PASCAL QU’EST-CE que L’HOMME ?
Faiblesses et grandeur de l’homme
A. « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature; mais c’est un roseau
pensant »
Qu’est-ce que l’homme? Pascal nous le montre marchant entre deux abîmes: l’infiniment
grand et l’infiniment petit. L’homme apparaît ainsi comme «un milieu entre rien et tout»,
perdu dans l’univers infini que nous dévoile la science. Cet univers est désenchanté. «Son
centre est partout et sa circonférence nulle part» (Pensées).
L’homme est de toutes parts dépassé par la puissance énorme de la nature. Sa faiblesse est
immense, ses sens sont limités, son corps est infirme. Il erre sur un milieu vaste, «toujours
incertain et flottant», sans trouver de stabilité.
Mais l’homme pense. C’est là sa grandeur. «Par l’espace, l’univers me comprend et
m’engloutit comme un point; par la pensée, je le comprends.» Si l’univers peut écraser
l’homme, l’homme est plus noble que ce qui le tue, car il sait qu’il meurt. Mi-corps, mi-esprit,
l’homme n’est ni ange ni bête. Mais qu’il ne cherche pas à faire l’ange! car «qui veut faire
l’ange fait la bête» (id.). L’homme ne doit pas chercher à ignorer sa condition charnelle.
Mawdo, l’homme est un : grandeur et animalité confondues. Aucun geste de sa part n’est de
pur idéal. Aucun geste de sa partn’est de pure bestialité.