Cours de Solfège (Vickos)
Cours de Solfège (Vickos)
PLAN DU COURS
INTRODUCTION GENERALE
Chapitre I° : Les Principaux signes
A)- La Portée
1. La portée
2. La Note
- Le nom des notes
- La valeur des notes
3. Position des notes sur la portée
4. Figure des notes
B)- Les Clés
1. Utilité des différentes clés
2. Rapport entre les clés
3. Les voix
C)- Les Silences
1. La valeur des figures de silence
2. Les altérations
3. Le point et le double point
4. Le Triolet
Chapitre II° : La Gamme et les Intervalles
A)- La Gamme
1. Diatonique
2. Le ton et le demi-ton
3. Division du ton
4. L’Enharmonie
B)- Les Intervalles
1. Simples et redoublées
2. Classification des Intervalles
3. Renversement des intervalles
4. Consonantes et dissonantes
Chapitre III° : La Tonalité
A)- Généralité de la gamme diatonique majeure
1. Nom des degrés de la gamme
2. Enchainement des gammes
B)- L’Armure/Armature des clés
1. Succession des dièses
2. Succession des bémols
C)- Les Modes
1. Mode majeur
2. Mode mineur
3. La gamme relative
D)- La Chromatique
1. La gamme enharmonique et son utilité
2. La modulation
3. La transposition
Chapitre IV° : La Mesure
A)- La Barre de mesure
B)- Les Temps
1. Les chiffres indicateurs de mesure
2. Mesure simple
3. Mesure composée
C)- Le Rythme
1. La Syncope et le Contre-temps
2. Le Mouvement
3. Le Métronome
4. Le point d’orgue
5. Battre la mesure
Chapitre V° : Principes généraux d’exécution musicale
➢ Phrasé
➢ Accentuation
➢ Nuances
➢ Caractères
Phase pratique
➢ Ecriture musicale
➢ Lecture musicale
➢ Exécution musicale
CONCLUSION GENERALE
- L’intensité
L’intensité générale est précisée au départ (mf pour mezzo forte) mais les fluctuations
locales d’intensité sont indiquées aux points voulus par des mentions comme
pianissimo (pp), fortissimo (ff) etc. Les variations continues d’intensités sont
représentées par des soufflets ;
A)- La Portée
1. La portée
C’est un ensemble de lignes horizontales et équidistantes servant de points de repère
pour indiquer la hauteur des notes. C’est à tort qu’on attribue à Guy d’Arezzo l’invention
de la portée. Elle se fit par étapes successives.
D’abord une seule ligne pour indiquer une note de référence, puis deux lignes de
couleurs différentes pour le do et le fa (Guy d’Arezzo), puis, quatre lignes (tradition
conservée dans la notation du chant grégorien), puis cinq lignes et, même, six lignes
(surtout en Angleterre au 17ème siècle). Notre portée s’est stabilisée à cinq lignes, ce
qui semble correspondre le mieux à la perception visuelle humaine.
La portée est constituée de 5 lignes horizontales et parallèles sur lesquelles on écrit
(et lit) la musique, donc les notes de musique, les silences et d'autres symboles
musicaux (la clef de Sol ou la clef de Fa, les indications rythmiques, les barres de
mesure, les nuances, les indications de tempo...)
Elle est divisée en mesures grâce à des barres de mesure. Cela permet d'en faciliter la
lecture et de structurer l'écriture musicale. Dans une mesure, on a des temps (cela
peut être un temps fort ou faible).
La clef indiquée en début de portée (ou dans le cours du morceau) permet de donner
le ton des notes placées sur la portée. La clef de Sol va indiquer la note Sol sur la
portée : ce sera la note placée sur la deuxième ligne de la portée. A partir de cette
indication, il sera facile d'en déduire les autres notes, celles qui suivent et précèdent
le Sol. Il en est de même pour la clef de Fa.
La portée est finalement la réunion de cinq lignes horizontales, parallèles et
équidistantes. Il est convenu de compter les lignes de bas en haut : la première ligne
est donc la ligne inférieure, et la ligne supérieure est par conséquent la cinquième,
L'espace compris entre les lignes se nomme interligne.
Les interlignes se comptent également de bas en haut, ainsi, le premier interligne est
placé entre la première et la deuxième ligne ; le deuxième, entre la deuxième et la
troisième ligne, etc.
La portée est destinée à recevoir les figures de notes et de silences, les clés, les
altérations et quelques autres symboles annexes.
2. La Note
En musique, une note est un symbole ou une lettre permettant de présenter un
fragment de musique par une convention d’écriture de la hauteur et de la durée d’un
son
Les notes représentent des durées et des sons. Selon leurs différentes figures, les
notes expriment des durées différentes. Selon leurs différentes positions sur la portée,
les notes expriment des sons différents.
a- L’historique du nom des notes
Il n’y a que 7 noms de notes pour exprimer tous les sons : le DO ou UT – RE
– MI – FA – SOL – LA – SI en usage dans les pays latins et C – D – E – F – G – A – B
en usage dans les pays anglo-saxons (Héritage de la Grèce antique adopté par les
pays anglo-saxons et germanique).
Précisons tout au mieux que dans l’ordre des noms des notes, dans l’usage des
pays anglo-saxons, l’ordre commence par le A qui est l’équivalent du LA dans l’usage
des pays latins, pour la simple raison que tous les instruments ont été accordés et
réglés sur le son du diapason et le diapason ne donne que la tonalité du LA. Cette
raison a poussé les anglo-saxons a donné le nom du A comme première note ayant
servi de base à la tonalité des autres notes, le A étant l’équivalent du LA.
Au 10ème siècle, on a eu l’idée d’une syllabe pour chaque hauteur de son dans
l’enseignement oral de la musique, afin d’en faciliter la mémorisation (les notes étant
jusqu’alors désignées par des lettres A, B…). Plusieurs séries de syllabes furent
imaginées et, parmi elles, celle du moine Guido d’Arezzo (991 – 1033), qui étaient
les premières syllabes d’un hymne à Saint Jean en latin, dont il a peut être écrit la
mélodie (chaque verset commençant sur la note correspondante.
Ut queant laxis Pour que puissent
Resonare fibris Résonner des cordes
Mira gestorum Détendues de nos lèvres
Famuli tuorum Les merveilles de tes actions,
Solve polluti Enlève le péché
Labii reatum De ton impur serviteur,
Sancte Ionaes Ô Saint Jean
Les historiens de la musique avancent différentes versions quant au
remplacement du UT par le DO et de l’introduction du SI.
La version la plus connue dit que UT, syllabe peu commode à chanter fut remplacée
en 1673 par DO à la suggestion du compositeur italien Giovanni Maria Bonocini, ce DO
venant de la première syllabe du mot Dominus (Seigneur).
Autre hypothèse : ce serait en référence au début du nom du compositeur italien
Giovanni Battista Doni. Le SI apparut également au 17ème siècle sans doute comme
une contraction des lettres S et I de Sancte Johannes. Mais d’autres voix rapportent
que le SJ de Sancte Johannes a été francisé en SI (Sancte Ioanes) au 16ème siècle
par Anselme de Flandres. Le Do est apparu au siècle suivant, remplaçant le UT que
les italiens trouvent très difficile de chanter.
Notons encore que la plupart des musicologues n’attribuent pas la paternité de cet
hymne à Guido d’Arezzo lui-même, mais à un certain Paolo Diacono (environ 709 –
799).
Mélodie chantée de l’hymne:
4. Figure des notes
Les figures de notes : Il en existe 7 mais nous vous présentons les cinq (5) premières
:
(La Ronde) (La Blanche) (La Noire) (La Croche) (La Double croche)
- La Ronde : C’est la figure de note la plus simple à dessiner, elle ne comporte
qu’un ovale évidé, la Ronde est en fait l’unité principale, toutes les autres valeurs
se réfèrent à elle pour trouver la mesure.
- La Blanche : Elle dure deux fois moins longtemps qu’une Ronde (on dit qu’une
Ronde vaut deux Blanches). Elle se dessine comme la Ronde, mais aussi avec
une barre verticale appelée Hampe, dirigée vers le haut ou vers le bas. Lorsque
la hampe descend, elle s’attache à gauche de l’ovale, lorsqu’elle monte, elle
s’attache à droite de l’ovale.
- La Noire : Elle dure moins longtemps qu’une Blanche et donc quatre moins
longtemps qu’une Ronde (On dit qu’une Ronde vaut quatre Noires et qu’une
Blanche vaut deux Noires). Elle se dessine par un ovale noir et comporte comme
une Blanche une hampe.
- La Croche : Elle est deux fois plus rapide qu’une Noire, c’est-à-dire quatre fois
plus rapide qu’une Blanche et donc huit fois plus rapide qu’une Ronde (On dit
qu’une Ronde vaut huit Croches, qu’une Blanche vaut quatre Croches et qu’une
Noire vaut deux Croches). La Croche est dessinée comme la Noire avec les
mêmes règles de la hampe, la seule différence concerne le crochet qui lui est
ajouté et qui signifie son nom. Lorsque plusieurs Croches sont enchainées, on
peut remplacer les crochets par une barre nommée ligature.
- La Double croche : Elle est deux fois plus rapide qu’une Croche, c’est-à-dire
quatre fois plus rapide qu’une Noire, huit fois plus rapide qu’une Blanche et
donc seize fois plus rapide qu’une Ronde (On dit qu’une Ronde vaut seize
Croches, qu’une Blanche vaut huit Croches qu’une Noire vaut quatre Double
croches et qu’une Croche vaut deux Double croches). La Double croche est
dessinée comme la Croche, en ajoutant un second crochet, plusieurs Doubles
croches consécutives doivent être reliées par une double ligature.
La Double croche peut encore être divisée en Triple croche en ajoutant un 3ème crochet.
De la même manière, le Triple peut à son tour être divisé en deux Quadruple croches
en ajoutant encore un autre crochet et on peut aussi créer des Quintuples croches.
Une Croche vaut donc deux Double-croches, ou encore quatre Triple-croches ou
encore huit Quadruple-croches ou enfin seize Quintuple-croches. Une Ronde valant 8
Croches, donc 16 X 8 font 128 Quintuple-croches.
b- La valeur des notes
La ronde représente la plus longue durée, et chacune des autres figures vaut la moitié
de la figure qui la précède, elle est considérée comme l'unité de valeur. Les autres
figures de notes, ayant une valeur moindre, sont considérées comme des fractions de
la ronde et par conséquent, le double de celle qui la suit. Ce qui revient à dire que :
• La ronde vaut 2 blanches ou 4 noires ou 8 croches ou 16 doubles-croches ou
32 triples-croches ou 64 quadruples-croches ;
• La blanche vaut ou 2 noires ou 4 croches ou 8 doubles croches ou 16 triples
ou 32 quadruples-croches ;
• La noire vaut 2 croches ou 4 doubles-croches ou 8 triples-croches ou 16
quadruples-croches ;
• La croche vaut 2 doubles-croches ou 4 triples-croches ou 8 quadruples-
croches ;
• La double-croche vaut 2 triples-croches ou 4 quadruples-croches ;
• La triple-croche vaut 2 quadruples-croches ;
• La quadruple-croche est la dernière figure de note.
Tableau des différentes valeurs
Les notes se placent sur ces lignes, elles se placent aussi au-dessus de ces lignes
lorsqu'elles sont au-dessus de la portée, et au-dessous de ces lignes lorsqu'elles sont
en-dessous de la portée.
3. Les voix
Il y a deux genres de voix : les voix d’hommes et les voix de femmes ou d‘enfants (ces
voix sont plus aiguës d‘une octave que les voix d‘hommes). Chacun de ces deux genres
de voix se divise en voix graves et en voix aiguës :
La voix aigüe de femme ou d’enfant se nomme Soprano quand elle est plus aigüe et
Contralto ou Alto quand elle est un peu plus grave. Il en est de même pour la voix des
hommes, Ténor quand elle est aigüe et Basse quand elle est plus grave.
Les voix forment les subdivisions suivantes :
Voix de Femmes Soprano, ou premier soprano ou premier dessus.
Aigüe
ou Mezzo soprano, ou second soprano ou second dessus.
d’enfants Grave Contralto
Premier Ténor
Aigüe
Voix Second Ténor
d’hommes Première Basse ou Baryton
Grave
Seconde Basse ou Basse-taille
Ces différents genres de voix (qui ont une étendue ordinaire de douze ou treize notes
successives) n'occupent pas le même registre sur l'échelle musicale, et ne s'écrivent
pas toutes sur la même clé. Pour la même raison, les différents instruments s'écrivent
sur différentes clés, quelques-uns même, ayant une grande étendue, ont une clé
affectée à leurs notes graves, et une autre à leurs notes aiguës.
C)- Les Silences
Ce sont les signes qui indiquent l’interruption du son. Il existe également 7 silences
(ou figures de silences). L’univers des silences est aussi important et riche que celui
des sons car à chaque signe de durée, correspond un signe de silence. Nous
présentons les cinq premiers :
- La demi-pause
La demi-pause représente un silence équivalant à une Blanche. Elle se représente par
un rectangle horizontal, occupant la moitié du 3ème interligne et déposé (moyen
mnémotechnique) sur la 3ème ligne de la portée ( ).
- Le soupir
Le soupir équivaut au silence de la Noire, il se représente par le symbole ou parfois
par le même symbole que le demi-soupir retourné.
(soupir) ou (second symbole de soupir).
- Le demi-soupir
Le demi-soupir équivaut au silence d’une croche, il se représente par le symbole ( ).
- Le quart de soupir
Le quart de soupir équivaut au silence d’une double-croche, il est dessiné comme demi-
soupir mais avec un crochet de plus ( ).
De même que les durées peuvent être divisées jusqu’à la quintuple croche, les silences
peuvent, par ajout de croches successifs, parvenir au 32 ème soupir. Par exemple :
désigne un 8ème de soupir et désigne un 16ème de soupir.
Résumé des équivalences entre durées de notes et durées de silences
Double Triple Quadruple
Ronde Blanche Noire Croche
croche croche croche
Demi- Demi- Quart de Huitième Seizième
Pause Soupir
pause soupir soupir de soupir de soupir
2. Les altérations
L’altération est un signe qui modifie la hauteur du son de la note à laquelle il est
rattaché, il en existe cinq.
- Le dièse (symbolisé par #)
Le dièse ajoute un demi-ton (chromatique) aux notes naturelles, il change donc la
hauteur de la note qu’il altère ; la note altérée par un dièse devient plus aigüe que la
note naturelle.
- Le bémol (symbolisé par b)
Le bémol ôte un demi-ton (chromatique) aux notes naturelles, il change donc la
hauteur de la note qu’il altère ; la note altérée par un bémol devient plus grave que la
note naturelle.
- Le bécarre (symbolisé par )
Le bécarre annule l’effet d’une altération précédente. Cette altération ramène donc la
hauteur d’une note altérée à sa hauteur normale (par convention, l’effet d’une
altération reste valable pour toutes les notes suivantes identiques d’une même
mesure).
- Le double dièse (symbolisé par ## ou encore x)
Le double dièse ajoute deux demi-tons (chromatique) aux notes naturelles, il change
donc la hauteur de la note qu’il altère ; la note altérée par un double dièse devient
beaucoup plus aigüe que la note naturelle et plus aigüe que la note diésée.
- Le double bémol (symbolisé par )
Le double bémol ôte deux demi-tons (chromatique) aux notes naturelles, il change
donc la hauteur de la note qu’il altère ; la note altérée par un double bémol devient
beaucoup plus grave que la note naturelle et plus grave que la note bémolisée.
En tempérament égal, le double dièse hausse donc la note naturelle d’un ton et le
double bémol baisse donc la note nature d’un ton (puisque les demi-tons chromatiques
et diatoniques sont égaux et valent la moitié d’un ton).
3. Le point et le double point
- Le point
Le point placé à droite d’une note ou d’un silence, augmente la durée ceux-ci de la
moitié de leurs durées.
Par exemple : une blanche pointée vaut trois noires, la méthode générale est donc de
monnayer par deux et d’ajouter un. Pour une noire qui vaut deux croches, une noire
pointée vaudra 2+1, soit 3 croches.
Bien entendu, on peut aussi pointer un silence.
- Le double point
Pointer une note ou un silence lui ajoute la moitié de sa valeur. Le double point lui
ajoute encore la moitié de la valeur du premier point.
Par exemple : une blanche pointée vaut une blanche et une noire, une blanche
doublement pointée vaut une blanche, plus une noire, plus une croche, la méthode
générale est donc de monnayer par quatre et d’ajouter trois. Pour une noire qui vaut
quatre doubles croches, une noire doublement pointée vaudra 4+3, soit 7 doubles
croches.
4. Le Triolet
Lorsque la division du temps musical est binaire, une division exceptionnelle de ce
temps en trois parties égales est nommée triolet. Par exemple, une noire se divise
normalement en deux croches, mais peut se diviser exceptionnellement en un triolet
de trois croches.
Il y a plusieurs façons d’indiquer un triolet :
Cette division est possible pour des valeurs longues comme pour des valeurs brèves.
Par exemple :
✓ Une ronde est divisée en trois par un triolet de blanches (trois blanches sur la
durée normale de deux)
- Le duolet
Dans une musique à tems ternaire où le temps est divisé naturellement par trois (par
exemple une musique où le temps vaut une noire pointée, ou une blanche pointée) il
est possible de noter une division binaire du temps grâce au duolet. Le duolet est donc
formé de deux figures de durées égales, dont le total représente la durée du temps
ternaires.
Il existe plusieurs façons d’indiquer le duolet :
Cette division est possible pour des valeurs longues comme pour des valeurs brèves.
Par exemple :
✓ Une ronde pointée est divisée en deux par un duolet de blanches (deux blanches
sur la durée normale de trois) :
✓ Le quartolet
Dans le solfège, le quartolet est une division exceptionnelle du temps, formée de
quatre figures égales dont la fonction est de remplacer deux duolets consécutifs.
Comme chaque duolet remplace un temps ternaire, on trouve donc le quartolet à la
place de deux temps ternaires consécutifs.
La figure de note choisie pour exprimer la division du quartolet (donc la note qui
représente le ¼ du quartolet), est celle qui vaut le 1/6 de sa durée totale. Le quartolet
est signalé par le chiffre « 4 » placé au-dessus ou en-dessous d’un groupe de quatre
figures de notes.
Au sein d’un quartolet, la noire vaut le quart d’une ronde pointée, la croche vaut le
quart d’une blanche pointée, la double croche vaut le quart d’une noire pointée etc.
On peut résumer que quartolet signifie quatre au lieu de six.
Division en deux Division en
Valeur entière Divisions naturelles
duolets quartolets
2 6
2 6
2 6
✓ Le quintolet
Dans le solfège, le quintolet est une division exceptionnelle du temps, formée de cinq
figures égales dont la somme équivaut, soit à quatre figures identiques dans un temps
normalement binaire, soit à six figures identiques dans un temps normalement
ternaire. On trouve donc le quintolet à la place d’un temps indifféremment binaire ou
ternaire.
La figure de note choisie pour exprimer la division du quintolet (donc la note qui
représente le 1/5 du quintolet), est celle qui vaut soit le ¼ de sa durée totale, si celle-
ci est une figure binaire, soit le 1/6 de sa durée, si celle-ci est une figure ternaire.
Au sein d’un quintolet, la noire vaut le cinquième d’une ronde (simple ou pointée), la
croche vaut le cinquième d’une blanche (simple ou pointée), la double croche vaut le
cinquième d’une noire (simple ou pointée) etc. On peut résumer que quintolet signifie
cinquième au lieu de quatre pour un temps binaire et cinq au lieu de six pour un temps
ternaire.
3 6
2 4
3 6
2 4
3 6
2 4
✓ Le sextolet
Dans le solfège, le sextolet est une division exceptionnelle du temps dont la fonction
est de remplacer deux triolets consécutifs, on trouve donc le sextolet à la place de
deux temps binaires consécutifs.
La figure de note choisie pour exprimer la division du sextolet – donc la note qui
représente le 1/6 du quartolet – est celle qui vaut le ¼ de sa durée totale.
Au sein d’un sextolet, la noire vaut un sixième d’une ronde, la croche vaut un sixième
d’une blanche, la double croche vaut un sixième d’une noire etc. On peut résumer que
sextolet signifie six au lieu de quatre.
Division en deux Division en
Valeur entière Divisions naturelles
triolets sextolets
2 4
2 4
2 4
✓ Le septolet
Dans le solfège, le septolet est une division exceptionnelle du temps, formée de sept
figures égales dont la somme équivaut, soit à huit figures identiques dans un temps
normalement binaire, soit à six figures identiques dans un temps normalement
ternaire.
Le septolet est signifié par le chiffre « 7 », on trouve donc le septolet à la place d’un
temps indifféremment binaire ou ternaire.
La figure de note choisie pour exprimer la division du quintolet (donc la note qui
représente le 1/7 du septolet), est celle qui vaut soit le 1/8 de sa durée totale, si celle-
ci est une figure binaire, soit le 1/6 de sa durée, si celle-ci est une figure ternaire.
Au sein d’un septolet, la croche vaut le septième d’une ronde simple ou d’une blanche
pointée, la double croche vaut le septième d’une blanche simple ou d’une noire
pointée, la triple croche vaut le septième d’une noire simple ou d’une croche pointée,
etc.
On peut résumer que le septolet signifie sept au lieu de huit pour un temps binaire et
sept au lieu de six pour un temps ternaire.
Valeur entière Divisions naturelles Division en septolet
3 6
2 4 8
3 6
2
4 8
3 6
2 4 8
etc. etc. etc.
Chapitre II : La Gamme et les Intervalles
A)- La Gamme
Une gamme est une succession de sept (07) notes de noms différents plus une 8ème
qui est la répétition de la première à l’octave supérieure. La première note donne son
nom à la gamme. On attribut un degré à chaque note en fonction de la place qu’elle
occupe.
- Les différents types de gammes
La gamme majeure : C’est une gamme dont les demi-tons diatoniques doivent
toujours être placés entre le troisième (3ème) et le quatrième (4ème) degré puis, entre
le septième (7ème) et le huitième (8ème) degré.
DO – RE – MI – FA – SOL – LA – SI – DO
La Gamme mineure : C’est une gamme dont les trois demi-tons sont situés entre le
2ème et 3ème degré, entre le 5ème et le 6ème degré et entre le 7ème et le 8ème degré : LA
– SI – DO – RE – MI – FA – SOL# – LA. Ajoutons que la septième note est toujours
augmentée d’un demi-ton chromatique.
Pour retrouver une tonalité majeure, nous proposons deux méthodes. La première qui
semble facile et ne nécessite pas beaucoup d’effort de méninge et la seconde qui se
veut beaucoup plus technique :
Première méthode :
Armure en dièses :
Rappel : ordre des dièses = FA DO SOL RE LA MI SI
Le dernier dièse placé à la clé est la note sensible (7ème degré de la gamme). La règle
consiste à Prendre le dernier dièse et monter d’un demi-ton diatonique pour trouver la
tonique (1er degré de la gamme).
Armure: FA, DO, SOL ; le Sol# est la note sensible + ½ ton = La ; Donc, tonalité de
La majeur.
Armure en bémols :
Rappel : ordre des bémols = SI MI LA RE SOL DO FA
La règle consiste à se focaliser sur l’avant dernier bémol posé à l’armure qui devient
est la tonique.
Armure: SI, MI, LA, RE ; Le Lab est l’avant dernier bémol ; Donc, tonalité de La bémol
majeur.
Deuxième méthode :
Cette méthode consiste à appliquer dans chaque intervalle, l’écart de ton qui existe
dans une gamme majeure diatonique. Mais il faut reconnaître que cette méthode se
vérifie beaucoup plus dans l’armure des dièses. Elle se décompose selon le tableau ci-
après :
Ordre des dièses : FA – DO – SOL – RE – LA – MI – SI
Ton : 1 1 ½ 1 1 1 ½
DO – RE – MI – FA – SOL – LA – SI – DO
RE – MI – FA# – SOL – LA – SI – DO# – RE
MI – FA# – SOL# – LA – SI – DO# – RE# – MI
FA – SOL – LA – SIb – DO – RE – MI – FA
SOL – LA – SI – DO – RE – MI – FA# – SOL
LA – SI – DO# – RE – MI – FA# – SOL# – LA
SI – DO# – RE# – MI – FA# – SOL# – LA# – SI
Ainsi, on constatera que pour la tonalité de Re, on comptera deux dièses dans la ligne :
à savoir le Fa et le Do, tout comme pour le Mi on comptera quatre dièses, le FA, DO,
SOL et RE. En prenant les derniers dièses, la note qui suit automatiquement est la
tonalité de la gamme majeure. Si le dernier dièse est le Do, nous sommes en gamme
de Re ; si le dernier dièse est le Re, nous sommes en gamme de Mi.
B)- La Tonalité
La tonalité est l’ensemble des lois qui régissent la constitution des gammes, tout
simplement, c’est l’utilisation des notes d’une gamme pour composer une mélodie.
1. Diatonique
On nomme gamme diatonique une succession de sons, disposés par mouvement
conjoint et selon les lois de la tonalité. Les sept notes se succédant ainsi Do, Ré, Mi,
Fa, Sol, La, Si et auxquelles on ajoute un huitième son, forment une gamme
diatonique.
Chaque note d’une gamme prend aussi le nom de degré. Les degrés ou notes d’une
gamme ne sont pas également espacés entre eux. Entre les uns, La distance est plus
grande et se nomme un ton. Entre les autres la distance est plus petite et se nomme
demi-ton.
2. Division du ton
A)- Le ton et le demi-ton
1°- Le Ton
Le Ton est la plus grande distance qui puisse exister entre deux notes conjointes,
exemple : DO – RE. Dans la gamme diatonique envisagée ci-dessus, et qui s'appelle
aussi la gamme majeure :
Le ton est placé entre :
- Le 1er degré et le 2ème degré : (DO – RE)
- Le 2ème degré et le 3ème degré : (RE – MI)
- Le 4ème degré et le 5ème degré : (FA – SOL)
- Le 5ème degré et le 6ème degré : (SOL – LA)
- Le 6ème degré et le 7ème degré : (LA – SI)
Un ton peut se diviser en deux demi-tons. Entre deux notes séparées par un ton, soit
Do – Ré, on peut faire entendre un son intermédiaire. De la note Do à ce son
intermédiaire, il y a un demi-ton.
De ce son intermédiaire de la note Do à la note Ré, il y a un autre demi-ton. Ce son
intermédiaire peut s'obtenir, soit en élevant le son de la note inférieure par un dièse,
(#, Le dièse élève d'un demi-ton le son de la note devant laquelle il est placé), soit en
abaissant le son de la note supérieure par un bémol, (b, Le bémol abaisse d’un demi-
ton le son de la note devant laquelle il est place).
Le son intermédiaire peut toujours se placer entre deux sons séparés par un ton, par
conséquent, un ton peut toujours être divisé en deux demi-tons.
2°- Le Demi-ton
Par contre, le demi-ton est la plus petite distance entre deux notes conjointes, il existe
deux demi-tons naturels (MI – FA et SI – DO).
Les demi-tons naturels sont placés entre :
- Le 3ème et le 4ème degré : (MI – FA)
- Le 7ème et le 8ème degré : (SI – DO)
Un demi-ton est toujours constitué d’un demi-ton chromatique et un demi-ton
diatonique.
On donne le nom de demi-ton diatonique à celui qui se place entre deux notes de
noms différents (soit d’un degré à un autre). Le demi-ton diatonique est la plus petite
différence entre deux notes naturelles dans le système musical occidental, il
correspond à l’écart des notes naturelles : MI – FA et SI – DO (les noms sont
différents).
Par contre, Le demi-ton chromatique est celui qui se place entre deux notes de
même nom, mais dont l’une est altérée (soit d’un degré au même degré altéré). Le
demi-ton chromatique est l’intervalle qu’il faut ajouter à un demi-ton diatonique pour
obtenir un intervalle d’un ton : LA – LA# (les noms sont identiques).
3. L’Enharmonie
L'enharmonie est le rapport, l'espèce de synonymie qui existe entre deux notes de
noms différents, mais affectées toutes deux au même son. Do# et Ré b, Mi et Fa b
forment donc une enharmonie.
Les notes formant l'enharmonie se nomment notes enharmoniques Do# et Ré b sont
par conséquent enharmoniques l'une de l'autre : Do# étant note enharmonique de Ré
b, et ré b étant note enharmonique de Do#.
B)- Les Intervalles
L’intervalle est le nom donné à la distance entre deux notes. On mesure un intervalle
par le nombre de degré qu’il contient, y compris le son grave et le son aigu. Le nombre
de degrés est exprimé par le nom de l’intervalle.
1. Ascendant et descendant
L‘intervalle peut être ascendant ou descendant. Il est ascendant lorsqu’on le mesure
du grave à l’aigu, (Lorsque la première note nommée est le son grave).
Un intervalle doit toujours être considéré comme ascendant à moins que le contraire
ne soit spécifié. Si l'intervalle était descendant, au lieu de compter le nombre des
degrés contenus dans cet intervalle en partant du son grave, il faudrait au contraire,
compter les degrés en partant du son aigu.
On parle d’unisson quand le même son produit par plusieurs voix ou instruments, par
conséquent, l’unisson n’est pas un intervalle. En matière d’harmonisation, il est
conseillé l’unisson des voix dans une ligne harmonique pour éviter le croisement de
voix (faute harmonique grave à évite).
2. Qualification des intervalles
La qualification permet de différencier deux intervalles ayant le même nom, mais deux
compositions différentes (La composition étant le nombre de ton et de demi-ton qu’il
y a dans un intervalle). Il y a trois sortes principales de qualifications : Majeure,
Mineure, ou Justes.
Les intervalles sont dits justes quand ils découlent d'une division (ou d'une
multiplication) par un nombre entier de la fréquence de la tonique. Quarte, quinte et
octave sont des intervalles justes. Dans une gamme majeure, les intervalles qui ne
sont pas justes sont…majeurs.
En augmentant d'un demi-ton les intervalles justes et majeurs, on obtient des
intervalles augmentés. En diminuant d'un demi-ton les intervalles justes et majeurs,
on obtient des intervalles diminués et les intervalles deviennent alors mineurs.
La quarte, la quinte et l’octave sont toujours justes. La seconde et la tierce mineures
ont un demi-ton, la sixte et la septième majeure aussi.
Tableau récapitulatif des intervalles majeurs, mineurs ou justes
(Mineure)
½ ton diatonique
(Augmenté)
(Diminuée) 1 ton + ½ ton
La seconde n’est chromatique
Seconde
(Majeure) autre que
1 ton l’enharmonie
(Mineure)
1 ton + ½ ton diatonique
(Augmentée)
(Diminuée)
2 tons et ½ ton
2 ½ tons diatoniques
Tierce chromatique
(Majeure)
2 tons
(Diminuée)
(Juste) (Augmentée)
2 tons et 2 ½ tons
3 tons + ½ ton diatonique 4 tons
Quinte diatoniques
(Mineure)
3 tons + 2 ½ tons diatoniques
(Diminuée)
(Augmentée)
2 tons et 3 ½ tons
5 tons
Sixte diatoniques
(Majeure)
4 tons + ½ ton diatonique
(Mineure)
4 tons + 2 ½ tons diatoniques (Augmentée)
(Diminuée)
3 tons et 3 ½ tons La 7ème augmentée
diatoniques pourrait s’expliquer
Septième
(Majeure) théoriquement mais
5 tons + ½ ton diatonique n’est jamais utilisée
dans la pratique
(Diminuée) (Augmentée)
(Juste) 4 tons et 3 ½ tons 6 tons et ½ ton
5 tons + 2 ½ tons diatoniques diatoniques
Octave diatonique
3. Simples et redoublées
On nomme intervalle simple, tout intervalle n’excédant pas l’étendue d’une octave, par
conséquent :
La seconde
La tierce
La quarte
La quinte sont des intervalles simples
La sixte
La septième
Et l’octave
On nomme intervalle redoublé, tout intervalle excédant l’étendue d’une octave, par
conséquent :
La neuvième
La dixième sont des intervalles redoublés
La onzième, ect.
Un intervalle peut être redoublé à une ou plusieurs octaves de l’intervalle simple. Pour
trouver l’intervalle simple d’un intervalle redoublé, il faut retrancher 7 du nombre de
degrés contenus dans‘ cet intervalle, autant de fois que cela est nécessaire pour que
le reste ne soit pas supérieur au nombre 8. Ce reste exprime l’intervalle simple. Et
pour trouver le doublement d'un intervalle simple, il faut, au nombre de degrés
contenus dans cet intervalle, ajouter autant de fois 7 qu'on veut opérer de
redoublement.
Pour renverser un intervalle, il y i a lieu d’intervertir la position respective des deux
Sons qui le forment, de façon que le son grave de l'intervalle à renverser devienne le
son aigu du renversement. On opère le renversement d'un intervalle :
- Soit en transposant le son grave de cet intervalle à l'octave supérieure :
Nous allons étudier les lois de la tonalité et, par la suite, apprendre à former des
gammes dont chaque son de l'échelle musicale pourrait être le point de départ .
Examinons de nouveau la gamme diatonique que nous connaissons.
En faisant de l'ut, son générateur principal, la quinte juste d'un nouveau son
générateur qui est Fa, nous obtiendrons le nouvel accord parfait majeur qui suit :
On voit donc que la gamme est engendrée par les trois accords parfaits majeurs
suivants :
En écrivant par mouvement conjoints les sons fournis par ces trois accords et en
commençant par la note Do, nous obtenons la gamme diatonique dont nous avons
parlé.
Les notes formant une gamme diatonique se nomment notes diatoniques. Cette
gamme est engendrée par les trois sons générateurs Do-Fa-Sol. Ces trois sons
générateurs sont nommés, pour cette raison, notes tonales, et occupent les 1er, 4ème
et 5ème degrés de la gamme.
Pour compléter cette nouvelle gamme, il faut ajouter un tétracorde nouveau formé des
quatre degrés ascendants qui suivent immédiatement le tétracorde inférieur, soit, les
quatre notes : RÉ-MI-FA-SOL.
Ce nouveau tétracorde ne peut cependant être admis, puisqu'il n'est pas conforme au
premier, c'est-Mire que les notes qui le composent, aii lieu de se succéder dans cet
ordre,
1 ton - 1 ton - 1 demi-ton
se succèdent ainsi :
1 ton - 1 demi-ton - 1 ton
Le Fa est trop rapproché du Mi, puisqu'il en est séparé par un demi-ton, et non par Le
même Fa est trop éloigné du Sol, puisqu'il en est séparé par un ton, et non par un
demi-ton.
Or, ce Fa étant trop rapproché de la note inférieure et trop éloigné de la note
supérieure, il faut l'élever d'un demi-ton par le dièse et lui donner ainsi la position qu'il
doit occuper régulièrement dans le tétracorde, pour former une gamme régulière.
On voit par ce qui précède que, pour former une gamme nouvelle, il faut trouver un
son nouveau.
Dans l'exemple précédent, ce nouveau son est un Fa dièse, note sensible de cette
nouvelle gamme. Sol, qui était dominante de la gamme d'ut, devient tonique de cette
nouvelle gamme qui, pour cette raison, se nomme gamme de sol. Ré, cinquième degré,
est la dominante.
Les notes tonales (génératrices des sons composant la gamme), occupant le 1er degré,
le 4ème et le 5ème sont : Sol, 1er degré, Do 4ème degré et Ré, 5ème degré.
Le même fait se reproduira toujours, quand nous transformerons le tétracorde
supérieur dune gamme en tétracorde inférieur d'une autre gamme. Chaque gamme
nouvelle contiendra un son nouveau qui sera la 7ème note de la gamme élevée d'un
demi-ton chromatique, pour prendre rang de note sensible.
D)- La Chromatique
1. La gamme enharmonique et son utilité
L'enharmonie est le rapport, l'espèce de synonymie qui existe entre deux notes de
noms différents, mais affectées toutes deux au même son (Do# et Réb, Mi et Fab
forment donc une enharmonie.
Les notes formant l'enharmonie se nomment notes enharmoniques (Do # et Réb) sont
par conséquent enharmoniques l'une de l'autre : Do# étant la note enharmonique de
Réb, et vice versa.
Dans la musique grecque, le «genre enharmonique» désignait une division irrégulière
du tétracorde (voir chromatique, diatonique). Cette division irrégulière utilisait ce que
nous appellerions, de nos jours, des quarts de ton.
Actuellement, et depuis l’apparition de la polyphonie occidentale, l’enharmonie désigne
des enchaînements, soit mélodiques, soit harmoniques, entre des notes dont la
hauteur se trouve être presque la même (tout à fait la même sur le clavier des
instruments accordés au tempérament égal), mais dont la fonction musicale et surtout
harmonique peut être différente. Par exemple, sur le piano, do dièse (Do#) et ré
bémol (Réb) sont représentés par la même note.
Mais Do dièse peut évoquer la tonalité de Ré majeur, en même temps que Ré bémol
peut évoquer celle de La bémol majeur.
2. La modulation
La modulation est l'action par laquelle on passe d'une tonalité à une autre. Il est
extrêmement rare qu’une pièce de musique classique garde la même tonalité du début
à la fin. En général, elle a une tonalité principale, souvent annoncée dans son titre
(symphonie en ut mineur) tout en adoptant des tonalités autres, on dit alors qu'elle
module. Elle peut moduler de façon passagère, sur quelques mesures ou beaucoup
plus longtemps, et dans un ton voisin, sa gamme relative par exemple, ou plus lointain.
Historiquement, la musique classique a beaucoup évolué dans sa façon de traiter la
modulation: on passe d'une extrême timidité aux 15ème – 16ème siècle, où les
modulations sont longuement préparées pour ne pas "brutaliser" l'auditeur, à l'audace
la plus extrême d'un Wagner avec sa modulation perpétuelle! De fait, l'art de la
modulation varie beaucoup d’un compositeur à l’autre et constitue souvent un des
signes majeurs de sa personnalité.
Je veux moduler de DO vers LA : je vais vers le RE, accord de seconde en DO, qui est
de 4ème degré (sous-dominante) dans la tonalité de LA.
Deux façons de moduler :
➢ Modulation directe (ou immédiate, subite, "brutale") avec un seul accord pivot.
Pour moduler brutalement du DO vers le LA, on fera DO – SOL – LA.
➢ Modulation préparée Modulation préparée avec plusieurs accords pivots : DO – FA
– SOL – Mi (majeur 7ème) – LA.
3. La transposition
Transposer, c’est exécuter ou transcrire un morceau de musique dans un autre ton
que celui dans lequel il est écrit. On change de ton mais pas de mode. On ne peut pas
transposer une tonalité majeure, vers une tonalité mineure ou l’inverse.
Transposer, c’est exécuter ou transcrire un morceau de musique dans un autre ton
que celui dans lequel il est écrit. La transposition a pour but de placer dans une tonalité
qui convient à une voix ou à un instrument un morceau écrit trop haut ou trop bas
pour cette voix ou pour cet instrument.
Ainsi, un air écrit pour une voix de Soprano doit être abaissé pour être chanté par une
voix de Contralto ; écrit pour une voix de Basse, il doit être élevé pour être chanté par
une voix de Ténor.
Il y a deux moyens de transposer :
➢ En changeant la position des notes sur la portée. (Employé pour la transposition
en écrivant).
Cette transposition est la plus facile. Il suffit, pour l’opérer, de copier chaque note du
morceau à l’intervalle auquel on veut transposer, soit au-dessus, soit au-dessous. Il
faut préalablement placer à la clé l’armure du ton dans lequel on transpose ; puis, en
écrivant, on devra parfois modifier quelques altérations accidentelles. Ces
modifications n’offriront pas de difficulté, puisqu’on aura le temps de la réflexion.
➢ En changeant de Clé (en lisant)
Cette transposition, qui exige l’habitude de lire avec toutes les clés, est plus. Pour
l’opérer, il faut :
1°)- Trouver la clé dont l’emploi permet de lire dans le ton voulu ;
2°)- Supposer à la clé l’armure du ton dans lequel on transpose ;
3°)- Connaître d‘avance les notes devant lesquelles, par suite du changement
d’armure, les altérations accidentelles devront être modifiées ;
En ce qui concerne la clé à employer, pour trouver la clé au moyen de laquelle on lira
dans le ton voulu, il faut chercher celle qui donnera à la note, tonique du morceau
écrit, le nom de la tonique du morceau transposé.
Par exemple, Pour transposer un fragment, écrit en DO une tierce au-dessous, c’est-
à-dire en LA, il faut choisir la clé qui donnera au DO, tonique de ce fragment, le nom
de LA, tonique du ton dans lequel on transpose.
La Transposition est un exercice consistant à copier ou à exécuter un morceau dans
un autre ton que celui où il est écrit, proposé ou encore, si le morceau n’a pas de
tonalité propre, à en changer la hauteur absolue en haussant ou baissant toutes les
notes d’un même intervalle, ce qui n’en modifie pas la signification en hauteur relative.
La transposition peut être écrite ou à vue. Elle se pratique soit d’instinct, soit par divers
procédés mécaniques. Les deux principaux sont la transposition par intervalles,
consistant à hausser ou baisser chaque note d’un même intervalle déterminé, et la
transposition par les clefs, consistant à lire ou copier le modèle dans une autre clef
que celle qu’il comporte. Ce dernier procédé est généralement préconisé par les
méthodes scolaires, mais il suppose en cours de route des modifications d’altérations
qui en certains cas peuvent devenir complexes, et de ce fait il requiert un certain
entraînement.
Exemple : Do majeur
Chapitre IV : La Mesure
En regardant une partition de musique, on remarque qu'elle est divisée en plusieurs
parties par des lignes verticales. Ces parties s'appellent «mesures» et sont délimitées
par des «barres de mesures».
Une double barre de mesure, l'une mince, l'autre épaisse, indique la fin d'un morceau :
A)- La Barre de mesure
Une mesure est l’espace compris entre deux barres verticales. L’ensemble de son
contenu forme la mesure. La somme de toutes les durées doit-être égale pour toutes
les mesures d’un même morceau. Elles ont donc la même durée. La fin d’un morceau
s’indique par une double barre (une fine et une épaisse).
A l'intérieur d'un morceau, on peut également utiliser une double barre de mesure :
- (Pour changer l'armure)
La Ronde
La Blanche
La Noire
La Croche
3. Mesure composée
Dans les mesures composées, le chiffre inférieur (dénominateur de la fraction) sert
à indiquer la figure de note qui correspond à 1/3 de temps. Le chiffre inférieur indique
donc l’unité de tiers de temps.
Le chiffre supérieur (numérateur de la fraction) sert à indiquer le nombre de tiers
de temps contenus dans la mesure.
La blanche vaut le tiers de la valeur de la noire pointée et elle est représentée par la
chiffre 2 ; La noire vaut le tiers de la valeur de la blanche pointée et elle est représentée
par la chiffre 4 ; La croche vaut le tiers de la valeur de la noire pointée et elle est
représentée par la chiffre 8 et La double-croche vaut le tiers de la valeur de la croche
pointée et elle est représentée par la chiffre 16.
Unité de Mesures à Mesures à Mesures à
temps 2 temps 3 temps 4 temps
La Ronde
pointée
La Blanche
pointée
La Noire
pointée
La Croche
pointée
C)- Le Rythme
Le rythme est une des principales richesses de la musique moderne, et la recherche
de rythmes neufs et originaux est une grande préoccupation pour le compositeur. Ses
combinaisons peuvent être variées à l'infini, et les partitions des maîtres abondent en
admirables exemples.
Parmi les formes rythmiques, nous en citerons deux forts importantes et qui ont été
dénommées, ce sont : la syncope et le contre-temps.
1. La Syncope et le Contre-temps
La Syncope est un son qui commence sur un temps faible ou sur la partie faible d’un
temps et qui se prolonge sur un temps fort ou sur la partie forte du temps suivant.
Lorsque les deux parties de la syncope n'ont pas la même durée, on la nomme Syncope
irrégulière, La syncope doit toujours être articulée fortement; elle est donc en réalité
le déplacement du temps fort ou de la partie forte du temps.
Le contretemps par contre est un son qui commence sur un temps faible ou la partie
faible d’un temps, mais qui ne se prolonge pas sur le temps fort ou la partie forte du
temps suivant. Ce temps fort ou cette partie forte est alors occupé par un silence.
Lorsqu'il y a deux temps faibles contre un temps fort, ou deux parties faibles de temps
contre une partie forte, le contre-temps est irrégulier. Le contre-temps est une forme
rythmique très employée, surtout dans les accompagnements.
Syncope Contre-temps
2. Le Mouvement
En musique, on utilise les termes Mouvement ou Tempo pour désigner la vitesse
générale d’exécution d’un morceau. Sans cette vitesse, les durées resteraient des
rapports abstraits. La façon d’indiquer le tempo d’un morceau de musique a varié au
cours des siècles. Jusqu’au 17ème siècle, le tempo n’est pas explicitement indiqué sur
les partitions. Cependant, certains indices permettent parfois de déduire celui-ci : choix
de telle ou telle unité de temps, articulation du texte chanté, titre d’une danse, etc.
Au 18ème siècle, le compositeur prend l’habitude d’indiquer le tempo par des termes
italiens adéquats, placés au début du morceau au-dessus de la portée, dont la valeur
reste toutefois très relative.
A partir de l’invention du métronome au début du 19ème siècle, le compositeur est enfin
en mesure de noter très précisément le tempo désiré pour chaque morceau.
TERME ABREVIATION SIGNIFICATION
Largo Large, Lent
Larghetto Un peu moins lent que Largo
Lento Lent
Adagio Un peu moins lent que Lento
Andante Andte Modéré (Allant)
Andantino Andino Un peu moins lent que Andante
Moderato Modto Modéré
Allegretto Allto Un peu moins vif qu’Allegretto
Allegro Allo Gai, vif, allègre
Vivace Vif
Presto Rapide
Prestissimo Prestmo Extrêmement vite
Ritenuto Rit. Retenir
Rallentando Rall. Ralentir
Accelerando Acc. Accélérer
On peut, à ces termes, en ajouter d’autres qui les modifient ou qui concernent plus
particulièrement le caractère ou l’expression du morceau. Voici les principaux :
Affetuoso Affectueux Scherzando En badinant
Agitato Agité Sostenuto Soutenu
Cantabile Chantant Tempo giusto Mouvement juste
Con anima Avec âme Vivo Vif
Con brio Avec vivacité Vivacissimo Très vif
Con espressione Avec expression Poco Peu
Con fuoco Avec feu Poco à poco Peu à peu
Con moto Avec mouvement Un poco più Un peu plus
Con spirito Avec esprit Molto più Beaucoup plus
Grave Grave, lent Non molto Pas beaucoup
Grazioso Gracieux Non tanto Pas autant
Maestoso Majestueux Non troppo Pas trop
Mosso Animé Assai Beaucoup
Risoluto Résolu Molto Beaucoup
Quasi Presque
Rien ici ne permet cependant de désigner un mouvement avec exactitude. Pour
interpréter fidèlement une œuvre, l’exécutant devrait pénétrer en quelque sorte la
pensée de l’auteur… Si le métronome peut palier à ce manque de précision dans le
domaine de la vitesse, il ne peut rien sur le plan dynamique ni sur le plan de
l’expression.
3. Le Métronome
Le Métronome est un appareil breveté par Maelzel en 1816, et capable d’émettre des
pulsations irrégulières à une vitesse donnée. La vitesse se règle par l’utilisateur de 40
à 208. On dispose, grâce à cet appareil, d’une indication fiable de tempo, ainsi que
d’une aide à l’apprentissage du rythme.
Le son produit par un Métronome s’appelle battement (plutôt pour les métronomes
mécaniques) ou un clic (plutôt pour les métronomes électriques).
Pour utiliser le métronome, il faut en premier décider d’une valeur rythmique pour les
battements ou les clics. Par exemple, on peut décider que les clics correspondront à
des noires. Ensuite, il faut régler le métronome sur la bonne vitesse, en sachant que
les chiffres correspondent au nombre de battement par minute.
Par exemple, le régler sur 60 signifie qu’il y aura soixante battements par minute, et
donc qu’une noire vaudra une seconde. Le régler à 120 signifie qu’il y aura cent vingt
noires par minute et donc, une noire vaudra une demi-seconde. Plus le chiffre est
élevé, plus le tempo est rapide, inversement, plus le chiffre est bas, plus le tempo est
lent.
4. Le point d’orgue
Le point d’orgue est un signe conventionnel, qui, placé au-dessus ou au dessous d’une
note ou d’un silence, en augmente la durée autant que peut le souhaiter l’exécutant.
Le point d’orgue est de durée indéterminée.
Lorsqu’il est placé au-dessus ou au-dessous d’un silence, on l’appelle aussi point
d’arrêt. Dans certains cas, le repos sur un point d’orgue est pour l’exécutant l’occasion
de déployer son habileté dans des traits qu’il introduit pendant la suspension de la
mesure. Un semblable trait, qui s’écrit en petites notes, se nomme également point
d’orgue ; on l’appelle aussi cadence.
5. Battre la mesure
Battre la mesure, c'est marquer, par des signes de la main, l'ordre et la durée de
chaque temps. Dans toutes les mesures, le 1er temps (temps frappé) se bat en bas ;
et le dernier temps (temps levé) se bat en haut. On bat les différentes mesures de la
manière suivante :
MESURE A 2 TEMPS MESURE A 3 TEMPS MESURE A 4 TEMPS
Le 1er temps ……….en bas Le 1er temps ………..…en bas
Le 1er temps ………en bas
Le 2ème temps ……..à gauche
Le 2ème temps ……à droite
Le 3ème temps ………à droite
Le 2ème temps ….en haut Le 3ème temps ……en haut Le 4ème temps ……. en haut
2 3 4
2 2 3
1 1 1
➢ Nuances
➢ Caractères