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MAIN

Ce document est un cours de mathématiques pour la classe MPSI 1, abordant des sujets tels que la logique, les raisonnements et les ensembles. Il présente des définitions et des théorèmes sur les opérateurs logiques, les quantificateurs, ainsi que différents modes de raisonnement. Les applications et les relations sont également introduites, avec des exemples illustrant les concepts discutés.

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COURS DE MATHÉMATIQUES

Classe MPSI 1 - LEM6


2
Contents

1 Logique - Raisonnements - Ensembles 5


1.1 Éléments de logique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.1 Opérateurs logiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.2 Quanticateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2 Modes de raisonnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.1 Raisonnement direct . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.2 Raisonnement par contraposée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.3 Raisonnement par absurde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.4 Raisonnement par analyse-synthèse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.5 Raisonnement par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3 Ensembles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3.1 Dénitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3.2 Réunion, intersection, complémentaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3.3 Produit cartésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

2 Applications - Relations 15
2.1 Notion d'application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.1.1 Dénitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

3
4 CONTENTS
Chapter 1

Logique - Raisonnements - Ensembles

1.1 Éléments de logique

1.1.1 Opérateurs logiques


Dénition 1
Une assertion (ou proposition) est un assemblage de mots dont la construction obéit à une certaine
syntaxe et à laquelle on peut donner une valeur de vérité : V (vraie) ou F (faux).

Exemple 1. 1. ≪ 3 est un nombre impair ≫ (proposition vraie)


2. ≪ Pour tout x ∈ R, on a x2 ≥ 0. ≫ (proposition vraie)
3. ≪ 0 ∈ E ≫ (n'est pas une proposition)
On admet la règle suivante :
Principe du tiers exclu : une proposition qui n'est pas vraie est fausse et une proposition qui n'est pas
fausse est vraie.
Dénition 2: (négation)
La négation d'une proposition P est notée ≪ non P ≫ ou ≪ ¬P ≫ ou ≪ P̄ ≫ dénie comme
étant vraie lorsque P est fausse et inversement.

Connecteurs élémentaires
Dénition 3: (conjonction et disjonction)
Si P et Q sont deux assertions, on dénit les assertions :
ˆ La conjonction de P et Q notée P ∧ Q qui est vraie lorsque les deux assertions P et Q sont
vraies, et fausse sinon;
ˆ La disjonction de P et Q notée P ∨ Q qui est vraie lorsqu'au moins une des deux assertions
est vraie, et fausse sinon.

Les valeurs de vérité de ces nouvelles assertions satisfont aux tables suivantes :
P Q P et Q P ou Q
V V V V
V F F V
F V F V
F F F F

5
6 CHAPTER 1. LOGIQUE - RAISONNEMENTS - ENSEMBLES

Dénition 4: (implication et équivalence)


Si P et Q sont deux assertions, on dénit les assertions:
ˆ L'implication notée P =⇒ Q qui est fausse lorsque P est vraie et Q fausse, et vraie sinon;

ˆ L'équivalence notée P ⇐⇒ Q qui est vraie lorsque P et Q ont les mêmes valeurs de vérité,
et fausse sinon.

ˆ La proposition P =⇒ Q se lit  P implique Q ou encore si P alors Q. Lorsque P =⇒ Q est vraie,
on dit que P est une condition susante pour avoir Q, ou que Q est une condition nécessaire
pour avoir P .

ˆ La proposition P ⇐⇒ Q se lit  P si et seulement si Q . Lorsque P ⇐⇒ Q est vraie, P est


une condition nécessaire et susante pour avoir Q. Ainsi, les équivalences sont les conditions
nécessaires et susantes.

ˆ L'équivalence est aussi dénie par l'assertion suivante : (P =⇒ Q) ∧ (Q =⇒ P ) 

ˆ Les valeurs de vérité vérient le tableau suivant:

P Q P =⇒ Q P ⇐⇒ Q
V V V V
V F F F
F V V F
F F V V

Théorème 1
Soient P et Q deux assertions, alors

(P =⇒ Q) ⇐⇒ (¬P ∨ Q)

Dénition 5: (contraposée)
Soient P et Q deux assertions. On appelle contraposée de l'implication P =⇒ Q l'implication:

non Q =⇒ non P.

Dénition 6
Une proposition toujours vraie quelles que soient les valeurs de vérité des propositions qui la com-
posent est appelée tautologie.
1.1. ÉLÉMENTS DE LOGIQUE 7

Proposition 1
Soient P, Q, R trois assertions. Nous avons les tautologies suivantes:
(i) P ⇐⇒ non(¬P );
(ii) (P et Q) ⇐⇒ (Q et P );
(iii) (P ou Q) ⇐⇒ (Q ou P );
(iv) ¬(P et Q) ⇐⇒ ((¬P ) ou (¬Q)) (Loi de Morgan);
(v) ¬(P ou Q) ⇐⇒ ((¬P ) et (¬Q)) (Loi de Morgan);
(vi) (P et (Q ou R)) ⇐⇒ ((P et Q) ou (P et R)) (Distributivité);
(vii) (P ou (Q et R)) ⇐⇒ ((P ou Q) et (P ou R)) (Distributivité);
(viii) (P =⇒ Q) ⇐⇒ (¬Q =⇒ ¬P ) (Contraposition);
(ix) ¬(P =⇒ Q) ⇐⇒ (P et ¬Q) (Négation d'une implication);
(x)((P =⇒ Q) et (Q =⇒ R)) =⇒ (P =⇒ R) (Transitivité).

1.1.2 Quanticateurs
Dénition 7: (quanticateur universel)
L'assertion:
≪ ∀x ∈ E, P (x) ≫
est une assertion vraie lorsque les assertions P (x) sont vraies pour tous les éléments x de l'ensemble
E.

On lit: ≪ Pour tout x appartenant à E, P (x) ≫, sous-entendu ≪ Pour tout x appartenant à E, P (x)
est vraie ≫.
Dénition 8: (quanticateur existentiel)
L'assertion : ≪ ∃x ∈ E, P (x) ≫ est une assertion vraie lorsque l'on peut trouver au moins un x de
E pour lequel P (x) est vraie.

On lit : ≪ il existe au moins un x appartenant à E tel que P (x) soit vraie ≫.


Dénition 9
Soit E un ensemble.
ˆ La négation de ≪ ∀x ∈ E, P (x) ≫ est :

≪ ∃x ∈ E, ¬P (x) ≫ .

ˆ La négation de ≪ ∃x ∈ E, P (x) ≫ est :

≪ ∀x ∈ E, ¬P (x) ≫ .

Exemple 2. 1. ∀x ∈ R, ((x ⩽ −2) =⇒ (x2 ⩾ 1)) est une assertion vraie.

2. ∀x ∈ R, ((x2 ⩾ 1) =⇒ (x ⩾ 1)) est une assertion fausse (pour se convaincre, prenez x = −2).

3. ∀x ∈ R, (x2 ⩾ 1) est une assertion fausse.

4. ∃x ∈ R, x2 ⩽ 0 est vraie ( x = 0 vérie bien la propriété).

5. ∃x ∈ R, (x2 < 0) est fausse (aucun un réel élevé au carré n'est un nombre négatif).
8 CHAPTER 1. LOGIQUE - RAISONNEMENTS - ENSEMBLES

ˆ Dans une phrase logique, deux quanticateurs de même nature et consécutifs peuvent être permutés.

ˆ Quand on écrit :
≪ ∃x ∈ R, f (x) = 0 ≫
cela signie simplement l'existence d'au moins un réel x qui annule f . Cela ne signie pas que ce
nombre est unique. Pour indiquer l'unicité du réel x, on rajoute un point d'exclamation :
∃!x ∈ R, f (x) = 0

ˆ Attention: L'ordre des quanticateurs est très important. Par exemple, les deux phrases logiques :
∃M ∈ R+ , ∀x ∈ R, |f (x)| ⩽ M
et
∀x ∈ R, ∃M ∈ R+ , |f (x)| ⩽ M
sont diérentes. En eet, la première phrase arme :
≪ La fonction f est bornée sur R ≫ .
Alors que la seconde phrase, arme :
≪ Pour tout réel x, il existe au moins un réel positif M (qui peut donc dépendre de x) tel que
|f (x)| ⩽ M ≫
Cependant, la seconde assertion est toujours vraie, que f soit bornée ou non, car il sut de prendre
M = |f (x)|.
Par exemple, si f (x) = 2x, pour tout x ∈ R, il existe M = |2x| qui vérie |f (x)| ⩽ M . La seconde
assertion est donc vraie. Par contre, la première assertion est fausse car f est non bornée sur R !

1.2 Modes de raisonnement

1.2.1 Raisonnement direct


C'est le principe que l'on utilise en permanence: si l'on sait qu'une proposition P est vraie et que l'on sait
démontrer P =⇒ Q, alors on a démontré que la proposition Q est vraie. Autrement dit: Si P et (P =⇒ Q)
sont vraies, alors Q est vraie.
Application 1. Montrer que pour tout entier naturel n, le nombre n(n+1)
2
est un entier naturel.
Cas d'une implication: Pour montrer directement l'implication P =⇒ Q, on suppose que P est
vraie et on démontre que Q est vraie.
Exercice 1
Soient x et y deux réels positifs. Montrer que, si x
1+y
= y
1+x
, alors x = y ..

1.2.2 Raisonnement par contraposée


Pour montrer que l'implication P =⇒ Q est vraie, on peut utiliser le raisonnement par contraposée:
on suppose que Non(Q) est vraie et on montre que Non(P ) est vraie.
Application 2. Pour tout réel x, montrer que x ∈/ Q =⇒ (1 + x) ∈/ Q.
Exercice 2
On pose f (x) = mx + 1. Montrer que la fonction f garde un signe constant sur R si, et seulement
si, m = 0.
1.2. MODES DE RAISONNEMENT 9

1.2.3 Raisonnement par absurde


Pour démontrer qu'une proposition P est vraie, on peut utiliser un raisonnement par l'absurde. Pour cela,
on suppose que P est fausse et on démontre que l'on aboutit alors à une contradiction.
Application 3. Montrer qu'il n'existe pas d'entier naturel supérieur à tous les autres.
Cas d'une implication: Pour montrer par l'absurde l'implication P =⇒ Q :
⋄ on suppose que P est vraie et que Q est fausse;
⋄ on montre que cela aboutit à une contradiction.

Exercice 3
Soit a ∈ R. Etablir l'implication

(∀ε > 0, |a| ⩽ ε) =⇒ a = 0

1.2.4 Raisonnement par analyse-synthèse


Ce raisonnement très utile permet de prouver l'existence (et l'unicité dans le cas échéant) d'un objet
mathématique alors qu'on n'a aucune idée de sa valeur. Il se décompose en deux temps, comme son nom
l'indique.
ˆ Analyse: On raisonne sur une hypothétique solution au problème et on accumule des déductions
de propriétés qu'elle doit vérier, du seul fait qu'elle est solution;
ˆ Synthèse: On examine tous les objets vériant les conditions nécessaires précédemment accumulées
(ce sont les seuls candidats pouvant être des solutions) et on détermine, parmi eux, lesquels sont
réellement des solutions.
Application 4. Prouver que toute fonction f : R → R s'écrit de façon unique comme somme d'une
fonction paire et d'une fonction impaire.
Exercice 4
Trouver toutes les fonctions f : R → R telles que f (x)f (y) − f (xy) = x + y pour tous x, y ∈ R

1.2.5 Raisonnement par récurrence


Nous admettons le théorème suivant :
Théorème 2: (propriété fondamentale de N )
Tout sous-ensemble non vide de N admet un plus petit élément.

Corollaire 1. Tout sous-ensemble non vide et majoré de N admet un plus grand élément.
Application 5. Montrer que
(∀n ∈ N∗ ), ∃(p, q) ∈ N2 : n = 2p (2q + 1).
Théorème 3: (principe de récurrence)
Soit P (n) une proposition dépendant de n ∈ N et n0 ∈ N. Si :
ˆ Initialisation : la proposition P (n0 ) est vraie,
ˆ Hérédité : pour tout n ≥ n0 , (P (n) implique P (n + 1));
alors, P (n) est vraie pour tout n ≥ n0 .
10 CHAPTER 1. LOGIQUE - RAISONNEMENTS - ENSEMBLES

Théorème 4: (récurrence double)


Soit P (n) une proposition dépendant de n ∈ N et n0 ∈ N. Si :
ˆ Initialisation : les propriétés P (n0 ) et P (n0 + 1) sont vraies,
ˆ Hérédité : pour tout n ≥ n0 , (P (n) et P (n + 1)) implique P (n + 2);
alors, P (n) est vraie pour tout n ≥ n0 .

Théorème 5: (récurrence forte)


Soit P (n) une proposition dépendant de n ∈ N et n0 ∈ N. Si :
ˆ Initialisation : la proposition P (n0 ) est vraie,
ˆ Hérédité : pour tout n ≥ n0 , (P (n0 ) et P (n0 + 1) et · · · et P (n)) implique P (n + 1);

alors, P (n) est vraie pour tout n ≥ n0 .

Application 6. 1. Montrer par récurrence que pour tout entier n ≥ 1,

1 1 1 1
1+ + + ... + 2 ≤ 2 −
4 9 n n
2. Soit x un nombre réel non nul tel que x + 1
x
soit un entier. Montrer que pour tout n ∈ N, xn + 1
xn
est un entier.
3. Soit f une application de N −→ N
(i) Montrer que :

f est injective,

=⇒ f = IdN
f (n) ≤ n, ∀n ∈ N,
(ii) Montrer que :

f est surjective,

=⇒ f = IdN .
f (n) ≥ n, ∀n ∈ N,

1.3 Ensembles

1.3.1 Dénitions
Dénition 10: (pseudo-dénition)
Un ensemble est une collection d'objets appelés éléments. On note x ∈ E si l'objet x est un
élément de l'ensemble E, x ∈
/ E sinon.

Dénition 11: (extentionnalité)


Deux ensembles E et F sont égaux si et seulement s'ils ont les mêmes éléments :

E = F ⇐⇒ ∀x; (x ∈ E ⇐⇒ x ∈ F )

Notations
1.3. ENSEMBLES 11

ˆ L'ensemble vide noté ∅, est déni comme étant l'ensemble qui ne contient aucun élément.

ˆ Étant donnés des objets x1 , x2 , . . . , xn , on note {x1 , . . . , xn } l'ensemble contenant exactement x1 , . . . , xn

Exemple 3. Un même ensemble peut parfois être déni en extension ou en compréhension :


E = {0; 1; 4; 9; 16} = n ∈ N | n ⩽ 19 et ∃p ∈ N, n = p2


Dans toute la suite, E , F et G désignent trois ensembles.


Dénition 12: (inclusion)
On dit que E est inclus dans F , ce que l'on note E ⊂ F si tout élément de E est aussi un élément
de F , i.e.

∀x ∈ E; x∈F
Si E ⊂ F , on dit que E est une partie ou un sous-ensemble de F .

Notations
ˆ Lorsque F ⊂ E et F ̸= E , on dit que l'inclusion est stricte et l'on note F ⊊ E .

ˆ Au lieu de F ⊂ E , on écrit parfois E ⊃ F .

ˆ La négation de F ⊂ E , se note F ̸⊂ E , et se lit  F n'est pas inclus dans E . On a donc :

F ̸⊂ E ⇐⇒ (∃x ∈ F et x ∈
/ E).

Exemple 4. 1. Pour tout ensemble E , on a ∅ ⊂ E et E ⊂ E .


2. {1, {1; 2}, R} ⊊ {Z, π, 1, {1; 2}, R}.
3. {{1; 2}} ̸⊂ {1; 2}.

Proposition 2: (transitivité)
Si E ⊂ F et F ⊂ G, alors E ⊂ G.

Théorème 6: (double inclusion)


(E = F ) ⇔ (E ⊂ F et F ⊂ E)

Dénition 13: (ensemble des parties de E )


Pour tout ensemble E , on admet l'existence d'un ensemble, noté P(E) et appelé ensemble des parties
de E et dont les éléments sont exactement les sous-ensembles de E . Ainsi pour tout ensemble F , on
a

F ∈ P(E) ⇔ F ⊂ E

Exercice 5
Déterminer P(∅), P({∅}) et P({∅, {∅}}).
12 CHAPTER 1. LOGIQUE - RAISONNEMENTS - ENSEMBLES

1.3.2 Réunion, intersection, complémentaire

Dans cette partie A, B et C désignent trois ensembles.

Dénition 14: (réunion)


On appelle réunion de A et B notée A ∪ B , l'ensemble dont les éléments sont exactement ceux qui
sont dans A ou dans B , autrement dit, pour tout objet x,

x ∈ A ∪ B ⇐⇒ (x ∈ A ou x ∈ B)

Dénition 15: (intersection )


On appelle intersection de A et B notée A ∩ B dont les éléments sont exactement ceux qui sont
dans A et dans B à la fois, autrement dit, pour tout objet x,

x ∈ A ∩ B ⇐⇒ (x ∈ A et x ∈ B).

Dénition 16
On dit que deux ensembles sont disjoints si leur intersection est vide.

Proposition 3
1. ∩ et ∪ sont associatives : A ∩ (B ∩ C) = (A ∩ B) ∩ C (idem pour ∪ ).
2. ∩ et ∪ sont commutatives : A ∩ B = B ∩ A (idem pour ∪ ).
3. On a toujours A ∩ B ⊂ A ⊂ A ∪ B .
4. Si A ⊂ B , on a toujours A ∩ C ⊂ B ∩ C et A ∪ C ⊂ B ∪ C .
5. La réunion et l'intersection sont distributives l'une sur
ˆ (A ∩ B) ∪ C = (A ∪ C) ∩ (B ∪ C)
ˆ (A ∪ B) ∩ C = (A ∩ C) ∪ (B ∩ C)

Extension de la réunion et l'intersection à une famille de parties Si (Ai )i∈I est une famille de
parties de E (notion qui sera explicitée plus tard ), alors la réunion et l'intersection des éléments de cette
famille sont notées respectivement:

et x ∈ Ai } .
[ \
Ai = {x ∈ E : ∃i ∈ I x ∈ Ai } Ai = {x ∈ E : ∀i ∈ I
i∈I i∈I
1.3. ENSEMBLES 13

Proposition 4
Soit (Ai )i∈I une famille d'ensembles et B un ensemble.
1. Si, pour tout i ∈ I, Ai ⊂ B , alors Ai ⊂ B .
S
i∈I

2. Si, pour tout i ∈ I, B ⊂ Ai , alors B ⊂ i∈I Ai .


T

3. Si j ∈ I , alors i∈I Ai ⊂ Aj ⊂ i∈I Ai .


T S

4.
T  T
i∈I A i ∪ B = i∈I (Ai ∪ B)

5.
S  S
i∈I Ai ∩ B = i∈I (Ai ∩ B)

Exercice 6
Que vaut chacun des ensembles ci-dessous?
[ [ \ \
1. [ε, 1] 2. ]ε, 1] 3. [0, ε] 4. [0, ε[
ε∈]0,1] ε∈]0,1] ε∈]0,1] ε∈]0,1]
\ \ \ \
5. ]0, ε] 6. ]0, ε[ 7. [0, ε] 8. [0, ε[
ε∈]0,1] ε∈]0,1] ε∈]0,1]∩Q ε∈]0,1]∩Q

Dénition 17: (recouvrement, partition)


Soit (Ai )i∈I une famille de parties de E .
ˆ On dit que (Ai )i∈I est un recouvrement de E si Ai = E .
S
i∈I

ˆ On dit que (Ai )i∈I est un recouvrement disjoint de E si (Ai )i∈I est un recouvrement de E
constitué d'ensembles deux à deux disjoints, c'est-à-dire vériant :

∀(i, j) ∈ I 2 i ̸= j =⇒ Ai ∩ Aj = ∅

ˆ On dit que (Ai )i∈I est une partition de E si c'est un recouvrement disjoint de I constitué
d'ensembles non vides.

Dénition 18: (diérence)


On appelle A privé de B , ou diérence de A et B , l'ensemble noté A\B ou A − B , tel que pour
tout objet x,
x ∈ A\B si et seulement si x ∈ A et x ∈
/ B.

Exercice 7
Montrer que A\B = A\(A ∩ B).

Dénition 19: (complémentaire)


Si A ⊂ E , on appelle complémentaire de A dans E noté ∁E A ou AC ou Ā quand il n'y a pas de
confusion, l'ensemble E\A.
14 CHAPTER 1. LOGIQUE - RAISONNEMENTS - ENSEMBLES

Exercice 8
Montrer que si A et B sont deux parties de E , on a A\B = A ∩ B C .

Théorème 7: (Lois de Morgan)


Soit (Ai )i∈I une famille de parties d'un ensemble E. Alors on a:
C
ˆ

AC
T S
i∈I Ai = i∈I i
C
ˆ

AC
S T
i∈I Ai = i∈I i

1.3.3 Produit cartésien


Dénition 20: (couple)
n admettra qu'étant donné deux objets x et y on peut construire un objet appelé couple (x, y) et
qu'on a la propriété suivante pour tous objets x1 , x2 , y1 , y2 :

(x1 , x2 ) = (y1 , y2 ) ⇐⇒ (x1 = y1 et x2 = y2 )

Dénition 21
ˆ Soient E et F deux ensembles. On admet qu'on peut construire un ensemble noté E × F ,
appelé produit cartésien de E et F , dont les éléments sont les couples avec x1 ∈ E et
x2 ∈ F .

ˆ On dénit de même le produit cartésien de n ensembles E1 . . . En , noté E1 × . . . × En , et formé


des n-uplets (x1 , . . . , xn ) avec x1 ∈ E1 , . . . , xn ∈ En .
Si les Ei sont égaux à un ensemble E , on note ce produit E n .

Exercice 9
Soit D = {(x, y) ∈ R2 ; x2 + y 2 ≤ 1}. Démontrer que D ne peut pas s'écrire comme le produit
cartésien de deux parties de R.

Exercice 10
Soit E et F deux ensembles, soit A, C deux parties de E et B, D deux parties de F . Démontrer que

(A × B) ∩ (C × D) = (A ∩ C) × (B ∩ D)
Chapter 2

Applications - Relations

2.1 Notion d'application

2.1.1 Dénitions
Dénition 22
E et F désignent des ensembles quelconques.

ˆ On appelle graphe de E vers F toute partie du produit cartésien E × F .


ˆ Une application (ou fonction) est un triplet u = (E, F, Γ) où Γ est un graphe de E vers F
tel que :

∀x ∈ E, ∃!y ∈ F : (x, y) ∈ Γ.
On dit aussi que u est une application de E dans F ou de E vers F . L'ensemble des applications
de E dans F est noté F E ou F (E, F ).

Avec les notations précédentes on a les dénitions suivantes:

Dénition 23
ˆ E est appelé l'ensemble de départ ou ensemble de dénition de u,
ˆ F est l'ensemble d'arrivée de u,
ˆ pour x ∈ E , l'unique y ∈ F tel que (x, y) ∈ Γ s'appelle image de x par u et se note u(x),
ˆ pour y ∈ F , tout x ∈ E tel que y = u(x) est appelé un antécédent de y,
ˆ le graphe Γ de u, est égal à {(x, u(x)) : x ∈ E}
ˆ l'ensemble {y ∈ F : ∃x ∈ E : y = u(x)} noté {u(x) : x ∈ E} est l'ensemble image de u, c'est
une partie de F ,
ˆ l'application u se note : E →
− F ou u : E −→ F ou
u

u : E −→ F
x 7→ u(x)

15
16 CHAPTER 2. APPLICATIONS - RELATIONS

Remarque 1
Pour montrer qu'un objet est bien une application, il faut démontrer que chaque élément de
l'ensemble de départ est associé à un unique élément de l'ensemble d'arrivée. Par exemple, ce
qui suit ne dénit pas une application

si 2 divise n

0

n 7→ 1 si 3 divise n
sinon.

2

Dénition 24: (égalité d'applications)


Deux applications u et v sont égales si on a :
(i) égalité des ensembles de départ,
(ii) égalité des ensembles d'arrivée,
(iii) égalité u(x) = v(x) pour tout x appartenant à l'ensemble de départ commun.

Remarque 2
La relation y = sin x dénit une application de R dans R, mais elle peut aussi dénir une application
de R dans [−1, 1]. Ces deux applications ne sont pas égales car elles n'ont pas le même ensemble
d'arrivée.

Dénition 25: (application identité)


L'application
IdE : E −→ E
x 7→ x
est appelée identité de E .

Dénition 26: (fonction indicatrice)


Soit E ensemble et A partie de E . On appelle fonction indicatrice de A dans E I'application
1A : E −→ {0, 1}
(
1 si x ∈ A
x 7→
0 si x ∈
/A
2.1. NOTION D'APPLICATION 17

Proposition 5
Soit E un ensemble et A, B deux parties de E :
1. 1A∩B = 1A · 1B ;
2. 1Ā = 1 − 1A ;
3. 1A∪B = 1A + 1B − 1A∩B .
4. A ⊂ B ⇔ 1A ≤ 1B .
5. 1A = 1B ⇐⇒ A = B.

Exercice 11
On dénit la diérence symétrique △ sur P(E)2 par

A∆B = (A\B) ∪ (B\A) = (A ∪ B)\(A ∩ B)

1. Montrer que 1A△B = 1A + 1B − 21A 1B .


2. Montrer que ∆ est commutative et associative.

Dénition 27: (restriction, prolongement)


Soit u une application de E vers F .
ˆ Si A est une partie de E , la restriction de u à A, notée u|A , est l'application de A dans F
dénie par :

∀x ∈ A, u|A (x) = u(x).

ˆ On appelle prolongement de u toute application v dénie sur un ensemble A contenat E et


vériant :

∀x ∈ E, v(x) = u(x).

Exemple 5. Si f : Rx −→ R+
−→ |x|
, alors f |R+ = idR+

Dénition 28: partie stable


Une partie A de E est dite stable par f : E → E lorsque ∀x ∈ A, f (x) ∈ A, ce qui se note
f (A) ⊂ A.

Dénition 29: application induite


Si f : E → E et A est stable par f , alors on peut parler de l'application induite par f sur A :
A −→ A
fA :
x 7−→ f (x)

Exemple 6. contenu...

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