Distance de réaction et vitesse
Distance de réaction et vitesse
5 Vitesse et mouvement
Présentation
Ce chapitre permet essentiellement de consolider des notions déjà acquises plus tôt dans le cycle : l’utilisation de la relation entre
vitesse, distance et durée, la direction, le sens et la valeur de la vitesse, la caractérisation des mouvements ainsi que la relativité du
mouvement dans des cas simples. Le vocabulaire du chapitre gagne d’ailleurs en précision, avec l’introduction de la notion de réfé-
rentiel qui permet d’aborder la relativité du mouvement sans être contraint d’évoquer la présence systématique d’un observateur.
Les éléments nouveaux étant peu nombreux, deux tâches complexes sont proposées afin que les élèves soient amenés à réactiver
et transférer le plus de savoir-faire et de notions possibles.
5
› Mouvements rectilignes et dans des cas simples.
e
circulaires. › Mouvements uniformes et
› Mouvements uniformes et
mouvements dont la vitesse varie
3
›V itesse : direction, sens et mouvements dont la vitesse
e
4
au cours du temps en direction ou
e
valeur. en valeur. varie au cours du temps en
› Mouvements uniformes. direction ou en valeur.
› Relativité du mouvement dans des
› Vitesse : direction, sens et
cas simples.
valeur.
› Vitesse : direction, sens et valeur.
Ce chapitre clôture la progression en spirale centrée sur la caractérisation des mouvements et plante un jalon vers le mouvement
des objets satellisés. Cela amène l’éventualité d’un possible retour sur l’activité 2 lorsque les notions de poids et de gravitation
seront travaillées.
Sommaire
Activité 1 ..................................................................................... p. 2 Annexe imprimable prête à l'emploi :
Activité 2 ..................................................................................... p. 3 Aides à la résolution de la mission .................................... p. 20
Activité 3 ..................................................................................... p. 5
Activité 4 ..................................................................................... p. 7
Exercices ................................................................................... p. 10
Parcours de compétences ...................................................... p. 15
Accompagnement personnalisé ............................................ p. 16
La Physique-Chimie autrement .............................................. p. 17
›L
e programme mentionne que les élèves doivent étudier la relativité du mouvement dans des cas simples. Précédemment, ils
ont découvert que le mouvement d’un mobile dépend de la situation de l’observateur. En introduisant le concept de référen-
tiel, qui ne figure pas explicitement au programme, le chapitre permet d’insister sur la nécessité de définir le mouvement que
l’on va décrire. Le référentiel est ainsi amené comme un élément intrinsèque de description du mouvement, afin de préparer
les élèves à le préciser, par la suite, en préambule de toute étude de mouvement.
›L
’activité permet de travailler la compétence suivante du domaine 4 :
■ COMPÉTENCE Interpréter des résultats
Autre compétence possible : ■ Comprendre et interpréter des tableaux ou des documents graphiques
Document(s)
›D
oc. 1 : Le document correspond à une série d’images dessinées à partir d’une vidéo réalisée depuis une voiture qui en double
deux autres. Un TGV situé en arrière-plan se déplace dans le même sens qu’elles et les dépasse toutes ; même celle de la
personne qui enregistre la vidéo.
› D
oc. 2 : Le document propose un contraste fort entre l’image de la quiétude de l’astronaute au repos et la légende qui évoque une
vitesse élevée avec le tour de la Terre effectué en seulement 1 h 30.
›D oc. 3 : L e document montre deux amis sur une grande roue qui observent un troisième personnage immobile sur le sol.
Synthèse
5. Pour rester à la même distance de quelqu’un qui est assis sur la quai de la gare il faut marcher dans l’allée centrale à la
même vitesse que le train mais dans le sens opposé.
Question supplémentaire
›q
ue deux mobiles animés du même mouvement sont immobiles l’un par rapport à l’autre.
Ressources
› Mouvement d’une balle observé dans le référentiel d’un train en marche, puis dans le référentiel terrestre : [Link]
[Link]/physique_chimie_college_lycee/lycee/seconde/referentiel_relativite_mouvement_train.htm
› Vidéo correspondant au document 1 : [Link]
› Animation que l’on peut utiliser en cours montrant les images du point de vue de trois conducteurs de voitures :
[Link]
›C
ette activité permet de réactiver des notions importantes figurant au programme sur la description du mouvement : les tra-
jectoires, la direction, le sens et la valeur de la vitesse du mobile. L’activité mobilise également l’attention des élèves autour de
la référence du mouvement afin de prolonger leur appropriation de sa notion de relativité.
›L ’activité permet de travailler la compétence suivante du domaine 4 :
■ COMPÉTENCE Interpréter des résultats
Autres compétences possibles :
■ Comprendre et interpréter des tableaux ou des documents graphiques
■ Écrire des phrases claires, sans faute, en utilisant le vocabulaire adapté
Document(s)
›D
oc. 1 : L
e document est une chronophotographie du mouvement d’un ballon lâché sans vitesse initiale d’une certaine hauteur.
› D
oc. 2 : Le document est une chronophotographie issue de la vidéo : [Link] On y
voit le mouvement rectiligne uniforme de la « balle ».
Conclusion
6. Dans le référentiel de la station spatiale, le mouvement de la balle est rectiligne et uniforme.
Piste complémentaire
On pourra indiquer aux élèves que ces deux situations sont identiques, bien que la perception que l’on en a est
différente. Afin d’éveiller leur intérêt, on pourra leur signaler que l’une des activités à venir dans le chapitre qui traitera
du poids leur permettra de comprendre que ces deux mouvements ont bien plus en commun. En particulier, on pourra
leur dire que dans l’ISS, l’action de la Terre sur les objets est très peu différente de celle subie à la surface de la Terre.
Ressources
› Vidéo dont est issu le document no2 : Scott Kelly est un astronaute qui est resté en orbite plus de 300 jours. C’est l’un des
plus longs séjours pour l’instant en impesanteur. Les raquettes sont constituées d’un revêtement hydrophobe : [Link]
[Link]/watch?v=TLbhrMCM4_0
› Animation montrant les chronophotographies et leurs créations pour un mouvement rectiligne uniforme, ralenti ou accéléré :
[Link]
› Exemples sur les différents types de mouvements : [Link]
gramme_rentree_2016/cycle3_cm1_cm2_6e_sciences/cycle3_cm1_cm2_6e_sciences.htm
›C
ette tâche complexe mobilise plusieurs items du programme, en amenant les élèves à identifier les caractéristiques du mou-
vement des coureurs et de les relier aux courbes fournies.
›C ette activité permet de travailler la compétence suivante du domaine 1 :
■ COMPÉTENCE Lire et comprendre des documents scientifiques pour en extraire des informations
Situation déclenchante
La situation déclenchante contextualise l’étude que les élèves doivent mener. Elle leur permet également de réaliser que toute
situation, aussi simple soit-elle, offre l’occasion de faire un enregistrement de données et par la suite une analyse scientifique. La
Physique-Chimie est ainsi présentée comme un outil de lecture de la vie quotidienne.
Piste complémentaire
L’aspect calculatoire de cette activité est négligeable. Il peut, cependant, être mobilisé par les élèves ayant fini
plus vite l’activité. On pourra, par exemple, leur demander de retrouver par le calcul les valeurs des vitesses.
›C
ette activité permet de travailler deux notions mentionnées par le programme : la relativité galiléenne du mouvement à tra-
vers l’influence du référentiel sur la vitesse moyenne du mouvement et le relation entre distance, durée et vitesse.
›C
ette activité permet de travailler la compétence suivante du domaine 4 :
■ COMPÉTENCE Mettre en œuvre un raisonnement logique simple pour résoudre un problème
Autre compétence possible : ■ Pratiquer le calcul numérique et le calcul littéral
Situation déclenchante
Le texte d’introduction est important, puisqu’il donne les distances parcourues par rapport aux trois référentiels : environ
125 000 km par rapport à la Terre, 42,125 km par rapport au tapis roulant et 0 km par rapport à la station spatiale.
Ressources
› Vidéo de Sunita Williams expliquant comment le tapis de course de l’ISS
doit être utilisé : [Link]
8
S’arrêter avant l’obstacle.
■ COMPÉTENCE Pratiquer le calcul numérique et le calcul 2. On souhaite avoir la distance parcourue durant les 0,7 s de
littéral réaction. D’après la chronophotographie du mouvement,
Autre compétence possible : ■ Lire et comprendre des on voit qu’il est uniforme, donc sa vitesse ne change pas au
documents scientifiques pour en extraire des informations cours du temps. Cette vitesse vaut 50 km/h.
On détermine cette distance grâce à la relation d = v × t.
9 Avec cette relation, pour obtenir la distance en m, alors la
Quelle distance pour réagir ?
durée utilisée doit être exprimée en s et la vitesse en m/s.
■ COMPÉTENCE Pratiquer le calcul numérique et le calcul
50 km/h signifie que l’on parcourt 50 km en 3 600 s donc :
littéral
Autre compétence possible : ■ Lire et comprendre des 50 km = 50 × 1 000 m = 13,9 m
documents scientifiques pour en extraire des informations h 3 600 s s
si on arrondit au dixième près.
1. D
urant la phase 2, le mouvement est rectiligne et possède
une direction horizontale, orientée vers la droite. La vitesse La distance parcourue pendant la durée t = 0,7 s vaut
diminue au cours du temps. d = 13,9 × 0,7 = 9,7 m.
Pendant la phase 1, le motard parcourt 9,7 m.
16
Calculer des durées de parcours.
■ COMPÉTENCE Pratiquer des calculs numériques
1,29 h à parcourir le trajet Paris-Le Mans.
Autres compétences possibles : ■ Lire et comprendre des
documents scientifiques pour en extraire des informations t2 = 390 = 2,79 h. Une voiture roulant à 140 km/h met
140
■ Agir de façon responsable, respecter les règles de sécurité 2,79 h à parcourir le trajet Paris-Besançon.
› Vous rouliez encore trop vite... 3. L’écart entre les deux durées pour le trajet Paris-Le Mans est
1. L a distance du trajet Paris-Rouen est de 136 km. de 0,09 h soit 5,4 min.
L’écart entre les deux durées pour le trajet Paris-Besançon
2. L a formule est t = d .
v est de 0,21 h soit 12,6 min.
3. t1 = 136 = 1,05 h. Une voiture roulant à 130 km/h met 4. Le message permet de sensibiliser les automobilistes car
130
1,05 h à parcourir la distance Paris-Rouen. il leur montre que le gain de temps est minime par rapport
à la durée du trajet, surtout en comparaison des risques
4. t2 = 136 =0,97 h. Une voiture roulant à 140 km/h met
140 encourus.
0,97 h à parcourir la distance Paris-Rouen.
› Vous rouliez juste un peu vite...
5. L ’écart entre les deux durées est de 0,08 h.
6. 1 h = 60 min, 0,08 × 60 = 4,8 min. 1. La distance du trajet Paris-Lille est de 221 km.
7. L a distance du trajet Paris-Nancy est de 385 km. On calcule la durée de trajet à 130 km/h selon la formule
t3 = 385 = 2,96 h t= d .
130 v
t1 = 221 = 1,70 h. Une voiture roulant à 130 km/h met
t4 = 385 = 2,75 h 130
140
1,70 h à parcourir le trajet Paris-Lille.
Une voiture roulant à 130 km/h met 2,96 h à parcourir la
distance Paris-Nancy. Une voiture roulant à 140 km/h met t2 = 221 = 1,58 h. Une voiture roulant à 140 km/h met
140
2,74 h à parcourir la distance Paris-Nancy. L’écart entre les 1,58 h à parcourir le trajet Paris-Lille.
deux durées est de 0,21 h soit 12,6 min. En roulant à 140 km/h au lieu de 130 km/h, un
8. L e message permet de sensibiliser les automobilistes car automobiliste économiserait alors 0,12 h sur son temps de
il leur montre que le gain de temps est minime par rapport trajet, soit 7,2 min.
à la durée du trajet, surtout en comparaison des risques La distance du trajet Paris-Strasbourg est de 448 km.
encourus. On calcule la durée de trajet à 130 km/h selon la formule
t= d .
› Vous rouliez toujours trop vite... v
t3 = 448 = 3,45 h. Une voiture roulant à 130 km/h met
1. L a distance du trajet Paris-Le Mans est de 180 km. 130
On calcule la durée de trajet selon la formule t = d . 3,45 h à parcourir le trajet Paris-Strasbourg.
v
t4 = 448 = 3,20 h. Une voiture roulant à 140 km/h met
t1 = 180 = 1,38 h. Une voiture roulant à 130 km/h met 140
130
3,20 h à parcourir le trajet Paris-Strasbourg.
1,38 h à parcourir la distance Paris-Le Mans.
En roulant à 140 km/h au lieu de 130 km/h, un
La distance du trajet Paris-Besançon est de 390 km. automobiliste économiserait alors 0,25 h sur son temps de
t3 = 390 = 3,00 h. trajet, soit 15 min.
130
Une voiture roulant à 130 km/h met 3,00 h à parcourir le 2. Le message permet de sensibiliser les automobilistes car
trajet Paris-Besançon. il leur montre que le gain de temps est minime par rapport
2. t2 = 180 = 1,29 h. Une voiture roulant à 140 km/h met à la durée du trajet, surtout en comparaison des risques
140 encourus.
J’ approfondis
17 les emplacements successifs de l’ombre sont alignés et
Un challenge réussi. séparés de distances identiques.
■ COMPÉTENCE Lire et comprendre des documents
scientifiques pour en extraire des informations 19
Une vitesse astronomique.
Autre compétence possible : ■ Pratiquer des calculs
numériques ■ COMPÉTENCE Comprendre et interpréter des tableaux ou
des documents graphiques
1.
Départ du saut 1. La direction du mouvement est une ligne Pluton-Terre et son
sens est orienté vers l’extérieur du système solaire.
Mouvement rectiligne 2. Le mouvement est uniforme car on voit sur le document
dont la vitesse augmente que les positions de la sonde toutes les heures sont
régulièrement espacées.
3. Si on fait la moyenne des deux vitesses de la sonde, on
Ouverture du parachute
trouve 13,825 km/s, que l’on peut arrondir à 13,8 km/s.
Mouvement rectiligne 4. Durant les 4 h de ce parcours (soit 4 × 3 600 = 14 400 s),
et uniforme la sonde parcourt une distance d = v × t = 14 400 × 13,8 =
198 720 km.
2. A vec t = 4 min 19 s = 4 × 60 + 19 = soit t = 259 s, en
20
utilisant la relation v = d on obtient : Un satellite géostationnaire.
t
v = 36 529 ■ COMPÉTENCE Pratiquer le calcul numérique et le calcul
259 littéral.
soit v = 141,04 m/s.
1. Le rayon de la trajectoire circulaire du satellite est
3. S i l’on convertit la vitesse de pointe en m/s on obtient : égal à la somme de l’altitude et du rayon terrestre soit
v = 1 357 × 1 000 × m soit v = 376,94 m/s. 6 400 + 36 000 = 42 400 km. Cette trajectoire circulaire a
3 600 s un périmètre de valeur P = 2 × π × 42 400 = 266 407 km.
La vitesse de pointe est la vitesse instantanée maximale. Il
2. On calcule cette vitesse en utilisant la relation v = d avec
est normal qu’elle soit supérieure à la vitesse moyenne de t
141,04 m/s. d = P = 266 407 km et t = 24 h. On obtient ainsi
4. Cette distance s’obtient par la soustraction hsaut − dchute. v = 266 407 = 11 100 km/h.
C’est-à-dire : 24
3. Le satellite ne se déplace pas par rapport au sol européen.
dparachute = 39 376 − 36 529 = 2 847 m. La durée de cette
En effet, comme l’Europe, il tourne autour de l’axe de
phase est :
rotation de la Terre. De plus, sa rotation est exactement
tparachute = 9 min 3 s = 9 × 60 + 3 = 543 s. D’où l’on calcule la aussi rapide que celle de l’Europe puisque la durée d’une
vitesse moyenne : soit vparachute = 5,24m/s. rotation est la même : 24 heures. Tout se passe donc comme
5. Oui, Félix Baumgartner dépasse la vitesse du son dans l’air si le satellite était « fixé » à l’Europe par une très longue
pendant son saut car sa vitesse de pointe de 376,94 m/s est perche.
supérieure à 340 m/s qui est la vitesse du son. 4. Le satellite est géostationnaire car vu depuis le sol, il ne
semble pas se déplacer : le préfixe « géo- » signifie Terre et
18 « stationnaire » décrit l’absence de mouvement apparent.
Un lancer en pleine lumière.
■ COMPÉTENCE Comprendre et interpréter des tableaux ou
21
des documents graphiques Des trajectoires bien compliquées.
1. O n voit que les positions successives du ballon ne sont pas ■ COMPÉTENCE Interpréter des résultats
alignées, donc la direction du mouvement change au cours Autre compétence possible : ■ Comprendre et interpréter
du temps. des tableaux ou des documents graphiques
2. L a vitesse du ballon a une valeur qui diminue pendant que le A avec 1.
ballon monte car l’espace entre les deux premières positions B avec 3., 4. et 6.
est plus grand que l’espace entre la 2e et la 3e position.
C avec 5.
La vitesse du ballon a une valeur qui augmente pendant que
E avec 7. et 8.
le ballon redescend, car les espaces entre les positions à
partir du sommet de la trajectoire augmentent d’un espace F avec 2.
au suivant.
3. L e mouvement de l’ombre du ballon est horizontal puisque
l’ombre se deplace sur un sol qui est lui-même horizontal.
L’ombre va, comme le ballon, vers la droite. Enfin le
mouvement de l’ombre est rectiligne et uniforme, puisque
Je résous un problEme
■ COMPÉTENCE Mettre en œuvre un raisonnement logique simple pour résoudre un problème
Autre compétence possible : ■ Comprendre et interpréter des tableaux ou des documents graphiques
› Correction :
Une collision à 50 km/h revient à sauter du 3e étage.
Une collision à 90 km/h revient à sauter du 10e étage.
› Explication :
› Il faut commencer par convertir les vitesses en m/s.
› On trouve alors que 50 km/h = 13,9 m/s et que 90 km/h = 25 m/s.
›P uis on trouve la hauteur de chute correspondante.
Pour 13,9 m/s on choisit la hauteur de chute de 9 m, pour laquelle la vitesse atteinte à la fin de la chute est très proche de
13,9 m/s et vaut 13,4 m/s.
Pour la vitesse de 25 m/s, la valeur est présente dans le tableau et la hauteur h correspondante est 31 m.
› Finalement on divise cette hauteur par la hauteur moyenne d’un étage et on arrondit à la valeur entière la plus proche.
■ PARCOURS DE COMPÉTENCES ■
3e p. 130
Présentation
L’objectif de ce parcours est de travailler, dans le cadre de l’étude des mouvements, la compétence du domaine 1 : « comprendre
ou interpréter des tableaux ou des documents graphiques ».
Cette étude graphique de l’évolution de la vitesse au cours du temps permet aux élèves de renforcer leur capacité à analyser les élé-
ments significatifs et facilement identifiables : les plateaux, ce qu’ils signifient pour la valeur de la grandeur, le sens des variations
et la lecture des coordonnées sur le graphique pour y trouver de l’information. Dans le cadre de l’étude des mouvements, ce sont
donc les notions de mouvements uniformes ou non uniformes qui seront plus particulièrement sollicitées.
Document(s)
La compétence travaillée lors de ce parcours rend la présence d’un document graphique incontournable. Cette courbe montrant
l’évolution de la vitesse au cours d’une chute peut être sujette à beaucoup de discussions, les résultats de son étude étant globa-
lement contre-intuitifs. Par ailleurs, cela permet également d’amorcer une transition avec le chapitre suivant, où le lien entre inte-
raction et variation de la vitesse sera évoqué directement. Les premiers jalons d’une réflexion à ce sujet peuvent ainsi être plantés
à l’occasion de ce parcours.
Question
Pendant la première partie du saut, la vitesse du parachutiste augmente jusqu’à une valeur maximale à laquelle elle se stabilise.
À t = 35 s, sa vitesse diminue indiquant qu’il ouvre son parachute.
Niveau 1 Niveau 2
Je repère les éléments en lien avec le thème étudié J’extrais une donnée d’un tableau, d’un graphique, d’un
dans un tableau, un graphique, un diagramme ou diagramme ou d’un schéma.
un schéma. L’élève qui maitrise le niveau 2 parvient à extraire une
L’élève qui maitrise le niveau 1 parvient à identifier donnée du graphique. Par exemple, il détermine que pour
que ce graphique est celui de l’évolution de la vitesse t = 10 s, la vitesse du parachutiste est d’environ 80 km/h.
en fonction du temps en secondes. Il repère égale-
ment que l’unité des vitesses est le kilomètre par
heure et que celle des durées est la seconde.
Niveau 3 Niveau 4
Je relie entre elles les informations extraites d’un J’interprète des tableaux, des graphiques, des
tableau, d’un graphique ou d’un schéma. diagrammes ou des schémas, en structurant mes
L’élève qui maitrise le niveau 3 parvient, en compa- arguments.
rant des valeurs à des dates différentes, à déterminer L’élève qui maitrise le niveau 4 est capable d’interpréter des
le sens de l’évolution de la vitesse au cours du temps. éléments graphiques particuliers pour les relier aux évè-
Par exemple, il établit qu’entre 0 s et 25 s, la vitesse nements qui interviennent au cours du mouvement. Il relie
augmente. donc la rupture du plateau à l’instant t = 35 s et la forte
diminution de la valeur de la vitesse au fait que le parachute
se soit ouvert.
Présentation
La fiche d’accompagnement personnalisé sur « Interpréter des résultats et en tirer des conclusions » a pour but de faire
comprendre aux élèves l’importance du lien qui existe en Physique-Chimie entre un phénomène observé qui a besoin d’être
expliqué et une (ou plusieurs) expérience(s) qui permet(tent) de valider ou d’invalider une théorie. Dans les deux cas, la
conclusion découle de l’analyse des résultats de l’expérimentation. Les élèves doivent apprendre à se baser sur les résultats d’une
expérience pour répondre à un problème qui leur est posé.
J’utilise des connaissances déjà acquises dans le même domaine que l’expérience ou dans un autre domaine.
L’aspect spiralaire des progressions amène le retour fréquent des notions déjà travaillées. Ces retours successifs permettent
d’approfondir et de prolonger les notions déjà vues. Il est pour cette raison particulièrement important que les élèvent soient
capables de mobiliser leurs acquis.
Par ailleurs, les exercices présentent fréquemment des situations proches de celles étudiées en activité. Cette réalité
pédagogique doit être communiquée aux élèves. Ils gagneront à comprendre que le processus de construction de leur savoir-faire
et de leurs connaissances passe par la recherche de situations comparables ou voisines de celles qu’ils étudient.
Utilisation de la fiche AP
Cette fiche donne des repères à l’élève pour l’exploitation de résultats expérimentaux en vue de proposer une conclusion. Elle peut
être présentée dès les premiers travaux pratiques de l’année afin que les élèves bénéficient des repères apportés tout au long de
l’année. Lors des activités expérimentales, il pourra être utile de proposer aux élèves qui peinent à interpréter leurs résultats de
revenir à cette fiche d’accompagnement personnalisé.
Document(s)
Abordée dès le milieu du cycle, la relativité du mouvement est, à l’issue de ce chapitre, une notion suffisamment maitrisée par
les élèves pour qu’on les invite à élargir leurs connaissances à ce sujet.
L’aspect historique peut ainsi leur être présenté et le texte original de Galilée leur permet de saisir le cheminement intellectuel
qu’a suivi ce scientifique majeur.
Les limites qu’Einstein a identifiées sont trop complexes pour être présentées en détail au cycle 4. Cependant, évoquer la mise en
défaut de la relativité galiléenne par les ondes électromagnétiques permet de montrer qu’en Physique-Chimie, il est dans l’ordre
des choses d’affiner, voire de réfuter, partiellement même les théories les plus initialement satisfaisantes.
Correction
1. C e que Galilée a compris le premier, c’est qu’à l’intérieur d’un véhicule en mouvement rectiligne et uniforme, toutes les
expériences ont le même résultat que si le véhicule était immobile. Autrement dit, cela signifie que l’immobilité et le
mouvement rectiligne uniforme sont identiques l’un à l’autre.
Attention, cela n’est pas vrai si le véhicule, c’est-à-dire le référentiel, change de vitesse : les expériences menées à l’intérieur
de la remorque d’un camion en plein freinage auront des résultats très différents de ceux obtenus.
2. P our dire « rectiligne », Galilée utilise l’expression : « Pour autant que la vitesse [...] ne fluctue pas de part et d’autre ».
3. E instein a compris le premier :
• l’origine du mouvement Brownien (voir le manuel de 5e, p.94) ;
• la nature à la fois ondulatoire et corpusculaire de la lumière ;
• que la vitesse d’éloignement ou de rapprochement maximale dans notre Univers, est la vitesse de la lumière ;
• la quantité d’énergie à laquelle on peut associer un objet de masse m ;
• l’existence des ondes gravitationnelles (détectées pour la première fois en 2016).
Objet d'étude
Document(s)
Le voilier dispose de deux dispositifs de mesure donnant la vitesse dans deux référentiels distincts : le speedo donne la vitesse
dans le référentiel de l’eau, le GPS donne la vitesse dans le référentiel terrestre, qui est donc composée de la vitesse au speedo +
la vitesse de l’eau par rapport au référentiel terrestre.
On peut introduire un second animal fixé sur un rocher (huitre, poulpe, etc.) qui, comme le poisson, peut servir à définir la
vitesse à laquelle il « voit » passer le bateau ou le poisson.
Correction
1. L e capteur GPS permet d’accéder à la vitesse dans le référentiel terrestre ; le speedo donne la vitesse dans le référentiel de l’eau,
qui lui-même se déplace dans le référentiel terrestre.
2. Le poisson est immobile par rapport à l’eau ; il voit donc le bateau le doubler à 10 nœuds.
Esprit
La Physique-Chimie au quotidien scientifique
Document(s)
La chronophotographie présentée permet de rappeler aux élèves le type d’image dont il est question et de leur suggérer une mise
en œuvre simple, pour leurs premiers essais.
Détails de l’expérience
On peut inviter les élèves à réfléchir sur le meilleur positionnement de la caméra ainsi que sur l’importance d’avoir une caméra
bien immobilisée.
5 Vitesse et mouvement
ANNEXE
Sommaire
Aides à la résolution de la mission ............................................................................................................................................................. p. 20
A id e Les coureurs dont les courses sont uniformes courent-ils à la même vitesse ?
clé n° 4
A id e Les 400 m des deux courses uniformes sont-ils courus dans des durées identiques ?
clé n° 5
A id e Quelle est la distance parcourue par l’astronaute par rapport au tapis roulant ? (Pense à l’indication de
clé n° 2a son compteur)
A id e Quelle est la distance parcourue par l’astronaute par rapport à la station spatiale ?
clé n° 2b
A id e Peut-on connaitre la distance parcourue par la station spatiale par rapport à la Terre ?
clé n° 2c