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– Organisation générale
JurisClasseur Fiscal
Première publication : 20 décembre 2016
Dernière mise à jour : 26 juillet 2024
René Bousquet
Président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel
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Points-clés
Dans le contentieux de l'impôt, le contentieux du recouvrement, qui se distingue du contentieux de l'assiette, se caractérise par une dualité de
compétence entre juridiction administrative et juridiction judiciaire (V. n° 1 ).
Les dispositions applicables au contentieux du recouvrement figurent dans la partie législative du LPF pour les principes fondamentaux et dans la partie
réglementaire en ce qui concerne la procédure (V. n° 6 ).
Le texte de base est l'article L. 281 du LPF, qui distingue le contentieux de la forme de l'acte de poursuites, relevant de la compétence du juge de
l'exécution, et le contentieux de fond, de la compétence du juge de l'impôt (V. n° 8 ).
Le champ d'application de l'article L. 281 du LPF s'étend à l'ensemble des créances fiscales, qui incluent la contribution à l’audiovisuel public et les
prélèvements ayant remplacé les taxes parafiscales (V. n° 10 ).
Les amendes, les créances domaniales, les créances de l'État étrangères à l'impôt et au domaine et les créances des collectivités territoriales sont
exclues du champ de l'article L. 281 (V. n° 14 ).
Le recours pour excès de pouvoir occupe une place marginale, limitée pour l'essentiel au domaine gracieux (V. n° 24 ).
Une action spécifique, l'action en restitution, est ouverte aux tiers qui ont été contraints de payer indûment l'impôt (V. n° 29 ).
Introduction
l'Administration procède d'abord à l'établissement de l'impôt ; cette opération est clôturée par l'émission d'un titre exécutoire, selon le cas, un avis de
mise en recouvrement ou un rôle dont le contribuable est informé par la réception d’un avis d’imposition. Les contestations qui naissent à ce stade de la
procédure entrent dans le cadre du contentieux de l'imposition, encore appelé contentieux de l'assiette ou contentieux de la dette fiscale ; d'après la
nature de l'imposition en cause, elles ressortissent à la compétence soit de la juridiction administrative, soit de la juridiction judiciaire ;
ensuite s'ouvre la phase du recouvrement, lequel, s'il s'opère à l'amiable, ne nécessite pas l'intervention d'un nouvel acte juridique. Les litiges qui
apparaissent à cette occasion constituent le contentieux du recouvrement qui regroupe deux catégories principales d'actions en justice : les
premières, autrefois dénommées oppositions à contrainte, relatives à l'obligation de payer, l'exigibilité de la dette ou son montant compte tenu des
paiements effectués, sont portées devant le tribunal administratif lorsqu'elles visent un impôt direct ou une taxe sur le chiffre d'affaires ; les secondes, qui
étaient appelées oppositions à poursuites, relatives à la régularité en la forme de l'acte de poursuites, relèvent de la compétence du tribunal de grande
instance - juge de l'exécution - quelle que soit la nature de l'impôt.
Par deux décrets n° 2008-309 et 2008-310 du 3 avril 2010 (JO 4 avr. 2008 ; Dr. fisc. 2008, n° 15, act. 116), la DGI et la DGCP ont été fusionnées pour devenir la
direction générale des finances publiques chargée de l’assiette et du recouvrement des impôts, à l’exception seulement de ceux recouvrés par les comptables
de la direction générale des douanes et des droits indirects (notamment contributions indirectes et TVA à l’importation).
À l’échelon régional et départemental, le directeur des services fiscaux et le trésorier-payeur général ont été remplacés par un directeur régional ou
départemental des finances publiques qui exerce leurs anciennes attributions (D. n° 2009-707, 16 juin 2009 : JO 18 juin 2009 ; Dr. fisc. 2009, n° 26, act. 214).
§ 3 Rappel historique
La distinction entre les poursuites administratives, qui débutaient par l'émission d'une contrainte, et les poursuites judiciaires, qui consistaient en l'émission
d'un commandement, la saisie, puis la vente des biens appartenant au débiteur de l'impôt, est apparue très tôt dans la jurisprudence (E. Laferrière, Traité de la
jurisprudence administrative : Berger-Levrault, 1896, t. II, p. 284) car les tribunaux judiciaires, gardiens de la propriété privée, ont vocation à contrôler la légalité
des mesures d'exécution forcée sur les personnes et les biens, alors même que l'Administration met en oeuvre des prérogatives de puissance publique ( Cass.
civ., 10 déc. 1900 : S. 1907, p. 307, concl. Raynaud. - CE, 6 mars 1908, Batut et Vve Dieupart : Lebon, p. 224, concl. Tardieu). " Toutes les contestations
relatives aux paiements faits par les contribuables, aux quittances délivrées par les percepteurs, à l'imputation des paiements sur telle ou telle imposition, et d'une
façon plus générale, à tout ce qui touche aux règlements de compte entre le percepteur et les contribuables sont du ressort de la juridiction administrative " ( CE,
7 avr. 1922, Béarn : Lebon, p. 342).
Les considérants de l'arrêt du 7 avril 1922 précité comportent déjà une définition du contentieux du recouvrement par rapport au contentieux de l'imposition, mais
la distinction entre ces deux catégories de voies de droit à l'intérieur du contentieux administratif ne s'est dégagée que de manière lente et tardive (C. Gour, J.
Molinier et G. Tournié, Les grandes décisions de la jurisprudence fiscale : PUF 1977, p. 183) ; elle s'est affirmée surtout après la publication de la loi du 27
décembre 1927 instituant un recours préalable devant le directeur des contributions directes, réforme qui ne pouvait concerner que le contentieux de l'imposition.
I. Cadre législatif
1° Textes antérieurs au Livre des procédures fiscales
§ 4 Contribution directes
L' article 46 de la loi du 23 décembre 1946 , complétant le Code des impôts directs par un article 407 bis, a consacré la distinction entre les oppositions à
contrainte et les oppositions à poursuites. En même temps elle a, s'inspirant de l'article 407 de ce même code, établi une procédure générale qui s'applique aux
contestations concernant le recouvrement.
La jurisprudence relative au contentieux du recouvrement s'est édifiée sur la base des articles 1846 et 1910 du Code général des impôts, qui sont demeurés en
vigueur jusqu'au 1er janvier 1982, date à laquelle le Livre des procédures fiscales est entré en application.
Art. 1846. - Les dispositions de l'article 1910 sont applicables à toutes les réclamations relatives aux poursuites en matière de contributions directes et
d'amendes.
Ces réclamations revêtent la forme soit d'une opposition à l'acte de poursuites, soit d'une opposition à la contrainte administrative. L'opposition doit, à peine
de nullité, être formée dans le mois de la notification de l'acte et, s'il s'agit d'une opposition à contrainte, dans le mois de la notification du premier acte qui
procède de cette contrainte. Si la demande est portée devant les tribunaux, elle doit, sous la même sanction, être introduite dans le mois de l'expiration du
délai imparti au chef de service pour statuer, en application de l'article 1910, ou dans le mois de la notification de la décision.
L'opposition à l'acte de poursuites ne peut viser que la validité en la forme de l'acte. Elle est portée devant les tribunaux judiciaires et jugée suivant les règles
de la procédure à jour fixe.
Toute contestation portant sur l'existence de l'obligation, sa quotité ou son exigibilité constitue une opposition à contrainte. Elle est portée devant le tribunal
administratif. Toutefois, lorsqu'un tiers, mis en cause en vertu des dispositions du droit commun, contestera son obligation à la dette du contribuable inscrit
au rôle, le tribunal administratif surseoira à statuer jusqu'à ce que la juridiction civile ait tranché la question de l'obligation. La juridiction civile devra, à peine
de nullité, être saisie dans le mois de la notification de la décision de sursis à statuer.
Art. 1910. - Lorsque, dans le cas de saisie des meubles et autres effets mobiliers pour le paiement des contributions et amendes, il est formé une demande
en revendication d'objets saisis, cette demande doit être soumise en premier lieu, suivant le cas, au trésorier-payeur général ou au directeur des services
fiscaux du département dans lequel a été pratiquée la saisie. La demande en revendication d'objets saisis, appuyée de toutes justifications utiles, doit, à
peine de nullité, être formée dans le mois de la date à laquelle le revendiquant a eu connaissance de la saisie.
Le chef de service statue dans le mois du dépôt contre récépissé du mémoire du revendiquant. À défaut de décision dans le délai d'un mois, comme dans le
cas où la décision rendue ne lui donne pas satisfaction, le revendiquant peut assigner le comptable saisissant devant le tribunal de grande instance ; cette
assignation doit être formée dans le mois de l'expiration du délai imparti au chef de service pour statuer, ou dans le mois de la notification de la décision du
chef de service. L'assignation lancée avant l'expiration du délai imparti au chef de service pour statuer, ou avant la notification de la décision du chef de
service, est irrecevable. Le tribunal statue exclusivement au vu de justifications soumises au chef de service, et les revendiquants ne sont admis ni à lui
soumettre des pièces justificatives autres que celles qu'ils ont déjà produites à l'appui de leurs mémoires, ni à invoquer dans leurs conclusions des
circonstances de fait autres que celles exposées dans leurs mémoires.
§ 5 Particularisme de la TVA
L' article 272 du décret du 9 décembre 1948 avait supprimé, en matière de taxe sur la valeur ajoutée, la contrainte administrative qui, jusqu'au 31 décembre 1987,
a été la base des poursuites concernant les impôts directs, de telle sorte que l'avis de mise en recouvrement servait à la fois à constater le défaut ou l'insuffisance
de versement de la taxe et à donner un fondement aux poursuites (Concl. Lavondès ss CE, 24 févr. 1967, min. fin. c/ Chauvineau : JCP CI 1967, II, 81447 ). Les
articles 1846 et 1910 n'étant dès lors pas applicables aux taxes sur le chiffre d'affaires, le contentieux du recouvrement relatif à ces dernières faisait l'objet de l'
article 1917 du CGI, ainsi rédigé :
Art. 1917. - Les dispositions des articles 1908 à 1912 sont applicables à toutes les réclamations relatives aux poursuites en matière de droits, taxes,
redevances, impositions et sommes quelconques dont la perception incombe aux agents de la direction générale des impôts.
L'opposition aux actes de poursuites ne peut être fondée, que, soit sur l'irrégularité de forme de l'acte, soit sur la non-exigibilité de la somme réclamée
résultant du paiement effectué ou de la prescription acquise postérieurement à l'expiration du délai de réclamation prévu à l'article 1932 ou de tout autre
motif ne remettant pas en question l'assiette et le calcul même de l'impôt.
Elle est vidée dans les conditions fixées à l'article 1846, le tribunal compétent pour statuer étant, dans le premier cas, le tribunal de grande instance et, dans
le second, le juge de l'impôt.
§ 6 Cet ensemble de textes, dont la clarté n'était pas la qualité première, a été remplacé par les articles L. 281 à L. 283 et R. 281-1 à R. 283-1 du LPF à compter
du 1er janvier 1982. Une instruction de la Direction de la comptabilité publique en date du 2 décembre 1981 a donné une interprétation de ces articles (Dr. fisc.
1982, n° 7, instr. 7187. - V. également, G. Zaquin, Introduction au Livre des procédures fiscales : Dr. fisc. 1981, n° 43, 100042).
Le LPF regroupe désormais l'ensemble des contestations relatives au recouvrement des impôts dont la perception incombe tant aux comptables de la Direction
générale des finances publiques qu'à ceux de la Direction générale des douanes et droits indirects.
Selon l'article 34 de la Constitution, la loi fixe les règles concernant les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures. Tel est l'objet de l'article L.
281 du LPF s'agissant du contentieux du recouvrement. En revanche, la procédure de recouvrement relève du pouvoir réglementaire à qui il appartient d'édicter
les mesures d'application qui sont nécessaires à la mise en oeuvre des règles relatives au recouvrement d'une imposition (Cons. const., 14 mai 1980, n° 80-113 L
: Dr. fisc. 1980, n° 26, comm. 1437). Pour cette raison, les règles relatives à la procédure contentieuse figurent dans la partie réglementaire du LPF. D'une
manière générale, la procédure juridictionnelle relève du domaine réglementaire (V. JCl. Fiscal, fasc. 0455, par J. Lamarque).
Art. L. 281. - Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances et sommes quelconques dont la perception incombe aux
comptables publics compétents mentionnés à l'article L. 252 doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites.
2° Soit sur l'existence de l'obligation de payer, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués, sur l'exigibilité de la somme
réclamée, ou sur tout autre motif ne remettant pas en cause l'assiette et le calcul de l'impôt.
Les recours contre les décisions prises par l'Administration sur ces contestations sont portés, dans le premier cas, devant le juge de l'exécution, dans le
second cas, devant le juge de l'impôt tel qu'il est prévu à l'article L. 199.
Le codificateur n'a pas repris la terminologie du CGI qui distinguait l'opposition à la contrainte administrative et l'opposition à l'acte de poursuites, dès lors qu'il
entendait régir par les mêmes dispositions l'ensemble des impôts.
§ 8 Champ d’application
L’article L. 281 du LPF a été modifié à compter du 1er janvier 2019 par l’article 73 de la loi de finances rectificative n° 2017-1775 du 28 décembre 2017 (Dr. fisc.
2018, n° 3, comm. 130). Il s’applique désormais à toutes les créances publiques et l’énumération des contestations relevant du contentieux du recouvrement a
été modifiée en conséquence.
Art. L. 281. - Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques
dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites.
Lorsque les contestations portent sur le recouvrement de créances détenues par les établissements publics de l'Etat, par un de ses groupements d'intérêt
public ou par les autorités publiques indépendantes, dotés d'un agent comptable, ces contestations sont adressées à l'ordonnateur de l'établissement public,
du groupement d'intérêt public ou de l'autorité publique indépendante pour le compte duquel l'agent comptable a exercé ces poursuites.
Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter :
2° A l’exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l’obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et
sur l'exigibilité de la somme réclamée.
Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les
cas prévus au 2°, ils sont portés :
a) Pour les créances fiscales, devant le juge de l'impôt prévu à l'article L. 199 ;
b) Pour les créances non fiscales de l'Etat, des établissements publics de l'Etat, de ses groupements d'intérêt public et des autorités publiques
indépendantes, dotés d'un agent comptable, devant le juge de droit commun selon la nature de la créance ;
c) Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des établissements publics de santé, devant le juge de
l'exécution.
c) Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des établissements publics de santé, devant le juge de
l'exécution.
Depuis le 1er janvier 2009, les instructions ou circulaires publiées relatives au recouvrement de l’impôt sont opposables à l’Administration dans les conditions
prévues au second alinéa de l’article L. 80 A du LPF (LPF, art. L. 80 A, al. 2). Le contribuable doit s’en prévaloir dans sa réclamation préalable obligatoire au chef
de service dirigée contre l’acte de poursuites qu’il conteste (CE, 8e et 3e ss-sect., 27 févr. 2013, n° 354004, min. c/ Pérez : Lebon T., p. 530 ; Dr. fisc. 2013, n°
17, comm. 263 ; RJF 2013, n° 516 ; BDCF 2013, n° 59, concl. N. Escaut).
Attention
Cette solution ne vaut pas pour la garantie prévue par l'article L. 80 B du LPF dès lors que ce texte se réfère à la garantie prévue par le premier alinéa de l'article
L. 80 A et non par le second alinéa.
les litiges portant sur l'exigibilité ou l'obligation de payer la créance fiscale et ceux relatifs aux voies d'exécution ;
Quelle que soit la nature de la créance publique en cause, les litiges relatifs aux voies d'exécution ressortissent à la compétence des tribunaux judiciaires. La
distinction entre contentieux de l'assiette et du recouvrement évoque le principe général de la séparation entre les ordonnateurs et les comptables, qui dépasse le
cadre fiscal puisqu'il s'agit d'une règle fondamentale de la comptabilité publique (D. n° 2012-1246, 7 nov. 2012, art. 10 s.). Cela ne signifie pas pour autant que
l'article L. 281 a une portée générale en matière de créances publiques.
1° Créances concernées
§ 12 Taxes parafiscales
Les taxes parafiscales obéissaient, en ce qui concerne les contestations relatives au recouvrement, à un régime inspiré de l'article L. 281.
La loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances (JO 2 août 2001) a supprimé en son article 3 les taxes parafiscales de la liste des
ressources budgétaires de l'État et leur perception a cessé au 31 décembre 2003.
Les taxes parafiscales ont été remplacées par des nouveaux prélèvements présentant le caractère d'impositions au sens de l'article 34 de la Constitution, qui ont
été institués par la loi de finances rectificative pour 2003 (L. n° 2003-1312, 30 déc. 2003, art. 71 à 77 : Dr. fisc. 2004, n° 4, comm. 153 à 163). Selon ces textes,
les contestations relatives au recouvrement de ces taxes sont présentées, instruites et jugées conformément aux règles applicables en matière d'impôts directs
ou de taxes sur le chiffre d’affaires, selon le cas.
L'article 41 de la loi de finances n° 2004-1484 du 30 décembre 2004 (Dr. fisc. 2005, n° 1-2, comm. 57), codifié aux articles 1605 à 1605 quater du CGI, a institué,
à compter du 1er janvier 2005, une taxe dénommée redevance audiovisuelle.
à la taxe d'habitation pour les particuliers ; l'avis d'imposition était émis avec celui de la taxe d'habitation afférent à l'habitation principale du redevable ; le
contrôle, le recouvrement, le contentieux, les garanties sûretés et privilèges étaient régis comme en matière de taxe d'habitation (CGI, art. 1605 bis, 7°) ;
à la TVA pour les professionnels ; le contrôle, le recouvrement, le contentieux, les garanties, sûretés et privilèges étaient régis comme en matière de
TVA (CGI, art. 1605 ter, 8°).
La redevance audiovisuelle a été remplacée au 1er janvier 2009 par la contribution à l’audiovisuel public (CGI, art. 1605 à 1605 quater), dont le régime est
identique en ce qui concerne le recouvrement et le contentieux.
Cette contribution a ainsi le caractère d'une imposition à laquelle l'article L. 281 du LPF est pleinement applicable.
La contribution à l’audiovisuel public a été supprimée au 1er janvier 2022 aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels (L. fin. rect. n° 2022-1157,
16 août 2022, art. 6 : JO 17 août 2022 ; Dr. fisc. 2022, n° 37, comm. 321).
2° Créances exclues
a) Créances domaniales
Depuis le 1er janvier 2007, le nouveau Code général de la propriété des personnes publiques, tel que modifié par l'article 115 de la loi n° 2006-1771 du 30
décembre 2006, portant loi de finances rectificative pour 2006 (JO 31 déc. 2006), confie le recouvrement des produits et redevances du domaine aux comptables
publics et prévoit des modalités de contestation particulières en matière de recouvrement. Il s'agit de l'opposition à l'exécution du titre de perception en cas de
contestation de l'existence de la dette, de son montant ou de son exigibilité (CGPPP, art. L. 2323-11) ou de la contestation de la validité en la forme de l'acte de
poursuites (CGPPP, art. L. 2323-12). Ces dispositions sont inspirées de celles applicables en matière de recettes de l’État étrangères à l’impôt et au domaine (V.
n° 17 ).
Il avait antérieurement été jugé que les droits communaux de voirie, de nature fiscale, qui sont établis à l'occasion de la délimitation des propriétés privées par
rapport à l'alignement des voies publiques, mais qui ne sont pas assis et liquidés par les services fiscaux de l'État, donnent lieu à des contestations qui ne sont
pas régies par les dispositions des articles 1846 et 1910 (CE, 7e et 8e ss-sect., 24 juill. 1981, n° 11573, Ville de Strasbourg c/ SARL Office professionnel
industriel : Lebon, p. 327 ; RJF 1981, n° 915).
§ 16 Compétence judiciaire
Le recouvrement des amendes peut donner lieu à des oppositions aux actes de poursuites, qui ne peuvent viser que la régularité en la forme de l’acte, et à des
revendications d'objets saisis devant le directeur régional ou départemental des finances publiques du département dans lequel les poursuites ont été exercées,
puis devant le juge civil (D. n° 64-1333, 22 déc. 1964, art. 9 : JO 29 déc. 1964).
c) Autres recettes de l'État
1° En cas d'opposition à l'exécution d'un titre de perception, dans les deux mois qui suivent la notification de ce titre ou du premier acte de
poursuite qui procède du titre en cause ;
2° En cas d'opposition à poursuites, dans les deux mois qui suivent la notification de l'acte de poursuite.
L'autorité compétente délivre un reçu de la réclamation, précisant la date de réception de cette réclamation. Elle statue dans un délai de six mois dans le cas
prévu au 1° et dans un délai de deux mois dans le cas prévu au 2°. À défaut d'une décision notifiée dans ces délais, la réclamation est considérée comme
rejetée.
Art. 119. - Le débiteur peut saisir la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de la décision prise sur sa
réclamation ou, à défaut de cette notification, dans un délai de deux mois à compter de la date d'expiration des délais prévus à l'article 118.
Il a été jugé que si, en vertu de l' article R. 241-4 du Code des communes (actuellement CGCT, art. R. 2342-4), les poursuites pour le recouvrement des produits
communaux ont lieu comme en matière de contributions directes, les dispositions des articles 1846 et 1910 du CGI (actuellement LPF, art. L. 281, R. 281-1 et R.
281-2) ne sont pas pour autant applicables et, en particulier, la présentation d'une réclamation préalable devant le trésorier-payeur général n'est pas obligatoire (
CE, sect., 12 janv. 1973, n° 78730 , ville du Cannet c/ Pantacchini : Lebon, p. 36 ; Dupont 1973, p. 233 . - CE, sect., 22 oct. 1976, n° 90993 , Cie française
Thomson-Houston Hotchkiss-Brandt : Lebon, p. 437 ; RJF 1976, n° 550 - CE, 2e et 6e ss-sect., 12 oct. 1979, n° 6562, Touchard : Lebon T., p. 678 ; RJF 1980, n°
174. - Cass. com., 10 mai 1982, n° 440 : JurisData n° 1982-701894 ; Bull. civ. IV, n° 168 ; Dr. fisc. 1982, n° 39, comm. 1788. - CE, 9e et 8e ss-sect., 8 juill. 1998,
n° 151261 à n° 151263, Cne Bressey-s/-Tille : Dr. fisc. 1998, n° 52, comm. 1185 ; RJF 1998, n° 1228. - CE, 9e et 10e ss-sect., 28 oct. 2002, n° 214901,
Communauté urbaine Strasbourg : JurisData n° 2002-080227 ; Lebon, p. 363 ; Dr. fisc. 2003, n° 6, comm. 99, concl. L. Vallée ; RJF 2003, n° 123).
pour la juridiction judiciaire, au JCl. Fiscal, fasc. 9617 et 9618 par M. Betch.
La " juridiction " gracieuse fait l'objet du JCl. Fiscal, fasc. 9502 par R. Bousquet.
Mais les recours instaurés par l'article L. 281 du LPF ne rendent pas compte de la totalité du contentieux du recouvrement. Il existe d'autres actions, de caractère
accessoire, pouvant se rattacher à ce contentieux : le recours pour excès de pouvoir, l'action en responsabilité, le contentieux de la suspension du paiement et
l'action en restitution.
§ 24 Exclusion de principe
Le juge administratif ou judiciaire de l'impôt, attributaire d'une plénitude de juridiction, cantonne le juge de l'excès de pouvoir dans un rôle marginal : " les mesures
de recouvrement... prises par le receveur-percepteur ne pouvaient donner lieu qu'aux recours ouverts en la matière par le Code général des impôts, à l'exclusion
du recours pour excès de pouvoir " (CE, 8e et 9e ss-sect., 15 nov. 1978, n° 1961, Gaudissart : Lebon, p. 441 ; Dr. fisc. 1979, n° 11, comm. 525 ; RJF 1979, n° 51)
. L'invitation à paiement et la sommation sans frais " font partie intégrante de la procédure de recouvrement des impôts directs dont ils ne sont pas détachables ;
dès lors, ils ne peuvent donner lieu à un recours pour excès de pouvoir, mais seulement aux voies de recours ouvertes par le Code général des impôts " ( CE, 8e
et 9e ss-sect., 14 avr. 1970, n° 69088 : Lebon, p. 246 ; Dr. fisc. 1970, n° 49, comm. 1421 , concl. J. Delmas-Marsalet ; Dupont 1970, p. 293 ).
De même, une lettre de rappel, qui est par elle-même dépourvue de caractère contraignant, n'est pas détachable de la procédure de recouvrement et ne peut
donner lieu à un recours pour excès de pouvoir, alors même qu'elle ne peut être contestée dans les formes prévues par l'article L. 281 du LPF ( TA Toulouse, 16
juill. 2002, n° 993661, SA Cousin-Pradère : JurisData n° 2002-198534 ; Dr. fisc. 2003, n° 8, comm. 158, note T. Gasquet).
§ 25 Exceptions
Il a été jugé que la décision par laquelle le chef d'un centre de chèques postaux, saisi d'un avis à tiers détenteur, a débité la somme en question du compte du
requérant au profit du comptable public peut être contestée par la voie du recours pour excès de pouvoir ( CE, 5e et 3e ss-sect., 31 janv. 1979, n° 5743, Padritge
: RJF 1979, n° 329).
Mais, les exceptions concernent surtout la juridiction gracieuse dans la mesure où le recours pour excès de pouvoir est l'action juridictionnelle normale de
contrôle des décisions administratives prises dans le domaine gracieux et notamment en matière de recouvrement (CE, 7e et 8e ss-sect., 6 janv. 1984, n° 36373,
min. c/ Papon : Lebon, p. 1 ; Dr. fisc. 1984, n° 17, comm. 904, concl. O. Fouquet ; RJF 1984, n° 357).
3° Action en responsabilité
§ 26 Le juge administratif est compétent pour connaître des actions en responsabilité contre l'État, fondées sur la décision d'engager les poursuites, alors que le
juge judiciaire est compétent lorsque le redevable invoque une faute dans la mise en oeuvre des voies d'exécution ( T. confl., 22 févr. 1960, n° 1710, Bernard :
Lebon, p. 861 ; AJDA 1960, II, p. 148 . - CE, 7e et 8e ss-sect., 27 juill. 1979, n° 5146, SA Éts Bernstein : Dr. fisc. 1980, n° 51, comm. 2626, concl. P. Rivière ; RJF
1979, n° 670).
Ces actions sont jugées par les deux ordres de juridiction dans les conditions de droit commun de la mise en cause de la responsabilité extracontractuelle de
l'État.
§ 27 Sursis de paiement
Les réclamations contre le bien-fondé ou le montant des impositions peuvent être assorties d'une demande de sursis de paiement qui, si elle est régulière,
paralyse l'action en recouvrement (LPF, art. L. 277). Le sursis de paiement peut donner lieu devant le juge du référé fiscal à un contentieux sur les garanties du
recouvrement, distinct de celui prévu par l'article L. 281 (LPF, art. L. 279).
§ 28 Référé-suspension
Le juge des référés administratif, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du Code de justice administrative, peut, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état,
dans la requête au fond, d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, ordonner la suspension de l'exécution de l'article
de rôle ou de l'avis de mise en recouvrement (CE, sect., 25 avr. 2001, n° 230166, n° 230345, SARL Janfin : JurisData n° 2001-062260 ; Lebon, p. 197 ; Dr. fisc.
2001, n° 25, comm. 581, concl. G. Bachelier ; RJF 2001, n° 1016). Il peut, sur le même fondement, ordonner la suspension de l'exécution d'un acte de poursuites (
CE, 8e et 3e ss-sect., 10 avr. 2002, n° 241604, Sté Import-Export du Velay : JurisData n° 2002-080129 ; Lebon, p. 128 ; Dr. fisc. 2002, n° 36, comm. 675, concl.
G. Bachelier ; RJF 2002, n° 856). Cette action a pour effet, lorsqu'elle prospère, de paralyser le recouvrement.
5° Action en restitution
L'Administration est, en principe, tenue de restituer des impositions indûment perçues. Il en est notamment ainsi lorsque des fonds ont été illégalement prélevés
sur un compte détenu par une personne qui n'en était pas débitrice en règlement de la dette fiscale d'un contribuable dont elle n'était pas solidairement
responsable.
Cette personne dispose de la faculté d'exercer un recours de plein contentieux en restitution des fonds ainsi prélevés, voie de droit ouverte à un tiers n'ayant pas
la qualité de contribuable, qui ne se rattache ni au contentieux de l'assiette de l'impôt ni à celui de son recouvrement et à laquelle ne sont pas applicables les
procédures fiscales.
Elle est également recevable à saisir le juge administratif d'un recours indemnitaire tendant à ce que la responsabilité de l'Etat soit engagée du fait de la
perception indue des sommes en cause et à ce qu'il soit condamné à réparer un préjudice distinct de celui correspondant au paiement à tort de ces sommes.
Lorsque le tribunal administratif est saisi de conclusions se présentant comme un recours en responsabilité, mais ne tendant en réalité qu’à la restitution de la
créance d’impôt indûment perçue, il lui appartient de requalifier ces conclusions et de les traiter comme un recours en restitution (CE, 3e et 8e ch., 20 févr. 2018,
n° 393219 : JurisData n° 2018-002202 ; Dr. fisc. 2018, n° 45, comm. 446, concl. E. Cortot-Boucher ; Procédures 2018, comm. 171, note O. Négrin ; RJF 5/2018,
n° 535 ).
Toute demande en restitution ne relève pas de cette action spécifique. Ainsi, il a été jugé que lorsque l’Administration a accordé à un redevable un dégrèvement
des taxes sur les achats de viande qu’il avait acquittées spontanément et qu’elle n’a émis ensuite aucun avis de mise en recouvrement susceptible de fonder à
nouveau légalement ces impositions, la demande de restitution soulève une contestation relative au recouvrement - c’est-à-dire entrant dans le champ de l’article
L. 281 du LPF (CAA Bordeaux, 3e ch., 28 sept. 2017, n° 15BX02453, SA Limoges Dis :JurisData n° 2017-018497 ; Dr. fisc. 2018, n° 16-17, comm. 264, concl. G.
de la Taille).
De même, un litige tendant à la restitution à un contribuable ayant obtenu le sursis de paiement des sommes que le comptable public a appréhendées avant la
demande de sursis n’entre pas dans le champ de l’action en restitution. Dès lors que la régularité de la compensation opérée par le comptable pour affecter ces
sommes au paiement de droits d’enregistrement n’est pas contestée, le litige relatif à la restitution relève des juridictions judiciaires (CAA Douai, 4e ch., 9 oct.
2018, n° 16DA01143 : JurisData n° 2017-015940 ; Dr. fisc. 2018, n° 51-52, chron. 505, spéc. n° 30 ; RJF 1/19, n° 96 , validé par CE (na), 9e ch., 11 juill. 2019, n°
425341 : RJF 11/19, n° 1088 ).
Une personne qui a acquitté spontanément l'impôt mis en recouvrement au nom d'un tiers, sans qu'aucune procédure ait été mise en oeuvre à son encontre,
n'est pas en droit d'en demander la restitution ( CAA Lyon, 2e ch., 22 avr. 2004, n° 01LY01648, SA CVP : RJF 2005, n° 757 ; BDCF 2005, n° 94, concl. A. Bonnet)
.
La recevabilité du recours de plein contentieux par lequel la personne qui a été conduite à payer indûment l'impôt dû par un tiers peut en demander la restitution
est subordonnée à la condition que la personne qui a effectué le versement ne soit ni débitrice, ni susceptible de voir sa responsabilité solidaire mise en oeuvre
pour le paiement de l'impôt, sans qu'ait d'incidence la circonstance qu'elle puisse être, le cas échéant, le redevable légal de l'impôt.
En l’espèce, une société ayant acquitté, en tant que redevable légal, les rappels de TVA d’une société qu’elle avait absorbée, aurait pu être recevable à en
demander la restitution mais cette possibilité lui a été refusée, conformément à la jurisprudence citée au fascicule, au motif qu’elle devait être regardé comme
ayant acquitté de manière spontanée ces impositions (CE, 8e et 3e ch., 19 sept. 2018, n° 414447, SA Le Printemps Immobilier :JurisData n° 2018-015935 ; Dr.
fisc. 2019, n° 17, comm. 250, concl. R. Victor ; RJF 12/2018, n° 1275 ).
L'action en restitution est un recours de plein contentieux, autonome tant par rapport au contentieux de l'assiette qu'à celui du recouvrement, et auquel sont
applicables les dispositions de l' article 1er du décret n° 65-25 du 11 janvier 1965 (actuellement CJA, art. R. 421-1), en particulier l'obligation de présenter une
réclamation préalable (CE, 9e et 7e ss-sect., 9 oct. 1981, n° 26590, Virotte-Ducharme : Dr. fisc. 1982, n° 52, comm. 2496 ; RJF 1981, n° 1173).
Cette action doit être formée dans les conditions prévues par l’article R. 421-1 du CJA, soit dans le délai de 2 mois à compter de la notification du rejet de la
demande de restitution (CE, 8e et 3e ss-sect., 21 nov. 2007, n° 280953, SNC Carnegi : JurisData n° 2007-081208 ; Dr. fisc. 2008, n° 4, comm. 88 ; RJF 2008, n°
229 ; Lebon T., p. 790).
Ainsi, lorsque le comptable du Trésor a appréhendé, au moyen d'un avis à tiers détenteur, le cautionnement qu'avait versé un tiers afin de permettre au
contribuable inculpé de fraude fiscale d'être libéré de prison, le tiers, non tenu au paiement de l'impôt, peut obtenir le remboursement de ses fonds par la voie de
l'action en restitution (pour la décision avant-dire droit : CE, 7e et 8e ss-sect., 8 août 1990, n° 71821, Fériel, : Dr. fisc. 1991, n° 52, comm. 2565, concl. O. Fouquet
; RJF 1990, n° 1386. - Pour la décision définitive : CE, 31 juill. 1992, n° 71821, Fériel : Dr. fisc. 1993, n° 5, comm. 186 ; RJF 1992, n° 1422).
De même, le nouveau propriétaire qui, à la suite d'avis à tiers détenteur notifiés aux locataires, a acquitté la taxe foncière afférente à l'immeuble au titre des
années antérieures à l'acquisition et dont il n'était pas redevable, est en droit d'exercer devant le tribunal administratif un recours de plein contentieux en
restitution (CE, 21 nov. 2007, n° 280953, SNC Carnegi, préc.).
Bibliographie
Ouvrages généraux
M. Douay
Le recouvrement de l'impôt : LGDJ 2005
J. Lamarque
Code de procédure fiscale commenté : 23e éd., Dalloz 2016
J. Magnet
Les comptables publics : LGDJ 1995
M. Masclet de Barbarin
Le contentieux de recouvrement de l'impôt : LGDJ 2004
Articles et conclusions
J. Arrighi de Casanova
Distinction entre contentieux de l'assiette et contentieux du recouvrement en cas de réclamation d'un tiers responsable, concl. sur CE, 30 mars 1992, n° 72620 :
Dr. fisc. 1992, n° 39, comm. 1758
Les voies de droit ouvertes aux personnes contestant leur obligation de payer des impositions dues par des tiers, concl. sur CE, 12 févr. 1992, n° 56856 : Dr. fisc.
1992, n° 19-20, comm. 999
G. Bachelier
Conditions de la suspension d'un acte de poursuites par le juge des référés, concl. sur CE, 10 avr. 2002, n° 241604 : Dr. fisc. 2002, n° 36, comm. 675
F. Bereyziat
Suspendre l’exigibilité d’un impôt : l’emploi des armes : RJF 2005, p. 3
J. Burguburu
Droit au sursis de paiement contre mesure d'exécution forcée : cessez-le-feu ou fin de partie ? : RJF 2007, p. 806
D. Commaret
Lettre de rappel et compétence juridictionnelle, concl. sur T. confl., 13 déc. 2004, n° 3411, Chessa et n° 3421, Legasse : Dr. fisc. 2005, n° 20, comm. 420
B. Dacosta
Contestations relatives au recouvrement : compétence juridictionnelle en cas de procédure collective, concl. sur T. confl., 13 avr. 2015, n° 3988, Martini et n°
3998, Lévy : Dr. fisc. 2015, n° 25, comm. 421
V. Daumas
Compétence juridictionnelle en contentieux du recouvrement et procédures collectives : ménage à trois au coeur du labyrinthe : RJF 2010, p. 3
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Contentieux du recouvrement : l’unification des conditions de recevabilité des moyens à l’opposition à poursuites : Dr. fisc. 2011, n° 49, act. 370
J.-C. Duchon-Doris
Procès équitable et contentieux du recouvrement : Dr. fisc. 2002, n° 1, 16
O. Fouquet
Action en restitution formée par un tiers, concl. sur CE, 8 août 1990, n° 71821 : Dr. fisc. 1991, n° 52, comm. 2565
G. Goulard
Notion de cause juridique en contentieux du recouvrement, concl. sur CE, 17 mars 1999, n° 163929 : Dr. fisc. 2000, n° 3, comm. 42
Conditions de mise en oeuvre de la question préjudicielle prévue par l'article L. 282 du LPF, concl. sur CE, 2 juill. 2003, n° 220205 : Dr. fisc. 2003, n° 51, comm.
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V. Haïm
De l'opposition à contrainte au contentieux de l'obligation de payer : Dr. fisc. 1995, n° 52, 100103
M.-D. Hagelsteen
Problèmes de compétence en cas de contestation par une caution solidaire de son obligation de payer la dette garantie, concl. sur CE, 10 avr. 1992, n° 93311 :
Dr. fisc. 1993, n° 5, comm. 167
B. Hatoux
Le contentieux du recouvrement à l’aune des grands principes : RJF 2015, p. 168
N. Labrune
Action en recouvrement et procédures collectives : une créance, deux juges et beaucoup de questions : RJF 2015, p. 3
A. Lefeuvre
De la sécurité juridique en matière de recouvrement de l'impôt : Dr. fisc. 2003, n° 36, 31
A.-M. Leroy
Forme et procédure des poursuites en matière de créances de l'État étrangères à l'impôt et au domaine, concl. sur CE, 30 mars 1990, n° 57018 : Dr. fisc. 1990,
n° 30, comm. 1554
M. Liébert-Champagne
Compétence de la juridiction administrative pour apprécier les conditions de notification d'un acte de poursuites interruptif de la prescription, concl. sur CE, 10
déc. 1989, n° 91890 : Dr. fisc. 1991, n° 25, comm. 1293
Ph. Martin
Répartition des compétences en cas de contestation d'un avis à tiers détenteur, concl. sur CE, 10 avr. 1992, n° 49905 : Dr. fisc. 1993, n° 14, comm. 758
Conditions de recevabilité d'une contestation du recouvrement par un syndic, concl. sur CE, 20 mars 1991, n° 76959 : Dr. fisc. 1991, n° 50, comm. 2449
B. Martin Laprade
Distinction du contentieux de l'assiette et du contentieux du recouvrement en cas de règlement judiciaire, concl. sur CE, 9 mars 1988, n° 58822 : Dr. fisc. 1989, n°
1, comm. 51
E. Mignon
Contentieux du recouvrement : un petit pas vers l'équité : RJF 1999, p. 338
M. Mboubou
Taxes parafiscales : quelles solutions alternatives après le 31 décembre 2003 : LPA 2003, n° 202, p. 4 ; Rev. Trésor 2003, p. 587
L. Olléon
Conditions d'opposabilité des délais de réclamation à l'encontre d'un acte de poursuite, concl. sur CE, 25 mai 2007, n° 285747 : BDCF 2007, n° 116
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