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Coefficients d'activité et conductivité des solutions

Le document présente plusieurs exercices de chimie, notamment sur le calcul du coefficient d'activité des ions dans différentes solutions, la relation entre le coefficient d'activité moyen et la force ionique, ainsi que la conductivité spécifique de l'eau et des solutions d'électrolytes. Il aborde également des concepts tels que la loi de Kohlrausch et les propriétés des électrolytes forts. Enfin, il discute des réactions chimiques et de la conductivité des solutions avant et après l'équivalence dans un dosage.

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Coefficients d'activité et conductivité des solutions

Le document présente plusieurs exercices de chimie, notamment sur le calcul du coefficient d'activité des ions dans différentes solutions, la relation entre le coefficient d'activité moyen et la force ionique, ainsi que la conductivité spécifique de l'eau et des solutions d'électrolytes. Il aborde également des concepts tels que la loi de Kohlrausch et les propriétés des électrolytes forts. Enfin, il discute des réactions chimiques et de la conductivité des solutions avant et après l'équivalence dans un dosage.

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EXERCICE 1

Calculer le coefficient d’activité de l’ion chlorure dans MgCl2 10-3 mole/L et dans
LaCl3 de même concentration. Que pouvez-vous en conclure ?
Par définition, log i = - 0,5 z²i I (Equation de DEBYE HUCKEL)
● zi = Charge de l’ion
● I = Force ionique représente l’interaction entre les ions = 1  z²i x Ci
2i = 1
● Ci = Concentration
Pour MgCl2
MgCl2 Mg2+ + 2Cl-
T=0: 1 x 10-3 v = 1 litre
T = Final : 1 x 10-3 2 x 10-3
log (Cl-) = - 0,5 x (-1)² I
1 1 -3 -3
I = 2 x [z²(Cl-) x C(Cl-) + z²(Mg2+) x C(Mg2+)] = 2 x [(-1)² x 2 x 10 + 2² x 1 x 10 ]
I = 3 x 10-3 mole/l
log (Cl-) = - 0,5 x (-1)² x 3 x 10-3  - 0,02739 soit (Cl-)  0,9389

Pour LaCl3
LaCl3 La3+ + 3Cl-
T=0: 1 x 10-3 v = 1 litre
T = Final : 1 x 10-3 3 x 10-3
log (Cl-) = - 0,5 x (-1)² I
1 1 -3 -3
I = 2 x [z²(Cl-) x C(Cl-) + z²(La3+) x C(La3+)] = 2 x [(-1)² x 3 x 10 + 3² x 1 x 10 ]
I = 6 x 10-3 mole/l
log (Cl-) = - 0,5 x (-1)² x 6 x 10-3  - 0,03873 soit (Cl-)  0,9147

Pour un ion déterminé, le coefficient d’activité varie. Il dépend de la force


ionique de la solution.

1
EXERCICE 2
Etablir la relation liant le coefficient moyen d’activité à la force ionique.
Dans le cas simple, AB A+ + B-
On définit le coefficient d’activité moyen ± par la relation : ²± = + x -
z+ z- z+ z-
Dans le cas général, Am Bn mA + nB
p m n
Le coefficient d’activité moyen ± est donné par : ± = + x - avec p = m + n

Ainsi : log ±p= log(+ mx -n) = mlog+ + nlog - = [- 0,5mz²+ I] + [- 0,5n z²- I]
= - 0,5 I(mz²+ + n z²-] Or mz+ = nz- due à la neutralité de la molécule.
plog ± = - 0,5 I (mz+ z- + nz+ z-) = - 0,5 z+ z- I (m + n)
plog ± = - 0,5 z+ z- I x p soit donc log ± = - 0,5 z+ z- I
D’un point de vue théorique, on calcule + et -. D’un point de vue
expérimental, on détermine le coefficient d’activité moyen ±.
EXERCICE 3
Calculer la conductivité spécifique de l’eau pure. Une mesure réalisée sur l’eau
du robinet donne 6 x 10-6 -[Link]-1. Justifier l’écart avec la valeur théorique.
Données (-[Link] d’eq –1) : Λ° (H3O+) = 350 Λ° (OH-) = 200
On pourra confondre conductivités équivalente Λ et équivalente limite Λ°.

2H2O H3O+ + OH-


s (Conductivité spécifique) = H3O+ + OH-
Or i = 10-3 x  i x Ceq (i) et Ceq (i) = p x C(i)
= 10-3 x (H3O+) x Ceq(H3O+) + 10-3 x (OH-) x Ceq(OH-)
On peut confondre  et °, d’où :
s = 10-3 x °(H3O+) x Ceq(H3O+) + 10-3 x °(OH-) x Ceq(OH-)
L’eau pure est neutre, donc pH = 7, soit Ceq(H3O+) = Ceq(OH -) = 10-7 mole/l
s = 10-3 x 10-7 x [ 350 + 200]
s = 5,5 x 10-8 -[Link] d’eq –1
Or (robinet) = 6 x 10-6 -[Link] d’eq –1
Ceci s’explique par le fait que l’eau du robinet contient d’autres ions plus ou
moins dangereux tels que : Cl- ; F- ; CO32- ; Fe2+ ; Pb2+ etc.

2
EXERCICE 4
La résistance d’une solution de 100 ml de ZnCl2 avec R = 300 Ω.
1- Calculer cette concentration C0.
(-[Link] d’eq –1) : Λ°(Zn2+) = 56 ; Λ°(Cl-) = 76 ; Λ°(SO4 2-) = 81 ; k = 1 cm-1
On pourra confondre Λ et Λ°.
R = k avec  = conductivité spécifique ; k = constante de la cellule

ZnCl2 Zn2+ + 2Cl-
T=0: C0
T Final : C0 2C0
s = (Zn2+) + (Cl-) = 10-3 x ( Zn2+) x Ceq (Zn2+) + 10-3 x ( Cl-) x Ceq(Cl-)
Ceq (Zn2+) = 2C(Zn2+) = 2C0 et Ceq(Cl-) = C(Cl-) = 2C0
Ainsi s = 10-3 x [Λ°(Zn2+) x 2C0 + Λ°(Cl-) x 2C0] ; s k 1 = 10-3 x 2C0 x [56 + 76]

 1,3 x 10-2 mole/l =  = 300


C0 = 1
300 x 2 x 132 x 10-3

On ajoute 100 ml de sulfate de zinc de concentration 5 x 10-2 mol/L


2- Calculer la nouvelle conductivité spécifique de la solution.
s = (Zn2+) + (Cl-) + (S042-) = 10-3 [(Zn2+) x Ceq (Zn2+) + (Cl-) x Ceq (Cl-) + (S042-) x Ceq (S042-)]
= 10-3 [Λ°(Zn2+) x 2C(Zn2+) + Λ°(Cl-) x 2C0 + Λ°(S042-) x 2C(S042-)]
ZnCl2 Zn2+ + 2Cl-
T=0: n0
T Final : n0 + n1 2n0
2-
ZnSO4 Zn2+ + SO4
T=0: n1
T Final : n0 + n1 n1
● 100 ml ZnCl2, 1,3 x 10 mole/L  n0 = 1,3 x 10
-2 -3

● 100 ml ZnS04, 5 x 10-2 mole/L  n1 = 5 x 10-3


n0 + n1 1,3 x 10-3 + 5 x 10-3 -2

C(Zn2+) = 200 x 10-3 = 3,15 x 10 mole/l


VT =

C(Cl-) =

3
EXERCICE 4
2n0 = 2 x mole/l
VT 1,3 x
10-3

-2
200 x
10-3
= 1,3
x 10
n1 = VT
C(SO42-) =

3
EXERCICE 4
5 x 10-3 mol
e/l
-2
200 x
10-3 =
2,5 x 10
s = 10-3 [56 x 2 x 3,15 x 10-2 + 76 x 1,3 x 10-2 + 81 x 2 x 2,5 x 10-2]  8,57 x 10-3
Or s = 1  3,33 x 10-3 -[Link]-1. On constate donc que s augmente avec
300
l’ajout d’ions supplémentaires provenant de la dissociation de ZnSO4.

3
EXERCICE 5
Un électrolyte fort a une conductivité équivalente de 140 -[Link] d’eq–1
pour une concentration de 2 x 10-4 mole d’eq/l.
La solution saturée correspond à une concentration de 3,3 x 10-4 mole d’eq/l et
à une conductivité équivalente de 144,74 -[Link] d’eq –1
1- Déterminer la conductivité limite de cet électrolyte.

D’après la loi de KOHLRAUSCH, la conductivité équivalente s’écrit :


Λeq = Λ°eq - K C (K = Constante de KOHLRAUSCH, empirique dépendant de
l’électrolyte)
● La conductivité équivalente de l’électrolyte 1 s’écrit : Λeq1 = Λ°eq - K C1
● Celle de l’électrolyte 2 s’écrit : Λeq2 = Λ°eq - K C2
● Λ°eq et K restent inchangés (il s’agit du même électrolyte à différentes
concentrations)
 Λeq1 = Λ°eq - K C1

 Λeq2 = Λ°eq - K C2
En exprimant : K = Λ°eq – Λeq2, on peut écrire : Λeq1 = Λ°eq – (Λ°eq – Λeq2) x C1
C2 C2
 Λeq1 x C2 = Λ°eq ( C2 – C1) + Λeq2 x C1

Λ°eq1 x C2 – Λeq2 x C1 = 140 x 3,3 x 10 – 144,74 x 2 x 10


-4 -4

 Λ°eq = C2 – C1 3,3 x 10-4 – 2 x 10-4


 Λ°eq  124,6 -1.cm2. mole d’eq–1.

2- Expliquer s’il s’agit d’un acide, d’une base ou un sel.


● Si c’est un acide fort, Λ°AH = Λ°H+ + Λ°A-  Λ°AH = 350 + Λ°A-
Donc, un acide est fort si Λ°AH  350.
● Si c’est une base forte, Λ°BOH = Λ°B+ + Λ°OH-  Λ°BOH = Λ°B+ + 200
Donc, une base est forte si Λ°BOH  200.
Or, nous avons trouvé Λ°eq  124,6 -1.cm2. mole d’eq–1. Il s’agit donc d’un sel.
En lisant le tableau de variation des conductivités équivalentes, on peut opter
pour quelques électrolytes tels que :
- NaCl : Λ°Na+ + Λ°Cl- = 50,12 + 76,39 = 126,51
- NH4F : Λ°NH4+ + Λ°F- = 73,4 + 55,4 = 128,8
Pour identifier un électrolyte, il faut généralement combiner plusieurs
méthodes physico-chimiques.

4
EXERCICE 6
1- Ecrire l’équation de la réaction associée à ce dosage.
Ag+ + Cl- AgCl
2- L’eau pure conduit-elle du courant ? Justifier.
La conductivité de l’eau s’écrit : s = °(H+) x Ceq(H+) + °(OH-) x Ceq(OH-)
L’eau pure est neutre, pH = 7, soit : Ceq(H+) = Ceq(OH-) = 10-7 mole/l
eau pure = 10-3 x 10-7 x [35 + 20] = 5,5 x 10-10 -1.m2.
L’eau conduit très peu le courant.
3- Calculer la conductivité d’une solution de NaCl de concentration C = 0,100 mol/l après
avoir donné l’expression littérale correspondante.
s = °(H+) x C(H+) + °(OH-) x C(OH-) + °(Na+) x C(Na+) + °(Cl-) x C(Cl-)
s = 5,5 x 10-10 + 5,01 x 10-3 x 0,1 + 7,63 x 10-3 x 0,1 = 1,26 x 10-3 -1.m2
4- Faire un bilan des espèces présentes avant l’équivalence. En déduire l’expression de la
conductivité de la solution en fonction des conductivités molaires ioniques et des
concentrations des espèces chimiques présentes.
Avant l’équivalence, les ions présents sont : Na+ ; Cl- ; H+ ; OH- et NO 3-.
s = °(H+) x C(H+) + °(OH-) x C(OH-) + °(Na+) x C(Na+) + °(Cl-) x C(Cl-) + °(NO3-) x C(NO3-)
5- Faire un bilan des espèces présentes après l’équivalence. En déduire l’expression de la
conductivité de la solution en fonction des conductivités molaires ioniques et des
concentrations des espèces chimiques présentes. Le suivi conductimétrique du dosage
de 10 ml de la phase aqueuse, à laquelle on a ajouté 200 ml d’eau distillée, par une
solution de nitrate d’argent de concentration 10-2 mol/l est reporté ci-dessous.
Après l’équivalence, les ions présents sont : Na+ ; Ag+ ; H+ ; OH- et NO3 -.
s = °(H+)C(H+) + °(OH-)C(OH-) + °(Na+)C(Na+) + °(Ag+)C(Ag+) + °(NO3-)C(NO3-)
o Tout au long du dosage, les concentrations en Na+ ; H3O+ et OH- restent
constantes.
o Avant l’équivalence, la variation de conductivité est donc due à la
disparition des ions chlorure remplacés par des ions nitrates.
Or 103°(NO3-) = 7,14 < 103Λ°(Cl-) = 7,63.
Donc la conductivité diminue lentement jusqu’au point équivalent.
o Après l’équivalence, on rajoute des ions Ag+ et NO -.3 La conductivité
remonte rapidement.
6- A partir du graphe suivant, sachant que les deux portions de courbe ont un point
commun pour V = 16,5 ml, déterminer la concentration molaire des ions chlorure dans
la phase aqueuse de la lotion étudiée.
A l’équivalence, C(Cl-) x V(Cl-) = C(Ag+) x V(Ag+)
1 x 10-2 x 16,5 -2 mol/l.
C(Cl-) = 10 = 1,65 x 10

5
EXERCICE 7
1- Etudier la conductivité spécifique χ de la solution lors de ce dosage
Réaction de dosage de HCl par NaOH
H+ Cl- + Na+ OH- H2O + Na+ Cl-
T=0: n0 n0
T  Teq : (n0 - n) n0 n n n0
T = Teq :  n0 n0  n0 n0
T  Teq : n0 n (n - n0) n n0
o A l’instant initial, s =  (H+) + (Cl-) = 10-3 x (°(H+)C(H+) + °(Cl-)C(Cl-))
s = 10-3 x (350 x 10-2 + 76 x 10-2) = 4,26 x 10-3 -[Link]-1
o A T  Teq : Les ions présents sont : H+ ; Cl- et Na+.
Après l’état initial, il y a eu substitution de n moles de H+ par n moles
de Na+. Or Λ°(Na+) = 50 < Λ°(H+) = 350 donc s diminuera jusqu’au point
d’équivalence.
o A l’équivalence, N(HCl)V(HCl) = N(NaOH)V(NaOH)
10-2 x 100 x 10-3 -3
V(NaOH) = 0,2 = 5 x 10 l.
o A T  Teq : Les ions présents sont : OH- ; Cl- et Na+.
Après l’équivalence, il y a eu ajout de (n - n0) moles de Na+ et (n - n0)
moles de OH-. La solution est donc plus chargée, s augmentera.

2- Tracer le graphe χ = f(Vb volume ajouté)


4,26 x 10-3

Veq
3- Calculer les pentes des demi-droites en fonction de α = Vb/100 (Vb volume ajouté)
Avant l’équivalence, les ions présents sont : Na+ ; Cl- et H+.
s = 10-3[(H+)C(H+) + (Na+)C(Na+) + (Cl-)C(Cl-)]
C = n(Cl-) = CHClVHCl (le volume V ajouté est négligeable)
b
(Cl-) VT VHCl + Vb
= CHCl = 10-2 mole/l.
V VHCl
HCl

6
C(Na+) = CVNaOH V = CNaOH
HCl + Vbb VHClVb = 100 b -3 = 200 α.
0,2 xx V10

C = nH+ – nOH- = CHClVHCl – COH-Vb = 10-2 – 200 α.

(H+) VT VHCl
s = 10-3 x [350 x (10-2 - 200 α) + 50 x 200 α + 76 x 10-2]
s = 4,26 x 10-3 – 60α
= 4,26 x 10-3 – 0,6Vb (La pente est bien négative ; cf Q1)
Après l’équivalence, les ions présents sont : Na+ ; Cl- et OH-.
s = 10-3 x [(OH-)C(OH-) + (Na+)C(Na+) + (Cl-)C(Cl-)]
C(Cl-) = CHClVVHCl = 10 mole/l.
-2

HCl

C(Na+) = CVNaOH V = CNaOH


HCl + Vbb VHClVb = 100 b -3 = 200 α.
0,2 xx V10

C = nOH- – nH+ = COH-Vb – CHClVHCl = 200 α – 10-2.

(OH-) VT VHCl
s = 10-3 x [200 x (200 α – 10-2) + 50 x 200 α + 76 x 10-2]
s = –1,24 x 10-3 + 50α = –1,24 x 10-3 + 0,5Vb (La pente est bien positive ; cf Q1).

4- Etudier la conductivité spécifique χ de la solution si HCl est remplacé par CH3CO2H.


Réaction de dosage de CH3CO2H par NaOH
NaOH réagit sur la forme non dissociée, à savoir :
CH3CO2H + Na+, OH- CH3CO2-, Na+ + H2O
T = 0 : n0
T  Teq : n0 - n n n n
T = Teq :  n0 n0 n0
T  Teq :  n, (n - n0) n0 n
o A l’instant initial, CH3CO2H est un acide faible de pKa(CH3CO2H/ CH3CO2-) = 4,8
Par conséquent, il se dissocie partiellement.
CH3CO2H + H2O CH3CO2- + H3O+
s = 10-3 x [(CH3CO2-) x C(CH3CO2-) + (H3O+) x C(H3O+)]
Or, C(CH3CO2-) = C(H3O+) soit s = 10-3 x C(H3O+) x [°(CH3CO2-) + °(H3O+)] -2,8 -2
Ka 10-4,8
Calcul de C(H3O+) : CH3CO2H est un acide faible avec C = 10-2 = 10  10
1 1 1 x 4,8 – -2 = 3,4 soit –logC(H3O+) = 10
-3,4
pH = pK – log C = 1 x log10
a 2 2 2
2

7
C(H3O+) = 2,5 x 10-4 mole/l
s = 10-3 x 2,5 x 10-4 x [41 + 350] = 9,78 x 10-5 -[Link]-1

7
o A T  Teq : Les ions présents sont : Na+ et CH3CO2-.
Par rapport à l’état initial, il y a eu substitution de n moles de CH3CO2H (non chargé) par n
moles de Na+ et n moles de CH3CO2- donc s augmentera jusqu’au point d’équivalence.

o A T  Teq : Les ions présents sont : Na+, CH3CO2- et OH-.


Par rapport à l’équivalence, il y a eu ajout de (n - n0) moles de Na+ et (n - n0) moles de OH-
donc s continuera d’augmenter.

9,78 x 10-5

Veq
5- Conclusion
On constate que contrairement aux dosages acido-basique et oxydo-réducteur (Cours vu en
S2), lorsque l’on substitue un acide fort par un acide faible, le sens de la courbe du dosage
varie avant l’équivalence :
Pente positive pour un acide faible et négative pour un acide fort.
EXERCICE 8
Dosage de AgNO3 par KCl
Ag+ NO3 - + K+, Cl- K+, NO 3- + AgCl (s)
T=0: n0 n0
T  Tp : n0 - n n0 n n n0
T = Tp :  n0 n0 n0 n0
T  Tp : n0 n, (n - n0) n n0
o A l’instant initial, 0 = (Ag+) + (Cl-)
o A T  Tp : Disparition de n moles de Ag+ remplacées par n moles de K+.
Or Λ°(Ag+) = 62  Λ°(K+) = 73,5 donc  augmentera jusqu’à la précipitation.
o A T = Tp, p = (NO3-) + (K+)
o A T  Tp : Par rapport à la précipitation, Ajout de (n - n0) moles de K+ et de Cl-.
Donc  augmentera avec une pente différente.

0

Tp

8
Dosage de KCl par AgNO3
K+, Cl- + Ag+, NO3- K+, NO3- + AgCl (s)
T=0: n0 n0
T  Tp : n0 n0 - n n n0 n
T = Tp : n0  n0 n0 n0
T  Tp : n0 (n - n0), n n0 n
o A l’instant initial, 0 =  (K+) + (Cl-)
o A T  Tp : Disparition de n moles de Cl- remplacées par n moles de NO3-.
Or Λ°(K+) = 73,5  Λ°(NO3-) = 71,5 donc  diminuera jusqu’à la précipitation.
o A T = Tp, p = (NO3-) + (K+)
o A T  Tp : Par rapport à la précipitation, Ajout de (n - n0) moles de NO 3- et de Ag+.
Donc  augmentera avec une pente différente.
0

Tp
Lorsque l’on change le sens du dosage conductimétrique, les branches ne sont pas
forcément inversées (contrairement aux dosages acido-basique et oxydo-réducteur).

EXERCICE 9
Cette solution contient H , Al et X car le sel est de la forme «AlX3 ».
+ 3+ -

Cette solution est dosée par OH- [Na+ ne varie pas]


Pour écrire les réactions, les étudiants (au niveau de S4) doivent s’intéresser aux constantes données).
Bien sur, la réaction de l’eau est évidente !
a) H+ + OH- H2O
b) Al3+ + 3OH- Al(OH)3 K[Al(OH)3]
c) Al(OH)3 + OH- AlO-2 + 2H2O K[AlO-2]

A l’étape 1 : Disparition de H+   diminue


A l’étape 2 : Disparition de Al3+ chargé, remplacé Al(OH)3 par non chargé   continue à
diminuer.
A l’étape 3 : Disparition de Al(OH)3 non chargé, remplacé par AlO-2 chargé   va augmenter.
A l’étape 4 : Après la disparition de Al(OH)3, on continue à verser OH-   augmentera avec
une pente différente.

VOH-

9
EXERCICE 10
Une électrode de 1ère espèce (ou de 1er ordre) est constitué d’un élément en contact avec
une solution contenant un ion de cet élément.
Une électrode de 2ème espèce est constitué d’un métal recouvert d’un sel de ce métal et
plongeant dans une solution contenant l’anion de ce sel.
 Pt, H+/H2 (ENH) est une électrode de 1ère espèce à gaz.

H+ + 1e- 1H E = E0 +
+ 0,06log a(H+) .

2
2
(H+
/H2
)

10
EXERCICE 10
(H /H2)
P0,5(H2)
E (H /H2) = 0,00 V. Cette électrode est la référence internationale. Tous les potentiels
0 +

donnés par NERNST sont référés à cette électrode.


 Pt, Cl2/HCl est une électrode de 1ère espèce à gaz.
1Cl2 + 1e- Cl- E(Cl2/HCl) = 1,36 + 0,06log P0,5(Cl2)
2 a(Cl- ) .

 CuSO4/Cu  [Cu2+/Cu] est une électrode de 1ère espèce.


Cu2+ + 2e- Cu E(Cu2+/Cu) = 0,34 + 0,03log a(Cu2+).
 Pt, Fe3+/Fe2+ est une électrode rédox.
Fe3+ + 1e- Fe2+
E(Fe3+/Fe2+) = 0,77 + 0,06log a(Fe3+) ).
a(Fe2+)
EXERCICE 11
Hg/HgSO4/K2SO4 est une électrode de 2 espèce.
ème

Hg Hg2+ + 2e- E(eq1) = 0,85 + 0,03 log a(Hg2+ )


Hg2+ + SO42- HgSO4 Ks(Hg2SO4) = a(Hg2+) x a (SO42- )
Hg + SO42- HgSO4 + 2e- E(eq2) = E0(Hg/HgSO4) + 0,03 log 1
a(SO42-)
A l’équilibre, nous avons : E(eq1) = E(eq2)
0,85 + 0,03 log a(Hg2+ = E0(Hg/HgSO4) + 0,03 log 1
)
a(SO42-)
0,85 + 0,03 log Ks = E (Hg/HgSO4)
0 + 0,03 log 1
a(SO42-) a(SO42-)
E0(Hg/HgSO4) = 0,85 + 0,03 logKs
E0(Hg/HgSO4) = 0,85 +0,03 log10-6 = 0,67 V
Ce potentiel normal n’est pas répertorié par NERNST car les valeurs affichées dans les tables
ne concernent que les potentiels des électrodes de 1ère espèce.

EXERCICE 12
 Réaction d’oxydation à pH = 0, en milieu aéré :
EOx = 1,23 + 0,06 logP O2 x a (H+)
4
2H2O O2 + 4e- + 4H+
4
EOx = 1,23 + 0,06 logP O2 – 0,06pH = 1,23 V [PO2 = 1 atm et pH = 0]
4
 Réaction de réduction : 0,06 a2(H+)
= 0 + 2 log
ERed P
2H+ + 2e- H2
H2

ERed = 0 – 0,06pH – 0,03logPH2 = 0,00 V [PO2 = 1 atm et pH = 0]


L’électrolyse de l’eau aura donc lieu si Vappliquée  1,23 V.

10
EXERCICE 13
Déterminer le potentiel imposé pour électrolyser un mélange contenant une solution de
CuSO4 0,01E°(Cu
M et2+de Ag=
/Cu) 2SO 4 0,05
0,34 V ;M sur +des
E°(Ag /Ag)électrodes
= 0,80 V ;en platine.
E°(S Le 2-pH
O 2-/SO ) = est
2,1nul.
V.
2 8 4

On réalise l’électrolyse sur platine (pH = 0) afin d’éviter la réaction du métal.


Le platine est un métal très résistant à l’oxydation.
Ainsi, on ne s’intéresse qu’à l’oxydation ou réduction des espèces en solution.

CuSO4 Cu2+ + SO42-


Ag2SO4 2Ag+ + SO4 2-

 2 réactions d’oxydation :
Réaction A : 2H2O O2 + 4e- + 4H+
Réaction B : 2SO42- S2O82- + 2e- EA
= 1,23 + 0,06logPO2 x a4(H+) = 1,23 V
4
2- = 2,1 V [a(S2O82-) est inconnue]
EB = 2,1 + 0,03log a(S2O8 )
a²(SO42-)

 3 réactions de réduction :
Réaction C : H+ + e- 1H2
2
Réaction D : Ag+ + e- Ag
Réaction E : Cu + 2e
2+ -
Cu
EC = 0,00 V
ED = 0,8 + 0,06loga (Ag+) = 0,8 + 0,06log0,05 = 0,72 V
EE = 0,34 + 0,03loga (Cu2+ ) = 0,34 + 0,03log0,01 = 0,28 V

 Quand 2 réactions d’oxydation sont susceptibles d’avoir lieu, celle qui se


déroulera en 1er est celle qui a le potentiel le plus faible.

 Quand 2 réactions de réduction sont susceptibles d’avoir lieu, celle qui


se déroulera en 1er est celle qui a le potentiel le plus élevé.

Ainsi, pour lancer l’électrolyse du mélange, le potentiel à appliquer sera :

Vappliquée  E(+) – E(-) = 1,23 – 0,72 = 0,51 V .

11
EXERCICE 14
Le compartiment 1 est constitué d’un fil d’étain plongeant dans SnCl2 1 mole/l, le
compartiment 2 est constitué d’un fil de zinc plongeant dans ZnSO4 1 mole/l.
Etudier la polarité des électrodes, le sens du courant et des réactions électrochimiques suivant
la différence de potentiel imposée. E°(Sn2+/Sn) = – 0,14 V et E°(Zn2+/Zn) = – 0,76 V.

Les couples présents sont : Sn2+/Sn et Zn2+/Zn

Sn2+ + 2e- Sn soit E1 = E01 + 0,03log a(Sn2+)= – 0,14 + 0,03log1 = –0,14 V


Zn2+ + 2e- Zn soit E2 = E02 + 0,03 log a(Zn2+) = – 0,76 + 0,03log1 = –0,76 V

 Si la d.d.p. appliquée est nulle, la pile est alors caractérisée par une force
électromotrice. Donc, le potentiel le plus élevé sera au sein de la cathode, siège
de la réduction.
Ainsi Sn2+ + 2e- Sn au niveau de l’électrode +
Et Zn Zn2+ + 2e- au niveau de l’électrode –
La f.e.m. = E(+) – E(-)= – 0,14 – (– 0,76) = 0,62 V
La f.e.m. est toujours positive.

 L'électrolyse correspond à une transformation forcée. C'est un


générateur branché aux bornes des électrodes qui impose le sens du courant.
Le sens de migration des différentes entités composant la pile est alors inversé.
Il faut placer entre les électrodes un générateur avec une d.d.p.  0,62 V

Dans ce cas, l’électrode dont le potentiel est le plus élevé sera l’anode où siège
l’oxydation : Electrode +, Sn  Sn2+ + 2e-
L’électrode dont le potentiel est le plus bas sera la cathode où se déroulera une
réduction : Electrode –, Zn2+ + 2e-  Zn

12
EXERCICE 15
Soit la pile Ni/NiCl2 (0,1M) /AgCl (s)/Ag
1- Déterminer la nature de chaque électrode.
Ni/NiCl2 est une électrode de 1ère espèce
Ag/AgCl (s)/NiCl2 une électrode de 2ème espèce.

2- Calculer le potentiel pris par chaque électrode, en déduire leur polarité.


E°(Ni2+/Ni)= – 0,25 V ; E°(Ag+/Ag) = 0,80 V ; Ks(AgCl) = 10-10

Ni Ni2+ + 2e- (NiCl2 Ni2+ + 2Cl-)


E1 = E01 + 0,03 log a(Ni2+) = – 0,25 + 0,03 log 0,1 = – 0,28 V
Ag Ag+ + 1e-
Ag+ + Cl- AgCl
Ag + Cl- AgCl + 1e-
E2 = E0AgCl + 0,06 log 1 .
a(Cl-)
Or E0AgCl = E0Ag+/Ag + 0,06 logKs = 0,2 soit E2 = 0,2 + 0,06 log 1 = 0,24 V
2 x 0,1
donc E2  E1
Au niveau de la cathode, il y aura l’électrode de 2ème espèce Ag/AgCl (s)/NiCl2 et
au niveau de l’anode, l’électrode de 1ère espèce Ni/NiCl2.

3- Ecrire les réactions aux électrodes.


Pôle + : Réduction : AgCl + 1e- Ag + Cl-
Pôle – : Oxydation : Ni Ni2+ + 2e-

4- Calculer la force électromotrice (f.e.m) : E = E(+) – E(-) = 0,24 – (–0,28) = 0,52 V

13
EXERCICE 16
La pile (-) Ag, AgCls/HCl 0,01M/ Hg2Cl2s, Hg (+) a une f.e.m de 45 mV à 25°C. L’intensité
traversant la résistance est égale à 1 A.
1- Quelle est la quantité de chaleur dégagée en une heure dans la résistance extérieure ?
Dans le circuit extérieur, la quantité de chaleur dégagée correspond à
l’échauffement du fil (Effet Joule).
Formule de Joule : Qext = RI²t
R = résistance ; I = Intensité du courant et t = Temps de l’électrolyse.
Or RI = f.e.m. = Ec – Ea
 Qext = (Ec – Ea) x I x t
= 45 x 10-3 x 1 x 10-6 x 3600 = 1,62 x 10-4 J = 38,8 cal (1 cal = 4,18 J)
2- Quelle est la quantité de chaleur dégagée en une heure dans la pile ?
Ag + 1Hg2Cl2  AgCl + Hg H = - 1274 cal/mole
2
Dans la pile, la quantité de chaleur correspond à celle dégagée par la réaction
chimique globale.
A l’anode, Pôle – : Oxydation : Ag + Cl- AgCl + 1e-
A la cathode, Pôle + : Réduction : 1Hg2Cl2 + 1e- Hg + Cl-
2
D’où la réaction globale (Somme des deux réactions électrochimiques):
Ag + 1Hg2Cl2 AgCl + Hg
2
Sachant qu’une mole de Ag (+1Hg2Cl2) dégage 1274 cal, combien de moles
2
d’Argent ont-elles réagi ?

D’après Faraday, la quantité d’électricité débitée Qélect = It


Par ailleurs, elle est égale aussi à Qélect = N x Ne-
où e- = charge élémentaire
N = nombre d’Avogadro et Ne- = le nombre de mole d’électrons échangés.
Ainsi Qélect = It = N x Ne-. Or Ne-= F
N = It  N = 1 x 10 -6
x 3600 = 3,73 x 10
96 500
-8
F
1 mole dégage 1274 cal
Donc la pile dégage 3,73 x 10-8 x 1274 = 4,75 x 10-5 cal = 47,5 cal
Dans une pile traditionnelle, les échanges de chaleur sont très faibles.

14
EXERCICE 17
On réalise la pile suivante :
Sn/SnSO4 [10-1 M] // Fe3+ [10-1M] / Fe2+ [10-1M] / Pt.
1- Faire le schéma de cette pile en indiquant la polarité des électrodes et le sens du courant.
E°(Sn2+/Sn) = - 0,14 V ; E°(Fe3+/Fe2+) = 0,77 V.

Les couples présents sont : Sn2+/Sn et Fe3+/Fe2+


Sn Sn2+ + 2e-
E1eq = E01 + 0,03log a(Sn2+) = – 0,14 + 0,03log10-1 = – 0,17 V Fe2+
Fe3+ + 1e-
E2eq = E02 + 0,06 log [Fe3+]= 0,77 V
[Fe2+]
E2eq  E1eq donc :
Au sein de la cathode, au niveau de l’électrode + : Pt, Fe3+/Fe2+.
Au sein de l’anode, au niveau de l’électrode - : Sn/SnO4.

2- Ecrire la réaction globale lorsque la pile débite et calculer la f.e.m.


Lorsque la pile débite, l’équilibre est rompu, d’où :
Cathode : 2 x (Fe3+ + 1e- Fe2+)
Anode : Sn Sn2+ + 2e-

Réaction globale : 2Fe3+ + Sn 2Fe2+ + Sn2+


Ec – Ea = 0,77 – (– 0,17) = 0,94 V

15
EXERCICE 18
Soit la pile : Cl2g/HCl [10 M] // K2SO4 [10-1 M] / HgSO4s, Hg.
-1

1- Indiquer les types d’électrodes utilisées et faire le schéma de la pile.


Cl2g/HCl est de 1ère espèce et Hg/HgSO4s/K2SO4 une électrode de 2ème espèce.
2- Calculer les potentiels des différentes électrodes. En déduire leur polarité.
E°(Hg2+/Hg) = 0,85 V ; E°(Cl2/Cl-) = 1,36 V; Ks(Hg2SO4) = 6,5 x 10-7
Cl2 + 2e- 2Cl- E1eq = E01 + 0,03 log PCl2 = 1,36 + 0,03 log 1 = 1,42 V

[Cl-]² 0,1²
Hg Hg + 2e
2+ -

Hg2+ + SO42- HgSO4 E2eq = E0HgSO4/Hg + 0,03 log 1 .


[SO42-]
Hg + SO42- HgSO4 + 2e-

E0HgSO4/Hg = 0,85 + 0,03logKs = 0,69 V, donc E1eq  E2eq


E2eq = 0,85 + 0,03log(6,5 x 10 ) + 0,03log 1
-7

0,1
Au sein de la cathode, au niveau de l’électrode + : Pt, Cl2/Cl-.
Au sein de l’anode, au niveau de l’électrode - : Hg/HgSO4s/K2SO4.
3- Ecrire les réactions aux électrodes et la réaction globale lorsque la pile débite.
Cathode : Cl2 + 2e- 2Cl-
Anode : Hg + SO42- HgSO4 + 2e-
Réaction globale : Cl2 + Hg + SO42- 2Cl- + HgSO4
4- Calculer sa f.e.m : Ec – Ea = 1,42 – 0,69 = 0,73 V
5- Déterminer la condition pour que la pile cesse de fonctionner.
Théoriquement, la pile cesse de fonctionner quand la f.e.m. s’annule, c’est-à-dire E1eq = E2eq
(Consommation des ions SO42- et production des ions Cl-).
E01 + 0,03log PCl2 = E0Hg2+/Hg + 0,03 logKs + 0,03log 1
[Cl ]²
-
[SO42-]
1,36 + 0,03log PCl2 = 0,85 + 0,03 log(6,5 x 10 ) + 0,03log 1
-7

[Cl-]² [SO42-]
1,36 + 0,03 log PCl2 = 0,66 + 0,03 log 1
[Cl-]² [SO42-]
Si P = 1 atm, alors 0,03 log [SO42-] = - 0,7 soit [SO42-] = 4,67 x 10-24
Cl2
[Cl-]² [Cl-]²
6- Comment doit-on procéder pour inverser le sens des réactions aux électrodes ?
Pour inverser le sens des réactions, il faudra procéder par électrolyse, c’est-à-dire installer un
générateur entre les deux électrodes et appliquer une différence de potentiel (d.d.p.)
supérieure à la force électromotrice (f.e.m.).
Ici ddp  0,73 V. Ainsi :
● Oxydation : 2Cl- Cl2 + 2e-
● Réduction : HgSO4 + 2e- Hg + SO42-

16
EXERCICE 19
Soit les piles : Pt, Cl2 (1 atm) / HCl 0,01 M / AgCls, Ag (1)
Ag, AgCls / KCl 0,1 M // K2SO4 0,1 M / HgSO4, Hg (2)
1- Indiquer les types d’électrodes utilisées.
Pile (1) : Pt, Cl2g/HCl est de 1ère espèce et Ag/AgCls/HCl de 2ème espèce.
Pile (2) : Ag/AgCls/KCl de 2ème espèce de même que Hg/HgSO4s/K2SO4.
2- Calculer les potentiels des différentes électrodes. En déduire la polarité des 2 piles.
Pile (1) : Cl2 + 2e- 2Cl- E1eq = E01 + 0,03 log PCl2 = 1,48 V
[Cl-]²
AgCl + e- Ag + Cl- E2eq = E0Ag+/Ag + 0,06logKs + 0,06log 1 .
[Cl-]

= 0,80 + 0,06log10-10 + 0,06log 1 = 0,32 V


0,01
E1eq  E2eq: Au sein de la cathode, au niveau de l’électrode + : Pt, Cl2/Cl-.
Au sein de l’anode, au niveau de l’électrode - : Ag/AgCls/HCl.
Pile (2) : AgCl + e- Ag + Cl- E’1 = 0,80 + 0,06log10-10 + 0,06log 1 = 0,26 V
0,1
HgSO4 + 2e- Hg + SO42- E’2eq = 0,85 + 0,03log10-7 + 0,03log 1 = 0,67 V
0,1
E’2eq  E’1eq: Au niveau de l’électrode + : Hg/HgSO4s/K2SO4.
Au niveau de l’électrode - : Ag/AgCls/KCl.

3- Ecrire les réactions aux électrodes et les réactions globales lorsque les piles débitent.
Pile (1) : Pile (2) :
Cathode : Cl2 + 2e- 2Cl- HgSO4 + 2e- Hg + SO42-
Anode : 2 x (Ag + Cl -
AgCl + e )
-
2 x (Ag + Cl -
AgCl + e-)
Réaction globale :
Cl2 + 2Ag 2AgCl HgSO4 + 2Ag + 2Cl- Hg + SO42 + 2AgCl
4- Calculer leur f.e.m.
Pile (1) : Ec – Ea = 1,48 – 0,32 = 1,16 V
Pile (2) : Ec – Ea = 0,67 – 0,26 = 0,41 V

5- Calculer la concentration des ions sulfates lorsque la pile (2) cesse de fonctionner sachant
que les ions chlorures auront une concentration de 0,08 mole//l.
E’2eq - E’1eq = 0
0,85 + 0,03log10 + 0,03log
-7
1 – 0,80 + 0,06log10-10 + 0,06log 1 = 0
[SO42-] 0,08
0,85 + 0,03 log10-7 + 0,03 log 1 – 0,27 = 0  0,03 log 1 = – 0,37
[SO42-] [SO42-]
[SO42-] = 2,14 x 10 mole/l
12

6- Comment peut-on monter une batterie à partir des deux piles ?


Une batterie est un ensemble de piles montées en série et
(f.e.m.)T =  (f.e.m.)i = 1,57 V
i=1
7- Comment doit-on procéder pour inverser le sens des réactions aux électrodes ?
Pour inverser l’ordre des réactions, il faudra réaliser une électrolyse en plaçant un générateur
entre les électrodes dont la différence de potentiel (d.d.p.) est supérieure à la force
électromotrice (f.e.m.).
17
EXERCICE 19
Pour la pile (1) ddp  1,10 V et pour la pile (2) ddp  0,41 V.

17
EXERCICE 20
Une pile à combustible est une pile dans laquelle la fabrication de l'électricité se fait grâce à
l'oxydation d'un combustible réducteur couplée à la réduction d'un autre combustible
oxydant.
Pour une Pile à combustible : dihydrogène-dioxygène
1- Ecrire les deux demi-équations redox des réactions se produisant aux électrodes et en
déduire la réaction globale.

Demi-équations redox : O2 + 4e- + 4H+ 2H2O


H2 2H+ + 2e-
Réaction globale : O2 + 2H2 2H2O

2- Préciser pour chacune des électrodes s’il s’agit de l’anode ou de la


cathode, et indiquer la polarité de chacune d’elle.
E°(O2/H2O) = 1,23 V à pH = 0 et E°(H+/H2) = 0 V à pH = 0, par rapport à l’électrode normale
à hydrogène.
Anode (-) : Oxydation de H2 Cathode (+) : Réduction de O2
3- En considérant les pressions partielles de O2 et H2 de 0,1 atm chacune en début de
fonctionnement, déterminer la différence de potentiel initiale de la pile.
 E(+) = E°(O2/H2O) + 0,06log p(O2) x [H ]
+ 4

4
 E = E°(H+/H ) + 0,06 log [H+]2
(-) 2
2 p(H2)
 E = E(+) – E(-) = 1,23 – 0 + 0,06log p(O2) x p(H2)
2

4
= 1,23 – 0 + 0,06log 0,1 x 0,12 soit E = 1,19 V
4
4- On génère un courant de 1 A pendant 1 minute. Calculer le nombre de moles d’O2 et H2
consommé.
D’après Faraday, la quantité de charge mis en jeu est : Q = It = 1 x 60 = 60 C
Le nombre de moles de charge correspondant est : n(e-) = Q = 60  6,22 x 10-4 mole

F 96 500
n (O ) = n (e-) = 6,22 x 10-4  1,55 x 10-4 mole
2
4 4
n (H ) = n (e-) = 6,22 x 10-4  3,11 x 10-4 mole
2
2 2

5- On génère un courant de 5 mA avec une pile contenant 10 cm3 de H2 à 1 atm et 30 cm3


d’air à 1,013 atm. Pendant combien de temps peut-on utiliser cette pile dans ces
conditions ?
t = QI = 5 xQ10-3
n (e-) = 2 x n (H ) = 2 x P(H2) x V(H2) = 2 x 1 x 105 x 10 x 10-6  8,07 x 10-4 mole

2
RxT 8,314 x 298
Or Q = n (e ) x F = 8,07 x 10 x 96 500 = 77,9 C
- -4

18
EXERCICE 20
D’où : t = 77,9  15 600 s = 4 h 20 min
5 x 10-3

18
Tableau de conductivités molaires ioniques (-[Link] d’eq –1) à 298 K

Cation Λ° Anion Λ°
H+ 350,00 OH- 198,40

K+ 73,54 Cl- 76,39

Na+ 50,12 Br- 78,18

Li+ 38,70 I- 76,88

Ba2+
127,20 NO3- 71,50
Ca2+
119,10 HCO3- 44,50
Pb2+
139,00 CH3COO- 40,90
Cu2+
107,20 C6H5COO- 32,40
Mg2+
106,20 SO42- 160,00
Ag+
61,90 PO43- 160,00
NH4+ 73,40 F- 55,40

Al3+ 189,00 HPO42- 114,00

19
Tableau de conductivités molaires de composés ioniques (-[Link] d’eq –1) à 298 K

Composé Composé

HCl 426,20 AgNO3 133,40

KCl 149,90 CuSO4 267,20

NaCl 126,50 KClO4 140,00

LiCl 115,00 NalO4 117,50

NH4Cl 149,70 AgClO4 126,60

KI 150,40 NaBrO4 105,40

NaI 126,90 KBrO3 129,30

NaOH 247,80 NaCH3CO2 91,00

20
Tableau des potentiels standard d’électrode à 298 K
Les couples sont classés par ordre alphabétique du symbole de l’élément réduit
Couple Demi-réaction de réduction Potentiel (volts)

1 Al3+/Al Al3+ + 3e- Al -1,66


2 Ag+/Ag Ag+ + e- Ag 0,80
3 Br2/Br- Br2 + 2e- 2Br- 1,08
4 BrO3-/Br2 2BrO3- + 12H+ + 10e- Br2 + 6H2O 1,50
5 Cl2/Cl- Cl2 + 2e- 2Cl - 1,36
6 ClO3-/Cl2 2ClO3- + 12H+ + 10e- Cl2 + 6H2O 1,47
7 Cr3+/Cr Cr3+ + 3e- Cr -0,74
8 Cr2O72-/Cr3+ Cr2O72- + 14H+ + 6e- 2Cr3+ + 7H2O 1,33
9 Co2+/Co Co2+ + 2e- 2Co -0,29
10 Cu+/Cu Cu+ + e- Cu 0,52
11 Cu2+/Cu Cu2+ + 2e- Cu 0,34
12 F2/F- F2 + 2e- 2F- 2,87
13 Fe2+/Fe Fe2+ + 2e- Fe -0,44
14 Fe3+/Fe2+ Fe3+ + e- Fe2+ 0,77
15 H /H2
+ 2H+ + 2e- H2 0,00
16 H2/H- H2 + 2e- 2H- -2,25
17 I2/I- I2 + 2e- 2I- 0,62
18 Li+/Li Li+ + e- Li -3,03
- 2- - -
19 MnO4 /MnO4 MnO4 + e MnO42- 0,57
20 MnO4-/MnO 2 MnO4- + 4H+ + 3e- MnO2(s) + 2H2O 1,68
MnO4- + 2H2O + 3e- MnO2(s) + 4OH- 0,59
- 2+ - + -
21 MnO4 /Mn MnO4 + 8H + 5e Mn2+ + 4H2O 1,51
22 Ni2+/Ni Ni2+ + 2e- Ni -0,25
23 NiO3-/NO NiO3- + 4H+ + 3e- NO(g) + 2H2O 0,96
24 O2/H2O2 O2 + 2H+ + 2e- H2O2 0,69
25 O2/H2O O2 + 4H+ + 4e- 2H2O 1,23
26 O2/OH- O2 + 2H2O + 4e- 4OH- 0,40
27 H2O2/H2O H2O2 + 2H+ + 2e- 2H2O 1,77
28 K+/K K+ + e- K -2,93
29 Pb2+/Pb Pb2+ + 2e- Pb -0,13
30 S4O62-/S2O32- S4O62- + 2e- S2O32- 0,09
31 Sn2+/Sn Sn2+ + 2e- Sn -0,14
32 Zn2+/Zn Zn2+ + 2e- Zn -0,76

21

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