UNIVERSITÉ JOSEPH FOURIER
DÉPARTEMENT SCIENTIFIQUE UNIVERSITAIRE
Licence L2 M233
ANNEÉ 2005/2006.
Fonctions de plusieurs variables et équations différentielles
Corrigé de la feuille d’exercices n0 8
Exercice 1. On obtient
Z 0 Z √y+1 Z 2 Z 1 Z 3 Z √
− y−2 Z 3 Z 1
I= √
f (x, y) dxdy+ f (x, y) dxdy+ f (x, y) dxdy+ √
f (x, y) dxdy
−1 − y+1 0 −1 2 −1 2 y−2
3
–1 –0.8 –0.6 –0.4 –0.2 0.2 0.4 0.6 0.8 1
–1
Exercice 2.
a) Calculons
directement
l’intégrale curviligne de la forme différentielle ω = P dx + Qdy =
x2 + y 2 dx + x2 − y 2 dy le long du triangle OAB avec A = (1, 0) et B = (0, 1). D’abord
R le long
de OA : on prend x comme paramètre et y est constant nul donc P dx + Qdy = P dx = OA x2 dx =
3 1
R1 2 x 1
0
x dx = = . Ensuite le long de AB : prenons x comme paramètre variant de 1 à 0 et
3 0 3
y = −x + 1, d’où
2 2
ω = x2 + (−x + 1) dx + x2 − (−x + 1) d (−x + 1) = 2 − 4x + 2x2 dx
Z Z 0 0
2
2
ω = 2 − 4x + 2x dx = 2x − 2x + x
2 2 3
=−
AB 1 3 1 3
Pour finir le long de BO : prenons y comme paramètre variant de 1 à 0 alors que x est constant
Z Z 0 " 3 #0
y 1
nul d’où ω = −y dy et donc
2
ω= −y dy = −
2
= . En faisant la somme des trois
BO 1 3 3
1
termes on retrouve bien 0.
On recommence tout cela avec ω = −x2 ydx + xy 2 dy et Γ est le cercle de centre O et de
rayon R. Le calcul direct peut se faire en prenant comme paramètre θ ∈ [0, 2π] et x = R cos θ
, y = R sin θ . On obtient
ω = (−R3 cos2 θ sin θd(R cos θ) + R3 cos θ sin2 θd(R sin θ))
= (R4 sin2 θ cos2 θ + R4 sin2 θ cos2 θ)dθ = 2R4 sin2 θ cos2 θdθ
Z Z 2π 2 R4 Z 2π R4 Z 2π
sin 2θ 1 − cos 4θ R4 π
d’où ω = 2R4 dθ = dθ = dθ =
Γ 0 2 2 0 2 4 0 2
b) Pour retrouver la formule de Green-Ostrogradski: à partir de la forme différentielle ω =
P dx + Qdy on obtient
∂P ∂P ∂Q ∂Q
dω = dP ∧ dx + dQ ∧ dy = dx + dy ∧ dx + dx + dy ∧ dy
∂x ∂y ∂x ∂y
1
∂Q ∂P
et on utilise dx∧dx = dy∧dy = 0 ainsi que dx∧dy = −dy∧dx et l’on trouve dω = − dx∧
R R ∂x ∂y
dy et la formule de Green-Ostrogradski est ∂Ω ω = Ω dω ou encore :
Z Z
∂Q ∂P
P dx + Qdy = − dxdy
∂Ω Ω ∂x ∂y
où l’on impose à P et Q d’être de classe C 2 , à Ω d’être un domaine de R2 à bord régulier
(∂Ω le bord de Ω doit être défini par un nombre fini de courbes de classe C 1 se raccordant de
manière continue),
Ω ayant un
intérieur et un extérieur et ∂Ω étant parcouru dans le sens [Link]
ω = x2 + y 2 dx + x2 − y 2 dy, on trouve dω = (2x − 2y) dx ∧ dy et intégrer sur le triangle
1
0.8
0.6
0.4
0.2
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
peut se faire en faisant varier x de 0 à 1 pendant que y parcourt [0, 1 − x] et donc
Z Z 1 Z 1−x 1−x Z 1
∂Q ∂P y2
− dxdy = 2 (x − y) dydx = 2 xy − dx
Ω ∂x ∂y 0 0 0 2 0
Z 1 3 1
−3x2 1 x x
= 4 + 2x − dx = 4 − + x − 2
= 0.
0 2 2 2 2 0
On retrouve bien 0 comme dans a). (On aurait pu prévoir ce résultat parce que la fonction (x, y) 7→
h (x, y) = 2 (x − y) vérifie h (y, x) = −h (x, y) et que le domaine est symétrique relativement à la
première bissectrice. Le domaine est séparé en deux sous-domaines et la somme des intégrales sur
ces deux sous domaine est nulle parce que les modules des intégrales sont les mêmes et les signes
contraires).
∂Q ∂P
Pour b) on a − = y 2 − −x2 = x2 + y 2 à intégrer sur le disque D, calcul que l’on
∂x ∂y
peut effectuer en coordonnées polaires, enutilisant la formule de changement de variables :
Z Z Z ! Z R
2 2
2π R
2
2π
r4 R4 R4 π
x +y dxdy = r rdr dθ = dθ = 2π = .
D 0 0 0 4 0 4 2
Exercice 3.
a) L’aire d’un secteur circulaire de rayon R et d’angle θ est proportionnelle à R2 et θ donc de
R 2π R R
la forme λθ. Pour le cercle entier A= 0 0 rdrdθ = πR2 , et donc l’aire d’un secteur ciculaire de
R2 θ
rayon R et d’angle θ est . Pour R = 1, θ = 2A et comme les coordonnées cartésiennes d’un
2
point sur le cercle trigonométrique sont cos θ et sin θ (c’est la définition géométrique du sinus et
du cosinus !), elles peuvent aussi s’écrire cos 2A et sin 2A , ce qu’il fallait démontrer.
b) Pour calculer l’aire demandée utilisons la formule de Green qui calcule cette aire comme
−ydx + xdy
étant la circulation de ω = le long du bord du domaine parcouru dans le sens
2
trigonométrique direct. Mais le long du segment OH (avec H = (1, 0)) ω = 0, et le long du
segment M O aussi, il ne reste donc que l’intégrale curviligne de ω le long de l’arc d’hyperbole
√
paramétré par exemple par x variant de 1 à xM et y valant y = x2 − 1 d’où
Z
1 xM p 2 p 1 Z xM p 2x
A = − x − 1dx + xd x − 1 =2 − x −1+x √
2 dx
2 1 2 1 2 x2 − 1
Z Z
1 xM − x2 − 1 + x2 1 xM dx
= √ dx = √
2 1 x2 − 1 2 1 x2 − 1
1 1
= (Argch xM − Argch 1) = Argch xM .
2 2
p
Donc xM = cosh 2A et yM = sinh 2A (en calculant 1 − x2M et en évaluant le signe de y).
1 − 2x2
Exercice 4. Si x 6= 0, on peut réécrire l’équation proposée sous la forme tan ydy = dx. Il
x
s’agit alors d’une équation à variables séparées que l’on intègre en
c 2 x cos y
ln = ln x − x2 , donc ex = ,
cos y c
x0 cos y0
et, pour résoudre le problème de Cauchy posé y (x0 ) = y0 on obtient c = 2 pour x0 6= 0
ex0
x0 cos y0 x2 −x2
et cos y0 6= 0. La solution est valable pour les x tels que e 0 ≤ 1, et elle est définie
2
x
ex
dans ce cas par cos y = c . Redéfinissons y0 par y0 = α + 2kπ, k ∈ Z, α ∈ ]−π, π]. On obtient
x
alors 2
−Arcos c ex + 2kπ si α ∈ ]−π, 0[
y= 2 x
Arcos c ex + 2kπ si α ∈ [0, π] .
x
Execice 5.
a) Soit une courbe représentée localement par y = f (x). L’équation de la normale en un point
de coordonnées (x, y) sera (Y − y) y 0 + (X − x) = 0, où X et Y sont les points courants de la
normale. Si elle passe par un point fixe quand x et y varient sur la courbe, soit M (a, b) ce point,
on peut écrire (b − y) y 0 +(a − x) = 0. C’est une équation différentielle du premier ordre à variables
y2 x2
séparables (b − y) dy = (x − a) dx d’où by − = −ax+k, où encore x2 +y 2 −2ax−2by +k = 0.
2 2
Ceci est l’équation de tous les cercles de centre M et de rayons quelconques et ce sont les seules
courbes ayant cette propriété.
b) La tangente a comme équation (Y − y)−y 0 (X − x) = 0 et la normale (Y − y) y 0 +(X − x) = 0
y
d’où OT = x − 0 que l’on trouve en faisant Y = 0 dans l’équation de la tangente, et ON =
y
0
x
+ yy en faisant Y = 0 dans l’équation
de
la normale. La condition imposée conduit alors à
y 0 0 1
x − 0 (x + yy ) = x − y + xy y − 0 = k. Posons x2 = X et y 2 = Y (ce ne sont plus les
2 2
y y
dY ydy
coordonnées d’un point courant sur la tangente ou la normale). Alors = , d’où l’on déduit
0
dX xdx
kY
Y = XY 0 − , ce qui est une équation de la forme Y = XY 0 + f (Y 0 ), dite de Clairaut. On
1+Y0
km
pose Y 0 = m ou encore dY = mdX, puis Y = mX − qui donne
1+m
k
dY = mdX + Xdm − 2 dm = mdX
(1 + m)
k
et il reste Xdm − 2 dm = 0.
(1 + m)
km0 km0
Premier cas : si dm = 0 alors m = m0 et Y = m0 X − ou encore y 2 − m0 x2 + =
1 + m0 1 + m0
0. Ce sont, pour m0 < 0, des ellipses mais le cas du cercle est exclu parce que m0 ne doit pas
valoir −1, pour m0 > 0 des hyperboles.
k −m2 k
Deuxième cas : si dm 6= 0 nous obtenons X = 2 , Y = 2 . Eliminons m pour
(1 +m) (1 + m)
avoir l’équation cartésienne Y = −m2 X, 1 + 2m + m2 X = k, d’où X + 2mX + m2 X = k, et
2
X −Y −k Y 2
X − Y − k = −2mX. Cela conduit à = − , soit, en simplifiant, (X + Y + k) −
2X X √
4kX = 0. En revenant aux coordonnées x et y, on obtient x2 + y 2 + k = ±2x k. Il s’agit donc
de cercles.
Remarque : les ellipses et hypeboles trouvées dans le premier cas ont toutes un même foyer et
elles enveloppent une solution particulière : le cercle associé à la même valeur de k.
Exercice 6.
y 2x + 1
1) Si l’intervalle I ne contient ni la valeur 0 ni la valeur −1, alors (E) devient y 0 − = − 2
x x (x + 1)
dont la solution générale de l’équation sans second membre est y = λx avec λ constante réelle
quelconque. Pour trouver une solution particulière de l’équation avec second membre, utilisons la
méthode de variation de la constante. On obtient
2x + 1 1 1 1 1
λ0 = − 2 =− + 2 d’où λ (x) = − +k
x2 (x + 1) x2 (x + 1) x x+1
x
La solution générale de (E) sur un intervalle I ne contenant ni 0 ni −1 est donc y = 1− +kx,
x+1
d’où la réponse :
1
a) ya = + ka x où ka est une constante réelle,
x+1
1
b) yb = + kb x où kb est une constante réelle,
x+1
1
c) yc = + kc x où kc est une constante réelle,
x+1
d) comme I = ]−1, +∞[ = ]−1, 0[ ∪ ]0, +∞[, sur ]−1, 0[ on aura y = yb et sur ]0, +∞[ y = ya .
Quand x → 0− , yb → 1 et quand x → 0+ , ya → 1. On doit donc poser y (0) = 1 pour obtenir
une fonction continue sur ]−1, +∞[. Vérifions à quelles conditions la fonction y ainsi définie est
dérivable en 0 :
yb (x) − y (0) 1 ya (x) − y (0) 1
=− + kb , =− + ka .
x−0 x+1 x−0 x+1
Ansi les dérivée à gauche et à droite en 0 existent et valent respectivement −1 + kb et −1 + ka .
Donc, pour que y soit dérivable en 0, il faut imposer ka = kb . Ainsi la solution de (E) sur ]−1, +∞[
1
est y = + kx où k est une constante réelle quelconque.
1+x
e) si I = R, alors sur ]−∞, −1[ on aura y = yc , et quand x → −1−1 , |y| → ∞. Donc, si I = R,
l’équation n’a pas de solutions.
1 1
2) Les 3 fonctions recherchées sont y1 = sur ]0, +∞[, y2 = + x sur ]0, +∞[ et
1+x x+1
1
y3 = + 4x sur ]−1, 0[. Leurs graphes respectifs sont les suivants :
x+1
$y$
y1 $y$
y2 $y$
y3
$x$
$x$ $x$
3) La fonction y définie par
(
y (x) = y3 (x) sur ]−1, 0[
y (x) = y2 (x) sur ]0, +∞[
peut se prolonger par continuité en 0 en posant y (0) = 1. Par contre le fonction y obtenue n’est
pas dérivable en 0 car ses dérivées à droite et à gauche ne sont pas les même. Ainsi y ne se prolonge
pas en une solution de (E) sur ]−1, +∞[.
1 1 1
4) Si x0 6= 0, −1 alors y = + kx, d’où y0 = + kx0 , et donc k = y0 − /x0
x+1 1 + x0 x0 + 1
est déterminé de manière unique. Il n’y a donc qu’une seule courbe intégrale passant par M (x0 , y0 ).
C’est la situation d’unicité décrite par le théorème du cours.
1
Si x0 = 0 alors y est défini sur ]−1, +∞[, donc y = + kx, d’où y (0) = 1. Ainsi si y0 6= 1,
x+1
il n’y a pas de courbes intégrales passant par M (0, y0 ). Par contre, il y a une ininité de courbes
intégrales qui passent par M (0, 1).
Si x0 = −1, la valeure absolue de toute solution tend vers +∞ quand x → −1. Il n’y a donc
pas de courbes intégrales qui passent par M (−1, y0 ) quelque soit y0 .
5) L’allure des courbes intégrales est la suivante :
$y$
$x$
Exercice 7. L’équation y 00 − 2y 0 + 5y = ex cos2 x + x2 est une équation différentielle linéaire du
second ordre à coefficients constants. L’équation caractéristique associée à l’équation sans second
membre est r2 − 2r + 5 = 0 qui admet comme solution r1 = 1 + 2i et r2 = 1 − 2i. La solution
générale de l’équation sans second membre est donc y (x) = ex (A cos 2x + B sin 2x), où A et B
sont deux constantes réelles. Pour rechercher une solution particulière de l’équation avec second
membre séparons ce second membre ex cos2 x + x2 = s1 (x) + s2 (x) + s3 (x) en trois termes
ex ex cos 2x
s1 (x) = , s2 (x) = et s3 (x) = x2 ex . Pour rechercher une solution particulière y1 avec
2 2
1
second membre s1 essayons y sous la forme y = λex avec λ une constante. Nous obtenons λ = ,
8
ex
et donc y1 = est solution particuli\‘ere de l’équation ayant s1 comme second membre. Pour
8
rechercher une solution particulière y2 avec second membre s2 remarquons que s2 est une solution
de l’équation sans second membre. Si y0 est une solution de l’équation sans second membre alors
y = xy0 vérifie y 0 = y0 + xy00 et y 00 = 2y00 + xy000 , d’où
y 00 − 2y 0 + 5y = x (y000 − 2y00 + 5y0 ) + 2 (y00 − y0 ) = 2 (y00 − y0 ) .
xex sin 2x
Avec y0 = λex sin 2x on trouve 2 (y00 − y0 ) = 4λex cos 2x et donc y2 = est solution
8
particulière de l’équation ayant s2 comme second membre. Pour rechercher une solution partic-
ulière y3 avec second membre s3 essayons y sous la forme y = ax2 + bx + c ex , avec a et b des
constantes. Avec y de cette forme spéciale nous obtenons y 00 − 2y 0 + 5y = ex 4ax2 − bx + 2a + 4c
2
x 1 x
et donc y3 = − e est solution particulière de l’équation ayant s3 comme second membre.
4 8
Finalement
2
ex xex sin 2x x 1 x sin 2x x
y1 + y2 + y3 = + + − e = + xex
8 8 4 8 8 4
est une solution particulière de l’équation
avec le second
membre proposé. La solution générale
sin 2x x
est donc y = ex (A cos 2x + B sin 2x) + + xex , où A et B sont deux constantes réelles
8 4
quelconques.
Exercice 8. Il s’agit d’une équation linéaire à coefficients constant qui, après le changement de
√ cos θ − 1) +
2
variable proposé s’intègre aisément en γ = A cos 2θ + B sin 2θ, ou encore, γ = A(2
2B sin θ cos θ et en revenant à la variable x nous obtenons y(x) = A(2x − 1) + 2Bx 1 − x2 . Cette
2
formule est bien définie sur ]−1, 1[, dérivable deux fois sur cet intervalle et y vérifie l’équation
demandée. Comme nous savons par un théorème du cours que cette équation admet (seulement
sur tout intervalle qui n’annule pas le coefficient en facteur de la plus haute dérivation) un espace
vectoriel de dimension 2 comme ensemble des solutions, et que nous avons trouvé une combinaison
√
linéaire de deux fonctions linéairement indépendantes √ (les fonctions x− > 2x2 −1 et x− > 1 − x2 ,
nous en déduisons que y(x) = A(2x2 − 1) + 2Bx 1 − x2 est la solution générale de l’équation
proposée sur ]−1, 1[ avec A et B deux constantes réelles quelconques.
Exercice 9. Nous devons résoudre le système vectoriel
−−→
d2 OM −−−→
m = −mg e~3 − λmv (M ).
dt2
−−→
Pour cela utilisons naïvement des coordonnées cartésiennes OM = xe~1 + y e~2 + z e~3 et l’équation
vectorielle donne un système de trois équations différentielles :
d2 x dx d2 y dy d2 z dz
+ λ = 0, + λ = 0, +λ = −g,
dt2 dt dt2 dt dt2 dt
ce système est sympatique car les variables ne sont pas mélangées entre les équations différentielles
! On peut sans problème intégrer une fois chaque équation en introduisant à chaque fois une
constante d’intégration.
dx dy dz
+ λx = k1 , + λy = k2 , + λz = −gt + k3
dt dt dt
dx
Traitons + λx = k1 : c’est une équation linéaire du premier ordre et la solution générale
dt
de l’équation sans second membre est x = cste−λt , et x = h1 est une solution (évidente ?)
de l’équation avec second membre. Donc la solution pour x s’écrit x = k1 + h1 e−λt . De la
même manière on trouve y = k2 + h2 e−λt . Venons en maintenant à l’équation en z : la so-
lution générale de l’équation sans second membre est z = he−λt . Faisons varier la constante :
dz dh −λt dz dh −λt
= e − λhe−λt , d’où + λz = e = −gt + k3 , ce qui conduit à trouver h sous la
dt dt dt dt
t t
forme h (t) = −g eλt + k3 + h3 et donc la solution pour z est z = k3 + h3 e−λt − g . Remarquons
λ λ
que h2 (x−k1 ) = h1 (y −k2 ) et donc le mouvement a lieu dans un plan. Si nous faisons une rotation
autour de l’axe des z qui ramène le mouvement dans le plan y = 0 par exemple, il reste
t
x = k1 + h1 e−λt , y = 0, z = k3 + h3 e−λt − g .
λ
Nous avons trouvé une représentation paramétrique de la trajectoire dans le plan x0z qui d’ailleurs
permet simplement d’extraire z en fonction de x : on trouve un logarithme avec une asymptote
verticale, et à la limite la vitesse tend à devenir constante dirigée vers le bas. (Un parachutiste
chute alors à la verticale à vitesse constante (entre 250 et 480 km/h ou bout de 10 à 12 secondes
en fonction de l’ouverture ou de la fermeture de la position qui modifie λ s’il est sorti de l’avion
avec une vitesse horizontale d’environ 280 km/h ) avant d’ouvrir sont parachute qui réduit alors
la vitesse pour toucher le sol.