux, la
extérieur rampant disposition la plus efficace contre les pénétrations d’eau de
porteur
pluie consiste à aligner la « face vue » de ces rejingots avec
la surface des jambages de baie.
Planelle
Panne
Sabot
métallique
Pignon
en blocs
Plaque de base de
fixation du sabot
Figure 49 : Panne en appui sur sabot métallique en pointe de pignon Figure 50 : Pose d’un appui de baie sur un joint continu de mortier
68 PARTIE 2 : MAÇONNERIE DE PETITS ÉLÉMENTS
Linteaux, prélinteaux
et coffres de volet roulant préfabriqués
On peut utiliser un linteau monobloc préfabriqué en béton
armé dans le cas de baie de grande largeur (linteau de porte
de garage, par exemple). Un élément de ce poids ne peut
pas être manutentionné à bras d’homme.
Dans le cas de mur en éléments de béton cellulaire
autoclavé (servant généralement de support à des dalles
armées constituées du même matériau), les linteaux armés Figure 52 : Linteau maçonné.
préfabriqués avec le même matériau confèrent au mur une Après pose du prélinteau sur lit de mortier, montage d’une
homogénéité de constitution et d’isolation thermique. ou deux rangées de blocs pleins au-dessus du prélinteau
Blocs
Chape armée
Lit de mortier
de ciment
Planelle
Chaînage
horizontal
Isolation
complémentaire
OBSERVATION
Il est rappelé que dans le cas des murs en briques
de terre cuite, le prélinteau est généralement bétonné
dans des coffrages en terre cuite, réservant une
Figure 51 : Pose d’un plancher sur linteau en béton cellulaire homogénéité de support pour l’enduit.
La largeur d’appui des linteaux et prélinteaux sur les
murs en maçonnerie doit satisfaire aux mêmes règles
OBSERVATION que dans le cas des linteaux coulés sur place ; en
La capacité résistante des linteaux armés préfabriqués particulier, la longueur d’appui minimale est de 20 cm.
est justifiée par leurs fabricants. On la trouve dans la
fiche de déclaration de performances accompagnant le
marquage CE et dans la notice d’utilisation du produit.
OBSERVATION
Les coffres de volet roulant étant des éléments
Le plus souvent, on incorpore, au-dessus des ouvertures dits « non porteurs », en appui de 8 à 15 cm sur les
courantes des murs en maçonnerie, des linteaux composites jambages des baies, l’appui « efficace » des linteaux et
(ce qui permet de limiter le poids des pièces à manutentionner) prélinteaux les surmontant est à compter à partir des
constitués de deux parties superposées : un prélinteau en extrémités du volet roulant.
CHAPITRE 3 : MURS EXTÉRIEURS ET INTÉRIEURS 69
Coffre de volet Dans les deux cas, une garniture de mastic doit être mise en
roulant, place à la jonction entre la face extérieure de la maçonnerie
non porteur
et l’encadrement.
L
OBSERVATION
ou de scies mécaniques, réaliser dans les murs en béton Quel que soit le type de fixation utilisé, la fixation doit être à
cellulaire des trous cylindriques ou à section en queue- 5 cm au moins d’une arête du support.
d’aronde (pour améliorer l’ancrage) pour scellement au Les chevilles métalliques à expansion, exclues des fixations
mortier (de gonds de volet, par exemple). sur les produits creux, peuvent cependant être mises
Cependant, pour une large gamme de charges, on peut en place sur les éléments en béton associés : chaînages,
utiliser des fixations spécialement adaptées au matériau : encadrements de baies, etc.
■■ clous en forme de tronc de pyramide en aluminium ou en
acier zingué ; ATTENTION
■■ chevilles plastiques à ailettes permettant, par vissage Pour la fixation dans les murs d’éléments de structure
dans un trou foré, un ancrage par verrouillage de forme ; tels que des poutres ou des pannes, on doit utiliser
■■ chevilles à expansion en caoutchouc ; des chevilles dites « de structure » ou « de sécurité » sur
■■ chevilles à scellement chimique convenant particulière-
lesquelles figure obligatoirement le marquage « CE »
ment aux charges élevées (ampoules en verre contenant sur la base d’une évaluation technique européenne.
séparément une résine et un durcisseur dont le mélange
est déclenché, dans le trou de scellement, par la rupture Dans la plupart des cas où une charge lourde est à fixer, on
de l’ampoule sous la pression rotative de la tige filetée à a la possibilité de la répartir sur plusieurs points de fixation
sceller) ; pour limiter les charges ponctuelles.
■■ chevilles à scellement par injection, dans un trou préforé,
3.2. P
rescriptions à satisfaire
par les maçonneries brutes
■■ Implantation – Verticalité
La norme NF DTU 20.1 définit ainsi les écarts que l’on peut
admettre sur les dimensions de l’ouvrage mur ainsi que sur
les distances entre les faces de murs voisins :
■■ les écarts sur la distance d entre deux murs ne doivent
pas être supérieurs à 2 cm en plus ou en moins ;
■■ les écarts sur l’épaisseur e d’un mur doivent être inférieurs
Figure 55 : Différentes chevilles à 1 cm en plus ou en moins ;
■■ les écarts s sur la verticalité d’une face de mur doivent
Pour les charges lourdes (ancrage de gonds de volet, par
être inférieurs à 1,5 cm sur une hauteur d’étage H.
exemple), on peut utiliser des chevilles à scellement par
injection pour corps creux (injection du produit de scellement
dans un tube cylindrique du diamètre du trou et muni de
perforations comme un tamis : en débordant par les mailles
du tamis, le produit d’injection réalise l’ancrage derrière une
ou plusieurs cloisons internes).
ATTENTION
Sur des éléments creux en béton ou en terre cuite, ne
pas utiliser de foreuse à percussion qui risquerait de
briser les cloisons intérieures de l’élément.
CHAPITRE 3 : MURS EXTÉRIEURS ET INTÉRIEURS 71
d + 2 cm
e - 1 cm
d
e
20 cm
2m
d - 2 cm
e +1 cm
Coupe horizontale
Réglet de 20 cm
H
Régle de 2 m
OBSERVATION Désaffleu-
Planéité rement
Ces écarts ne sont pas mesurés par rapport à un d’ensemble et planéité
repère général de l’ensemble de la construction. Type rapportée locale
Aspect
d’exécution à la règle rapportée
de 2,00 m au réglet
(en cm) de 0,20 m
■■ Planéité et état de surface (en cm)
La planéité d’ensemble est mesurée à l’aide d’une règle Joints arasés
de 2 m. Épaufrures ou manque
Les désaffleurements et la planéité locale sont mesurés à de matières accidentels
l’aide d’un réglet de 0,20 m. L’aspect de surface est apprécié ne pouvant être repris
à l’œil et par dénombrement des éléments affectés de par les travaux normaux
défauts. d’enduits traditionnels :
réparés
On distingue deux types d’exécution : l’exécution courante et
Courante 1,5 1 Après réparation,
l’exécution soignée, qui tolère des défauts moindres :
les défauts localisés
■■ l’exécution courante est réservée aux parois de locaux
résiduels pouvant
utilitaires pour lesquels une finition soignée n’est pas
être repris par les
nécessaire, ou aux parois destinées à recevoir soit une
travaux normaux
finition non directement appliquée sur le support, soit des
enduits de parement traditionnels épais ; d’enduits traditionnels
n’intéressent pas plus
■■ l’exécution soignée permet de limiter les travaux ultérieurs
de 10 % des éléments
de revêtements éventuels, en particulier du type enduit
monocouche. Mêmes règles, mais
le % de blocs affectés
Soignée 1 0,7 de défauts localisés
résiduels est ramené
à5
72 PARTIE 2 : MAÇONNERIE DE PETITS ÉLÉMENTS
Rappelons qu’une cloison est une paroi verticale ne principes de montage sont appliqués aux carreaux en terre
participant pas à la structure résistante de la construction et cuite de grande dimension (3 au m2) ; des briques en terre
dont la fonction principale est de délimiter des volumes à cuite de moindre format dont les tranches présentent un
l’intérieur de cette construction (la distribution des pièces de emboîtement de type rainure et languette sont également
la maison). posées à joints minces.
On appelle « cloison de doublage » ou « contre-cloison »
une cloison montée contre un mur de façade dont elle OBSERVATION
est séparée par une lame d’air, une couche d’isolant ou la Les conditions d’emploi des carreaux en terre cuite
combinaison des deux. de grande dimension (3 au m2) sont actuellement
définies dans des Avis Techniques ou des Documents
Techniques d’Application (DTA).
Elles servent à éviter que la cloison soit mise en charge et horizontale entre raidisseurs à une valeur telle que la surface
détériorée par des déformations prévisibles de la structure du panneau de cloison ne dépasse pas les valeurs du
et à constituer une barrière contre la transmission des bruits. tableau ci-après.
Divers matériaux peuvent constituer cette bande : laine
minérale précomprimée, aggloméré de fibres de bois OBSERVATION
imprégnées de bitume, liège aggloméré et, pour la fonction Les huisseries courantes sont tenues uniquement
de barrière acoustique, bande en matériau élastomère de en pied : elles ne constituent pas des raidisseurs. Le
raideur dynamique n’excédant pas 600 MN/m3. dimensionnement est effectué comme si l’ouverture
était remplacée par un remplissage de même nature
En tête, on peut aussi obtenir la désolidarisation de la cloison
que la cloison.
vis-à‑vis de la sous-face de plancher en injectant, dans le
vide du joint correspondant, une mousse de polyuréthanne
expansive dont le DTU précise les caractéristiques minimales Tableau 2 : Surface maximale des panneaux permettant un
dépassement des distances verticales entre raidisseurs figurant
et les méthodes pour les mesurer. Sont précisées également au tableau précédent
les caractéristiques minimales de l’enduit couvre-joint souple
dont elle doit être revêtue. Épaisseur brute de la cloison Surface maximale du panneau
(en mm) de cloison (en m2)
Dans tous les autres cas, la bande de désolidarisation est
recouverte en parement par un couvre-joint constitué par un Briques en terre cuite et blocs en béton
calicot, une baguette en métal protégé contre la corrosion
ou un profilé en matière plastique ou en bois. 351 10
40 à 55 14
60 à 75 20
2. Détermination 80 à 110 25
Épaisseur brute de
Distance verticale
maximale entre
Distance horizontale
maximale entre
3. Mise en œuvre
la cloison (en mm)
raidisseurs1 (en m) raidisseurs (en m) En général, les cloisons ne sont montées qu’après
Briques en terre cuite et blocs en béton achèvement de la structure de l’étage.
35 2
2,60 5,00 Avant le montage, on procède au traçage au sol de la
40 à 55 3,00 6,00 cloison et à la préparation des jonctions avec la structure
60 à 75 3,50 7,00 (voir chapitre 3 § « Exécution des points singuliers »). Les
huisseries sont ensuite mises en place, étayées et rigidifiées
80 à 110 4,00 8,00
par des entretoises provisoires empêchant leur déformation
Éléments en béton cellulaire autoclavé (BCA)
sous les poussées engendrées par le montage de la cloison.
503 2,50 4,00
70 et 75 2,60 5,00
100 3,00 6,00 3.1. Raccordement avec le sol
125 3,80 7,00 La première rangée d’éléments est maçonnée directement
1. Pour les cloisons sous rampant, ces valeurs s’appliquent à la hauteur sur le sol lorsqu’il n’existe pas de bande de désolidarisation.
moyenne.
2. Épaisseur ne concernant que les briques en terre cuite. Lorsqu’il est prévu une bande de désolidarisation, elle
3. Épaisseur admise en cloison de doublage seulement. est préalablement collée sur le sol au moyen d’une colle
à base de néoprène ou de polyuréthanne ; les raccords
La distance verticale maximale indiquée dans le tableau éventuels sont réalisés par la pose jointive des extrémités
ci-devant peut être dépassée en limitant la distance
des bandes.
CHAPITRE 4 : CLOISONS DE DISTRIBUTION ET DE DOUBLAGE 75
La largeur de la bande doit être au moins égale à l’épaisseur 3.4. Liaison avec les raidisseurs
de la cloison finie et son épaisseur minimale est de :
Les raidisseurs sont choisis d’une épaisseur coordonnée
■■ 10 mm si elle n’est disposée qu’en pied de cloison ; avec celle de la cloison en tenant compte du mode de
■■ 5 mm si elle est disposée à la fois en pied et en tête de traitement prévu pour le raccordement. Le joint entre
cloison. maçonnerie et flanc de raidisseur est rempli par le matériau
de hourdage.
3.2. Montage en partie courante 4 3
Le montage des rangées successives est réalisé à joints
décalés comme pour les murs. Dans le cas de briques à 1
2
enduire montées au plâtre (briques d’épaisseur au plus
égale à 11 cm), l’élément est garni de plâtre sur deux tranches
perpendiculaires, puis appliqué sur les briques déjà posées
en réglant une épaisseur de joint de 5 à 8 mm (les joints
verticaux sont systématiquement remplis). 3
1- Raidisseur
2 2- Matériau de hourdage
Même avec les autres éléments minces de maçonnerie, 3- Enduit
1
les joints verticaux sont généralement remplis pour ne pas 4- Bande de renfort
5- Chant plat
affaiblir la cohésion entre les éléments de ces parois minces.
5
OBSERVATION
Le montage des briques réalisé au plâtre (C2) n’est
3
compatible qu’avec l’exécution d’enduits au plâtre.
1
2
3.3. Raccordement avec le plafond
L’espace restant entre l’élément de maçonnerie de la dernière Figure 3 : Exemples de raidisseurs en bois
rangée montée et le plafond (ou, le cas échéant, la bande de
désolidarisation) doit être de 2 à 3 cm. Le bourrage de ce joint
3
est généralement réalisé à l’aide du matériau de hourdage 1- Raidisseur
des éléments. Le joint est masqué par un couvre-joint. 2- Matériau de hourdage
1 3- Enduit
La bande de désolidarisation éventuelle est collée de la 2 4- Bande de renfort
même manière qu’en pied de cloison. 4
La désolidarisation peut également être réalisée par injection Figure 4 : Exemple de raidisseur en béton
d’une mousse de polyuréthanne expansive.
1 3
2
1- Raidisseur
1 2- Matériau de hourdage
3- Enduit
2
3 3
2 Figure 5 : Exemple de raidisseur mécanique
1- Bande de désolidarisation
2- Enduit mince
3- Bande « calicot »
Figure 1 : Enduit mince au plafond
1
1- Bande de désolidarisation
2- Bande « calicot »
3- Enduit épais
Figure 2 : Enduit épais au plafond
76 PARTIE 2 : MAÇONNERIE DE PETITS ÉLÉMENTS
5
2 2
2
1 - Carreaux
2 - Enduit 4 3 3
3 - Plinthe
1 4 - Sol fini
5 - Socle
6 - Plancher bas
1- Enduit
2- Matériaux de hourdage
3- Stucture de porteuse
3
4- Bandeau filant en bois (fixation par chevillage et vissage)
5- Équerre tous les 1,20 m (fixation par chevillage et vissage)
5 ≥ 2 cm
4
Figure 7 : Cloison en surplomb.
6 Exemples de fixations avec le gros œuvre
OBSERVATION
Le risque de déformation par mise en charge d’une
cloison augmente avec la minceur et la rigidité du
Patte coulissante
matériau constitutif. Ainsi, une cloison mince en
briques de terre cuite serait particulièrement exposée
aux déformations en l’absence de protection.
Figure 8 : Patte vissée au droit d’un joint
et d’une paumelle (à gauche), patte coulissante (à droite) La protection consiste à interposer une bande souple de
désolidarisation (bande résiliente) entre cloison et plancher,
4.4. Liaison entre cloisons en pied et/ou en tête (voir chapitre 3 § « Raccordement avec
le sol » et « Raccordement avec le plafond »).
Il est rappelé que les croisements entre cloisons (en angle,
en T ou en croix) sont pris en compte comme des raidisseurs
pour leur dimensionnement. La liaison est réalisée : OBSERVATION
■■ soit par harpage d’un rang sur deux lors du montage : Les risques de fissuration d’une cloison sous l’effet
chaque élément pénètre sur toute l’épaisseur de la cloison
de la flexion des planchers entre lesquels elle est
insérée sont les plus importants lorsque la cloison se
perpendiculaire ; ce mode de liaison est obligatoire pour
développe d’un mur porteur à l’autre.
les jonctions d’angle ;
La solution consistant à interposer une bande souple
■■ soit par pénétration partielle d’au moins un rang sur trois de désolidarisation à la fois en pied et en tête de
régulièrement répartis, pour une hauteur d’étage courant ; cloison est recommandée.
cette disposition permet un montage séparé des cloisons Dans le cas d’un plafond suspendu de poids
et nécessite la réalisation de découpes dans la première surfacique inférieur à 15 daN/m2, il n’est pas nécessaire
cloison montée. d’interposer une bande souple de désolidarisation.
4.7. D
ispositions particulières relier. L’ancrage dans le mur par fixation mécanique (vis et
cheville, par exemple, voir ci-dessous § « Fixations, saignées
aux cloisons de doublage et encastrements ») est également possible. L’attache est
inclinée vers l’extérieur ou munie d’un dispositif formant
■■ Interposition de l’isolant goutte d’eau.
et/ou de la lame d’air
Dans le cas des murs de types II et III (voir chapitre 3 § ■■ Dispositions en pied de murs de type III
« Étanchéité aux intempéries – Choix du type de mur Rappel : les murs de type III sont caractérisés par la
en fonction de l’exposition de la façade »), un isolant est présence, en pied de la lame d’air, d’un dispositif de recueil
généralement disposé entre mur et cloison. Cet isolant et d’évacuation vers l’extérieur des pénétrations d’eau
doit être choisi non hydrophile et en panneaux ou plaques de pluie ayant pu traverser l’épaisseur du mur extérieur
rigides ou semi-rigides (les isolants en rouleau sont exclus). en situation non abritée (voir chapitre 3 § « Étanchéité aux
La cloison doit être montée au contact direct de l’isolant. intempéries (choix du type de mur en fonction de l’exposition
de la façade) »).
OBSERVATION
Un relevé en matériau formé en cornière (par moulage ou
Un isolant est dit « non hydrophile » si, placé au
par façonnage de bandes à former en matériau plastique
contact de l’eau, il n’absorbe celle-ci qu’en quantité
ou élastomère) est inséré sous le mortier de réglage du
négligeable ; les panneaux ou plaques d’isolant
couramment utilisés le sont généralement (à vérifier premier rang de la maçonnerie. Il constitue ainsi une rigole
sur l’étiquetage des produits). sur l’épaisseur de la lame d’air. Le relevé contre la cloison de
doublage doit avoir une hauteur d’au moins 10 cm, en tout cas
supérieure de 3 cm à la hauteur de l’exutoire d’évacuation
Dans le cas où il est prévu une lame d’air dans l’intervalle
constitué :
entre mur et cloison (murs de types IIb et III), cette lame d’air
doit être continue pour constituer une coupure de capillarité. ■■ dans le cas de maçonnerie apparente, par un joint vertical
Il faut donc éviter lors du montage qu’un contact ne se trouve laissé non garni sur une hauteur de 5 cm au moins, tous
réalisé par erreur : l’épaisseur minimale de la lame d’air à les mètres environ ;
prévoir sur les plans doit par suite être de 3 cm lorsqu’il n’y a ■■ dans le cas de maçonnerie enduite, par un tuyau en
pas d’isolant et de 2 cm lorsqu’il y a un isolant. plastique rigide ou en métal non corrodable de 20 mm
de diamètre, disposé tous les mètres environ, avec son
La traversée de la lame d’air par des attaches métalliques extrémité émergente coudée vers le bas.
non corrodables disposées de façon telle qu’elles ne
conduisent pas l’eau vers la cloison de doublage n’annule
pas le caractère continu de la lame d’air. OBSERVATION
Les exutoires décrits ci-devant ayant pour fonctions
■■ Attaches entre parois d’évacuer d’éventuelles infiltrations d’eau de débit
non significatif et d’aérer la lame d’air, leur section
La mise en place d’attaches entre cloison et mur doublé est n’est pas un critère décisif ; il faut surtout veiller à ce
nécessaire pour empêcher les déformations des cloisons qu’ils ne soient pas bouchés par des chutes de mortier
les plus minces lorsqu’elles sont associées à des enduits au montage.
dont les caractéristiques risquent d’aggraver la dissymétrie Sauf lorsqu’elle émerge en façade par rabat constituant
de constitution de ces cloisons (enduit d’un seul côté). Les un larmier, la cornière est disposée au fond d’un
cloisons nécessitant la mise en place d’attaches sont les défoncé d’au moins 3 cm d’épaisseur réservé en rive
suivantes : de plancher (ce défoncé est recommandable dans le
cas de construction sur terre-plein, même lorsque le
■■ cloison en briques de terre cuite à une seule rangée mur n’est pas de type III).
verticale d’alvéoles et de 60 mm d’épaisseur au maximum
ou cloison en éléments de béton cellulaire de 70 ou
Au raccordement entre deux segments de cornières, on doit
75 mm d’épaisseur destinées à être revêtues d’un enduit
réaliser un recouvrement de 20 cm au moins.
à base de liants hydrauliques ou de plâtre de haute dureté
(plâtre référencé B7 dans la norme) : elles doivent être
ATTENTION
reliées au mur par des attaches disposées environ tous
les mètres dans chaque sens ; si la hauteur ne dépasse La réalisation de la continuité de l’étanchéité de la
pas 2,50 m, une rangée à mi-hauteur avec un espacement rigole en cornière dans les angles saillants et rentrants
d’un mètre environ entre attaches est suffisante ; est délicate et nécessite une attention particulière.
■■ cloison en éléments de béton cellulaire de 5 cm
d’épaisseur (à n’associer qu’à des enduits traditionnels
au plâtre ou à des enduits minces à base de plâtre) : elle
doit être reliée au mur par des attaches disposées environ
tous les mètres dans chaque sens.
La fixation des attaches dans le mur et dans la cloison peut
s’effectuer dans le mortier des joints : ancrage rectiligne
de 120 mm au moins (dans le mur) ou par retour d’équerre
de 50 mm pénétrant au moins jusqu’au milieu des parois à
CHAPITRE 4 : CLOISONS DE DISTRIBUTION ET DE DOUBLAGE 79
Lame d’air
4 6
Relevé en chape
de bitume armé 2
Type 40
≥ 3 Défoncé 3
Plancher
1
Lame d’air
1 - Enduit
2 - Matériau de hourdage
Relevé en feuille 3 - Structure porteuse
de polyéthylène 4 - Plénum
e ≥ 200 µm 5 - Plafond suspendu
6 - Obturation avec matériau de construction de la cloison
Figure 10 : Obturation en tête de la cloison
Exutoire ≥ 3 Défoncé
Lorsque l’extrémité haute d’une cloison de doublage en
Plancher briques de terre cuite d’épaisseur inférieure ou égale à 6 cm
vient en butée contre la sous-face d’un plancher, on doit
interposer une bande de désolidarisation (bande résiliente).
Lame d’air
Brique
■■ Raccordement avec les dormants
apparente ≥ 3 cm de menuiserie
Profilé Les dormants de menuiserie sont fixés sur le mur. On doit
en PVC interposer une bande de désolidarisation (bande résiliente)
≥ 10 cm
Lame d’air
Jointement
après coup Cloison de
doublage
5. ixations, saignées
F
Profilé
spécial
et encastrements
≥ 3 cm
≥ 10 cm
5.1. Fixations
Joint vertical
non garni ■■ Fixations ponctuelles directes
(tous les Plancher
mètres) On doit utiliser des chevilles adaptées à la nature de
l’élément de maçonnerie et à l’épaisseur de la cloison (voir
Figure 9 : Exutoires des murs de type III
chapitre 3 § « Fixations des équipements ») en respectant les
■■ Obturation en tête de la cloison limites de charge indiquées par le fabricant des chevilles si
ces charges sont inférieures aux limites ci-après.
Lorsque l’extrémité haute d’une cloison de doublage n’est
pas en butée directe contre la sous-face d’un plancher, le
OBSERVATION
vide qui la sépare du mur doit être obturé avec le matériau
de construction de la cloison.
Pour la fixation d’objets ou d’équipements lourds
tels que des lavabos, on peut utiliser une fixation au
Cette prescription s’applique au doublage sans lame d’air travers de la cloison de type vis et écrou avec rondelle
comme au doublage avec lame d’air. de répartition, éventuellement incorporée dans
l’épaisseur de la cloison (cas d’une cloison en béton
OBSERVATION cellulaire autoclavé, notamment).
La mise en œuvre de cette disposition est
particulièrement importante dans le cas d’un vide
débouchant en comble. Elle s’oppose : ■■ Limites pour la fixation d’objets lourds
aux circulations d’air imprévues entraînant des déper- Il est possible d’accrocher des objets lourds sur la cloison
ditions thermiques ; à condition qu’ils n’introduisent pas un moment de
aux pénétrations de rongeurs pouvant détériorer l’isolant. renversement supérieur à 30 daN.m/m.
80 PARTIE 2 : MAÇONNERIE DE PETITS ÉLÉMENTS
Par point de fixation, les efforts à transmettre doivent Dans le cas contraire, l’encastrement des canalisations
respecter les limites suivantes : électriques doit être effectué en respectant les prescriptions
■■25 daN dans la direction perpendiculaire à la cloison ; ci-après imposant une limitation du tracé et de son développé :
■■50 daN dans une direction parallèle au plan de la cloison. ■■ les saignées d’encastrement sont pratiquées en suivant
La distance minimale entre deux points ainsi chargés est l’alignement des alvéoles des éléments constitutifs de la
de 0,30 m. cloison, s’ils en comportent ; leur tracé doit être distant
d’au moins 5 cm des joints entre éléments ;
OBSERVATION ■■ l’encastrement par saignée en parcours horizontal ne
On trouvera dans la norme NF P40-201 (DTU 60.1) de peut intéresser qu’une seule face de la cloison ;
décembre 2012 les dispositions à respecter pour la ■■ en tracé horizontal, l’encastrement ne peut être exécuté
fixation des chauffe-eau. que sur une longueur de 0,50 m de part et d’autre de
l’intersection de deux cloisons ou d’une cloison et d’un
mur, et sur une longueur de 1 m de part et d’autre d’une
saignée verticale ;
5.2. Saignées et encastrements ■■ en tracé vertical, l’encastrement ne peut descendre à plus
de 0,80 m sous le plafond ou monter à plus de 1,20 m au-
■■ Généralités dessus du sol fini (la hauteur d’encastrement de 0,80 m
Les saignées, encastrements, percements et découpes peut être portée au tiers de la hauteur de la cloison s’il
exécutés après coup dans les cloisons doivent l’être à n’est réalisé dans celle-ci qu’un seul encastrement) ;
l’aide de machines à rainurer, percer ou découper, après ■■ dans une même cloison, la distance horizontale entre les
durcissement des joints et raccords et avant exécution des axes de deux saignées verticales est d’au moins 1,50 m,
enduits et revêtements prévus le cas échéant. que ces saignées soient pratiquées sur l’une ou sur l’autre
face de la cloison. Il est interdit d’exécuter, sur un même
ATTENTION axe, un encastrement sous plafond et un autre au-dessus
du sol ;
L’exécution de saignées d’encastrement en parcours
horizontal est interdite dans les cloisons d’épaisseur de : ■■ les saignées verticales ne peuvent être exécutées qu’à
35 et 40 mm pour les éléments en terre cuite ; une distance minimale de 0,20 m de l’intersection de
50 mm pour les éléments en béton cellulaire autoclavé. deux parois (murs, poteaux, cloisons).
Il est par ailleurs interdit d’exécuter des montages La fixation des canalisations dans les saignées doit être
encastrés dans les parois des conduits de fumée, mais réalisée par des polochons en matériau utilisé pour le
aussi dans les cloisons de doublage de ces parois.
montage des cloisons.
≤ 0,80 m
■■ Limites de dimensions des saignées ≤2m
et canalisations
Les dimensions de la saignée doivent être limitées à celles
du conduit à encastrer compte tenu du jeu nécessaire pour
assurer un rebouchage aisé.
Pour les briques à enduire à alvéoles verticales ou
horizontales d’épaisseur inférieure à 80 mm, la profondeur
de la saignée est limitée à une alvéole, et la dimension de
la canalisation est limitée à 20 mm, sauf pour les briques
d’épaisseur inférieure à 50 mm pour lesquelles elle est ≥ 0,20 m ≥ 1,50 m
limitée à 16 mm.
OBSERVATION
Il est souhaitable, de ce point de vue, que l’implantation
des canalisations électriques intervienne avant la pose
de la cloison. Figure 11 : Encastrement des canalisations électriques
(limitation du tracé des saignées)
CHAPITRE 4 : CLOISONS DE DISTRIBUTION ET DE DOUBLAGE 81
−− 1,20 m pour les cloisons d’épaisseur brute 50 mm au Figure 12 : Engravement. Coupes horizontales
moins,
−− 1,50 m pour les cloisons d’épaisseur brute 70 mm au
Raidisseur
moins ; Raidisseur
≥ 700
■■ espacement minimal entre canalisations (entraxe) :
700 mm.
Toutefois, deux canalisations alimentant un même appareil
(eau chaude et eau froide, par exemple) peuvent être :
■■ soit dans deux saignées distinctes séparées de 150 mm Panneau de cloison
au moins ; Figure 13 : Position des engravures par rapport
■■ soit placées dans une même saignée de largeur maximale aux parements d’une cloison. Coupe horizontale
50 mm.
Si plusieurs saignées sont nécessaires sur un même
panneau de cloison (voir ci‑dessus § « Détermination des Cloison d’épaisseur Cloison d’épaisseur
brute ≥ 50 mm brute ≥ 70 mm
dimensions »), elles doivent toutes être du même côté de la
≤ 40 m
cloison.
≤ 40 m
Tableau 3 : Limitations de tracé et d’implantation
des saignées pour canalisations d’eau
≤ 1,50 m
≤ 1,20 m
Cloisons
Épaisseur1 de la cloison
Prescriptions
(en mm)
≥ 50 ≥ 70
Diamètre extérieur maximal de
21 21 Figure 14 : Tracé des saignées. Élévation
fourreau (mm)
Épaisseur minimale d’enrobage (mm) 15
Tracé oblique interdit
Tracé horizontal maximal (m) 0,40
Tracé vertical maximal (m) 1,20 1,50
700 avec possibilité
Entraxe minimal de deux
de 150 en saignée
canalisations (mm)
double
1. L’épaisseur minimale résiduelle des éléments en fond de saignée
est de 15 mm pour les éléments pleins et d’au moins une paroi pour
les éléments alvéolés.
82 PARTIE 2 : MAÇONNERIE DE PETITS ÉLÉMENTS
6. rescriptions à satisfaire
P Planéité
Désaffleure-
ment et
par les parements bruts Type
d’exécution
d’ensemble
rapportée
planéité
locale Aspect de surface
Plâtre ou
mortier
■■ Précautions particulières de chaux
pour cloisons minces ou bâtard
75 mm d’épaisseur.
Précautions à prendre :
■■ si les cloisons sont enduites sur les deux faces, les enduits
doivent être de même composition sur chaque face ;
■■ si les cloisons sont enduites sur une seule face, l’enduit
doit être au plâtre.
OBSERVATION
Le non-respect de ces précautions amorce des
déformations et favorise le bombement (flambage)
des cloisons.
85
drainage horizontal.
2.4. C
as particulier des murs ≥ 0,15
de soubassement en béton
cellulaire autoclavé (BCA) Chaînage
horizontal
Contrefort
vertical
Pour les murs de première catégorie en béton cellulaire intermédiaire
en béton
autoclavé (BCA), le revêtement extérieur est constitué comme armé
indiqué ci-dessus pour les autres éléments de maçonnerie
lorsqu’un drainage est prévu, quels que soient le terrain et le
sol environnants.
Pour les murs de deuxième catégorie, le revêtement est
constitué par un mortier de liants hydrauliques conforme
aux spécifications de la norme NF DTU 26.1 relatives aux
maçonneries de béton cellulaire autoclavé en élévation, sur Blocs
lequel sont appliquées deux couches d’enduit d’imprégnation de béton
cellulaire
à froid ou une couche d’enduit d’imprégnation à froid et une Figure 1 : Coupe horizontale sur un contrefort
couche d’enduit d’application à chaud à base de bitume. au niveau d’un chaînage horizontal
En outre, le domaine d’utilisation des murs de soubassement
en BCA est défini ainsi :
■■ leur hauteur libre ne dépasse pas 2,50 m ;
■■ la hauteur des terres soutenues ne dépasse pas 2,40 m ;
■■ la charge d’exploitation sur le sol en rive des murs ne
OBSERVATION
Coupure de capillarité
Des épaisseurs minimales sont spécifiées pour tous
les éléments utilisables en soubassement : Imperméabilisation
de surface éventuelle
– 25 cm pour le béton cellulaire autoclavé,
– 20 cm pour les autres éléments.
Dans tous les cas, l’épaisseur est à déterminer par Terrain perméable
les calculs de résistance (voir chapitre 3 § « Choix de
Terrain peu ou
l’élément principal au regard de la stabilité mécanique non perméable
du mur »). Remblai peu ou
Le revêtement extérieur de protection doit être non perméable
prolongé jusqu’à la barrière coupe-capillarité. Complexe d'étanchéité
Vide sanitaire
Géotextile
(séparation et filtration)
4. Dallages
DTU 13.3 (NF P11-213-3), partie 3
Maçonnerie
Dallage
Barrière
coupe
capillarité
Isolant
thermique Figure 6 : Dallage solidarisé
Sol damé L’épaisseur minimale d’un dallage de maison individuelle est
de 120 mm.
Une nappe de treillis soudé représentant 0,2 % de la section
Sol
du dallage, à fonction antiretrait, est disposée en partie haute
du dallage.
Figure 5 : Dallage désolidarisé Les rives de dallage solidarisé comportent en plus des « U »
de fermeture diamètre 8 HA disposés tous les 150 mm et de
1,50 m de longueur développée.
OBSERVATION
La pose d’une isolation thermique horizontale OBSERVATION
périphérique sous dallage risque de favoriser des Le dallage solidarisé évite le soulèvement des rives
fissures par tassement différentiel. Il est recommandé de dallage par retrait différentiel (déformation en
de lui préférer : coupelle).
– l’isolation thermique verticale en bêche périphérique ; Les fondations des murs doivent être calculées sans
– l’isolation thermique sous l’ensemble du dallage ; prendre en compte le dallage.
– l’isolation intérieure par chape sur une couche
isolante relevée en périphérie. Le module de déformation du support (avec ou sans forme)
déterminé en surface par essai à la plaque est au moins égal
À côté de cette solution, le DTU 13.3 figure le dallage à Kw = 30 MPa/m pour une plaque de diamètre 75 cm.
solidarisé avec le mur de soubassement en béton
sous-jacent. OBSERVATION
La forme, lorsqu’elle est nécessaire, doit avoir une
ATTENTION épaisseur minimale de 200 mm.
Le « dallage solidarisé » ne doit pas être confondu
avec le « plancher porté » en dalle de béton armé,
car un dallage n’est pas dimensionné pour prendre
appui sur le mur et ne peut pas servir d’assise à des
éléments porteurs en partie courante.
CHAPITRE 5 : OUVRAGES ASSOCIÉS 89
Chaînage renforcé
Chapitre 6 : Annexes
Nota : des valeurs certifiées de résistances caractéristiques peuvent être trouvées dans des certificats QB (référentiel QB 07 :
« Murs en maçonnerie et éléments connexes »).
92 PARTIE 2 : MAÇONNERIE DE PETITS ÉLÉMENTS
Dans le cas de maçonneries en blocs de coffrage, la ■ pour les maçonneries montées au mortier d’usage
résistance caractéristique à la compression fk est prise égale courant :
à 80 % de la résistance caractéristique en compression du − éléments en terre cuite : fvk0 = 0,3 MPa,
béton de remplissage. Rappelons que les parois de coffrage − éléments en béton : fvk0 = 0,2 MPa,
ne sont pas prises en compte dans le calcul de la résistance.
− éléments en béton cellulaire : fvk0 = 0,15 MPa,
− éléments en pierre naturelle : fvk0 = 0,3 MPa.
1.3. Évaluation de Φ En outre :
Pour des murs d’élancement inférieur à 20 et pour des ■ cette longueur minimale est à répartir dans des murs
portées de plancher inférieures à 6 m, on pourra prendre par situés dans au moins deux plans parallèles distincts ;
défaut Φ = 0,78 pour un chargement centré, Φ = 0,55 pour ■ la longueur de chaque pan de mur pris en compte dans
un chargement excentré et Φ = 0,40 pour les murs de rive de le contreventement doit être égale à au moins 0,4 fois sa
plancher situés au dernier niveau. hauteur.
Chaînage horizontal
Zone de sismicité
1 2 3 4 5
I Bâtiments avec activité humaine de courte durée Non Non Non Non Non
Catégorie d’importance
■■ il convient de prévoir des étriers de 5 mm de diamètre au Section totale de aciers longitudinaux ≥ 300 mm2
et 1 % de la section transversale du chaînage
minimum, et espacés de 150 mm au maximum, autour des Cadres ø 5 mm minimum, espacés de 150 mm au maximum
armatures longitudinales ; Figure 4 : Positionnement des chaînages selon l’eurocode 8
■■ il convient que l’acier de béton armé appartienne aux classes B (document RAGE)
ou C conformément à la norme NF EN 1992-1‑1, tableau C.1 ;
■■ les recouvrements des armatures ne peuvent pas être Nota : les joints verticaux peuvent être remplis ou non.
inférieurs à 60 diamètres de barre en longueur ; L’eurocode 6 auquel se réfère l’eurocode 8 considère que
■■ les chaînages horizontaux doivent être placés dans le les joints verticaux sont remplis si le mortier est appliqué sur
plan du mur, au niveau de chaque plancher, et en aucun toute la hauteur des produits et sur au moins 40 % de leur
cas avec un espacement vertical supérieur à 4 m ; épaisseur.
CHAPITRE 6 : ANNEXES 95
60 Ø 60 Ø
60 Ø 60 Ø
60 Ø 60 Ø
Vue en 3D Vue en 3D
Boucle Équerre
(diamètre de (diamètre de
cintrage = 5 ‡) cintrage = 10 ‡) Vue en élévation
60 Ø
60 Ø
Angle
Partie 60 Ø
courante Alvéole
Nota : en situation sismique, la valeur du coefficient partiel de sécurité à associer à la maçonnerie est de 2/3 de la valeur
spécifiée à l’état limite ultime de résistance, sans que cette valeur soit inférieure à 1,5.
■■ Cas de petits bâtiments de forme simple le Guide CP-MI Antilles Construction parasismique des
maisons individuelles aux Antilles (nouvelle édition 2004),
Pour des petits bâtiments de forme simple relevant du
rédigé par l’Association française de génie parasismique
domaine d’application de la norme NF P 06-014 « Règles PS-
(AFPS).
MI 89 révisées 92. Règles de construction parasismique.
Construction parasismique des maisons individuelles et
des bâtiments assimilés », il est possible de satisfaire aux ■■ Éléments non structuraux (cloisons)
exigences réglementaires sans nécessité de vérification par Les ouvrages de cloisons ne sont soumis à aucune vérification
calcul dans les situations suivantes : particulière dans l’un des deux cas suivants :
■■ bâtiments appartenant à la catégorie d’importance II et ■■ cloisons incorporées dans des bâtiments non soumis à
situés en zones de sismicité 3 ou 4 ; exigences parasismiques ;
■■ établissements scolaires appartenant à la catégorie ■■ cloisons incorporées dans des bâtiments soumis à
d’importance III et situés en zone de sismicité 2. exigences parasismiques, mais présentant une dimension
de référence inférieure ou égale à 3,50 m et une masse
Il est rappelé que les bâtiments visés par cette norme surfacique inférieure à 25 kg/m2 (par « dimension de
doivent être au maximum de type R + 1 + comble, de forme référence », on entend la distance verticale entre le point
simple tant en plan qu’en élévation, et contreventés par des haut de la cloison et l’aire de chute potentielle située
murs répartis sur le pourtour des planchers. De plus, les directement sous la cloison).
maçonneries doivent être posées à joints verticaux remplis
Dans les autres cas, il conviendra de justifier de la tenue
de mortier.
de la cloison aux séismes selon les prescriptions indiquées
Pour les maisons individuelles appartenant à la catégorie dans le document interministériel « Dimensionnement
d’importance II et qui sont situées en zone de sismicité 5, parasismique des éléments non structuraux du cadre bâti »,
il est également possible de se dispenser de vérification disponible à l’adresse suivante : [Link]/IMG/pdf/
par calcul en appliquant les dispositions définies dans guide_a4_bd_sp.pdf
96 PARTIE 2 : MAÇONNERIE DE PETITS ÉLÉMENTS
3. nnexe 3
A Les murs en maçonnerie traditionnelle peuvent convenir pour
les maisons individuelles appartenant à la première famille.
Résistance au feu Pour des locaux d’activités (bureaux), les exigences contre les
risques d’incendie sont énoncées dans la quatrième partie,
livre II du Code du travail. Hormis vis-à‑vis de bâtiments tiers
3.1. Exigences réglementaires adjacents, ce code ne contient pas d’exigences particulières
La résistance au feu, et en particulier la stabilité au feu (SF), en matière de résistance au feu.
est la durée pendant laquelle un élément de construction tel
qu’un mur en maçonnerie peut continuer à assurer la fonction
qui lui est impartie. Les durées minimales demandées par la 3.2. Évaluation des performances
réglementation dépendent du type de bâtiment à réaliser, et En pratique, les maçonneries visées dans le DTU 20.1
sont rappelées dans le tableau ci-après. présentent généralement des performances de résistance
au feu suffisantes pour la construction de petits bâtiments,
Tableau 5 : Durée minimale de stabilité au feu (SF) selon le type
de bâtiment objet principal de ce guide.
Les justifications réglementaires peuvent être apportées par
Destination Configuration SF
la fourniture de procès-verbaux de classement de résistance
Habitation 1re famille 15 min. au feu ou par des appréciations délivrés par des organismes
2 famille
e
30 min. agréés, sur la base d’essais réalisés en laboratoire. Il doit
alors être vérifié que la valeur du chargement maximal
3 famille A et B
e
1 heure
indiqué dans ces documents soit supérieure ou égale à la
4 famille
e
1 h 15 valeur du chargement à l’état limite ultime multipliée par 0,7.
Établissements 1 catégorie, avec plancher bas
re
1 heure Nota : ces procès-verbaux précisent les conditions de
recevant du dernier niveau
du public à moins de 8 m du sol validité de ces classements (niveau de chargement maximal,
mais aussi hauteur maximale du mur, type de jointoiement,
1re catégorie, avec plancher bas 1 h 30 types de revêtements associés). La durée de validité de ces
du dernier niveau situé
entre 8 et 28 m du sol documents est de cinq ans reconductibles.
2e à 4e catégorie, avec plancher 30 min. Nota bis : pour les murs de structure en maçonnerie,
bas du dernier niveau l’annexe nationale de la norme NF EN 1996-1-2 (eurocode 6,
à moins de 8 m du sol partie 1-2 : règles générales. Calcul du comportement au feu)
2e à 4e catégorie, avec plancher 1 heure indique que l’évaluation de la résistance au feu par la voie du
bas du dernier niveau calcul n’est pas autorisée, notamment pour les maçonneries
situé entre 8 et 28 m du sol de produits creux.
5e catégorie 30 min.
3
PLANCHERS
PARTIE ET RUPTEURS
DE PONTS
THERMIQUES
99