0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
145 vues24 pages

Cour D'urbanisme

Ce document présente un cours sur l'urbanisme au Burkina Faso, visant à familiariser les étudiants avec les règles d'affectation et d'occupation des espaces. Il aborde des notions clés telles que l'aménagement urbain, le lotissement, et les étapes d'aménagement, tout en soulignant l'importance de la planification et de la réglementation dans le développement urbain. Le document détaille également les procédures de lotissement et les objectifs associés à cette pratique.

Transféré par

luc290702
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
145 vues24 pages

Cour D'urbanisme

Ce document présente un cours sur l'urbanisme au Burkina Faso, visant à familiariser les étudiants avec les règles d'affectation et d'occupation des espaces. Il aborde des notions clés telles que l'aménagement urbain, le lotissement, et les étapes d'aménagement, tout en soulignant l'importance de la planification et de la réglementation dans le développement urbain. Le document détaille également les procédures de lotissement et les objectifs associés à cette pratique.

Transféré par

luc290702
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

BURKINA FASO

Unité - Progrès - Justice

ATELIER D’URBANISME

YANOGO Nomwendé Christian


Architecte - Urbaniste DEIAU
Email : [email protected]
Tel : 60 66 92 76 / 79 93 96 06

1
SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE ..................................................................................................................... 3


I. NOTIONS DE DEFINITION ET DE COMPREHENSION DES TERMES ................................................... 3
II. ETAPES D’AMENAGEMENT .............................................................................................................. 6
III. DEMARCHES POSSIBLES : CAS DES DOCUMENTS D’URBANISME OPERATIONNEL (Lotissement,
PUD, PAZ, etc…) ....................................................................................................................................... 7
IV. CAS PARTICULIER D’UN LOTISSEMENT ............................................................................................ 9
V. AUTRES BESOINS A INTEGRER DANS LE LOTISSEMENT ................................................................. 16
VI. L’HABITAT URBAIN......................................................................................................................... 18
VII. L’ANALYSE URBAINE ...................................................................................................................... 21

2
INTRODUCTION GENERALE
Le présent cours a pour objectif d’initier et de familiariser les étudiants avec l’ensemble des règles qui
organisent l’affectation et l’occupation des espaces dans les domaines de l’urbanisme en général et au
Burkina Faso en particulier.

Un accent particulier sera mis sur le Lotissement qui est l’outil par excellence de l’aménagement urbain
au Burkina Faso devenu l’objet de toutes les passions et enjeux socio-politiques.

I. NOTIONS DE DEFINITION ET DE COMPREHENSION DES TERMES

Aménagement : Selon le dictionnaire, c’est l’action d’aménager, organiser ou disposer en vue de rendre
plus confortable et plus utilisable.

Dans le domaine de l’espace, il y a :


- Aménagement du Territoire : Organisation du territoire ; c’est encore un savoir-faire qui met en
œuvre des idéologies, des théories et des méthodes dont le but est d’organiser de manière cohérente
l’espace tant du point de vue des activités et des équipements que des réseaux. L’aménagement du
territoire (à un niveau national régional communal) est fixé par des plans d’aménagement. Ceux-ci sont
préparés par schémas d’aménagement qui contrairement aux plans, n’ont pas valeurs réglementaires.

- Aménagement Rural : Ensemble des opérations destinées à améliorer les conditions et le cadre de
vie des habitants du milieu rural à moderniser et à diversifier leurs activités économiques.

- Aménagement Urbain : Il consiste en des opérations de nature et d’importance diverses qui


s’inscrivent dans le cadre de la politique générale d’Urbanisme. Il peut s’agir de l’aménagement
d’agglomérations nouvelles de zone d’habitation ou de zones industrielles, de rénovations urbaines.
C’est encore une transformation physique et sociale, organisée du cadre de vie.

- Aménagement et Gestion du Foncier Urbain : Cette notion est considérée par les spécialistes comme
un processus d’intervention spatiale qui vise à mettre en place et à gérer un développement harmonieux
et durable des zones urbaines destinées à l’habitation et aux activités connexes.
Il est ainsi entendu que cela permettra une meilleure répartition des populations et des activités en tenant
compte des contraintes et des atouts du milieu urbain, des capacités humaines et techniques, des

3
nécessités économiques urbaines, des spécificités socio-économiques, de la protection de
l’environnement etc…. Il doit inclure par ailleurs une meilleure gestion foncière en vue de pérenniser
l’information cartographique et cadastrale dans un but de bonne gouvernance.

-Le Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) : Le Schéma directeur


d’aménagement et d’Urbanisme (SDAU) est un instrument de planification à moyen et long terme qui fixe
les orientations du développement des agglomérations urbaines.

-Le plan d’Occupation du Sol (POS) : Document de planification qui fixe, dans le cadre des orientations
du Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme, les règles générales et les servitudes d’utilisation
du sol qui peuvent comporter jusqu’à l’interdiction de construire.

-Le lotissement : C’est une opération d’aménagement ayant pour objet la division d’un terrain nu à plus
de deux lots viabilisés destinés à l’habitation et/ou aux activités connexes.

-La restructuration : C’est une opération d’aménagement qui consiste à réorganiser et à équiper une
partie aménagée ou non du tissu urbain.

-La rénovation urbaine : C’est une opération d’aménagement qui consiste à modeler des quartiers
anciens, caractérisés par un habitat vétuste, dépourvu de confort hygiénique ou ne répondant plus aux
normes d’occupation des sols en vigueur.

-La restauration immobilière : C’est une opération d’aménagement qui consiste à sauvegarder et à
mettre en valeur des immeubles défectueux.

-Le remembrement urbain : C’est une opération d’aménagement qui consiste, dans un périmètre
urbain donné, à regrouper des parcelles de terrain en vue de les rendre aptes à de nouveaux types de
construction.

-L’expropriation pour cause d’utilité publique : C’est une opération qui permet à une personne
publique, de contraindre tout titulaire de droit réel immobilier à lui céder ledit droit, dans le but de
réaliser un objectif d’utilité publique ou d’intérêt général, en contrepartie d’une juste et préalable
indemnisation.

4
-Urbanisme : C’est un terme créé en 1867 par Ildefonso Cerda. Pour lui l’Urbanisme désigne l’ensemble
des actions tendant à grouper les constructions et à régulariser leur fonctionnement comme l’ensemble
des principes, doctrines et règles qu’il faut appliquer pour que les constructions et leur groupement, loin
de réprimer, d’affaiblir et de corrompre les facultés physiques, morales et intellectuelles de l’homme
social, contribuent à favoriser son développement ainsi qu’à accroître le bien-être. L’Urbanisme c’est la
technique et l’art d’aménager les villes. C’est encore un ensemble de mesures techniques administratives
économique et sociales qui doivent permettre un développement harmonieux, rationnel et humain des
agglomérations.

-VRD : c’est l’ensemble constitué par les voies de circulation ou réseau viaire et réseaux
d’adduction d’eau, d’électricité et d’assainissement et de drainer de l’espace urbain.

CLASSIFICATION EN URBANISME
Les moyens mis en œuvre en Urbanisme sont classés en deux catégories :
- Urbanisme Règlementaire ;
- Urbanisme opérationnel ;

Urbanisme Réglementaire :
C’est la partie de l’Urbanisme qui traite l’aspect réglementation. Son rôle est de fixer des garde-fous. Cela
concerne en général les documents, outils ou instruments de planification (SDAU, SCOT, POS, etc..).

Urbanisme opérationnel :
C’est la partie complémentaire de la réglementation qui prend en compte la mise en œuvre effective des
opérations en urbanisme.
- Types d’opérations en Urbanisme : Aménagement ponctuel lotissements, intervention dans un tissu
urbain existant etc ….

Urbanisation : ce terme évoque le phénomène de concentration croissante de la population dans les


agglomérations urbaines et de l’extension spatiale des villes.

5
II. ETAPES D’AMENAGEMENT
Les étapes essentielles qu’on peut identifier sont :
• Enquête ou études monographiques
• Identification des besoins exprimés par les acteurs (Etat…)
• Identification des sites (détermination des capacités potentielles,
• L’exécution dans le temps et dans l’espace des programmes

1 - Etudes monographiques
Elles visent à mieux cerner et surtout à mieux connaître la zone d’étude sur quelques aspects
• Historique
• Géographique
• Démographique
• Socio-économique
• Equipements
• Activités

2 - Identification des besoins exprimés (Etats -collectivités – Population – O.N.G, etc).


Cette identification qui constitue une étape très importante dans le processus peut se faire par :
• Concertation
• Enquêtes
• Interviews etc…..
De manière à aboutir à une vision partagée des besoins au niveau des différents acteurs.

4 - Identification des sites, détermination des capacités potentielles


Cette détermination des capacités potentielles permet de reconstituer l’ensemble des terrains
sélectionnés pour une opération d’urbanisme en mettant en exergue les diverses contraintes physiques
et économiques (coûts de construction ; coûts de transports etc ……).

5 - Elaboration des documents.


Tout dépend de la nature des documents à élaborer (des plus complexes au plus simples.)
- SDAU, SCOT,
- PUD, Lotissement …etc.
- Intervention dans un tissu urbain existant.

6
III. DEMARCHES POSSIBLES : CAS DES DOCUMENTS D’URBANISME
OPERATIONNEL (Lotissement, PUD, PAZ, etc…)
1- Objectifs
Ces opérations sont souvent orientées essentiellement vers :
• la production des terrains à bâtir
• la transformation physique et sociale du cadre de vie
• la redistribution du sol par le moyen du lotissement et qui a pour conséquence l’appropriation du
sol par de nouveaux occupants.

2 - Elaboration
a - Analyse préalable
Ce sont des documents opposables aux tiers qui s’élaborent sur des terrains ou espaces identifiés.
Avant de procéder à l’aménagement proprement dit de ces terrains ou espaces il faut apprendre à les
connaître en détails, à « les interroger ». Cette analyse préalable permet de mettre en évidence les
atouts et les contraintes qui détermineront par la suite les grandes lignes de l’aménagement en
s’appuyant sur des investigations complémentaires telles que :
• visites sur le terrain
• étude de cartes et plan
• élaboration de maquettes ou des vues en 3 D.
• compilation de documents anciens.

b - Visites sur le terrain.


Cette méthode est indispensable pour l’analyse. La visite sur le terrain, associé à quelques enquêtes
ponctuelles (appelées aussi pré enquêtes), permet de saisir la vie des occupants du site ou du terrain et
les principaux problèmes, que devrait résoudre l’aménagement.

c - Etude des Cartes et Plans


La consultation systématique des documents cartographiques à différentes échelles accompagne et
contrôle nécessairement les visites sur le terrain :
au 1/50000e → la carte décrit la région
au 1/10000e → la ville
aux 1/5000e et 1/2000e → le quartier.
aux 1/1000 et 1/500 → les îlots et les quartiers.

7
d - Confession de maquette ou des vues en 3D.
La confession de ce type de document, aujourd’hui par des modèles numériques de terrain, est un des
meilleurs moyens pour mieux comprendre le site et concevoir son aménagement. Ainsi les formes du
relief, toujours mal perçues sur une carte, seront faciles à discerner :
• pentes abruptes à ne pas urbaniser ;
• thalwegs à emprunter pour drainer le terrain ;
• cols à utiliser pour le passage des routes en terrain escarpé ;
• rivières ou marigots à traverser.

e - Compilation des documents anciens.


Les documents anciens quand ils existent (écrits, cartes, gravures, vieilles photos etc) sont un excellent
moyen de revoir le site et de comprendre son évolution.
En somme, cette analyse préalable doit aboutir à l’élaboration d’une fiche d’identité du site qui
permettrait de :
• dégager la capacité du site, c'est-à-dire ses aptitudes à recevoir tel type d’aménagement.
• sélectionner les zones prioritaires pour le processus de programmation.

8
IV. CAS PARTICULIER D’UN LOTISSEMENT

1- DEFINITION
C’est une opération ayant pour objet la division volontaire en lots d’une ou plusieurs propriétés foncières
pour mettre en vente ou en location en vue de la création d’habitations, ou d’établissements industriels
ou commerciaux.
On distingue deux types de lotissements :
• Les lotissements à usage d’habitation ;
• Les lotissements à usage industriel.

Lotissement à usage d’habitation


Ce sont des lotissements en vue de construction d’immeuble destinée à l’habitation ou au commerce
ainsi qu’à leurs annexes.

Lotissement à usage industriel


Ces lotissements sont créés en vue d’installation d’établissements industriels conformément aux
dispositions des plans d’occupation des sols (POS) ou des Schémas Directeurs approuvés.

2- PROCEDURE DE LOTISSEMENT

A- Constitution du Dossier
Tout lotissement étant soumis à une autorisation administrative, un dossier de demande doit être
constitué par le ou les responsables de l’opération que l’on désigne sous le nom de "lotisseur" ou toute
personne justifiant d’un titre l’habillant à réaliser l’opération sur le terrain.

B- Délivrance de l’autorisation
L’autorité compétente délivre L’autorisation de lotir.

3- NOTION DE LOT, DE PARCELLE ET D’ILOT


Le lot est une portion de terrain issue d’une opération de lotissement
La parcelle est une délimitation physique d’un terrain. C’est également une portion de terrain appartenant
à un même propriétaire et destinée à une même nature d’exploitation ou de culture.
L’îlot est un ensemble de lots ou de parcelles, délimité par des voies.
Procéder à un découpage parcellaire revient tout simplement à faire un lotissement.
9
4 – POURQUOI FAUT- IL FAIRE UN LOTISSEMENT ? ET POUR QUELS OBJECTIFS ?
a) Rationaliser le terrain ; autrefois bien collectif inaliénable et imprescriptible, aujourd’hui le foncier
(gestion et maîtrise) commence par poser de sérieux problèmes dans le développement urbain de nos
villes.

b) Permettre ou favoriser les relations de voisinage : promiscuité et intimité ; car il n’est pas de vie urbaine
supportable lorsque celles-ci sont conflictuelles ou même inexistantes ; le rôle premier de la ville est de
rapprocher les hommes pour faciliter les échanges.

c) Permettre l’implantation d’équipements collectifs, car on doit éviter de les éloigner de leurs utilisateurs
: les marchés des ménagères, des mères de famille, les écoles des enfants, les terrains de sports des
jeunes.

d) Favoriser l’animation urbaine, par la mise en place des parcelles qui pourront éventuellement accueillir
: commerces, services, bars etc…

e) Tenir compte de la taille des familles qui à l’intérieur d’un même pays et parfois d’une même ville peut
fortement varier.

f) Tenir compte des relations familiales, et particulièrement du rôle des espaces en plein air aux fonctions
bien définies (cuisine, réception, enfants …).

g) Permettre une extension des constructions en fonction de la croissance de la famille au sens large, et
des revenus.

h) Permettre toutes les activités essentielles à la subsistance de la famille ; ce qui suppose parfois la
pratique de l’artisanat, petit commerce ou, petit élevage domestique.

i) Sauvegarder la salubrité, surtout en l’absence de réseau d’évacuation des eaux usées, quand des
parcelles trop petites et trop denses rapprochent les détritus et déjections des puits.

j) Sauvegarder la sécurité en évitant la propagation de l’incendie, en facilitant la lutte contre celui-ci.

10
k) Assurer le confort, la détente, la diversité des équipements qui font la valeur d’un cadre de vie, tant sur
les lieux de travail que dans les zones d’habitations.

l) Faciliter la circulation.

Tout lotissement à usage d’habitation doit être adapté aux modes de vie des bénéficiaires.

5- LES REGLES DE LA CONCEPTION


Pour qu’un lotissement soit fonctionnel et puisse répondre aux attentes des futurs bénéficiaires, il est
important d’observer certaines règles an niveau de la conception.

a) Importance de la voirie dans la Conception d’un lotissement

i) Qualité de la voirie
La qualité de la voirie conditionne en grande partie la sécurité et l’agrément du lotissement. C’est un
élément déterminant dans la conception des plans de lotissement (quadrillage, trame d’accueil, trame
assainie, lotissements résidentiels complètement desservis et équipés en réseaux).

ii) Organisation de la voirie


L’organisation de la voirie est fonction de la répartition dans l’espace des lieux publics (équipement, grand
commerce …) et de l’affection des espaces privés (habitat, petit commerce, artisanat ...).
C’est pourquoi, le schéma général d’organisation du lotissement doit être conçu conjointement avec la
définition du réseau de voirie. A ce niveau une certaine hiérarchisation doit être observée. Hiérarchisation
qui se traduira par des emprises et des aménagements différents pour chaque type de voie. Concernant
ces voies, leur emprise devra être fixée en fonction d’une desserte automobile des parcelles ou d’un
simple accès piétonnier.

iii) Orientation de la voirie


Elle détermine l’orientation de parcelles c’est-à-dire les capacités d’implanter les bâtiments dans des
conditions de confort optimum : luminosité, ventilation. Ces conditions d’implantation dépendent de la
latitude et du climat. Si une trame est mal orientée, l’aménagement des parcelles sera d’autant plus
difficile et peu rationnel.

11
Une autre donnée physique déterminante pour le tracé et l’orientation de la voirie, est la topographie en
raison de l’écoulement des eaux et des travaux de terrassement des parcelles. Cette contrainte est
d’autant plus importante que le terrain soit à très faible soit à trop forte pente. Il faut noter que l’homme a
su toujours maîtriser les pentes. Qu’il s’agisse de l’aménagement de terrasses agricoles ou de
l’aménagement urbain plus complexe, la même ingéniosité opiniâtre est appliqué à tirer parti d’un terrain
difficile.
Dans les terrains à faible pente, on cherchera à tirer la meilleure pente des points bas (talwegs)
pour y placer les collecteurs principaux et orienter la voirie dans le sens de la plus grande pente
pour assurer le meilleur drainage.
Dans les terrains à forte pente (entre 2 et 10%) surtout si les sols sont inondables, on recherchera
donc à l’orienter autant que possible la trame à 45° par rapport à la ligne de plus grande pente.
Dans les terrains de très forte pente (entre 10 et 20%) il faut prévoir l’orientation et la forme des
parcelles qui minimisera les terrassements pour l’installation des maisons et l’aménagement des
cours ; l’orientation de la trame découlera généralement de cette contrainte.

Au-delà d’un certain pourcentage, une pente n’est plus aisément franchissable et rend l’urbanisation
impossible. Il est donc fortement conseillé de bannir toute voie implantée selon la ligne de plus grande
pente qui jouera le rôle de collecteur à ciel ouvert de torrent ; il est aisé de comprendre qu’au niveau de
l’entretien les deux fonctions sont vraiment incompatibles.
Au contraire il faut chercher une trame de voirie qui allonge le trajet de l’eau qui la retarde par des multiples
détours et des tracés en lignes brisées. Si l’on fait le choix libre ou contraint, selon le contexte économique
de fossés à ciel ouvert, il faut aussi donner à ceux-ci une pente compatible avec la tenue des matériaux
utilisés, la vitesse d’écoulement restant inférieure à la limite d’arrachement du sol (érosion). Dans ces
conditions, il est nécessaire, soit de :
. Casser la vitesse d’écoulement par les dispositifs transversaux : seuils, petits barrages, paliers des
zones de repos et de stockage comme des bassins ;
. Concevoir des parties de l’espace collectif en mesure de jouer momentanément le rôle de bassin sans
causer de dommage à la vie du quartier ;
. Aménager une dépression du site en un ou plusieurs bassins successifs.
C’est finalement une œuvre collective qui exige pour le concepteur : d’englober dans son étude
l’ensemble du terrain, pour les habitants : de prendre les dispositions constructives nécessaires sur leur
propre terrain et d’en assurer l’entretien.

Correspondance qui existe entre pourcentage d’une pente et l’angle géométrique qu’il dessine :

12
5% 3° 10° 17.6%
10% 6° 20° 36.4%
20% 11° 30° 57.7%
30% 17° 40° 83.9%
40% 22° 50° 119.2%
50% 27° 60° 173.2%
60% 31° 70° 274.7%
70% 35° 80° 567.1%
80% 39° 90° ∞
90% 42°
100% 45°

iv) Prise en compte des données naturelles


La trame du lotissement doit tenir compte des données naturelles débouchant sur les conditions
climatiques et l’analyse du site.

b) Découpage parcellaire
La forme la plus courante est l’îlot rectangulaire. C’est la trame qui s’organise le mieux ; permet un
découpage parcellaire régulier et s’implante facilement. Cependant cette systématisation de la trame
orthogonale devient vite monotone, aussi est-il souvent bon de casser cette rigueur par des îlots de
formes plus diverses : courbes ou polygonales. Pour les îlots rectangulaires, la desserte peut être par les
quatre côtés, une voie de desserte ceinturant l’îlot. La forme de parcelle et la taille de l’îlot donnent des
implantations plus ou moins économiques en voirie. C’est la taille des parcelles qui détermine la trame
de voirie de desserte. C’est l’agencement des parcelles entre elles qui détermine la forme de la voirie.
C’est le principe de desserte par les réseaux et le niveau d’accessibilité choisi qui en déterminent les
caractéristiques géométriques. On ne peut donc pas à priori dire qu’un schéma de voirie est meilleur
qu’un autre. Tout dépend des données de base qui président à la conception du lotissement.

13
6 - RESUME DE QUELQUES PRINCIPES ELEMENTAIRES DU LOTISSEMENT
Ces principes concernent la voirie, les parcelles, les îlots et les équipements collectifs.
a) Hiérarchiser les voies

Il faut classer et prévoir les voies selon leur importance :


• voies principales
• voies secondaires
• voies tertiaires

b) Espacer les carrefours

c) Minimiser la voirie
On peut minimiser la voirie en évitant de dessiner des îlots trop petits.

d) Aménager les carrefours


• Pas de carrefour en baïonnette, sous prétexte de ralentir la circulation
• Eviter les carrefours à angles aigus qui limitent la visibilité et rendent difficiles l’aménagement
• Veiller à ce que les axes des différentes voies convergent au carrefour, en un seul point.

e) Associer tailles de parcelles et emprise des voies : les petites parcelles donnent sur les petites rues et
les grandes sur les voies plus importantes ; au carrefour, des parcelles de grande taille.

h) Placer les équipements au centre du quartier


• favoriser leur desserte
• sans pour autant les border de voies sur 4 côtés.

7- FONCTIONS D’UNE VOIE URBAINE

Quelles peuvent être les différentes fonctions d’une voie urbaine ?


Il n’est pas possible d’être exhaustif en raison du caractère spécifique de chaque cas. On peut néanmoins
dégager quatre grandes familles de fonctions se rattachant aux déplacements de personnes et de biens,
aux activités urbaines qui se prolongent ou se raccordent dans la rue, à la structure de l’espace et à
l’environnement.

14
a) Déplacement de personnes et de biens

• Accepter les différents modes (certains pouvant être privilégiés, éventuellement au détriment des
autres
• Accueillir les différentes natures de déplacements : affaire, achat, loisirs, rapides (transit) ou (lent)
desserte, promenade…etc.
• Permettre l’arrêt et le stationnement.

b) Activités urbaines

• Assurer le prolongement et le raccordement d’activités diverses ;


• Résidence – habitat ;
• Loisir – rencontre ;
• Repos – promenade ;
• Commerce ;
• Bureaux ;
• Industrie et artisanat.

c) Structuration d’espaces

• Modeler un quartier ;
• Participer à l’enracinement des citadins ;
• Mettre en valeur l’architecture des espaces, du bâti, des monuments …etc.

d) Environnement

• Accueillir plantations et aménagements paysages ;


• Limiter les nuisances (bruit, pollution etc…).

15
V. AUTRES BESOINS A INTEGRER DANS LE LOTISSEMENT

Ces besoins concernent les réseaux divers à savoir : réseau d’assainissement, d’adduction d’eau,
d’électricité et de téléphone.

a. Assainissement
Par définition, l’assainissement d’une agglomération consiste à :
• évacuer les eaux de ruissellement ;
• évacuer les eaux utilisées pour les besoins humains et ceux des différentes activités.
• évacuer les déchets d’origine humaine ou animale.
• traiter ces différents effluents avant de les rejeter dans le milieu naturel dans des conditions
acceptables de débit et de qualité.

Dans le cas d’un lotissement, l’étude technique doit permettre de choisir entre un système unitaire ou un
système séparatif de façon à diriger les eaux usées vers une station d’épuration ou un exutoire naturel.
Un système d’assainissement individuel par fosse septique et d’évacuation vers le milieu extérieur peut
être aussi autorisé.

b. Adduction d’eau
L’eau est un bien indispensable à toute urbanisation et doit être disponible en quantité suffisante et en
qualité satisfaisante pour assurer les besoins des populations concernées :
• besoins domestiques (nourriture, hygiène, lavage, évacuation des déchets …).
• besoins de la végétation (arrosage de pelouse, jardin …).
• besoins correspondant aux équipements collectifs (bornes fontaines, jets d’eau, lutte contre les
incendies …).

c. Electricité
Il existe de nombreuses normes pour l’évaluation des besoins.
Dans le lotissement, pour des raisons esthétiques il est souhaitable de réaliser l’électrification du
lotissement en réseau souterrain mais cette solution aboutit évidemment à un coût qui représente environ
le double des travaux réalisés en réseau aérien.
Concernant l’éclairage, sa qualité d’installation est conditionnée par la qualité du plan de voirie et de
l’architecture des constructions.
16
d. Réseau de télécommunication
Le réseau de télécommunication permet d’établir une communication entre deux personnes éloignées ou
entre deux équipements (Téléphone, Télex, Email …).
Le dimensionnement des réseaux de télécommunication dans les lotissements doivent être
convenablement choisis.
Il existe trois modes de pose de réseaux téléphoniques et de distribution :
• Le réseau aérien sur poteau.
• Le réseau souterrain conseillé en règle générale pour des raisons esthétiques.

17
VI. L’HABITAT URBAIN
La ville est un milieu physique où se concentre une forte population humaine et dont l’espace est aménagé
pour faciliter et concentrer les activités. L’habitat urbain correspond au cadre de vie en milieu urbain.
(Habitat = logements + équipements). Il est fonction de l’environnement, de la culture, du climat…
Habitat : c’est le lieu d’habitation pris dans un rapport avec l’environnement. C’est le mode d’organisation
t de peuplement par l’Homme du milieu où il vit.

1. Contexte urbain au Burkina Faso

Les statistiques des systèmes des nations unis indiquent que désormais c’est plus de la moitié de
l’humanité qui vivra en ville. Ainsi, le monde s’inscrira dans un processus d’urbanisation rapide et
inexorable dont les corolaires sont le manque des services urbains de base, la crise du logement décent,
la dégradation de l’environnement urbain, et la marginalisation de franges importantes de la population
urbaine.

Le Burkina Faso à l’instar donc des autres pays connaitra également dans les décennies à venir une forte
croissance urbaine (35% d’ici 2035) qui va engendrer des défis importants à relever.

2. Différents types d’Habitats en milieu urbain

En milieu urbain, on rencontre différents types d’habitat :

a) L’Habitat administré où le lotissement est initié soit par l’Etat, soit par les collectivités locales.
Dans ce type d’habitat, l’auto construction est pratiquée suivant les cahiers de charges
applicables. A Ouagadougou, ce type d’habitat correspond aux quartiers tels que Pissy,
Tampouy, Patte d’Oie… et a les avantages suivants :
- L’Harmonisation au niveau de l’implantation des ouvrages,
- La conformité des aménagements par rapport aux documents d’urbanisme existants,
- L’accès facile à la population des classes moyennes,
- Le paysage urbain est hétérogène (diversité du paysage urbain)
- La sécurité foncière,
- Brassage socio-culturel,
- Etc.
18
Quant aux inconvénients, on peut citer :

- Le défaut d’intervention de l’administration (Etat),


- L’accès difficile à la population à faible revenu,
- Etc.

b) L’Habitat planifié aménagé par l’Etat et les promoteurs immobiliers dans quel cas les
populations interviennent peu dans les processus d’aménagement des espaces. Ex : cité
Azimo, cité 1200 logements …Les avantages sont :
- L’esthétique urbaine particulière,
- L’homogénéité des constructions,
- La conformité des aménagements par rapport aux documents d’urbanisme existants,
- L’accès facile aux équipements et services,
- Un temps de production rapide de l’habitat,
- Un confort certain dans l’exploitation des aménagements,
- Etc.

Les inconvénients sont :

- besoins de mobilisation d’importants financements,


- Les plans sont figés et homogènes (monotonie urbaine),
- L’isolement d’une certaine classe sociale,
- Etc.

c) L’Habitat sous intégré ou spontané caractérisé par une occupation peu maitrisée et
informelle des espaces où règne « promiscuité et exiguïté ». Ce sont entre autres, les quatiers
non-lotis à Ouagadougou, les bidonvilles à Abidjan, les Ghettos aux Etats-Unis, les Favelas au
Brésil, les Taudis en Afrique du sud…Les avantages sont
- L’accès facile aux populations à faible revenu,
- La liberté de construction,
- La mise en œuvre rapide de l’habitat,
- Etc.

19
Les inconvénients sont :

- La vulnérabilité des constructions face aux intempéries,


- L’absence d’équipements de base,
- L’insécurité foncière,
- La non hiérarchisation des voiries,
- L’isolement d’une certaine classe sociale.
- La conformité des aménagements par rapport aux documents d’urbanisme existants,
- Etc.

d) L’Habitat d’Urgence permet de répondre aux besoins immédiats d’une population donnée
suite à une catastrophe ou suite à des décisions politiques dans le cadre d’éventuelles
opérations de restructuration. Les avantages sont :
- L’accès facile pour les victimes,
- La mise en œuvre rapide de l’habitat,
- L’accès au service minimum,
- Etape vers la restructuration,
- Etc.

Les inconvénients sont :

- Le manque de confort,
- Le risque de prolifération de pandémies, d’épidémies,
- L’insalubrité,
- Risque de devenir définitif,
- Etc.

3. Fonctions et analyse de l’Habitat urbain

Fonctions de l’habitat urbain Analyse de l’habitat urbain


A Fonction collective (Travailler, se divertir, se soigner) Analyse fonctionnelle
B Fonction sociale (Culturel et sociétal) Analyse sémantique (symbolique)
C Fonction résidentielle (Se loger) Analyse physique

20
VII. L’ANALYSE URBAINE

Pour procéder à une analyse urbaine, il faut avoir une connaissance précise de l’espace urbain identifié
qui constituera le support et disposer d’un maximum d’information sur ses différentes composantes à
savoir :

- Le site naturel
- L’historique du peuplement,
- La structure urbaine,
- La typologie de l’espace,
- Les activités,
- Les équipements.

1. Définitions

Urbain vient du mot latin URBANUS qui veut dire Ville. La ville est une agglomération d’une certaine
importance dont les habitants ont des activités professionnelles diversifiées notamment dans les activités
tertiaires.

La définition de l’espace urbain est liée à celle des types d’occupation et d’utilisation des sols, donc des
activités et fonctions urbaines qui par définition sont non agricoles.

L »espace urbain englobe tout mode d’occupation du sol lié à la ville ou à sa proximité non seulement
espace bâti, mais aussi : espace verts et certains grands équipements : aéroports, stades, hippodromes,
terrains de golf, terrains militaires, dépôts d’ordures, carrières,…Il faut aussi prendre en compte les
espace inconstructibles comme les plans d’eau, les terrains vagues en friche urbaine, Les jardins ou parc
des maisons individuelles sont aussi à retenir.

Cependant, les terrains cultivés d’agriculture péri-urbaine, fruitière, florale, les prés pour l’élevage péri-
urbain…ne sont pas à prendre en compte.

L’espace urbain se reconnait sur la carte ou ma photo :

- Par un réseau de voirie plus dense que l’espace rural,


- Par des parcelles plus petites et géométriques avec une certaine densité de construction.

21
2. Nature de l’espace urbain

- L’espace urbain est d’abord un espace géométrique qui se définit par des dimensions, des
superficies, des densités.
- C’est celui des urbaniste et géomètres conçus et découpés en parcelles regroupées en îlots et
viabilisées. C’est-à-dire desservies par de voies et réseaux d’électricité et d’adduction d’eau.
- C’est aussi un espace physique qui se caractérise par un relief avec ses altitudes, des pentes,
et rupture de pente, la structure géologique de son sous-sol, un climat et des microclimats ; par
la présence d’eau de surface et souterrains d’une végétation naturelle ou plantée. Tout ceci
constitue ce qu’on appelle le site.
- C’est aussi un espace-temps déterminé par les temps nécessaires pour se déplacer d’un point
à un autre. Dans une ville, c’est la distance temps qui préside aux relations interurbaines
(infrastructure-aéroport, port, autoroute, voie rapide).
- L’espace urbain est aussi économique avec des variations considérables. Il représente
néanmoins dans l’ensemble les plus fortes densités d’investissements et de richesse par unité
de surface : sol, équipements, immeuble et leur contenu. Il constitue dans certaines grandes
villes, un marché de travail particulièrement dense et dense.
- L’espace urbain est aussi un espace social avec plus ou moins de ségrégations de l’habitat, des
activités et des emplois. A la limite, à chaque population selon son origine ethnique ou sa classe
sociale, correspond un fragment d’espace, c’est la ségrégation résidentielle.
- Enfin, l’espace urbain est un espace perçu et vécu différemment par les individus en fonction de
leur niveau de vie, de leur âge, de leur lieu de résidence et de travail, de leur mode de circulation,
de leur caractère.

3. L’analyse des différentes composantes de l’espace urbain

a) Le site naturel c’est l’emplacement même d’une ville. L’analyse du site doit faire ressortir le
potentiel naturel du milieu. Elle présente les différents éléments du milieu naturel et met un accent
sur leurs interactions. Elle concerne : le relief, l’hydrographie, la géologie, le climat, la végétation.
b) L’historique du peuplement : l’historique doit parler de l’origine du peuplement, des causes de
l’installation, des raisons du choix du site et les moteurs de l’évolution du quartier dans l’espace
et dans le temps.

22
c) La structure urbaine : composé d’îlots, de parcelles et de voiries, la structure urbaine ou la
trame urbaine décrit également la forme et m’agencement de cas derniers. La trame urbaine peut
être :
• Irrégulière : aucune forme géométrique n’est reconnaissable ne prédomine. Exemple
des quartiers anciens.
• Quadrangulaire : les îlots sont carrés ou rectangulaires ainsi que les parcelles et les
voies sont de largeur constantes et perpendiculaire. C’est le tracé volontaire le plus facile
et a été utilisé à toutes les époques.
• Les tracés non orthogonaux ou en courbe : ils sont plus difficiles à réaliser
(diagonales et étoiles, cercles, demi-cercles, croissant et ovales).

Il peut y avoir également une combinaison de tracés : damier, cercle, demi-cercle…

4. Les types de plans

On peut regrouper les plans des villes autour de quatre types :

• Plan radio concentrique : c’est un plan le plus rependu parmi les vieilles villes. C’est le
plan des villes dont le noyau central constitue le centre d’un réseau étoilé se dirigeant
dans les principales directions.
• Plan semi radioconcentrique ou en demi-cercle : c’est une variante du type précédent
Exemple sur le littoral, sur la rive d’un grand fleuve.
• Plan orthogonal : c’est une juxtaposition des plans en damier. (villes américaines).
• Plans avec des étoiles ou des éventails : il est composé des voies courbes ou
circulaires, en ovale ou en croissant. Ces plans sont rares et résultent d’une recherche
urbanistique. (New Delhi-Canberra)

5. La typologie de l’espace urbain

L’étude de la typologie de l’espace doit aborder la description de l’espace urbain en mettant en exergue
l’espace public ou collectif, l’espace privé, l’espace bâti, l’espace non bâti, les zones non aedificandi.

a) L’espace public ou collectif dans une ville ou agglomération se définit par opposition à l’espace
privé : un terrain public est collectif parce qu’il appartient à une collectivité publique ; à l’inverse,
un terrain privé ne peut être collectif puisque sa propriété reste celle d’une personne physique ou
morale privée.
23
b) L’espace bâti : c’est la somme des surfaces qui abrite les bâtiments.
c) L’espace non-bâti : c’est la somme des surfaces susceptibles d’abriter des bâtiments.
d) Les zone non aedificandi : ce sont les zones interdites à la construction pour plusieurs raisons
entre autres les raisons naturelles (bas-fond, pentes..), les raisons esthétiques (parcs, jardins,
espaces verts…).

6. Les activités urbaines

La description des activités doit aboutir aux fonctions de la ville ou du quartier (commercial,
universitaire, administrative). Le plus souvent, les activités urbaines tournent autour des secteurs
secondaires et tertiaires. La structure socio-professionnelle de la population résidentielle du quartier
fournit les indications caractéristiques à cette analyse. L’analyse s’intéresse aussi à la localisation
des activités, leur ampleur et leur impact sur l’évolution du quartier.

7. Les équipements

On désigne par équipements, l’ensemble des bâtiments et installations qui permettent d’assure à une
population les services collectifs dont elle a besoin. On distingue 02 grandes familles d’équipements : les
équipements d’infrastructures et les équipements de superstructure.

L’analyse des équipements doit faire ressortir leur répartition dans l’espace,. Elle débouchera sur :

• La notion de disparité ou d’intégration,


• La notion de sous-équipement en suréquipement,
• La notion de sous-utilisation ou surutilisation.

L’analyse des VRD s’intéresse à leur hiérarchisation, leur état, leur capacité et surtout leur fonction.

24

Vous aimerez peut-être aussi