0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
41 vues53 pages

Amel

Ce mémoire présente une étude sur la valorisation des déchets informatiques, en particulier les écrans LED, dans le cadre d'un diplôme de Master en Génie des procédés. Il aborde la problématique du recyclage de l'indium et de l'étain extraits de ces déchets, en détaillant les méthodes de traitement et les impacts environnementaux. Le document est structuré en trois chapitres, incluant une recherche bibliographique, une méthodologie d'analyse, et les résultats de l'étude.

Transféré par

chihaa263
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
41 vues53 pages

Amel

Ce mémoire présente une étude sur la valorisation des déchets informatiques, en particulier les écrans LED, dans le cadre d'un diplôme de Master en Génie des procédés. Il aborde la problématique du recyclage de l'indium et de l'étain extraits de ces déchets, en détaillant les méthodes de traitement et les impacts environnementaux. Le document est structuré en trois chapitres, incluant une recherche bibliographique, une méthodologie d'analyse, et les résultats de l'étude.

Transféré par

chihaa263
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE
Université de Mohamed El-Bachir El-Ibrahimi - Bordj Bou Arreridj
Faculté des Sciences et de la technologie
Département Génie de l’environnement

Mémoire
Présenté pour obtenir
LE DIPLOME DE MASTER
FILIERE : Génie des procédés
Spécialité : Génie des Procédés de l’environnement

Par
➢ DJEDDOU AMEL
➢ BELHADJ WISSAME

Intitulé

Etude sur la valorisation des déchets informatiques (écrans LED)

Soutenu le : 29/06/2022

Soutenu le : 29/06/2022

Devant le Jury composé de :


Nom & Prénom Grade Qualité Etablissement
N. MAGHRAOUI MAA Président Univ-BBA
A. BAHLOUL Pr. Encadreur Univ-BBA
B. BAHLOUL MCA Co-encadreur ENS – Bou Saada
M. ASSASSI MCA Examinateur Univ-BBA

Année Universitaire 2021/2022


Remerciements
On remercie dieu le tout puissant de nous avoir donné la santé et la
volonté d'entamer et de terminer ce mémoire.
Je voudrais tout d'abord adresser toute ma gratitude au professeur A,
Bahloul et docteur B. Bahloul pour leurs aides et pour leurs temps
qu'ils nous ont consacré et même pour leurs supervisions éclairées tout au
long de la rédaction de ce mémoire.
Aux membres de jury Dr. M. Assassi et Dr. N.Meghraoui, que nous
remercions pour l’acceptation de juger ce modeste travail, ainsi que pour
leurs générosités et la grande patience dont ils ont su faire preuve
malgré leurs charges académiques.
Je dédie ce modeste travail accompagné d'un profond amour:
Inaccessible, à la mère des sentiments fragiles qui ma bénie par ces
prières "Rabia" ma mère.
A mon support dans ma vie, qui m'a appris et m’a supporter.
Mon cher "Taher"
A mes chers frères et mes sœurs.
A tous les personnes de ma grande famille.
A mes amies.
(Belhadj Wissam)
Je dédie ce mémoire
A Ma chère maman à la femme qui a souffert sans me laisser souffrir,
qui n'a jamais dit non à mes exigences et qui n'a épargné aucun effort
pour me rendre heureuse mon adorable mère "Leila"

A ma force de vie Mon grand-père que je souhaite une bonne santé et


que dieu lui donne une longue et joyeuse vie. "Zarouge"

A l'homme qui doit ma vie, ma réussite mon cher père.

A Ma sœur "Dounia" et mes frères "Oussama, Abderrahim qui m'ont


toujours encouragé durant ces années d'études.

A Mon bonheur, Pour ses encouragements, son amour, sa compréhension


et d'être toujours à mes côtés, Mon cher mari "Billel"
A Mes amies et Mes proches pour leurs amours mes chers, Rayane,
Zaineb, Chaima, Mimi, Imen, Asma, Khaoula.

(Amel Djeddou)
Table des matières
Introduction générale………………………………………….................……………….1

Chapitre I : Recherche bibliographique

I.1. Déchets solides……………………………………...................……………………......2

I.2. Types des déchets solides………………………..................…………………………2

I.2.1. Déchets plastiques…………………..................…………………………….….….. 2

I.2.2. Déchets céramique et verre…………………………………...................……..…… 2

I.2.3. Déchets d’équipements électriques et électroniques ……….....................…………..2

I.3. . Classification des déchets solide……………………………....................…….……….3

I.3.1. Déchets dangereux……………………………………………….....................……..….3

I.3.2. Déchets solides non dangereux …………………………………....................……...….4

I.4. Impact de traitement des déchets solides sur l’environnemet……….....................…….5

I.5. . Impact des déchets solides sur la santé ……………..............…….…......…………..5 .


I.6. Procédés de traitement des déchets solides……………….....................………………..6

I.6.1. Traitement .biologique .................................................................................................7

I.6.1.1. Traitement biologique en présence d’oxygène (aérobi…....................................…7

I.6.1.2. Traitement biologique en absence d’oxygène (anaérobiose) ................................... 8

I.6.2. Traitement thermique ……… ...................................................................................... 10

I.6.2.1. Pyrolyse (thermolyse) ............................................................................................... 10

I.6.2.2. Incinération ................................................................................................................ 12

I.7. Déchets informatiques ....................................................................................................... 13

I.7.1. Classement de déchets d'équipement électrique et électronique (DEEE ou D3E) .. 14

I.7.2. Impact des déchets d'équipement électrique et électronique sur l’environnem.14

I.7.3. Métaux lourds dans les déchets d'équipement électrique et électronique ................ 14

I.8.Traitement des déchets solides ......................................................................................... 16


I.9. Cadre juridique sur la valorisation et le recyclage des déchets solides en Algéria.18

I.9. Propriétés des éléments (indium et étain)……………………………………………20

1.9.a. Chimie de l’indium………………………………………………………………….20

I.9.b. Chimie de l’étain (Sn)……………………………………...………………………..21

Chapitre II : Techniques d’analyse

II.1. Voltampérométrie cyclique…………………………………………………………23


II.2. Voltampérométrie à ondes carrées………………………………………………….25

II.3. Spectroscopie infrarouge…………………………………………………………….26


II.4. Spectroscopie UV-visible ……………………………………………………………27

Chapitre III :Résultats et discussion

III.1. Extraction de l’indium et de l’étain à partir d’un écran LED………..………….29

III.2. Caractérisation par spectroscopie infrarouge……………………………………30

III.3. Analyse morphologique par MEB couplée avec EDX……………………………32

III.2. Analyse de la poudre la poudre d’oxyde d’indium/oxyde d’étain récupérée par les
méthodes électrochimiques………………………………………………………………34

III.2.a. Caractérisation par voltampérométrie cyclique………………………………..34

III.2.b. Caractérisation par voltampérométrie à ondes carrées……………………….35

III.2.2. Spectroscopie UV-visible………………………………………………………...37


La liste des figures
Figure.I.1 : Photo des déchets solides ................................................................................. 2
Figure.I.2 : Impact des déchets solides sur l’environnement .......................................... 3
Figure.I.3 : Impact des déchets solides sur la senté .........................................………... 4
Figure.I.4: Traitement biologique . ................................................................................... 5
Figure.I.5: Le principe du compostage de déchets organiques ......................................
défini.
Figure.I.6: : Les phases de la méthanisation . ...................................................................
Figure.I.7 :pyrolyse et incinération combinées dons un méme four à étage. ..................

Figure.I.8: Incinérateur . ......................................................................................................


Figure.I.9:déchets informatiques ......................................................................................
Figure.I.10 :déchets des écrans ..........................................................................................
Figure II.1 : Cellule électrochimique ................................................................................
Figure II.2. : Potensiostat /galvanostat ...........................................................................
Figure II.3. : Voltampérogramme cyclique entre Ei et Eλd’un système rapide ……25
Figure II.4 : Séquence de balayage de potentiel utilisée en SWV (gauche) et exemple
de courbe courant-potentiel obtenue (droite)…………………………………………..26
Figure II.5 : Spectrophotomètre infrarouge à transformée Fourrier ………………26
FigureII 6 : Schéma d’un spectrophotomètre et spectrophotométre UV-visible (UV
1700)……………………………………………………………………………………….27
Figure III.1: Plaques de l’écran LED ............................................................................ 29
Figure III.2: Extraction de l’indium et de l’étain dans un bain ultrasons. ................. 29
FigureIII.3: : Quantité d’oxyde d’indium et d’oxyde d’étain (In2O3/SnO2) . ............ 30
FigureIII.4:Spectre infrarouge de la poudre récupéré In2O3 SnO2 /…………...……31
Figure III.5 : Images MEB de la poudre récupéré In2O3/SnO2………………...……32
Figure III.6 : Spectres EDX de la poudre récupéré In2O3/SnO2……………………..33
Figure III.7 : Voltampérogrammes cycliques relatifs à une solution de H3BO3/NaOH en
absence(1) et en présence(2) de 200mg/l de la poudre récupérée
(In2O3/SnO2)…………………………………………………………………………………………………………34
Figure III.8 : Courbes de voltampérométrie à ondes carrées relatifs à une solution de
H3BO3/NaOH (1M) pH =10, en présence de 200 mg/l de la poudre récupérée
(In2O3/SnO2)………………………….....………………………………………………..35
Figure III.9 : Courbes de voltampérométrie à ondes carrées relatifs à une solution de
H3BO3/NaOH (1M) pH =10, en absence (1) et en présence (2) de 200 mg/l de la poudre
récupérée (In2O3/SnO2)…………………………………………………………………36
Figure III.10 : Courbes de voltampérométrie à ondes carrées relatifs à une solution de
H3BO3/NaOH (1M) pH = 7……………………………..………………………………..37
Figure III.11 : Dithizone………………………………………...………………………..38
Figure III.12: Spectre UV-visible de la solution dithizon /H3BO3, NaOH (pH = 7)….39
Figure III.13: Spectre UV-visible de la solution dithizon /H3BO3, NaOH (pH = 10)…40
Figure III.14:Spectre UV-visible de la solution contenant In2O3/SnO2
récupérée/dithizone (20 ppm) éthanol (1) solutions standards à différentes
concentration de SnCl2 en présence de 1ml de dithizone (20 ppm) éthanol…………..41
Figure III.14: Courbe d’étalonnage des ions Sn2+ à différentes concentrations………42
Introduction générales

Après l’explosion de la demande en indium suite à l’émergence de la technologie


d’écrans LED ou LCD, le recyclage s’organise. Une étude estimait alors qu’environ 50% de
la consommation d’ITO était issue du recyclage. Cependant, cette estimation globale est
contrastée. En 2005, le Japon enregistrait un taux de 50 à 60% de la production d’oxyde
d’étain et d’indium (ITO) provenant d’indium secondaire, 10% à partir du recyclage d’écrans.
L’indium primaire est issu de l’exploitation minière de minerai, l’indium secondaire est issu
du recyclage ; on distingue le recyclage effectué dans le processus de mise en œuvre de
l’indium dans une filière industrielle, comme couche ITO des écrans, et le recyclage effectué
à partir des déchets ultimes d’équipements électroniques (écrans LCD, téléphones portables,
smartphones, tablettes,…).
Les fabricants d’écrans LED ou LCD ont développé plusieurs procédés pour récupérer
l’indium à partir des déchets d’écrans. De nombreuses publications scientifiques sur le sujet
montrent l’intérêt de recycler ces déchets longtemps considérés non rentables vu la faible
quantité d’indium dans un écran. Un rapport fait état d’environ 39 mg d’indium dans un écran
d’ordinateur portable de 15,4 pouces [1]. Ce même rapport estime qu’une filière de recyclage
de dispositifs d’affichage tactiles pourrait retirer en moyenne 174 g d’indium par tonne de
déchets d’écrans.
Le but de ce travail est de faire une étude sur le recyclage et la valorisation des déchets
des écrans de type LED. Ce type des écrans sont considérés comme un déchet d'équipement
électrique et électronique, ce type d’équipement possède un potentiel de valorisation. C’est
pour ça que le recyclage des écrans est fortement encouragé par les états développés dans le
monde. Pour le protocole de recyclage nous commencerons par le démontage, le coupage en
morceaux et l’extraction dans un bain acide sous ultrasons. Nous finirons par le traitement
chimique de l’extrait avec une base. Ce produit final sera caractérisé et revalorisé.
Ce mémoire est constitué par trois chapitres distincts ; le premier chapitre trace un
portrait des connaissances actuelles en matière de récupération des éléments métalliques et
tout particulièrement, de l’oxyde d’indium et l’oxyde d’étain à partir des écrans d’ordinateurs.
Les hypothèses et objectifs de recherche sont aussi présentés à la fin de ce premier chapitre.
Le deuxième chapitre décrit, pour sa part, la méthodologie utilisée au cours de cette étude. Le
troisième chapitre regroupe l’ensemble des principaux résultats de ce projet de maîtrise.
Finalement la dernière section vient présenter les conclusions et les recommandations
associées à cette étude.

Page 1
Chapitre I : Recherche bibliographique

I.1. Déchets solides


Le déchet est définit comme un produit dont la valeur d’usage et la valeur d’échange
sont nulles pour son détenteur ou son propriétaire. Les déchets solides sont des restes qui sont
à l'état solide, par exemples : les papiers usagés, des bouteilles en plastique ou en verre, des
boîtes en carton, déchets d’équipements électriques et électroniques (Figure I.1), …etc. Ces
déchets sont généralement produits dans les maisons, appartements, les bureaux ou les
magasins. Il s’agit de déchets ménagers [1].

Figure I.1 : Photo des déchets solides [2].

I.2. Types des déchets solides


Les déchets solides peuvent inclure une variété d’articles trouvés dans notre
ménage ainsi que des emplacements commerciaux et industriels. Les déchets solides sont
généralement répartis selon les types suivants :
 Déchets plastiques : Il s’agit de sacs, de pots, de bouteilles et de nombreux autres
produits que vous pouvez trouver dans votre foyer. Le plastique n’est pas
biodégradable, mais de nombreux types de plastique peuvent être recyclés. Ces
déchets ne doivent pas être mélangés avec d’autres ordures ménagères. Il faut les trier
et les placer dans un bac de recyclage.
 Déchets céramique et verre : Ces articles peuvent facilement être recyclés. Utilisez
des bacs de recyclage de verre spéciaux et des banques de bouteilles pour les
entreposer.
 Déchets d’équipements électriques et électroniques : Cette catégorie de déchets
constituée des équipements en fin de vie comme les ordinateurs, imprimantes,

Page 2
Chapitre I : Recherche bibliographique

téléphones portables, appareils photos numériques, réfrigérateurs, jeux électroniques,


télévisions, etc.).

I.3. Classification des déchets solide


Les déchets solides peuvent être classés en deux groupes principaux :
 Déchets solides dangereux ;
 Déchets solides non dangereux.

I.3.1. Déchets dangereux :


Les déchets solides dangereux qui peuvent présenter un danger pour la santé publique
ou l'environnement en raison de leurs propriétés corrosives, explosives ou toxiques.
On trouve différentes dénominations existent afin de sous-catégoriser les déchets
dangereux, notamment en fonction du producteur :
 Les déchets industriels dangereux (DID), anciennement appelés déchets industriels
spéciaux (DIS);
 Les déchets dangereux des ménages (DDM), anciennement appelés déchets ménagers
spéciaux (DMS);
 Les déchets d'activités de soins (DAS).

Concrètement, les grands types de déchets dangereux sont les suivants :


- Boues de stations d'épuration industrielles ;
- Bois et sous-produits du bois traités ou souillés ;
- Chiffons et absorbants souillés ;
- Déchets contenant du mercure ;
- Déchets phytosanitaires ;
- Déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) ;
- Déchet dangereux diffus (DDD) et spécifiques (DDS) ;
- Emballages souillés ;
- Fluides de coupe ;
- Fluides frigorigènes ;
- Huiles usagées ;
- Mâchefers ;
- Munition immergée ;
- Déchets contenant des polychlorobiphényles-polychloroterphényles (PCB-PCT) ;
- Peintures ;

Page 3
Chapitre I : Recherche bibliographique

- Piles et accumulateurs ;
- Solvants ;
- Déchets issus de la dépollution des sols ;
- Sources radioactives ;
- Véhicules hors d'usage (VHU) non dépollués
- Déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés (DASRIA) ;
- Déchets amiantés ;
- Résidus d'épuration des fumées d'incinération des ordures ménagères.

I.3.2. Déchets solides non dangereux :


Les déchets non dangereux, quant à eux, ne présentent pas de danger pour la santé ou
l'environnement. Ceux-ci peuvent à leur tour être subdivisés en plusieurs catégories :
 Déchets ordinaires, ces déchets sont produits au cours de la routine quotidienne
dans les foyers, les écoles, les bureaux ou les hôpitaux.
 Déchets biodégradables, ces déchets se caractérisent par leur capacité à se
désintégrer ou à se dégrader rapidement, en devenant un autre type de matière
organique (les restes de nourriture, les fruits et les légumes …etc).
 Déchets inertes, ces déchets se caractérisent par le fait qu'ils ne se décomposent
pas facilement dans la nature, mais prennent beaucoup de temps à se décomposer.
Parmi ces déchets, on trouve le carton ou certains types de papier.
 Déchets recyclables, ces déchets peuvent subir des processus qui permettent de les
réutiliser. Il s'agit notamment du verre, des tissus, de certains types de plastiques et
du papier.

En plus de cette classification, les déchets solides peuvent également être regroupés en
déchets organiques et inorganiques :
 Déchets organiques, cette classification regroupe les déchets biodégradables.
 Déchets inorganiques, il s'agit de déchets qui, en raison de leurs caractéristiques
chimiques, subissent une désintégration naturelle très lente.

Nombre de ces déchets peuvent être recyclés par des méthodes complexes, comme les
boîtes de conserve, certains plastiques, le verre ou le caoutchouc. Dans d'autres cas, leur
recyclage ou leur transformation n'est pas possible, comme dans le cas des piles, qui sont
dangereuses et polluants [3].

Page 4
Chapitre I : Recherche bibliographique

I.4. Impact de traitement des déchets solides sur l’environnement

Le traitement et l’élimination des déchets liés aux soins peuvent entraîner


indirectement des risques pour la santé en raison du rejet d’agents pathogènes et de polluants
toxiques dans l’environnement (Figure I.2). S’il n’est pas bien réalisé, l’enfouissement des
déchets peut contaminer l’eau potable. Les déchetteries mal conçues, mal gérées ou mal
entretenues représentent un risque pour ceux qui y travaillent. L’incinération des déchets a été
largement pratiquée mais une incinération imparfaite ou l’incinération de matériaux inadaptés
à ce mode d’élimination entraîne le rejet de polluants et de résidus de cendres dans
l’atmosphère. L’incinération de matériaux contenant du chlore peut produire des dioxines et
des furanes, cancérogènes pour l’homme et qui ont été associés à divers effets néfastes sur la
santé. L’incinération des métaux lourds ou de matériaux contenant une grande quantité de
métal (en particulier du plomb, du mercure ou du cadmium) peut entraîner le rejet de métaux
toxiques dans l’environnement [4].

Figure I.2 : Impact des déchets sur l’environnement [5]

I.5. Impact des déchets solides sur la santé :


Les déchets liés aux soins de santé constituent un réservoir de micro-organismes
susceptibles d’infecter les patients hospitalisés, les personnels de santé et le grand public. Les
autres risques infectieux potentiels sont notamment le rejet dans l’environnement de micro-
organismes pharmaco-résistants présents dans les établissements de soins. Les déchets et les

Page 5
Chapitre I : Recherche bibliographique

sous-produits peuvent également causer d’autres effets néfastes sur la santé (Figure I.3), par
exemple: brûlures par irradiation; blessures causées par des objets pointus ou tranchants;
intoxication et pollution dues au rejet de produits pharmaceutiques, en particulier
d’antibiotiques et de médicaments cytotoxiques; pollution des eaux usées, intoxication par ces
eaux et intoxication et pollution par des éléments ou des composés toxiques, tels que le
mercure ou les dioxines libérées au cours d’une incinération.
Ils inhalent de la poussière ce qui porte atteinte à leur système respiratoire (toux,
infection, suffocation, asthme) et ils souffrent d’irritation des yeux, Leur peau est fortement
endommagée. Ils sont exposés à des métaux lourds qui sont cancérigènes (plomb, mercure,
cadmium, PVC) et qui endommagent les systèmes nerveux, sanguin, reproductif, respiratoire,
les reins et les os. Ils peuvent recevoir des chocs électriques lors du démantèlement des objets
[6].

Figure I.3 : Impact des déchets solide sur la santé [7].

I.6. Procédés de traitement des déchets solides


Par traitement, tout processus qui tend à rendre les déchets moins volumineux et
surtout moins polluants pour l’environnement et la santé. Le traitement des déchets est
indispensable pour une raison élémentaire de salubrité. Aussi, traiter un déchet c’est lui
permettre, d’une part, d’être enfoui pour ne pas générer des nuisances et d’être mis à l’écart
des cycles pour ne pas les perturber, d’autre part, d’être rejeté dans le milieu environnant sans
créer toutefois des pollutions supplémentaires. Si la matière du déchet finit forcément dans

Page 6
Chapitre I : Recherche bibliographique

l’une de ces voies, elle peut auparavant se réintroduire dans les circuits de production, de
distribution ou de consommation, avant de redevenir déchet.

I.6.1. Traitement biologique :


Le traitement biologique a pour effet de transformer les matières fermentescibles en un
produit plus stable (Figure I.4). Le compost, susceptible d’être utilisé en tant qu’amendement
organique ou support de culture, deux modes de dégradation de la matière organique sont
possible :
 En présence d’oxygène (aérobiose), il s’agit de compostage
 En absence d’oxygène (anaérobiose), il s’agit de méthanisation.

Figure I.4 : Traitements mécano-biologiques [8]

I.6.1.1. Traitement biologique en présence d’oxygène (aérobiose) :


Le traitement biologique en présence d’oxygène (aérobiose) ou le compostage (Figure
I.5) est un processus biologique qui facilite et accélère l’oxydation de la matière organique par
fermentation aérobie qui s’effectue sous l’action d’enzymes sécrétés par des microorganismes
préexistants dans les déchets, le principe du compostage de déchets organiques se divise en
deux grandes phases principales (oxydative et maturation) [9]:
 La phase oxydative se caractérise par la dégradation aérobie de la matière
organique fraiche. Ce qui engendre une production intense de chaleur et élève ainsi
la température du compost. Afin d’assurer cette étape, un maintien minimal de la
température à 60°C pendant 4 jours est préconiser pour éliminer les germes
pathogènes contenus dans le flux de matières organiques. L’activation microbienne

Page 7
Chapitre I : Recherche bibliographique

et l’élévation de la température entrainent une consommation importante


d’oxygène et d’eau, donc pour satisfaire les besoin microbiens, il faut effectuer un
arrosage périodique et une aération de la matière à traiter.
 La phase de maturation constructive où apparaissent lentement des éléments
précurseurs de l'humus. La dégradation lente des composés résistants ne nécessite
ni arrosage ni aération. Il se traduit par la synthèse d’un produit stable : le
compost.

Figure I.5 : Le principe du compostage de déchets organiques [10]

I.6.1.2. Traitement biologique en absence d’oxygène (anaérobiose)

Le traitement biologique en absence d’oxygène (anaérobiose) ou la méthanisation


consiste à la décomposition anaérobie des déchets organiques, fraction fermentescibles :
ordures ménagères, déchets verts, déchets de l’agro-alimentaire, et qui permet de produire un
biogaz combustible composé majoritairement du méthane (CH4) [11]. La méthanisation
s’opère en quatre phases [12] (Figure I.6) :

Page 8
Chapitre I : Recherche bibliographique

 Avec l’hydrolyse, les polymères se dégradent en monomères, des petites


molécules solubles assimilables par les bactéries apparaissent : la cellulose se
transforme en glucose et cellobiose ;
 La transformation des monomères en gaz carbonique et acide organique
constitue l’acidogenèse ou fermentation, il apparait alors les acétates, de
l’éthanol, de l’ammoniaque, de l’hydrogène et des acides gras volatils
comportant de 2 à 5 atomes de carbone ;
 Au niveau de l’acétogenèse, les micro-organismes transforment les acides gras
volatils et alcools de l’étape précédente en hydrogène, gaz carbonique et
acétates, l’hydrogène sulfuré se trouve généré lors de cette phase de
transformation ;
 Les bactéries méthanogènes interviennent ensuite pour élaborer le méthane
(méthanogenèses) à partir d’hydrogène de gaz carbonique et des acétates
suivant les réactions :
- De réduction de CO2, (30%) :
CO2+ 4H2 → CH4 + 2H2O
- De décarboxylation de l’acide acétique, (70%) :
CH3COOH + H2O → CH4 + H2CO3

Page 9
Chapitre I : Recherche bibliographique

Figure I.6 : Les phases de la méthanisation [13].

I.6.2. Traitement thermique :


I.6.2.1. Pyrolyse (thermolyse) :
Le procédé qui tend à être de plus en plus utilisé consiste en un traitement thermique
(500-800 °C) du déchet dans une atmosphère exempte d’oxygène. Il en résulte des réactions
de dégradation thermique, de dépolymérisation, de craquage, éventuellement de combustion
très incomplète, conduisant à la formation de gaz, de liquides, et de solides résiduaires [14].
La thermolyse et la pyrolyse produisent un résidu minéral composé des cendres minérales
telles qu’elles existent en incinération dédiée auxquelles s’ajoutent le carbone fixé, l’ensemble

Page 10
Chapitre I : Recherche bibliographique

est appelé « char ». Les rendements thermiques des deux procédés sont similaires, en
revanche, ils se différencient par les technologies mises en œuvre [15] :
 La thermolyse : implique dans la plupart des procédés un réacteur de type tambour
rotatif à double enve­loppe, l’apport calorifique se faisant exclusivement au travers de
cette double enveloppe ;
 La pyrolyse : telle que décrite s’effectue généralement dans les fours verticaux à
étages (à soles superposées).

Pour la thermolyse et la pyrolyse, le traitement du char se fait dans un réacteur


indépendant sauf lorsque la pyrolyse s’effectue dans un four à étages où le traitement du char
peut également y être réalisé.

Figure I.7 : Incinération par pyrolyse [16]

Les principales caractéristiques des procédés de pyrolyse rapides sont [12] (Figure I.7) :
 des vitesses de transfert de chaleur très rapides qui nécessitent pour la grande
majorité des réacteur mis en œuvre à ce jour un broyage fin de la biomasse
avant introduction dans le réacteur,
 un contrôle précis de la température de pyrolyse, vers 500°C, avec des temps de
séjour des vapeurs courts, typiquement moins de 2 secondes,

Page 11
Chapitre I : Recherche bibliographique

 un refroidissement rapide des gaz de pyrolyse pour maximiser les liquides


par rapport aux gaz.

Bien que de nombreux types de réacteurs aient été développés pour les procédés de
pyrolyse rapide, la configuration en lits fluidisés est la plus développée. Cela provient
du fait de leur simplicité d'emploi et de leur relative facilité de mise en échelle pour
des développements industriels.
I.5.2.2. Incinération :
L’incinération vise la minéralisation totale des déchets par combustion de la phase
organique dans des fours spéciaux adaptés à leur caractéristiques (hétérogène, pouvoir
calorifique variable…) outre cette minéralisation quasi-totale des déchets, l’incinération
permet une réduction de 70% environ de la masse des déchets entrants et de 90% de volume.
Les sous-produits solides générés, mâchefers sont des déchets ultimes, toutefois, les
mâchefers peuvent sous condition, faire l’objet d’une utilisation comme substitut de granulats
naturels. L’incinération, comme tout traitement thermique, doit être menée dans des
conditions optimales, à proximité de la capacité nominale des équipements et être assortie
d’un traitement des gaz (dépoussiérages, neutralisation, piégeage des métaux lourds) pour
éviter un transfert de pollution significatif vers l’atmosphère (Figure I.8) [17].
La chaleur dégagée par les incinérateurs peut être récupérée sous forme de vapeur, par
passage des fumées à travers des tubules des chaudières. La vapeur ainsi produite est utilisée
de trois façons [18, 15] :
 Alimenter un réseau de chauffage;
 Alimenter un turbo alternateur produisant de l’électricité;
 Pour la cogénération qui consiste à la fois de la chaleur et de l’électricité [19].

Page 12
Chapitre I : Recherche bibliographique

Figure I.8 : Incinérateur [20].

I.6. Déchets informatiques


Les déchets informatiques se sont une catégorie de déchets constituée des équipements
en fin de vie fonctionnant à l'électricité ou via des champs électromagnétiques ainsi que les
équipements de production, de transfert et de mesure de ces courants et champs (ce sont
surtout des ordinateurs, imprimantes téléphones portables, appareils photos numériques jeux
électroniques, télévisions, etc…) (Figure I.9). Ces déchets ont une empreinte écologique très
élevée en raison des importantes quantités de ressources en eau, métaux, et énergies
mobilisées par la conception, la fabrication, le transport, l'utilisation et le recyclage des
composants et objets électriques et électroniques [21].

Figure I.9 : Déchets informatiques [22, 23]

Page 13
Chapitre I : Recherche bibliographique

I.6.1. Classement de déchets d'équipement électrique et électronique (DEEE ou


D3E) :
Les déchets d'équipement électrique et électronique sont classés en différentes
catégories selon leurs types [6], on trouve :
 Catégorie 1 : Gros appareils ménagers froid et hors froid (GEM),
 Catégorie 2 : petits appareils ménagers (PAM),
 Catégorie 3 : Equipements Informatiques et de télécommunications comme les
écrans, ordinateurs, imprimantes, téléphones,..etc
 Catégorie 4 : Matériel grand public comme les télévisions, vidéoprojecteurs,
webcam,..etc
 Catégorie 5 : Matériel d’éclairage,
 Catégorie 6 : Outils électriques et électronique,
 Catégorie 7 : Jouets, équipements de loisir et de sports
 Catégorie 8 : Dispositifs médicaux,
 Catégorie 9 : Instruments de surveillance et de contrôle,
 Catégorie 10 : Distributeurs automatiques,
 Catégorie 11 : Panneaux photovoltaïques.

I.6.2. Impact des déchets d'équipement électrique et électronique sur


l’environnement :
Le stockage des déchets pollue les sols, les sous-sols, l’air et l’eau (nappe phréatique,
cours d’eau) et rend impropre à la consommation les aliments issus de la chaine alimentaire
(lait, produits issus de l’agriculture…). L’atteinte à l’environnement s’avère nocive lors des
phases de démantèlement, de récupération et d’élimination finale des matériaux dangereux car
les substances toxiques sont directement déchargées dans les sols. Le brûlage des fils
électriques contribue à polluer l’air ambiant et à former des amas de cendres polluants. Les
combustibles (pneus, mousse isolante) toxiques polluent les sites d’incinération par le rejet de
substances qui appauvrissent la couche d’ozone et qui contribuent à produire des gaz à effet
de serre dans l’atmosphère. Les matériaux qui ne sont pas utiles sont enfouis sous terre ou
abandonnés ce qui contribue à polluer l’environnement [24].
I.6.3. Métaux lourds dans les déchets d'équipement électrique et électronique
Le plomb incorporé au verre du tube à rayons cathodiques protège l’utilisateur des
radiations. La quantité de plomb varie entre 0,4 et 3 kg pour un écran, selon la taille et l’année

Page 14
Chapitre I : Recherche bibliographique

de fabrication, la moyenne classique étant de 1,36 kg17. Les écrans plats ne renferment pas de
plomb et consomment 33 % moins d’énergie qu’un écran cathodique de même surface
d’affichage. Par contre, chaque écran plat renferme entre 0,12 mg et 5 mg de mercure servant
au rétroéclairage, de même que de l’arsenic utilisé pour prévenir la formation de défauts
(bulles d’oxygène) pendant la production du verre. Du côté des téléphones cellulaires, ce sont
davantage l’arsenic, le cadmium, le plomb et les retardateurs de flammes présents dans le
plastique de l’appareil qui représentent un danger (Figure I.10).

Figure I.10: Ecrans [25]


Les cartes de circuits imprimés, ces plaquettes multicolores et en relief où se trouvent
les circuits de l’ordinateur, contiennent divers métaux lourds, dont le mercure, le cadmium et
une légère quantité de plomb. Les concentrations de plomb sont cependant beaucoup moins
élevées que dans les tubes à rayons cathodiques. Les cartes électroniques assurent
l’intelligence de l’équipement. Elles sont constituées de plaques formées d’un assemblage de
cuivre, de résine époxy (un plastique thermodurcissable) et de fibre de verre, sur lesquels les
composants électroniques sont soudés. La soudure est composée d’un mélange d’étain et de
plomb. Dans les appareils les plus modernes, de la soudure sans plomb est utilisée pour des
considérations environnementales [26].
La coque plastique protège l’équipement. Les plastiques utilisés sont de diverse
nature. On retrouve en particulier de l’acrylonitrile butadiène styrène (ABS) et du
polychlorure de vinyle (PVC). Des produits chimiques sont incorporés aux plastiques pour
améliorer leur performance, en particulier des retardateurs de flammes (ignifuges bromés).
Les batteries rechargeables plusieurs technologies se sont succédé au cours des
dernières années : les batteries nickel-cadmium, nickel-hydrure métallique, Lithium-ion et
Lithium polymère. Comme leur nom l’indique, elles contiennent plusieurs éléments
chimiques précieux comme le nickel, le cadmium ou le lithium [26].

Page 15
Chapitre I : Recherche bibliographique

I.7. Traitement des déchets solides


A l’étranger, les sociétés profit et consomme de plus en plus de déchets d’équipements
électriques et électroniques. Au bureau, les ordinateurs, imprimantes, téléphones, câbles et
écrans se multiplient. Leurs déchets sont polluants et toxiques, sauf s’ils sont recyclés. Le
recyclage des D3E est donc nécessaire et surtout aujourd’hui obligatoire [27].
Le traitement des DEEEI consiste en un ensemble d’opérations englobant [22] :
 La dépollution,
 Le démontage,
 Le broyage,
 La valorisation ou préparation à l'élimination ou autre opération effectuée en
vue de la valorisation ou de l'élimination.

La récupération, recyclage et valorisation des DEEE passe par plusieurs étapes :


 Le recyclage peut être défini comme le retraitement, dans un processus de production,
des déchets aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins, à l’exclusion de la
récupération d’énergie [27]. Il se met progressivement en plus en place, par la
réutilisation des outils ou du matériel par des structures de plus en plus organisées. La
manière de collecter ces déchets varie d'une personne à une autre et d’une société à
une autre, elle se fait par collecte des emballages en mélange ou non, en porte-à-porte
ou sur des points d'apport volontaire. Suivant ce mode de collecte et suivant les
matériaux, ceux-ci seront soit orientés directement vers la filière de recyclage
(exemple : les cartouches d’encre sont généralement collectées seules par des
collecteurs spécifiques et ensuite directement livrées à la filière de recyclage à
l’intérieur du pays ou par des intermédiaires qui les acheminent vers les pays voisins.
Ceux qui reçoivent des conteneurs d’équipements électroniques et informatiques en
provenance des pays développés les reconditionnent avant de les mettre sur le marché
local. Les déchets déposés dans la poubelle font l'objet d'un tri par des récupérateurs
avant d'être menés à l'incinération ou en dépôt de transit, sauf quelques très rares cas.
Quant aux équipements électroniques et informatiques, le recyclage se fait par les
recycleurs qui font la réutilisation des pièces (carte mère, disque dur, lecteur CD, port
USB, carte mémoire, écran, processeur,…) pour réparer un appareil en panne ou pour
améliorer la performance.
 La collecte des DEEE doit être compatible avec le mode de traitement et de
valorisation. Sans collecte sélective, la valorisation matière est impossible. Par

Page 16
Chapitre I : Recherche bibliographique

ailleurs, la collecte sélective en vrac ne permet pas le réemploi des appareils entiers ou
de certains de leurs composants. Il est donc indispensable d'organiser la collecte en
fonction du type de traitement qui sera opéré sur les produits, qui pourrait rassembler
tous les DEEE dans une plateforme de collecte ou une décharge finale construite dans
le respect de toutes les normes de sécurité et d’environnement. La première étape de la
collecte consiste à rassembler le matériel obsolète au niveau de chaque producteur. Ce
dernier devra faire l’inventaire du stock dont il dispose et le garder séparément des
autres déchets. Cette phase peut être appelée pré-collecte et doit être entreprise à
l’échelle individuelle. Les utilisateurs professionnels qui produisent en masse des
DEEE peuvent abriter des points de collecte, tandis que les ménages peuvent, après la
pré-collecte, transmettre leurs DEEE aux distributeurs, aux réparateurs/recycleurs ou
même les mettre dans des poubelles installées à cet effet.
 La valorisation est une opération visant à éviter l’élimination définitive des déchets, y
compris la réutilisation, opération pour laquelle des DEEI ou leurs composants, sont
utilisés pour le même usage que celui pour lequel ils ont été conçus [27]. Il s’agit
d’une activité dont l’intérêt économique et environnemental n’est pas négligeable.
Devant la raréfaction des ressources naturelles de matières premières, la réutilisation
des matériaux servant de « matières premières secondaires » est moins chère pour les
fabricants. De plus, elle s’avère moins polluante en réduisant le recours à l’extraction
minière des matières premières. C’est le cas des terres rares qui sont utilisées par le
japon à travers la récupération dans les DEEE pour éviter la pression économique
(embargo et quotas) de la chine qui détient les 95% des exportations mondiales quand
on sait qu’elle possède les 37% de la réserve mondiale [28]. Par ailleurs, la
récupération des matériaux précieux par les entreprises s’avère plus efficace.
Cependant, la rentabilité de cette filière de valorisation des DEEE reste dépendante
des cours boursiers des matières premières. Les procédés de traitement doivent être
optimisés de telle sorte que la matière recyclée soit moins coûteuse que la matière
première. Les autres difficultés concernent la problématique de l’approvisionnement
en DEEE, de la gestion de leur flux et de leur répartition. De plus, elles doivent
s’adapter en fonction de l’évolution technologique constante des appareils. Les
procédés de traitement d’un écran plat n’est pas le même que celui des écrans
cathodiques [29].

Page 17
Chapitre I : Recherche bibliographique

I.8. Cadre juridique sur la valorisation et le recyclage des déchets solides en


Algérie
La gestion se définit comme étant l’action ou la manière de gérer, d’administrer, de
diriger, d’organiser quelque chose. C’est une définition plus générale et par conséquent peu
précise lorsqu’on parle de la gestion des déchets. La règlementation algérienne « loi 01-19 du
12 décembre 2001 » définit la gestion des déchets comme « Toute opération relative à la
collecte, au tri, au transport, au stockage, à la valorisation et à l’élimination des déchets, y
compris le contrôle de ces opérations », Avec la croissance démographique et celle de la
consommation, l’Algérie connaît une augmentation remarquable des déchets, dont la quantité
estimée des déchets solides générés annuellement est près de 13 millions de tonnes, et plus de
la moitié de cette quantité est constitués de déchets ménagers et assimilés. La loi n°01-19, a
apporté une nouvelle dynamique qui repose sur le principe de hiérarchisation ; c’est-à-dire la
prévention par la réduction des déchets à la source, le développement de la réutilisation et du
recyclage, la responsabilité des producteurs, la réduction de l’incinération et de
l’enfouissement. L’objectif, aujourd’hui, est d’améliorer les performances des consignes de
tri, de développer des filières de recyclage et de valorisation. La prévention est donc la
première priorité de la politique nationale des déchets. En effet, durant cette année une
attention particulière est accordée à la collecte sélective à travers la mise en place de
déchetteries et de centres de tri déjà opérationnels qui permettront à cette industrie de
récupération et de valorisation des déchets de se mettre en place progressivement à l'échelle
nationale.
La lois oblige de se défaire ou de l’éliminer tout résidu d’un processus de production,
de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou, plus généralement,
tout objet, bien meuble dont le détenteur se défait, projette de se défaire, ou dont. La présente
loi classe ces déchets par catégorie [31] :
 Déchets ménagers et assimilés : tous déchets issus des ménages ainsi que les déchets
similaires provenant des activités industrielles, commerciales, artisanales, et autres
qui, par leur nature et leur composition sont assimilables aux déchets ménagers.
 Déchets encombrants : tous déchets issus des ménages qui en raison de leur caractère
volumineux ne peuvent être collectés dans les mêmes conditions que les déchets
ménagers et assimilés.
 Déchets spéciaux : tous déchets issus des activités industrielles, agricoles, de soins, de
services et toutes autres activités qui en raison de leur nature et de la composition des

Page 18
Chapitre I : Recherche bibliographique

matières qu’ils contiennent ne peuvent être collectés, transportés et traités dans les
mêmes conditions que les déchets ménagers et assimilés et les déchets inertes.
 Déchets spéciaux dangereux : tous déchets spéciaux qui par leurs constituants ou par
les caractéristiques des matières nocives qu’ils contiennent sont susceptibles de nuire à
la santé publique et/ou à l’environnement.
 Déchets d’activité de soins : tous déchets issus des activités de diagnostic, de suivi et
de traitement préventif ou curatif, dans les domaines de la médecine humaine et
vétérinaire.
 Déchets inertes : tous déchets provenant notamment de l’exploitation des carrières, des
mines, des travaux de démolition, de construction ou de rénovation, qui ne subis- sent
aucune modification physique, chimique ou biologique lors de leur mise en décharge,
et qui ne sont pas contaminés par des substances dangereuses ou autres éléments
générateurs de nuisances, susceptibles de nuire à la santé et /ou à l’environnement.

Pour la gestion des déchets cette loi exige que toute opération relative à la collecte, au
tri, au transport, au stockage, à la valorisation et à l’élimination des déchets, y compris le
contrôle de ces opérations doit être effectuée par [31] :
 Collecte des déchets : le ramassage et/ou le regroupement des déchets en vue de leur
transfert vers un lieu de traitement.
 Tri des déchets : toutes les opérations de séparation des déchets selon leur nature en
vue de leur traitement.
 Traitement écologiquement rationnel des déchets : toute mesure pratique permettant
d’assurer que les déchets sont valorisés, stockés et éliminés d’une manière garantissant
la protection de la santé publique et /ou de l’environnement contre les effets nuisibles
que peuvent avoir ces déchets.
 Valorisation des déchets : toutes les opérations de réutilisation, de recyclage ou de
compostage des déchets.
 Elimination des déchets : toutes les opérations de traitement thermique, physico-
chimique et biologique, de mise en décharge, d’enfouissement, d’immersion et de
stockage des déchets, ainsi que toutes autres opérations ne débouchant pas sur une
possibilité de valorisation ou autre utilisation du déchet.
 Immersion des déchets : tout rejet de déchets dans le milieu aquatique.
 Enfouissement des déchets : tout stockage des déchets en sous-sol.

Page 19
Chapitre I : Recherche bibliographique

 Installation de traitement des déchets : toute installation de valorisation, de stockage,


de transport et d’élimination des déchets.
 Mouvement des déchets : toute opération de transport, de transit, d’importation et
d’exportation des déchets

I.9. Propriétés des éléments (indium et étain) :


1.9.a. Chimie de l’indium
L’indium est un métal de couleur gris-blanc argenté qui est souvent associé à des
matériaux contenant du zinc, tels que des solutions solides dans la sphalérite (sulfure de zinc)
et la marmatite [32]. Il s’agit donc d’un sous-produit important des opérations d’extraction du
zinc métallique [33]. La chimie de ce métal est similaire à celle de l’aluminium et du gallium.
L’indium est doté d’une température de fusion basse (156,6°C) et une température
d’ébullition assez élevée (2 080°C). Sa forme la plus utilisée est l’ITO (Indium Tin Oxide)
(90% indium et 10% étain). En termes de santé, l’indium ne représente pas un danger pour
l’homme [34]. L’indium est un métal appartenant à la famille des métaux pauvres [35].
L’utilisation majeure de ce métal (80%) est dans la fabrication d’appareils électroniques, plus
précisément dans les écrans LCD. En effet, ce métal permet d'allier facilement transparence et
conductivité, propriétés nécessaires dans la couche conductrice des écrans (couche
transparente conductrice se trouvant dans le verre LCD [36].
Le diagramme présenté sur la Figure I.11 renseigne sur la stabilité des différents
composés de l’indium. On remarque que l’In(II) n’est pas représenté. En effet, l’ion In2+ est
très instable même sous forme complexée. L’oxyde InO est également très réactif en présence
d’eau. L’ion In3+ est l’espèce dissoute la plus stable en solution aqueuse. L’ion In+ est en effet
beaucoup moins stable que l’ion In3+, et se dismute pour former In3+ et In0. On peut toutefois
l’obtenir en faible concentration par oxydation d’une anode d’indium métallique en milieu
acide perchlorique, mais sa stabilité est faible car il est rapidement oxydé par l’oxygène et les
ions H+ et peut également se dismuter. En milieu aqueux l’indium est un métal non noble, son
domaine de stabilité étant entièrement situé au-dessous de celui de l’eau.

Page 20
Chapitre I : Recherche bibliographique

Figure I. 11 : Diagramme de Pourbaix de l’indium

En présence de solutions nettement acides ou nettement alcalines, l’indium se dissout


avec dégagement d’hydrogène. Cette dissolution est accélérée par la présence d’agents
oxydants. En solution non complexante, pour un pH compris entre environ 3 et 5 et 11 à 15,
l’indium se couvre d’un film d’oxyde d’indium protecteur In2O3 (passivation). C’est ce qui
explique l’utilisation de l’indium pour augmenter la résistance à la corrosion de certains
matériaux. La forme anhydre de l’oxyde In2O3 étant plus stable que sa forme hydratée, il est
le seul à apparaître sur le diagramme indium-eau. L’oxyde d’indium est amphotère et peut
être dissous en présence d’un excès de soude. Toutefois, cet oxyde est peu stable en solution
alcaline et on peut observer sa re-précipitation après un certain temps. L’oxyde In2O n’est pas
représenté car les données thermodynamiques correspondantes sont inexistantes. Selon ce
diagramme, une forte action réductrice pourrait corroder l’indium avec formation d’un
hydrure volatil InH, vraisemblablement instable. L’hydrure InH3, très instable, n’est pas
considéré dans le diagramme de Pourbaix.

Page 21
Chapitre I : Recherche bibliographique

I.9.b. Chimie de l’étain (Sn)


L’étain, métal phare de l’âge du bronze, est l’élément chimique de symbole Sn (du latin
Stannum). Métal tendre, ductile, malléable, qui « pousse un cri » au pliage, il se laisse
aisément laminer en feuilles (papier d’étain). L’étamage de tôles fines par immersion ou voie
électrolytique constitue une protection anti-corrosion des boîtes de conserve alimentaires.
C’est le métal dont la fusion est la plus aisée : température de fusion égale à 232 °C. Ceci a
permis de préparer des alliages cuivre - étain connus sous le nom de bronzes, dont certaines
propriétés sont meilleures que celles du cuivre. Il est utilisé aussi dans la fabrication du verre
plat.

Figure I.12: Diagramme de Pourbaix de l’étain

Le diagramme potentiel-pH simplifié de l’étain est représenté sur la figure I.12. Les
espèces prises en compte sont Sn, SnO2, HSnO–, SnO2–, Sn2+ et Sn4+. On observe que l’oxyde
d’étain SnO2 se forme à un pH compris entre 0 jusqu’à 12.

Page 22
Chapitre II : Techniques d’analyse

II. Techniques d’analyse :


II.1. Voltampérométrie cyclique :
La voltampérométrie cyclique est une méthode rapide et facile à utiliser, qui permet
d’obtenir rapidement des informations cinétiques concernant le système étudié. On peut ainsi
distinguer des systèmes réversible ou irréversible, ou on peut différencier si le système est
contrôlé par diffusion ou par adsorption. Dans le cas d’un contrôle par diffusion, une réaction
de transfert de charge est caractérisée par l’apparition d’un pic de courant dont l’intensité
maximale Ip varie selon la racine carrée de la vitesse de balayage. Une réaction rédox
impliquant des espèces adsorbées à la surface donne également lieu à l’apparition d’un pic de
courant, dont l’intensité maximale Ip varie linéairement avec la vitesse de balayage [37]. Le
dispositif nécessite trois électrodes (Figure II.1):
 une électrode de référence à calomel saturée (ECS),
 une électrode auxiliaire (plaque de platine)
 une électrode de travail (carbone vitreux ou disque de platine)

Figure II.1 : Cellule électrochimique

Les tests électrochimiques ont été effectués en utilisant le dispositif indiqué dans la
figure (II.2), et consiste en une cellule électrochimique à trois électrodes connectée à un
potentiostat/galvanostat de type SP200 (BioLogic) assisté par ordinateur. Le choix de la
méthode, le traitement des données et le tracé des courbes sont effectuées à l’aide d’un
logiciel le EcLab.
23
Chapitre II : Techniques d’analyse

Figure II.2. : Potensiostat /galvanostat

Le principe dela voltammétrie cyclique consiste à appliquer un balayage de potentiel


de E1 à E2 suivi d’un balayage retour vers le potentiel initial E1 à vitesse v constante afin de
décrire un cycle de potentiel (E2 est le potentiel d’inversion). C’est un balayage triangulaire du
potentiel en fonction du temps qui est caractérisée par la vitesse de balayage v = dE/dt.
Cette technique consiste à mesurer le courant d’une électrode de travail en
fonction d’une différence de potentiel variable imposée entre cette électrode et une électrode
de référence. Ce potentiel varie de façon linéaire entre deux valeurs limites E1 (potentiel
initial) et E2 (potentiel final), choisies par l'expérimentateur.
Avec une vitesse de balayage v , nous avons dans le cas de l’oxydation, E(t) = E1+v t
(balayage aller) et E(t) = E2 - v t (balayage retour) ; le potentiel étant balayé dans le sens
inverse pour la réduction [3].
Le principe général de la voltampérometrie cyclique est l’obtention d’une
réponse (le courant) à l’excitation (le potentiel) responsable de la réaction
électrochimique désirée. Cette opération est réalisée en effectuant une exploration et
variation progressive du potentiel d’électrode (balayage de potentiel). Les principales
grandeurs caractéristiques d’un voltampérogramme sont données sur la figure II. 3.

24
Chapitre II : Techniques d’analyse

Figure II.3. : Voltampérogramme cyclique entre Ei et Eλd’un système rapide.


ipa: densité de courant du pic anodique ;
ipc: densité de courant du pic cathodique ;
Epa: potentiel d’oxydationdu pic anodique ;
Epc: potentiel de réduction du pic cathodique.
Ep/2: potentiel à mi-hauteur du pic cathodique

II.2. Voltampérométrie à ondes carrées :


La voltampérométrie à onde carrée (SWV : square wave voltammetry) est une variante
de la technique de voltammétrie différentielle où la durée de l’impulsion est égale à la moitié
de la durée du palier de potentiel. Cependant, il est plus aisé de la considérer comme étant la
surimposition d’une onde carrée à la rampe de potentiel, d’où son nom. Dans ce cas,
chaque palier est constitué d’une impulsion de potentiel dans le même sens que le
sens de balayage suivi d’une impulsion de même amplitude mais dans le sens inverse au
sens de balayage. La différence de courant reportée sur la courbe intensité-potentiel est
alors I ( idir– iinv avec idir) le courant mesuré sur l’impulsion dans le même sens que le
balayage (dir pour direct) et i inv le courant mesuré sur l’impulsion dans le sens opposé (inv
pour inverse). La Figure 5 présente la séquence de balayage de potentiel utilisée en SWV
ainsi qu’un exemple type de voltampérogramme obtenu.

25
Chapitre II : Techniques d’analyse

Figure II.4 : Séquence de balayage de potentiel utilisée en SWV (gauche) et exemple


de courbe courant-potentiel obtenue (droite).

II.3. Spectroscopie infrarouge :

Le principe de la spectroscopie IR à transformée de Fourier est une technique


fréquemment utilisée pour l’analyse de la matière organique. Elle repose sur l’interaction
entre des ondes lumineuses et les vibrations des atomes des molécules. Lorsqu’un spectre
polychromatique interagit avec un solide ou avec des molécules, on observe une absorption à
certaine fréquence propre au solide ou à la molécule. Cette absorption, traduite sous forme de
pics, correspond à des fréquences de vibrations. Chaque mode de vibration est caractérisé par
une énergie particulière.

Figure II.4 : Spectrophotomètre infrarouge à transformée Fourrier

Cette technique permet d’analyser la matière à l’état gazeux, liquide ou solide. On


observe principalement des bandes en rapport avec deux modes de vibrations :
26
Chapitre II : Techniques d’analyse

- Vibration d’élongation, c’est l’oscillation de deux atomes liés dans l’axe de leur

produisant une variation périodique de leur distance

- Vibration de déformation, c’est l’oscillation de deux atomes liés à un troisième,

produisant une variation périodique de l’angle de deux liaisons.


Dans notre étude nous utiliserons un spectrophotomètre à transformée de Fourier
(Shimadzu FTIR IR-Affinity-) (figure II. 4). Le spectre infrarouge d’inhibiteur sera enregistré
dans le domaine de nombre d’onde de 500-4000cm-1.

II.4. Spectroscopie UV-visible :


La spectroscopie UV-vis fait intervenir dans sa gamme les transitions entre les états
d’énergie électronique .les molécules d’un groupe peuvent occupées plusieurs niveaux
vibrationnels, qui ne sont par de faible variations énergétiques, un tel groupe de molécules
subit la même transition électronique il se produit des variations simultanées d’état
vibrationnel et rotationnel entrainant des absorptions énergétiques des diverses produisant une
raie spectrale, l’ensemble de es raies donne naissance à une bande d’absorption.
Un spectre UV-vis est obtenu en faisant traverser à un échantillon un rayonnement
continu en fréquence. ce spectre provient de l’absorption des rayons UV par la méthode qui
provoque le transfert d’électrons des orbitales de basse énergie à des orbitales plus élevés, elle
peut subir une transition électronique au cours de laquelle un électron est excité monte de
l’orbitale de plus haut énergie, grâce au quanta énergétique absorbé.il est essentiel
naturellement que la fréquence ν de la radiation absorbée correspondante à la différence
énergétique ΔE=h ν entre les deux orbitales concernée ou h est la constante de plank (h=6,62
10-34j.s). L’énergie absorbée dépend de la longueur d’onde de l’échantillon et de l’épaisseur
traversée par la lumière. La relation reliant l’intensité du rayonnement utilisé, le rayonnement
transmise l’épaisseur de la couche du milieu homogène et a concentration de la substance
absorbante s’exprime par la loi de BEER-LAMBERT (1):
I = I0 exp (-ε.l.c) (1)

I : intensité de la lumière transmise (I toujours inferieure à I0)

I0 : intensité de la lumière incidente

C : concentration molaire de la solution en mol/dm3

ε : coefficient molaire d’absorption

27
Chapitre II : Techniques d’analyse

L : épaisseur de la cellule
À partir de cette loi, deux grandeurs caractéristiques l’intensité de
l’absorption :
La transmittance (2):
T=I/I0 (exprimée en pourcentage)(2)
L’absorbance (3):
A=log (I0/I) = ε.L.C (3)

Un spectrophotomètre utilise dans cette étude est un UV 1700 (Shimadzu) qui


est constitué de la réunion de trois partie distinctes : source, le système dispersif (figure 6)

Figure 6 : Schéma d’un spectrophotomètre et spectrophotométre UV-visible (UV 1700)

La source lumineuse est constituée par une lampe à décharge au deutérium


utilisée dans le domaine de longueurs d’onde inferieures à 350nm et, pour la partie visible de
spectre, par une lampe à filament de tungstène. Le monochromateur est l'élément de base est
un prisme, un réseau ou un filtre coloré. Le rôle du monochromateur est d'isoler le
rayonnement sur lequel on fait la mesure. Il est composé principalement d'un système
dispersif, d'une fente d'entrée et d'une fente de sortie. La cuve contient soit l'échantillon soit la
référence. La longueur de la cuve est définie (1, 2, 4 ou 5cm de trajet optique). Elle doit être
transparente aux radiations d'étude. Par exemple en UV, les cuves sont en quartz, elles ne
peuvent être ni en verre ni en plastique. Le détecteur est composé par une photodiode (semi-
conducteur), une barrette de diodes ou un photomultiplicateur .Le domaine spectrale de l’UV-
visible est largement exploité en analyse quantitatives. Les mesures reposant sur la loi de
BEER-LAMBERT qui relie, moyennant certaines conditions, l’absorption de la lumière par un
composé à sa concentration [39].

28
III.1. Extraction de l’indium et de l’étain à partir d’un écran LED:
Dans le cadre de ce travail, un seul écran LED d’un ordinateur portable (Dell) est utilisé
pour obtenir un échantillon, les caractéristiques de l’écran (20,6 cm x 36 cm) possède une
résistivité dans l’ordre de 0,9 10-4 Ω.cm), le poids total de l’écran est 500 g. Les écrans LED
sont dotés d'un système de rétroéclairage composé de diodes électroluminescentes (LED) à
l'arrière de la dalle.

Figure III.1. Plaques de l’écran LED

Après démantèlement (Figure III.1), les différentes composantes des écrans LED sont
deux plaques écrans noir conducteurs électriques, deux films en plastique isolants, verre. Le
sous-échantillon pour les expériences de lixiviation a été composé de la partie des petits
morceaux des deux écrans noirs.
L’extraction de l’indium et de l’étain a été effectuée dans un bain ultrasons (Figure
III.2), nous avons utilisé une solution de digestion d’acide sulfurique de concentration 6M
pendant 2 heures.

FigureIII.2. : Extraction de l’indium et de l’étain dans un bain ultrasons.

Page 29
Après la digestion sous ultrasons, nous avons récupéré la solution et nous avons ajouté
de l’ammoniaque (NH4OH) et de la soude (NaOH) jusqu’au pH = 9, afin de faire réduire les
cations In2+ et Sn2+ en hydroxyde. La matière en suspension a été récupérée par la méthode de
centrifugation, ensuite, la poudre récupérée a été calcinée à 300°C pendant 1 h, enfin, nous
avons obtenu un mélange d’une poudre d’oxyde d’indium et d’oxyde d’étain (In2O3/SnO2)
d’une masse de 0,33 g (Figure III.3). On doit savoir qu’au niveau du marché mondial, le prix
de la poudre d’ITO est estimée jusqu’à 5 $US/g, ce qui nous donne une valeur de 1,65 $US
prix de la masse obtenue, pour étudier la pureté et l’homogénéité, il reste à faire une
caractérisation complète de cette poudre.

Figure III.3 : Quantité d’oxyde d’indium et d’oxyde d’étain (In2O3/SnO2) récupérée (0,33 g).

III.2. Caractérisation par spectroscopie infrarouge :


Nous avons utilisé la spectroscopie infrarouge pour identifier les groupements
fonctionnels majeurs ainsi que certaines bandes caractéristiques. Le spectre infrarouge du
colorant synthétisé a été réalisé à l’aide d’un spectrophotomètre à transformée de Fourier sous
la forme d’une pastille de KBr. Il a été enregistré en transmittance dans la zone de fréquence
comprise entre 4000 à 400 cm-1.
La figure III.4 montre le spectre FTIR de la poudre récupérée, d’après ce spectre nous
pouvons relever l’existence de plusieurs groupements fonctionnels de matériau récupéré
In2O3/SnO2, en se basant sur les absorptions des liaisons moléculaires en tant qu’énergie de
vibration type élongation ou déformation, les attributions des différentes bandes de
transmittance sont indiquées dans le tableau III.1 [38-40].

Page 30
Figure III.4 : Spectre infrarouge de la poudre récupéré In2O3/SnO2
.
Tableau III.1 : Différentes bandes de transmittance.
Position de la bande de Attributions
transmittance (cm-1)
3207 Vibration d’élongation de la liason ν –OH
2367-2261 KBr hydraté (molécules de H2O)
1645 et 1436 Vibrations de déformation dans le plan de la liaison O–H combinées
dans les structures des oxydes In2O3/SnO2.
1066 Vibration de déformation de la liaison OH hors du plan combinée à
l'atome d’oxygène lié au métal In ou Sn dans la structure des oxydes
In2O3/SnO2
975 et 837 Vibrations d’élongation de la liaison Sn–OH
679 Vibrations d’élongation de la liaison Sn–O
608 et 478 Vibrations d’élongation de la liaison In–O

III.3. Analyse morphologique par MEB couplée avec EDX :


Page 31
L’imagerie électronique permet la mise en évidence de nombreuses caractéristiques
telles que la morphologie, l’état de surface, les différences de compositions chimiques et de
nombreux autres détails microscopiques. La figure III.5 montre les images MEB de la poudre
récupéré In2O3/SnO2 avec différentes agrandissement (x 500 et x 1000). Il est à noter que la
topographie de la poudre est composée par des grains de différentes tailles qui varie de 10 µm
jusqu’à 100 nm et qui sont distribués uniformément.

Figure III.5 : Images MEB de la poudre récupéré In2O3/SnO2

Page 32
En parallèle des images MEB, nous avons réalisé des analyses semi-quantitatives par
EDX pour la détermination de la composition chimique de la poudre récupéré (In2O3/SnO2).

Figure III.6 : Spectres EDX de la poudre récupéré In2O3/SnO2

Page 33
La figure III.6 des spectres de dispersion en énergie (EDX) montre clairement la
présence des éléments chimiques In, Sn, O avec une concentration massique atomique de 10,2
% en indium et 3,71 % en étain. Les pics observés au niveau des énergies 1,04 et 2,3 keV sont
attribués aux atomes Na et S (voir l’annexe).

III.2. Analyse de la poudre la poudre d’oxyde d’indium/oxyde d’étain récupérée par les
méthodes électrochimiques :
III.2.a. Caractérisation par voltampérométrie cyclique :
La figure III.7 montre l’enregistrement des voltampéromgrammes cycliques relatifs à
une solution d’électrolyte support de pH = 10 contenant H3BO3 (1M) + NaOH (1M) en
présence et en absence de 200 mg/l de la poudre récupérée (In2O3/SnO2), les
voltampéromgrammes cycliques sont enregistrées sur une gamme de potentiel comprise entre
-0,4 et 0,3 V/ ECS à v = 50 mV/s.

Figure III.7 : Voltampérogrammes cycliques relatifs à une solution de


H3BO3/NaOH en absence (1) et en présence (2) de 200 mg/l de la poudre récupérée
(In2O3/SnO2).

Page 34
On observe lors de balayage de potentiel négatif, un large pic cathodique qui apparaît à
entre 0 et -0,4 V/ECS, ce pic est attribué aux réactions de réduction des espèces In2+ et Sn2+ en
In et Sn. Les travaux de Vasanth Raj Vasanth et col. [40] sur la caractérisation de l’oxyde
d’étain par voltampérométrie cyclique montre un pic similaire à celui obtenu dans notre
travail.

III.2.b. Caractérisation par voltampérométrie à ondes carrées :

La figure III.8 montre l’enregistrement des courbes de voltampérométrie à ondes carrées


du coté cathodique relatives à une solution d’électrolyte support de pH = 10 contenant H3BO3
(1M) + NaOH (1M) en présence de 200 mg/l de la poudre récupérée (In2O3/SnO2), les
courbes sont enregistrées sur une gamme de potentiel comprise entre 0,6 et -0,4 V/ ECS.

Figure III.8 : Courbes de voltampérométrie à ondes carrées relatifs à une solution de


H3BO3/NaOH (1M) pH =10, en présence de 200 mg/l de la poudre récupérée
(In2O3/SnO2).

Page 35
On remarque lors de balayage cathodique, l’apparition de deux pics cathodiques, un
épaulement au voisinage 0,318 V/ECS qui est dû à la réduction des cations In2+, un deuxièmes
large pic cathodique qui apparaît à -0,265 V/ECS, ce pic est attribué aux réactions de
réduction des espèces Sn2+.
La figure III.9 montre l’enregistrement des courbes de voltampérométrie à ondes carrées
du coté anodique relatives à une solution d’électrolyte support de pH = 10 contenant H3BO3
(1M) + NaOH (1M) en absence (1) et en présence (2) de 200 mg/l de la poudre récupérée
(In2O3/SnO2), les courbes sont enregistrées sur une gamme de potentiel comprise entre -1,7 et
+1,7 V/ ECS.

Figure III.9 : Courbes de voltampérométrie à ondes carrées relatifs à une solution de


H3BO3/NaOH (1M) pH =10, en absence (1) et en présence (2) de 200 mg/l de la poudre
récupérée (In2O3/SnO2).

On remarque lors de balayage anodique, l’apparition de trois pics anodiques, un


épaulement au voisinage + 0,282 V/ECS qui est dû à l’oxydation des espèces réduites de
l’étain, un deuxièmes épaulement anodique qui apparaît à -0,921 V/ECS, ce pic est attribué à

Page 36
la réaction d’oxydation des espèces réduites d’indium, le troisième épaulement à 1,499
V/ECS est dû à l’oxydation de l’indium en oxyde d’indium.
La figure III.10 montre l’enregistrement des courbes de voltampérométrie à ondes
carrées du coté anodique relatives à une solution d’électrolyte support de pH = 7 contenant
H3BO3 (1M) + NaOH (1M) en absence (1) et en présence (2) de 200 mg/l de la poudre
récupérée (In2O3/SnO2), aussi nous avons analysé une solution référence de SnCl2 (10 g/l).
Toutes les courbes sont enregistrées sur une gamme de potentiel comprise entre -1,7 et +1,7
V/ECS.

Figure III.10 : Courbes de voltampérométrie à ondes carrées relatifs à une solution de


H3BO3/NaOH (1M) pH = 7, en absence (1) et en présence (2) de 200 mg/l de la poudre
récupérée (In2O3/SnO2), solution de 10g/l de SnCl2 (3).

On observe lors de balayage anodique, l’apparition de trois pics anodiques, un


épaulement au voisinage - 0,902 V/ECS qui est dû à l’oxydation des espèces réduites de
l’étain, un deuxièmes pic anodique qui apparaît à +0,244 V/ECS, ce pic est attribué à la

Page 37
réaction d’oxydation des espèces réduites d’indium. La solution référence de SnCl 2 montre
des pics d’oxydation à -0,74 ; -0,616 et - 0,332 V/ECS.

III.2.2. Spectroscopie UV-visible :

Pour confirmer la présence des cations métalliques, nous avons utilisé un ligand
complexant, dithizone (Figure III.11), d’après la bibliographie [41] le dithiozone dissout dans
le méthanol montre trois bandes d’absorption 320, 432 et 592 nm.

Figure III.11 : Dithizone.

La figue III.12 montre l’évolution des spectres UV-visibles des solutions (pH =7):
 Dithizone (20 ppm) éthanol /H3BO3/NaOH (1M) pH = 7
 Dithizone (20 ppm) éthanol /H3BO3/NaOH (1M) pH = 7 en présence de 200 mg/l de la
poudre récupérée (In2O3/SnO2).

On observe clairement trois bandes d’absorbance située à 965, 468 et 272 nm


caractérisant la molécule de dithizone.
Après l’ajout de la poudre récupérée (In2O3/SnO2), on observe clairement le
déplacement de la bande vers les faibles longueurs d’ondes (effet hypsochrome) de 272 nm
vers 268 nm, ceci est dû à la complexation du ligand avec les éléments In2+ et Sn2+.

Page 38
Figure III.12: Spectre UV-visible de la solution dithizon /H3BO3, NaOH (pH = 7) en
absence (A) et en présence (B) de la poudre oxyde d’indium/oxyde d’étain récupérée.

Page 39
Figure III.13: Spectre UV-visible de la solution dithizon /H3BO3, NaOH (pH = 10) en
absence (A) et en présence (B) de la poudre oxyde d’indium/oxyde d’étain récupérée.

La figue III.13 montre l’évolution des spectres UV-visibles des solutions (pH =10):
 Dithizone (20 ppm) éthanol /H3BO3/NaOH (1M) pH = 10
 Dithizone (20 ppm) éthanol /H3BO3/NaOH (1M) pH = 10 en présence de 200 mg/l de
la poudre récupérée (In2O3/SnO2).

Page 40
On observe clairement trois bandes d’absorbance située à 965, 468 et 272 nm
caractérisant la molécule de dithizone.
Après l’ajout de la poudre récupérée (In2O3/SnO2), on observe clairement le
déplacement de la bande vers les faibles longueurs d’ondes (effet hypsochrome) de 272 nm
vers 268 nm et 251 nm, ceci est dû à la complexation du ligand avec les éléments In2+ et Sn2+.

On dissout 70 mg de la poudre récupérée/100 ml, ensuite on trace la courbe UV-


visible de l’échantillon.

Figure III.14: Spectre UV-visible de la solution contenant In2O3/SnO2 récupérée /dithizone


(20 ppm) éthanol (1) solutions standards à différentes concentration de SnCl2 en présence de 1
ml de dithizone (20 ppm) éthanol.

Page 41
Figure III.14: Courbe d’étalonnage des ions Sn2+ à différentes concentrations

Nous pouvons calculer la concentration des ions d’étain dans la solution de la poudre
récupérée en utilisant l’équation de la droite d’étalonnage :
Abs = 0,1189 + 0.01949 C Sn2+
On a Abs = 0,377, alors :
0,377 = 0,1189 + 0.01949 C Sn2+
C Sn2+ = 13,24 ppm
La teneur de l’étain 13,24 mg dans 70 mg de la poudre, ce qui représente 19 % de la
masse totale de la poudre. Cette masse représente aussi 16,81 mg d’oxyde d’étain ce qui
représente 24% de la masse totale de la poudre.

Page 42
ISO 9001 Certificated
ISO 14001 Certificated

High technology for quality assurance and the environment


Energy table for EDS analysis http://www.jeol.com/
http://www.jeol.com/
Hydrogen Characteristic X-rays Continuum X-rays The electrons generated by the electron gun If the incident electrons have sufficient acceleration The continuum X-rays are emitted Helium
1
1.01 H
are accelerated and irradiate the sample. The
electron has a kinetic energy proportional to
the accelerating voltage. The kinetic energy
and then have enough energy to strike an electron
from the inner shell of the atom, it'll make an
when the primary electrons are
decelerated by the strong electric field
existing close to atomic nucleus. The
2
4.00 He
electron hole. An electron from the outer shell will
0.08 Secondary Electron E0 dissipated within the sample generates fill up the hole and then, some characteristic X-rays continuum X-rays have the energy of 0.19
Electron transmissions of major lines
characteristic signals from the specimen. The will be emitted. The characteristic X-rays have the kinetic energy lost during the
Incident Electron NⅦ E0 characteristic X-rays are the information different energy for each element, and the intensity deceleration. It will be observed as
: used for EDS analysis. will be proportional to the element concentration. EDS spectrum background.
NⅣ Continuum X-rays

Characteristic NⅠ E0 hv = E4
Lithium Beryllium X-rays
Boron Carbon Nitrogen Oxygen Fluorine Neon
3
6.94 Li 4
9.01 Be MⅤ・
α1 β γ ζ
E0
hv = E3
hv = E2
5
10.81 B 6
12.01 C 7
14.01 N 8
16.00 O 9
19.00 F 10 20.18 Ne
0.53 1.85 2.54 2.25 * 1.14 1.57 1.5 1.20
MⅢ・ hv = E1
Kα 0.110 Nucleus
MⅠ Nucleus
Kα 0.183 Kα 0.277 Kα 0.392 Kα 0.525 Kα 0.677 Kα 0.848
M
K shell
α1 α2 β1 β2 γ1 γ3
L shell
M shell LⅢ E0 - E4
Sodium Magnesium N shell LⅡ
Aluminium Silicon Phosphorus Sulphur Chlorine Argon
11
22.99 Na 12
24.31 Mg
O shell
LⅠ
L
E0 - E3 13
26.98 Al 14
28.09 Si 15
30.97 P 16
32.06 S 17
35.45 Cl 18 39.95 Ar
0.97 1.74 2.70 2.42 1.83 * 2.07 * 2.2 1.65
Electron
α1 α2 β1 E0 - E2
Kα 1.041 Kα 1.253 KⅠ Kα 1.486 Kα 1.739 Kα 2.013 Kα 2.307 Kα 2.621 Kα 2.957
K
E0 - E1

Potassium Calcium Scandium Titanium Vanadium Chromium Manganese Iron Cobalt Nickel Copper Zinc Gallium Germanium Arsenic Selenium Bromine Krypton
19
39.10 K 20
40.08 Ca 21
44.96 Sc 22
47.90 Ti 23
50.94 V 24
52.00 Cr 25
54.94 Mn 26
55.85 Fe 27
58.93 Co 28
58.70 Ni 29
63.55 Cu 30
65.38 Zn 31
69.72 Ga 32
72.59 Ge 33
74.92 As 34
78.96 Se 35
79.90 Br 36 83.80 Kr
0.87 1.55 2.99 4.5 5.87 7.14 7.3 7.86 8.71 8.8 8.93 6.92 5.93 5.46 5.73 4.82 4.2 3.4
Kα 3.312 Kα 3.690 Kα 4.088 Kα 4.508 Kα 4.949 Kα 5.411 Kα 5.894 Kα 6.398 Kα 6.924 Kα 7.471 Kα 8.040 Kα 8.630 Kα 9.241 Kα 9.874 Kα 10.530 Kα 11.207 Kα 11.907 Kα 12.631
Lα 0.395 Lα 0.452 Lα 0.511 Lα 0.573 Lα 0.637 Lα 0.705 Lα 0.776 Lα 0.851 Lα 0.930 Lα 1.012 Lα 1.098 Lα 1.188 Lα 1.282 Lα 1.379 Lα 1.480 Lα 1.586

Rubidium Strontium Yttrium Zirconium Niobium Molybdenum Technetium Ruthenium Rhodium Palladium Silver Cadmium Indium Tin Antimony Tellurium Iodine Xenon
37
85.47 Rb 38
87.62 Sr 39
88.91 Y 40
91.22 Zr 41
92.91 Nb 42
95.94 Mo 43
( 97) Tc 44
101.07 Ru 45
102.91 Rh 46
106.4 Pd 47
107.87 Ag 48
112.40 Cd 49
114.82 In 50
118.69 Sn 51
121.75 Sb 52
127.60 Te 53
126.90 I 54
131.30 Xe
1.53 2.60 4.48 6.44 8.4 9.01 12.1 12.44 12.16 10.49 8.65 7.28 7.30 * 6.62 6.25 4.94
Kα 13.373 Kα 14.140 Kα 14.931 Kα 15.744 Kα 16.581 Kα 17.441 Kα 18.325 Kα 19.233 Lα 2.696 Lα 2.838 Lα 2.984 Lα 3.133 Lα 3.286 Lα 3.443 Lα 3.604 Lα 3.769 Lα 3.937 Lα 4.109
Lα 1.694 Lα 1.806 Lα 1.922 Lα 2.042 Lα 2.166 Lα 2.293 Lα 2.424 Lα 2.558 M 0.368 M 0.691 M 0.733 M 0.778

Cesium Barium Lanthanoid Hafnium Tantalum Tungsten Rhenium Osmium Iridium Platinum Gold Mercury Thallium Lead Bismuth Polonium Astatine Radon
55
132.91 Cs 56
137.34 Ba 72
178.49 Hf 73
180.95 Ta 74
183.85 W 75
186.21 Re 76
190.2 Os 77
192.22 Ir 78
195.09 Pt 79
196.97 Au 80
200.59 Hg 81
204.37 Tl 82
207.2 Pb 83
208.98 Bi 84
(209) Po 85
(210) At 86
(222) Rn
1.87 3.5 57-71 13.3 16.6 19.3 20.53 22.5 22.42 21.37 18.88 14.19 11.86 11.34 9.78
Lα 4.286 Lα 4.465 Lα 7.898 Lα 8.145 Lα 8.396 Lα 8.651 Lα 8.910 Lα 9.174 Lα 9.441 Lα 9.712 Lα 9.987 Lα 10.267 Lα 10.550 Lα 10.837 Lα 11.129 Lα 11.425 Lα 11.725
M 0.972 M 1.644 M 1.709 M 1.774 M 1.842 M 1.914 M 1.977 M 2.048 M 2.120 M 2.195 M 2.267 M 2.342 M 2.419

Francium Radium Actinoid


Lanthanum Cerium Praseodymium Neodymium Prometium Samarium Europium Gadolinium Terbium Dysprosium Holmium Erbium Thulium Ytterbium Lutetium
87 Fr 88 Ra 57 58
58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71
(223) 226.03
5 89-103 138.91
6.17
La 140.12
6.66
Ce 140.91
6.77
Pr 144.24
7.02
Nd (145) Pm 150.4
7.54
Sm 151.96
5.25
Eu 157.25
7.90
Gd 158.93
8.25
Tb 162.50
8.56
Dy 164.93
8.80
Ho 167.26
9.06
Er 168.93
9.32
Tm 173.04
6.96
Yb 174.97
9.84
Lu
Lα 12.029 Lα 12.340 Lα 4.650 Lα 4.839 Lα 5.033 Lα 5.229 Lα 5.432 Lα 5.635 Lα 5.845 Lα 6.056 Lα 6.272 Lα 6.494 Lα 6.719 Lα 6.947 Lα 7.179 Lα 7.414 Lα 7.654
M 0.833 M 0.883 M 0.929 M 0.978 M 1.081 M 1.131 M 1.185 M 1.240 M 1.293 M 1.347 M 1.405 M 1.462 M 1.521 M 1.581

Actinium Thorium Protactinium Uranium Neptunium Plutonium Americium Curium Berkelium Californium Einsteinium Fermium Mendelevium Nobelium Lawrencium
89
(227) Ac 90
232.04 Th 91
231.04 Pa 92
238.03 U 93
237.05 Np 94
(244) Pu 95 Am 96
(243) (247) Cm 97
(247) Bk 98
(251) Cf 99
(254) Es 100 Fm 101 Md 102 No 103
(257) (258) (255) (262) Lr
Gold Name 10.07 11.00 18.7
Number Lα 12.650 Lα 12.967 Lα 13.288 Lα 13.612 Lα 13.942 Lα 14.276 Lα 14.615 Lα 14.953 Lα 15.304 Lα 15.652
79 Au Symbol M 2.991 M 3.077 M 3.164 M 3.260 M 3.348 M 3.437 M 3.539 M 3.634 M 3.731
Atomic mass 196.97
18.88
Density Lα 9.712
(kg/m3) M 2.120 Characteristic
X-ray (keV) Information from specimen Generation depth and space resolution Analytical area
Note: Density
* ‘C’ as (graphite), ‘P’ as (white), Castaing’s formula
Electron probe
‘S’ as (alpha), ‘Sn’ as (white)
A 0.5 1 5 10 20 (kg/m3)
Incident electrons zm = 0.033 (E01.7 - EC1.7)
ρZ PLASTICS Si Al Ti Ge Fe Ag Au
WOOD
X-rays Secondary electrons
RUBBER CERAMICS
GLASS
Cu Pb
Secondary electrons E0 : Accelerating voltage (kV)
Minimum accelerating voltage ROCK

Cathodoluminescence Backscattered electrons


Auger electrons EC : Minimum emission voltage (keV)
A : Atomic mass
Unable Backscattered electrons ρ: Density (kg/m3)
Unable
to 5kV
5kV Auger electrons Z : Atomic number
to
detect or
orhigher
higher
detect
Continuum X-rays E0 1 5 10 20 50 (kV)
Specimen Characteristic X-rays
EC E0
Fluorescent X-rays
10kV
10kV 15kV
15kV
Electromotive force Absorbed electrons

or
orhigher
higher or
orhigher
higher
zm (μm) 0.01 0.05 0.1 0.5 1 5 10 50 100 (μm)
Transmitted electrons
The colors mean to detect the characteristic
X-ray of the lowest energy for each element.
Analytical area of iron in 20kV ≒ 1.5 – 0.2 = 1.3 (μm)

JEC6101C602A Printed in Japan, Ks


Conclusion

Ce projet de recherche permet de la récupération et l'extraction d'oxyde (InO2 SnO2)qui est


connue comme l'un des métaux les plus utilisés dans l'industrie électrique et électronique,
surtout dans les écrans LED d'ordinateur.

Les meilleurs conditions d'extraction d'oxyde (InO2 SnO2) dans cette phase ont été une
concentration de (6M) d' (H2SO4) pendant 2h.

La matière récupérée par la méthode de centrifugation et à été calcinée à 300C° pendant 1h ,


nous avons obtenu un mélange d'une poudre d'oxyde (InO2 SnO2) de (0.33g).

Les résultats de la spectroscopie infrarouge nous ont montré l'existence de plusieurs


groupements fonctionnels de matériaux récupéré (InO2 SnO2).

Les résultats de la voltampérométrie cyclique nous ont montré un large pic cathartique
entre 0 et -0.4 V/ECS, qui est attribué de réaction des espèces In+2 Sn+2.
Résumé

Dans ce projet, nous étudions le recyclage et l'évaluation des déchets informatiques pour
réduire leur dangerosité.
Nous avons extrait un échantillon de (In Sn) avec un poids de (0,03 g). Avec une solution à
haute concentration de (H2SO4).
Puis nous lui avons appliqué plusieurs analyses, il s'agit de voltampérométrie cyclique,
voltampérométrie à ondes carrées, spectroscopie infrarouge, spectroscopie UV-vis.
Pour connaître la quantité d'indium pur présent dans cet échantillon.

Abstract

In this project, we are studying the recycling and evaluation of IT waste to reduce its
dangerousness.
We extracted a sample of (In Sn) with a weight of (0.03 g). With a high concentration
solution of (H2SO4).
Then we applied several analyzes to it, these are cyclic voltammetry, square wave
voltammetry, infrared spectroscopy, UV-vis spectroscopy.
To know the quantity of pure indium present in this sample.

‫ملخص‬
‫ ندرس إعادة تدوير وتقييم نفايات تكنولوجيا المعلومات لتقليل خطورتها‬، ‫في هذا المشروع‬.
‫( استخرجنا عينة من‬In Sn) ‫ بمحلول عالي التركيز من‬.)‫ جم‬0.03( ‫( وزنها‬H2SO4).
‫ والتحليل‬، ‫ وقياس الجهد بالموجة المربعة‬، ‫ وهي قياس الفولتميتر الدوري‬، ‫ثم قمنا بتطبيق العديد من التحليالت عليه‬
‫ والتحليل الطيفي لألشعة فوق البنفسجية‬، ‫الطيفي باألشعة تحت الحمراء‬.
‫لمعرفة كمية اإلنديوم النقي الموجود في هذه العينة‬.

Vous aimerez peut-être aussi