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Processus Dépenses

Le processus de dépense vise à fluidifier les informations comptables et à garantir la qualité et la régularité des dépenses. Il implique un engagement préalable, une liquidation et un ordonnancement, avec des responsabilités distinctes pour l'ordonnateur et le comptable. Des fiches de recensement et des bons de commande doivent être établis pour assurer un suivi rigoureux des dépenses engagées.

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Processus Dépenses

Le processus de dépense vise à fluidifier les informations comptables et à garantir la qualité et la régularité des dépenses. Il implique un engagement préalable, une liquidation et un ordonnancement, avec des responsabilités distinctes pour l'ordonnateur et le comptable. Des fiches de recensement et des bons de commande doivent être établis pour assurer un suivi rigoureux des dépenses engagées.

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PROCESSUS DEPENSE

LES ENJEUX DE CE PROCESSUS :

Fluidification des informations comptables, garantir une


articulation avec les modules de gestion comptable et
budgétaire. Assurer une professionnalisation de la gestion
budgétaire.

LES OBJECTIFS DE CE PROCESSUS :

Qualité comptable, assurer le principe de sincérité, de


justification, d’exactitude, d’imputation, de totalité et de
rattachement à la bonne période comptable et au bon exercice.
Préserver les relations avec les usagers. Garantir la régularité
de la procédure.

PROCESSUS :

Principe Les dépenses s’exécutent sur deux programmes :

Sur le premier dit «programme Exploitation » et sur le second


programme dit «programme d’investissement». Les ouvertures
de crédits sont inscrites dans chacun des services qui
composent ces deux programmes. Ces services sont subdivisés
en domaines et activités. L’engagement est l’acte par lequel un
organisme crée ou constate à son encontre une obligation de
laquelle résultera une dépense.

L’engagement de la dépense est une prérogative de


l’ordonnateur (directeur d’unité). Les ordonnateurs doivent tenir
une comptabilité des engagements (gestion des engagements).
La comptabilité des engagements a notamment pour objet de
permettre le pilotage et le suivi de l’exécution du budget ainsi
que du déroulement des programmes autorisés, en respectant
l’affectation des dotations qui y sont inscrites .L’unité doit
mettre en place une organisation et un suivi efficients qui
permettent une remontée et un enregistrement rapides des
actes d’engagement. L’enregistrement des actes d’engagement
relève de la compétence du service approvisionnement. L’agent
chargé de la tenue de la comptabilité des engagements
(gestion des engagements) doit recevoir communication de
toutes les décisions ayant un impact sur la situation des
dépenses engagées. La bonne tenue de la comptabilité des
engagements (gestion des engagements) garantit contre le
risque du double paiement à un même fournisseur. La bonne
tenue de la comptabilité des engagements (gestion des
engagements) garantit un dénouement rapide des opérations
notamment en période d’inventaire ; en effet, le suivi régulier et
rigoureux des engagements et des services faits, tout au long
de l’exercice, simplifie l’identification des charges à payer à la
fin de l’exercice.

Contexte et objectifs

Maitrise des risques financiers et comptables –Dépenses–


Engagement.

Définition L’engagement :

- d’une part, comporte l’affirmation du caractère juridique de


l’acte d’engagement. Il ne constitue pas pour autant le fait
générateur de la dette, puisque l’établissement ne devient
débiteur que par la réalisation des obligations à la charge de
son créancier. L’engagement doit être préalable, c’est-à-dire
qu’il doit précéder tout commencement de réalisation de
l’opération qui entraîne la dépense ;-d’autre part, établit une
distinction entre l’engagement juridique et l’engagement
comptable.

L’engagement juridique

Dans la plupart des cas, cet acte se présente sous la forme


d’une décision, d’un contrat, d’un marché, d’un avenant, d’une
commande, d’une mesure de principe ou d’espèce qui,
directement ou indirectement, doit se traduire par une dépense
immédiate ou future.

L’engagement comptable

L’engagement comptable est l’affectation d’une partie des


crédits budgétaires à la réalisation de la dépense qui résulte de
l’engagement juridique. Mais l’ordonnateur ne peut contracter
et signer un engagement juridique avec certitude quant à la
disponibilité des crédits que si l’écriture d’engagement
correspondante a été préalablement passée dans la
comptabilité budgétaire (création de l’autorisation de
programme/ justification par voie de l’imprimé X.240
doit être produite pour : les AP à reconduire avec
réévaluation et le AP nouvelle pour les crédits
investissement).

Il est capital pour l’ordonnateur de ne contracter ou de ne


signer un engagement juridique qu’avec la certitude de
disposer de crédits ouverts suffisants. L’engagement se
rattache à un service et une activité. Début de la période
d’engagement Il est procédé aux engagements à compter du
1er janvier de l’année N (date de début de l’exercice) :

-soit sur les crédits prévus au budget de l’année N si ce budget


est exécutoire à cette date ;

-soit sur les crédits ouverts sur la base de l’exercice


précédent.
en application des dispositions de l’article L1612-1 du code
général des collectivités territoriales et des articles L421-13 (II)
et R421-61 du code de l’éducation.

Ainsi jusqu’à ce que le budget soit exécutoire le directeur


d’unité ne peut engager, liquider et mandater des dépenses
d’investissement au titre du budget provisoire.

La date limite d’engagement des dépenses est fixée au 31


décembre de l’exercice auquel elles se rapportent.

Forme de l’acte d’engagement juridique le gestionnaire établit


les bons de commande qu'il vise en sa qualité de gestionnaire
(service approvisionnement, service affaires générales,
service ressource humaine, division exploitation) avant
signature de l'ordonnateur.

Toutefois, sa seule signature suffit lorsque le bon de commande


résulte d'une décision d'engagement préalable de l'ordonnateur
(marché, notamment dans le cadre de groupement de
commande, convention ou contrat...) ou lorsqu’il en a reçu
délégation.
Outre son caractère préalable, l’acte d’engagement doit
prendre la forme d’un document écrit. La décision d’attribution,
un contrat, un marché sont des actes d’engagement, ainsi que
les bons de commande.

Les bons de commande doivent être établis en deux


exemplaires au minimum :

-le premier exemplaire est destiné au fournisseur ou à


l’entrepreneur ;

-le deuxième est conservé par (service approvisionnement


et autres…) l’ordonnateur ; il est utilisé pour suivre et justifier
les différentes phases de liquidation. Il sera annexé au double
de la facture lors du mandatement de la dépense.

Chaque bon de commande comporte un numéro d’ordre


exclusif qui sert à l’identifier.

Le bon de commande doit être suffisamment précis et détaillé


de façon à permettre la vérification du service fait.

La personne habilitée à constater le service fait doit être


informée de la nature et du détail de la commande.

Le bon de commande et la facture du créancier permettent de


procéder à la rédaction du mandat et de l’ordre de virement.

Remarque : La réglementation et la nomenclature des pièces


justificatives prévoit que toute dépense doit être justifiée par
une facture dès le 1er Dinar.

Les établissements peuvent adopter les dispositions qu’ils


jugent les plus pertinentes au regard de l’organisation interne
de leurs services pour procéder au classement des bons de
commande :

Classement chronologique, par subdivision budgétaire ou par


services. Ce classement doit permettre de distinguer
rapidement :
-les commandes en cours ;-les commandes ayant fait l’objet
d’une livraison partielle ;
-les commandes reçues mais non réglées ;
-les commandes réglées.

Le recensement des marchés

Le service approvisionnement ont l’obligation d’établir une fiche


de recensement pour tous les contrats, marchés ou accords-
cadres dont le montant est supérieur inferieur à …....

Cela permet notamment de déclarer tous les lots d’une même


consultation sans distinction du montant ou de constituer une
base complète des marchés notifiés dans l’année.

L’ordonnateur dresse la fiche de recensement dès la notification


du marché ou, au plus tard, en même temps que le premier
mandat ou la première ordonnance qu’il établit au titre du
contrat en cause.

Dès la notification du contrat au titulaire (envoi au titulaire de la


copie de l’acte d’engagement signé par le directeur d’unité), le
service approvisionnement renseigne la fiche de recensement.
Toutes les fiches de recensement devraient donc être établies
au plus tard le 31 décembre de l’année de notification.

La fiche doit obligatoirement être du modèle …. (Voir


Informations pratiques) le service approvisionnement ne doit en
aucun cas modifier le modèle réglementaire.

Il doit remplir les rubriques proposées, sans ajout ou


suppression, et sans les personnaliser d’aucune sorte. Le format
A4 doit être respecté. Les recto-verso ne sont pas autorisés.

La fiche de recensement à utiliser est le modèle de fiche


statistique obligatoire, quels que soient le support et le mode
de transmission utilisés.

Elle porte l’en-tête de l’unité et la mention « Fiche de


recensement modèle 2012 –article….du 21 juillet 2011 relatif au
recensement économique de l’achat, pris en application du de
la décision des marchés du 28 août 2020 » (voir Informations
pratiques).

La fiche réglementaire (modèle …..) est proposée en annexe de


ce guide sous différents formats permettant un remplissage
électronique du document qui peut ainsi être sauvegardé.

Cette fiche (modèle 2012) est la seule valide pour déclarer les
contrats, marchés, accords-cadres, avenants ou actes spéciaux
de sous-traitance notifiés. Le précédent modèle (2020) n’est
plus valide depuis le 1erjanvier 2012 et ne doit plus être utilisé.

Le modèle réglementaire ne doit être modifié ou personnalisé


d’aucune sorte.

Il ne doit donc pas être renommé « modèle 2017», ou « modèle


2018», ces documents n’existant pas. Pour la bonne
exploitation des fiches, il est impératif de ne pas modifier les
formats proposés.
Chaque fiche étant traitée séparément, les impressions recto-
verso ne doivent pas être utilisées : 1 fiche = 1 feuille = 1 page.
Depuis le1erjanvier 2017, la transmission dématérialisée via
l’application GED deviendra obligatoire pour tous les acheteurs
qui déclarent habituellement leurs achats au niveau central.
L’obtention d’un compte GED nécessite une autorisation
préalable de la du Pôle Est qui doit identifier l’entité concernée
et lui donner les moyens de transmettre par la suite ses
données de manière totalement sécurisée. Dès que sa
demande est acceptée, l’acheteur reçoit un mot de passe
exclusif et sécurisé. L’acheteur doit alors informer son
comptable de cet accord pour une dématérialisation de la
transmission. Le service approvisionnement est seul à recevoir
un identifiant et un mot de passe permettant d’accéder à son
compte GED. Le comptable ne peut donc transmettre une fiche
ou un fichier en lieu et place du le service approvisionnement.
Si vous souhaitez déclarer vos contrats sous forme
dématérialisée, vous devez demander la création d’un compte
GED en remplissant le formulaire proposé sur la page d’accueil
du site, accessible à l’adresse suivante :(voir Informations
pratiques)
Pour obtenir votre autorisation, vous devez obligatoirement
fournir toutes les informations suivantes en remplissant le
formulaire en ligne (voir Informations pratiques) :

-le n° SIRET du demandeur (ce N° doit correspondre à un


établissement actif à la date de la demande) ;
-la raison sociale (dénomination), en clair, de la structure
déclarante ;
-l’adresse postale ;
-une adresse de messagerie valide et permanente ;
-le type d’acheteur effectuant la déclaration (correspond à la
catégorie juridique définie par l’unité) ;
-le nom d’un correspondant ;
-son adresse de messagerie (de préférence distincte de
l’adresse de messagerie permanente) ;
-son numéro de téléphone.

Toutefois, si, lors de la demande de compte, il est avéré qu’un


seul établissement (généralement le siège) saisira les données
pour tous les établissements, il ne doit demander qu’une seule
création de compte. Dans l’un ou l’autre cas, il lui suffit de faire
sa demande d’extension des droits par simple courriel à
l’adresse

Cette procédure suit quatre étapes :


Les trois premières relèvent de l’ordonnateur, la quatrième du
comptable.

¤ Trois opérations incombent à l’ordonnateur :

Il doit d’abord procéder à l’engagement de la dépense, c’est-à-


dire créer ou constater une obligation pesant sur l’unité de
laquelle découlera une charge. En d’autres termes, il peut s'agir
du fait générateur de la dette ou de la simple constatation de
l'existence d'une dette née par ailleurs. Cette phase se
subdivise en deux moments.

Il y a d’abord l’engagement juridique qui résulte de l’acte


juridique, tel qu’un contrat de marché, par lequel une obligation
est mise à la charge de l’unité.

Puis, vient l’engagement comptable par lequel l’ordonnateur


affecte des crédits budgétaires à la réalisation d’une dépense
particulière, ce qui suppose que celui-ci s’assure des
disponibilités budgétaires et reste, par conséquent, dans la
limite des autorisations contenues dans le contrat de gestion. Si
l’engagement juridique peut être le fait de personnes autres
que l'ordonnateur, en revanche, l'engagement comptable
relève du seul ordonnateur.

Seconde étape :

La liquidation. Il s’agit ici de vérifier la réalité de la dette,


notamment en contrôlant que le service a bien été effectué en
vertu de la règle du service fait, et d’en arrêter le montant. Ces
opérations peuvent être réalisées matériellement par des
agents de l’unité.

Dernière étape, l’ordonnancement :

Il s’agit là de l’acte donnant au comptable l'ordre de payer la


dette. Il relève du seul ordonnateur.
¤ La phase relevant du comptable commence par le contrôle
de la régularité de l'ordre de dépense et de la présence des
pièces justificatives.

Plusieurs éléments sont, ainsi, examinés : qualité de


l’ordonnateur, bonne imputation budgétaire de la dépense,
disponibilité des crédits, validité de la créance (notamment, au
regard de la règle du service fait).

En cas d’irrégularités, le comptable doit suspendre le paiement


et en informer l’ordonnateur qui peut, alors, procéder à une
réquisition du comptable, cette réquisition ayant pour effet de
transférer la responsabilité de la dépense du premier au
second.

Le comptable doit, cependant, outrepasser cette ordre de


réquisition dans certains cas, tels que l’indisponibilité des
crédits, l’absence de service fait ou encore le caractère non
libératoire du règlement.

Le comptable doit, par ailleurs, vérifier la non application de la


prescription quadriennale des dettes :

En d’autres termes, lorsque l’unité n’a pas payé une dépense


dans un délai de quatre ans à compter du premier jour de
l’année suivant celle au
La procédure d'exécution des dépenses 7 cours de laquelle les
droits ont été acquis par le créancier, la dette est prescrite et le
comptable doit refuser de payer la dépense. Si toutes ces
étapes ont été franchies avec succès, a lieu le paiement
proprement dit par lequel l’unité se libère de sa dette.
Les procédures dérogatoires
Par ailleurs, des dépenses non définitives peuvent être payées
provisoirement sans liquidation, tandis que des dépenses
présentant un caractère urgent peuvent être payées sans
ordonnancement, mais sous réserve d'un ordonnancement
ultérieur. Citons aussi le cas des dépenses de personnel qui,
pour des raisons de rapidité, ne requièrent aucun ordonnancent
préalable. Enfin, en ce qui concerne.
L’ensemble des dépenses de l’unité fait l’objet d’une double
autorisation, qui plafonne les crédits et encadre la chaîne de la
dépense : les autorisations d’engagement et les crédits
de paiement.

Les autorisations d'engagement (AE) constituent "la limite


supérieure des dépenses pouvant être engagées". Elles sont
entièrement consommées dès l'origine de la dépense, c'est-à-
dire lors de la signature de l'acte juridique engageant la
dépense de l'unité. Les autorisations d'engagement sont le
support de l'engagement de dépenses qui peuvent s'étaler sur
plusieurs années, comme par exemple pour des
investissements, dont la réalisation et le paiement peuvent être
échelonnés sur plusieurs exercices.

Les crédits de paiement (CP) représentent "la limite


supérieure des dépenses pouvant être ordonnancées ou payées
pendant l’année pour la couverture des engagements
contractés dans le cadre des autorisations d’engagement". Ils
sont le support de règlement de la dépense engagée au
préalable. Dans le cas d'un engagement juridique s'exécutant
sur plusieurs exercices, la consommation des CP est
échelonnée sur plusieurs exercices budgétaires, jusqu'à
atteindre le total des autorisations d'engagement initiales.

À noter que, à la différence des autorisations de programme


(AP) telles que définies par l'ordonnance de 1959, les AE ne
sont plus valables sans limitation de durée comme l'étaient les
AP et leur champ est étendu aux dépenses autres que celles
d'investissement.

Exemple

Pour un marché d'un montant global de 100 KDA sur deux ans,
on aura les ouvertures de crédits suivantes :

 Année n
 AE : 100 (engagement des dépenses correspondant à
l'ensemble du marché)

CP : 50 (correspondant au paiement de la 1ère tranche)


 Année n+1
AE : 0 (la dépense a été engagée dans sa totalité en n)
CP : 50 (correspondant au paiement de la 2ème tranche)

Dans cet exemple, on aura ouvert plus de CP que d'AE en


année n+1, mais on a bien au total un montant d'AE et de CP
égal (100).

Ressources complémentaires sur les AE et CP

Sur le Forum de la performance de la direction du budget :

 la comptabilité budgétaire des crédits : les autorisations


d'engagement et crédits de paiement
 le mémento pour la budgétisation et la consommation des
crédits en AE-CP (pdf - 283 ko), 40 pages, avril 2008

La répartition des dépenses par missions et programmes (AE et


CP) est fixée par la réglementation. Le détail des répartitions
par action est fourni par les documents budgétaires annexés à
la loi de finances initiale : voir les lois de finances et documents
budgétaires par année, sur le Forum de la performance.

En matière de crédits, la dualité des autorisations budgétaires,


en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement
(CP) implique de les retracer les unes et les autres dans la
comptabilité budgétaire : au moment de leur ouverture
autorisée par le CA en AE et en CP puis au moment de leur
consommation.

Les crédits de paiement, indispensables pour retracer


les décaissements liés à l’exécution budgétaire

La consommation des crédits de paiement (CP) est enregistrée


en comptabilité budgétaire au moment où l’unité, et plus
précisément le comptable, règle une dépense. Ils permettent de
retracer les paiements associés aux engagements juridiques qui
ont fait l’objet d’un service fait (livraison, achèvement d’une
prestation ou de travaux) et dont il résulte en conséquence une
charge. Dans le cas d’un engagement juridique s’exécutant sur
plusieurs exercices, la consommation des CP est échelonnée de
même sur ces différentes années.
La consommation des crédits de paiement ouverts, lorsqu'elle
est rapprochée de l’encaissement des recettes autorisées par
les organes de gestion - (prises en compte, pour ce qui les
concerne, lors de leur encaissement) permet de suivre le solde
d’exécution budgétaire.

Indispensable pour retracer au fil de l’eau l’exécution


budgétaire, cette comptabilité « de caisse » (aménagée,
compte tenu d’un certain nombre d’exceptions aux principes de
comptabilisation en caisse) ne saurait constituer un outil
suffisant pour piloter et maîtriser les dépenses.

La réglementation l’a complétée par une comptabilité des


autorisations d’engagements et une comptabilité des emplois
rémunérés pour permettre à SPE, d’encadrer de façon plus
efficace l’ensemble des engagements contractés par les
gestionnaires au nom de SPE.

Les autorisations d’engagements, indispensables à


l’analyse de la soutenabilité budgétaire

La comptabilité des autorisations d’engagements (AE) retrace


leurs ouvertures prévues au budget et leur consommation lors
de la notification des actes juridiques qui engagent l’unité. Ce
sont en effet les engagements juridiques (EJ) qui, sauf
exception, consomment les autorisations d’engagement (AE) à
hauteur du montant ferme de l’engagement ; ils matérialisent
la naissance de l’obligation de l’unité, de laquelle il résultera
une dépense. Contrat, bon de commande, l’engagement
juridique est en effet l’acte fondateur de la dépense.

La comptabilité des autorisations d’engagements permet de


déterminer, à l’issue d’un exercice budgétaire et par
rapprochement avec les paiements, les restes à payer, à savoir
les autorisations d’engagement consommées et non soldées
par un paiement. Les restes à payer permettent ainsi
l’évaluation précise des paiements qui devront intervenir sur un
exercice ultérieur et qui s’imputeront sur l’exécution des
budgets futurs.

La soutenabilité budgétaire à court ou moyen terme repose sur


une programmation des engagements juridiques donnant lieu à
des échéanciers de paiements prévisionnels compatibles avec
l’encadrement des paiements par le budget, non seulement au
titre de l’exercice en cours mais également au titre des
exercices suivants.

Pour encadrer de manière effective la gestion de l’unité et


connaître de manière fiable les dépenses futures, le montant
consommé en AE correspond au montant total de l’engagement
ferme pris envers le tiers sur toute sa durée, y compris pour sa
part qui donnera lieu à un décaissement sur un exercice
ultérieur.

Le cas particulier des dépenses de personnel

S’agissant des dépenses de personnel, les engagements


naissent d’une multitude d’actes de gestion des agents, non
seulement des recrutements effectués (admission suite à
concours ou contrat) mais également des promotions,
revalorisations d’indemnité ou de traitement, etc. sans que l’on
puisse en apprécier précisément ni l’impact total en montant ni
son échelonnement sur l’ensemble des exercices concernés.

La loi organique relative aux lois de finances prévoit en


conséquence un encadrement spécifique des dépenses de
personnel (retracées dans le titre II) : les ouvertures de crédits
en AE et en CP sont de même montant et des plafonds
d’emplois rémunérés par l’Etat sont en outre fixés par
ministère.

Les crédits du titre II sont consommés au moment de la paye


des agents, pour des montants d’AE identiques aux montants
de CP. Ces payes permettent en outre de décompter les agents
rémunérés par l’État, en équivalents temps plein travaillé. Ces
décomptes consomment les plafonds ministériels d’emplois,
limitativement fixés par le Parlement. La comptabilité
budgétaire retrace en conséquence également les plafonds
d’emplois autorisés et leur exécution.

Gestion pluriannuelle des dépenses et sincérité du


budget
Ce mode de gestion présente deux avantages principaux.

Il permet tout d’abord de renforcer le rôle du Pôle Est qui


contrôle désormais les deux extrémités de la chaîne de la
dépense, autorisant l’engagement de la dépense puis son
règlement. Les crédits (AE et CP) validé par le CA pour un
exercice. Les AE n’ayant pas été consommées par un
engagement juridique sont en principe annulées en loi de
règlement, sauf lorsqu’elles correspondent à des projets
d’investissement, qui supposent des engagements juridiques
s’échelonnant sur plusieurs exercices.

Les AE permettent également de neutraliser les effets de la


fongibilité entre les crédits ouverts : elles assurent que la
substitution d’une dépense, avec sa temporalité propre, par une
autre dont les échéanciers peuvent différer, est in fine neutre
pour le budget puisque le montant cumulé des engagements
correspondants sur l’ensemble des exercices reste inchangé.

Enfin, en donnant une parfaite visibilité aux gestionnaires,


comme aux parlementaires, sur les paiements effectués à la
clôture d’un exercice budgétaire, tout en retraçant les restes à
payer, la comptabilité budgétaire en AE et CP permet de
concilier la gestion pluriannuelle des dépenses et la portée
annuelle du budget.

Par délibérationn095/2004 du 21 décembre2004, le Conseil


d'administration du SDIS64 avait décidé d'ouvrir des
autorisations de programme et des crédits de paiement, afin de
disposer d'une vision plus claire des coûts pluriannuels des
projets. L'autorisation de programme constitue la limite
supérieure des dépenses qui peuvent être engagées pour le
financement des projets et les crédits de paiement, la limite
supérieure des dépenses qui peuvent être mandatées pendant
l'année. L'ouverture d'une autorisation de programme se fait
par délibération du Conseil d'administration. Cette délibération
doit fixer simultanément l'enveloppe globale de la dépense
estimée, la répartition annuelle des crédits de paiement et les
moyens de financement envisagés. Cette technique permet de
gérer efficacement les programmes d'acquisition arrêtés par le
CASDIS. Elle permet principalement la mise en œuvre des plans
de constructions des centres d'incendie et de secours et
d'équipements en matériels roulants, non roulants et en
moyens de communication. Tous ces montants sont
susceptibles de révision par une nouvelle délibération. Les
modifications qui sont proposées dans la présente délibération
concernent:~ Le réajustement des crédits de paiement 2014 et
2015 concernant l'autorisation de programme relative aux
matériels roulants:+ 25 000,00€ en 2014et - 25 000,00€ en
2015.L'enveloppeglobale de l'autorisation de programme n'est
pas modifiée. Des reports de livraison et donc de règlement de
matériels commandés en 2013 ont impactél'anné[Link]
achats de matériels, prévus sur 2014, ont été décalés sur
l'exercice2015 (achat d'une unité mobile d'intervention risque
chimique et d'une cellule dépollution) mais ces nouveaux
reports ne permettent pas de réaliser toutes les autres
commandes prévues sur cet exercice. II est donc nécessaire
d'augmenter les crédits de paiement de l'exercice2014 à
hauteur de 25 000,00€.~ La modification de l'autorisation de
programme relative à l'opération de construction d'un CIS à
Lasseube et des crédits de paiement associés. L'enveloppe
globale est revue à la hausse (+ 120 000,00€) afin de tenir
compte des évolutions notamment règlementaires (RT2012,
nouvelles normes parasismiques,... ). Les études n'ont pas
encore démarré sur cet exercice2014, du fait des discussions
encore en cours sur le financement de l'opération. Dès lors, il
est proposé de diminuer les crédits de paiement prévus en
2014(- 495000,00€) et de les décaler au niveau des crédits de
paiement 2015 et [Link] Conseil d'administration du
S.D.I.S;VU le Code général des collectivités territoriales; VU la
délibération n 095-2004du 21 décembre2004;Aprèsen avoir
délibéré à l'unanimité; DÉCIDE de modifier la répartition
annuelle des crédits de Cette décision modificative (DMn02)a
pour objet d'ajuster des montants: En section de
fonctionnement augmenter de 231000,00€ les crédits inscrits
au chapitre 042 pour couvrir les régularisations relatives aux
amortissements des exercices antérieures; diminuer, en
conséquence de l'augmentation des amortissements, le
montant des dépenses imprévues au chapitre 022de
231000,00€ ;En section d'investissement: effectuer un virement
de crédits de 20 000,00 € du chapitre23 vers le chapitre 20
pour des frais d'études de réalisation de travaux; réajuster à la
hausse les crédits de paiement 2014 relatifs au programme
matériel roulant à hauteur de 25000,00€. Des reports de
livraison et donc de règlement de matériels commandés en
2013 ont impacté l'anné[Link] achats de matériels, prévus
sur 2014, ont été décalés sur l'exercice 2015 (achat d'une uni té
mobile d'intervention risque chimique et d'une cellule
dépollution) mais ces nouveaux reports ne permettent pas de
réaliser toutes les autres commandes prévues sur cet exercice.
II est donc nécessaire d'augmenter les crédits de paiement de
l'exercice 2014 à hauteur de 25 000,00€ ; réajuster à la baisse
les crédits de paiement 2014 relatifs à l'opération de
construction d'un CIS à Lasseube. Les études n'ont pas encore
démarré sur cet exercice2014, du fait des discussions encore
en cours sur le financement de l'opération.

a. L’autorisation des dépenses

L’autorisation des dépenses a quatre caractéristiques :

- elle est spéciale : l’autorisation est donnée pour une


dépense déterminée. Le Conseil précise en effet pour quel
type de dépenses les crédits sont accordés, si bien que les
crédits affectés à un chapitre ne peuvent pas être utilisés
pour couvrir des dépenses dépendant d’un autre chapitre.

- elle est temporaire : les crédits accordés doivent être


consommés l’année où ils sont autorisés. Si aucune mesure
n’intervient, il n’y aura pas de report pour valider
l’autorisation l’année suivante. Cependant, les crédits de la
section investissement peuvent être reportés d’un exercice à
l’autre, sauf annulation expresse.
- elle est limitative : sauf rectification du budget, les crédits
autorisés ne doivent pas être dépassés.
- elle n’entraîne cependant pas une obligation de dépenses.
-
Pour permettre une définition plus efficiente des prévisions
financières, une adéquation plus grande entre le "prévu" et le
"réalisable", ainsi qu’une approche pluriannuelle des
investissements structurants de la ville, il est proposé au
Conseil Municipal de mettre en œuvre, dans le cadre du Budget
Primitif 2007, les autorisations de programme comme détaillées
dans la délibération jointe en annexe et ce conformément aux
articles L 2311-3 et R 2311-9 du Code Général des Collectivités
Territoriales.

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