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Programme HGGSP Terminale 2024-2025

Le document présente le programme de la spécialité HGGSP pour les classes de Première et Terminale, détaillant les thèmes abordés, les méthodes d'analyse et les compétences à acquérir. Il inclut des sections sur les épreuves du baccalauréat, la méthodologie des exercices, et des conseils pour l'apprentissage et la révision. Les thèmes couvrent des sujets variés tels que la démocratie, les puissances internationales, les frontières, et les relations entre États et religions.

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Programme HGGSP Terminale 2024-2025

Le document présente le programme de la spécialité HGGSP pour les classes de Première et Terminale, détaillant les thèmes abordés, les méthodes d'analyse et les compétences à acquérir. Il inclut des sections sur les épreuves du baccalauréat, la méthodologie des exercices, et des conseils pour l'apprentissage et la révision. Les thèmes couvrent des sujets variés tels que la démocratie, les puissances internationales, les frontières, et les relations entre États et religions.

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Vademecu

m HGGSP
Première et
Terminale
générale

Le programme
Programme de 1ère p. 1-2
Programme de Terminale p. 3-5
Capacités et méthodes à acquérir p. 6
La spécialité HGGSP au baccalauréat
- coefficients au bac p. 6
- l’épreuve écrite de spécialité p. 7-8
- le grand oral p. 9-10
Méthodologie des exercices de type bac
- la dissertation et les différents types de plans p. 11-12
- insérer une production graphique p. 13-14
- le langage cartographique p. 15
- l’analyse de texte p. 16-17
- l’analyse d’un document statistique p. 17-18
- l’analyse d’une iconographie p. 18-19
- l’analyse d’une carte p. 19-20
- porter un regard critique sur un document p. 20-25
- termes souvent utilisés dans les sujets d’HGGSP p.
26-27
Outils et méthodes pour apprendre et réviser
- des outils informatiques pour travailler p. 28
- réaliser une carte mentale (mind map) p. 29
- réaliser un croquinote ou sketchnote p. 30
- faire une fiche de lecture p. 31
- faire le résumé d’un texte p. 31
- apprendre à apprendre p. 32
Utilisation des sources. Honnêteté intellectuelle p.
33
Conseils donnés p. 34
PROGRAMME : DES CONNAISSANCES, DES CAPACITES ET DES METHODES
Programme de Première
Introduction
L’histoire : la trace, l’archive, le témoignage, le récit
La géographie : espace et territoire, analyse multiscalaire, représentation cartographique
La science politique : qu’est-ce que la politique ?
La géopolitique : enjeux de pouvoir, coopérations et rivalités sur et entre les territoires, poids de l’histoire

Thème 1. Comprendre un régime politique : la démocratie


Introduction La démocratie, les démocraties : quelles caractéristiques aujourd’hui ?
Axe 1 Penser la démocratie : démocratie directe et démocratie représentative
- Une démocratie directe mais limitée : être citoyen à Athènes au Ve siècle. 1
- Participer ou être représenté : Benjamin Constant, «liberté des Anciens, liberté des
Modernes »
Axe 2 Avancées et reculs des démocraties
- L’inquiétude de Tocqueville : de la démocratie à la tyrannie? Une analyse politique.
- Crises et fin de la démocratie : le Chili de 1970 à 1973.
- D’un régime autoritaire à la démocratie : le Portugal et l’Espagne de 1974 à 1982.
Objet de L’Union européenne et la démocratie
travail - Le fonctionnement de l’Union européenne : démocratie représentative et
conclusif démocratie déléguée.
- L’Union européenne face aux citoyens et aux États:les remises en question depuis
1992.

Thème 2. Analyser les dynamiques des puissances internationales


Introduction Les caractéristiques de la puissance à l’échelle internationale aujourd’hui.
Identification des fondements et des manifestations de la puissance à l’échelle
internationale dans les champs diplomatique (y compris au sein des institutions
internationales), militaire (défense du territoire, capacité de projection...), culturel,
économique et financier, en prenant appui sur des exemples
contemporains.
Axe 1 Essor et déclin des puissances : un regard historique
- L’empire ottoman, de l’essor au déclin.
- Une puissance qui se reconstruit après l’éclatement d’un empire : la Russie depuis
1991
Axe 2 Formes indirectes de la puissance : une approche géopolitique
- L’enjeu de la langue : anglais et français dans les relations internationales,
francophonie,
instituts Confucius...
- Les nouvelles technologies : puissance des géants du numérique
(GAFAM,BATX...), impuissance des États et des organisations internationales
?
- La maîtrise des voies de communication : les «nouvelles routes de la Soie»
Objet de La puissance des États-Unis aujourd’hui
travail - Les lieux et les formes de la puissance aux États-Unis (siège de l’ONU,
conclusif Hollywood,
Massachussetts Institute of Technology...).
- Unilatéralisme et multilatéralisme:un débat international
- Points d’appui et zones d’influence des États-Unis dans un monde multipolaire

Thème 3. Etudier les divisions politiques du monde : les frontières


Introduction Des frontières de plus en plus
nombreuses. Des frontières plus ou
moins marquées.
Frontières et ouverture : affirmation d’espaces transfrontaliers.
Axe 1 Tracer des frontières, approche géopolitique
- Pour se protéger : le limes rhénan.
- Pour se partager des territoires : la conférence de Berlin et le partage de l’Afrique.
- Pour séparer deux systèmes politiques:la frontière entre les deux Corée.

Axe 2 Les frontières en débat


-Reconnaître la frontière : la frontière germano-polonaise de 1939 à 1990,
entre guerre et diplomatie.
- Dépasser les frontières : le droit de la mer (identique sur l’ensemble des mers et
des océans,
indépendamment des frontières)
Objet de Les frontières internes et externes de l’Union européenne
travail - Les enjeux de Schengen et du contrôle aux frontières:venir en Europe, passer la
conclusif frontière.
- Les frontières d’un État adhérent.
- Les espaces transfrontaliers intra-européens:passer et dépasser la frontière au
quotidien

Thème 4. S’informer : un regard critique sur les sources et modes de communication


Introduction Comment s’informe-t-on aujourd’hui ?
Des médias et des supports de communication qui n’ont jamais été aussi nombreux et
divers. 2
Des pratiques d’information différenciées selon les individus, les groupes sociaux et les
territoires
Axe 1 Les grandes révolutions techniques de l’information
- L’information imprimée:de la diffusion de l’imprimerie à la presse à grand tirage
- L’information par le son et l’image : radio et télévision au XXesiècle.
- L’information mondialisée et individualisée : naissance et extension du réseau
Internet.
Axe 2 Liberté ou contrôle de l’information : un débat politique fondamental
- L’information dépendante de l’opinion ? L’affaire Dreyfus et la presse
- L’information entre le marché et l’État : histoire de l’Agence Havas et de l’AFP.
- Information et propagande en temps de guerre : les médias et la guerre du
Vietnam.
Objet de L’information à l’heure d’Internet
travail - Vers une information fragmentée et horizontale.
conclusif - Témoignages et lanceurs d’alerte.
- Les théories du complot : comment trouvent-elles une nouvelle jeunesse sur
Internet?

Thème 5. Analyser les relations entre États et religions


Introduction États et religions aujourd’hui.
- Des relations de natures différentes entre États et religions sur le plan du
droit public (séparation, religion officielle...) à partir d’exemples.
- Des degrés variables de libertés de conscience et religieuse (respect de la liberté
de croire ou
de ne pas croire, de changer de religion, laïcité...) à partir d’exemples.
Axe 1 Pouvoir et religion : des liens historiques traditionnels
- Le pape et l’empereur, deux figures de pouvoir : le couronnement de
Charlemagne.
- Pouvoir politique et magistère religieux : le calife et l’empereur byzantin au
IXe-Xe siècle,
approche comparée.
Axe 2 États et religions : une inégale sécularisation
- La laïcité en Turquie : l’abolition du califat en 1924 par Mustapha Kemal.
- États et religions dans la politique intérieure des États-Unis depuis la Seconde
Guerre mondiale.
Objet de État et religions en Inde
travail - État et religions : «sécularisme» et dimension politique de la religion.
conclusif - Les minorités religieuses.
- Des enjeux géopolitiques : l’Inde et le Pakistan.
Programme de Terminale
Thème 1 : De nouveaux espaces de conquête

Thème 2 : Faire la guerre, faire la paix


Thème 3 : Histoire et mémoires

Thème 4 : Identifier, protéger et valoriser le patrimoine : enjeux géopolitiques


Thème 5 : L’environnement entre exploitation et protection : un enjeu planétaire

Thème 6 : L’enjeu de la connaissance

Le
programme
officiel en
détail

https://
[Link].
[Link]/
fil
e/SPE8_MENJ_25_
Capacités travaillées et méthodes à acquérir en hggsp
 Analyser, interroger, adopter une démarche réflexive : outre l’acquisition de connaissances,
l’enseignement
développe les capacités d’analyse et de réflexion en confrontant les points de vue, les approches...
En première, les élèves s’engagent dans cette démarche en posant des questions, en mettant en
évidence les
spécificités des démarches suivies. En terminale, les élèves sont invités à exposer en pleine autonomie ces
éléments.
 Se documenter : l’acquisition de cette compétence est fondamentale pour la réussite dans le
supérieur.
En classe de première, le travail de documentation est guidé par le(s) professeur(s) de la
spécialité et le professeur documentaliste, qui accompagne méthodiquement l’élève dans sa
recherche de sources ou d’information, y compris sur internet. Les principes de rédaction d’une fiche
de lecture peuvent être abordés. En classe terminale, une place plus grande est donnée à la
documentation autonome des élèves.
6
 Travailler de manière autonome : la spécialité demande une part plus grande de travail
individuel afin de préparer à la poursuite des études où les élèves, devenus étudiants, sont moins
encadrés.
 S’exprimer à l’oral : tout en consolidant l’expression écrite, l’enseignement de spécialité
est un moment privilégié pour développer une expression orale construite et argumentée. La prise de
parole en cours est encouragée, tout comme les exposés individuels et collectifs. En première, il
convient de s’assurer d’une prise de parole régulière, structurée et pertinente. En terminale, les élèves
sont encouragés à prendre la parole pendant une durée plus longue, afin de se préparer à l’épreuve
orale de l’examen.

LA SPECIALITE HGGSP AU BACCALAUREAT

Pour ceux qui


Pour ceux qui
gardent HGGSP
ne font HGGSP
en terminale
qu’en 1ère
Comment calculer sa moyenne au bac ?
Site officiel de l’Education nationale
[Link] lycee/comment-calculer-
votre-note-au-baccalaureat-325511
L’épreuve écrite de spécialité au baccalauréat en terminale
Durée : 4 heures Coefficient : 16
Objectifs
L'épreuve a pour objectif d'évaluer l'aptitude du candidat à :
- mobiliser des connaissances acquises dans différents contextes et cadres ;
- construire une problématique ;
- rédiger des réponses construites et argumentées ;
- exploiter, organiser et confronter des informations ;
- analyser des documents de sources et de natures diverses et à en faire une étude critique ;
- faire preuve de capacités de réflexion en les étayant sur des connaissances.

Contenu
7
L'épreuve est composée de 2 exercices notés chacun sur 10 points : une dissertation et une étude
critique d'un (ou deux) document(s). Les deux exercices ne peuvent porter sur le même thème.
Dissertation
La dissertation est le traitement d'un sujet donné, avec une introduction, un développement en plusieurs
parties et une conclusion. Le candidat doit montrer :
- qu'il maîtrise des connaissances et sait les sélectionner ;
- qu'il sait organiser les connaissances de manière à traiter le sujet ;
- qu'il a acquis des capacités d'analyse et de réflexion.
Pour traiter le sujet, le candidat :
- analyse le sujet et élabore une problématique ;
- rédige un texte pertinent comportant une introduction (dégageant les enjeux du sujet et un fil
conducteur en énonçant une problématique), plusieurs parties structurées et une conclusion
(qui répond à la problématique).
La réalisation d'une illustration en appui du propos (croquis, schéma, etc.) amènera une valorisation de
la note ; un fond de carte pourra être fourni si cela est adapté au sujet. La réalisation de cette
production graphique n'a aucun caractère obligatoire, et son absence ne peut aucunement pénaliser
le candidat.
Grille indicative d’évaluation de la dissertation
Capacité Très satisfaisant +
s Insuffisant Fragile Satisfaisant
évaluée valorisation
s
Des exemples en lien avec le
Pas d’exemples,
connaissances
Maîtriser des

sélectionner

sujet (sans exhaustivité)


uniquement une Peu d’exemples précis, Variété et précision
Présence de notions attendues
et les

suite de propos Des notions non des notions et des


généraux. dans le traitement du sujet exemples mis en
maitrisées
Pas de notions Articulation des notions et œuvre
mobilisées exemples
Connaissances
Connaissances Connaissances organisées en parties
manière à traiter le
connaissances de
Organiser les

Connaissances organisées en organisées en parties permettant une saisie


non organisées en parties permettant une saisie totale des enjeux du
sujet

parties (pas de permettant une globale des enjeux du sujet


plan) saisie partielle des sujet Présence d’une Respect général du plan
enjeux du sujet.
introduction et (cohérence forte des
conclusion en lien avec le parties) et phrases de
sujet transition.
Organisatio Récitation du cours Problématique
Adopter des capacités

n peu adaptée au Problématique explicite dépassant la


sujet ou Notions agencées les unes
d'analyse et de

incohérente reformulation du sujet


partiellement par rapport aux autres
réflexion

du propos Notions combinées


(pas de erronée témoignant d’une réflexion
(problématique personnelle au- pour construire une
problématique,
imprécise/ delà de la restitution d’un argumentation
pas
raisonnement/ cours d’ensemble Réflexion
de raisonnement/
réflexion soutenue
réflexion)
lacunaires)
Étude critique de document(s)
Il s'agit d'une étude critique d'un ou deux documents de nature différente. Le sujet se compose d'un
titre et d'un ou deux documents accompagnés d'une consigne, qui vise à orienter le travail du
candidat. Un nombre limité de notes explicatives peut également figurer. Le candidat doit
montrer :
- qu'il est capable de construire une problématique à partir du sujet indiqué par le titre et abordé
par le (ou les) document(s) ;
- qu'il comprend le sens général du (ou des deux) document(s) ;
- qu'il est capable de sélectionner les informations, de les hiérarchiser, de les expliciter ;
- qu'il sait prendre un recul critique en réponse à sa problématique, en s'appuyant d'une part sur
le contenu du document et, d'autre part, sur ses connaissances personnelles.
Pour traiter le sujet, le candidat :
- analyse de manière critique les documents en prenant appui sur la consigne et élabore une
problématique ;
- rédige une introduction comportant une problématique ; 8
- organise son propos en plusieurs paragraphes ;
- rédige une conclusion qui comporte une réponse à la problématique.
Grille indicative d’évaluation de l’étude critique de documents
Capacité Très satisfaisant
Insuffisant Fragile Satisfaisant
s + valorisation
évaluée
s
Compréhension Compréhension
Incompréhension de partielle de la correcte de la
la consigne et du consigne et de(s) consigne et de(s) Capacité à saisir
sens général du l’implicite Sélection,
Comprendre

documents documents
(des) document(s) Sélection, Sélection, hiérarchisation,
Essentiellement de la hiérarchisation, hiérarchisation, explication correctes de
paraphrase explication explication correctes toutes informations en lien
lacunaire des des informations en avec le sujet
informations en lien avec
lien avec le sujet le sujet
Présence de
Maitrise inégale
notions attendues Maitrise précise et pertinente des
des notions
Aucune information dans l’analyse du notions utilisées
utilisées
exacte, Aucune (des) document(s) et
information exacte d’informations Mise en rapport soutenue
Pas d’informations
Contextualiser

autre que celles extérieures au(x) des connaissances


figurant dans les extérieures au(x)
document(s) et mis personnelles et des
documents, pas de document(s) ou
en lien avec lui/eux informations du document
notions ou notions des informations
Connaissance du Saisie globale de de l’apport du/
pertinentes inexactes
contexte global des documents à la
Connaissance dans lequel compréhension de son
approximative s’inscrivent le(s) contexte
du contexte document(s)
global
Mise en rapport
des documents ou/et Prise de recul critique en
Prise en compte du
du (des réponse à la problématique, en
Avoir une approche critique du

Non ex prise en (des) documents


(document(s) avec s'appuyant sur le contenu du
compte de l’un des
ses connaissances (des) document(s) et, sur des
deux documents Pas de confrontation
pour conforter, connaissances personnelles.
document

Pas de mention de(s) Simple mention de la


source(s) compléter, Source et nature du (des
source recopiant
nuancer, confronter document(s) nourrissant
la référence
des points de vue. l’approche
Source et nature du critique
(des document(s)
prises en
compte dans l’analyse
Problématique Construction aidant à répondre
historique ou
Construire une

géographique explicite à la consigne


argumentation

Pas de construction Construction


Organisation Problématique
partielle
cohérente du dépassant la
propos en reformulation du sujet
plusieurs
paragraphes
Maîtriser la

sa pensée
langue et

Langue correcte
formaliser

par écrit

Copie difficilement Copie à la syntaxe


assurant Langue riche et soutenue
compréhensible hasardeuse
l’intelligibilité du
propos
Annales
Vous trouverez ici les annales des sujets déjà tombés lors des éditions antérieures du bac :
[Link]

Le grand oral
Durée : 20 minutes de préparation + 20 minutes de passage
Coefficient : 10

Finalité de l'épreuve
L'épreuve permet au candidat de montrer sa capacité à prendre la parole en public de façon claire et
convaincante. Elle lui permet aussi de mettre les savoirs qu'il a acquis, particulièrement dans ses
enseignements de spécialité, au service d'une argumentation, et de montrer comment ces savoirs ont 9
nourri son projet de poursuite d'études, voire son projet professionnel.

Évaluation de l'épreuve
L'épreuve est notée sur 20 points.
Le jury valorise la solidité des connaissances du candidat, sa capacité à argumenter et à relier les
savoirs, son esprit critique, la précision de son expression, la clarté de son propos, son engagement
dans sa parole, sa force de conviction. Il peut s'appuyer sur la grille indicative présentée ci-après.

Format et déroulement de l'épreuve


L'épreuve, d'une durée totale de 20 minutes, se déroule en deux temps :
Premier temps : présentation d'une question (10 minutes)
Au début de l'épreuve, le candidat présente au jury deux questions. Ces questions portent sur les deux
enseignements de spécialité soit pris isolément, soit abordés de manière transversale. Elles mettent en
lumière un des grands enjeux du ou des programmes de ces enseignements. Elles sont adossées à tout
ou partie du programme du cycle terminal. Pour les candidats scolarisés, elles ont été élaborées et
préparées par le candidat avec ses professeurs et, s'il le souhaite, avec d'autres élèves. Les
questions sont transmises au jury, par le candidat, sur une feuille signée par les professeurs des
enseignements de spécialité du candidat et portant le cachet de son établissement d'origine.
Le jury choisit une des deux questions. Le candidat dispose de 20 minutes de préparation pour mettre
en ordre ses idées et réaliser, s'il le souhaite, un support. Ce support ne fait pas l'objet d'une
évaluation. Pour son exposé, le candidat dispose du support qu'il a préparé.
Le candidat explique pourquoi il a choisi de préparer cette question pendant sa formation, puis il la
développe et y répond. Le jury évalue les capacités argumentatives et les qualités oratoires du
candidat.
Deuxième temps : échange avec le candidat (10 minutes)
Le jury interroge ensuite le candidat pour l'amener à préciser et à approfondir sa pensée. Il peut
interroger le candidat sur toute partie du programme du cycle terminal de ses enseignements de
spécialité, en lien avec le premier temps de l'épreuve qui lui-même s'adosse à ces enseignements. Le
jury évalue ainsi la solidité des connaissances et les capacités argumentatives du candidat.
Le jury mesure la capacité du candidat à conduire et exprimer une réflexion personnelle
témoignant de sa curiosité intellectuelle et de son aptitude à exprimer ses motivations.
Le candidat effectue sa présentation du premier temps debout, sauf aménagements pour les
candidats à besoins spécifiques. Pour le deuxième temps de l'épreuve, le candidat est assis ou
debout selon son choix.
Si la question traitée concerne l'enseignement de spécialité langues, littératures et cultures étrangères
et régionales, chacun des deux temps de l'épreuve orale terminale peut se dérouler, en partie, dans la
langue vivante concernée par l'enseignement de spécialité, selon le choix du candidat.
Retrouvez ici plus d’informations sur le grand oral : [Link]
lycee/baccalaureat- comment-se-passe-le-grand-oral-100028

Conseils et livret méthodologique : [Link]


Grille d’évaluation indicative de l’épreuve orale
Qualité orale Qualité de la Qualité Qualité Qualité et
de prise des de construction de
l'épreuve de parole en connaissanc l'interactio l'argumentation
continu es n
Difficilement Enoncés Connaissances Réponses Pas de
audible sur courts, imprécises, courtes ou compréhension
l'ensemble de la ponctués de incapacité à rares. La du sujet,
prestation. pauses et de répondre aux communicatio discours non
INSUFFISANT

faux questions, n repose argumenté et


Le candidat ne démarrages même avec une principalement décousu.
TRES

parvient pas à ou énoncés aide et des sur


capter l'attention. longs à la relances. l'évaluateur. 10
syntaxe mal
maîtrisée.
La voix devient Discours assez Connaissances L'entretien permet Début de
plus audible et clair mais réelles, mais une amorce démonstration
INSUFFISANT

intelligible au fil vocabulaire difficulté à les d'échange. mais


de l'épreuve limité et mobiliser en L'interaction raisonnement
mais demeure énoncés situation à reste limitée. lacunaire.
monocorde. schématiques. l'occasion des
questions du jury. Discours
Vocabulaire limité insuffisamment
ou approximatif. structuré.
Quelques Discours articulé Connaissances Répond, Démonstratio
variations dans et pertinent, précises, une contribue, réagit. n construite
l'utilisation de la énoncés bien capacité à les Se reprend, et appuyée
voix ; prise de construits. mobiliser en reformule en sur des
SATISFAISANT

parole affirmée. réponses aux s'aidant des arguments


Il utilise un questions du jury propositions du précis et
lexique adapté. avec jury. pertinents.
éventuellement
Le candidat quelques
parvient à relances
susciter
l'intérêt.
La voix Discours fluide, Connaissances S'engage dans Maîtrise des
soutient efficace, tirant maîtrisées, les sa parole, réagit enjeux du sujet,
efficacement pleinement profit réponses aux de façon capacité à
le discours. du temps et questions du pertinente. Prend conduire et
développant jury témoignent l'initiative dans exprimer une
Qualités ses d'une capacité à l'échange. argumentation
prosodiques propositions. mobiliser ces Exploite personnelle,
TRES SATISFAISANT

marquées connaissances à judicieusement bien construite


(débit, fluidité, bon escient et à les éléments et raisonnée.
variations et les exposer fournis par la
nuances clairement. situation
pertinentes, etc.). d'interaction.

Le candidat est
pleinement
engagé dans sa
parole. Il utilise
un vocabulaire
riche et précis.
LA DISSERTATION
Méthode générale
Etape 1 : Analyser le sujet et dégager une problématique
 Définir chaque terme (mot à mot). Tous les mots du sujet comptent, de même que la ponctuation.
 Déterminer le type de sujet : Est-ce une affirmation ou une question ; s’agit-il de la description d’une
évolution ou au contraire un tableau à une date donnée ? S’agit-il d’une comparaison ?
 Fixer les limites chronologiques, spatiales et thématiques = C’est CAPITAL ! Il s’agit de déterminer ce
qui fait
partie ou non de votre sujet. Vous pouvez être amené à faire des choix que vous aurez à justifier.
 S’interroger sur le contexte historique et/ou spatial qui explique qu’on se pose cette question.
 Ces premiers éléments de réflexion conduisent au choix d’une problématique, c’est l’énoncé du
problème qu’il
faut résoudre. Elle peut être très simple et transformer le sujet en question ou mieux, plus élaborée,
et notamment prendre en compte le contexte et faire apparaître une véritable interrogation. 11

Etape 2 : Mobiliser ses connaissances et les organiser dans un plan


Il existe différentes façons de rassembler ses connaissances sur un sujet :
 Vous pouvez vous appuyer sur votre apprentissage si vous savez le plan et les grandes idées par cœur.
 Vous pouvez également commencer par un « brainstorming » (écrire tout ce qui vous vient à
l’esprit en rapport avec le sujet pendant 5 minutes) si votre cerveau fonctionne par
association d’idées.
 Enfin, pour être plus rigoureux, vous pouvez vous poser une série de questions (Qui ? Quoi ?
Où ? Quand ? Pourquoi ? Comment, Conséquences ? Causes ?) et vous interroger par
grands champs de connaissances (politique, diplomatique, économique, financier,
social, culturel, religieux). En HGGSP, demandez-vous quels sont les aspects historique,
géographique, géopolitique et politique du sujet.
La mobilisation des connaissances doit se faire de façon très libre. Il vous revient ensuite de vérifier que vous
n’êtes
pas parti dans un champ hors-sujet en contrôlant que tout correspond aux limites définies dans la 1ère étape.
Lorsque vous avez compris le sujet et rassemblé vos connaissances, vous devez classer toutes ces
idées en veillant à ce qu’elles répondent bien au sujet. Vous devez ainsi dégager 2 ou 3 grandes
idées directrices qui correspondront à 2 ou 3 grandes parties de votre plan d’ensemble. Ces grandes
parties sont subdivisées en sous-parties qui précisent l’argumentation. A l’intérieur de chaque
sous-partie, vous devez apporter une ou plusieurs idées, chacune agrémentée d’au moins un exemple
précis. Essayez d’équilibrer votre plan (qu’il n’y ait pas de parties plus longues que d’autres).
Retrouvez ci-contre les différents types de plan qui existent.

Etape 3 : Rédiger le devoir


L’introduction
 Phrase d’accroche pour « capter » l’attention de votre lecteur (facultatif mais bienvenu) : citation, exemple
tiré de
l’actualité, d’une œuvre artistique (livre, film, tableau…)
 Définir les termes du sujet : il s’agit de donner la définition des mots importants du sujet pour
ainsi l’expliquer. Faites-le autant que possible de manière élégante (utilisez des explications données
entre virgules ou entre tirets, ou utilisez des expressions telles que « c’est-à-dire », « autrement dit »,
etc.) et non sous forme de liste artificielle.
 Contextualiser le sujet tout en fixant ses limites : montrer dans quelle perspective le sujet se
présente et ainsi prouver son intérêt, dire pourquoi la question se pose. Cette étape est le résultat d’un
travail de réflexion et de rédaction car vous devez présenter le problème de façon logique. Dans cette
étape, l’ensemble du sujet doit apparaître (le plus souvent, de façon fractionnée). Dressez bien le cadre
de l’étude en expliquant les bornes chronologiques et spatiales choisies si elles ne sont pas
clairement données.
 Problématiser : il faut faire apparaître une question à la forme directe ou indirecte.
 Annoncer le plan : dites comment vous allez répondre à la question énoncée en évitant les formulations
inélégantes. Dites par exemple en une seule phrase : « Après avoir vu…., il s’agira de…., avant
d’analyser ».
Le développement
 Chaque paragraphe correspond à un argument : vous devez le présenter toujours en trois temps :
Méthode AEI = Affirmation de l’argument (de manière synthétique) ; Explication
(développement de
l’argument en faisant un lien explicite avec le sujet) ; Illustration (exemple) (comme en SES).
 Illustrez vos idées à l’aide d’exemples précis et datés ; utilisez les mots-clés, les
concepts, les termes scientifiques et ÉVITEZ LE VERBIAGE. Il vaut mieux être concis, précis
et rigoureux
 Faites en sorte de montrer votre logique, de mettre en valeur votre plan : pour cela, vous devez
commencer chaque partie/sous-partie par une brève introduction qui donne l’idée
d’ensemble et fait le lien avec la problématique. En fin de partie/sous-partie, vous concluez
succinctement et vous faites une transition vers la suivante. En d’autres termes, vous
explicitez le lien entre ce que vous venez de dire et ce que vous allez expliquer ensuite,
tout en montrant comment ceci répond à la problématique.
 Rédigez avec soin : soignez votre expression, votre orthographe. Evitez le langage trop courant ou
oral. Utilisez le présent ou le passé, mais JAMAIS le futur. Ne vous impliquez pas (pas de « je »,
pas d’avis personnel).
 Aérez votre copie : le correcteur doit « voir » le plan en regardant les lignes sautées, les
retours à la ligne, les alinéas. Attention, il faut toutefois tout rédiger et ne jamais écrire les
titres des parties.
Conclusion
 Résumez votre argumentation : répondez à la problématique en reprenant les étapes de votre
démonstration.
 Ouverture : il s’agit d’élargir la réflexion dans le temps (annonce de ce qui suit) ou dans
l’espace (que se passe-t-il alors dans des espaces environnants).
12
Les types de plans en fonction des types de sujet
TYPES DE SUJET TYPES DE PLAN
SUJET ANALYTIQUE : il demande PLAN THEMATIQUE : vous devez trouver des thèmes pour chaque
la présentation à une date partie. Par exemple, analysez successivement les points de
PRÉCISE d’un pays, d’un vue :
continent, d’une activité, d’un I- Du point de vue politique/géopolitique
phénomène... II- Du point de vue économique/financier
Ex : La protection de l’environnement dans III- Du point de vue social/culturel, géopolitique
le monde actuel. Souvent, il s’agit de trouver des grandes idées qui correspondent au
Ex : La valorisation du patrimoine en France. sujet.
PLAN ANALYTIQUE : en histoire (à gauche), ou en géographie (à droite)
I- Fait/phénomène à étudier I- Causes
II- Ses causes II- Fait/phénomène
III- Ses conséquences. III-
Conséquences Variante possible, notamment
en HGGSP
I- Pourquoi ? (causes)
II- Comment ? (fait, moyens)
III- Limites ou défis.
SUJET COMPARATIF : comme son nom ATTENTION à ne jamais analyser l’un puis l’autre des éléments à
l’indique, ce sujet invite à comparer.
comparer deux espaces ou PLAN DE COMPARAISON :
deux acteurs face à un I- Points communs avec des sous-parties
phénomène thématiques
Ex : Chine et Etats-Unis, deux Etats qui II- Différences
cherchent à affirmer leur puissance sur la
scène internationale. PLAN THEMATIQUE : vous trouvez des thèmes sur lesquels
comparer les deux éléments et cela devient vos grandes
parties ; puis dans les sous- parties, vous comparez
SUJET DIALECTIQUE : il pose une PLAN DIALECTIQUE qui analyse la thèse et l’antithèse :
question, réclame un débat I- Oui…
Ex : Athènes au Ve siècle av. JC : une II- … mais (avec des nuances, des limites…) / Non
démocratie ? Ex : Les États-Unis : la ou l’inverse (on commence par ce qui semble la réponse la plus
superpuissance mondiale ? logique à la question, puis on nuance).
SUJET CHRONOLOGIQUE, EVOLUTIF : ilPLAN CHRONOLOGIQUE : après avoir bien défini les bornes de début
demande d’analyser un phénomène et de fin, on découpe la période en à étudier en grandes parties
sur cohérentes en veillant à bien choisir les dates de rupture.
une longue durée Chaque partie correspond à une phase qui a une cohérence
Ex : Le Moyen-Orient depuis 1948, paix par rapport au sujet.
impossible ?
SUJET A FORTS ENJEUX SPATIAUX PLAN MULTISCALAIRE : il s’agit d’étudier un phénomène à
Ex : La protection de l’environnement. plusieurs
échelles en zoomant ou dézoomant.
I- Echelle mondiale ;
II- Echelle nationale
III- Echelle locale … ou l’inverse
Insérer une production graphique dans une dissertation
Un croquis comme un schéma sont des moyens de faire une démonstration qui ne passe pas par des
mots mais par une production graphique qui utilise un langage codifié, le langage cartographique. Il
permet de visualiser et de localiser une situation de façon synthétique.

Carte, croquis, schéma


CARTE CROQUIS SCHEMA
Réalisation Ingénieurs Géographes Géographes
(ex : IGN, IFN,…) (ou élèves) (ou élèves)
Précision Très précis Moins précis Encore moins précis,
schématisé
Utilisation du fond de Oui Oui Non, simplification à 13
carte l’extrême
des contours ; parfois c’est
un
type de lieu qui est
modélisé
Nomenclature Oui Oui Pas toujours
Sujet traité Très ciblé, avec Large, sans exhaustivité Large, sans exhaustivité
exhaustivité
Problématisé Non : état des Oui : c’est une Oui : c’est une
lieux le plus démonstration visuelle démonstration
neutre possible (assez complète) visuelle (compréhensible en
coup d’œil)
Utilisation du langage Oui Oui Oui
cartographique
Degré d’abstraction Très concret Concret Plus abstrait

CARTE CROQUIS

Ces trois productions nous renseignent sur les transports en France.

SCHEMA
Dans une dissertation d’HGGSP, la plupart du temps, c’est un schéma que vous pouvez insérer. Le
programme officiel évoque la possibilité de faire un croquis qui sera valorisé lors de la notation de
votre copie.
Un bon schéma peut tout à fait remplacer ou illustrer un paragraphe de votre dissertation, qu’il s’agisse
d’un argument ou d’un exemple.
Réaliser une production graphique
Etape 1 : Déterminer le message que vous voulez faire passer
Rédigez la question à laquelle vous voulez que votre schéma/croquis réponde puis en une ou deux
phrases la réponse à celle-ci, c’est-à-dire l’idée que vous voulez faire passer.

Etape 2 : Sélectionner les informations à cartographier et choisir les figurés cartographiques


 Faire une liste des informations importantes à cartographier.
 Construire et organiser la légende dans un plan, même sommaire 14
La légende est l’équivalent graphique d’une réponse argumentée où chaque figuré est un argument.
 Choisir les figurés en fonction de la méthodologie du langage cartographique (voir page suivante)
Il est parfois intéressant d’employer le même figuré à plusieurs endroits de la légende : vous pouvez
ainsi ajouter d’autres types d’informations et d’éviter de surcharger le croquis/schéma. Il faut toujours «
économiser » les figurés.

Etape 3 : Réalisation du schéma


 Pensez à l'ordre dans lequel vous faites votre réalisation afin de ne pas faire baver les stylos, à
ne pas avoir à gommer ou superposer deux figurés. Rien ne doit être laissé en blanc.
 Ecrivez la nomenclature (noms de lieux : Etats, villes, fleuves, régions, massifs, etc.). Si vous
manquez de place, remplacez le nom par un numéro ou une abréviation que vous détaillerez
dans un cadre (appelé cartouche) proche du croquis/schéma. Écrivez la nomenclature
toujours bien à l’horizontale et de façon soigneuse sans faute d’orthographe. Uniformisez la
même typographie pour les éléments de même type (ex : tous les noms de villes doivent être
écrits de la même façon, idem pour les noms de pays, etc.).
 Donnez un titre : il doit évoquer l'espace et le thème concernés.
 La production graphique doit être soignée

Etape 4 : Réalisation de la légende


 Elle doit être écrite à côté ou sous le croquis/schéma, mais surtout pas derrière la feuille.
 La légende se présente en liste et fait apparaître le plan
 A chaque figuré (à gauche) correspond une explication (à droite). Toutes les explications doivent
être inscrites de la même couleur (bleu ou noir). Aucun figuré présent sur le schéma ne doit
être absent de la légende. Inversement, tous les figurés de la légende doivent apparaître sur
le schéma.
 N’hésitez pas à donner des explications précises en face de chaque figuré. Cela permet
de donner des informations importantes que vous ne pouvez pas cartographier.
 Dans la légende, distinguez bien les figurés linéaires (à représenter par un trait ou une flèche)
des figurés de surface (avec des rectangles bien réalisés à la règle, entièrement colorés et tous
de même taille) et des figurés ponctuels (forcément distincts et plus petits que les rectangles
des figurés de surface).
 Attention à ce que les figurés de la légende soient identiques à leur représentation sur le croquis
(attention notamment à colorier avec la même intensité sur le croquis et dans la légende).

Les qualités d’un bon croquis/schéma


 Il doit être lisible : Les principaux phénomènes doivent apparaître au premier coup d’œil. Le croquis ne
doit être
ni surchargé, ni trop pauvre pour avoir du sens.
 Il doit être démonstratif, expressif : Il sert à mettre en valeur, à démontrer, en utilisant les procédés
graphiques
 Il doit être esthétique

ATTENTION étant donné le temps restreint pour réaliser les 2 exercices requis lors de l’épreuve
d’HGGSP, le mieux
est de ne pas inventer en direct un schéma, mais d’utiliser des schémas déjà étudiés au cours de
Le langage cartographique

15

La synthèse de plusieurs documents


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L’ETUDE CRITIQUE DE DOCUMENT(S)
L’étude de texte
Etape 1 : Travail préparatoire
- Lire et comprendre la consigne en en analysant les termes (comme pour une dissertation). Parfois,
elle contient plus ou moins le plan que vous devrez utiliser pour y répondre. Identifiez les thématiques à
traiter.
Conseil méthodologique : attribuez une couleur à chaque thématique et par la suite, vous pourrez surligner les
éléments
du document qui correspondent à chacune d’elle avec ces couleurs.
- Identifier le document
 Quoi ? Quelle est la nature précise du texte ?
 Les textes témoignages : vision des événements par un témoin contemporain des faits dont il parle.
- Témoignages privés (lettres, journal intime...) qui ne sont pas destinés à être publiés
- Témoignages publics (destinés à être publiés) : Mémoires, autobiographie : écrits à la fin de sa vie, 16
souvent pour se justifier, ou expliquer son action
 Les textes politiques : textes engagés qui veulent convaincre le lecteur
- Programme, profession de foi politique
- Discours (devant un public plus ou moins important ; aujourd’hui, il est souvent audiovisuel,
retransmis dans le pays mais aussi dans le reste du monde ; le nombre de destinataires
potentiel s’accroît et le contenu change donc.)
 Les textes officiels et juridiques :
- Constitution, charte, déclaration, loi, décret, règlement,...
- Textes diplomatiques, traité international
 Les textes de presse : il faut connaître le domaine du journal ou de la revue (généraliste, politique, économique...), sa ligne
politique, son aire géographique (international, national, régional)...
- Article de presse (plus ou moins engagé)
- Editorial (prise de position du rédacteur en chef du journal sur une actualité)
 Les textes religieux : démêler ce qui relève du « merveilleux », de la croyance et ce qui relève du fait historique
 Les textes littéraires et philosophiques : distinguer ce qui est lié à la création littéraire de ce qui est utilisable pour
l’historien
 Les Quand
 textes ? Où ? Contexte
d’interprétation, spatial
d’analyse : ce ne(où
sontsommes-nous ? Quels
pas des sources, espaces
mais des textessont
de «concernés ?) et
seconde main temporel
» qui
(que se passait- il à ce moment-là ? – il faut répondre à cette question dans le cadre
thématique du document). Attention, le contexte des événements décrits, de l’écriture, et de la
publication peuvent être différents (ex : les Mémoires).
 Qui ? Auteur (qui est-il ? quelle est sa fonction ?), Source (est-elle fiable ou non ?)
 A qui ? Quel est le destinataire de ce document ? (cette question oriente le « Pourquoi ? »)
 Pourquoi ? Quel est le but recherché par l’auteur du document ? Quel effet veut-il produire sur
son lecteur ?
= Ces deux dernières questions sont capitales pour avoir un regard critique sur le document !
- Lire ou observer le document pour le comprendre. Numérotez les lignes. Dès la 2ème lecture, n’hésitez
pas à écrire sur le document : soulignez, entourez, faites des flèches…. Repérez-les
mots-clés/concepts, les personnages, les chiffres, les allusions (on évoque vaguement un fait
dont vous savez plus de choses), les points de vue politiques et idéologiques... autrement dit, tout
ce qu’il faudra définir, expliciter.
Faites le lien entre le texte et la consigne en voyant dans quelle mesure ce dernier y répond.

Etape 3 : Rédiger la réponse


1) L'introduction
La présentation du texte doit reprendre l’essentiel des informations (le plus marquant et le plus
important) de ce qui a été repéré dans le travail préparatoire d’identification du document. Insistez
particulièrement sur la nature et le regard critique qu’on peut en avoir en fonction des destinataires et
du but visés. Si vous êtes confronté à plusieurs documents, mettez en avant ce qui les unit et les
différencie dans une présentation globale.
Il faut également rattacher ce ou ces documents à la thématique du chapitre concerné et le replacer dans son
contexte
(spatial, chronologique). Montrez que ce document peut être une source intéressante pour répondre au sujet.
A la fin de l’introduction, reprenez sous forme de problématique la question posée par la consigne
(souvent, il peut convenir d’écrire : « dans quelle mesure ces documents permettent-ils de
savoir/comprendre/… ») et donnez le fil conducteur de votre réflexion à venir (annonce du plan).
2) Le développement de la réponse
Votre explication doit toujours être organisée. Parfois, la consigne suggère un plan d’analyse. Si
ce n’est pas le cas, trouvez-en un pour que votre propos soit ordonné. Il faut toujours aller du général
au plus précis. Ensuite, vous devez toujours avancer vos arguments en 3 temps : méthode ACE
- Affirmez = énoncez l’argument par une phrase courte : il s’agit pour vous de le formuler en
employant si possible des mots-clefs et concepts adaptés, et non les mots du document. Mettez
toujours en lien votre argument avec la consigne.
- Citez : repérez dans le document les éléments sur lesquels vous vous appuyez. Pour cela, il faut citer
une phrase, un mot, une expression entre guillemets, ou donner les n° des lignes concernées ou du
paragraphe
- Expliquez : utilisez vos connaissances pour éclairer le texte :
* Donnez des définitions des mots du texte, la date d’un événement (ou l’inverse), une biographie d’un
personnage,...
* Replacez les éléments dans contexte spatial ou chronologique
* Illustrez l’information par un exemple du cours (une date, un fait, un personnage, un lieu, un chiffre...)
* Développez l’idée donnée par le document grâce à vos connaissances 17
* Nuancez le propos de l’auteur (propagande, caricature….) = posez un regard critique sur le document.
Utilisez un vocabulaire précis et alternez les éléments du document et vos connaissances (pas plus de
5-7 lignes sans citation ou pas plus de 3 lignes de citation sans explications).
ATTENTION, IL NE S’AGIT PAS DE FAIRE UNE DISSERTATION EN PRENANT PARFOIS LE DOCUMENT
COMME EXEMPLE, MAIS VRAIMENT DE PARTIR DU DOCUMENT PROPOSE POUR REPONDRE A LA
QUESTION POSEE. LE DOCUMENT DOIT ETRE PREMIER DANS VOTRE ANALYSE, COMME
MATERIELLEMENT DANS LA STRUCTURE DE VOTRE PROPOS.
3) En conclusion
- Tirez un bilan de cette analyse de document en répondant succinctement à la question posée par la
consigne et en rappelant en quoi ce document étant intéressant ou non.
- Ouverture : les événements suivants le confirment-ils ou l’infirment-ils ?

Les écueils de l'analyse de texte


 Ne récitez pas le cours : attention au hors-sujet ! Vous devez « seulement » expliciter le document.
 Évitez la paraphrase comme la simple reformulation (répéter mal ce que le document dit bien) :
pour cela, vous devez vous appuyer sur vos connaissances pour éclairer sans cesse le document
et apporter des informations.

L’analyse d’un document statistique


Etape préalable : Lire le tableau ou le graphique
 Définir de quel type de document statistique il s'agit
- le tableau à plusieurs entrées (pas de spécificité)
- le graphique :
 le graphique en courbes (graphique évolutif) :
représente des phénomènes continus dont on étudie
l’évolution au cours du temps.
 le diagramme en bâtons/barres (histogramme) : présente des
données discontinues dans l’espace ou le temps
 le diagramme circulaire (dit « camembert ») : présente une répartition à un moment donné
 La période concernée apparaît souvent en haut des colonnes sur un tableau ou bien sur l'axe des
abscisses.
 Les unités apparaissent dans les lignes du tableau ou sur l'axe des ordonnées. Il peut s'agir de
valeurs brutes (tonnes, dollars, etc.) ou relatives (%, indice, etc.).
NB : L'indice est une valeur choisie comme point de référence à un moment donné (ex : indice 100). On regarde
ensuite
si ce qu’on étudie augmente (la valeur à une date ultérieure est alors supérieure à 100) ou baisse (inférieure à
100).

Etape 1 : Décrire les données contenues dans le tableau ou le graphique


 Il faut toujours aller du général au particulier.
 Dégager la tendance générale (baisse, hausse ou stagnation entre le point de départ et le point d'arrivée).
 Caractériser les évolutions (lente ou rapide, régulière ou irrégulière, accélération ou ralentissement,
etc.).
 Repérer les « ruptures » (changements d'inclinaison dans les courbes, points hauts et points
bas dans les diagrammes, écart important entre deux nombres dans un tableau).

Etape 2 : Faire parler les données contenues dans le document en donnant des exemples précis
 Classer les données présentées en ensembles ou périodes/phases homogènes.
 Comparer les données les unes avec les autres.
 Effectuer quelques calculs pour donner du sens aux chiffres.

 Calculer un écart (différence entre 2 dates) :


Valeur d'arrivée – valeur de départ
 Calculer un pourcentage (part de ce que quelque chose représente par rapport à un tout) :
(Valeur choisie / valeur totale) x 100
 Trouver le coefficient multiplicateur (pour savoir par combien a été multipliée une valeur
entre 2 dates) :
18
Valeur d’arrivée / valeur de départ
 Calculer un taux de variation (pour connaître le pourcentage d’augmentation ou de baisse) :
((Valeur d'arrivée – valeur de départ) / valeur de départ) x 100
Etape 3 : L'analyse se termine par une explication des phénomènes observés grâce à VOS
CONNAISSANCES Evoquer, à l'aide de ses connaissances, les facteurs (causes) à l'origine des
phénomènes observés (contexte économique, politique ou social, national ou international, etc.)

L’analyse d’une image, d’une photographie, d’une iconographie


Etape 1 : Présenter l’œuvre
L’œuvre : Titre ; Nature, technique utilisée et domaine artistique : art du quotidien (design, objet d’art, arts
appliqués), art de l’espace (architecture, jardin, urbanisme), art du visuel (sculpture, peinture, arts
plastiques, photographie, BD, cinéma) ; Sujet (de quoi « parle » l’œuvre) ; date/période de création ;
dimensions : il s'agit surtout de la qualifier (par rapport à la taille réelle par exemple pour une
représentation) ; lieu de conservation, d’exposition L’auteur/artiste/compositeur/interprète…
 Son identité et son époque
 Eventuellement quelques éléments biographiques qui peuvent permettre d’expliquer l’œuvre
Le contexte (ce qui se passe à ce moment-là et qui peut avoir une influence sur l’œuvre)
 Contexte historique : l’époque où l’œuvre a été réalisée : faits historiques importants, événements
sociaux ou
politiques qui peuvent permettre de mieux comprendre l’œuvre, climat social particulier ?
 Contexte artistique : l’œuvre s’inscrit-elle dans un mouvement artistique particulier ? Comment la
société a-t-
elle accueilli l’œuvre à sa sortie ? (accueil favorable ? condamnation, opposition ? les deux ?)

Etape 2 : Décrire l’œuvre


La description dépend de la nature de l’œuvre. Dans tous les cas :
 soyez précis : imaginez-vous toujours que la personne pour qui vous décrivez n’a pas vu l’œuvre
 utilisez le vocabulaire adapté
 soyez rigoureux et ordonné : suivez un ordre (1er plan, 2ème plan, arrière-plan ; de haut en
bas, de droite à gauche…). On peut aussi choisir d’organiser ses observations par thèmes (par
exemple observer les costumes, les objets, les activités,…).
Dans une œuvre visuelle, sont à analyser :
 les couleurs (dominantes ? chaudes ou froides ? symboliques ?),
 les formes, la composition (organisation générale d’une toile par exemple : voit-on apparaître
une grande forme ou des lignes directrices de force et de fuite ?),
 la lumière (est-elle forte, faible, contrastée ? quels éléments sont plus ou moins éclairés…),
 les proportions (sont-elles respectées ou non ?), la profondeur…
 les symboles
 les éléments de texte lorsqu’il y en a (slogan, message, etc.)
Etape 3 : Analyser, interpréter l’œuvre
Il s’agit ensuite de dire ce que SIGNIFIENT les différents éléments décrits. Quel est le sens de l’œuvre selon
l’artiste ? selon vous ? Pourquoi l’artiste a-t-il réalisé cette œuvre ? Quel était son but ? son message ?
Quels sentiments souhaite- t-il provoquer ? Veut-il surprendre, témoigner, provoquer, dénoncer, faire
rire, s’exprimer, susciter l’admiration… ? Comment s’y prend-il pour y parvenir ?
Cette étape doit se mêler à la 2e : chaque élément du document iconographique doit être décrit puis rendu
signifiant.
A partir des connaissances que vous avez, expliquez le document, dites ce qui est implicite, décodez le message.

L’analyse de carte
19
Étape 1 : Identifier ce que cherche à représenter la carte pour la comprendre
Pour cela, il faut lire le titre ; regarder l’orientation et l’échelle ; puis la nomenclature de la carte (noms de
lieux inscrits) puis la légende en la mettant en lien avec la carte.
 Identifier le type de projection (la Terre étant ronde (ou presque), le cartographe est contraint de
"projeter" son image sur la surface plate du papier. Il existe différents types de
projections, qui provoquent toutes des distorsions dans la représentation) et son centrage

 Identifier l’espace représenté : planisphère ? continent ? région ? commune ? = savoir caractériser


l’échelle de
représentation : échelle mondiale, continentale, nationale (petite échelle) ou régionale (grande échelle)

 Déterminer le type de carte : carte descriptive (non problématisée, elle sert à localiser relief, végétations,
villes,
ressources, activités…), analytique (réalisée à partir de données statistiques, elle cartographie un
phénomène
abstrait) ou synthétique (problématisée, elle rassemble des informations de natures variées pour
répondre à la question posée) ?
 Identifier la méthode de représentation cartographique utilisée : carte par aires, points,
symboles, carte par anamorphose (déformation volontaire de la réalité en représentant les
espaces non de façon proportionnelle à leur superficie mais aux données cartographiées
choisies comme le PIB ou la population)...
 Identifier le phénomène cartographié et les informations que donne la carte. Il est bon de
savoir replacer ces informations dans une thématique étudiée en classe, au sein de leur
problématique.

Étape 2 : Dégager les principales informations de la carte en décrivant les phénomènes repérés
Il faut toujours partir du plus général pour aller au plus particulier.
 Commencer par résumer le principal enseignement que donne la carte en une ou quelques phrases.
 Ensuite, entrer dans le détail : selon les cas, vous pouvez :
- Décrire avec plus de précision le phénomène repéré 20
- Mettre en évidence de grandes logiques spatiales : on peut ainsi par exemple repérer sur la
carte de grands ensembles ayant des caractéristiques communes. Cela pourrait permettre de
réaliser un petit schéma qui simplifie la carte et dégage l’essentiel
- Apporter quelques nuances en montrant qu’à une échelle plus petite, certaines zones échappent
à la règle
générale.
Dans ces descriptions, il faut se montrer à la fois précis (citez la carte, nommez les régions dont vous
parlez, etc.) et ordonné (du plus général au plus particulier, du plus grand au plus petit, de la droite à
la gauche, etc.).

Étape 3 : Interpréter les informations à l’aide de vos connaissances


Il s’agit ensuite (ou éventuellement en même temps que l’étape 2 si vous organisez bien votre propos)
d’interpréter l’organisation de l’espace que vous avez mise en évidence en décrivant la carte. Il
faut alors mettre en relation les données du document et vos connaissances pour comprendre les
phénomènes. Vous pouvez ainsi trouver des facteurs naturels, historiques, économiques, sociologiques,
démographiques, etc.
Vous pouvez également étayer votre commentaire de connaissances complémentaires, notamment
chiffrées sur les phénomènes représentés.

Porter un regard critique sur un document


Avant toute chose, il est primordial de comprendre que faire la critique d'un document ne consiste EN
AUCUN CAS à donner votre avis. On ne vous le demandera d'ailleurs jamais dans un exercice d’HGGSP. Il
s'agit de faire preuve d'esprit critique pour voir dans quelle mesure le document (la source donc,
puisqu’on vous demande de vous mettre dans la peau d’un historien, géographe, (géo)politologue) dit vrai et
est intéressant, fiable, suffisant pour une étude scientifique en vous appuyant sur vos
connaissances.

1- Dire lorsque le document énonce des choses fausses


- 1er cas : l'auteur ne sait pas et se trompe, sans en avoir l'intention : il peut ne pas avoir une claire vision
de la situation, ne pas avoir toutes les données en mains.
ex: "Lundi 21 août : Près d'un million d'hommes sont tombés là, sur ce front minime."
écrit le médecin de guerre Marcel Poisot à propos de la bataille de Verdun le 21 août
1916 dans son Journal de guerre.
-> Aujourd'hui, les historiens établissent plutôt le bilan de cette bataille à 800 000 morts.
Marcel Poisot ne pouvait avoir accès à un décompte précis, sur le vif. Ce n'est pas
son intention de mentir.
L'auteur peut vivre à une époque où l'on ne possède pas assez de connaissances pour comprendre ce qui se
passe.
"Tout d’abord […], l’amiral [Christophe Colomb] s’était dit que l’ensemble des terres et
des mers forme une sphère qu’on devait pouvoir contourner de l’Orient à l’Occident [...]
Il pensa, en troisième lieu, que l’étendue qui existe entre l’extrémité orientale des Indes
et lesdites îles du Cap-Vert ne pouvait mesurer plus du tiers du cercle général de la
sphère, et que, puisqu’on avait poussé à l’orient jusqu’à la quinzième des vingt-
quatre heures ou parties qui divisent l’ensemble du globe, il ne devait rester que neuf
parties à franchir pour aller d’un point extrême à l’autre ».
Fernand Colomb, La vie et les voyages de Christophe Colomb, racontés par son fils, 1538
-> Christophe Colomb comme son fils, ne savent pas que la Terre est plus grande que
cela, qu'il y a le continent américain entre les îles du Cap-Vert et l'Inde. Ils manquent de
connaissances scientifiques.
- 2ème cas : l'auteur veut manipuler son lecteur/auditeur/téléspectateur... Dans ce cas-là, il a l'intention de
dire faux.
C'est le cas par exemple de la propagande.
ex : "Nos troupes d'ailleurs, maintenant, se rient de la mitrailleuse, on n'y fait plus
attention" (Le Petit Parisien, 11 octobre 1914) -> il s'agit ici de la diffusion de fausses
nouvelles par la presse française pour rassurer l'arrière, éviter les désertions des
nouveaux appelés. Naturellement, c'est complètement faux : les mitrailleuses étaient
très craintes, car elle tirait 600 coups par minute.
 Dans un exercice d'étude critique, vous devez alors, en vous appuyant
sur les connaissances que vous avez (cours, lectures, culture), dire que c'est
faux, en quoi c'est faux, ce qui est vrai et pourquoi l'auteur a dit faux
(volontairement ou non).
21
2- Dire en quoi le document est limité
Par ailleurs, au-delà du vrai et du faux, tout document est limité à plusieurs titres et c'est ce que vous devez
mettre en évidence. Il s’agit de se demander quelles sont les informations qui manquent à ce
document pour qu’il explique l’ensemble du sujet ou du thème traité. Il faut se mettre à la place
d’un historien ou d’un géographe et qui fait des recherches sur ce thème : il va se demander dans quelle
mesure ce document lui est utile et quels défauts il présente pour l’aider à répondre à ses questions.
- Tout document est subjectif.
Toute œuvre humaine est subjective, que l’auteur l’ait souhaité (il cherche à convaincre, à s’engager :
propagande, discours politique, etc.) ou non (il appartient à son temps et voit donc le monde avec
les yeux contemporains de son époque). Il ne s’agit pas seulement de dire que le document est
subjectif, mais de dire en quoi il l’est. Dans quelle mesure l’artiste/l’auteur a-t-il fait des choix
plus ou moins conscients qui donnent un sens particulier à son œuvre ?
Par exemple, un document peut ne montrer que le point de vue d’une personne (l’auteur) ; or, cette
personne est un homme/une femme, un jeune/un adulte/une personne âgée, un civil/militaire/religieux, un
riche/pauvre, un membre d’un camp/un parti... Son avis n’est pas forcément unique et partagé.
Tout document est né dans un contexte (lieu et temps) particulier, marqué par des connaissances,
des mentalités, des habitudes, une organisation sociale, des croyances, etc. Attention de même aux
œuvres réalisées après (parfois de nombreuses années après) les événements qu’elles figurent : elles
sont marquées par l'oubli, la volonté de réécrire, le fait que l'auteur sait ce qu'il s'est passé par la
suite, etc.
Par exemple, il est toujours délicat d'accuser (une telle remarque ne doit d'ailleurs pas avoir sa place
dans un devoir d'histoire) de misogynie ou de racisme des personnes qui ont vécu à des époques
très antérieures à la nôtre.
Même un document qu'on pense objectif par sa forme (statistiques, graphique, carte), est le résultat
de choix de la part de son auteur. Pour des statistiques, on peut critiquer l'échelle temporelle
utilisée, l'espace géographique choisi, la précision des données (arrondies ?), leur contextualisation (les
sommes d'argent sont-elles données à parité de pouvoir d'achat avec d'autres pays ? les ressources
sont-elles mises en regard de la population concernée (PIB/hab et non PIB en valeur absolue par
exemple). Lorsque ces données sont mises en graphique, on peut regretter en plus le choix de tel ou tel
type de représentation, les couleurs, etc.
A l'inverse, pour une œuvre délibérément engagée, il faut mettre en évidence tous les moyens choisis
pour convaincre, dénigrer, etc. Lorsqu'un point de vue, une idéologie s'exprime, il ne s'agit pas de dire
s'il est juste ou faux (ATTENTION, ON NE VOUS DEMANDE PAS DE DONNER VOTRE AVIS), mais de nuancer
en montrant qu'il s'agit d'un point de vue et pas de la vérité, en disant dans quel courant et
contexte il s'exprime, et donner éventuellement le point de vue opposé pour montrer qu'on peut voir
les choses différemment à la même époque.

- Un document est forcément insuffisant pour traiter l'ensemble d'un thème . Il faut donc être capable de
dire de quelle période, de quels aspects (théoriques ou pratiques, sociaux, économiques, politiques,
scientifiques, etc.), de quels acteurs, etc. il ne parle pas, en suggérant d'autres sources qui auraient été
intéressantes pour compléter le corpus et réellement pouvoir mener une étude sur ce sujet. On est ici à
la limite de la critique documentaire (en soi, il est absurde de reprocher à un document de 1914 de ne
pas nous dire qui gagne la guerre en 1918), mais cela fait partie de ce qui est exigible en exercice
d'étude critique de document.
- Des limites matérielles peuvent être signalées : on peut regretter par exemple d'avoir un texte qui
n'est qu'un extrait d'un document plus long, d'avoir des coupures (signalées ainsi : [...] ou (...)). On
peut reprocher à une image d'être données à voir en noir et blanc et non en couleur, de n'être pas à
l'échelle 1:1.
3- A contrario, il est bienvenu de montrer les intérêts du document à analyser
Expliquez en quoi le document apporte des informations pertinentes, un regard différent et intéressant. Là
encore, il faut se mettre à la place de l’historien, du géographe, etc. et montrer en quoi ce document
serait une source utile pour répondre aux questions de spécialiste qui se posent.

4- Confronter les documents


Lorsqu’il faut analyser plusieurs documents, il est important de toujours se demander s’ils sont
complémentaires ou si au contraire ils s’opposent. Il ne faut jamais traiter un document en 1ère
partie et le 2nd en 2e partie, mais toujours observer leur manière de voir tel ou tel thème (en parlent-ils
ou non ? et si oui de quelle manière ?).

Les limites des documents liées à leur nature 22

TEXTES OFFICIELS ET Rendus publics, ils doivent être appliqués et respectés.


JURIDIQUES Ce sont des textes issus d’une réflexion soigneuse.
Textes diplomatiques : nécessitent une analyse précise des termes employés. Attention
Ils
traité, pacte, accord, c’est très technique.
déclaration de principes, Ils parlent de la théorie (texte réglementaire), mais pas forcément de la
Textes institutionnels et pratique (comment cette loi était-elle appliquée ?). Leur étude doit
législatifs : texte être complétée par un document qui traite de leur mise en application
constitutionnel, texte de loi, plus ou moins effective.
règlement Il est intéressant de s’intéresser aux intentions explicites ou implicites des
auteurs. Leurs points de divergence au cours de la discussion antérieure
n’est pas indiquée.
TEXTES POLITIQUES Particularité : ces textes s’adressent au plus grand nombre, notamment
Discours (attention, ce ne grâce aux media. Aujourd’hui, grâce à internet, les discours prononcés
sont pas des textes, mais par des personnalités politiques sont potentiellement diffusés dans le
des retranscriptions d’un monde entier instantanément : ils s’adressent donc toujours à la
message oral), allocution, population du pays, mais aussi indirectement aux alliés et ennemis.
message, adresse,Ces textes ont un objectif précis : convaincre, notamment pour un candidat
conférence de presse, dans une élection, justifier, notamment pour une personnalité politique
programme, profession en exercice… Il s’agit de textes engagés. L’analyse doit donc identifier
de foi électorale, les motivations, en réfléchissant au
manifeste, motion, appelcontexte et aux idées politiques de l’auteur car aucune affirmation n’est
faite au hasard, tout est pensé.
TEXTES ADMINISTRATIFS L’auteur peut manquer de distance, minimiser ou exagérer des faits, décrire
Rapport, etc. ce que
son supérieur a envie de lire.
TEXTES DE TEMOIGNAGE Documents subjectifs, mais intéressants pour cerner l’opinion publique.
Privés : journal intime, livre de Textes à manier avec recul, ils ne donnent en général qu’une vision
raison, lettre partielle et partiale des évènements : c’est un individu qui voit les
Publics : événements de son propre point de vue, avec ses caractéristiques (sexe,
âge, nationalité, idées politiques et religieuses, bagage culturel, situation
Mémoires, autobiographie et implication...) et ses émotions. (Ex des lettres des poilus : la même
attaque est décrite de façons très différentes selon les narrateurs, sans
volonté de mensonge...).
Attention, il existe une différence importante entre les témoignages privés
(journaux intimes, lettres) et témoignages publics (mémoires) : les
premiers sont écrits à des fins personnelles sans volonté de
publication, contrairement aux autres qui servent souvent à se justifier, à
réécrire les événements pour se montrer sur son meilleur jour ou parfois
reconnaître ses torts et s’en excuser.
Pour les lettres, il faut penser à la possible autocensure (pour éviter la
censure, ou pour rassurer le correspondant) ou au contraire
l’exagération. Il faut toujours s’interroger sur les objectifs et
intentions du scripteur : rassurer, impressionner, donner des nouvelles,
donner son point de vue sur la situation, obtenir une faveur...
Autre différence : certains témoignages sont écrits lors des événements :
ils sont alors plus spontanés (sans forcément de réflexion, de retour
critique) et marqués par les enjeux du moment (réaction « à chaud ») ; les
autres sont rédigés longtemps après
les faits comme les mémoires : la mémoire défaillante rend les informations
moins
fiables. Par ailleurs, le scripteur sait ce qui s’est passé ensuite et
peut voir les événements qu’il a vécus à la lueur de ce qu’ils ont
entraîné. Enfin, le contexte d’écriture est souvent autant à prendre
en compte que le contexte des événements
décrits.
TEXTES DE PRESSE Ce sont des sources très variées : il faut donc identifier le
Articles de journaux, mais domaine concerné (politique, économique, social, religieux…),
aussi de pure player Il faut se documenter sur le journal, son orientation politique, sa
(journaux seulement en fréquence de parution (mensuel, hebdomadaire, quotidien…), son
ligne), de sites de médias espace de diffusion...
audiovisuels… Les articles sont parfois engagés (éditoriaux ou articles de journaux
à tendance politique assumée) et d’autres restent neutres (dépêches
AFP).
Attention, les média sont des entreprises qui peuvent aussi soigner leur
lectorat pour
ne pas perdre de clients et leur donner à lire/entendre ce qui leur plaît.
TEXTES LITTERAIRES ET Ils peuvent contribuer à notre connaissance du passé (description, état
PHILOSOPHIQUES d’esprit...), mais il faut distinguer la réalité historique de ce qui relève de la
création littéraire. Certains sont engagés ; certains écrivains étaient
aussi journalistes ou hommes
politiques (ex : Malraux).
TEXTES D’INTERPRETATION ATTENTION, ce ne sont pas des sources (des textes contemporains des
ET D’ANALYSE faits qui peuvent être utilisés directement par le chercheur) mais des
textes qui cherchent à donner du sens aux évènements, à les replacer
dans un contexte… Ils sont rédigés par des historiens, des géographes,
des politologues, des économistes, des journalistes d’investigation,
etc.
Problème du contexte d’écriture qui est différent du contexte des faits.
Problème de la subjectivité propre à tout auteur, même s’il vise la
neutralité : par
exemple, interprétation marxiste de l’histoire selon la grille de lecture de
la lutte des classes. A confronter avec le point de vue d’autres
historiens.

CARTE, CROQUIS Les principales limites d’une carte sont les suivantes :
Elle peut être descriptive - Elle est trop ancienne et les données sont partiellement obsolètes ; elle
(carte de l’occupation du oublie des faits plus récents qu’il faut décrire (plutôt que de
sol), analytique (elle seulement critiquer la date !)
s’intéresse à un - Elle ne montre qu’une grande/petite échelle alors que le
phénomène qu’elle phénomène se lirait mieux à une échelle plus petite (pour replacer le
analyse en répondant à phénomène dans son contexte plus global) ou plus grande (pour
une question) ou avoir plus de précision sur le phénomène observé, les
synthétique (elle différences locales)
rassemble beaucoup - Elle ne cartographie par certaines informations complémentaires
d’informations pour qui auraient été utiles pour mieux comprendre le phénomène car le
comprendre un cartographe est obligé de faire des choix (espaces, discrétisation –
phénomène de grande seuils dans les représentations de données – , unité, figurés, etc.).
ampleur). Parfois, c’est le résultat d’une vraie volonté de faire passer un
message (cartes de propagande), parfois, l’intention de départ n’est
pas malhonnête, mais l’acteur qui choisit telle ou telle carte pour
appuyer son discours en a conscience (ex : choisir une carte du
chômage actuel d’un territoire ou de son évolution).
- Parfois, les choix du cartographe en matière de figurés sont
contestables.
- Une représentation cartographique est toujours simplificatrice.
IMAGE SATELLITE Elle permet des analyses précises sur de vastes espaces (changement
d’échelles) Elle est purement descriptive.
Sa lecture est souvent technique.

DOCUMENT STATISTIQUE En théorie objectifs dans les données qu’ils présentent, ces
Tableau documents sont le résultat de choix (dates, espaces, discrétisation –
Graphique : courbe (qui seuils dans les représentations de données – , arrondis, unité, etc.) qui sont
montre une évolution), parfois gênants pour l’analyse, voire utilisés à dessein par tel ou tel
diagramme circulaire ou acteur.
en bâtons (qui mettent en On peut déplorer des « oublis » volontaires ou involontaires : lorsque les
évidence une répartition) études sont réalisées par des fonctionnaires d’Etats non démocratiques
Infographie ou par un acteur privé, les données peuvent être sujettes à caution. 23 4
Pour les résultats d’un sondage, il faut avoir conscience que le choix des
questions (et parfois des réponses proposées lorsque des propositions
sont faites) oriente la
réponse du sondé.

AFFICHE Document destiné à une large diffusion, c’est un outil de communication


Informativ de masse dont le message est souvent simple pour une meilleure
e compréhension.
Publicitair Attention, l’interprétation du message doit tenir compte de l’objet et
e l’intention de l’affiche.
Propagand Une affiche présente presque systématiquement les aspects
e positifs d’un phénomène qu’elle vante, dont elle fait la promotion,
etc. Il faut savoir déceler tous les moyens (couleurs, images, disposition,
slogan, choix des informations) utilisés
pour convaincre, donner une bonne image.
DESSIN DE PRESSE, Il traite l’actualité de façon subjective, c’est-à-dire que l’auteur part d’un
CARICATURE fait réel mais le déforme en fonction d’un parti pris : il donne UNE vision
d’un évènement donné, toujours critique. Il a souvent l’intention de
faire sourire. Il simplifie le phénomène,
exacerbe ses aspects négatifs.
PHOTOGRAPHIE Elle fait souvent l’objet d’une diffusion massive, au moins
Il existe des potentiellement à partir du moment où elle est sur internet.
photographies de presse, Elle nécessite la prudence car la photo peut mentir : elle peut être ce
issues de sites internet qu’elle semble, c’est-à-dire un instantané pris sur le vif, mais peut être le
d’acteurs ou encore résultat d’une mise en scène réfléchie (ex : un journaliste prend toujours
artistiques. des dizaines de cliché et choisit celui qui est publié en fonction du message
qu’il veut passer). Attention aux fake générées par l’IA.
Elle fait l’objet de choix tels que le type de prise de vue (vue au sol,
vue aérienne oblique ou verticale), l’espace représenté (échelle, cadrage,
angle de vue), le moment du cliché : ces choix changent la perception et
les interprétations. Ainsi, une autre
échelle, un autre point de vue, un autre moment de la journée ou de
l’année, ou encore une comparaison avant/après pourraient être
intéressants.
ŒUVRE D’ART VISUELLE L’intérêt est d’abord artistique, mais l’œuvre d’art peut apporter des
Sculpture, gravure, informations indirectes (ex style réaliste), aider à comprendre une
peinture, lithographie, époque, une société à un moment donné. Attention, l’œuvre est
mosaïque, bande parfois l’objet d’une commande (et non une
dessinée, dessin, « photographie »).
enluminure… La vision de la réalité est forcément personnelle, idéalisée ou au service
de la vision et de l’engagement de l’artiste.
25
Memento des termes souvent utilisés dans les sujets d’HGGSP (dissertation,
ECD)
TERMES PRESENTS DANS LES
SENS ET REMARQUES POUR BIEN TRAITER LE SUJET
SUJETS
Noms
Adverbe Verbes
communs
Personnes, groupes de personnes, organisations publiques ou
privées, qui agissent sur le phénomène ou l’espace étudié,
participent à, sont impliqués de manière directe ou indirecte,
Qui ? Acteurs consciente ou inconsciente, en accord ou en opposition.
Attention, parfois le sujet parle d’un groupe d’acteurs (ex : les Etats,
les sociétés) dont tous les membres n’ont pas les mêmes
représentations, points de vue,
actions… 26
Elles peuvent être de différents types : alliance militaire,
Relations
diplomatique… (au nom d’une amitié, d’une culture commune, en
entre
raison d’une idéologie partagée, en raison d’une convergence
acteurs
d’intérêts), partenariat (économique), entente,
pacte de non-agression, indifférence, opposition, conflit.
Lorsqu’on vous interroge sur une localisation, pensez aux différentes
Lieu échelles
Où ?
, (locale, régionale, nationale, continentale, mondiale).
espac NB : international signifie que plusieurs pays sont en jeu :
e cela peut correspondre à une échelle continentale ou mondiale.
Date, Il s’agit ici de dater (trouver un événement, un moment précis
époque ou parfois seulement une époque de manière plus vague) ou de
Quand ? , périodiser (trouver des étapes, des phases).
période
s,
phases
,
étapes
Vous devez montrer le passage progressif d'un état à l'autre, une
transformation qui peut passer par différentes phases qu'il faudra
Evolution Evoluer
décrire et dater en soulignant tout particulièrement les moments
de rupture (changements importants et
brutaux) s’il y en a.
Attention, « comment » signifie à la fois « de quelle manière » et
interroge alors sur le mode opératoire, les moyens ou outils utilisés
Commen Moyens,
pour arriver au résultat visé, et à la fois « par quel biais/vecteur
t vecteurs
» et questionne alors sur les choses ou personnes qui ont servi
?
d’intermédiaire, de transmetteur, qui ont permis de
diffuser.
On s’interroge sur les raisons d’un événement ou d’un
phénomène, sur ses origines, sur ce qui a contribué à le produire
ou à le faire apparaître. On peut souvent distinguer les causes de
Pourquoi Cause manière thématique (politique, économique…) et temporelle
? s, (causes profondes, causes immédiates).
facteur NB : un phénomène ou un événement sont presque
s systématiquement plurifactoriels, c’est-à-dire qu’il ne résulte
pas d’une seule cause, mais de plusieurs.
NB : la cause est toujours antérieure (avant) le fait
On réfléchit aux résultats, à ce qu’un événement a produit comme
Conséquen-
effets. On peut souvent distinguer les conséquences de manière
ces,
thématique (politique, économique…) et temporelle (à court terme,
impacts
à moyen terme, à long terme).
NB : la conséquence est toujours postérieure (après) au fait.
Buts, Ce que l’on vise, ce que l’on cherche à atteindre.
objectifs,
Dans quel finalités On emploie parfois le terme d’enjeu dans un sens proche. L’enjeu est
but ? plus ce qui est « en jeu » dans une situation, que l’on risque de
Enjeux gagner ou de perdre dans une entreprise, une compétition. C’est
donc un objet auquel des acteurs
attribuent une valeur, qui est l’objet d’une compétition.
Locution proche des expressions « dans quelle proportion » et «
Dans
jusqu’à quel point » : vous êtes alors toujours invité à avoir une
quelle
réflexion dialectique en pesant le pour et le contre, le phénomène
mesure
et ses limites. Imaginez les plateaux
?
d’une balance : dans quelle proportion elle penche plus d’un côté que
de l’autre.
Donner le résultat d’un phénomène ou résumer ce qui a été vu en
Bilan,
reprenant les
conclusio
n différents points de façon synthétique. Il s'agit souvent de mesurer les
aspects positifs et négatifs
Ensemble des circonstances dans lesquelles se produit un événement,
Contexte
se situe une action ; ce qui se passait à ce moment-là.
Se Vision, image mentale que l’on a de quelque chose. Chaque
Représen
représen- acteur a une
-
ter représentation différente de la réalité et agit en fonction de cette
tation
représentation.
modalité selon lesquels quelque chose de général peut
Mode, Par
arriver.
27
Forme exemple, la république ou la monarchie parlementaire sont des
formes de
gouvernent démocratique. On peut vous demander de lister les
différentes
formes que prend un phénomène et de donner pour
chacune ses caractéristiques et des exemples (ex : les formes de
la guerre).
Quels Ce qui est fait, entrepris par des acteurs. Elle dépend de la
rôles représentation qu’on a du phénomène, des objectifs qu’on se
(jouent fixe et des moyens (financiers, techniques, humains…) dont on
les dispose pour y parvenir.
Action
acteurs) Attention, certaines peuvent être positives, d’autres négatives (ex :
? Quelles actions les sociétés ont-elles sur les milieux « naturels »
Que font ?)
les
acteurs ?
Caracté- Caracté- Il s’agit ici de décrire un phénomène, d’en donner les
ristiques riser particularités, les
spécificités, d’énumérer ce qui constitue son essence, ce qu’il est en
soi.
Vous devez faire une étude approfondie d’un document, d’un
Analyser,
phénomène, lister
étudier
ses idées ou caractéristiques et les expliquer de manière détaillée
grâce à des connaissances précises et des exemples.
Mettre en parallèle des choses, des personnes, etc. pour faire
Sont-ils apparaître les similitudes/ressemblances ou les différences. Attention,
Compa
compara Compare il ne faut pas parler du 1er objet d'étude puis du second, mais en
-
- bles ? r permanence les mettre en regard, soit en listant d'abord ce qui les
raiso
rapproche puis ce qui les éloigne, soit en les
n
confrontant successivement sur différents thèmes.
Démon Prouver par un raisonnement logique et rigoureux, d'une
- trer, manière qui paraît évidente en apportant des connaissances, des
montrer, arguments. Attention, vous ne devez aller que dans le sens de
prouver l'énoncé et jamais le contredire.
Faire comprendre quelque chose en disant tout ce qui peut permettre
Expliquer de mieux le saisir : sa définition, des exemples concrets, ses causes,
son fonctionnement
ou encore ses conséquences.
Défendre, prouver quelque chose ; montrer son exactitude par des
Justifier
preuves, des documents, des arguments, des exemples.
Lorsque le sujet vous demande d’étudier un acteur « face à » un
phénomène, vous devez imaginer que l’acteur est interpelé, peut-
être mis en difficulté, par une situation. Il faut décrire cette
Face à situation première, puis comment il y réagit (par quels moyens et
avec quels résultats). Il faut bien comprendre que
« face à » signifie qu’il y a une forme d’interaction entre les deux
termes
Faites attention, car l’acteur peut être multiple (ex : les sociétés, les
Etats) et tous ses membres peuvent ne pas avoir la même vision
et la même réaction.
OUTILS ET METHODES POUR APPRENDRE ET REVISER

Quelques outils informatiques utiles


Pensez tout d’abord à utiliser tous les outils proposés via lycéeconnecté et l’appli Médiacentre
: Europresse, Educ’arte, EduMedia Sciences, Edumalin, Ersilia, etc. Prenez le temps de « visiter
» ces offres que la région (et donc les contribuables) finance pour vous !

Banque d’outils respectueux de la RGPD (en ligne, sans enregistrement) : LA DIGITALE : [Link]
Créer des murs, des tableaux ou des feuilles de calculs collaboratifs, des jeux avec buzzer, des compositions
graphiques, générer des codes QR, des avatars, des cartes mémos, des cartes heuristiques, des questionnaires,
des nuages de mots, etc.
28
Créer une frise chronologique interactive : TIKI-TOKI (en ligne après enregistrement) [Link]
[Link]/ Logiciel qui offre de nombreuses fonctionnalités et notamment la possibilité de décomposer la frise en
de multiples thématiques ou encore d'assigner à chaque événement une catégorie.
Tutoriel très clair : [Link] [Link]
Un logiciel plus basique pour créer une frise simple : [Link] (en ligne, sans enregistrement) :
[Link]

Créer une image, une carte ou tout autre document interactif (ex : escape game) : GENIALLY (en ligne
après enregistrement) : [Link]

Créer une brochure, une affiche, une infographie, etc. : CANVA (en
ligne après enregistrement)
[Link] ou PIKTOCHART (en ligne après enregistrement) [Link]

Créer un récit cartographique ou une carte de narration : STORYMAP (en ligne après enregistrement) :
[Link]

Réaliser une carte mentale (ou schéma heuristique) : FRAMINDMAP (en ligne après
enregistrement)
[Link] , XMIND et FREEMIND (en téléchargement)
La carte mentale est un excellent moyen de compréhension, d'apprentissage et de révision qui passe surtout
par l'intelligence spatiale et la mémoire visuelle.

Éditer un nuage de mots : WORDART (en ligne) [Link]


En insérant une liste de mots associés chacun à une quantité (nombre d’occurrences ou rang d'importance), le
logiciel génère automatiquement un nuage de mots dans une forme prédéfinie ou que vous téléchargez.

Se faire des jeux de cartes pour réviser et apprendre : QUIZLET (en ligne) [Link]
Outil pour créer des flash-cards afin d’apprendre et se tester.

Créer des jeux de révision et de tests des connaissances : LEARNINGAPPS (en ligne)
[Link] ou EDUCAPLAY (en ligne) [Link]
Ces outils faciles à prendre en main vous permettent de générer de multiples sortes de jeux (jeux
d'association, mots croisés , regroupement, classement, QCM, puzzle, pendu, placement sur une carte ou sur
une frise, course de chevaux, texte à trous...)

Création ou retouche d’image : PHOTOFILTRE (téléchargement gratuit), simple d’utilisation et en mode


raster, ou INKSCAPE (téléchargement gratuit), plus perfectionné et en mode vecteur.

Lire ou modifier une vidéo : VLC (téléchargement gratuit)

Créer une capsule audio à télécharger : MON ORAL (en ligne, sans enregistrement) : [Link]

Créer un questionnaire ou un formulaire à partager : GOOGLE FORMS (en ligne après enregistrement)
Réaliser une carte mentale (ou carte heuristique, ou mind map)
Qu'est-ce qu'une carte mentale ?
C'est un schéma arborescent (comme un arbre, avec des branches et des ramifications) qui donne une
vue globale, synthétique et personnelle d'un sujet complexe. Selon les spécialistes, il permet
d'utiliser davantage la créativité (hémisphère droit du cerveau).
Cet outil permet de :
 organiser les idées, mettre en valeur leur logique et donc mieux les comprendre, découvrir des
relations entre des éléments distants
 mémoriser plus facilement (grâce à son organisation, aux couleurs, aux dessins...)
 réfléchir sur un sujet, se concentrer
 créer
C'est une façon de travailler différemment, de traiter un sujet de façon plus personnelle, de s'impliquer 29
pour obtenir un résultat pratique et agréable à regarder.

Un exemple en géographie

Comment réaliser une carte mentale ?


1) Écrire le thème, le sujet au centre
2) Dessiner une branche pour chacun des sous-thèmes : la ramification de la carte mentale permet de
hiérarchiser les idées, de montrer ce qui est plus important ou plus du détail. Cette division en
thèmes et sous-thèmes peut correspondre à un plan de cours.
3) Utiliser des mots-clefs pour chacun des concepts. On peut les écrire en gros, en lettres
capitales, puis noter la définition ou des précisions dans la même bulle en plus petit.
4) Dès que cela est possible, le concept est illustré par un dessin ou une image : cet aspect
visuel est utile pour mémoriser ; il permet une personnalisation (le dessin peut renvoyer à un
souvenir, une évocation qui est propre à chacun : cela dépend des images mentales qu'on se fait de
chaque mot). Cela permet d'ancrer la mémorisation.
5) Utiliser la couleur pour regrouper des informations (tout ce qui correspond au même sujet d'une
même couleur) ou bien pour faire ressortir l'essentiel (le plus important en rouge, moins important en
bleu...)
6) Souvent, la lecture de la carte se fait dans le sens des aiguilles d'une montre,
mais quand il s'agit d'une comparaison, on peut organiser la carte mentale en
deux parties symétriques.
Réaliser un sketchnote ou croquinote

Qu’est-ce qu’un croquinote ?


C'est un outil de prise de notes ou de présentation d'un sujet (en vue d'un exposé, un cours ou d'une fiche
de révision) qui est extrêmement visuel et rend l'utilisateur plus actif.
Il est parent de la carte mentale, mais sa structure est plus libre. Il insiste également plus sur l'aspect visuel
en utilisant des dessins (en couleur ou à colorier), des cadres, des flèches, des symboles, etc.

Exemple

30

Comment faire ?
Faire une fiche de lecture
A quoi sert une fiche de lecture ?
C’est d’abord un outil pour vous, qui vous fera par la suite gagner du temps. Elle doit à la fois restituer
l’essentiel de votre lecture et vous permettre de disposer d’exemples précis. Elle doit donc être
fonctionnelle, pas trop longue et claire.

Conseils pendant la lecture


- Lisez quelques paragraphes ou pages puis demandez-vous ce qui est important, ce qu’il faut en retenir.
- Reformulez les idées de l’auteur plutôt que de les recopier (sauf dans le cas de quelques citations
notées entre
guillemets qui sont symboliques de sa pensée et que vous pourriez retenir)
- Si l’ouvrage est assez long, notez les numéros des pages où vous prélevez vos informations

Rédiger la fiche de lecture 31


Conseil : votre fiche de lecture doit être structurée, claire, utiliser un code couleur (ex : rouge pour les idées
principales, noir pour les exemples, vert pour les citations, etc.) commun à toutes vos fiches pour être un outil
efficace et facile à réutiliser.
Les informations générales : courte présentation de l’auteur ; type d’ouvrage ; problématique du
livre, son champ de recherche, les thématiques abordées.
Synthèse du contenu : reprenez le plan et rédigez pour chaque partie un résumé des idées
principales. Faites bien apparaître la logique entre les concepts importants. Apportez quelques exemples
et parfois des citations précises. Faites des phrases simples. Tout ne doit pas nécessairement être
rédigé : utilisez des flèches, des listes de tirets, etc.
Remarques personnelles : finissez en indiquant l’intérêt de cet ouvrage pour votre cours, ce que vous n’avez pas
compris
et éventuellement votre avis.

Faire le résumé d’un texte


Quelques règles à respecter absolument
 Conserver l’organisation, le plan du texte d’origine : il faut respecter l’enchaînement des idées
 Adopter le même système d’énonciation : il ne faut pas prendre de la distance par rapport au texte
d’origine par
des expressions comme « selon l’auteur », « le texte dit que », « le document affirme que… ».
 Reformuler : il ne s’agit pas de recopier entièrement certaines phrases qui semblent plus
importantes, mais bien de reformuler, c’est-à-dire de redire d’une autre manière ce qu’énonce le
texte d’origine. On admet naturellement que les mots clefs du texte qui n’ont pas de synonymes
satisfaisants peuvent être réemployés, mais vous ne devez en aucun cas faire un montage de
citations.
 Rester neutre : même lorsqu’on ne partage pas les idées du texte, l’opinion de l’auteur, on ne les
déforme pas
dans le résumé.

Conseils de méthode pour rédiger le résumé


1) Commencez par lire et comprendre le texte pour en dégager l’idée directrice. Vous pouvez vous
poser quelques questions : l’auteur est-il neutre ? Quel est son point de vue ? Quels sont les mots-
clefs importants ?
2) Analysez le texte : comprendre la logique du texte, sa progression en repérant les connecteurs
logiques, les transitions. Soulignez les éléments clefs.
3) Résumez paragraphe par paragraphe. Si plusieurs paragraphes développent la même idée,
vous pouvez les regrouper. Faites bien apparaître en revanche les changements dans
l’argumentation, l’enchaînement des idées (le pararaphe suivant est-il la cause, la
conséquence, une opposition par rapport au précédent ?). Comptez le nombre de paragraphe du
texte et en fonction du nombre de lignes/mots que vous devez produire, établissez le nombre de
lignes/mots que doit comporter en moyenne le résumé de chaque paragraphe.
4) Distinguez bien l’essentiel du superflu : faites notamment la différence entre les arguments /
idées principales (à mettre en valeur) et les exemples (à éliminer dans le résumé ou à passer
rapidement).

Source de la méthode :
[Link]
francais-nouveaux-programmes/methodologie-du-resume-
du-texte/
32
UTILISATION DES SOURCES ET HONNETETE INTELLECTUELLE
Cette présentation s’appuie sur la « Charte anti-plagiat » de Science Po Paris :
[Link] [site consulté le 12/07/2023)

Différentes manières de recourir à des sources


Il est tout à fait souhaitable de recourir à des sources pour réaliser un travail écrit ou oral. Il convient
toutefois de
distinguer plusieurs formes d’utilisation de la pensée et du travail d’autres auteurs.

CITER LE TEXTE : c’est reprendre intégralement les mots d’un auteur ; il faut alors mettre entre guillemets le
passage cité et donner la référence (nom de l’auteur, titre de l’ouvrage ou de l’article au
minimum) dans le corps du texte/ de la présentation ou dans une note de bas de page.
Ex : « Réguler une force aussi monumentale que ChatGPT et ses successeurs exigerait une
33
coopération internationale. Or le monde est en guerre. Chaque plaque géopolitique va
utiliser les nouvelles IA afin de manipuler l’adversaire et de développer des cyberarmes
destructrices ou manipulatrices. » ALEXANDRE, Laurent, La Guerre des intelligences à
l’heure de ChatGPT, JC Lattès, Paris, 2023, p. 18.

PARAPHRASER : il s’agit de dire peu ou prou la même chose que l’auteur en utilisant des synonymes, tout
en conservant la structure de la phrase originelle. Cette manière de faire est peu recommandée
car elle ne relève pas d’un effort intellectuel suffisant et ne donne pas la preuve que le texte d’origine
est vraiment compris. Il faudra de toute façon aussi donner la référence de votre source.
Ex : Contrôler une puissance aussi énorme que ChatGPT et les prochaines IA
réclamerait un dialogue entre les pays du monde. Mais ce-dernier n’est que conflits.
Chaque bloc de pays alliés va se servir des futures IA pour influencer ses ennemis et
fabriquer des cyberarmes ravageuses.

REFORMULER : c’est exprimer d’une autre manière l’idée général d’un autre auteur, sans reprendre
son vocabulaire et la structure de ses phrases. Cette solution prouve que l’on a bien compris le
texte dont on s’inspire, qu’on a su se le réapproprier, mais elle ne dispense pas d’en donner la
référence.
Ex : Dans La Guerre des intelligences à l’heure de ChatGPT, Laurent Alexandre explique qu’il faudrait
que les pays du monde parviennent ensemble à contrôler les IA (ChatGPT et les
suivantes), mais que la conflictualité actuelle les en empêche. Au lieu de cela, il imagine
que les puissances ou alliances vont au contraire chercher à se servir du
développement des IA pour fabriquer des armes de cyberpropagande ou même
des équipements plus ravageurs.

RESUMER : c’est reformuler mais de manière très synthétique. Là encore, la référence d’origine doit être
présentée.
Ex : Dans La Guerre des intelligences à l’heure de ChatGPT , Laurent Alexandre pense que plutôt
que de chercher à contrôler ensemble les IA, les puissances internationales vont s’en servir
à l’avenir comme de cyberarmes.

Donner une référence, faire une bibliographie/sitographie


Pour les livres : NOM, Prénom, Titre de l’ouvrage, maison d’édition, lieu d’édition, date d’édition, nb de pages.
ALEXANDRE, Laurent, La Guerre des intelligences à l’heure de ChatGPT, JC Lattès, Paris, 2023, 473 p.

Pour les articles de spécialité ou de journaux : NOM de l’auteur, Prénom, « Titre de l’article », Titre de la
source ou du journal, (Volume/ Tome), Lieu de parution de la source, Date, page(s) où est paru l’article.
CHAFFIN, Zeliha, « le marché du sourire, un business rayonnant », Le Monde, Paris, 12/07/2023, p.

Pour les sites internet : NOM de l’auteur, Prénom, Titre de la page, Titre du site, Disponible sur : URL (Consulté le :
Date).
CORMY, Hélène, Du sujet à l’exposé, Abracadabrahg, disponible sur
[Link] (consulté le 12/07/2023).

Pour les ressources humaines : Entretien avec NOM, Prénom, effectué à Lieu, Date.
CONSEILS DONNES LORS DES CORRECTIONS DE DEVOIRS
Recopiez ici les conseils donnés par le professeur sur chaque copie rendue et ceux rappelés lors
de la correction en classe. Indiquez notamment les fautes à ne pas/plus commettre. Relisez cette page
avant chaque DS.

34
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Livret réalisé par les professeurs d’HGGSP du lycée Val de Garonne de


Marmande

Hélène CORMY :
profcormy@[Link] Cécile COURREGELONGUE :
[Link]@[Link] Arnaud DALIDET :
[Link]@[Link]

Site Abracadabrahg : [Link]

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