Guide Chef de Communaute
Guide Chef de Communaute
Guide du Chef
De Communaute
Table des matières
« Etre chef exige une vocation de service. Rien de grand, de beau ne se fait
dans un pays sans sacrifices et sans ordre. Pour atteindre ces résultats, il
faut des chefs exigeants et aimés, dont l’action a d’autant plus d’exigence
qu’elle se consacre totalement au service du bien commun.
Au don total de lui-même, le chef de jeunes ajoute souvent à sa fougue
parfois de prodigieuses qualités d’entraîneur, rarement une profonde
conviction. Et bien dis-toi que cependant, sans maturité et sans conviction
profonde un chef, s’il s’adresse à des jeunes chez nous ne saurait faire
œuvre durable.
Alphonse SENE
Robert, Stephenson (son parrain était le fils du père de la locomotive!) Smyth, Baden Powell naquit à Londres le 22
février 1857, 5ème Garçon de la famille. Et ses frères l'aidèrent à compléter une formation que sa mère a voulue
surtout pratique. Baden est un nom qui ne sera intégré au nom de la faille qu'en 1902, formant ainsi les fameuses
lettres chère aux scouts: B.P! Mais il ne s'agit pas encore de scouts à cette époque! Robert qu'on nomme "Ste" en
famille, apprend seulement à se débrouiller. Sa mère fut bien heureuse à l'anniversaire des 8 ans de Robert de voir son
fils lui apporter un papier:
"Loi pour quand je serai vieux"
"Quand je serai vieux, je ferai en sorte que les pauvres soient aussi riches que nous. Ils doivent tout autant que nous
avoir droit au bonheur".
Que Robert ait eu difficultés les premières années de ses études semble normal. Des sciences mortes comme le latin ou
le grec, d'arides études de mathématiques pouvaient elles attirer un jeune garçon qui avait fait naufrage, une fois ou
deux fois découverte la nature dans sa réalité vivante? Robert prit peu d'intérêt à son travail jusqu'au jour ou le
principal, le Dr Holg-Brown, éducateur au grand caractère parvint à avoir quelques promesses de ce petit garçon et
nota " qu'il valait mieux que ne pouvait le faire supposer son travail de classe". Cette étincelle d'encouragement se
transforma en une flamme d'énergie et Robert se mit alors bravement à travailler. Ses talents, son humour, sa bonne
humeur, sa serviabilité firent de "Bathing-Towell" (essuie-mains) comme le surnommaient les garçons de son club de
bout en train.
En 1876, Robert quitta le collège pour embrasser la carrière militaire. Ainsi à 19 ans, dispensé de par ses places du
stade d'entraînement de deux ans, le jeune homme pouvait rêver à un commandement aux Indes. La vraie vie
commençait. Après quelques années aux Indes, Robert revint en Angleterre avant de faire ses premiers contacts avec
l'Afrique. Ainsi allait commencer la longue et passionnante aventure.
Quand éclata en 1888 la guerre du Zoulouland Robert fut choisi chef de
l'expédition, comme officier en second et se lança à la poursuite des
autochtones insurgés. Robert préparait la capture du roi Dinizoulou. Celui ci
s'était retiré dans le maquis de Ceza Bush.
Le chef Zoulou était protégé par les"Tokomaïs" surnom donné aux
Oussoutos. Dinizoulou se rendit en Novembre et Robert qui estimait ce chef
garda son collier en souvenir du grand roi Africain pour en offrir un jour les
bûchettes aux meilleurs de ses scouts. Après quelques mission en Angleterre,
à Malte, il est affecté chez les Ashantis cette expédition lui valu la grade de
lieutenant colonel. En 1896 avec le 13ème hussard il reçu l'ordre de retourner
en Afrique pour le campagne des Matabélés. Cette campagne fut menée
comme un vrai jeu de nuit et il le gagna grâce au camouflage et son sens de
l'observation. En sortie d'espionnage il remarqua un jour les Kraal des
zoulous et lança l'offensive le lendemain. Il s'était pour crée une uniforme
peu réglementaire mais très pratique: un grand chapeau à large bord, un vaste
foulard autour du cou et rejeté dans le dos des culottes. De retour à Dublin il
se fait par l'entente qu'il avait avec ses subordonnés. Car pour Robert le chef
est celui qui sait se faire aimer par ses hommes pour lieux les conduire ensuite. Il aimait à dire :" Le premier imbécile
peut commander, faire obéir les autres pour peu qu'il ait les moyens de punir ceux qui refuseraient d'obéir. Entraîner
les autres dans une grande entreprise, c'est tout autre chose." "Se mettre au niveau ses subordonnés sans diminuer son
prestige".
Le mardi 8 juillet 1899 alors qu'il déjeunait dans son club il fut convoqué par Lord Wolseley pour l'envoyer en Afrique
du Sud:
- Je désire vous envoyer en Afrique du Sud.
Dans ce piége de feu les hommes avaient de grands problèmes d'approvisionnement. Lord Cecil s'appuyant sur les
méthodes préconisées par "Aids to scouting" réunit des garçons en un corps de cadets, leur donna un uniforme et pris
en main leur formation. Ces jeunes avaient pour mission de faire circuler les messages. Le 12 mai Sarel Ellof petit fils
du président des boers Kruger passa à l'assaut mais grâce au système des tranchés Mafeking s'en sorti tant bien que
mal.
a la nuit tombante surgissant comme des fantômes de la fumée des incendies les cadets ramenèrent vers la ville Près de
200 prisonniers dont Ellof. Après son triomphe à Mafeking Robert fut nommé Général à 43 ans.
Le scoutisme
C’est impressionnant si l’on considère que le scoutisme a commencé en 1907 dans un camp expérimental avec
seulement une vingtaine de garçons. Ce camp a eu lieu du 1er au 9 août 1907 sur l’île de Brownsea, près de Poole,
dans le Dorset en Angleterre.
Ce camp remporta un immense succès et prouva à son organisateur, Robert
Baden-Powell (familièrement appelé B.P.), que ses méthodes et sa
formation plaisaient aux jeunes et donnaient des résultats.
En janvier 1908, B.-P. Lança un livre intitulé Scouting for Boys (titre qu’on a
traduit en français par Éclaireurs). Ce manuel parut d’abord par
chapitres publiés à raison de eux par mois. Ce fut un succès immédiat.
Baden-Powell avait seulement eu l’intention de proposer une méthode de
formation pour les garçons, qui aurait pu être adoptée par des
organisations de jeunesse déjà existantes comme le YMCA (Union
chrétienne de jeunes gens) et les Boys brigades. À sa grande surprise, les
jeunes s’organisèrent eux-mêmes en un mouvement destiné à devenir le plus
grand mouvement de jeunesse au monde.
En 1910, on comptait plus de 100 000 scouts en Grande-Bretagne et le scoutisme avait déjà commencé à se développer
au Chili, au Canada, en Inde, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Allemagne, en France, en Suède, en Norvège, en
Argentine, à Singapour et au Mexique.
La Première Guerre Mondiale, commencée en 1914, aurait pu amener l’effondrement du mouvement, mais la
formation par le système des patrouilles fit ses preuves. Des chefs de patrouille prirent la succession des chefs adultes
qui s’engageaient dans l’armée. En outre, les scouts participèrent directement à la Guerre de diverses manières,
notamment en tant que garde-côtes.
Éclaireuses, louveteaux et routiers : Au début, le programme scout ne s’adressait qu’à des garçons de 11 à 18 ans.
©Scouts du Sénégal. Equipe Nationale à la Branche Rouge. Février 2008 5
Mais très vite, les filles voulurent faire partie du mouvement. En1909, B.-P confia à sa sœur Agnès le soin d’adapter
son idée aux filles : les Éclaireuses étaient nées. Après son mariage en 1912, son épouse Olave prit en charge la
novelle organisation féminine.
Le scoutisme attirait également les plus jeunes. Baden-Powell leur proposa un autre programme, qu’il résuma dans Le
livre des louveteaux, publié en 1916. Et comme beaucoup de ceux qui avaient été éclaireurs désiraient continuer dans
le Mouvement, le fondateur conçut à leur intention le programme des routiers, qu’il présenta dans La Route du Succès
en 1922
Conférences et jamborees mondiaux : Le premier jamboree mondial eut lieu à Londres en 1920, rassemblant 8 000
scouts en provenance de 34 pays.
En 1920 eut lieu également la première Conférence internationale du scoutisme, à laquelle participèrent 33
organisations scoutes. Le Bureau international du scoutisme (appelé aujourd’hui Bureau mondial du scoutisme) fut
créé la même année. Au premier recensement mondial en 1922, on dénombrait plus d’un million de scouts dans 31
pays.
Une expansion continue : Entre les deux guerres, le scoutisme continua à progresser dans le monde entier à l’exception
des pays totalitaires. Quand vint la Deuxième Guerre Mondiale en 1939, les scouts jouèrent à nouveau un rôle
précieux : messagers, surveillants de feu, brancardiers, récupérateurs, etc. Dans les pays occupés, le scoutisme a joué
un certain rôle au sein des mouvements de résistance et de maquis.
En 1957, le Bureau mondial déménagea de Londres à Ottawa, au Canada. En 1968, il fut transféré à Genève, en
Suisse, où il est toujours situé. La 15e Conférence mondiale du scoutisme eut lieu à Niagara Falls en 1955, la 23e se
déroula à Montréal en 1977.
En 1971, l’Organisation mondiale du Mouvement scout (OMMS) comptait 100 associations membres. Après
l’effondrement du communisme en 1989 et au début des années 90, le scoutisme a repris vie dans de nombreux pays
où il avait été interdit. L’Organisation mondiale a alors connu une nouvelle expansion. En 1999, l’OMMS
reconnaissait des associations scoutes nationales dans 152 pays.
C’est la devise des routiers. Mais pour « servir » comme des adultes doivent servir, il faut des hommes
solides, sur lesquels le Pays et l’Eglise puissent compter.
Ce premier chapitre te présente le type d’homme que la route veut former. Car il faut se mettre d’accord sur
ce que doit être un routier. « Personne n’est obligé d’être routier, pas plus que Jociste, Jaciste, Bénédictin ou Jésuite.
Mais lorsqu’on a choisis de l’être, alors il ne faut tricher » (Michel RIGAL).
Ce chapitre sur les critères du départ routier est intitulé « progression personnelle ». Se mettre en route, c’est
vouloir avancer, c’est vouloir progresser. A la meute, la patte tendre est en marche vers la 2ème étoile. A la troupe, le
novice est en marche vers la Ier classe. Le routier lui, est en marche vers le départ routier.
Ces critères ne te présentent pas ce que tu es actuellement, mais ce que tu vas essayer de devenir au cours de
tes années de Route, dans ta vie de chaque jour, là où le Seigneur t’a placé, dans ta vie d’équipe et de communauté.
Tu y reviendras souvent, vers ces pages, seul, avec les gars de ton équipe, avec tous les routiers de la
communauté.
Avant de les aborder, reporte-toi aux pages (…….) et lis, à tête reposée, le texte du départ routier. Tu comprendras
mieux…
HOMME ET CHRETIEN
- Il n’y a pas de place à la Route pour un garçon qui n’a aucune ambition spirituelle.
- Ne séparons pas l’Homme et le Chrétien : Tu seras un « homme chrétien », c’est-à-dire un homme qui
cherche à agir dans toute sa vie selon l’Evangile et dans l’Eglise.
LE CORPS
L’ESPRIT
LE CORPS ET L’ESPRIT
- La vie de camp te permettra d’arriver à cet équilibre du corps et de l’esprit. En même temps qu’une
détente physique, la vie de camp, simple et fraternelle, proche de l’évangile, est une occasion de mieux
connaître les hommes et leur travaux, dans la nature, par les enquêtes et les contacts. Tu développeras tes
techniques de campisme.
- Tu cherches à faire de ton corps l’instrument de ton esprit :
en prenant conscience de tes capacités corporelles : instincts, passions, possibilités physiques et
manuelles ;
en découvrant que le charnel n’est pas ennemi du spirituel, mais que le corps a besoin d’être
dompté ;
en sachant que la pureté d’un gars de 18 ou 25 ans est autre chose que la pureté d’un enfant de
10 ans, qu’elle est le fruit d’une conquête ;
en fuyant la paresse et le laisser-aller. Tu n’es esclave ni de la boisson, ni du tabac, ni des filles,
ni de l’argent ;
en apprenant à aimer la rude discipline des camps routiers et la joie de la vie simple ;
en apprenant à tirer des conclusions positives de tes expériences personnelles.
- Tu es avide du bonheur du pauvre et de la joie du chrétien :
tu deviens persuader qu’être heureux, c’est mettre toute son énergie au service de son idéal
personnel ;
Tu comprends qu’être libre ne signifie obéir à sa fantaisie et à ses caprices, mais tendre vers
l’unité de sa personne : corps, cœur, esprit ;
Pour cela, tu apprends à organiser ton temps, à choisir tes détentes, à dompter ta sensibilité et
ton imagination ;
chrétien, tu sais que ta vocation est la sainteté, et c’est l’effort de toute une vie de répondre au
rêve que Dieu a fait sur chacun d’entre nous ;
tu tires ta joie du fait que tu te sais ouvrier du royaume : tu es témoin du Christ dans la vie de
tous les jours ;
tu sais que le Christ est la seule espérance pour les hommes, et tu veux l’apporter à tes frères.
Le Seigneur t’a confié un certain nombre de dons, et « talents », que tu dois découvrir et développer, pour
remplir ta mission d’homme chrétien :
- Le métier
Tu ne considères pas le métier comme un moyen de gagner de l’argent, mais tu y vois le moyen
de « servir » ton pays et tes frères ;
©Scouts du Sénégal. Equipe Nationale à la Branche Rouge. Février 2008 8
Apprenti ou étudiant, tu te prépares à ton métier consciencieusement ;
Ensuite, tu t’efforces de te perfectionner sans cesse ;
Tu accomplis ton travail avec tout ton cœur.
- Le mariage
Routier, tu te maries par amour et tu considères le mariage comme une vocation. Tu t’assures de
la qualité de ton amour.
Tu cherches à acquérir des qualités de stabilité, de force, de persévérance, de bon caractère,
nécessaire à une union durable.
Tu te prépares au mariage :
- en réfléchissant sur le sens de l’amour humain, et sa consécration par le sacrement du mariage ;
- en cherchant les occasions saines de rencontrer des jeunes filles, pour mieux les
connaître et pouvoir choisir.
- en t’entretenant en parfaite santé et en acquérant la maîtrise de ton corps ;
- en te préparant par ton métier à faire vivre une famille ;
- en t’habituant à soumettre au bien commun tes caprices, tes volontés et même tes
désirs légitimes dans ton milieu de travail, ta famille, ton équipe.
- Tu es accueillant à tous ; tu n’es pas prisonnier de ton individualisme ou de tes sympathie ou antipathies
« spontanées ». Aimer les autres c’est d’abord une affaire de volonté.
- Tu sais que la véritable amitié est exigeante : les membres d’une équipe doivent arriver à se dire
franchement ce qu’ils pensent les uns les autres.
- Rien de ce qui atteint la vie des hommes, à travers le monde, ne te laisse indifférent. Tu sais te tenir au
courant.
- Dans les discussions, tu évites sectarisme et idées toutes faites et tu t’efforces de rester attentif à la pensée
des autres.
- Tu as dépassé ton égoïsme naturel, tes préjugés de race ou de classe. Tu te sens solidaire de tous hommes.
- Tu sais que la vérité est faite de mille riens, de petits services rendus, de tâches ingrates et obscures.
- La vie de l’équipe et de la communauté t’a donné l’expérience du travail « ensemble ». Tu as compris
qu’on ne peut réaliser d’œuvre grande que réuni à d’autres.
- Tu développes en toi le soucis du bien commun.
- Solidaire des autres, tu as syndiqué dans ton travail et tu luttes de toutes tes forces contre l’injustice et la
misère. Mais tu le fais en chrétien, refusant catégoriquement les procédés malhonnêtes.
- Au-delà des divisions, tu cherches toujours ce qui peut unir les hommes. Tu as l’esprit « oecuménique ».
- Tu sais qu’unité ne veut pas dire uniformité, ni dans le pays, ni dans l’église, ni dans le monde.
- Tu élargis ton âme à la communion avec tous les chrétiens et tous les croyants du monde entier.
- Tu te fais une âme d’église, désireuse de toujours mieux connaître les enseignements de l’église.
Si tu arrives à faire tout cela par amour du seigneur – car c’est lui qui te le demande - alors ton
départ routier signifiera quelque chose
Une équipe est dynamique lorsque chaque membre est VOLONTAIRE pour jouer le jeu de
l’équipe, VOLONTAIRE pour des tâches de l’équipe au sein de l’entreprise,
VOLONTAIRE pour appliquer et faire appliquer les exigences de la charte, VOLONTAIRE
pour se former personnellement.
Une équipe commence lorsque Augustin, Ousmane, Paul, Emmanuel, Jacques montent de la troupe et que
Jean-Claude et Omar qui n’ont jamais fait de scoutisme ont « envie d’être routiers ».
Une équipe commence à vivre dès qu’au cours d’un week-end,Jacques est choisi comme chef d’équipe, que
Paul et Omar, s’apercevant qu’ils travaillent dans le même quartier décident de se retrouver à la sortie du bureau et de
l’atelier, qu’Emmanuel invite les équipiers à venir chez lui un prochain dimanche, que toute l’équipe décide d’aller à
la séance du ciné-club, cette semaine, que l’on invite tous les camarades de chacun à une sortie en brousse, préparée
par l’équipe sur le thème « le rallye des copains », que Jacques propose de se retrouver à la même messe le dimanche.
Car une équipe commence à vivre lorsque l’ambiance est effective entre les équipiers : seulement elle ne se
déclenche pas toute seule, il faut du temps, de la patience et beaucoup de générosité ; comme il n’est pas sûr que les
activités de la Route suffiront à elles seules pour créer ce climat d’amitié, il faudra, dans l’équipe, faire effort sur deux
points précis :
- Chaque équipier devra chercher l’amitié des autres pour cela, il ne faut pas rater une occasion de
rencontre, mieux vaut en créer (dans le travail, au lycée, dans les loisirs).
Le chef d’équipe doit connaître personnellement chacun de ses gars
- Quelques activités rassembleront régulièrement les équipiers : des activités pour « être ensemble », pour
mieux se connaître, pour se distraire : cela, peut être rendre visite à un équipier, se retrouver avec les
camarades de chacun, aller voir un spectacle ensemble et en discuter après, une sortie en brousse, une
technique travaillée ensemble (chant, mime, danse, sport, menuiserie, linge gravure, poterie…). En
faisant attention à ne pas limiter la vie d’équipe à ces activités.
Par ces contacts personnels, par ces activités, se connaissant mieux, on entre en contact amical avec chaque
équipier plus profondément, et chacun devient un ami pour chacun.
Par cette vie d’équipe tu découvres les goûts et les qualités, les défauts de chaque équipier, ce qui est différent
en chacun et aussi que l’on en est tous au même point et que cela fait du bien d’être à plusieurs, en équipe avec de
bons copains ; tu découvres que chacun est aimé personnellement par le Seigneur et qu’en Jacques, Emmanuel,
Omar…tu peux le découvrir.
Car cette amitié, même naissante doit s’ouvrir aux autres sous peine de se flétrir, de mourir ; S’ouvrir aux
autres, c’est aller à leur rencontre, c’est s’intégrer, c’est découvrir leur vie, leurs habitudes, leurs problèmes…ce qui
les rend différents de nous ; c’est vouloir agir avec eux, bâtir ensemble un monde meilleur, pour qu’au travers de nos
actes le royaume de Dieu avance.
Agir ensemble, par l’entreprise, puis individuellement par l’engagement personnel, c’est vouloir marquer le
monde
vouloir servir son pays
annoncer l’Evangile
préparer sa vie d’adulte.
Chaque génération laisse après elle le témoignage de sa lutte, de son effort, du bond en avant qu’elle a offert à
son peuple, à son pays.
Chaque génération veut pour ses frères un peu plus de bonheur, une vie matérielle meilleur, que chacun
puisse se développer selon ses dons, ses possibilités que tout le pays ou le peuple soit prospère et que règne la paix.
Cette génération a un grand bond à faire pour le bonheur de ses frères, (si elle ne tente pas ce bond, l’avenir
de son peuple ou de son pays risque d’être compromis), l’effort de chacun compte et se répercute dans tout le pays ; sa
faiblesse ou son manquement aussi ; l’effort de ceux qui s’assemblent pour être plus efficaces est primordial et c’est
pourquoi la Route te prépare à ton engagement d’home en te faisant participer à un travail d’équipe, à une entreprise
où tu as ta responsabilité propre et où chacun a sa responsabilité pour que réussisse ce qu’on a entrepris, car ce n’est
pas un homme seul qui aide au développement de son pays mais ce qui compte c’est la participation de chacun, la part
de responsabilité que tu choisis de prendre.
Chrétiens, nous voulons que chacun de nos frères accède aux valeurs les plus hautes, découvre Dieu, L’aime
et Le serve. Que son règne avance un peu plus chaque jour, que le travail des hommes soit une louanges au Seigneur.
Nous voulons, dans l’esprit de l’Evangile, selon l’enseignement du Concile, servir nos frères et d’une façon
plus urgente notre pays et l’Eglise.
C’est pourquoi, à la route, tu ne peux pas te payer de mots, tu ne peux en rester aux rêves, tu ne peux être
spectateur des évènements mais y prendre part et te former pour être plus efficaces : tout ton être, ton corps, ton cœur,
ton esprit, doit être agissant ; la Route propose deux moyens, l’entreprise et le service.
- Pour l’entreprise, tu affrontes les difficultés de la vie quotidienne, mais avec les copains, ensemble puis
lorsque tu te sentira plus fort, tu t’engageras personnellement dans cette lutte, toujours soutenu par
l’équipe.
- Par le service, tu seras routier à chaque instant et pas seulement dans l’entreprise ou dans les activités de
la Route ; c’est là que tu as un rôle d’animateur dans ton milieu, c’est là que chacun de tes actes compte,
c’est là où tu es témoin de ta foi, c’est là où il ne faut pas démissionner.
Dans une équipe, l’habitude se prend vite de revoir son action, celle de l’équipe, dans l’entreprise ou par
rapport aux engagements, de regarder sa vie et celle de l’équipe devant le Seigneur.
La révision de vie et d’entreprise en est l’instrument régulier ; chacun par rapport à la charte montrera
simplement comment il a progressé, où il a été fort, où il a été faible, sur quels points les autres pourraient l’aider.
Chez les compagnons, la révision de vie et d’engagement se fait aussi en équipe ainsi que certains chapitres
intéressant plus particulièrement les compagnons.
Cette réflexion va te permettre de juger chrétiennement ta vie tes actes, de découvrir tes possibilités
personnelles, ce dont tu es capable et tes limites, ta vocation propre.
Dans la révision de vie, chacun, parce que membre de l’équipe est solidaire de la progression de chaque
équipier ; tous progressent suivant les dons et les moyens que Dieu donne à chacun, mais tous ensemble vers lui.
Enfin toute l’amitié qui lie les membres de l’équipe, qui l’a fait agir dans l’entreprise, qui s’approfondit et
mûrit dans la réflexion commune, va se transformer naturellement en prière, c’est-à-dire en dialogue avec le Seigneur.
C’est la source de tout le dynamisme avec lequel l’équipe va retourner vers ses frères pour leur annoncer
Jésus-Christ.
En résumé, ton équipe sera une équipe dynamique, par la volonté de chaque membre, par ta volonté, chaque
membre volontaire :
- pour découvrir l’amitié,
- pour ne pas se payer des mots et servir ses frères, son pays, son église,
- Pour réviser son action, sa vie, avec les copains devant le Seigneur,
- Pour accepter de vivre la charte et aider les autres à la vivre,
- Pour prier
Par cette vie d’équipe, finalement, tu auras découvert qui tu es, tu aura pris goût à te former personnellement,
tu auras acquis l’habitude de te remettre en question avec d’autres, devant le Seigneur, tu auras pris goût à travailler en
équipe.
Par l’enquête, les équipes découvrent les problèmes et les besoins de l’intérieur, c’est-à-dire ni d’une façon
statistique ou intellectuelle, mais chacun prenant contact ces réalités par les yeux, ses oreilles, son cœur, son
intelligence.
PAR L’ENTREPRISE
Un moyen de prendre engagement à notre taille, avec d’autres routiers et d’autres jeunes :
- en assumant personnellement une tâche et sa responsabilité, avec les copains de l’équipe et des autres
équipes ;
- en faisant participer d’autres jeunes à cette entreprise car elle se réalise pour et avec les autres ; mais pas
de publicité intempestive, ce n’est pas de la propagande mais un moyen d’intéresser les autres jeunes au
développement de leur pays et s’ils le désirent de les accueillir à la route.
A 18 ans, lorsque tu entres à la Route ou que, tu montes de la troupe, tu connais peu de chose de la Route.
C’est pourquoi tu vas découvrir celle-ci en vivant un temps assez court (1 à 2 mois) toutes les activités de la
communautés et de l’équipe.
Puis, si la Route t’intéresse, si les activités t’enthousiasme, si tu es VOLONTAIRE pour vivre en Routier, si
tu acceptes de faire équipe avec d’autres jeunes, pour servir le pays, dans l’Eglise, alors, tu deviens à part entière
JEUNE ROUTIER. Cela est l’occasion d’une cérémonie où, pour la première fois tu revêts l’uniforme des routiers et
où l’équipe fête joyeusement ce nouvel équipier…
JEUNE ROUTIER, c’est le temps où tu vis avec les copains, où l’on se détend ensemble, où l’on travaille
ensemble, où l’on réfléchit ensemble ; c’est le temps où tu marches, où tu avances sur la même route que les équipiers,
chacun aidant l’autre.
Jeune routier, c’est le temps où tu découvres quelle peut être ton action au service de ton pays, avec d’autres
jeunes : c’est le temps où tu te sens responsable de marche en avant de ta génération.
Jeune routier, c’est le temps où, loin de la palabre, on se lance à fond dans l’entreprise, avec son cœur son
intelligence, avec sa volonté, ses bras, avec les copains de l’équipe et de la communauté, fraternellement unis dans
l’effort, dans la construction du pays, dans le service des autres, dans l’amour du Christ.
Jeune routier, c’est le temps où, devenant plus réaliste, on accepte de réviser son action, celle de l’équipe et
celle de la communauté, dans l’entreprise, pour que l’action soit plus efficace.
Jeune routier, c’est le temps où, par le chapitre on révise sa vie personnelle, la vie de l’équipe, et celle de la
communauté, entre copains, devant le Seigneur ; c’est le temps où l’on choisit de faire pénétrer en nous la Loi Scoute,
de progresser ensemble par la Charte.
Jeune routier, c’est le temps où l’on approfondit sa foi, où l’on cherche à vivre à l’exemple du Christ.
Jeune routier, c’est le temps où l’on s’informe, où l’on s’ouvre aux grands problèmes de notre temps, ceux du
monde, ceux du pays, ceux de l’Eglise.
Jeune routier, c’est le temps où, au travers de toutes ces activités, on se découvre personnellement, ce qu’on a
dans la peau, dans sa tête, dans son cœur, ses dons, ses capacités, ses limites, c’est le temps de la réflexion sur notre
réponse personnelle aux appels du pays, de nos frères.
Jeune routier, c’est le temps où l’on s’interroge sur ce que le Seigneur attend de nous.
Lorsqu’au bout d’un ou deux ans, tu as réfléchi au travers des activités de la Route, avec un membre de la
maîtrise sur ta vocation personnelle au service de tes frères, de ton pays, de l’Eglise, sur cette solidarité qui t’unit aux
autres et que tu as découvert par la vie communautaire, lorsque tu désires te former pour mieux servir, alors ta
communauté Route t’invite à franchir le seuil d’une nouvelle étape, celle du compagnonnage, en prenant ton
engagement.
COMPAGNONS
Cette nouvelle étape est marquée par l’effort, la persévérance ; ce n’est pas en un jour qu’un homme devient
adulte, il faut plus de vingt ans et ce sont les dernières années les plus difficiles et celles qui demandent un effort
soutenu ; cette nouvelle étape est aussi celle d’une progression plus accentuée, d’un engagement assumé
personnellement ; mais dans ce cheminement, le Compagnon est soutenu par la communauté et par l’équipe fraternelle
de compagnons.
Compagnon, tu t’entraînes personnellement pour réaliser peu à peu le type d’homme définit par le départ
routier ; mais tu sais que tu ne peux pas progresser qu’avec l’aide du Christ et de tes frères ; c’est parce que le
©Scouts du Sénégal. Equipe Nationale à la Branche Rouge. Février 2008 17
compagnon se sait faible qu’il compte sur l’appui de ces derniers, qu’il sert pour progresser de la Charte d’équipe, des
exigences précises choisies, qu’il a examiné comment, concrètement vivre cette charte et qu’il accepte de réviser son
engagement devant le conseil de communauté, en confiant fraternellement ses échecs, ses difficultés, ses réussites aux
autres.
Les exigences personnelles de la Charte, sont à définir par toi-même, avec un membre de la maîtrise ; c’est en
te fixant des exigences précises, même petites au départ que tu pourras progresser ; ces exigences doivent porter sur :
- Le corps : cela peut aller à la pratique d’un sport à la décision de passer un W.E en brousse, une fois par
mois.
- L’intelligence : la culture, l’information nécessiteront des efforts précis : lire régulièrement une revue,
participer à des réunions d’information, tenir à jour le panneau de presse de la communauté, se
documenter sur le monde, le pays, l’Eglise, les jeunes…
- La vie et la culture religieuse : la prière et la méditation quotidienne, la messe en semaine, le contact
régulier avec l’Evangile, le dialogue avec un prêtre, sont des moyens précis de faire de plus en plus route
avec Jésus-Christ.
Compagnons, tu t’engages à assumer une responsabilité pour préparer ton engagement adulte ; cet
engagement très précis que tu soumets à tes frères, à la communauté, tu acceptes de le réviser périodiquement devant
eux ; il convient de préciser que cet engagement comprend deux dimensions distinctes :
- LE SERVICE du compagnon, c’est-à-dire que celui-ci doit assurer une présence active dans tous ses
milieux de vie, (ce qui ne veut pas dire qu’il s’engage dans tous les secteurs à la fois).il est dans ces
milieux un membre actif et responsable, conscient de l’effort de ses camarades chrétiens (pas seulement
les compagnons routiers) dans tel secteur et les aidant dans la mesure de ses moyens.
- L’ENGAGEMENT du compagnon, c’est-à-dire que celui-ci accepte une responsabilité précise dans l’un
de ses secteurs de vie (paroisse, travail, lycées, Fac, loisirs…) ou dans le mouvement.
Cet engagement qu’il soumet à ses frères, qu’il accepte de réviser périodiquement avec eux, n’est pas une
responsabilité totalement nouvelle puisqu’à la Jeune Route, il a vécu avec les copains un engagement communautaire
(l’entreprise) et qu’il a réviser cet engagement de façon périodique avec eux.
Cet engagement compagnon, que va-t-il être ? Nous avons dit qu’il doit être choisi dans un secteur de vie du
compagnon ; si tu es étudiant, tu ne vas donc pas prendre de responsabilité
Désormais, on lui fait confiance car il s’est préparé par les différentes étapes de la Route et parce qu’il
cherche sans cesse à être meilleur, à approfondir ses connaissances, sa culture, parce qu’il cherche à être de plus en
plus efficace, parce qu’il n’agit pas seul mais avec d’autres, parce qu’il se sait solidaire des hommes.
Le routier qui a fait son départ reste en relation avec la communauté, il assiste au moins à un conseil de
communauté par an et y apporte son témoignage de vie, il reste disponible envers la communauté et a le soucis du
développement du Mouvement dans son pays.
LE DEPART ROUTIER
Il représente l’engagement du routier à mener lui-même sa vie en croyant résolu et voué à servir. Le départ routier
résulte d’un libre choix que tous ne sont pas tenus de faire, Comprendre l’idéal de la branche rouge et décider d’en
faire l’idéal de sa vie. Aucune limite de temps n’est pour cela imposé. Le départ peut se faire au cours de ses années de
services ou au moment de quitter la Communauté. Le routier peut décider de ne pas faire le départ. On n’est pas tenu
de rester en activité scout après le départ, mais on est obligé de rester scout, c'est-à-dire lutter chaque jour et pour
s’éduquer à être chaque jour au service des autres.
Lorsque le jeune novice a fini d’acquérir les techniques scoutes à travers des actions brèves mais édifiantes, lorsqu’il
s’est prendre ses responsabilités et qu’il est fait sa promesse, il peut devenir apprenti.
L’apprentie porte à la patte d’épaule gauche de sa tenue des flots gris (largeur 2 cm, longueur 6 cm). Lorsqu’il
deviendra compagnons, il portera des flots marrons de la même dimension de m^me qu’une barrette RS (en bronze).
Après le départ routier, il portera des flots de couleur vert, jaune, rouge symbolisant les trois branches du scoutisme et
signe d’aînesse mais aussi une barrette RS (routier en service) en argent.
Pour évaluer la progression et faire passer d’une étape à une autre ou maintenir la même étape, le conseil de
communauté reste et demeure la seule instance compétente sauf en cas litigieux ou le conseil de groupe peut être saisi.
Qui il comprend :
- Le Chef de Communauté
- L’Aumônier
- Le ou les Assistants
- Les Chefs d’Equipe
- Les compagnons Routiers
- Les routiers qui ont pris leur départ et sont en liaison avec la Communauté
N.B : Certains conseils peuvent être ouverts aux jeunes routiers
Quand il se réunit :
- Au début de chaque trimestre ;
- A la fin du grand camp, pour faire le point de l’année écoulée et tracer les grandes lignes de l’année à
venir
- De façon exceptionnelle, quand la vie de la communauté le demande : choix du grand camp, mise sur
pied d’une entreprise, décision importante à prendre, grave problème à résoudre.
Ce qu’il est :
- Il est essentiellement la prise en charge de la communauté par ses propres membres. C’est la pièce
maîtresse de la Route mouvement de jeunesse.
- Il n’est pas un organe d’animation et d’exécution, ces responsabilités restant celle du conseil de maîtrise.
- Il est l’organe de gestion de la communauté ; qui réfléchit, fait le point, oriente et contrôle. Il est l’âme de
la communauté, toutes les grandes décisions ne peuvent être prise que par lui.
- Il permet aux routiers l’apprentissage de la responsabilité, de la liberté et de la démocratie.
- Il permet à la communauté de réviser sa vie en fonction de la charte et de l’évangile.
Au conseil de communauté :
- on trace les grandes lignes du programme d’année ;
- On prend les grandes décisions : entreprise, W.E, camps, récollections…
- On se partage les responsabilités pour les activités de la communauté, spécialement dans l’organisation et
l’exécution de l’entreprise ;
- On révise les activités : à la communauté on décide en commun, on réalise en commun, on fait la critique
en commun ;
- On fait le point de la progression communautaire ;
- On approuve les demandes de compagnonnage et de départ routier ;
- On révise les engagements des compagnons ;
- On discute les candidatures aux divers camps de formation de chefs.
Comment il se déroule :
- En convoquant le conseil de communauté, on aura précisé l’ordre du jour, qui aura été établi en conseil
de maîtrise.
- Il faut une raison grave pour être absent du conseil de communauté.
- Au début du conseil, le chef de communauté, président de l’assemblée, ouvre la séance par la lecture d’un
passage de l’évangile ou d’une épître, pour bien situer la place de ce conseil : assemblée de jeunes
chrétiens, assemblée d’Eglise, qui va travailler à la lumière de la parole de Dieu.
- L’ordre du jour est abordé, en prenant soin de limiter le temps de chaque point, pour permettre d’épuiser
le programme.
- Un meneur de débat a été désigné en conseil de maîtrise : CC, ACC, CE.
- Le secrétaire de la communauté ou le secrétaire de séance prend des notes sur le cahier de communauté et
est chargé du compte rendu.
- Tous les membres participent d’une manière active à ce conseil. Il sont concernés par la marche générale
de la communauté et sont co-responsable de l’ensemble des décisions prises.
- Les débats se déroulent dans l’ordre de la discipline. Chaque membre a le droit de prendre la parole sur
demande au meneur de débats. Chacun doit pouvoir s’exprimer librement.
- Il est bon de conclure après chaque point de l’ordre du jour et de noter les décisions et la répartition des
responsabilités.
Qui le compose :
- Le Chef de Communauté
- L’Aumônier
- Le ou les Assistants
- Les Chefs d’Equipe
Quand il se réunit :
- Au moins une fois par mois
- Chaque fois que la vie de communauté la demande
Ce qu’il est :
- C’est l’organe d’animation et d’exécution
- Il a un rôle de jouer à la fois avant et après le conseil de communauté : il prépare ce conseil, présente les
projets et veille à l’exécution des décisions du conseil.
- Au conseil de maîtrise :
on établit le programme des activités de la communauté ;
on charpente l’entreprise de communauté ;
on prépare les activités de communauté : conseils, réunions, sorties, camps, activités diverses…
on réfléchit sur la marche de la communauté, la vie des équipes, l’entreprise de la communauté ;
on répartie les tâches ; chacun présente ses responsabilités ;
on fait le point sur la formation des routiers, la progression de la communauté, et on prend les
décisions qui s’imposent.
- Un compte-rendu suit la réunion.
Il va de soi que les membres de la maîtrise proprement dite : C.C, [Link], Aumônier se rencontrent le plus
souvent possible.
LA REUNION
Elle se fait en équipe ou en communauté, mais les réunions d’équipe sont plus fréquentes. La réunion de
communauté peut avoir lieu une fois par mois.
Le rythme des réunions s’établit en fonction des autres activités, de telle sorte que les routiers se rencontrent à
peu près une fois par semaine.
Une réunion n’est pas un monologue du chef d’équipe, mais suppose la participation se tous.
Toute réunion se compose de deux parties : une partie fixe et une partie variable.
- La partie variable constitue la partie la plus importante de la réunion. Il existe bien des types possibles :
la réunion conseil : elle est essentielle. C’est la plus fréquente, surtout quand il s’agit de vivre
une entreprise. Elle a pour but de choisir le service, de contrôler sa marche, de se répartir les
responsabilités pour l’entreprise, de voir où on en est de l’entreprise ; de voir le travail et la
progression de chacun, de déterminer les résolutions à prendre, de préparer les prochaines
activités.
La réunion visite : elle veut informer les routiers et les ouvrir aux problèmes qu’un citoyen et
qu’un chrétien doit connaître. Elle a lieu hôpital ; une mairie, une imprimerie, une usine, un
centre de développement… En même temps que l’aspect technique, elle cherche à faire
découvrir les problèmes humains.
Ces réunions, d’équipe ou de communauté, sont menées à plusieurs : CE, CC, ACC, Aumônier, tels
animateurs pris parmi les routiers. Des compétences peuvent être invitées à animer telle réunion ou telle partie de la
réunion : conférenciers, personnalités, techniciens…
LA SORTIE OU LE WEEK-END
La sortie ou le week-end de communauté est l’activité qui réunit les routiers du samedi soir ou dimanche
après-midi. Elle a lieu 2 fois par trimestre, la 3ème sortie étant réalisée en équipe.
- parce ce qu’elle permet aux routiers de vivre ensemble. La Route ne se réalise pas par des réunions en
salle. La Route se vie en commun, en pleine nature, avec quelque chose de dur, sortant de l’ordinaire :
marcher ensemble, coucher ensemble, faire la cuisine et manger ensemble, se détendre ensemble, jouer
ensemble, vivre une veillée, prier ensemble. Il faut accomplir ensemble les gestes de la vie. Les routiers,
jeunes et moins jeunes, ont besoin de sentir la réalité et la chaleur d’une communauté qui a plaisir à vivre
ensemble.
- Parce qu’elle permet de se connaître : quand on vit ensemble un week-end, on se découvre sous un jour
nouveau. On a le temps de parler, d’échanger. Pour les chefs et l’aumônier, c’est souvent la seule
occasion de découvrir tel ou tel routier. Pour les équipes, c’est le lieu de rencontre idéale, ou chacun peut
confronter ses expériences, où les jeunes routiers vivent avec les compagnons.
- Parce qu’elle permet de réaliser des activités d’envergure : le cadre de l’équipe est souvent trop étroit
pour certaines réalisations, qui exigent un nombre de participant suffisamment élevé et une préparation
soignée, qui risque de dépasser les possibilités d’un C.E : une entreprise importante, un service, ou
surtout une entreprise, une récollection, la messe communautaire avec le Père.
- Parce qu’elle le moyen privilégié que chef de communauté peut utiliser pour faire passer l’essentiel de la
méthode.
Pratiquement, la discussion de ce programme constitue pour la maîtrise et le conseil de communauté une prise
de conscience des buts et des méthodes de la Route.
LE CAMP
Le camp est le grand temps fort de la communauté, qui va vivre à plein, en un raccourci de 10 jours, la Route
avec tous ses éléments :
- découverte d’autres horizons et d’autres hommes,
- plein air et camp
- détente
- amitié communautaire
- dépouillement
- travail manuel
- engagement au service du pays par l’entreprise
- révision et approfondissement de la foi
- témoignage apostolique.
Tout ce qui a été dit à propos du week-end trouve ici sa pleine application.
Aussi est –il préférable de faire monter ou entrer à la communauté les nouveaux routiers quelques semaines
avant le camp, pour qu’ils mordent à plein à la Route.
Le camp dure 6 à 12 jours. Il se fait au meilleur moment de l’année (saison sèche de préférence) et à la
période où tous les Routiers de la Communauté peuvent se libérer le plus facilement de leur travail.
I. Volant : La communauté se déplace chaque jour, selon un itinéraire prévu, au meilleur moment de la journée (très
tôt le matin, ou dans la soirée). Le camp volant permet :
©Scouts du Sénégal. Equipe Nationale à la Branche Rouge. Février 2008 22
- de créer plus rapidement une ambiance de route : effort de la marche, contacts directs entre routiers…
- de découvrir plus facilement les multiples aspects d’une région,
- de laisser une plus large place à l’imprévue et aux initiatives des équipes.
Mais tout camp volant comporte une partie fixe de 3 ou 4 jours pour l’entreprise et un temps fort spirituel.
II. Fixe : Il se déroule entièrement au même endroit et permet de réaliser une entreprise demandant un long séjour sur
place. Mais il comporte, bien entendu, des déplacement pour enquêtes et visites.
La préparation du camp
Un camp route exige une sérieuse préparation. Cette préparation n’est pas seulement l’affaire de la maîtrise,
mais de tous les routiers et occupe la communauté pendant 3 ou 4 mois. Cette préparation demande qu’on joue à plein
la méthode route. Elle comprend divers temps :
1- C’est en conseil de communauté, sur divers propositions fruit d’enquête et de recherches de la part des
équipes et de maîtrise qu’on arrête lieu, dates, et style de camp.
2- Puis on se répartit, entre les équipes, les routiers et la maîtrise, les différentes responsabilités :
- contacts avec les autorités du lieu de camp,
- itinéraire,
- entreprise,
- chapitres (limités à 3 ou 4)
- veillées (de genres différentes),
- temps fort spirituel,
- activités diverses,
- matériels,
- secourisme,
- financement du camp : quote-part des routiers, autres ressources,
- voyage,
- etc.
3- Tout le monde se lance dans ce travail de préparation. Les conseils d’équipe font entrer cette préparation dans
leur programme d’activités. La maîtrise coordonne toute cette préparation.
4- Plusieurs semaines avant le camp, un conseil de communauté fait le bilan de cette préparation.
2- On rebâtit la charte.
Ce qu’il est :
La matière du chapitre :
Comment il se prépare :
Comment il se déroule :
1- Une présentation exposée par le meneur ; elle permet de bien situer le thème.
3- Une conclusion, donnée par le meneur, le CC ou une compétence. Le chapitre doit se terminer sur des
conclusions nettes, qui dégagent bien les éléments essentiels et les orientations de la vie.
LE SERVICE
Ce qu’est le service
- A la Route, ce souci de service ne fait que s’accentuer, en prenant toutes les dimensions qu’un routier
peut lui donner.
- « Sans responsabilité au service des autres pas de routier ». Cette responsabilité confiée au routier sera de
plus en plus importante suivant son age et sa progression dans la Route.
I. A la Jeune Route : Le « service » : C’est une sorte de « coup de main », réalisée à une soirée ou
une sortie, ordinairement en équipe. C’est une B.A à la taille d’un routier, ou, au mieux, d’une
équipe.
II. Le compagnon doit toujours avoir le souci de « servir » dans ses diverses secteurs de vie :
famille, travail, quartier, village, paroisse…
Mais cela ne suffit pas : Il est demandé au compagnon un « engagement » continu, (autrefois on disait un
« service »), qu’il assume personnellement, par exemple, assistant de troupe, animateur de ciné-club,
militant dans un mouvement d’action catholique etc.
On peut définir l’entreprise avec le Père FORESTIER (Scoutisme Route de la Liberté) : « un service collectif,
assumé par la communauté ou l’équipe, faisant appel à la générosité des routiers, présentant des difficultés et de
l’intérêt, susceptible de développer des compétences et introduisant à la compréhension de problèmes apostoliques ou
sociaux ».
Il ne s’agit plus du service « coup de main », mais d’un service de grande envergure, d’une sérieuse
réalisation, s’insérant dans la construction du pays et de l’Eglise.
L’entreprise est la grande base pratique de la formation route.
Elle mène les routiers à descendre des idées pour prendre un contact direct avec la réalité.
Elle réalise un engagement communautaire à la taille des routiers.
Les domaines où peut s’exercer l’entreprise sont très variés : social, économique, culturel, loisirs, jeunes, paroisse…
Par exemple :
- Aménagement d’un point d’eau
- Construction d’un pont
- Réfection d’une section de piste
- Aménagement d’un marché
- Assainissement d’un quartier sur le plan hygiène
- Construction de W.C publics
- Construction de la case d’un vieillard
- Plantation d’arbres
- Lancement d’un élevage
- Construction d’un ensemble sport pour un quartier ou un village
- Aménagement ou réfection d’une chapelle de brousse ou de quartier
- Erection d’un calvaire, d’un oratoire
- Construction d’un foyer de jeunes
- Organisation d’une kermesse
- Organisation d’une rencontre sportive dans le quartier ou le village
- Organisation d’une journée de la jeunesse
- Organisation d’une veillée populaire
- Démarrage d’un journal de jeunes
- Photo-club
- Prise en charge d’un ciné-club
- Animation d’une semaine sainte
- Organisation d’une grande veillée religieuse dans une paroisse (Noel, Pâques, Pentecôte,
Œcuménisme…)
- Etc.
Chaque étape a sa physionomie propre, mais, on peut dans toute entreprise distinguer plusieurs étapes :
I. Choix de l’entreprise : Les équipes, les routiers, la maîtrise présentent divers projets d’entreprise, fruits
de leurs enquêtes, sorties, réunions, contacts… par exemple mise en place d’un point d’eau pour le
village voisin, lancement d’un ciné-club, organisation d’une veillée religieuse pour Noël, festival de la
jeunesse…
On en distingue ferme en conseil de communauté, c’est-à-dire, on apprécie le pour et le contre de chaque
projet, avantages et difficultés, urgences…
Et maintenant, par un vote : On choisit l’un des projets ; par exemple mise en place d’un point d’eau au
village voisin. Toutes les équipes et tous les routiers s’engagent à réaliser cette entreprise.
a- En conseil de maîtrise, on « démonte » l’entreprise, c’est-à-dire on cherche tout ce qui doit être mis en œuvre
pour réaliser l’entreprise : contacts, matériaux, responsabilités, compétences, équipes de travail…
- contacts avec les autorités du village pour présenter le projet (une entreprise ne doit pas être lancée qu’en
plein accord avec les autorités), y intéresser les gens du village, obtenir une participation de quelque
bonnes volontés, surtout les jeunes du village ;
- recherche du point d’eau, en interrogeant les anciens du village, les services techniques, en faisant peut-
être appel à un sourcier…
- contacts avec des spécialistes : puisatiers, maçon, service d’hygiène… pour établir le plan de
l’aménagement du point d’eau ;
- recherche du financement et des moyens matériels : pierres, ciment, sable, buses, bois, brouettes, pelles,
pioches, seaux, cordes, dames, camion…
On se répartit les différentes responsabilités entre les membres de la maîtrise et les équipes.
b- On se lance alors dans le travail de préparation, qui va demander un certain temps. Chaque équipe en conseil
d’équipe, voit comment organiser son travail, comment l’insérer dans son programme d’activité : réunions,
sorties, multiples démarches… Et elle se met au travail.
Ce travail de préparation demande un certain temps. Mai il est indispensable se fixer un délai par
exemple 3 semaines, 1 mois, quitte à le prolonger. Généralement plusieurs conseils de maîtrise seront
nécessaires pour mener à bien cette préparation, sans parler les nombreux contacts entre chefs d’équipe et
membres de la maîtrise.
III. Réalisation de l’entreprise : Quand ce travail de préparation est achevé, nouveau conseil de maîtrise pour
mettre sur pied la réalisation proprement dite de l’entreprise : répartition du travail par roulement pour le
terrassement, le dégagement de la terre, le travail de maçonnerie, le nettoyage des abords, le damage,
l’aménagement de l’accès, la couverture du point d’eau, l’écoulement des eaux usées…
Cette exécution de l’entreprise peut demander plusieurs semaines, selon le temps dont disposent les
routiers. Souvent, au cours de la réalisation, on est amené à modifier l’organisation du travail. La maîtrise
a, pendant l’exécution, autant que pendant la préparation de l’entreprise, un rôle capital de coordination.
La fin de l’entreprise peut être marquée par une fête populaire ou un feu de camp (inauguration officielle,
avec une bénédiction du point d’eau qui aurait pu être préparée par une célébration sur l’eau), réception
des autorités, réjouissances…
IV. Révision de l’entreprise : C’est souvent l’étape négligée, alors qu’elle est très importante pour la
formation des routiers.
Il s’agit, tout au long de l’entreprise et à la fin de celle-ci, de réfléchir sur la manière dont a été vécue
l’entreprise et sur ce qu’elle a apporté à chacun.
- L’entreprise doit être décidés par les routiers. Le CC peut suggérer, conseiller, jamais décider ce que sera
l’entreprise. L’entreprise doit être décidée par les routiers eux-mêmes, en équipe ou en communauté. Le
choix en est arrêté en conseil de communauté.
- L’entreprise doit répondre à un besoin réel. Il faut que ce soit vraiment un service au sens fort du mot.
C’est la condition de sa réussite et de sa valeur éducative. Il faut consulter les gens compétents, éviter les
« doubles emplois ». Avant de se lancer dans une entreprise, il faut toujours mener une enquête.
LA CHARTE
- Ce n’est pas un texte vénérable, rédiger une fois pour toute et que l’on conserve dans les archives ;
- C’est l’ensemble des exigences acceptées par l’actuelle communauté et révisées périodiquement : elle
constitue un moyen de progression personnelle grâce à une proposition et à un contrôle communautaires ;
- Chaque équipe a souvent intérêt à adapter la charte niveau de ses routiers.
Ce qu’elle comprend :
I. Une partie commune à toutes les unités Route d’un même pays, préciser en Conseil National Route ou
lors d’un camp national route. Le routier :
- S’engage à préparer son compagnonnage (engagement) et ensuite son départ, en participant activement à
toutes les activités de l’équipe et de la communauté ;
- Est d’accord sur les critères du départ routier ; en particulier, il veut acquérir à la Route :
le sens des responsabilités
le sens communautaire
le sens de l’équilibre
pour une vie résolument engagée et apostolique.
- accepte la progression communautaire et sa révision en équipe ;
- accepte la progression personnelle établie et vécue avec son parrain routier et un prêtre.
II. Une partie propre à chaque communauté : Simple et claire, elle est constituée par la liste des exigences
choisies par la progression communautaire. Ces exigences doivent :
- aider les routiers à acquérir les qualités physiques, intellectuelles et spirituelles indispensables pour une
vie adulte ;
- orienter les routiers vers un début de réponse aux besoins de leurs divers milieux de vie : familial,
étudiant, professionnel, rural, paroissial…
- être dans la ligne scoute et exprimant bien les caractéristiques de la Route : responsabilité, communauté,
équilibre.
Exemple : les routiers de telle communauté :
- font chacun chez eux 5 minutes de culture physique quotidiennement
- lisent régulièrement « Afrique Nouvelle », ou la « Semaine », « L’Effort Camerounais », « Présence
Chrétienne », « La Croix au Dahomey»… et commentent un article en équipe ;
©Scouts du Sénégal. Equipe Nationale à la Branche Rouge. Février 2008 28
- vont à la messe en semaine une fois tous les 15 jours dans leur quartier avec intentions précises pour tel
ou tel besoin de leur milieu professionnel ;
- préparent le brevet de secouriste Croix Rouge.
La révision de la Charte :
I. Qu’à intervalle réguliers, en équipe, chacun dise en toute simplicité devant les autres comment il a tenu
les exigences de la Charte. Il s’agit ici de se réviser par rapport à la Charte. Il s’agit ici de se réviser par
rapport à la Charte. Il n’est pas nécessaire de prendre à la fois tous les points de la Charte : il est souvent
utile de voir les difficultés qu’à rencontrées chacun et les richesses qu’il a trouvées ;
II. Qu’a tenant compte de l’examen précédent, il soit décidé ou non de modifier tel ou tel point de la Charte,
pour tenir compte de l’évolution et des besoins de chaque routier et celle de l’équipe ou de la
communauté. Les modifications importantes de la Charte sont à décider en conseil de communauté : une
fois par trimestre, le conseil révise la bonne adaptation de la charte aux besoins et responsabilités des
équipes et de la communauté. C’est ordinairement au Conseil de Communauté qui termine le Grand
Camp que l’on rebâtit la Charte.
ORGANISATION DE LA COMMUNAUTE
Les équipes : Le nombre de routiers composant une communauté ne doit pas dépasser 30.
Chacune des ces équipes est dirigée par un Chef d’Equipe (C.E), aidé d’un Second (S.E)
ENGAGEMENT ROUTIER
Les routiers sont disposés en cercle, la maîtrise et les routiers se font face ; le lecteur et le menuet de chants se
placent entre les routiers et la maîtrise.
Lectures
- sur l’humilité et la charité dans la communauté ; (Rom. XII 3 à 13)
- sur la puissance agissante de Dieu en nous ; (II Cor. XI 17-33 ; XII 1-9)
- sur nôtre vocation d’apôtres, notre rôle de missionnaire ; (Luc V 1-11)
On veillera à ce que chaque texte puisse être médité par les routiers. On pourra terminer par un chant ;
exemple « Toute ma vie » de R. Fau
Le C.C : « Jacques, Augustin, Georges …, l’équipe des Jeunes Routiers vous a aidé à découvrir la
Route qui mène à l’age d’homme et qui fera de vous des Chrétiens, Adultes ».
« Ensemble, dans l’amitié de l’équipe, vous avez reçu pour donner, vous avez servi ; ensemble
Vous avez vécu avec le Seigneur, vous avez appris à être solidaires des autres »
« Aujourd’hui, chacun de vous prend un engagement personnel : toute la communauté est concernée et
solidaire de l’engagement de chacun ; »
Puis les nouveaux Compagnons s’intègrent dans les équipes Compagnons déjà existantes ou se regroupent
entre eux pour former une nouvelle équipe.
Le C.C : « L’équipe des Compagnons aujourd’hui vous accueille (ou est créée) ;
- Elle est une équipe de ressourcement, de réflexion, de spiritualité ;
- Elle vous invite à une progression personnelle et fraternelle par la Charte d’équipe
- Elle vous invite à être des animateurs des autres, à être des apôtres dans le monde et au milieu de vos
frères routiers à être des exemples, des guides ;
- Elle souhaite, sur la Route où le Seigneur vous guide que vous soyez des hommes porteurs d’amour, de
paix, de charité, des hommes qui passent leur vie à aimer pour que l’humilité soit sauvée.
LE DEPART ROUTIER
Le départ est un acte communautaire. C’est ensemble que les routiers s’y préparent, s’aidant de leur amitié et
de leurs conseils. Ensemble, ils ont pris conscience des exigences de la Route, ils ont réfléchi sur les engagements de
vie qu’ils auraient à prendre. Chacun d’eux se sent responsable de la communauté, comme sait qu’elle est au service
de tous.
Aussi, lorsqu’un routier demande à prendre son départ, c’est le conseil de communauté qui juge s’il est prêt. Il
est donc indispensable que cette cérémonie se fasse au sein même de la communauté.
Variable, suivant son tempérament, sa personnalité et sa vocation, cet engagement sera plus ou moins
important socialement ; l’essentiel est qu’il soit pris avec sérieux, compétence et conviction.
- C.C : Veux-tu demeurer viril et sobre, n’être esclave ni de tes caprices ni de ton confort, et avoir toute la vie une âme
de pauvre ?
- R. : OUI.
- C.C. : As-tu compris, par notre amour de la nature et du camp, qu’un routier ne se paie pas de mots ? Promets-tu de
conformer tes actes et tes pensées aux exigences du réel ?
- R. : Je le promets
- C.C. : As-tu compris, par la communion à la peine des hommes, que nous avons recherché dans nos entreprises et
dans nos services, que la vie est à prendre au sérieux, que tout acte d’un routier compte et engage ?
- R. : OUI
- C.C. : As-tu compris, à travers nos activités et nos discussions, qu’un routier a l’amour passionné de la vérité et qu’il
ne se contente pas d’à peu près, ou de la possession tranquille des vérités toutes faites ?
- R. : JE LE VEUX
- C.C : As-tu compris par la vie exigeante que nous avons cherché à réaliser, qu’un routier n’est jamais satisfait de lui
et ne se considère jamais comme arrivé ?
Veux-tu faire aujourd’hui mieux qu’hier et demain mieux qu’aujourd’hui ?
- R. : OUI, JE LE VEUX.
- C.C. : As-tu compris, à travers l’amitié fraternelle et les rencontres que tu as faites, seul ou avec la
communauté, au long de nos routes, que tout homme est un être unique, et que dans les plus disgraciés
comme dans les plus obscurs, luit cette étincelle divine qui mérite ton amour ?
- R. : OUI.
- C.C. : As-tu compris, à travers tes défaillances, que tu n’as pas à condamner les hommes, mais que tu leur dois la
bienveillance que Dieu lui-même te prodigue ?
Promets-tu de rechercher dans les autres, pour la gloire de Dieu, ce qu’ils ont de bon, et de supporter, pour
son amour, leurs défauts et leurs imperfections ?
- R. : OUI
- C.C : Enfin, es-tu décidé, autant que tu le pourras, à t’engager dans le métier et le mariage ou le sacerdoce et la vie
religieuse, comme dans une vocation, à les vivre comme un service du pays et de l’Eglise ?
- R. : OUI.
(Le routier s’avance devant le C.C. et l’aumônier ; il pose son sac ou sa natte devant lui).
- C.C. (s’adressant à tous les routiers) : Etes-vous d’accord pour que X… prenne son départ ?
- C.C. : Que Dieu te donne la grâce de persévérer dans ton engagement. Que le péché, les désillusions, l’argent et les
honneurs n’émoussent pas ta vocation.
Que grâce à Dieu tu restes toujours jeune.
Entre donc en routier dans la communauté des hommes.
- R. : Je sais que la grandeur de l’homme est sa fidélité. Connaissant ma faiblesse, je demande à Dieu sa grâce et
m’engage à mener ma vie en homme et en Routier Scout.
- C.C. : Reçois ce pain, nourriture pour ta route, et signe de la solidarité humaine. Il t’invite au travail, au partage, au
combat pour la justice. N’oublie pas qu’il est un autre Pain plus nécessaire à la vie !
- C.C. : Cherche un abri sur ta Route ou installes-toi sous la tente. Cela te rappellera que nous n’avons pas sur Terre de
demeure permanente.
(L’aumônier remet à ce moment dans le sac du Routier une Bible ou un Nouveau Testament, offert par la
Communauté, si le routier n’en possède pas encore).
- C.C. : Reçois cette flamme, qui dissipe les ténèbres de ta Route. Cherche et rayonne le vérité, car en toi vit le
Seigneur, Lumière du monde.
- C.C. : Reçois enfin ces flots portés par tous les routiers du monde. Ils évoquent ce qui, en toi, ne doit jamais mourir :
Jaune, couleurs des Louveteaux, couleurs du soleil, pour que ta joie illumine ceux qui t’entourent.
Vert, couleur des Eclaireurs, de tout ce qui grandit, pour que l’espérance t’entraîne toujours plus loin.
Rouge, couleurs des Routiers, couleur de sang et d’amour, pour que tu n’épargnes ni l’un ni l’autre tout au
long des jours que Dieu te donnera.
Un routier qui ne sais pas mourir n’est bon à rien, mais souviens toi qu’il est parfois aussi difficile de vivre.
- R. : Père, je ne partirai pas avant que vous ne m’ayez une fois encore donné la Parole de Dieu.
« Heureux ceux qui ont un cœur de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux ;
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ;
Heureux ceux qui sont doux, car il posséderont la terre ;
Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés ;
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ;
Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ;
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu ;
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le Royaume des cieux est à eux ;
Heureux serez-vous quand on vous maudira, quand on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de
moi…
Ces paroles de vie, ne les garde pas pour toi ; annonce la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu ; donne à
manger à ceux qui ont faim, à boire à ceux qui ont soif, l’hospitalité à qui frappe à ta porte, un vêtement à ceux qui
N’oublie jamais que ta route est un passage, par delà la vie terrestre, vers le pays de l’éternel jeunesse, et le
peuple des créatures en marche vers l’éclatante résurrection, tu ne trouveras ton repos, après les labeurs de la route,
qu’accueilli par le Père dans la radieuse cité des saints.
Pars maintenant, derrière le Christ, l’immortel Pasteur des hommes, à la joie de Dieu. Que Notre-Dame
Marie, l’Etoile du matin, te guide ; que l’apôtre Paul t’accompagne ; que l’innombrable foule des saints et saintes de
tous temps et de tous lieux te fasse cortège, aujourd’hui, demain, jusqu’à l’éternité.
- R. : Amen
(Il donne une poignée de main à chacun des Routiers et pars. La Communauté chante alors l’appel de la Route).
2 : Je te jure de te suivre,
En fier Chrétien,
Et tout entier je te livre
Mon cœur au tien
PRIERE SCOUTE
Seigneur Jésus,
Apprenez-nous à être généreux,
A vous servir comme vous le méritez,
A donner sans compter,
A combattre sans soucis et blessure,
A travailler sans chercher de repos,
A nous dépenser sans attendre d’autres récompenses,
Que celle de savoir que nous faisons votre Sainte Volonté.
Amen
Seigneur Jésus,
Gardez notre cœur jeune et notre âme curieuse,
Donnez-nous de vous servir avec passion et de rayonner votre joie,
Rendez-nous frères, nous qui faisons route ensemble, pour ensemble vous trouver.