0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues4 pages

Épreuve de Français Gandhi Appartient À Notre Avenir

Le texte souligne l'importance des enseignements de Gandhi pour faire face aux défis contemporains, en insistant sur la nécessité de développer une culture de la non-violence face aux idéologies de discrimination et d'exclusion. Il affirme que la violence ne résout pas les conflits mais les aggrave, et que seuls ceux qui déconstruisent les murs de préjugés peuvent être des artisans de paix. En conclusion, il appelle à reconnaître l'inefficacité de la violence et à embrasser la non-violence comme solution aux conflits humains.

Transféré par

Siri ?
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues4 pages

Épreuve de Français Gandhi Appartient À Notre Avenir

Le texte souligne l'importance des enseignements de Gandhi pour faire face aux défis contemporains, en insistant sur la nécessité de développer une culture de la non-violence face aux idéologies de discrimination et d'exclusion. Il affirme que la violence ne résout pas les conflits mais les aggrave, et que seuls ceux qui déconstruisent les murs de préjugés peuvent être des artisans de paix. En conclusion, il appelle à reconnaître l'inefficacité de la violence et à embrasser la non-violence comme solution aux conflits humains.

Transféré par

Siri ?
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Épreuve de Français

Gandhi appartient à notre avenir


1 L’humanité ne parviendra certainement pas à relever les défis auxquels elle se trouve
confrontée aujourd’hui si elle ne rejoint pas les intuitions 1 essentielles de Gandhi 2. Il nous
invite à revisiter les héritages de nos traditions historiques – aussi bien philosophiques,
religieuses que politiques – et à prendre conscience de toutes les complicités 3 que nos cultures
5 ont entretenues avec l’empire de la violence. Nous pourrons alors mesurer l’urgence de
développer une culture de la non-violence. Ce qui menace la paix, partout dans le monde et
dans chacune de nos sociétés, ce sont les idéologies fondées sur la discrimination 4 et
l’exclusion – qu’il s’agisse du nationalisme, du racisme, de la xénophobie 5, de l’intégrisme
religieux 6 ou de toute doctrine économique fondée sur la seule recherche du profit – et qui,
10 toutes, ont partie liée avec l’idéologie de la violence. Ce qui menace la paix, en définitive, ce ne
sont pas les conflits, mais l’idéologie qui fait croire aux hommes que la violence est le seul
moyen de résoudre les conflits. Cette idéologie enseigne le mépris de l’autre, la haine de
l’ennemi, elle arme les sentiments, les désirs, les intelligences et les bras. Elle instrumentalise
l’homme en faisant de lui un meurtrier à la conscience tranquille. C’est donc elle qu’il faut
15 combattre en premier lieu.
La violence ne peut que construire des murs et détruire des ponts. La non-violence nous
invite à déconstruire les murs et à construire des ponts. Cette tâche est autrement difficile.
L’architecture des murs ne demande aucune imagination : il suffit de suivre la loi de la
pesanteur. Les murs qui séparent les hommes ne sont pas seulement les murs de béton qui
20 divisent la terre qu’il faudrait partager. Il existe aussi des murs dans le cœur et dans l’esprit des
hommes. Ce sont les murs des préjugés, des mépris, des stigmatisations 7, des rancœurs, des
ressentiments, des peurs. Seuls ceux qui, à quelque camp qu’ils appartiennent, auront la
lucidité, l’intelligence et le courage de déconstruire ces murs et de construire des ponts qui
permettent aux hommes, aux communautés et aux peuples de se rencontrer, de se reconnaître,
25 de se parler et de commencer à se comprendre, seuls ceux-là sont des artisans de paix qui
sauvegardent l’avenir de l’humanité.
« La violence, affirmait Gandhi, est un suicide. » En ce début du XXIe siècle, le moment
n’est-il pas venu de prendre conscience que la violence est décidément incapable d’apporter
une solution humaine aux inévitables conflits humains qui constituent la trame de notre
30 existence et de notre histoire, de comprendre que la violence n’est jamais la solution, mais
qu’elle est toujours le problème ? Les images de fer, de feu, de sang et de mort qui constituent
la matière première de l’actualité nous apportent chaque jour la preuve que la violence est
incapable de construire l’histoire, mais qu’elle ne peut que la détruire. Face à la tragédie de la
violence, face à son inhumanité, face à son absurdité, face à son inefficacité, le moment n’est-il
35 pas venu, par réalisme sinon par sagesse, de prendre conscience de l’évidence de la non-
violence ?
Jean-Marie MULLER, http://www.irnc.org/24 avril 2008

1
Intuitions : connaissances immédiates indépendantes du raisonnement.
2
Ghandi : 1869-1948, philosophe et homme politique, qui obtint par la non-violence active, l’indépendance de l’Inde.
3
Complicités : ici, participations à des actes contraires à la loi.
4
Discrimination : action de traiter en inférieur un groupe social particulier.
5
Xénophobie : hostilité à l’égard des étrangers, discrimination.
6
Intégrisme religieux : enseignement qui recommande de maintenir intacte une religion.
7
Stigmatisations : condamnations publiques.
-I- Questions de compréhension [12pts]
1- À partir du mot le plus récurrent et ses substituts pronominaux, précisez le thème du texte.
[½pt]

2- Relevez, dans les paragraphes 1 et 3, les connecteurs chronologiques et précisez leur rôle. [1pt½]

3- a) Relevez, dans le 1er paragraphe, le champ lexical de la « violence ». [½pt]


b) Quelle est selon l’énonciateur, la solution au problème de l’époque ? Justifiez votre réponse.
[1pt½]

4- a) Expliquez l’emploi du futur simple. [½pt]


b) Relevez les connecteurs logiques du 1er paragraphe, précisez leur valeur et expliquez leur rôle.
[2pts]

5- a) Formulez la thèse de l’énonciateur. [½pt]


b) Quel argument l’énonciateur avance-t-il pour appuyer sa thèse ? Quelle est la valeur de cet
argument ? [1pt]
c) Relevez les exemples qui illustrent l’argument. [1pt]

6- a) Repérez les antithèses dans les paragraphes 2 et 3 et expliquez leur emploi. [1pt½]
b) Relevez du 1er paragraphe une construction semblable à celle du dernier. Nommez-la et précisez
sa valeur. [1pt½]

-II- Production écrite [8pts]


Sujet d’écriture : Pensez-vous qu’on puisse parfois résoudre certains problèmes par la violence ?
Quels sont les dangers d’un tel choix ?
Dans un devoir organisé, vous développerez vos réflexions en vous appuyant sur des exemples tirés
de votre expérience personnelle et de votre connaissance de l’histoire ou de l’actualité.

Grille d’évaluation et barème de notation


Introduction 1 pt½
Vous
- partez d’un constat ou du texte ½ pt
- posez la problématique ½ pt
- annoncez le plan du développement. ½ pt
Développement 5 pts½
Vous développez deux ou trois séquences
selon le modèle suivant :
- un argument pertinent 2 pts½
- sa validation 2 pts½
Vous utilisez des connecteurs logiques. ½ pt
Conclusion 1pt
Vous
- concluez par une phrase bilan. ½ pt
- ouvrez une perspective. ½ pt
Épreuve de Français
Gandhi appartient à notre avenir
Éléments de réponse
1- À partir du mot le plus récurrent et ses substituts pronominaux, précisez le thème du texte.
[½pt]
Les mots les plus récurrents sont « violence » (répété 10-13 fois) et son substitut « elle »
(répété 2 fois). Donc, le thème est « la violence ».

2- Relevez, dans les paragraphes 1 et 3, les connecteurs chronologiques et précisez leur rôle. [1pt½]
Les connecteurs chronologiques : aujourd’hui (L : 2) – en ce début du XXIe siècle (L : 27)
– actualité (L : 32) – chaque jour (L : 32)
Ces connecteurs situent le moment de l’énonciation.

3- a) Relevez, dans le 1er paragraphe, le champ lexical de la « violence ». [½pt]


Le champ lexical de la « violence » est : discrimination – exclusion – nationalisme –
racisme – xénophobie – intégrisme religieux – mépris de l’autre – haine de l’ennemi.

b) Quelle est selon l’énonciateur, la solution au problème de l’époque ? Justifiez votre réponse.
[1pt½]
L’énonciateur croit fermement que la violence doit être combattue et remplacée par la
non-violence. Il emploie des modalisateurs tels que « certainement » (L : 1), « urgence »
(L : 5) et « menace » (L : 6-12). Il a recours aussi à l’injonction : « C’est donc elle [la
violence] qu’il faut combattre en premier lieu » (L : 14-15). Donc, l’énonciateur ne voit de
solution à la violence que dans la non-violence.

4- a) Expliquez l’emploi du futur simple. [½pt]


L’emploi du futur simple indique que l’instauration de la non-violence est une action à
venir parce que le XXIe siècle est plongé dans la violence.

b) Relevez les connecteurs logiques du 1er paragraphe, précisez leur valeur et expliquez leur rôle.
[2pts]
Les connecteurs logiques dans le 1er paragraphe « alors – en définitive – mais – donc »
marquent le cheminement et l’enchaînement des idées de l’énonciateur. À l’exception de
« mais » qui exprime l’opposition entre la fausse et la vraie menace qui pèse sur la paix,
l’énonciateur procède par des conclusions partielles avant d’aboutir à la conclusion finale
du paragraphe.

5- a) Formulez la thèse de l’énonciateur. [½pt]


La violence marque fortement le XXIe siècle.
b) Quel argument l’énonciateur avance-t-il pour appuyer sa thèse ? Quelle est la valeur de cet
argument ? [1pt]
« La violence, affirmait Gandhi, est un suicide. » L’énonciateur cite Gandhi comme
argument d’autorité, c’est-à-dire qu’il fonde son raisonnement sur la pensée d’un
philosophe et d’un homme politique qui obtint, par la non-violence active, l’indépendance
de l’Inde.
c) Relevez les exemples qui illustrent l’argument. [1pt]
Les exemples qui illustrent l’argument « Les images de fer, de feu, de sang et de mort qui
constituent la matière première de l’actualité nous apportent chaque jour la preuve que la
violence est incapable de construire l’histoire, mais qu’elle ne peut que la détruire.’

6- a) Repérez les antithèses dans les paragraphes 2 et 3 et expliquez leur emploi. [1pt½]
Les antonymes : construire ≠ détruire / déconstruire ≠ construire / ne demande ≠ demande
/ mur ≠ pont / violence ≠ non-violence.
Tous ces termes expriment l’opposition de l’énonciateur à la violence et son adhésion à la
non-violence.

b) Relevez du 1er paragraphe une construction semblable à celle du dernier. Nommez-la et précisez
sa valeur. [1pt½]
Dans le 1er paragraphe, « ce qui menace… » (L : 6 à 10) / (L : 10 à 12)
Dans le dernier paragraphe, « Le moment n’est-il pas venu… ? » (L : 27/34-35)
Ces constructions sont appelées « anaphore » et ont la même valeur dans la mesure où
elles sont oratoires et visent à persuader le lecteur.

Vous aimerez peut-être aussi