Définition de l'atmosphère terrestre
Définition de l'atmosphère terrestre
L'atmosphère terrestre est l'enveloppe gazeuse, entourant la Terre, que l'on appelle air. L'air sec
se compose à 78,087 % de diazote, à 20,95 % de dioxygène, à 0,93 % d'argon, à 0,041 % de
dioxyde de carbone, et de traces d'autres gaz. L'atmosphère protège la vie sur Terre en filtrant le
rayonnement solaire ultraviolet, en réchauffant la surface par la rétention de chaleur (effet de
serre) et en réduisant partiellement les écarts de température entre le jour et la nuit.
Atmosphère terrestre
L'atmosphère de la Terre.
Informations générales
Épaisseur 800 km[Note 1]
Hauteur d'échelle 7,7 km
Pression atmosphérique 101 325 Pa
(au niveau de la mer)
Les nuages, parfois liquides, parfois solides, ne sont pas considérés comme des constituants de
l'atmosphère. En revanche, la vapeur d'eau contenue dans l'air humide représente, en moyenne,
0,25 % de la masse totale de l'atmosphère[2]. La vapeur d'eau possède la particularité notable
d'être le seul fluide de l'atmosphère terrestre susceptible de changer rapidement de phase
(solide, liquide, gaz), essentiellement en fonction de la température, et dont la concentration est
très variable dans le temps et dans l'espace. La chaleur a tendance à faire monter l'air et son
humidité, alors que la pression atmosphérique et la température (en) diminuent avec l'altitude
dans la troposphère.
Description
Il n'y a pas de limite précise entre l'atmosphère et l'espace, car elle devient de plus en plus ténue
avant de s’évanouir, dans l'espace, de manière continue. Cependant, à partir de l'observation de
la variation de la densité des gaz terrestres, on peut établir que l'épaisseur de l'atmosphère
terrestre varie entre 350 et 800 km (selon l'activité solaire)[3], l'épaisseur moyenne étant d'environ
600 km. Cette limite correspond à la frontière entre thermosphère et exosphère[4].
La ligne de Kármán, à 100 km, est considérée comme la frontière entre l'atmosphère et l'espace
par la Fédération aéronautique internationale[6].
L'altitude de 120 km marque la limite où les effets atmosphériques deviennent notables durant la
rentrée atmosphérique de tout objet solide de taille notable[7]. Cette valeur est plus élevée pour
des objets à forte traînée de grande taille (décélérateur supersonique) ou de très petite taille
(étoile filante).
La limite entre l'atmosphère terrestre et l'atmosphère solaire n'est pas définie précisément : la
limite externe de l'atmosphère correspond à la distance où les molécules de gaz atmosphérique
ne subissent presque plus l'attraction terrestre et les interactions de son champ magnétique.
Ces conditions se vérifient à une altitude qui varie avec la latitude - environ 60 km au-dessus de
l'équateur, et 30 km au-dessus des pôles. Ces valeurs ne sont toutefois qu'indicatives : le champ
magnétique terrestre, en effet, est continuellement déformé par le vent solaire. L'épaisseur de
l'atmosphère varie donc notablement. En outre, comme l'eau des océans, l'atmosphère subit
l'influence de la rotation du système Terre-Lune [pas clair] et les interférences gravitationnelles de la
Lune et du Soleil. Comme les molécules de gaz, plus légères et moins liées entre elles que les
molécules de l'eau de mer, ont de grandes possibilités de mouvement, les marées
atmosphériques sont des phénomènes beaucoup plus considérables que les marées
océaniques.
La plus grande partie de la masse atmosphérique est proche de la surface : l'air se raréfie en
altitude et la pression diminue ; celle-ci peut être mesurée au moyen d'un altimètre ou d'un
baromètre.
L'atmosphère est responsable d'un effet de serre qui réchauffe la surface de la Terre. Sans elle, la
température moyenne sur Terre serait de −18 °C, contre 15 °C actuellement. Cet effet de serre
découle des propriétés des gaz vis-à-vis des ondes électromagnétiques.
Les gaz de l'atmosphère sont continuellement brassés, l'atmosphère n'est pas homogène, tant
par sa composition que par ses caractéristiques physiques. La concentration des composants
minoritaires, et en particulier les polluants, est très hétérogène sur la surface du globe, car des
sources d'émission très locales existent, soit liées à l'activité humaine (usines, air intérieur ou
extérieur, etc.) soit à des processus naturels (géothermie, décomposition de matières
organiques, etc.).
Principaux constituants
Au niveau de la mer, l'air sec est principalement composé de 78,1 % de diazote, 20,9 % de
dioxygène. Le 1 % restant est dominé par 0,93 % d'argon et 0,04 % de dioxyde de carbone. Il
comporte aussi des traces d'autres éléments chimiques, les gaz mineurs, dont la proportion
varie avec l'altitude. Ceux-ci constituent moins de 0,03 % de l'atmosphère. Ce sont en majorité
les gaz rares : néon, hélium, krypton, xénon et radon. Parmi ces constituants, les gaz à effet de
serre sont la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone, le méthane, l'oxyde d'azote et l'ozone.
Composition de l'atmosphère Composants mineurs de l'atmosphère
[Note 2]
« sèche »
Gaz Volume
ppmv : partie par million en volume
Monoxyde d'azote (NO) 0,5 ppmv
ppmm : partie par million en masse Protoxyde d'azote (N2O) 0,3 ppmv
780 840 ppmv (78,084 %), soit Ozone (O3) ≤ 0,07 ppmv
755 190 ppmm, Dioxyde d'azote (NO2) 0,02 ppmv
Dioxygène
soit 231 400 ppmm,
(O2)
du dioxygène est de
31,998 8 g/mol.
Argon (Ar)
sachant que la masse molaire
de l'argon est de
39,948 g/mol.
carbone est de
44,009 5 g/mol.
Dihydrogène
0,55 ppmv
(H2)
D'autres éléments d'origine naturelle sont présents en plus faible quantité, dont la poussière
(apportées par exemple par la Couche d'air saharien), le pollen et les spores ainsi que des virus,
bactéries. De très nombreux aérosols d'origine naturelle ou anthropique sont aussi présents
dans l'air, ainsi que des polluants. Ce sont notamment le CO (contrairement à une idée reçue, le
CO2 n'est pas un polluant de l'air mais un gaz à effet de serre qui a peu d'effet direct sur la
santé[9]), les matières particulaires, les oxydes d'azote, le chlore (élémentaire ou surtout
composés), le fluor (composés), le mercure et le soufre (en composé tel que le SO2). Les régions
agricoles sont aussi sources de méthane (fermentation des lisiers, rizières), de pesticides (plus
ou moins solubles dans l'air ou dans l'humidité de l'air selon leur tension de vapeur), d'azote (issu
des engrais). Fusées et avions polluent aussi l'atmosphère par la combustion de leur carburant.
La concentration en dioxyde de carbone dans l'atmosphère a oscillé entre 180 et 280 ppm entre
800 000 ans dans le passé et le début de la révolution industrielle, ces valeurs minimales et
maximales correspondant respectivement aux périodes glaciaires et interglaciaires[10]. Depuis,
principalement en raison de la combustion de grandes quantités de carbone fossile, la
concentration en CO2 dans l’atmosphère augmente régulièrement, elle atteint 420 ppmv[1] en
2023. La concentration de CO2 augmenterait actuellement cent fois plus rapidement qu'à la
sortie du dernier âge glaciaire il y a 10 000 ans, avec une variation d'environ +2,4 ppmv/an par
an[8] contre environ +0,016 ppmv/an (+16 ppbv/an) de moyenne à l'époque [réf. souhaitée].
En mai 2013, l'observatoire du Mauna Loa à Hawaï annonce que la teneur atmosphérique en CO2
a franchi, sur ce site, le cap symbolique des 400 ppm[12] (400,03 ppm de moyenne relevé le
9 mai 2013[11]), niveau le plus élevé depuis 55 ans de mesures en ce lieu et certainement depuis
deux à trois millions d'années[13],[11],[10], c'est-à-dire depuis le Pliocène[14]. Il est important de
noter que des concentrations supérieures ont déjà été mesurées par le passé, mais en d'autres
lieux, par exemple en avril 2012, au Canada, en Norvège (début 2013), en Équateur et aux îles
Canaries, ainsi que par les mesures indépendantes de la National Oceanic and Atmospheric
Administration (NOAA) (en Arctique en 2012 par exemple[10]) et du Scripps Institution of
Oceanography (seuil aussi franchi le 10 mai 2013 pour ces deux derniers[11]). Les spécialistes
estiment que l'hémisphère sud devrait franchir ce cap symbolique courant 2014, différence de
quelques mois qui serait en partie liée au fait que les gaz à effet de serre sont majoritairement
émis au nord de l'équateur[10]. Par ailleurs, à cause des fluctuations saisonnières principalement
dues à la végétation, des pics sont atteints en mai et en automne alors que le niveau diminue
légèrement en été[15] ; en conséquence, le niveau annuel moyen actuel reste légèrement en deçà
de ce seuil symbolique, autour de 396 ppm (taux moyen entre septembre 2012 et septembre
2013, période durant laquelle le niveau a varié entre 391 et 400 ppm)[16], mais le seuil devrait être
franchi à toute date de l'année entre 2015 et 2016[11]. Aucun niveau inférieur à 350 ppm n'a été
mesuré à Hawaï depuis octobre 1988[11].
La fraction molaire en dioxyde de carbone s'élève, en janvier 2017, à 0,040 0 %, soit 404 ppm[17]
alors qu'en 1998, elle n'était que de 345 ppm[18].
Pliocène (−5 à −3 millions d'années) : 415 ppm [réf. souhaitée], 350 à 450 ppm (moyenne de 400
ppm)[15]
avant la révolution industrielle (avant le xixe siècle) : 280 ppm [réf. souhaitée]
De bas en haut :
la troposphère
la température décroît avec l'altitude (de la surface du globe à 8-15 km d'altitude) ; l'épaisseur
de cette couche varie entre 13 et 16 km à l'équateur, mais entre 7 et 8 km aux pôles. Elle
contient 80 à 90 % de la masse totale de l'air et la quasi-totalité de la vapeur d'eau[20]. C'est la
couche où se produisent les phénomènes météorologiques (nuages, pluies, etc.) et les
mouvements atmosphériques horizontaux et verticaux (convection thermique, vents) ;
la stratosphère
la température croît avec l'altitude jusqu'à 0 °C (de 8 à 15 km d'altitude à 50 km d'altitude) ; elle
abrite une bonne partie de la couche d'ozone ;
la mésosphère
la température décroît avec l'altitude (de 50 km d'altitude à 80 km d'altitude) jusqu'à −80 °C ;
la thermosphère
la température croît avec l'altitude (de 80 km d'altitude à de 350 à 800 km d'altitude) ;
l'exosphère
de 350 à 800 km d'altitude à 50 000 km d'altitude.
Troposphère
La troposphère (du mot grec τρέπω signifiant « changement ») est la partie la plus basse de
l'atmosphère ; elle commence à la surface et s'étend entre 7 et 8 km aux pôles et de 13 à 16 km
à l'équateur, avec des variations dues aux conditions climatiques. Le mélange vertical de la
troposphère est assuré par le réchauffement solaire. Ce réchauffement rend l'air moins dense, ce
qui le fait remonter. Quand l'air monte, la pression au-dessus de lui décroît, par conséquent, il
s'étend, s'opposant à la pression de l'air environnant. Or, pour s'étendre, de l'énergie est
nécessaire, donc la température et la masse de l'air décroissent. Comme la température diminue,
la vapeur d'eau dans la masse d'air peut se condenser ou se solidifier, relâchant la chaleur
latente permettant une nouvelle élévation de la masse d'air. Ce processus détermine le gradient
maximal de baisse de la température avec l'altitude, appelé gradient thermique adiabatique. La
troposphère contient grossièrement 80 % de la masse totale de l'atmosphère. 50 % de la masse
de l'atmosphère se trouvent en dessous d'environ 5,5 km d'altitude.
À noter que la partie la plus basse de la Troposphère est aussi appelée Peplos. Cette couche qui
trouve sa limite vers 3 km est aussi qualifiée de couche sale en raison de son taux d'impureté
très important (aérosol ou nucléus) qui sont des noyaux auxquels viennent se former les gouttes
d'eau dans le cas d'un air ayant atteint 100 % d'humidité relative. Cette couche se termine par la
péplopause. La présence de cette couche sale explique la quasi-absence d'air sur-saturé dans la
couche supérieure de la troposphère.
Tropopause
La tropopause est la frontière entre la troposphère et la stratosphère.
Couche d'ozone
Bien que faisant partie de la stratosphère, la couche d'ozone est considérée comme une couche
en soi parce que sa composition chimique et physique est différente de celle de la stratosphère.
L'ozone (O3) de la stratosphère terrestre est créé par les ultraviolets frappant les molécules de
dioxygène (O2), les séparant en deux atomes distincts ; ce dernier se combine ensuite avec une
molécule de dioxygène (O2) pour former l'ozone (O3). L'O3 est instable (bien que, dans la
stratosphère, sa durée de vie est plus longue) et quand les ultraviolets le frappent, ils le séparent
en O2 et en O. Ce processus continu s'appelle le cycle ozone-oxygène. Il se produit dans la
couche d'ozone, une région comprise entre 10 et 50 km au-dessus de la surface. Près de 90 % de
l'ozone de l'atmosphère se trouve dans la stratosphère. Les concentrations d'ozone sont plus
élevées entre 20 et 40 km d'altitude, où elle est de 2 à 8 ppm.
Stratosphère
Stratopause
La stratopause est la limite entre la stratosphère et la mésosphère. Elle se situe vers 50 à
55 km d'altitude. La pression représente environ 1⁄1000 de la pression atmosphérique au niveau
de la mer.
Mésosphère
La mésosphère (du mot grec μέσος signifiant « milieu ») s'étend de 50 km à environ 80 à 85 km.
La température décroît à nouveau avec l'altitude, atteignant −100 °C (173,1 K) dans la haute
mésosphère. C'est dans la mésosphère que la plupart des météoroïdes se consument en entrant
dans l'atmosphère. C'est aussi cette même couche qui peut dévier les bolides rasants et affecter
leurs caractéristiques (masse, orbite) comme cela a été observé lors de l'évènement du 13
octobre 1990.
Mésopause
La température minimale se rencontre à la mésopause, frontière entre la mésosphère et la
thermosphère. C'est le lieu le plus froid de la Terre, avec une température de −100 °C (173,1 K).
Thermosphère
Thermopause
La thermopause est la limite supérieure de la thermosphère. Elle varie entre 500 et 1 000 km
d'altitude.
Ionosphère
L'ionosphère, la partie de l'atmosphère ionisée par les radiations solaires, s'étire de 60 à 800 km
et se constitue de trois couches :
3. La couche F (120 à 800 km) qui chevauche à la fois la thermosphère et l'exosphère. Elle
joue un rôle important dans l'électricité atmosphérique et forme le bord intérieur de la
magnétosphère. Grâce à ses particules chargées, elle a une importance pratique car elle
influence, par exemple, la propagation des ondes radio sur la Terre. Elle est le lieu où se
déroulent les aurores et les phénomènes lumineux transitoires liés aux orages.
Exosphère
L'exosphère commence avec l'exobase, qui est aussi connue comme le « niveau critique », vers
500–1 000 km et s'étire jusqu'à plus de 10 000 km d'altitude. Elle contient des particules
circulant librement et qui migrent ou proviennent de la magnétosphère ou du vent solaire.
Pression et épaisseur
La pression atmosphérique est le résultat direct du poids total de l'air se trouvant au-dessus du
point où la pression est mesurée. La pression de l'air varie en fonction du lieu et du temps, car la
quantité et le poids d'air varient suivant les mêmes paramètres. Toutefois, la masse moyenne au-
dessus d'un mètre carré de la surface terrestre peut être calculée à partir de la masse totale de
l'air et la superficie de la Terre. La masse totale de l'air est de 5 148 000 gigatonnes et la
superficie de 51 007,2 mega hectares soit 510 072 giga mètres carrés. Par conséquent
5148000⁄510072 = 10,093 tonnes par mètre carré. Ceci est environ 2,5 % inférieur à l'unité
standardisée officielle de 1 atm représentant 1 013,25 hPa, ce qui correspond à la pression
moyenne, non pas au niveau de la mer seul, mais à la base de l'atmosphère à partir de l'élévation
moyenne du sol terrestre et du niveau de la mer.
Cette chute de pression est presque exponentielle, ainsi la pression diminue de moitié environ
tous les 5,6 km et de 63,2 % tous les 7,64 km (hauteur
d'échelle moyenne de l'atmosphère terrestre en dessous de 70 km). Même dans l'exosphère,
l'atmosphère est encore présente, comme on peut le constater par la traînée subie par les
satellites.
Les équations de pression par altitude peuvent être utilisées afin d'estimer l'épaisseur de
l'atmosphère. Les données suivantes sont données pour référence[23] :
La masse volumique de l'air au niveau de la mer est d'environ 1,2 kg/m3 (1,2 g/L). Les variations
naturelles de la pression atmosphérique se produisent à chaque altitude et à chaque
changement de temps. Ces variations sont relativement faibles dans les altitudes habitées, mais
elles deviennent plus prononcées dans l'atmosphère supérieure puis dans l'espace à cause des
variations des radiations solaires.
La densité atmosphérique décroît avec l'altitude. Cette variation peut être modélisée par la
formule du nivellement barométrique. Des modèles plus sophistiqués sont utilisés par les
météorologues et les agences spatiales pour prédire le temps et l'abaissement progressif de
l'orbite des satellites.
D'après le National Center for Atmospheric Research, la « masse totale de l'atmosphère est de
5,148 0 × 1018 kg avec une variation annuelle due à la vapeur d'eau de 1,2 à 1,5 × 1015 kg en
fonction de l'utilisation des données sur la pression de surface et la vapeur d'eau. La masse
moyenne de la vapeur d'eau est estimée à 1,27 × 1016 kg et la masse de l'air sec est de
(5,135 2 ± 0,000 3) × 1018 kg »[24]. Les nuages (liquides parfois solides) ne sont pas pris en
compte dans la masse moyenne de la vapeur d'eau.
Opacité
Les radiations solaires (ou rayonnement solaire) correspondent à l'énergie que reçoit la Terre du
Soleil. La Terre réémet aussi des radiations vers l'espace, mais sur des longueurs d'onde plus
importantes invisibles à l'œil humain. Suivant les conditions, l'atmosphère peut empêcher les
radiations d'entrer dans l'atmosphère ou d'en sortir. Parmi les exemples les plus importants de
ces effets il y a les nuages et l'effet de serre.
Diffusion des ondes
Quand la lumière traverse l'atmosphère, les photons interagissent avec elle à travers la diffusion
des ondes. Si la lumière n'interagit pas avec l'atmosphère, c'est la radiation directe et cela
correspond au fait de regarder directement le soleil. Les radiations indirectes concernent la
lumière qui est diffusée dans l'atmosphère. Par exemple, lors d'un jour couvert, quand les
ombres ne sont pas visibles, il n'y a pas de radiations directes pour la projeter, la lumière a été
diffusée. Un autre exemple, dû à un phénomène appelé la diffusion Rayleigh, les longueurs
d'onde les plus courtes (bleu) se diffusent plus aisément que les longueurs d'onde les plus
longues (rouge). C'est pourquoi le ciel parait bleu car la lumière bleue est diffusée. C'est aussi la
raison pour laquelle les couchers de soleil sont rouges. Parce que le soleil est proche de
l'horizon, les rayons solaires traversent plus d'atmosphère que la normale avant d'atteindre l'œil
par conséquent toute la lumière bleue a été diffusée, ne laissant que le rouge lors du soleil
couchant.
Absorption optique
Quand les spectres d'absorption des gaz de l'atmosphère sont combinés, il reste des « fenêtres »
de faible opacité, autorisant le passage de certaines bandes lumineuses. La fenêtre optique va
d'environ 300 nm (ultraviolet-C) jusqu'aux longueurs d'onde que les humains peuvent voir, la
lumière visible (communément appelé lumière), à environ 400–700 nm et continue jusqu'aux
infrarouges vers environ 1 100 nm. Il y a aussi des fenêtres atmosphériques et radios qui
transmettent certaines ondes infrarouges et radio sur des longueurs d'onde plus importantes.
Par exemple, la fenêtre radio s'étend sur des longueurs d'onde allant de un centimètre à environ
onze mètres. Le graphe ci-dessus représente 1-T (exprimé en %) (où T est la transmittance).
[réf. nécessaire]
Émission
L'émission est l'opposé de l'absorption, quand un objet émet des radiations. Les objets tendent à
émettre certaines quantités de longueurs d'onde suivant les courbes d'émission de leur « corps
noir », par conséquent des objets plus chauds tendent à émettre plus de radiations sur des
longueurs d'onde plus courtes. Les objets froids émettent moins de radiations sur des longueurs
d'onde plus longues. Par exemple, le Soleil est approximativement à 6 000 K (5 730 °C), ses pics
de radiation approchent les 500 nm et sont visibles par l'œil humain. La Terre est
approximativement à 290 K (17 °C), par conséquent ses pics de radiations approchent les
10 000 nm (10 µm), ce qui est trop long pour que l'œil humain ne les perçoive.
À cause de sa température, l'atmosphère émet des radiations infrarouges. Par exemple, lors des
nuits où le ciel est dégagé la surface de la Terre se rafraîchit plus rapidement que les nuits où le
ciel est couvert. Ceci est dû au fait que les nuages (H2O) sont d'importants absorbeurs et
émetteurs de radiations infrarouges.
L'effet de serre est directement lié à l'absorption et à l'émission. Certains composants chimiques
de l'atmosphère absorbent et émettent des radiations infrarouges, mais n'interagissent pas avec
la lumière visible. Des exemples communs de ces composants sont le CO2 et l'H2O). S'il y a trop
de ces gaz à effet de serre, la lumière du soleil chauffe la surface de la Terre, mais les gaz
bloquent les radiations infrarouges lors de leur renvoi vers l'espace. Ce déséquilibre fait que la
Terre se réchauffe, entrainant ainsi des changements climatiques.
Circulation
Il s'ensuit un réchauffement différentiel entre les deux régions. Le déséquilibre ainsi créé a pour
conséquence des différences de pression, qui sont à l'origine des circulations atmosphériques.
Celle-ci, combinée aux courants marins, est le moyen qui permet de redistribuer la chaleur sur la
surface de la Terre. Les détails de la circulation atmosphérique varient continuellement, mais la
structure de base reste assez constante.
Phénomènes optiques
Parmi ces phénomènes, les plus notables sont les arcs-en-ciel et les mirages.
La couleur du ciel diurne, quant à elle, est due à la variation de la diffusion du rayonnement
solaire en fonction de la longueur d'onde. Des couleurs inhabituelles s'observent cependant lors
des aurores polaires (aurores boréales ou australes), qui résultent de l'interaction entre les
particules du vent solaire et la haute atmosphère.
Évolution
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Historique
Les premières mesures de l'atmosphère se sont déroulées au sol, en plaine puis au sommet des
montagnes.
Le 19 septembre 1648, le beau-frère de Blaise Pascal, Florin Périer[25], constate au Puy de Dôme
que la pression atmosphérique diminue avec l'altitude prouvant ainsi la pesanteur de l'air[26].
Au xixe siècle, le progrès scientifique permet de faire des mesures depuis des ballons puis des
ballons-sondes permettant de découvrir l'existence de la stratosphère en 1899.
Notes et références
Notes
1. L'« espace » est généralement considéré comme atteint à partir de 100 km (ligne de
Kármán). En incluant l'exosphère, la limite supérieure atteint 50 000 km.
3. Ce profil vertical correspond aux températures annuelles moyennes (en °C) qui varient en
fonction de l'altitude (en km)
Références
6. Ligne de Kármán : tout comprendre sur la frontière entre espace et atmosphère (https://ww
w.clubic.com/mag/sciences/conquete-spatiale/article-881902-1-ligne-karman.htm
l) [archive], Clubic, 10 février 2020 (consulté le 21 mai 2020).
13. Le taux de CO2 dans l'air au plus haut depuis plus de 2,5 millions d'années (https://www.lem
onde.fr/planete/article/2013/05/06/le-taux-de-co2-dans-l-air-au-plus-haut-depuis-plus-de-2-
5-millions-d-annees_3171507_3244.html) [archive], sur lemonde.fr du 6 mai 2013, consulté
le 25 février 2019.
14. Annabelle Laurent, « Climat : Sommes-nous dans le « Capitalocène » ? (https://usbeketrica.
com/article/climat-sommes-nous-dans-le-capitalocene) [archive] », sur Usbek & Rica.com,
22. (en) The Mass of the Atmosphere: A Constraint on Global Analyses (http://ams.allenpress.c
om/perlserv/?request=get-abstract&doi=10.1175%2FJCLI-3299.1) [archive].
24. (en) Kevin E. Trenberth et Lesley Smith, « The Mass of the Atmosphere: A Constraint on
Global Analyses », Journal of Climate, vol. 18, no 6,15 mars 2005, p. 864–875 (ISSN 0894-8755
(https://portal.issn.org/resource/issn/0894-8755) et 1520-0442 (https://portal.issn.org/resource/issn/1520
Voir aussi
Bibliographie
(en) K. Labitzke, J. J. Barnett et Belva Edwards, Atmospheric structure and its variation in the
region 20 to 120 km, vol. XVI, University of Illinois, coll. « Handbook for MAP », 1989
Charles Pomerol, Yves Lagabrielle et Maurice Renard, Éléments de géologie, Paris, Dunod,
coll. « Masson Sciences », 10 août 2000, 12e éd., 746 p. (ISBN 978-2-10-004754-3 et 978-2100047543,
BNF 37198579 (https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37198579z.public) )
Filmographie
À la découverte de l'atmosphère terrestre, film de Herb Saperstone, Jeulin, Évreux, 2006, 35 min
(DVD et brochure)
Articles connexes
Ciel Hydrosphère
Cryosphère
Liens externes