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Sonatrach Bejaia

Ce mémoire traite de la gestion des déchets dangereux à Sonatrach, en Algérie, en mettant l'accent sur la conformité réglementaire et les méthodes de gestion. Il aborde les impacts environnementaux et sanitaires liés à la production de déchets, ainsi que les stratégies de prévention et de minimisation des déchets. L'étude vise à améliorer la connaissance et l'information sur la gestion des déchets pour favoriser un développement durable.

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Thèmes abordés

  • déchets de construction,
  • impact sur la santé,
  • transport des déchets,
  • traitement des déchets,
  • stratégies de gestion,
  • déchets toxiques,
  • collecte des déchets,
  • stockage des déchets,
  • audit environnemental,
  • sensibilisation environnementa…
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Sonatrach Bejaia

Ce mémoire traite de la gestion des déchets dangereux à Sonatrach, en Algérie, en mettant l'accent sur la conformité réglementaire et les méthodes de gestion. Il aborde les impacts environnementaux et sanitaires liés à la production de déchets, ainsi que les stratégies de prévention et de minimisation des déchets. L'étude vise à améliorer la connaissance et l'information sur la gestion des déchets pour favoriser un développement durable.

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  • déchets toxiques,
  • collecte des déchets,
  • stockage des déchets,
  • audit environnemental,
  • sensibilisation environnementa…

République Algérienne

Al Démocratique Et Popu
opulaire
Ministère De L’Ense
nseignement Supérieure Et De La Recherche Scie
cientifique

Un
Université Abderrahmane Mira Bejaia

Facu
culté des sciences de la nature et de la vie

Département
ent Des sciences biologiques et de l’environnemen
ent

Mémoire en vue de l’obtention du dip


diplôme
D’ingénieur d’état
d’é en Ecologie et environ
ronnement
Option : Pathologie des écosystème
mes
Thème

Conformité Réglementaire
R Sur La
Gestion Des
es Déchets à Sonatr
natrach
(Dire
irection Bejaia)

Devant le jury :
Président: Mr SIDI. H (M.C.A)
.A)

Promoteur: Mr AHMIM. M (M.C.A) Pré


Présenté par :

Co-promoteurice: Mme CHAL


ALAL. Mr : BRAZANE
BR Amine

Examinatrice: Mlle TOUATI.. N (M.A.A) Mr: SLIMANI


SL Chafaa

Examinatrice: Mlle DJOUAD


D. S (M.A.A)

2012/2013
Remerciements

En premier lieu, nous tenons à remercier dieu, notre créateur pour nous avoir
donné la force pour accomplir ce travail

Nous tenons à exprimer nos vifs remerciements à tous les professeurs qui nous
ont aidés tout au long de notre cursus universitaire.

En particulier notre promoteur [Link] MOURAD pour ses conseils


et l’aide qu’il nous a apporté.
A notre Co-promotrice madame CHALAL pour son aide et sa gentillesse
durant toute la durée du stage à SONATRACH
Ainsi MR DAHASSE HAMID et SOUAD et VANESSA pour leurs aides.

Nous voudrions aussi exprimer toute notre gratitude, notre profond respect et
nos remerciements aux membres de jury :

Mr SIDI HACHEMI : qui nous a fait honneur par sa présence en


qualité de président de jury
Mlle DJAOUAD SALIMA et Mlle TOUATI NAIMA : qui ont accepté
de faire partie de ce jury et d’examiner ce travail de leurs temps
pour notre évaluation

A toutes les personnes qui ont contribué de prés ou de loin à l’aboutissement de


ce travail.

Amine & Chafaa


W°w|vtvxá
Je dédie ce modeste travail :

A mes très chers parents

Jamais je ne saurais m’exprimer quant aux sacrifices et dévouement que


vous avez consacrés à mon éducation et mes études. Les mots aussi
expressifs soient-ils, restent faibles pour vous énoncer ma gratitude
hautement profonde. Puisse Dieu vous exaucer de santé, de prospérité et
de bien-être et vous octroyer une longue vie. Avec leur amour et leur
confiance.

A mes frères Jugurta (Sa Femme NAWEL) et juba que j’estime

énormément

A mon chère adoré mouhammed (mimach)

A la mémoire de mes chers grands parents, et à Djeddi Salah

A tout mes adorables tantes et oncles, cousins et cousines sans

exception (Slimani et Aliouche).

A mon binôme AMINE est ses chers parents.

A kamel, brahim, chabane, ridha, Toufik, salem, nadir et l’equipe

EGFP

A tous mes amis : adel Riad, nabil, Yacine, Yanis, Makhelouf, Karim,

Badis, Imad, Boussaad, ryad, titouf, yougourthen, maria, mouloud, Sidi

Ali, Salim, rima, kenza, Amirouche, moussa, abdelhak et hichem.

A la promotion écologie 2013.

A tous eux que je connais.

CHAFAA
Dédicaces

En signe de respect et de reconnaissance je dédie ce modeste


travail a :
A mes très chers parents, mon exemple de réussite ; pour
leur soutient, leur aide et surtout leur amour ; que dieu vous
protège et vous prête une longue et heureuse vie.
A mes sSurs et frères : KENZA, HANANE, NASSIM, WALID
A toute ma famille du petit au grand
A tout le personnel de la pharmacie dahasse qui mon aidée et
soutenu SOUAD, HAYET et HAKIM
A mes chers amis : KAMI , KAMEL ,BRAHIM ,REDA ,YANIS
,AMINE, SID ALI , AMINA ,DIDA ,SAAD ,SAID ,LAMINE
,FAWZI .
A toute la promotion d9écologie et environnement (2012-
2013)
A mon camarade et binôme SLIMANI CHAFAA
A tous ceux que je connais de prés et de loin

AMINE
SOMMAIRE
Liste des abréviations

Liste des figures

Liste des photos

Liste des tableaux

Sommaire

Introduction Générale ............................................................................................................................................................. 01

Chapitre I : Données bibliographique sur les déchets

I.1 descriptions générales des déchets .................................................................................................................................. 03

I.1.1 Définition D’un Déchet………………………………………………………………………………………………......03

I.1.2 Types De Déchets .......................................................................................................................................................... 03

I.1.3 La Gestion Des Déchets ................................................................................................................................................ 04

I.1.3.1. Objectifs De La Gestion Déchets .............................................................................................................................. 04

I.1.3.2 Les Grands Principes De Gestion Des Déchets .......................................................................................................... 05

I.1.3.3 Cadre Juridique ........................................................................................................................................................... 05

I.1.3.4 Les Obligations Générales ......................................................................................................................................... 06

I.1.3.5Etapes De Gestion Des Déchets Industriels ................................................................................................................. 07

I.2 Descriptions des déchets dangereux ................................................................................................................................. 12

I.2.1 Nomenclature Des Déchets ........................................................................................................................................... 12

I.2.2 Gestion Des Déchets Spéciaux ...................................................................................................................................... 14

I.2.2.1 Techniques De Traitement Et De Valorisation Des Déchets Spéciaux Dangereux ..................................................... 15

I.2.3 Les Différents Programmes En Matière De La Gestion Des Déchets Industriels ......................................................... 16

I.2.4 La Fiscalité Ecologique ................................................................................................................................................. 19

I.3 Conclusion ...................................................................................................................................................................... 21

Chapitre II Présentation De la zone d’étude

II.1 Présentation De la zone d’étude ...................................................................................................................................... 22

II.2 Historique De La Région De Transport Centre – Bejaia................................................................................................. 23

II.2.1 Présentation du terminal marin de Bejaïa .................................................................................................................... 25

II.2.2 Données climatiques du terminal Bejaia ..................................................................................................................... 25

II.2. 3 Description du terminal marin ................................................................................................................................... 27

II. 2. 4 Domaine d’activité de La région transport centre de Bejaia (RTC – Bejaia) ............................................................. 28
II. 2. 5 Hydrologie ............................................................................................................................................................. 30

II.2.6 Organigramme de département HSE (hygiène sécurité et environnement) .................................................................. 31

II.2.7 Service environnement ................................................................................................................................................ 32

Chapitre III déchets dangereux et leurs gestions dans la zone d’étude

Partie 1 : les déchets spéciaux dangereux ........................................................................................................... 33

III.1.1. Les accumulateurs (batteries) ..................................................................................................................................... 33

III.1.2 Les Polychlorobiphényle (PCB) ................................................................................................................................. 38

III.1.3 Boue de pétrole (slops) ............................................................................................................................................... 42

Partie 2 : système de gestion des déchets A Sonatrach ........................................................................................................ 46

III.2.1 composantes du plan de gestion environnemental ....................................................................................................... 46

III.2.2 plan de gestion des sites et sols contaminés................................................................................................................. 46

III.2.3 Les eaux souterraines ................................................................................................................................................ 47

III.2.4 les sols ......................................................................................................................................................................... 47

III.2.5. Plan de gestion des déchets ........................................................................................................................................ 47

III.2.6 processus de gestion des déchets spéciaux au sein de Terminal Marin Bejaia ........................................................... 48

III.2.6.1 étapes de gestion des Batteries usagées ................................................................................................................. 49

III.2.6.2 Gestion des PCB....................................................................................................................................................... 51

III.2.6.3 Processus de gestion des slops à la RTC .................................................................................................................. 53

III.2.7 Plan de gestion des produits chimiques ....................................................................................................................... 57

III.2.8 Plan d’information et de sensibilisation environnementale ......................................................................................... 58

III.2.9 Programme d’audit environnemental........................................................................................................................... 58

Conclusion générale ............................................................................................................................................................... 60

Perspective ............................................................................................................................................................................ 61

Référence Bibliographique

Annexes

Glossaire
Abréviations

ADR : règlement du transport des marchandises dangereuses.

BSDD : bordereau de suivi des déchets dangereux.

COV :Composé organiques Volatils.

CET : centre d’enfouissement technique

CFP : compagnie Française de pétrole.

COGB : complexe corps gras Bejaia.

DA : Dinar algérien.

DI : déchets inerte.

DIS : déchets industriel spécial.

DMA : déchets ménagère assimilé.

DRGB : direction régional de Bejaia.

DSD : déchets spéciaux dangereux.

ENSP-DPE : Entreprise Nationale de Services aux Puits.

FDS : fiche de donner sécurité.

FEDEP : Fond national pour l’environnement et la dépollution.

GNL : gaz naturel liquéfié.

GPL : gaz de pétrole liquéfie.

HAP : Hydrocarbure Aromatique Polycyclique.

HEH : Haoud EL hamra.

HSE : Hygiène sécurité et environnement.

OB1: oléoduc Haoud El hamra Bejaia.

PCB: Poly-chloro-biphényle.

PED : pays en développement.

PIB : produit intérieur brute.


PMT : plan moyen et long terme.

PVC : chlorure de polyvinyle.

RTC : région de transport par canalisation.

RTE : région de transport par Est.

RTH : région de transport par Hassi messaoud et Hamra.

RTI : région de transport par in aménas.

RTO : Région de transport par ouest.

SNREPAL : société national de recherche de l’exploitation de pétrole en Algérie.

SONATRACH : société national de transport et de communication des hydrocarbures.

SOPEG : société pétrolière de régence.

SPM : station de pompage en mer.

TAPD : taxe relative aux activités polluant.

TECSULT : société canadienne est l'une des plus importantes sociétés de génie-conseil.

TMB : terminal marin de Bejaia.

TMN : terminal marin de nord.

TMS : terminal marin sud.

TPP : taxe sur les produits pétroliers.

TAPD : Taxe relative aux activités polluantes ou dangereuses.

TVA : taxe sur la valeur ajoutée.


Liste des figures

Figure titre page

Figure N° 1 le mode de traitement des déchets industriels Page 11

Figure N° 2 participation au protocole de Kyoto en janvier Page 19

Figure N° 3
établissements a proximité de terminal de la RTC Page 26

Organigramme de département HSE (hygiène sécurité et Page 27


Figure N° 4
environnement)

Figure N° 5 Procédé de recyclage des batteries au plomb. Page 33

Figure N° 6 Structure des polychlorobiphényles. Page 35

Figure N° 5
Situation des bourbiers Page 50
Liste des Photos

Photos Titre Page

Photo N° 1
Stockage des batteries cadmium-nickel à la RTC Page 46

Photo N° 2
Autre type d’batteries cadmium-nickel stockés à la RTC Page 46

Photo N° 3 Etat de stockage des transformateurs au sein de la RTC Page 48


Liste des tableaux

Tableau Titre Page

Quelques exemples de nomenclature des déchets Page 13


Tableau N° 1

Tableau N° 2 Page 26
Différents proximités des autres unités industrielles

Exemples des types de traitement pour le recyclage de certaines Page 32


Tableau N° 3 batteries.

Tableau N° 4 résultats d’analyses effectues sur deux échantillons de Page 39


sédiments prélèves des bourbiers

Tableau N° 5 Rapport d’analyses des boues Page 51


INTRODUCTION
Introduction Générale

La santé de l'homme et la qualité de l'environnement sont continuellement dégradées


par la quantité croissante de déchets dangereux produits. Les coûts directs et indirects, pour la
société et les particuliers, de la production, de la manutention et de l'élimination de ces
déchets vont croissant. Il est donc crucial d'améliorer la connaissance et l'information
concernant l'économie de la prévention, de la gestion des déchets dangereux, y compris les
effets en matière d'emploi et les avantages pour l'environnement, de manière à ce que les
investissements nécessaires soient prévus dans les programmes du développement, grâce à
des incitations économiques.

L'une des premières priorités de la gestion des déchets dangereux est leur minimisation
dans le cadre d'une approche plus large, la modification des procédés industriels et des modes
de consommation par des stratégies de prévention de la pollution, ainsi dire production plus
propre. Les déchets étant l’un des meilleurs indicateurs de la vitalité économique et du mode
de vie d’une société.

Dans une vision intégrée du développement durable, la problématique des déchets ne


peut pas être traitée comme un objet isolé, ni même se limiter aux seuls aspects de
valorisation et d'élimination. Elle doit être placée dans une perspective holistique de gestion
des risques et des ressources, qui couvre tout le cycle de vie du déchet, depuis sa génération
jusqu'au traitement ultime. Elle anticipe le déchet dès le stade projet, inclut les stratégies de
réduction à la source, de valorisation et d'élimination et vise à la maîtrise des flux tout au long
du procédé aboutissant au déchet.
On évitera dans la mesure du possible de produire des déchets à la source. Pour ce
faire, on doit privilégier les procédés de production générant peu de déchets, fabriquer des
biens à longue durée de vie et optimiser les emballages.
C'est pourquoi l'application de technologies générant peu de déchets, la modification des
technologies existantes et la mise au point de nouvelles bonnes pratiques des industriels
sont actuellement au centre de la minimisation des déchets dangereux.

Les quantités énormes de déchets actuellement produites nécessitent la construction de


centres d’enfouissement ou d’incinérateurs toujours plus nombreux, apportant leur lot
d’impacts sanitaires, visuels et écologiques intolérables :

1
Introduction Générale

• Des millions de tonnes de matière organique sont gâchées ;


• Des matières première non renouvelable sont gaspillées ;
• Des substances dangereuses pour la santé publique comme les dioxines ;
• Les furanes ou des métaux lourds sont répandues dans l’environnement ;
Ces substances dangereuses se concentrent dans les organismes vivants (et donc chez
l’homme) où elles engendrent de multiples problèmes de santé : cancer, problèmes de
développement et de reproduction, déficit immunitaire, etc

La gestion des déchets industriels en Algérie est un problème d’environnement et de


santé publique qui devient de plus en plus compliqué.

A cet effet, Notre travail a pour but, la gestion des déchets qui est aujourd’hui une
nécessité permettant aux entreprises de rester compétitives. Il est important de suivre et de
s’adapter à l’évolution de la réglementation en incitant l’ouverture progressive des Centre
d’Enfouissement Technique (C E T) ; l’augmentation des couts de traitement (taxes). Se
lancer dans une démarche globale de gestion des déchets génère de nombreux avantages,
parmi lesquels :

• Connaitre les différents flux des déchets et les quantités générées ;


• Maitriser les aspects financiers ;
• Améliorer les performances économiques ;
• Renforcer l’image de marque de l’entreprise ;
• Limiter les impactes environnementaux. (ANONYME 2012)

Notre présent travail s’est porté sur la problématique de la qualité de la gestion des déchets
au niveau de la Région Transport par Canalisation, Bejaia. L’une des cinq régions nationales
de la Sonatrach. Notre travail s`articule sur une introduction, trois chapitres et une conclusion.
• Chapitre I : Synthèse bibliographique sur les déchets
• Chapitre II : Présentation de la zone d’étude.
• Chapitre III : Gestion de déchets spéciaux.

2
Chapitre I
Synthèse bibliographiques
sur les déchets
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

I.1 Description générale des déchets

I.1.1 Définition d’un déchet


Le vocable déchet vient du verbe (déchoir) qui traduit la diminution de valeur d`une matière
ou d`un objet jusqu`au point où il devient inutilisable en un lieu et en un moment donné
(PICHAT 1995).

Un déchet est défini comme tout résidu d’un processus de production, de transformation ou
d’utilisation, et plus généralement toute substance ou produit et tout bien meuble dont le
propriétaire ou le détenteur se défaire, projette de se défaire ou dont il a l’obligation de se
défaire ou d’éliminer (ANONYME, 2001).

I.1.2 Types de déchets

Conformément à la loi N°01-19 du 12 Décembre 2001 relative a la gestion, au contrôle


et à l’élimination des déchets Il existe plusieurs types de déchets classés selon leur nature, leur
degré de dangerosité et leur valorisation ou élimination. Parmi ces déchets on cite :

A. Déchets ménagers et assimilés

C’est tout déchet issu des activités des ménages, ainsi que tous les déchets provenant
des activités économiques, commerciales ou artisanales et qui par leur nature, leur
composition et leurs caractéristiques, sont similaires aux déchets ménagers (ANONYME,
2001).

B. Déchets encombrants

La catégorie des déchets encombrants comprend tous déchets ménagères qui en raison
de leur caractère volumineux ne peuvent être collectés dans les mêmes conditions que les
déchets ménagers et assimilés. (ANONYME, 2001).

C. Déchets industriel spéciaux (D I S)

Nommé aussi déchets toxiques, c’est tous les déchets issus des activités industrielles,
agricoles, de soins, de services et toutes autres activités qui, en raison de leur nature physico-

3
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

chimique présentent un risque particulier car ils présentent une ou plusieurs des
caractéristiques suivantes : « Explosif, inflammable, irritant, nocif, toxique, cancérogène,
corrosif, infectieux, écotoxique, mutagène »(ANONYME, 2010).Leur élimination nécessite
des précautions particulières pour la protection de l’environnement.

D. Déchets spéciaux dangereux

Tous déchets spéciaux qui, par leurs constituants ou par les caractéristiques des
matières nocives qu’ils contiennent, sont susceptibles de nuire à la santé publique et/ou à
l’environnement. (ANONYME, 2001).

E. Déchets d’activité de soins


Tous déchets issus des activités de diagnostic, de suivi et de traitement préventif ou
curatif, dans les domaines de la médecine humaine et vétérinaire. (ANONYME, 2001).

F. Déchets inertes (D I)
Sont des déchets qui ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune
réaction chimique, physique ou biologique durant leur stockage. Ce sont des produits naturels
(Pierres, terres, matériaux de terrassement) ou des produits manufacturés (béton, céramique,
terre cuite, verre ordinaire).Les déchets inertes sont destinés soit au recyclage soit au stockage
(Anonyme, 2011).

I.1.3 gestion des déchets

La gestion des déchets est la collecte, le transport, le traitement, la réutilisation ou


l'élimination des déchets afin de protéger les écosystèmes d’une part et réaliser des bénéficies
dues à la valorisation des déchets industriels d’une autre part. La gestion des déchets concerne
tout les types de déchets, qu'ils soient solides ou liquides, chacun possède sa filière spécifique.
(NOLAN, 2005)

I.1.3.1 Objectifs de la gestion des déchets

De prévenir et de réduire la production et la nocivité des déchets, notamment en agissant


sur la conception, la fabrication et la distribution des substances et produits et en favorisant le
réemploi, ainsi que de diminuer les incidences globales de l'utilisation des ressources et
d'améliorer l'efficacité de leur utilisation ;

4
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

De mettre en œuvre une hiérarchie des modes de traitement des déchets consistant à
privilégier, dans l'ordre :

• la préparation en vue de la réutilisation,


• le recyclage,
• toute autre valorisation, notamment la valorisation énergétique,
• l'élimination.

D'assurer que la gestion des déchets se fait sans mettre en danger la santé humaine et sans
nuire à l'environnement ;
D'organiser le transport des déchets et de le limiter en distance et en volume ;
D'assurer l'information du public sur les effets pour l'environnement et la santé publique
des opérations de production et de gestion des déchets (ANONYME, 2011).

I.1.3.2 Les Grands principes

La gestion, le contrôle et l’élimination des déchets reposent sur les principes suivants
(ANONYME, 2001).
• La prévention et la réduction de la production et de la nocivité des déchets à la source;
• L’organisation du tri, de la collecte, du transport et du traitement des déchets;
• La valorisation des déchets par leur réemploi, leur recyclage et toute autre action
visant à obtenir, à partir de ces déchets, des matériaux réutilisables ou de l’énergie;
• Le traitement écologiquement rationnel des déchets;
• L’information et la sensibilisation des citoyens sur les risques présentés par les déchets
et leur impact sur la santé et l’environnement, ainsi que les mesures prises pour
prévenir, réduire ou compenser ces risques.

I.1.3.3 Cadre juridique

Le premier texte en Algérie qui pose le problème, jusqu’alors négligé, des déchets en
général, date de 1987. Depuis, de nombreux textes réglementant la collecte et l’élimination
des déchets, en général et en particulier, sont apparus, surtout depuis la promulgation de la loi
No 83-03 du 05 février 1983, relative à la protection de l’environnement.

5
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

La prise de conscience du réel problème et des dangers que représentent les déchets, à
risque ou pas a conduit le pouvoir public à réglementer les déchets. Le principal texte
réglementaire relatif à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets est la loi No 01- 19
du 12 –Décembre 2001 relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets
(ANONYME, 2001).

• Décret No 02- 372 du 11 novembre 2002 relatif aux déchets d’emballages.


• Décret No 03-477 du 09 Décembre 2003 fixant les modalités et les procédures
d’élaboration, de publication et de révision du plan national de gestion des déchets
spéciaux.
• Décret No 03-478 du 09 Décembre 2003 définissant les modalités de gestion des
déchets d’activités de soins.
• Décret No 04-409 du 14 Décembre 2004 fixant les modalités de transport des
déchets spéciaux dangereux.
• Décret No 04-410 du 14 Décembre 2004 fixant les règles générales d’aménagement
et d’exploitation des installations de traitement des déchets et les conditions
d’admission de ces déchets au niveau de ces installations.
• Décret No 05-314 du 10 Septembre 2005 fixant les modalités d’agrément des
groupements de générateurs et/ou détenteurs des déchets spéciaux.
• Décret No 05-315 du 10 Septembre 2005 fixant les modalités de déclarations des
déchets spéciaux dangereux.
• Décret No 06-104 du 28 Février 2006 fixant la nomenclature des déchets y compris
les déchets spéciaux dangereux.
D’autres décrets présidentiels suite à des conventions internationaux sur les déchets
sont cités à (l’annexe 1)
I.1.3.4 Obligations générales

Les générateurs et/ou détenteurs de déchets sont appelés à respecter les points
suivants : (ANONYME, 2001 et ANONYME, 2002)
• assurer l’élimination dans des conditions propre à éviter les effets préjudiciable à la
santé de l’homme et de l’environnement ;

• l’élimination des déchets comporte les opérations de collecte, transport, stockage, tri et
traitement nécessaire à la récupération des éléments et matériaux réutilisables ou de

6
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

l’énergie, ainsi qu’au dépôt ou au rejet dans le milieu naturel de tout autre produit dans
des conditions propre à éviter les nuisances ;

• Les producteurs, doivent justifier que les déchets engendrés, sont de nature à être
éliminé dans les conditions prescrites ;
L’administration est fondée à réclamer toutes informations utiles sur le mode
d’éliminations et sur les conséquences de leur mise en ouvre.
Les entreprises qui produisent, éliminent, se livrent à des opérations de courtage des
déchets, sont tenues de fournir à l’administration toutes informations concernant
l’origine, la nature , les caractéristiques, les quantité , la destination et les modalités
d’élimination des déchets qu’elle produisent, remettent à un tiers ou prennent en
charge.

• au cas où les déchets sont abandonnés ou traités contrairement aux prescriptions ou


règlement pris pour son application l’autorité titulaire du pouvoir de police peut, après
mise en demeure, assurer d’office l’élimination des dits déchets aux frais du
responsable
Toute personne qui remet ou fait remettre des déchets appartenant à certains catégories
(cas des déchets industriel spéciaux) à tout autre que l’exploitant d’une installation
d’élimination agréée est solidairement responsable avec lui des dommages causés par
ces déchets.
I.1.3.5 Etapes de gestion des déchets

La gestion des déchets concerne tous les types de déchets, qu'ils soient solides, liquides
ou gazeux, chacun possédant sa filière spécifique. Les manières de gérer les déchets diffèrent
selon qu'on se trouve dans un pays développé ou en voie de développement, dans une ville ou
dans une zone rurale, que l'on ait affaire à un particulier, un industriel ou un
commerçant(ANONYME, 2007).

En matière de gestion des déchets, deux filières existent et proposent :


Soit, des procédés de valorisation ;
• Soit, des techniques d’élimination pure et simple des déchets (DAMIEN, 2004).

7
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

Traitement est utilisé aussi bien pour des opérations de valorisation que pour des
opérations d’élimination. Ce traitement regroupe" l’ensemble des opérations modifiant les
caractéristiques physiques et chimiques des déchets, en vue de réduire leur nocivité éventuelle
pour l’environnement, pour faciliter leur manipulation ou leur transport, en vue de leur
nouvelle utilisation ou de leur réinsertion dans le milieu naturel’’ (MOLETTA, 2006).
La collecte Désigne l'ensemble des opérations qui consistent à regrouper les
déchets, depuis leurs sources de production puis à les transporter jusqu'aux centres de
traitement. .Se réalisée par rapport au catégorie de déchets par les services déclinés et moyens
mis en place à cet effet. Elle doit s’effectuer systématiquement dés la demande exprimée par
la structure génitrice ou détentrice des déchets. La collecte doit se faire suivi par un
bordereau. (Annexe 2) (ANONYME, 2007).

Le tri des déchets C’est la séparation des déchets manuellement ou mécaniquement sur
le site de leur production en fonction de leur nature puis sont redirigés vers les filières
adéquates de traitement ANONYME, 2011.

Le transport c’est est un maillon important du processus d’élimination des déchets


industriels ; cette spécialisation est donc confiée à des sociétés spécialisées qui mettent en
œuvre des précautions spéciales (DESACHY, 1996). Le transport des déchets est soumis à
des règles très strictes (autorisation, album national des entreprises, papiers
d’accompagnement, etc

A. La valorisation des déchets Le concept de valorisation des déchets est né de l’idée


que l’entreprise doit considérer ses déchets comme une ressource à exploit et et non comme
des rebuts dont il faut se débarrasser (ANONYME, 2007).La valorisation appliquée aux
résidus de production, de transformation ou d’utilisation recouvre le réemploi, le recyclage, la
régénération, la réutilisation, le compostage ou l’incinération avec récupération d’énergie
(OUALLET, 1997). Les filières basiques de cette voie sont celles qui visent le recyclage des
matières et matériaux.

La récupération des déchets C’est l’opération de séparation de certains produits


de déchets brute pour les réemployer, les réutiliser ou les recycler.

8
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

Le recyclage c’est est un procédé de traitement des déchets industriels qui permet
de réintroduire, dans le cycle de production d'un produit, des matériaux qui le
composent. (DAMIEN A, 2004).
La régénération des déchets industriels Consiste à un procédé physique ou
chimique qui redonne à un déchet les caractéristiques permettant de l’utiliser en
remplacement d’une matière première neuve.
La réutilisation des déchets industriels Consiste en utiliser un déchet pour un
usage différent de son premier emploi, ou à faire, à partir d’un déchet, un autre produit
que celui qui lui a donné naissance.
Le compostage Les opérations de compostage consistent à préparer les déchets et
dégrader la matière organique par des micro-organismes. Les déchets sont triés
préalablement, afin d’enlever les matériaux qui pourraient être récupérés ou qui ne
peuvent pas être mis en compost, puis sont concassés pour améliorer le rendement du
procédé de décomposition. (GUILLAUME et DUFOUR 2006).
L’incinération avec récupération d’énergie L’incinération d’un déchet
correspond à son élimination définitive du circuit de recyclage, tout au moins dans sa
constitution originelle (MAES, 1986). Cette opération se fait avec récupération
d’énergie au sens où la chaleur produite lors de la combustion des déchets est
récupérée sous forme de vapeur qui est destinée, soit à produire de l’électricité, soit à
alimenter le chauffage urbain. La valorisation énergétique permet également de
récupérer l’énergie calorifique des déchets en les utilisant comme combustible
d’appoint ou de substitution dans les fours des cimenteries (OUALLET, 1997).

B. L’élimination des déchets industriels

Le déchet à éliminer sort irrémédiablement du circuit économique .Il ne s’agit pas de le traiter
en vue d’un nouvel usage, mais de réduire son volume et /ou sa nocivité potentielle avant de
le mettre en décharge ou de l’incinérer .L’élimination représente une charge sans contrepartie
pour le producteur, dans la mesure où cette pratique ne participe, ni à des économies de
matières premières, ni à des économies d’énergie (OUALLET, 1997). Deux grands procédés
participent à l’élimination des déchets : L’incinération et la mise en décharge.

9
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

L’incinération sans récupération d’énergie.


• C’est la destruction de déchets dans des fours spéciaux, équipés de système
d’épuration des fumées ce qui permet de récupérer l’énergie qui variera selon les
caractéristiques de déchet et son pouvoir calorifique. Quand ce dernier est faible, on
l’incinère sans récupérer son énergie.
• cette méthode présente quelques inconvénients :

Premièrement, L'incinération détruit les ressources naturelles contenues dans les


déchets et ne permet pas de récupérer 100% du pouvoir calorifique du déchet. L'énergie
récupérée, sous la forme de chaleur ou d'électricité, provient du refroidissement des
fumées de combustion dans une chaudière, qui permet de récupérer de la chaleur.

Deuxièmement, l’incinération des déchets solides des villes produit une certaine
quantité de polluants atmosphériques (dioxines et furannes, métaux lourds…).produit
aussi un grand nombre de résidus solides (mâchefers) qui doivent être éliminés en
décharge (SAADANI, 2007).

La mise en décharge

Stocker les déchets dans une décharge est la méthode la plus traditionnelle de stockage
des déchets, et reste la pratique la plus courante dans la plupart des pays. ‘’Appelée
aujourd’hui installation d’élimination par stockage des déchets ou centre de stockage des
déchets, elle désigne un site, qui au vue de ses caractéristiques géologiques et
hydrogéologiques naturelles, peut accueillir des déchets, dans des conditions d’exploitation
propres à assurer la protection de la santé de l’homme et de l’environnement (OUZIR,
2008).
• Une décharge ne peut être ouverte qu’avec une autorisation administrative .Exploitée
par des professionnels qualifiés, elle ne doit entraîner aucune nuisance particulière.

10
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

Le schéma suivant nous montre les différents modes de traitement des déchets industriels

Le mode de traitement des déchets industriels

La valorisation L’élimination

La récupération L’incinération sans


Récupération d’énergie
Le réemploi

Le recyclage Mise en décharge

La régénération

Le compostage

La réutilisation

L’incinération avec
Récupération d’énergie

Source : DAMIEN Alain, ‘’Guide de traitement des déchets’’, OUALLET Cathrine,


Les déchets ‘Définitions juridiques et conséquences’.

Figure N°1 le mode de traitement des déchets industriels

11
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

I.2 Description des principaux déchets dangereux, leurs impacts et le


processus de gestion

I. 2.1 Nomenclature des déchets spéciaux (ou dangereux)

En application des dispositions de l'article 5 de la loi N° 01-19 du 2 décembre 2001, susvisée,


le présent décret a pour objet de fixer la nomenclature des déchets, y compris les déchets
spéciaux dangereux.

La nomenclature des déchets, y compris les déchets spéciaux dangereux, est une
classification systémique des déchets par : (Anonyme, 2001)

L’attribution d'un numéro de code structuré comme suit:


• Le premier chiffre représente la catégorie qui retrace le secteur d'activité ou le
procédé dont le déchet est issu ;
• Le second chiffre représente la section qui retrace l'origine ou la nature du déchet
appartenant à la catégorie ;
• Le troisième chiffre représente la rubrique qui retrace la désignation du déchet.
L’identification de la classe des déchets à laquelle appartient le déchet concerné
indiquant l’appartenance à la classe des déchets ménagers et assimilés (MA), inerte
(I), spéciaux (S) et spéciaux dangereux (SD) ;

L’indication de la dangerosité du déchet spécial dangereux concerné selon les critères


de dangerosité suivant : H1 explosif, H2 comburant, H3 inflammable, H4 irritant, H5
nocif, H6 toxique, H7 cancérogène, H8 corrosif, H9 infectieux, H10 toxique pour la
reproduction, H11 mutagène, H12 substance au contact de l’eau dégage le gaz
toxique, H13 substance susceptible de donner naissance a une autre substance
dangereuse, H14 écotoxique.
La nomenclature des déchets, y compris les déchets spéciaux dangereux, est
constituée par les listes suivantes:

12
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

La liste des déchets ménagers et assimilés et des déchets inertes ;


La liste des déchets spéciaux y compris les déchets spéciaux dangereux.
Cette nomenclature fera l'objet d'une adaptation sur la base des progrès scientifiques et
Techniques en la matière.

La nomenclature des déchets s'applique à tous les déchets pouvant se présenter sous
forme liquide, solide ou de boues et qu'ils soient destinés à des opérations de valorisation ou
d'élimination. Toutefois le fait qu'une matière y figure ne spécifie pas qu'elle soit un déchet
dans tous les cas (ANONYME, 2003). Le tableau N°1 présente quelques exemples

Dénomination du code Code Du déchet Types du déchet Natures et critère

Matières plastique 02.01.02 Ménagers et -

Verre 17.02.02 assimileset


Ménagers -

Béton 17.01.01 assimiles


Inerte (I) -

Prévenant de Spécieux (S) Toxique


01.01.01
l’extraction des
minéraux
Boues métallifères
de fond des bacs Spécieux Inflammable Toxique
01.04.01
Dangereux (S D)

Accumulateurs Ni-Cd 16.06.02 Spécieux Toxique


Dangereux (S D)
La boue de pétrole Spécieux
13.05.02 Nocive
(slops) Dangereux (S D)
polychlorobiphényles Spécieux Irritante, toxique,
(PCB) 16.06.01 Dangereux (S D) cancérogène, dangereuse
pour l’environnement

Tableau N° 1 : Quelques exemples de nomenclature des déchets (ANONYME I, 2003).

13
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

I.2.2 Gestion des déchets spéciaux

La gestion des déchets dangereux nécessite de prendre connaissance de quelques


principes de base, de règles de bonnes pratiques ainsi que des filières existantes afin de
pouvoir gérer au mieux les déchets dangereux. Ce plan porte notamment sur (ANONYME,
2001) :

Les générateurs / détenteurs doit réalisé l’inventaire des quantités de déchets spéciaux,
particulièrement ceux présentant un caractère dangereux, produites annuellement sur
le territoire national ;

Le stockage provisoire et définitif, des déchets est par catégorie ;

choisir les options concernant les modes de traitement pour les différentes catégories
de déchets ;

L'emplacement des sites et des installations de traitement existants ;

Les besoins en capacité de traitement des déchets, en tenant compte des capacités
installées, des priorités à retenir pour la création de nouvelles installations ainsi que
des moyens économiques et financiers nécessaires à leur mise en œuvre.

Les déchets spéciaux ne peuvent être traités que dans des installations autorisées par le
ministre chargé de l’environnement conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

Les générateurs et/ou les détenteurs des déchets spéciaux sont tenus d’assurer ou de
faire assurer, à leur charge, la gestion de leurs déchets. Ils peuvent à cet effet, décider de
s’associer dans des groupements agrées chargés de remplir les obligations qui leur incombent.
Les modalités d’agrément de ces groupements sont fixées par voie réglementaire. Le mélange
de déchets spéciaux dangereux avec d’autres déchets est interdit.

14
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

Il faut s’avoir aussi qu’il est interdit à tout générateur et/ou détenteur de déchets
spéciaux dangereux de les remettre ou de les faire remettre à :

Toute autre personne que l’exploitant d’une installation autorisée pour le


traitement de cette catégorie ;
Tout exploitant d'une installation non autorisée pour le traitement des dits déchets.

Le dépôt, l’enfouissement et l’immersion des déchets spéciaux dangereux dans des lieux
autres que les sites et les installations qu’ils leurs sont réservés sont interdits.

Les générateurs et/ou les détenteurs des déchets spéciaux dangereux sont tenus de
déclarer au ministre chargé de l’environnement les informations relatives à la nature, la
quantité et aux caractéristiques des déchets. Ils sont également tenus de fournir
périodiquement les informations ayant trait au traitement de ces déchets, ainsi qu’aux mesures
pratiques prises et à prévoir pour éviter autant que possible la production de ces déchets. Les
modalités d’application des dispositions du présent article sont définies par voie réglementaire.

En cas de non admission des déchets spéciaux dans une installation autorisée pour le
traitement de cette catégorie de déchets, l’exploitant de ladite installation est tenu de notifier,

par écrit, au détenteur des déchets les raisons ayant motivé son refus et d’en informer le
ministre chargé de l’environnement. En cas de refus non fondé, le ministre chargé de
l'environnement prend une décision imposant à l’exploitant de ladite installation, le traitement
de ces déchets aux frais du détenteur. La décision précise la nature et la quantité des déchets à
traiter et la durée de la prestation imposée.

Au cas où les déchets sont abandonnés, déposés ou traités contrairement aux


prescriptions de la réglementation, la juridiction compétente peut, après mise en demeure du
contrevenant, ordonner d’assurer d'office l'élimination des déchets à la charge du contrevenant
(ANONYME, 2001).

15
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

I.2.2.1. Techniques de traitement et de valorisation des déchets spéciaux dangereux

Les différents modes de traitement des déchets industriels dangereux ont pour but de réduire
leur nocivité pour l’environnement et la santé humaine, de faciliter leur transport, et si
possible d’accompagner cette opération d’une valorisation énergétique de certains d’entre
eux. Il y’a plusieurs procédés de traitement des déchets industriels dangereux

(DESACHY, 2002) :

A. Le traitement physico-chimique Les traitements physico-chimiques font appel à


des réactions chimiques et à des actions physiques qui permettent de diminuer ou d’annuler le
potentiel polluant du déchet pour faciliter la valorisation ou le stockage en centre
d’enfouissement technique. Il concerne essentiellement les déchets liquides de nature
minérale.

Exemple : déchromation, décyanuration, neutralisation…

B. Le traitement thermique : On distingue entre trois modes de traitement thermiques :


l’incinération, la pyrolyse et la gazéification.

.L’incinération : c’est un mode d’élimination des déchets par le feu, elle permet de
réduire fortement le volume et le poids des déchets, en les transformant en énergie (gaz,
chaleur) et en matériaux stériles et inerte (cendres et mâchefers). Elle se fait selon deux
modes (GRIRARD et DOTREPPE, 1986) :

B .1 Incinération sans récupération d’énergie ;


B .2 Incinération avec récupération d’énergie.
C. Traitements particuliers :

Certains déchets dangereux ne peuvent être traités que par des procédés
particulièrement adaptés à leurs caractérisations ; c’est le cas, par exemple, du « pyralènes » à
cause des PCB (polychlorobiphényles) qu’il contient et de certains déchets d’activité de soin
qui présentent des risques de contaminations infectieuse.

16
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

I.2.3 Les différents programmes législatifs en matière de la gestion des


déchets industriels :

Pour un développement économique durable, l’Algérie a adopté de différents


programmes depuis le sommet de Rio en 1992. A l’échelle nationale, nous avons le sommet
de Rio l’Agenda 21 au niveau local.

A. Le sommet de Rio de 1992 (BARACCHINI, 2001).

Les vingt-sept principes du développement durable constituent la déclaration de Rio,


adaptée à l'unanimité par 178 Etats dont l’Algérie en juin 1992 .Les finalités sont :

De placer l'homme au centre des préoccupations (principe 1) en luttant en particulier


contre la pauvreté (principe 5), dans le respect des générations présentes et futures
(principe 3)
De préserver les équilibres écologiques et les ressources environnementales, en
éliminant les modes de production et de consommation non durables (principe 8) au
profit de ceux qui seraient viables dont la diffusion doit être favorisée (principe 9).

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs principes doivent être appliqués :

Le principe d'intégration de la protection de l'environnement dans le processus du


développement (principe 4) ;
Le principe de précaution (principe 15) ;
Le principe pollueur –payeur (principe 16), qui internalise les coûts dans le cadre de
mesures législatives et économiques ;
Le développement des études impact (principe 17) et de toute mesure qui assure la
responsabilité de ceux qui causent les dommages (principe 13);
Le principe de responsabilité et de solidarité internationale, les Etats, qui doivent
coopérer de bonne foi (principe 27), ayant le droit souverain d'exploiter leurs

Ressources sans nuire aux autres Etats (principe 2) qu'ils doivent avertir de toute
catastrophe (principe 18) ou activités dangereuses pouvant les affecter (principe 19);

17
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

Le principe de participation et de nouvelle gouvernance, le public doit être impliqué


dans les décisions (principe 10) dans le cadre de mesures législatives efficaces
(principe 11), notamment un certain nombre de groupes majeurs (parties intéressées)
qui ont un rôle particulier à jouer : les femmes (principes 20), les jeunes (principe 21),
les communautés locales et autochtones (principe 22).

B. L’Agenda 21
Appelé aussi actions 21 locales, ou agenda pour les villes du 21ème siècle
l’Agenda 21 est issu de la conférence internationale de Rio sur le développement
durable. Divisé en 40 chapitres, il offre des axes stratégiques de réflexion et d’action
dans le domaine de la protection de l’environnement. Il s’adresse tant aux entreprises
qu’aux collectivités publiques et aux Etats (BARACCHINI, 2001). La mise en œuvre
de l’Agenda 21 en Algérie s’affronte à des contraintes multiples et majeures qui sont
liées particulièrement aux difficultés de financements, aux problèmes de maîtrises
technologiques (manque de spécialistes et de gestionnaires) et à l’insuffisance de la
fiabilité des systèmes d’information existants .

En Algérie, l’Agenda 21 prend la forme de la charte communale pour


l’environnement et le développement durable qui est remise par le ministère
d’aménagement des territoires et de l’environnement aux élus locaux lors du
lancement de ce programme en Mai 2001. L’agenda 21 local a pour but d’améliorer
l’état de l’environnement dans une optique de développement durable, parmi ses
domaines la gestion de déchets.

C. Le Protocole de Kyoto

Le protocole de Kyoto est un traité international visant à la réduction des émissions de


gaz à effet de serre, dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les
changements climatiques dont les pays participants se rencontrent une fois par an depuis
1995. Signé le 11 décembre 1997 lors de la 3e conférence annuelle de la Convention (COP 3)
à Kyoto, au Japon, il est entré en vigueur le 16 février 2005 et en 2010 a été ratifié par 168
pays. Ce protocole vise à réduire, entre 2008 et 2012, de 5,2% par rapport au niveau de 1990

18
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

les émissions de 6 gaz à effet de serre : dioxyde de carbone, méthane, dioxyde d'azote et trois
substituts des chlorofluorocarbones.

Figure N°2 Participation au protocole de Kyoto en janvier 2011

I.2.4 La fiscalité écologique

La législation fiscale, en Algérie, en matière d’environnement a vu son départ par la


loi des finances pour l’année 1992, avec l’introduction de la taxe relative aux activités
polluantes ou dangereuses (TAPD). Cependant, ce n’est qu’à partir de l’année 2000 que les
mesures significatives ont été introduites et constituant ainsi les instruments de base pour la
mise en œuvre d’une politique de gestion environnementale efficace. Une nouvelle fiscalité
écologique a été introduite dans le cadre des lois de finances (2000-2009) :
Taxe complémentaire sur les eaux usées industrielles : Cette taxe est instituée par la
loi de finances pour 2003 basée sur le volume rejetée et la charge de pollution dont
50% du montant est versée au FEDEP.
Taxe sur les huiles, lubrifiants et préparations lubrifiantes. Le produit de cette taxe est
destiné à couvrir le financement des actions de promotion et d’encouragement
d’investissements pour la mise en place de points de collecte, de récupération,
d’élimination et/ou de régénération des huiles usagées.

19
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

Taxe sur les pneus neufs importés et/ou produits localement : Cette taxe a été instituée
par la loi de finances de 2006. Elle fixée à 10 DA/pneu destinée aux véhicules lourds
et 05 DA/pneu destinée aux véhicules légers.
Taxe sur le déstockage des déchets industriels : Cette taxe est fixée à 10 500 DA par
tonne de déchets industriels stockés (ANONYME, 2010).
Les PCB sont classé dans la rubriques N°270 décret exécutif N° 98-339 de la
législation algérienne et dans la même rubrique ; les installations ayant des appareils
imprégnés et hors de lieu de services contenant plus de 50 litre de PCB sont soumise a
une autorisation du Wali, et pour cette catégorie, l’article 117 de la loi 99-11 (loi de
finance 2000), impose une taxe sur les activités polluantes dangereuse pour
l’environnement d’un taux de 90 000 DA par mois.
La taxe complémentaire sur les eaux usées industrielles : La taxe complémentaire sur
les eaux usées industrielles est calculée sur le volume rejeté et la charge de pollution
générée par l’activité en dépassement des valeurs limites telles que fixées par la
réglementation en vigueur. Les tarifs de cette taxe sont déterminés en référence au
taux de base annuel et à un coefficient multiplicateur compris entre 1 et 5, en
fonction du taux de dépassement des valeurs limites.

La taxe sur les activités polluantes et dangereuses pour l’environnement est fixée à
120 000 DA pour les installations classées dont une activité au moins est soumise à
autorisation du ministre chargé de l’Environnement

La taxe sur les produits pétroliers : La Taxe sur les produits pétroliers (TPP)
s’applique aux produits pétroliers ou assimilés, importés ou obtenus en Algérie,
notamment en usine exercée, selon des tarifs. Les règles d’assiette et de liquidation
applicables à la TVA sont étendues à la TPP. Le produit de cette taxe est versé dans
son intégralité au profit du budget de l’Etat (ANONYME, 2010).

20
Chapitre I Données Bibliographique sur les déchets

I.3 Conclusion
La question des déchets industriels est devenue aujourd’hui un sujet de préoccupation
de notre société. Classés en trois catégories à savoir : les déchets banals, les déchets inertes et
les déchets spéciaux, les déchets industriels risquent non seulement de dégrader les paysages
mais aussi de contaminer l’environnement et d’exposer la santé humaine aux dangers.

Quelque soit la nature du déchet industriel, il existe plusieurs modes de gestion, qu’il soit
Recyclage, réutilisation, incinération, méthanisation, compostage, mise en décharge…Ces
modes de gestion sont souvent coûteux à l’entreprise et ils peuvent présenter à
l’environnement des contraintes. Les modes les plus écologiques pour gérer les déchets
industriels sont les modes de prévention et la réduction des quantités des déchets à la source.

21
Chapitre II
Présentation de la zone
d9étude
Chapitre II Présentation de la zone d9étude

II.1 Présentation

Sonatrach est la compagnie de recherche, d’exploitation, de transport par canalisation,


de transformation et de commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés. Elle
intervient également dans d’autres secteurs tels que la génération électrique, les énergies
nouvelles et renouvelables et le dessalement d’eau de mer. Elle exerce ses métiers en Algérie
et partout dans le monde où des opportunités se présentent.

Considéré comme la première entreprise de continent africain. Sonatrach est classée


ème
12 parmi les compagnies pétrolières mondiales, 2ème exportateur de GNL et de GPL et 3ème
exportateur de gaz naturel. Sa production globale (tous produits confondus) est de 222
millions de tep en 2004. Ses activités constituent environs 30% du PIB de l’Algérie.

Organisée en quatre activités qui sont comme suite :

• Activités Amont.

• Activité Transport par Canalisation.


• Activité Aval.
• Activité Commercialisation.

L’activité transport par canalisation à pour mission de transporter les hydrocarbures à


travers tous les champs de production de sud de pays vers le nord de pays pour
l’exportation par le biais des ports pétroliers.

La région transport centre de Bejaia (RTC – Bejaia) est parmi les cinq régions de transport
par canalisation des hydrocarbures qui composent l’activité transport par canalisation.

Parmi eux on trouve aussi :


• Région Transport Ouest RTO Arzew /Oran ;
• Région Transport Est RTE /Skikda ;
• Région Transport Haoud El Hamra RTH / Hassi Messaoud
• Region Transport In Amenas RTI / In Amenas.

22
Chapitre II Présentation de la zone d9étude

II.2.1 Présentation du terminal marin de Bejaïa (TMB)

Le Terminal marin de Bejaia relève de la Région Transport Centre. Il est Situé à 2km
au sud ouest de la ville de Bejaïa. Le terminal marin est Il est limité à l’est par le golf de
Bejaia et Oued Seghir, au sud par Oued Soummam et à l’ouest par la route nationale N° 9 et
au nord par la voie ferrée. Altitude Nord : 36°45'24", Longitude Est : 05°05'50".

II.2.2 Données climatiques du terminal Bejaia

• Vent : vitesse normale : 80 km/h, vitesse extrême : 161 km/h ;


• T° min : 0°C, T° max : 48 °C ;
• Humidité de l’air min : 73%, Humidité de l’air max : 90% ;
• Altitude variable de 0 à 4m ;
• Pluie annuelle moyenne : 780 mm ; Max : 133 mm ; Min : 3mm ;
• Atmosphère : air marin.
Le terminal marin Bejaia se compose de :

• Un parc de stockage Nord ;


• Un parc de stockage Sud ;
• Un port pétrolier.
II.2.3 composition du terminal marin

La base logistique, administration, ateliers et équipements de maintenance est située à


l’entrée du terminal marin nord et la partie restauration côté ouest du terminal marin sud.

A. La zone administrative comprend


un bâtiment administratif principal
un bâtiment administratif en cours de construction
une salle de contrôle - dispatching
un laboratoire de contrôle Qualité
des bureaux, des ateliers et des équipements dépendant des départements protection des
ouvrages, transport et approvisionnement, travaux neufs et maintenance.

23
Chapitre II Présentation de la zone d9étude

B. Bacs De Stockage
Le terminal nord est composé de :

• 12 bacs à toit flottants d’une capacité de 35000 m3, d’un volume utile de 27500m3 et
un stock mort de 5000 m3 chacun de diamètre de 56 m, de hauteur de 14,4m. Ils
servent pour le stockage de deux produits brut.
• 01 bac de purge à toit fixe de 2900m3 pour recevoir les résidus de la gare racleur
arrivée et les décharges des soupapes de sécurité. Il sert également à récupérer les
purges des colleteurs et des manifolds.
Le terminal sud est composé de :

• bacs à toit flottants, d’une capacité de 50000m3, d’un volume utile de 41000m3
et un stock mort de 5000 m3 chacun de diamètre de 56 m, de 14,650m de
hauteur. Ils servent pour le stockage de deux produits brut
C. Manifolds
Le manifold est un ensemble de canalisations, vannes et accessoires qui constituent le
poste d’aiguillage de la station de pompage et qui comprennent les différentes installations
annexes, filtration comptage, etc.
C’est un système qui est constitué de deux nappes de tuyauteries superposées l’une sur
l’autre et orthogonales, reliées entre elles par le nombre de vannes nécessaires.
Le terminal dispos d’un manifold arrivé et de 02 manifolds départ le projet sea line a fait
doter le terminal du troisième manifold pour le ravitaillement des pétroliers en haute mer.

Le manifold destiné à assurer en nombre et en direction tous les mouvements du produit :

• Remplissage et vidange sélectifs des groupes de réservoirs ;


• Transfert d’un groupe de réservoirs à un autre (transvasement).
D. Tour de contrôle
C’est le poste centralisé des deux parcs de stockage et qui assure:

La surveillance de la pression et le débit à l’arrivée du produit ;


La télé jaugeage des réservoirs ;
La télécommande des vannes et pompes principale.

Aux abords immédiats de cette zone se trouvent la station d’épuration de la commune de


Bejaïa, le complexe industriel CEVITAL, le parc NAFTAL et toute la zone industrielle.

24
Chapitre II Présentation de la zone d9étude

II.2.4 Domaine d’activité de La région transport centre de Bejaia (RTC – Bejaia)

Elle est chargée de l’exploitation des ouvrages suivants :

• Oléoduc OB1 qui transporte de pétrole but de Haoud El Hamra (HEH) vers le
terminal arrivé Bejaia pour le chargement des navires au niveau de port pétrolier.

• Oléoduc DOG1 qui transportent de pétrole brut de la station de pompage de Beni


Mansour vers le terminal d’arrivé à Sidi Arcine pour Alimenter la raffinerie d’Alger.

• Gazoduc GG1 qui transport de gaz naturel de Hassi R’mel vers les Issers pour
l’alimentation des centrales électriques et les poste de prélèvement de la Sonelgaz.
Ses principales fonctions sont :

• Transport des hydrocarbures par canalisation (OB1 , DOG1 et GG1)


• Le stockage des produits pétroliers arrivant par l’oléoduc OB1 vers les bacs ;Assurer
l’entretien des installations d’exploitation ;
• Chargement des pétroliers

II.2.5 Hydrologie

A. Eaux de surface
Les oueds les plus connus sont Oued Soummam et Oued Seghir.

La région de l’étude est encadrée au nord-est par l’Oued Seghir, au sud par Oued
Soummam et à l’est par la mer.

B. Eaux souterraines
Le terminal marin est au dessus d’une nappe phréatique qui est à une profondeur de 4 à 6 m
du terminal sud et de 6à 8m du dépôt nord.

C. Proximité des industrielles La région de transport et situer en plain ville de


Bejaia et les différentes proximités sont ellustrées sur le tableux suivant :

25
Chapitre II Présentation de la zone d9étude

Tableau N°2 proximités du terminal marin à Bejaia/ autres unités industrielles

Entrée principale Clôture Nord Clôture Sud

Distance des habitations les plus proches 800 50


(m)
Distance par rapport CEVITAL (m) 600 70 230

Distance par rapport NAFTAL GPL (m) 800 40 1000

Distance par rapport ENMGP (m) 1200 60

Station d’épuration de la ville de 700 250 950


Bejaia (m)
Complexe corps gras Bejaia (COGB) (m) 300 250 450

Ces données du tableau sont illustrées sur l’image satellitaire suivante

(1)Infrastructures
administratives et
techniques de la RTC ;
(2): Terminal Nord
(3)Terminal Sud
(4)NAFTAL
(5)CEVITAL
(6)Société des Corps gras
de Bejaia
(7)Menuiserie
(8)aéroport
1000pieds
200m

Figure N°3: Etablissements a proximité De Terminal De La RTC


(source : gougle earth)

26
Chapitre II Présentation de la zone d9étude

II.2.6 Organigramme du département HSE

Direction générale

Chef département
HSE Secrétariat

Service Service Service Hygiène et


prévention intervention environnement

Figure N° 7 : Organigramme de département HSE (hygiène sécurité et


environnement)

II.2.7 Service environnement

Le service environnement est l’un des services du département HSE, il est constitué
d’un ingénieur un chef de service, son rôle est de contrôler, analyser, suivre les travaux et de
préserver l’environnement de toute atteinte survenant par l’exploitation du terminal par
l’émission, la dispersion, le Reger ou le dépôt de toute substances solide, liquide, ou gazeuse
diffusées vers l’atmosphère.

Appliquer la politique du groupe SONATRACH en matière HSE ;

Appliquer le management HSE ;

Application et respect de la règlementation et des normes environnementales ;

Appliquer les procédures environnementales ;

Réaliser l’inspection au niveau des stations ;

27
Chapitre II Présentation de la zone d9étude

Mise en œuvre des plans d’action environnementaux ;

Suivi des études : études d’impact et les audits environnementaux ;

Assurer le reporting journalier d’accidents et d’incidents ;

Gestion des crises (déversements et fuites accidentelles) ;

Suivi du plan des déchets liquides et solides.

28
Chapitre III
Gestion des déchets
spéciaux
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

Partie 1 : les déchets spéciaux dangereux

Sonatrach Bejaia, engendre des déchets dangereux et non dangereux, qui nécessitent
une bonne gestion. Au sein de cette entreprise c’est le département Hygiène Sécurité et
Environnement (HSE) qui s’occupe de cette gestion dont l’objectif est de protéger
l’environnement et la santé de leur impact :

Les déchets dangereux générés par l’activité du terminal marin sont :

• Les accumulateurs (batteries)


• Les polychlorobiphényles (PCB)
• Les boues de pétroles (slops)

III.1.1 Les accumulateurs (batteries)

Les accumulateurs sont utilisés dans la RTC comme source d’énergie de secours au niveau
des départements de l’établissement, atelier et stations de pompages.

Les accumulateurs utilisés sont des accumulateurs alcalins à base de cadmium-Nikel (Cd-Ni).
Ajoutant les batteries à plomb des véhicules de service (camions, voitures…)

A. Définition des accumulateurs

Un accumulateur est défini comme un dispositif électrochimique destiné à


emmagasiner de l'électricité pour la restituer ensuite à la demande. C’est une source d’énergie
électrique obtenue par transformation directe d’énergie chimique. Constitué d’un ou de
plusieurs éléments, l’association de ces éléments est appelée « batterie ». Cette association
aboutit à une tension supérieure à celle d’un élément (COULOUN, 2007). L'opération
destinée à emmagasiner l'électricité s'appelle la charge. L'utilisation de cette réserve
d'électricité correspond à la décharge. Un accumulateur est composé d'un couple
électrochimique et d'un électrolyte (OLIVIE, 1999).

Les accumulateurs peuvent être classés selon différents critères (OLIVIE, 1999) :

• Le type d’utilisation : accumulateurs portables, accumulateurs industriels et batteries


de démarrages automobiles ;
• Le caractère dangerosité;
• Le caractère intégrer ou non dans des appareils électriques ou électroniques.

29
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

B. Impact de ces accumulateurs (batteries) sur l’environnement

Contenant plusieurs substances chimiques à base de Nikel, Cadmium, et Plomb ; ceci


implique qu’au moment de leur fin de vie leurs impact sur la santé et l’environnement est
multiple. La pollution qui peut être engendrés par les métaux lourd sont les plus important
(BLIEFERT et PERRAUD, 2001).

Le Plomb

Pour l’homme, les animaux et les plantes, le plomb n’est pas un élément essentiel,
mais avec ses composés il appartient au « poison » fort de l’environnement. Le plomb
provient dans les plantes selon deux voies ; d’une part il est absorbé par les stomates, et
d’autre part, parvient dans les plants à travers les racines.

Il empêche la synthèse de la chlorophylle. Mais son transfert vers les plantes est extrêmement
faible (BLIEFERT et PERRAUD, 2001).

Le cadmium

Rare en milieu naturel et sans fonction biologique le cadmium est un métal lourd et
c’est un polluant très important des eaux et des sols. Dans les pays industrialisés, les
écosystèmes les plus sensibles au cadmium sont les cours d’eau et les lacs.

Il s’accumule dans les plantes et à travers la chaine alimentaire chez les animaux, ainsi que
dans le corps humain, dont il ne peut que partiellement résorber. (BLIEFERT et
PERRAUD, 2001) ;(RAMADE, 2000).

Chez l’homme il peut être à l’origine de :

• Arrêt complet des fonctions rénales. (atteintes hépatho-rénales)


• Intoxication urinaires
• Endommagement des poumons. (pneumopathie cadmique)
• Altération des os
• Cancer par des composé de cadmium (chlorure, oxyde, sulfate, chromate)
(BLIEFERT et PERRAUD, 2001) ;(RAMADE, 2000).

30
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

Le nickel

Il n’ya pas beaucoup d’information disponible sur les effets du nickel sur les
organismes autres qu’humains.

On sait que de hautes concentrations (cherché le seuil) en nickel dans des sols
sablonneux peuvent endommager les plantes et, de hautes concentrations en nickel dans les
eaux de surface peuvent diminuer le taux de croissance des algues. Les micro-organismes
peuvent aussi souffrir d’une diminution de croissance due à la présence de nickel mais, en
général, après un certain temps. Il développe une résistance au nickel.

Pour tous les animaux, le nickel est un aliment essentiel en petite quantité, mais il peut être
dangereux lorsqu’on dépasse les quantités maximales tolérées.

Il peut provoquer alors différents types de cancer à différents endroits du corps, et ce


principalement chez les animaux vivant prés des raffineries.

L'absorption de quantités trop importantes de Nickel peut avoir les conséquences suivantes

• Plus de risque de développer un cancer des poumons, du larynx et de la prostate


• Nausées, vomissements et vertige après une exposition au gaz
• Embolies pulmonaires...
La part la plus importante du nickel relâché dans l'environnement est adsorbée par les
sédiments et les particules du sol et devient par conséquent immobile. Cependant, dans les
sols acides, le nickel devient plus mobile et il peut rejoindre les eaux souterraines
(ANONYME, 1998)

C. Recyclage des accumulateurs


Les accumulateurs sont essentiellement constitués de métaux. Certains d’entre eux, les
métaux lourds, sont dangereux pour la santé et l’environnement. Les accumulateurs peuvent
faire l’objet de traitements spécifiques, qui permettent de recycler une part de ces métaux qui
sont réutilisables (OLIVIE, 1999).Même si les composants des accumulateurs ne sont pas
recyclables à 100%, leur traitement permet de les valoriser après affinage.

31
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

L’amélioration des performances des recycleurs laisse espérer qu’il sera aussi possible de
recycler certains électrolytes et matières plastiques.

Les accumulateurs sont de composition complexe. Les opérations de valorisation doivent


donc tenir compte de la présence de l'ensemble des éléments les constituant, comme les
électrolytes et les électrodes.

D. Procédés de recyclage

Il existe plusieurs types de procédés de recyclage : par distillation et pyrolyse (filière


thermique), par hydrométallurgie (traitement chimique qui permet de passer les métaux en
solution) et par pyrométallurgie (récupération des métaux par incinération). Les filières
hydrométallurgiques sont parfois complétées par des voies pyrométallurgiques et/ou
thermiques en fonction des éléments à valoriser. Le tableau No 3 présente quelques exemples
de types de traitements pour recyclage de certaines batteries (OLIVIE, 1999).

Tableau No 3 : Exemples de type de traitement pour le recyclage de certaines batteries.


(OLIVIE A, 1999).

Type de traitement Type d’accumulateur

Accumulateurs au lithium
Hydrométallurgie
Accumulateurs Ni Cd
Batteries au plomb
Pyrométallurgie
Accumulateurs Ni Cd
Pyrolyse Accumulateurs Ni Cd

E. Recyclage des batteries en plomb

Le recyclage des batteries en plomb est effectué depuis plus de 20 ans. La technologie
consiste en une réduction des oxydes de plomb dans un four rotatif en présence de coke. Le
plomb obtenu est surtout un alliage plomb-antimoine dont la composition est ajustée avant la
coulée en lingot. Ce type d'alliage appelé "plomb dur" est utilisé pour la fabrication des grilles

32
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

d'électrodes. L'antimoine est ajouté au plomb pour limiter la corrosion des grilles et
augmenter la durée de vie des accumulateurs (ANONYME, 2004).

La figure No 8 donne le schéma de principe du procédé de recyclage des batteries au


plomb mis en œuvre dans la plupart des entreprises de recyclage. Ce procédé comporte
essentiellement trois étapes :

• Le broyage et la séparation des composants ;


• La désulfuration et la neutralisation avec production de Na2SO4 ;
• La fusion et le raffinage.

Figure No 5 : Procédé de recyclage des batteries au plomb (ANONYME, 2004).

La première étape permet de séparer le chlorure de polyvinyle (PVC) des séparateurs,


l'ébonite et le polypropylène des boîtiers, les grilles des électrodes et les oxydes de plomb et
le sulfate de plomb qu'elles contiennent, les amenées de courants en Pb et l'électrolyte. Le
soufre contenu dans la pâte doit être éliminé pour réduire les émissions de soufre durant la
fusion (ANONYME, 2004).

L'étape de désulfuration comprend les réactions suivantes selon la base ajoutée :

33
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

La pâte désulfurée est ensuite dirigée vers la fonderie et le raffinage.

F. Recyclage des batteries nickel-cadmium

Les batteries nickel-cadmium sont recyclées à partir de procédés du type


métallurgique conduisant à la séparation du cadmium et à l’élaboration de ferroalliages.

Les batteries sont traitées à 900°C et le cadmium vaporisé est condensé. Le résidu, composé
de fer et de nickel, est généralement utilisé comme produit de départ pour les usines de
fabrications de ferro-nickel. Des procédés hydrométallurgiques de récupération du nickel
(sous forme de sulfate) et du fer à partir de ce résidu peuvent être mis en œuvre
(ANONYME, 2004).

Une attaque acide oxydante (H2SO4 + HNO3) à 70 °C permet d'extraire environ 90% du
nickel et 25% du Cd. Une séparation solide-liquide permet ensuite de séparer la phase solide
qui contient le fer de la solution de sulfate de nickel. Ce dernier, après extraction du solvant et
cristallisation donne des cristaux de (NiSO4, 6H2O). (ANONYME, 2004)

III.1.2. Les Polychlorobiphényles (PCB)

Les PCB ou Polychlorobiphényles est un produit chimique organique chloré. Il est


utilisé pour sa grande stabilité thermique et sa caractéristique électrique. Ces deux dernières
caractéristiques permettent de les employer comme fluide caloporteur pour le transfert des
calories sur des installations industrielles diverses ou pour les remplissages de transformateurs
électriques et de condensateurs comme fluides diélectriques.

Il avait, aussi autrefois, d’autres applications qui sont interdites à présent :

• Huiles hydrauliques de coupe des métaux

34
Chapitre III Gestion de déchets
déche Spéciaux

• Additifs dans les matièr


tières plastiques, peintures, laques, vernis, colle
lles, papiers…
• Additifs dans la formul
ulation d’insecticides, bactéricides….

Les PCB industriels sont des


es mélanges complexes de PCB chimiques.
s. Solides,
S pâteux ou
liquides. Insolubles dans l’eau
au mais solubles dans la plupart des solvants
ts organiques et dans
les huiles végétales (PHILIPP
PPE, 2000).

Les PCB sont mieux connuss so


sous le nom commerciaux ; Arochlor, Clophe
hen, Phenochlor. Ces
derniers renferment comme impuretés
im un de toxicité redoutable à celle des
es ddioxines.

Ils contaminent les écosystème


mes aquatiques soit par la lixiviation et le ruis
uissellement des sols
contaminés pollués par des par
particules de ces substances (RAMADE, 2005)
05).

A. Structure moléculaire
ire du PCB

La structure ci-dessous
ous (figure N°6) représente une molécule dee PCB.
P Il est à noter
que chaque position sur les an
anneaux peut être substituée par un atome de
d chlore et chaque
molécule de PCB peut contenir
nir jusqu’à 10 atomes de chlore (NEUMEIER,
R, 1998)

la formule générale : C12 H(10


10 – n) Cln

Figure No 6 : Structure des polychlorobiphényles.

35
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

B. Propriétés et effets des PCB sur l’environnement et la santé

Les PCB ont de nombreuses propriétés physiques et chimiques utiles, ce qui a


contribué au développement d'applications très variées. Parmi les qualités des PCB se
trouvent la résistance au feu, une faible conductivité électrique, une grande résistance à la
dégradation thermique, un haut degré de stabilité chimique et une bonne résistance à de
nombreux oxydants et autres composés organiques (DOBSON ET VAN ESCH, 1993)
(FIEDLER, 1997). Ce sont les propriétés de stabilité chimique et thermique qui ont rendu les
PCB si utiles pour les applications industrielles ; cependant, celles-ci même ont été la cause
d’impacts significatifs sur l’environnement et sur la santé humaine.

C. Exigences Réglementaires (ANONYME, 1989)

La réglementation interdisant l’utilisation des PCB a pour objectif de dicter les mesures
relatives à toutes les opérations possibles sur les pyralènes :

Prescriptions relatives à l’aire de stockage

Les PCB, les équipements électriques qui en contiennent et les matériaux contaminés
par ce produit doivent être stockés dans les conditions suivantes (ANONYME, 1989) Dans
une aire d’entreposage sure et loin de toute circulation ;

A l'intérieur d'un local suffisamment aéré à l'abri des intempéries et de tout risque
d'incendie,
Le plancher du local doit être en béton étanche et sans égouts ;
La porte du local doit être verrouillée ;
Afficher sur la porte la mention "DANGER PCB" inscrite en rouge sur fond blanc ;
Confier la responsabilité de l'entrepôt à une personne qualifiée ;
Peindre convenablement le contenant des huiles à base de PCB et éviter qu'il ne rouille ;
Inspecter périodiquement l'entrepôt ;
L'entrepôt doit être agréé par les services de la protection civile territorialement
compétents ;
Prévoir des extincteurs à mousse et/ou à poudre.

36
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

Modalités de stockage des PCB

Les mises au rebut, les modalités de stockage des PCB et les appareils qui en
contiennent et les matériaux contaminés nécessitent les mesures suivantes (ANONYME,
1989) :

• les équipements électriques destinés au rebut doivent être préalablement à leur


transport ou leur entreposage, soigneusement vidés. Leur contenu doit être versé dans
des récipients étanches et résistants dont la capacité ne doit pas dépasser 205 litres. En
outre ces récipients ne doivent contenir aucun autre produit ; (ANONYME, 1989)

• Les P.C.B, les équipements électriques qui en contiennent et les matériaux contaminés
par ce produit et qui sont abandonnés ou destinés à l’abondons ne peuvent être
éliminés ou traité que dans des conditions déterminées par l’arrêté du ministre chargé
de l’environnement. (ANONYME, 1989)

Toutefois à titre transitoire, les détenteurs de ces produits sont tenus de les mètres en
dépôt, de telle sorte que les emballages ayant contenu des PCB et des matériaux
contaminés par ce produit ne peuvent être réutilisés pour contenir un autre produit.
(ANONYME, 1989)

Consignes d’urgences d’aire d’entreposage


En cas d’incendie dans l’aire d’entreposage, l’intervention sera comme suit
(ANONYME, 1989)
a. Aviser les services territorialement compétents de :
• La protection civile ;
• La santé – wilaya ;
• L’environnement – wilaya.
b. Procéder aux opérations de lutte anti-incendie :
• Le personnel d’intervention devra être équipé d’appareils respiratoires
autonomes, de casques avec couvre face, de combinaisons antiacide, de
gants en PVC, et des bottes en plastique.

37
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

• N’utiliser que de la poudre afin d’éviter que les PCB ne soient entraînés par
d’autres agents d’extinction tels que l’eau et la mousse.
c. Evacuer l’ensemble du personnel à l’exception des personnes susceptibles de
participer aux opérations d’intervention, qui doivent être équipés de vêtements de
protection individuelle ;
d. Etaler la sciure de bois ou de sable fin sur le produit répandu ;
e. Nettoyer la zone polluée avec des chiffons imbibés dans du kérosène ou du fuel-oil ;
f. Mettre la sciure de bois, le sable fin et les chiffons pollués dans des récipients étanches
qui doivent être placés dans un endroit sûr et inaccessible au personnel non autorisé ;
g. Vider les fûts endommagés par l’incendie et mettre le produit contenu dans des fûts
étanches et appropriés ;
h. Les vêtements de protection pollués durant l’intervention devront être mis dans des
récipients étanches qui doivent être placés dans un endroit sûr et inaccessible au
personnel non autorisé. (ANONYME, 1989)
D’autre mesures et manipulations vis-à-vis des PCB sont citées en (annexe 3)

III.1.3 Boue de pétrole (slops)

L’utilisation pétrolière, tant au niveau de la production que du raffinage, produit des


quantités importantes de résidus huileux qui s’apparentent à des boues de type«
mayonnaises», appelés slops. Ces slops sont des émulsions inverses très stables d’eau dans le
pétrole brut contenant des sédiments solides. La proportion de chacune des trois phases (eau,
huile, solide) est très variable d’un slop à l’autre, elles sont composées de 40 à 80 % d’eau, de
20 à 50 % d’hydrocarbures et de 1 à 10 % de matières en suspension de type minéral : sables,
argiles, sels, ou organiques. Ces slops proviennent, d’une part, du nettoyage des fonds de
bacs de stockage (LUCINA, et al., 2003).

Globalement une boue est caractérisée par les paramètres suivants (ANONYME, 2012)

Concentration en éléments polluant ;


PH.

38
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

Différents types de boues ou de Slops :

On distingue :

• Les boues d’hydrocarbures et fond de cuve issues du curage de cuves à fioul


inutilisées ;
• Les boues de cura des séparateurs d’hydrocarbures, dégraisseurs situés notamment en
prétraitement avant rejet au milieu naturel et/ou dans les réseaux des eaux pluviales

A. Origine des boues de fond des bacs ou SLOPS (ANONYME, 2012)

Les résidus proviennent de la décantation du pétrole brut dans les réservoirs de


stockage des terminaux départ des bacs tampons en stations de pompage ou des terminaux
arrivée.

C’est surtout la part « hydrocarbure » des slops qui ont un impact su l’environnement et la
santé de l’homme

Les résultats d’analyses effectues sur deux échantillons de sédiments prélèves des bourbiers :

Teneur en extrait après extraction au chloroforme :

-Echantillon sédiments terminal /nord : 86,56 %

-Echantillon sédiments terminal /sud : 75,19 % (ANONYME, 2012)

Tableau N° 7 : Resultats effectues sur deux échantillons de sédiments prélèves des bourbiers

SATURE AROMATIQUES RESINES ASPHALTENES


SEDIMENTS TERMINAL NORD 60 ,65 % 6,64 % 3,80 % 28,91 %
SEDIMENTS TERMINAL SUD 59,60 % 6,80 % 3,25 % 30,35 %

B. Impact des hydrocarbures sur l’environnement

Les hydrocarbures ont un impact fort sur l’environnement car ils exercent des effets
préjudiciables sut tous les milieux naturels : eau, air et sols. En général, les hydrocarbures
sont nocifs pour un grand nombre d’espèces. L’action des produits pétroliers sur les

39
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

organismes n’est pas nécessairement létal, mais elle peut provoquer de graves dommages,
notamment lorsqu’il y a accumulation de ces hydrocarbures tout au long de la chaine
alimentaire (GAUJOUS, 1995).

C. La gestion des slops

On distingue (ANONYME, 2012) :

Prévention/Réduction

La Réduction du volume est l’objectif principal à se fixer, diverses solutions existent :

• Mettre en place de nouvelles technologies, prétraitement en amont (pressage mécanique,


égouttage, traitement par hydrolyse …),
• S’interroger sur le mode de fonctionnement du procédé de fabrication utilisé afin de
gérer au mieux le système de production,
• Mettre en œuvre de « bonnes pratique », contrôle et suivi régulier des bains, réutilisation
des eaux de rinçage et eaux traitées, optimisation des temps d’extraction et d’égouttage,
• Eviter les causes d’accumulation des boues lors de la conception ou de la réfection des
réseaux d’’evacuation.
Collecte
La collecte doit être réalisée par une entreprise spécialisée
Gestion dans l’entreprise
Il faut éviter le mélange des différents types de boues, sauf dérogation dans le cas ou les
propriétés agronomiques des boues se compléteraient.
Les bennes contenants les déchets doivent être protégées contre les dépôts de déchets
indésirables.

Le stockage
Des boues doivent être faites de manière à prévenir les odeurs ainsi que la contamination des
sols et les eaux pluviales.
Transport
Le matériel de transport doit être adapté a la teneur en eau des boues.

40
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

Les boues contenant des substances dangereuses doivent faire l’objet d’un bordereau de suivi
des déchets dangereux (BSDD). Et lorsque la quantité de déchets dangereux transportés est
supérieure à 100 kilogrammes par chargement, les transporteurs de déchets doivent être
préalablement déclarés en préfecture. (Annexe 02)
Selon leur composition et leur quantité, les boues sont susceptibles d’être soumises au
règlement du transport des marchandises dangereuses ADR (ANONYME, 2012).

D. Conclusion

L’analyse des accidents montre que le stockage et/ou le traitement des déchets
industriels dangereux génère des risques d’accidents plus importants que dans le cas des
déchets non dangereux. Ceci est lié au comportement particulier de ces déchets, dont les
propriétés dangereuses ne sont pas toujours identifiées. La connaissance des dangers présentés
par les déchets favorise un meilleur tri et permet d’adapter les mesures de prévention
techniques et organisationnelles pour la manipulation ou le stockage des déchets, puis de
choisir une méthode de traitement ou d'élimination appropriée. Ceci contribue également
à une meilleure information de l’ensemble des personnes exposées aux risques, chez le
producteur mais aussi tout au long de la chaîne de collecte et de traitement et/ou
d’élimination.

C’est pourquoi l’identification et la caractérisation des déchets dès leur production sont
des éléments essentiels pour la maîtrise des risques sur l'ensemble de la filière. Le rôle
du producteur des déchets apparaît donc particulièrement important. Les bonnes pratiques
de gestion des déchets, de même que leur caractérisation, sont favorisées par les dispositions
réglementaires spécifiques aux déchets industriels dangereux.

41
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

III.2. SYSTEME DE GESTION DES DECHETS A SONATRACH

III.2.1 Composantes Du Plan De Gestion Environnementale

En vue d’une meilleure prise en charge de ses déchets, la RTC a inscrit plusieurs
actions d’amélioration dans son Plan Moyen et long Terme (PMT) :

• Inscription d’un projet d’étude et de réalisation d’une aire de stockage des déchets,
conformément aux règles de sécurité et de protection de l’environnement ;
• Inscription d’un projet d’étude et de réalisation d’un bassin de stockage des boues
conformément aux normes en vigueur ;
• Elaboration d’une procédure de gestion des déchets ;
La Région RTC est également concernée par d’autres actions communes pilotées au niveau
activité ou au niveau du groupe SONATRACH :

• Projet d’élaboration d’un plan de management des déchets du groupe SONATRCH, qui est
en cours de réalisation par le bureau canadien TECSULT ;
• Projet d’élimination des huiles PCB, piloté également par la direction HSE du groupe
SONATRACH.
• Projet de traitement des boues de pétroles, piloté au niveau Activité et dont la convention
est en cours de finalisation avec l’ENSP- DPE.
III.2.2 Plan de gestion des sites et sols contaminés

La gestion des sites et sols contaminés (au niveau des bourbiers et au niveau
d’anciennes fuites) est basés notamment sur les résultats d’une étude approfondie réalisée par
le bureau d’expert DESSAU-International dans le cadre d’un projet commun à plusieurs sites
du groupe SONATRACH.

Les tâches principales qui ont été réalisées, au niveau du site de TMB, lors de cette étude
sont : La réalisation de vingt et un (21) puits d’observation répartis au niveau de tout le site ;

• L’analyse de plusieurs échantillons d’eau et des sols ;


• La caractérisation de la nature des sols ;
• L’identification des principales sources éventuelles de pollution ;

42
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

• La réalisation des tests de perméabilité.

III.2.3 Les eaux souterraines


Sur les onze échantillons analysés, aucun dépassement n’a été enregistré, et ce
concernant tous les polluants : (HAP, CAV, métaux lourds, Hydrocarbures totaux).

III. 2.4 Les sols

Excepté un dépassement, de la valeur limite des hydrocarbures totaux, qui a été


enregistré au niveau de quatre (04) échantillons sur 35 analysés, tous les autres résultats ont
été conformes.

Afin de maintenir toujours cette conformité du site, des actions ont été engagées,
notamment :

• L’élaboration d’une procédure de décontamination en cas de fuites ou de déversements ;


• L’intégration des analyses des sols et des eaux dans les prochaines mises à jour de l’audit
environnemental du site ;
• L’inspection et à la maintenance des ouvrages du site ;
• L’éradication des bourbiers actuels ;
• L’activation du processus de mise en place de la référentielle investigation
accidents/incidents de SONATRACH.

III.2.5 Plan de Gestion des déchets

Actuellement la gestion des déchets au niveau du site diffère d’un type de déchets à
l’autre, et elle se déroule comme suit :

Les déchets inertes et les déchets volumineux (métaux, carcasse de véhicules, pneus)
sont entreposés dans la zone déchet (R22) dédiée à cet effet sur le dépôt Sud (TMS).
Les déchets ferreux sont ensuite vendus aux enchères Une vente aux enchères est
programmée pour le 24 avril 2013.

Les déchets de type ordures ménagères sont collectés par les services municipaux et
amenés à la décharge publique.

43
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

Les déchets dangereux sont gérés selon plusieurs modalités : Les produits chimiques
périmés du laboratoire sont stockés dans une pièce spécifique et adaptée.
Les huiles PCB sont stockées dans un local conforme aux normes de sécurité, dont
l’accès est réglementé.
Les batteries usagées sont régulièrement cédées à une entreprise de récupération
(ENPEC-Sétif) dans le cadre d’une convention la liant à TRC.
Les huiles industrielles usagers sont prises en charge dans le cadre de la prestation de
l’entretien et de la maintenance du parc roulant de la Région.

III.2.6 Processus de gestion des déchets spéciaux au sein de terminal marin


de Bejaia

Les Batteries usagées

La RTC génère chaque année une quantité importante des batteries endommagés ou
inutilisables (hors service) qui sont considérés comme déchets, ces batteries appartiennent à la
classe des déchets spéciaux dangereux à cause de la nocivité qu’ils peuvent causer pour la
santé et l’environnement s’ils ne sont pas suivis d’une bonne gestion.

Les types de batteries usagées et non utilisables se trouvant à la RTC sont :

• Batteries au nickel-cadmium : les batteries de sources (télécommunication,


transmission), les batteries du département de l’informatique,…etc.
• Batteries au plomb : les batteries au sein des stations de pompage, les batteries des
véhicules de service,…etc.

La gestion des batteries en tant que déchets au niveau de RTC comprend les étapes
suivantes :

44
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

III.2.6.1 Les étapes de gestions des batteries usagées

La gestion des batteries en tant que déchet au niveau du terminal Marin comprend les étapes
suivantes :

A. Prévention et réduction à la source

La RTC a plusieurs fois procédé au changement de ces batteries par d’autres batteries
de bonne qualité et d’une durée de vie plus longue qui nécessite moins d’entretien et surtout
moins de pollution. Elle utilise des batteries au plomb dans l’ensemble des véhicules de
service, et des batteries cadmium-nickel au niveau des différents départements et stations de
pompage. Ces batteries ont l’avantage d’êtres recyclables à Sétif (Algérie).

B. Collecte et tri

Chaque année la RTC organise la collecte de toutes les batteries endommagés dans
différents départements et différentes stations, les rassembler, les trier par catégorie pour les
stocker séparément.

C. Stockage

Les batteries au niveau de la RTC sont stockées à la source, par catégorie, dans des
locaux couverts, sur une aire étanche, entreposés à la verticale. La porte de l’entrepôt est
verrouillée. A cet effet une fiche de déchets sortants ou entrants et remplie par les
responsables. (Annexe4)

45
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

Photo N°1 : Stockage des batteries cadmium-nickel à la RTC

Photo N°2: Autre type de batteries cadmium-nickel stockés à la RTC

D. Le Transport

Apres avoir rassemblé une quantité importante de batteries, la RTC contacte


l’entreprise nationale des produits électrochimiques (ENPEC) situé à Sétif, les responsables
de cette entreprise envoient des camions spéciaux avec les équipements nécessaires pour le
transport de ce genre de déchet. Un bordereau de suivi de déchets sera contresigné par le
responsable du lieu d’enlèvement (RTC) et le représentant qualifié du destinataire (ENPEC)
(Annexe 2).

46
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

E. Le Traitement

Une fois les batteries arrivées à l’ENPEC (Sétif), elles vont subir les procédés de
recyclage décrit précédemment dans la partie « recyclage des batteries » dont l’objectif est de
les valoriser et les réintroduire dans la fabrication de nouvelles batteries.

Conclusion

D’après l’étude réalisé, on a constaté que la gestion des accumulateurs au niveau du


RTC par le personnel du service HSE, on conscience des dangers que peut engendrer ces
genres de déchets, a savoir aussi l’intérêt de sa gestion qui ce résume par la protection de
l’environnement et la santé humaine de la toxicité des métaux lourd, et la récupération de ce
dernier pour la réutilisation dans de nouvelles fabrications. C’est Pour cela, on peut dire que la
RTC maîtrise la gestion de ces accumulateurs en matière d’élimination définitive, c’est-à-dire
que toutes les étapes de gestion sont traduites sur le terrain avec la collaboration de l’ENPEC.

III.6.2.2 Gestion des PCB

Les polychlorobiphényles (PCB) existent à sonatrach sous forme liquide dans des
transformateurs.

Le Terminal marin de Bejaia a été équipé depuis son fonctionnement par des
transformateurs à base des PCB. En 1987 un décret ministériel n°87-182 du 18 aout 1987
interdisait l’utilisation des PCB pour des raisons sanitaire et environnementales.

A cet effet, ces transformateurs à base des PCB ont été retiré de service et remplacer
par des transformateurs fonctionnant avec des huiles minérales.

A. Inventaire

Le local de stockage renferme 25 transformateurs à base de PCB de plusieurs marques


(Merlin Gerin, …) et des années de production différente (1959, 1961, …), La photo no 8
suivante nous montre l’état de stockage de ces transformateurs.

47
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

Photo n° 3 : Etat de stockage des transformateurs au sein de la RTC.

B. Stockage

Les transformateurs sons stockés dans un entrepôt loin de toute circulation (voir photo 3) dans
le terminal marin.
La porte de l’entrepôt et bien verrouillée sur laquelle est mentionné « DANGER PCB » et des
extincteurs à mousse et a poudre on été prévue.
Le plancher de l’aire de stockage est en biton étanche sans égout et ne comprend ni fissures ni
orifices.

C. Contrôle des appareils électriques aux PCB

Les autorités concernées au sein de la RTC effectuent un contrôle de l’état des


appareils chaque six mois, soient deux fois par an, en vérifiant les conditions de leur
entreposage exigées par la réglementation s’elles sont traduites sur le terrain.

Conclusion

Après avoir réalisé l’étude à sonatrach on constaté que la gestion des transformateurs à
base de PCB s’arrête au stade de stockage avec l’application des mesure de sécurité prescrit
par le décret exécutif N° 87-182 relatif aux huiles a bases de PCB (annexes 5) en étant
soumis a une taxes de 90000 DA par mois ça implique que les autorités de la RTC ont
conscience de la dangerosité de ces produits chimiques et qu’elle fait des efforts en matière de
protection de l’environnement et de la santé par l’application des consignes exigées par la

48
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

réglementation algérienne vis-à-vis de la gestion des déchets contenant des


polychlorobiphényles, sauf que certaines mesures ne sont pas traduites sur le terrain comme
l’état du local de stockage est poussiéreux ce qui nécessite également un entretient adéquat.
Au niveau de la Sonatrach, une convention avec une entreprise étrangère (canadienne)
« TECSUL » qui élabore et réalisé des projets liés a plusieurs domaine dans le cadre de
l’environnement, dont un, est la gestion des déchets tel que les PCB et leur élimination.

III.2.6.3 Processus De Gestion Des Slops à la RTC

Les slops existent au sein de la RTC sous forme de boue stockée dans des bourbiers.
Ces derniers sont des espaces creusés dans le sol sous forme d’une piscine à ciel ouvert avec
une plate-forme en béton armé ou de géo membranes pour empêcher la perméabilité des slops
au fond du sous sol et éviter la contamination des nappes phréatiques.

Au sein de la RTC existent 5 bourbiers qui sont repartis comme suit :

• 2 situés derrière la clôture sud du terminal sud ;


• 1 situé à l’intérieur du terminal sud;
• 2 situé à l’intérieur du terminal nord,

La RTC est soumis à une taxe de 120000 DA par mois imposé par le ministère de
l’environnement pour la pollution de l’air (les slops parmi les polluants qui dégagent les gaz à
effet de serre)

Ce déchet est le résultat des opérations de réhabilitation, de nettoyage et la remise en


état des bacs. Cette action se fait chaque 10 an, le processus comporte les étapes suivantes:

A. Aération du bac :

L’aération consiste à l’ouverture des trous d’homme pour le dégazage du bac ainsi
l’utilisation des extracteurs. Le toit flottant équipé des pieds sur lesquels il se dépose à un
niveau permettant aux agents du prestataire de nettoyage des bacs de circuler librement à
l’intérieure du bac.

49
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

Bourbier Terminal Sud

Bourbier Terminal Nord

1000 pieds

200m

Figure N°7 : situation des bourbiers (source: google earth)

B. Nettoyage du bac

A coté du bac les agents du prestataire de nettoyage des bacs creusent un petit bourbier pour
recevoir la boue raclée. Une fois le bac est dégazé, les agents du prestataire de nettoyage des
bacs équipés des tenues de travail spéciales seront prés à entrer à l’intérieur pour racler
manuellement la boue pour le petit bourbier en utilisant des pelles et des racleurs.

C. Transport : Un camion spécial doté d’une pompe à boue aspire la boue à partir du petit
bourbier à l’intérieur du camion pour la transporter.

D. Stockage : La boue transportée est acheminée au grand bourbier, pour son stockage et son
entreposage final à ciel ouvert.

50
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

E. Traitement des boues

Les slops sont générés par l'industrie pétrolière qui constitue à l'heure actuelle un déchet
dangereux qui pose de nombreux problèmes de traitement aux sociétés pétrolières.

Les slops actuellement sont des déchets très peu valorisés. Les principales méthodes de
traitement utilisées à ce jour, incinération ou centrifugation, ne permettent pas en effet
d’effectuer une séparation totale des phases liquide (eau et huile) et solide en présence. De
plus, ces méthodes ne sont pas optimales, tant d’un point de vue économique et écologique
que d’un point de vue énergétique.

La distillation hétéroazéotropique est une technique de traitement des slops pétroliers


qui s’appuie sur les principes de la distillation. La méthode consiste à former un mélange
hétéroazéotropique par ajout d’un ex tractant d’eau (kérosène) au slop, puis à distiller le
mélange et extraire un distillat, eau-entraîneur, en provoquant simultanément une
déstabilisation de l’émulsion. Par simple condensation du distillat, l’eau se sépare du kérosène
et ce dernier peut être recyclé. Il reste, après distillation, un pétrole déshydraté qui peut être
valorisé dans les unités de distillation de la raffinerie

L’avantage de cette technique est de permettre d’obtenir une séparation complète des
phases et de ne générer, de ce fait, aucun sous-produit. En outre, cette opération s’inscrit
parfaitement dans la logique de traitement d’un site de raffinage pé[Link] sont peresenté
dans le tableau n°5

Rapport d’analyses des boues : tableau N° 5

DETERMINATIONS NORMES RESULTATS


Densité a température IP. 160 0.8360/19.5 08370/17.5°
Densité a 15°c IP. 160 0.8390 0.8387
Viscosité cinématique a 30°c NF. T.60.100 8.67cst 8.68cst
Viscosité cinématique a 30°C NF. T. 60.100 6.52cst 6.52cst
Teneur en eau par extraction NF. T. 60. 113 2% 3%

51
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

Conclusion

Les slops tire vraiment notre attention pendant notre stage, qui on un risque majeur d’une part
par leur inflammabilité, d’une autre part, par le risque de pollution de la nappe phréatique qui
se trouve au dessous du terminal à 6m environ. .La région transport centre pour empêcher
toute infiltration de la phase liquide à la nappe phréatique à procéder à l’imperméabilisation
du sol par placer une couche d’argile compacté connu pour son efficacité.

III.2.7 Plan de Gestion des produits chimiques

Un manuel de gestion de tous les produits chimiques (réactif du laboratoire, produits


pétroliers, émulseurs, dispersant, huiles,….etc.) est en cours d’élaboration.

Il comportera au minimum les éléments suivants :

L’acquisition des substances dangereuses ; qui doit préalablement faire l’objet d’une
procédure de sélection afin de s’assurer que la substance acquise présente le minimum
d’impacts sur la santé des travailleurs et sur l’environnement.
Le transport ; les exigences relatives à l’habilitation du conducteur, la conformité du
véhicule de transport et la classe de la substance dangereuse doivent être prises en
compte.
Les conditions de stockage ; qui doivent préserver les travailleurs et l’environnement
contre tout risque y afférant.
L’information sur le risque chimique ; qui est basée sur la fiche de données de sécurité
« FDS » à 16 rubriques qui sont indispensables pour la mise en place des barrières de
protection.

La formation ; qui doit prendre en charge la sensibilisation des travailleurs sur les
risques liés à la manipulation et l’utilisation des substances dangereuses.
La protection des travailleurs contre les risques chimiques; qui doit être assurée par
l’employeur en prenant toutes les dispositions nécessaires, assurant notamment la
surveillance médicale du personnel et la mise en place de dispositifs d’évacuation et
d’urgence.

52
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

La gestion des produits hors d’usage pour cause d’échéance de la date de péremption
ou pour interdiction par la législation de leur utilisation

III.2.8 Plan d’information et de sensibilisation environnementale

Un plan de formation global est élaboré et mis en œuvre chaque année par le département des
ressources humaine de RTC. Ce plan inclut tous les besoins de formation exprimés par les
structures de la Région.

Les formations, ayant trait à l’environnement, inscrites dans le plan prévisionnel sont :

Gestion des déchets : réglementation, classification, valorisation, risques et impact ;


Risques liés au stockage des hydrocarbures ;
Maitrise des risques dans les opérations de mise à disposition ;
Méthode d’analyse des risques dans les installations pétrolières ;
Formation en techniques d’intervention.

Quant au volet sensibilisation, il est limité à présent à l’installation de panneaux de


signalisation au niveau du site, visant à sensibiliser le personnel de la Région de l’importance
de la préservation de l’environnement et par la mise en œuvre du nouveau système de permis
de travail qui prévoit le volet environnement.

III.2.9 Programme d’audit environnemental

Le suivi mensuel de l’état de l’environnement du site est assuré par le département HSE et
ce, à travers les rapports mensuels de l’activité du département.

Pour pallier à l’absence de procédure d’audit qui est en cours d’élaboration, un programme
d’évaluation environnementale des sites de la Région est en cours de réalisation sur la base
d’un check liste élaboré par le Département HSE.

En vue d’une meilleure prise en charge de ses déchets, la RTC a inscrit plusieurs actions
d’amélioration dans son PMT :

53
Chapitre III Gestion de déchets Spéciaux

Inscription d’un projet d’étude et de réalisation d’une aire de stockage des déchets,
conformément aux règles de sécurité et de protection de l’environnement, finalisation
du DAO Janvier 2016 ;

Inscription d’un projet d’étude et de réalisation d’un bassin de stockage des boues
conformément aux normes en vigueur, finalisation du DAO Mars 2014.

Elaboration d’une procédure de gestion des déchets.

La Région RTC est également concernée par d’autres actions communes pilotées au niveau
activité ou au niveau groupe SONATRACH :

Projet d’élaboration d’un plan de management des déchets du groupe SONATRCH,


qui est en cours de réalisation par le bureau canadien TECSULT ;
Projet d’élimination des huiles PCB, piloté également par la direction HSE/TRC du
groupe SONATRACH ;
Projet de traitement des boues de pétroles, piloté au niveau Activité et dont la
convention est en cours de finalisation avec l’ENSP- DPE.

54
CONCLUSION
Conclusion générale et perspectives

La gestion des déchets reste un problème pour notre société contemporaine et pour les
générations futures. Leurs quantités ne cessent d’augmenter et leur traitement est devenu un
problème de plus en plus crucial, Donc elle représente un défi important pour une gestion
durable de notre environnement. Qu’ils soient inertes, organiques ou toxiques, il s’agit de
mettre en œuvre les stratégies de gestion les mieux adaptées.

En Algérie, la gestion des déchets industriels reste peu développée d’un point de vue
technique, le cas des déchets industriels spéciaux, comme les huiles à Askarel et les boues de
pétrole (les slops) sont stockés chez leurs producteurs et certains déchets industriels spéciaux
sont jetés à la décharge.

Les résultats de la gestion au sein de la RTC ont montré que : La gestion des batteries
(accumulateurs) endommagés s’arrête à leur traitement. Leur valorisation est effectuée avec la
collaboration de l’ENPEC, Sétif.

L’application de mesures strictes de sécurité s’applique dans la gestion des


transformateurs à base de PCB, lequel s’arrête au niveau du stockage, pour un traitement
ultérieur. D’énormes moyens financiers ainsi qu’une grande avancées technologique sont
indispensables pour un traitement appropriés et efficace

L’exploitation pétrolière, tant au niveau de la production que du raffinage, produit des


quantités importantes de résidus huileux qui s’apparentent à des boues appelés slops. Ces
dernières existent au sein de la SONATRACH DRGB sous forme de boues stockées dans des
bourbiers aciel ouvert ce qui peut provoquer des atteintes du personnel, la contamination des
deux oueds et un risque pour la nappe phréatique. A présentce genre de station est loin d’être
adapté pour ce genre de déchets.

La gestion des déchets industriels spéciaux dangereux est difficile et coûteuse, car il
n’existe toujours pas de filières adapté[Link] cela, La gestion écologique des déchets doit
aller au-delà de la simple élimination ou récupération des déchets produits à l’attaque et à la
recherche de la cause première du problème en essayant de changer les modes de production
et de consommation qui ne sont pas viables.

55
Conclusion générale et perspectives

Cela suppose l’applicationdu concept de gestion intégrée du cycle de vie, qui représente une
occasion unique pour concilier le développement et la protection de l'environnement.

Donc, Une bonne gestion des déchets devra être guidée par les principes suivants :

Fabriquer avec des technologies propres


Mieux valoriser les déchets industriels.
Sensibiliser et informer.

56
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
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recherche « gestion des déchets ».

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mars 2003. fixant les modalités et les procédures d’élaboration, de publication et de
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• ANONYME (2007).DOCUMENT SONATRACH Activité TRC, « projet d’instruction de


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édition. édition dunod. page 331.
Référence bibliographique

• SAADANI S (2011) in ADOUANE [Link], p.32.


• ANONYME (2013). [Link]
Annexe 01

Quelques décrets sur la question sur la gestion des déchets suite a des conventions
internationaux :

Décret présidentiel n98-158 du 16 mai 1998 portant adisions, avec réserve a la


convention de Bale sur le contrôle des mouvements transfrontières des déchets
dangereux et de leur élimination.
Décret présidentiel n 06-170 du 22 mai 2006 portant ratification de l’amendement a la
convention de Bale sur le contrôle des mouvements transfrontières des déchets
dangereux et de leur élimination adopté a Genève le 22 septembre 1995.
Décret présidentiel n 06-206 du 07 juin 2006 portant ratification de la convention de
Stockholm sur les polluants organiques persistants, adoptée a Stockholm le 22 mai
2001.
ANNEXE 02

Bordereau de suivi des déchets : Exemple de batteries


Annexe 03
Exigences réglementaires sur les PCB

1. Consignes de sécurité relative au transport des PCB

Le transport du produit à base de PCB est en principe interdit, sauf en cas de nécessité
absolue. Dans ce cas il y aura lieu, outre le respect strict des dispositions du décret N° 87-182
du 18 août 1987, de prendre les dispositions suivantes (ANONYME M, 1989)

• Escorter sur un véhicule léger roulant devant le camion de transport et portant lui
également à l’avant et à l’arrière les mentions «TRANSPORT DES PCB» ;
• Envoyer toujours un camion en bon état. Celui-ci sera vérifié avant le départ (freins,
pneumatiques, feux d’éclairages etc.…) ;
• Systématiquement prévoir un convoyeur en compagnie du conducteur ;
• Faire inspecter l’état du chargement et son amarrage par un responsable qualifié.
L’amarrage est réalisé avec du câble et des cordages.
Un cordage supplémentaire devra être prévu ;
• Interdire de transporter tout autre équipement ou matériaux en même temps que les
PCB ;
• N’utiliser que des fûts renforcés absolument étanches à installer sur des palettes, elles
mêmes bien arrimées ;
• Faire emporter au conducteur des plaques et étiquettes supplémentaires prévues par le
décret, ceci pour le cas de perte de celles mises en place ;
• En plus des équipement individuels prévus par la loi (lunettes de sécurité, gants,
tabliers non absorbants, casques, bottes caoutchouc résistants au PCB, le conducteur
emportera deux (02) pelles et deux (02) pioches, des fûts vides des sacs et des bâches
en plastiques, un extincteur CO¢ de 6 kg et un (01) extincteur a poudre de neuf 9 kg.
Le conducteur serait familiarisé avec l’utilisation de ces appareils ;
• L’ordre de mission du conducteur portera toutes les précisions requises pour ce genre
de transport :
1. quantité exacte de fûts de produit, le nombre de litres, le tracé routier qu’il est
tenu de suivre, les jours et heures de départ et d’arrivé présumés, etc. …
2. une «feuille de route» sera contresignée par le responsable du lieu d’enlèvement
et le représentant qualifié du destinataire et portera en détail la description des
dispositions de sécurité prises, plaques avant-arrière «PCB», état des fûts,
étiquetage «PCB», conception de l’amarrage des fûts et des palettes, etc.…
2. La manutention et/ou manipulation des PCB
A. Manipulation

La manipulation et/ou manutention des PCB exige que l’on prenne toujours certaines
précautions (ANONYME M, 1989)

Pour se protéger contre les éclaboussures et les déversements, le manipulateur doit porter :
Une visière ou des lunettes de sécurité avec des cotés protecteurs ;
Des gants renforcés et un tablier ;
Des vêtements dont il se débarrasse une fois le travail terminé ;
Des bottes ou des caoutchoucs résistants aux PCB ;
Un casque protecteur.

Remarque
Les vêtements protecteurs doivent être mis dans des récipients étanches et placés dans
un endroit sûr après qu’on ait manipulé l’askarel, étant donné que certains matériaux se
détériorent à son contact et qu’ils perdent de leur efficacité (par exemple le néoprène et
le caoutchouc).
Quand la température des fluides contenant des PCB et supérieure à 55C°, il faut
ventiler d’avantage l’endroit où l’on travaille, car leurs émanations peuvent irriter les
poumons et les yeux.
Si la température des fluides à base des PCB dépasse 55C°, il faut porter un appareil de
respiration autonome.
Il convient aussi de prendre les précautions suivantes :
• Ne pas verser, mais pomper le fluide à base de PCB dans les contenants afin de
réduire les risques d’éclaboussures et de déversements.
• Inspecter fréquemment l’équipement employé pour manutentionner le PCB et le
remplacer si c’est nécessaire.

B. Dispositions particulières
En cas de déversement important d’askarel ou d’incendie/explosion touchant ou attentant
aux askarel, aux équipements qui en contiennent et aux matériaux contaminés par ces
produits, les services de la protection civile, de l’environnement compétent doivent être
immédiatement informés pas les détenteurs.
Les déversements des PCB dans le réseau d’assainissement ou dans la mature sont
strictement interdits.
En cas de fuite ou de déversement accidentel, les askarels doivent être immédiatement
récupérés et stockés conformément aux normes.
Annexe 04

Registre des déchets entrants :

No Date Code Désignation Origine Matériaux Quantité Mode de Observations


d’ordre de estimée stockage
déchet constituants

Registre des déchets sortants :

No Date Code Désignation Origine Matériaux Quantité Destination Observations


d’ordre de estimée (mode
déchet constituants d’élimination)
GLOSSAIRE
• Acteurs de la gouvernance : Tous les participants de la société qui sont impliqués
dans la conception, la mise en application et le pilotage d’un ou plusieurs projets de
développement pour améliorer les conditions de vie des populations.
• Cancérogène : est cancérogène une substance ou un déchet qui, par inhalation,
ingestion ou pénétration cutanée, peut produire le cancer ou en augmenter la
fréquence.
• Centre de stockage : Il désigne un site, qui au vue de ses caractéristiques géologiques
et hydrogéologiques naturelles, peut accueillir des déchets, dans des conditions
d’exploitation propres à assurer la protection de la santé de l’homme et de
l’environnement.
• Collecte des déchets : le ramassage et/ou le regroupement des déchets en vue de leur
transfert vers un lieu de traitement.
• Comburante : est comburante une substance ou un déchet qui, au contact d’autres
substances, notamment des substances inflammables, présent une réaction fortement
exothermique.
• Corrosive : est corrosive une substance ou un déchet qui, en contact avec les tissus
vivants, peut exercer une action destructrice avec ces derniers.
• Déchets recyclables : Un déchet est recyclable dans la mesure où il constitue un
matériel techniquement recyclable.
• Déchets fermentescibles (Biodégradables) : Ils correspondent aux déchets de jardins
• Déchets hospitaliers : Ce sont des déchets spécifiques à des activités de diagnostic
médical, de suivi et de traitement préventif et curatif.
• Déchets toxiques : Résidus de l’industrie, de laboratoires et hôpitaux, et de tout autre
source qui générerait des déchets à effet toxique direct et /ou immédiat pour
l’environnement et la santé publique.
• Déchets ultimes : se sont des déchets résultants ou non du traitement d’un déchet se
sont les déchets d’un déchet en quelque sorte.
• Déchets urbains : se sont les déchets dont l’élimination relève les compétences des
communes.
• Déchromatation : Elle a pour but de réduire le chrome hexavalent en chrome
trivalent moins toxique. Elle s’effectue principalement par ajout de bisulfite de
sodium, d’anhydride sulfureux ou de sulfate ferreux dans la solution.
• Décyanuration : C’est une réaction qui permet, en utilisant différents types
d’oxydants, de transformer les cyanures en cyanates dont la toxicité est moindre.
• Détenteur des déchets : toute personne physique ou morale qui détient des déchets.
• Développement durable : le développement économique qui permet de satisfaire les
besoins de la présente génération sans compromettre la capacité des générations
futures à satisfaire leurs propres besoins.
• Écologie : Science qui s'intéresse aux relations entre les êtres vivants et leur
environnement, ainsi qu'aux relations qui unissent les différents organismes peuplant
un même milieu.
• Economie : L’économie est l’étude de la façon dont les sociétés utilisent des
ressources rares pour produire des biens ayant une valeur et les répartir entre les
individus.
• Effets externes : Les effets externes sont des défaillances par rapport au cadre de la
concurrence parfaite (Au sens de la théorie néoclassique).
• Elimination des déchets : toutes les opérations de traitement thermique, physico-
chimique et biologique, de mise en décharge, d’enfouissement, d’immersion et de
stockage des déchets, ainsi que toutes autres opérations ne débouchant pas sur une
possibilité de valorisation ou autre utilisation du déchet.
• Enfouissement des déchets : tout stockage des déchets en sous-sol.
• Environnement : Un ensemble, dans le temps et dans l’espace, des facteurs biotiques
et abiotiques susceptibles d’avoir des conséquences directs ou indirects, immédiates
ou à long terme, et d’exercer des pressions de sélections sur les organismes vivants.
• Explosible : est explosible une substance ou un déchet solide, liquide, pâteux ou
gélatineux qui, même sans la présence de l’oxygène atmosphérique, peut présenter une
réaction exothermique avec développement rapide de gaz et, qui dans des conditions
d’essai déterminés, détone, déflagre rapidement ou, sous l’effet de la chaleur, explose
en cas de confinement partiel.
• Extrêmement inflammable : est extrêmement une substance ou un déchet dont le
point d’éclair est extrêmement bas et le point d’ébullition bas, ainsi qu’une substance
ou une préparation gazeuse qui, à température et pression ambiantes, est inflammable
à l’air.
• Facilement inflammable : est facilement inflammable une substance ou un déchet
pouvant s’échauffer au point de s’enflammer à l’air à température ambiante sans
apport d’énergie ou à l’état solide qui peut s’enflammer facilement par une brève
action, d’une source d’inflammation et qui continue à bruler ou à se consumer après
l’élimination de cette source ; ou à l’état liquide, dont le point d’éclair est très bas, ou
qui, au contact de l’eau ou de l’air humide, produit des gaz extrêmement inflammables
en quantités dangereuses.
• Gestion écologique des déchets industriels : toutes mesures pratiques permettent
d’assurer que les déchets dangereux ou autres déchets sont gérés d’une manière qui
garantisse la protection de la santé humaine et de l’environnement contre les effets
nuisibles qui peuvent avoir ces déchets.
• Gouvernance : un processus de coordination d’acteurs, de groupes sociaux,
d’institutions pour atteindre des buts discutés et définis collectivement.
• Hydrométallurgie : Technique qui consiste à dissoudre un matériau dans une phase
liquide afin d’en extraire les métaux.
• Immersion des déchets : tout rejet de déchets dans le milieu aquatique.
• Infectieuse : est infectieuse une matière ou un déchet contenant des micro-organismes
viable ou leur toxines, susceptibles de causer des maladies chez l’homme ou chez
d’autres organismes vivants.
• Inflammable : est inflammable une substance ou un déchet liquide dont le point
d’éclair est bas.
• Installation de traitement des déchets : toute installation de valorisation, de
stockage, de transport et d’élimination des déchets.
• Irritante : est irritante une substance ou un déchet non corrosive qui, par contact
immédiat, prolongé ou répété avec la peau ou les muqueuses, peut provoquer une
réaction inflammatoire.
• Lixiviat : Eaux ayant percolé à travers les déchets en se chargeant physiquement,
chimiquement, et biologiquement, des substances inorganiques et organiques.
• Management environnemental : Le management environnemental désigne les
méthodes de gestion et d'organisation de l'entreprise visant à prendre en compte de
façon systématique l'impact des activités de l'entreprise sur l'environnement, à évaluer
cet impact et à le réduire.
• Métallurgie : regroupe tout ce qui est gainage de câbles, production d’alliages.
• Mouvement des déchets : toute opération de transport, de transit, d’importation et
d’exportation des déchets.
• Mutagène : est mutagène une substance ou un déchet qui, par inhalation, ingestion ou
pénétration cutanée, peut produire des défauts génétique héréditaires ou en augmenter
la fréquence.
• Neutralisation. Elle consiste à ajuster le pH du déchet en ajoutant une base ou un
acide que le déchet initial est acide ou alcalin.
• Nocive : est nocive une substance ou un déchet qui, par inhalation, ingestion ou
pénétration cutanée, peut entrainer la mort ou des risques aigus ou chroniques.
• Pyrolyse : Décomposition chimique d’un déchet par chauffage.
• Pyrométallurgie : dissoudre des métaux par la chaleur.
• Réutilisation des déchets : la réutilisation ou le réemploi d’un déchet est la forme la
plus directe du recyclage. Un produit sera réutilisé à nouveau, sans qu’il soit
retravaillé ou modifié d’une façon substantielle. Un exemple étant les bouteilles de
boissons en verre, qui après un lavage seront réutilisées.
• Slops : résidu de cargaison liquide à base d’hydrocarbure ou de produit chimique.
• Territoire : une forme d’organisation et de coordination inscrite dans l’espace et
construite socialement à terme (Au sens de Bernard PEQUEUR).
• Toxique vis à vis de la reproduction : est toxique vis-à-vis de la reproduction une
substance ou un déchet qui, par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée, peut
produire ou augmenter la fréquence d’effets indésirables non héréditaires dans la
progéniture ou porter atteinte aux fonctions ou capacités reproductives.
• Traitement écologiquement rationnel des déchets : toute mesure pratique
permettant d’assurer que les déchets sont valorisés, stockés et éliminés d’une manière
garantissant la protection de la santé publique et/ou de l’environnement contre les
effets nuisibles que peuvent avoir ces déchets.
• Tri des déchets : toutes les opérations de séparation des déchets selon leur nature en
vue de leur traitement.
• Valorisation des déchets : toutes les opérations de réutilisation, de recyclage ou de
compostage des déchets.
Résumé

Notre souhait était de faire une démarche par apport à la gestion des déchets générée dans la
zone d’étude (sonatrach Bejaia) et de faire le point sur les contraintes techniques et
réglementaires. ..AU COURS DE était de mettre en place une démarche globale de la g
Au court de notre travail ; nous avons constaté les efforts entrepris par le service
environnement et le département HSE pour préserver l’environnement de toute atteinte
survenant des activités du DRGB par l’émission, la dispersion de la pollution dans le sol et
l’eau et assure la gestion des déchets qui sont gères comme suite :
les accumulateurs usagés sont cédés à l’entreprise nationale des produits électrochimiques,
qui assure le traitement, la valorisation et le recyclage.
les transformateurs à base de PCB s’arrêtent au stade de stockage conformément a la loi
N°87-182 relative aux huiles a base de PCB.
Les boues de fond des bacs (slops) ; sont stockées dans des bourbiers creusés sous forme
de cuvette utilisant une argile compacte comme support empêchant l’infiltration de la
pollution dans les sous sol et les nappes phréatiques.

Mots clés : environnement, accumulateurs, PCB, recyclage, boues de pétrole, slops, pollution,
gestion.

Abstract

We wanted to make a contribution concerning the wastes generated in SONATRACH Bejaia, our
study area. We wanted to review the technical and regulatory constraints. During our work we have
been noticing the efforts of the environmental and HSE departments, to protect the environment
from any damage generated by DRGB activities as the emission, the dispersion of pollution in soil and
water and then ensure the waste management that are managed as following:

Accumulators are sold to the domestic firm of electrochemical products, which provides
treatment, recovery and recycling.

Processors based PCB stop at the stage of storage in accordance with the law N° 87-182 on
the basis of PCB oils.

The sludge of the tanks9 bottom (slops) are stored in dug bowl the shaped as sloughs using
compact clay as a medium to prevent the infiltration of pollution in the soil and
groundwater.

Key words: environment, batteries, PCB recycling, oil sludge, slop, pollution, management.

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