FAC MOD Cours
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INTRODUCTION
Ces modèles de moins en moins utilisés de nos jours pour les études de terrain
sont cependant parfois encore utilisé à des fins pédagogiques.
1
Dans le descriptif ci-dessous, les mots en rouge indiqueront les organes hydrauliques, ceux
en bleu leurs homologues électriques.
Si nous suivons le sens de l’eau nous partons d’une pompe G (générateur, alternateur,
turbine, dynamo, pile, batterie, panneau solaire, éolienne).
Cette pompe refoule dans une conduite, l’eau se trouve alors stoppée par une vanne
hydraulique T (transistor). Pour que l’eau poursuive son chemin il faudra ouvrir le robinet b
(base), d’un circuit annexe, pour que l’eau pousse le piston qui ouvrira la vanne et permette
l’écoulement du fluide dans le circuit principal entre e et c (émetteur et collecteur).
L’eau traverse ensuite un clapet D (diode), qui permet son écoulement dans un unique sens
et évite ainsi son retour.
Elle rencontre ensuite un petit réservoir C (condensateur), qui permet un stockage limité.
Enfin elle arrive dans un grand réservoir de stockage B (batterie ou accumulateur), qui
permet une grande réserve.
L’eau de par sa hauteur s’écoule ensuite par gravité, la hauteur entre le niveau supérieur de
l’eau et l'axe de la turbine, appelée Hauteur Elévation Totale en hydraulique est l’équivalent
en électricité à la Différence De Potentiel (d.d.p.), U (Tension).
Le débit I (Intensité), transitant dans ce tuyau ne pourra avoir lieu que si la vanne In
(interrupteur) est ouverte. Il sera proportionnel à la consommation de la turbine Re.
Mais avec l’arrivée des ordinateurs les analogies électriques pour l’étude des
aquifères ont cédé la place aux modèles mathématiques numériques.
Les solutions analytiques sont des procédures logiques qui donnent une solution
exacte.
Les solutions analytiques ne résolvent que les problèmes qui se posent dans des
conditions idéales (milieu homogène, par exemple) et pour des formes géométriques
2
classiques (aquifères, réservoirs de pétrole, nuage etc. de forme rectangulaire,
parallélépipédique, prismatique, pyramidale, sphérique, conique, ellipsoïdal, etc.). La nature
n’offre pas des aquifères, des réservoirs de pétrole, des gisements, de nuages, des lacs etc.
présentant des conditions idéales et des formes géométriques classiques. Les objets étudiés
en science et en ingénierie sont très souvent hétérogènes et même anisotropes et leurs
formes géométriques sont quelconques. Pour trouver des solutions à ces objets, il faut
recourir aux méthodes numériques.
Les solutions numériques sont des procédures d’essai et d’erreur qui sont plus
longues et donnent des solutions approximatives selon la précision voulue par l’opérateur.
Les solutions numériques résolvent par approximations, les problèmes dans les
conditions non idéales (milieu hétérogène, par exemple) et de forme géométrique
quelconque ou même variable au cours de temps. Elles ne trouvent des solutions qu’au
niveau des points choisis par l’opérateur appelés nœuds. Comme l’approche de la solution
exacte s’améliore quand le nombre de nœud augmente et quand le nombre d’essais et
erreurs s’accroît, seul le calcul automatique par ordinateur peut résoudre les problèmes qui
nécessitent des solutions numériques.
Très souvent les équations à résoudre par les méthodes numériques sont des
équations différentielles.
3
1. EQUATION GENERALE DES ECOULEMENTS PERMANTS
Figure 1.1.1. Parallélépipède imaginé dans un aquifère homogène et isotrope en écoulement permanent
(V x+
∂V x
∂x ) (
dx dydz + V y +
∂V y
∂y )
dy dxdz + V z + (
∂V z
∂z
dz dxdy )
On peut donc poser que
∂V x ∂V y ∂
V x dydz +V x dydz +V z dxdy=V x dydz+ V x dydz +V z dxdy+ dxdydz + dxdydz +
∂x ∂y
Donc
∂Vx ∂V y ∂V z
dxdydz + dxdydz+ dxdydz =0
∂x ∂y ∂z
Ou
∂ V x ∂ V y ∂V z
+ + =0 ………………………………………………………………..(1.1.1)
∂x ∂ y ∂z
4
¿ V =0………………………………………………………………………………………..(1.1.2)
∂φ
V x =−K ………………………………………………………(1.2.1)
∂x
∂φ
V y =−K ………………………………………………………(1.2.2)
∂y
∂φ
V z=−K ………………………………………………………(1.2.3)
∂z
∂
∂x (
−K
∂φ
+
∂
∂x ∂ y) (
−K
∂φ
+
∂
∂ y ∂z
−K
∂φ
∂z) (
=0 )
Après multiplication par -1 et division par K, nous obtenons :
2 2 2
∂ φ ∂φ ∂ φ
2
+ 2 + 2 =∆ φ=0……………………………………………………………(1.3.1)
∂x ∂ y ∂z
Lorsqu’on connait les valeurs de la fonction sur la limite, on dit que les conditions
en question sont de Dirichlet.
5
Lorsque ce sont les dérivées de la fonction qui sont connues sur la limite, on
parle des conditions de Neumann.
∂φ
=0 (Condition de Neumann)
∂n
n étant un direction perpendiculaire à la limité imperméable
b) Sur une surface filtrante, c’est-à-dire, surface de contact de la nappe aquifère avec
une étendue d’eau libre (un lac, un cours d’eau, l’eau dans un puits etc.)
En effet, la surface piézométrique étant une surface de courant, il est donc imperméable
6
∂φ
V x =K x …………………………………………………………….1.3.2
∂x
∂φ
V y =K y …………………………………………………………….1.3.3
∂y
∂φ
V z=−K z …………………………………………….……………….1.3.4
∂z
∂ V x ∂ V y ∂V z
+ + =0…………………………………………………………….1.1.1
∂x ∂ y ∂z
2 2 2
∂ φ ∂ φ ∂φ
Kx 2
+ K y 2 + K z 2 =0…………………………………………………………….1.3.5
∂x ∂y ∂z
x ' =x
√ K
Kx
…………………………………………………………….1.3.6
y'= y
√ K
Ky
…………………………………………………………….1.3.7
z ' =z
√
K
Kz
……………………………………………..……………….1.3.8
2 2 2
∂ φ ∂ φ ∂ φ
2
+ 2
+ 2
=Δ φ=0…………………………………………………………….1.3.9
∂ x' ∂ y ' ∂z '
Une fois le champ du potentiel hydraulique déterminé dans le milieu isotrope fictif à l’aide
de la solution mathématique de l’équation de Laplace en milieu isotrope fictif, on le replace
en milieu anisotrope réelle des coordonnées x, y et z, en faisant les transformations inverses.
Ainsi on
x=x '
√ Kx
K
…………………………………………………………….1.3.10
y= y '
√ Ky
K
…………………………………………………………….1.3.11
z=z '
√Kz
K
……………………………………………….…………….1.3.12
En ces qui concerne les caractéristiques de l’écoulement obtenues dans le milieu isotrope
fictif on les convertit en caractéristiques hydrauliques de l’aquifère réel anisotrope de la
façon suivante :
u=u'
√ Kx
K
…………………………………………………………….1.3.13
v=v '
√ Ky
K
…………………………………………………………….1.3.14
w=w '
√ Kz
K
…………………………………………………………….1.3.15
Q=Q '
√ KxK yKz
K
3
…………………………………………………………….1.3.16
8
De façon rigoureuse la loi de Darcy aura, en régime transitoire,
l’expression suivante :
∂V
V +α =−K gradφ..............................................(2.1.1)
∂t
La seule différence est que cette équation permet de déterminer le champ du potentiel
hydraulique à un instant donné grâce aux conditions aux limites qui existent au bord de
l’aquifère à cet instant-là. Si les conditions aux limites de l’aquifère arrivent à changer à
l’instant d’après, le champ du potentiel hydraulique est recalculé à l’aide des nouvelles
conditions aux limites. Ainsi, dans un écoulement transitoire, le champ du potentiel
hydraulique change à chaque instant du fait de changement continu des conditions aux
limites de l’aquifère dans le temps.
9
Les conditions aux limites dont il est question sont les mêmes que
celle que nous avons vues au point (1.3.2.) Sauf qu’ici la position de la surface piézométrique
n’est connue qu’à l’instant initial. Pour connaitre la position de cette surface à l’instant
d’après, il faudrait déterminer la vitesse de monter ou de descente de cette surface en
chacun de ses points en un instant donnée.
∂h
dh= dt ....................................................................................(2.2.1)
∂t
∂h
Avec la vitesse instantanée de la remontée de la surface libre de
∂t
la nappe aquifère au point considérée de cette surface.
10
Du fait du principe de continuité, le volume d’eau qui est entré dans la nappe par la surface
élémentaire dS pour relever la surface libre pendant le temps dt est égal au volume qui a
rempli les vides efficaces du terrain aquifère pendant ce temps :
V n dSdt=εdSdn .....................................................................................(2.2.2)
Donc
V n dt=εdn ..............................................................................(2.2.3)
Or
∂h
dn= dtcos( α )..................................................................................(2.2.4)
∂t
Par ailleurs
Donc
∂h
V x sin ( α ) +V z cos ( α ) =ε cos (α )............................................................(2.2.6)
∂t
Ou
∂h
V x tg ( α ) +V z=ε ....................................................................................(2.2.7)
∂t
Or
−∂ h ∂φ ∂φ
tg ( α ) = ; V x =−K ; V z =−K
∂x ∂x ∂z
= −(
∂h K ∂φ ∂h ∂φ
∂t ε ∂x ∂x ∂z )
.................................................................................(2.2.8)
(
∂h K ∂φ ∂h ∂h ∂φ ∂φ
= + −
∂t ε ∂x ∂x ∂ y ∂ y ∂z )
.............................................................................(2.2.9)
Où
11
K est la conductivité hydraulique de l’aquifère homogène et isotrope
ε est le coefficient d’emmagasinement (porosité efficace) de l’aquifère
φ est le potentiel hydraulique au point de la surface piézométrique où on voudrait
connaître la vitesse de la remontée ou de la descente de la surface piézométrique
h e st la hauteur en ce point de la surface piézométrique.
∂φ
Etant donné qu’à la surface piézométrique φ = h, cependant qui est le gradient
∂x
∂h
hydraulique à la surface libre n’est plus égal à
qui est la pente de la surface libre. Les
∂x
deux ne sont les mêmes que si l’écoulement est horizontal, c’est-à-dire, si les surfaces
équipotentielles sont verticales.
2.2.2.Equation générale des écoulements dans une nappe phréatique peu épaisse
∂φ ∂h ∂φ ∂h
= et = .
∂x ∂x ∂ y ∂y
Et
Or
[ ] [ ]
h 2 h 2 2 2 2
∂φ ∂ φ ∂ φ ∂φ ∂ h ∂h
=∫ 2 dz =−∫ 2
+ 2 dz=−h 2
+ 2 ..........................................(2.2.10)
∂z 0 ∂z 0 ∂x ∂y ∂x ∂ y
∂h K ∂
= h
∂h
+( ) ( )
∂
h
∂t ε ∂x ∂x ∂ y ∂h
∂h
......................................................................(2.2.11)
12
Comme l’épaisseur de la nappe aquifère et très faible par rapport à l’étendue de celle-ci,
nous pouvons considérer h comme l’épaisseur constante, H, de la nappe et récrire l’équation
ci-dessus :
( )
2 2
∂ h KH ∂ h ∂ h
= + ......................................................................................(2.2.12)
∂t ε ∂ x2 ∂ y 2
Ou
( )
2 2
∂h T ∂ h ∂ h
= + .........................................................................................(2.2.13)
∂ t ε ∂ x2 ∂ y2
Ou
∂h T
= ∆ h................................................................(2.2.14)
∂t ε
∂ φ Ke T
= ∆ φ= ∆ φ ...................................................................(2.3.1)
∂t S S
Avec
13
T =eK est la transimissivité de l’aquifère.
3. EQUATIONS DIFFERENTIELLES
3.1. DEFINITION
Une EDP a souvent de très nombreuses solutions, les conditions étant moins
strictes que dans le cas d'une équation différentielle ordinaire à une seule variable ; les
problèmes comportent souvent des conditions aux limites qui restreignent l'ensemble des
solutions. Alors que les ensembles de solutions d'une équation différentielle ordinaire
présentent plusieurs paramètres correspondant aux conditions supplémentaires, dans le cas
des EDP, les conditions aux limites se présentent plutôt sous la forme de fonction ;
intuitivement cela signifie que l'ensemble des solutions est beaucoup plus grand, ce qui est
vrai dans la quasi-totalité des problèmes.
Les EDP sont omniprésentes dans les sciences puisqu'elles apparaissent aussi
bien en dynamique des structures ou en mécanique des fluides que dans les théories de la
gravitation, de l'électromagnétisme (équations de Maxwell), ou des mathématiques
financières (équation de Black-Scholes). Elles sont primordiales dans des domaines tels que
la simulation aéronautique, la synthèse d'images, ou la prévision météorologique. Enfin, les
équations les plus importantes de la relativité générale et de la mécanique quantique sont
également des EDP.
Les équations différentielles sont classées suivant plusieurs critères que nous
allons examiner.
14
ou de pétrole et la fonction inconnue recherchée est la pression du réservoir de
pétrole ou le potentiel hydraulique d’un aquifère, si l’écoulement est permanent et
dans une roche réservoir isotrope, les deux fonctions ne dépendront que de la
distance au puit (r), si l’écoulement est transitoire, en un point, ces deux fonctions
ne dépendront que du temps.
Figure 3.2.1. Milieu isotrope, la fonction inconnue dépendant d’une seule variable indépendante, r
Figure 3.2.2. Milieu anisotrope ; la fonction recherchée dépendant de deux variables indépendantes : la
distance, r et l’angle, a.
15
L’ordre d’une équation différentielle est celui de la dérivée la plus élevée qu’elle
contient. Des exemples :
∂u ∂u
−b =0..................................................................(3.2.1)
∂x ∂y
Cette EDP est d’ordre 2 :
2
∂ u ∂u
2
− =0..................................................................(3.2.2)
∂x ∂ y
3 4
∂ u ∂ u
3
− 4 =0 ..................................................................(3.2.3)
∂x ∂ y
}
∂u ∂ v ∂u
+ =
∂x ∂ y ∂ z
2 2 2
∂w ∂ w ∂ w ∂ w
u= + = ..................................................................(3.2.4)
∂x ∂ x2 ∂ y2 ∂ x ∂ z
∂w
v=
∂y
16
3.2.4. Classification selon la grandeur B2−4 AC
2 2
∂ u 1 ∂u
Par exemple, l’équation d’onde en une dimension : 2 − 2 2 =0
∂ x c ∂t
−1
A = 1 ; B = 0 et C= 2
c
2 4∗1∗−1 4
D’où : 0 − 2
= 2 >0
c c
2
∂u ∂ u
Par exemple, l’équation de la chaleur : =
∂ t ∂ x2
A = 1 ; B = 0 et C=0
D’où : 02 −4∗1∗−0=0−0=0
Elle s’applique aux petites vibrations transversales d’une corde tendue, flexible,
du type corde de la guitare ou du violon, initialement tendue le long de l’axe des x et mise en
mouvement. La fonction y(x,t) représente le déplacement d’un point x quelconque de la
τ
corde à l’instant, t. La constante, a 2, a pour valeur, , où τ est la tension, constante, de la
ρ
corde et ρ , la masse (constante, par unité de longueur de la corde. On suppose qu’il n’y a pas
de force extérieure à la corde et que celle-ci ne vibre que par élasticité.
17
Cette équation peut être facilement généralisée à un ordre de dimensions plus
élevées comme le cas d’une membrane ou d’une peau de tambour à deux dimensions, par
exemple. A deux dimensions elle prend alors la forme suivante :
( )
2 2 2
∂ z 2 ∂ z ∂ z
2
=a 2
+ 2 ..................................................................(3.3.2)
∂t ∂x ∂ y
( )
2 2 2
∂u ∂ u ∂u ∂u
=ΚΔu=Κ 2
+ 2 + 2 ..................................................................(3.3.4)
∂t ∂x ∂ y ∂z
Ici, u est la température en un point (x,y,z) d’un solide à l’instant, t. La constante, Κ , appelée
C
constante de diffusion, et est égale à ; β et ρ sont respectivement la chaleur spécifique et
βρ
la masse volumique supposées constantes du solide.
2 2 2
∂ u ∂ u ∂u
2
+ 2 + 2 =0 ..................................................................(3.3.5)
∂ x ∂ y ∂z
uniquement suite aux conditions aux limites de celui-ci. Dans le cas des aquifères et des
réservoirs de pétrole u est respectivement le potentiel hydraulique ( φ ) ou la pression du
réservoir (p).
2 2
∂u 2∂ u
2
=c 2 ..................................................................(3.3.6)
∂t ∂x
Où
18
ρ ; masse volumique de la poutre
2 4
∂ y 2∂ y
4 ..................................................................(3.3.7)
2
=b
∂t ∂x
Où
En revanche, la méthode des éléments finis utilise des polynômes continus par
morceaux pour interpoler entre les points nodaux. Bien que les points ou les nœuds jouent
un rôle dans la théorie des éléments finis, l'accent est mis davantage sur les fonctions
d'interpolation. Nous introduirons les éléments de base de la méthode des éléments finis au
chapitre cinq.
19
4.1.1. Espace monodimensionnel
u ( x r ) ≡u ( rh ) ≡u r..............................................................................(4.1.1)
Avec
r =0 ,1 , 2 , …
h: un réel positif inférieur à 1
Pour résoudre numériquement les EDPs les dérivées sont remplacées par des
différences finies en tronquant la série de Taylor avec une erreur de troncature que
l’opérateur choisit.
Par exemple, on peut exprimer la dérivée première par les différences finies
comme suit à partir de séries de Taylor indiquées pour le développement de u(x) à droite
(équation (4.1.2)) et à gauche (équation (4.1.3)) :
2 2 3 3
∂u h ∂ u h ∂ u
u ( x r +h )=u ( x r ) +h + + + ¿.............................................................(4.1.2)
∂ x 2! ∂ x 2 3 ! ∂ x 3
2 2 3 3
∂u h ∂ u h ∂ u
u ( x r−h )=u ( x r )−h + − +¿............................................................(4.1.3)
∂ x 2! ∂ x 2 3 ! ∂ x 3
20
On tire la dérivée première à partir de l’équation (4.1.2) :
∂ u u ( x r +h ) −u ( x r ) h ∂ u h ∂ u
2 2 3
= − − −… ..............................................................(4.1.4)
∂x h 2! ∂ x 2 3! ∂ x3
Comme h est petit (h < 1) on peut tronquer l’équation (4.1.4) et écrire l’approximation
suivante :
∂ u u ( x r +h ) −u ( x r ) ou ∂ u ur +1−ur ....................................................(4.1.5)
= =
∂x h ∂x h
∂ u u ( x r )−u ( x r −h ) h ∂ u h ∂ u
2 2 3
= + − −¿ ..............................................................(4.1.6)
∂x h 2! ∂ x 2 3! ∂ x3
∂ u ur +1−ur −1
= ...........................................................(4.1.8)
∂x 2h
2 2
h h
Avec le premier terme de la troncature qui est de = et nous écrivons que l’erreur de la
3! 6
2 2
troncature est d’ordre h , ou O(h ).
∂ u ur +1−2 ur +ur −1
2
2
= 2 ...........................................................(4.1.9)
∂x h
2 2
2h h
Avec le premier terme de la troncature qui est de = et nous écrivons que l’erreur de
4 ! 12
2 2
la troncature est d’ordre h , ou O(h ).
Nous pouvons continuer les opérations et générer plusieurs autres approximations mais les
opérations deviennent de plus en plus fastidieuses et longues. Nous résumons, dans le
21
tableau (4.1.1), ci-dessous, les approximations des dérivées des équations
monodimensionnelles.
∂ u ur +1−ur
= O(h) ................................................................(4.1.10)
∂x h
∂ u ur −ur−1
= O(h) .................................................................(4.1.11)
∂x h
∂ u ur +1−ur −1
= O(h2) ................................................................(4.1.12)
∂x 2h
∂ u −ur +2 +4 u r+ 1−3 ur
= O(h2) .....................................................(4.1.13)
∂x 2h
2
= 2 O(h) ...........................................................(4.1.15)
∂x h
2
= 2 O(h4) .............................................(4.1.16)
∂x 12 h
3
= 2 O(h2) ............................................................(4.1.17)
∂x 2h
4
= 4 O(h2) .............................................(4.1.18)
∂x h
Tableau 4.1.1. Les approximations les plus utilisées en différences finies dans un espace monodimensionnel
22
Figure 4.1.2. Variation de la fonction, u, dans un espace bidimensionnel et tridimensionnel
∂ u ur +1−ur
= O(h) ......................................................................(4.1.19)
∂x h
∂ ur , s u r+1 , s−u r , s
= O(h) ................................................................(4.1.20)
∂x h
Et l’équation (1.4.10) :
∂ ur , s u r , s−ur −1 , s
= O(h) .................................................................(4.1.21)
∂x h
∂ u ur +1−2 ur +ur −1
2
2
= 2 O(h) ...........................................................(4.1.15)
∂x h
est
2
∂ ur, s ur +1 , s−2 ur , s +ur −1 , s
2
= 2
...........................................................(4.1.22)
∂x h
23
Considérons maintenant que u varie dans les deux directions x et y en même temps. Dans ce
cas, nous examinerons l’approximation en différence finie de la dérivée suivante :
[ ]
2
∂u ∂ ∂u
= .............................................................................(4.1.24)
∂ x∂ y ∂x ∂ y
∂ u ur +1−ur −1
= + O(h2) ................................................................(4.1.12)
∂x 2h
[
1 ∂u r+ 1, s ∂ ur−1 , s
]
2
∂u
+O ( h ) ...........................................(4.1.25)
2
= −
∂ x ∂ y 2h ∂ y ∂y
Dans la même analogie, les dérivées de u par rapport à y peuvent s’écrire en différence finie
comme :
[ ]
3 3
1 ur +1 ,s +1−ur +1 ,s −1 k ∂ u r+1 , s ur−1 , s+1−u r−1 , s−1 k 2 ∂ ur−1 , s
2 2
∂u
+ … +O ( h )......
2
= + 3
+ …− − 3
∂ x ∂ y 2h 2k 3! ∂ y 2k 3! ∂ y
..(4.1.26)
( )
4 3 3
∂ ur, s 1 ∂ ur +1 ,s ∂ ur−1 , s
+O ( h )..........................................(4.1.27)
2
= −
∂ x∂ y 3
2 h ∂ y3 ∂y 2
[
1 ur +1 ,s +1−ur −1 , s+1−u
]
2
∂u −ur −1, s −1
+O ( h ) +O ( k ) ......................(4.1.28)
2 2
= r −1, s +1
∂ x ∂ y 2h 2k
Les approximations les plus fréquemment utilisées en deux dimensions sont présentées ci-
dessous dans le tableau (4.1.2) :
24
∂ ur , s u r+1 , s−u r , s
= O(h)......................................................................(1.4.22)
∂x h
∂ ur , s u r , s−ur −1 , s
= O(h) ......................................................................(1.4.23)
∂x h
∂ u −ur +2 , s+ 4 ur +1 , s−3 ur ,s
= O(h2) .....................................................(1.4.24)
∂x 2h
2
= 2 O(h2) ...........................................................(1.4.26)
∂x h
2
= 2 O(h4) ..................................(1.4.27)
∂x 12 h
4
= 4 O(h2) .............................................(1.4.28)
∂x h
∂u
2
u r+ 1, s +1−ur +1 ,s−1 +6 ur ,s −ur−1 , s+1 +ur −1 ,s−1
= 4 O(h2) .................................(1.4.29)
∂ x∂ y h
Tableau 4.1.2. Les approximations les plus utilisées en différences finies dans un espace bidimensionnel.
25
4.2. CONCEPTS ADDITIONNELS
Pour un essai d’application des concepts vus dans les matières précédentes,
considérons l’équation différentielle parabolique, par exemple, l’équation de la chaleur
(3.3.4) :
( )
2 2 2
∂u ∂ u ∂u ∂u
=ΚΔu=Κ 2
+ 2 + 2 ..................................................................(3.3.4)
∂t ∂x ∂ y ∂z
( )
2 2
∂u ∂ u ∂u
=ΚΔu=Κ 2
+ 2 ..................................................................(4.2.1)
∂t ∂x ∂ y
2 2
∂ u ∂ u
2
+ 2 =f ( x , y )..................................................................(4.2.3)
∂x ∂y
Nous ignorons les conditions aux limites et nous nous concentrons uniquement
sur les approximations en différences finies de ces équations différentielles.
Considérant les approximations vues dans les tableaux (4.1.1) et (4.1.2) nous
pouvons l’écrire :
[ ]
2
∂u ∂ u r , s u r+1 , s−ur ,s ur ,s +1−2 ur , s +ur , s−1
+O ( h , k ) =0 .....................................(4.2.4)
2
− 2
= − 2
∂x ∂ y h k
26
Figure 4.2.1. Différents cas des nœuds des équations différentielles vues ci-dessus
ur +1 , s=
h
k
u
2 r ,s +1 ( h h
+ ur , s 1−2 2 + 2 u
k )
k r , s−1
h
Si nous posons, pour simplifier, 2
=ρ , nous pouvons écrire :
k
1
Dans le cas spécial où ρ= , l’équation (4.2.5) se simplifie :
2
27
L’équation (4.2.6) montre qu’à l’erreur de troncature près, la valeur de u r+1,s est la moyenne
de ur,s+1 et ur,s-1. Dans ce cas spécial, le schéma des nœuds de la figure (4.2.1 a) se présente
comme si le nœud r,s n’existait pas, figure (4.2.1 b) :
[ ]
2 2
∂ ur ,s ∂ ur ,s ur +1 , s−2 ur , s +ur −1 , s ur ,s +1−2 ur , s +ur ,s−1
+ O ( h + k )=0............(4.2.7)
2 2
2
+ 2
= 2
+ 2
∂x ∂y h k
1 1 2 ur , s ( h2 +k 2 )
2 ( r +1 , s
u +u r−1 , s ) + 2 ( r ,s +1
u +u r , s−1 )= 2 2
+O ( h2 +k 2 ).......................(4.2.8)
h k h k
Le diagramme des nœuds de l’équation (4.2.8) est présenté à la figure (4.2.1 c), ci-dessus.
2
ur +1 , s+ ur−1 , s+ ur , s+1 +ur ,s −1=4 ur ,s +O(h ) .............................................(4.2.9)
Considérons maintenant le cas général où les écartements des nœuds sont tous
différents comme dans la figure (4.2.1 d), ci-dessus. Nous voudrons établir une
approximation qui satisfait l’équation de Laplace. La procédure que nous adoptons est la
méthode des coefficients indéterminés dans lesquels nous choisissons le nœud pour lequel
nous voulons déterminer l’approximation par différences finies de l’équation de Laplace.
Ainsi, nous posons :
2 2
∂ u r , s ∂ ur , s i=4
2
+ 2
=∑ α i ui .......................................................(4.2.10)
∂x ∂y i=0
L’équation (4.2.10) peut être interprétée comme une combinaison linéaire pondérée de cinq
points discrets. Les pondérations α 0 , α 1 … . α 4 sont déterminées de façon explicite par le
développement des séries de Taylor. Ces développements sont :
28
2 2 3 3
∂ u x h1 ∂ u x h1 ∂ u x
u1=u 0+ h1 + + +…........................................(4.2.11)
∂ x 2! ∂ x 2 3 ! ∂ x 3
2 2 3 3
∂ u y h2 ∂ u y h2 ∂ u y
u2=u 0+ h2 + + +…........................................(4.2.12)
∂ y 2 ! ∂ y2 3 ! ∂ y3
2 2 3 3
∂ u x h3 ∂ u x h3 ∂ u x
u3=u 0 +h3 + + +….........................................(4.2.13)
∂ x 2! ∂ x 2 3 ! ∂ x 3
2 2 3 3
∂ u y h4 ∂ u y h4 ∂ u y
u 4=u0 +h 4 + + +… .........................................(4.2.14)
∂ y 2! ∂ y 2 3! ∂ y 3
Nous avons considéré que u1, u0 et u3 ont la même coordonnée y, seules leurs coordonnées x
varient et u2, u0 et u4 possèdent la même coordonnée x, seules leurs coordonnées y varient.
[ ∂2 u ∂ 2 u
2 ]
+ 2 =[ α 0 +α 1+ α 2 + α 3 +α 4 ] u0 + [ α 1 h1 −a3 h3 ]
∂x ∂ y o
∂u
∂x( ) 0
( ) ( )
2
∂u 1 2 ∂ u
+ [ α 2 h2−α 4 h4 ] + [ α 1 h1 +α 3 h3 ]
2
2
∂y 0 2 ∂x 0
( )
2 4
+1 2 ∂ u
2
[ α 2 h 2+ α 4 h 4 ]
2
2
∂ y 0 i=1
3
[ ]
+ ∑ O ( ai hi ) ......................................(4.2.15)
Pour que dans l’équation (4.2.15) le membre de droite soit égal au membre de gauche à
l’erreur de troncature O(h3), il faudrait que :
α 0 +α 1+ α 2 +α 3 +α 4=0 ,
α 1 h 1−a3 h3=0,
α 2 h 2−α 4 h4 =0,
2 2
α 1 h 1+ α 3 h3=2 et
2 2
α 2 h 2+ α 4 h 4=2 .
a o=−2
[ 1
+
1
h1 h3 h2 h4
;
]
2
a 1= ;
h1 ( h 1 + h3 )
2
α 2= ;
h2 ( h2 +h4 )
2
α 3= ;
h3 ( h1 +h3 )
29
2
α 4= ;
h 4 ( h2 +h 4 )
Lorsque ces valeurs de α sont substituées dans l’équation (4.2.10), on obtient les
approximations en différence finie recherchées. L’examen du dernier terme de l’équation
(4.2.15) révèle que, en général, l’erreur de troncature est O(h 3). L’approximation a une
erreur de troncature de O(h2 + k2) quand h2 = h4 = k et h1 = h3 =h. On obtient l’équation (4.2.9)
lorsque h1 = h2 = h3 = h4 = h.
Supposons maintenant que nous souhaitions utiliser les points ou nœuds illustrés
dans le diagramme discret de la figure (4.2.1). De plus, laissez tous les espacements égaux à
h. Puisque c'est une forme symétrique, nous pouvons écrire :
[ ∂2 u ∂ 2 u
+
∂ x2 ∂ y2 o ]
=α 0 u0 +α 1 [ u1 +u2 +u3 +u 4 ]..............................................(4.2.16)
Les coefficients α o et α 1 peuvent être déterminés au moyen des séries de Taylor suivantes :
[( ) ( ) ] [( ) ( ) ( ) ]
2 2 2 2
∂u ∂u h ∂ u ∂ u ∂u
ui=u o +h + + 2
+2 + +…...............(4.2.17)
∂x o ∂ y o 2! ∂x o ∂ x ∂ y o ∂ y2 o
Avec i = 1, 2, 3, 4
Sans présenter les détails des manipulations, nous affirmons que les équations suivantes
doivent être satisfaites :
α 0 +4 α 1=0 et 2 α 1 h2=1
Ainsi
−2 1
α 0= 2 et α 1= 2
h 2h
[ ]
2 2
∂u ∂ u 1
+ 2 = 2 [ u1 +u2 +u3 +u4 −4 u0 ] +O ( h )=0.................................(4.2.18)
2
2
∂ x ∂ y o 2h
Ceci est la représentation en différence finie pour l'équation de Laplace avec erreur
2
0(h ).
30
1
u +u2 +u3 +u 4−4 u0 ]=2 f 0 +O ( h )=¿ ...............................(4.2.19)
2[ 1
2
1
2 [ r +1 , s+1
+ur −1 , s+1 +u r−1 ,s−1 +ur +1 , s−1−4 u r , s ]=2 f 0 +O ( h ) =¿............(4.2.19)
2
u
h
Ce sont là les paramètres hydrauliques les plus recherchés dans la solution des problèmes
hydrauliques.
31
5.1. DETERMINATION DE LA POSITION DE LA PIEZOMTRIQUE
L’équation (2.2.9) de la surface libre que nous avons vue au sous-chapitre (2.2)
∂h
donne la vitesse instantanée, , de la montée ou de la descente de la surface
∂t
piézométrique, en chaque point de celle-ci d’un aquifère à surface libre :
(
∂h K ∂φ ∂h ∂h ∂φ ∂φ
= + −
∂t ε ∂x ∂x ∂ y ∂ y ∂z )
.............................................................................(2.2.9)
∂ u ur +1−ur −1
= O(h2) ................................................................(4.1.12)
∂x 2h
2∆t
=
ε (
hr +1−hr −1 K φr +1−φ r−1 hr +1−hr −1 φr +1−φr−1 hr +1−h r−1 φ r+ 1−φr −1
2∆ x 2∆ x
+
2∆ y 2∆ y
−
2∆ z )
......................(4.3.1)
Comme nous l’avons dit lors de l’établissement de cette équation, cette vitesse,
comme son nom l’indique, est une vitesse instantanée. Elle change à chaque instant en
fonction de la position de la surface libre et des conditions qui règnent aux limites de
l’aquifère à cet instant-là. C’est ce qu’indique d’ailleurs l’équation (2.2.9) et son écriture en
différence finie qui permet de la calculer.
Alors, pour connaître la position et la forme de la surface libre à une date future
donnée, on procède comme suit :
32
a) On écrit l’équation (2.2.9) en différences finies en remplaçant ses dérivées par des
approximations des tableaux (4.1.1) et (4.1.2) selon que l’étude se fait en une ou
deux dimensions.
b) Au temps initial to, on détermine la position et la forme de la surface libre à l’aide des
conditions aux limites régnant au bord de l’aquifère à cet instant.
c) On calcule en chaque point de la surface libre la vitesse instantanée de son
mouvement à l’aide de l’équation (2.2.9) écrite en différences finies.
d) On découpe en petits temps, dt, le temps compris entre l’instant initial et la date
future à laquelle on voudrait connaître la position et la forme de la surface libre.
e) On multiplie la vitesse instantanée de chaque point par dt, ce qui permet de trouver
la position et la forme de la surface libre au temps to +dt.
f) On détermine les conditions aux limites de l’aquifère en cet instant t o +dt pour
connaitre le potentiel hydraulique, φ , en chaque point de la surface libre en ce temps
to + dt.
g) A l’aide du champ du potentiel hydraulique, on calcule la nouvelle vitesse
instantanée en chaque point de la surface libre à cet instant t o +dt à l’aide de
l’équation (2.2.9) écrite en différences finies.
h) On calcule la vitesse moyenne par la moyenne arithmétique entre celle trouvée à la
litera c et celle trouvée à la g.
i) On multiplie la vitesse moyenne trouvée à la litera h par dt pour trouver la nouvelle
position de la surface libre au temps t + dt.
j) On détermine les nouvelles conditions aux limites de l’aquifère en cet instant t o +dt
pour connaitre le potentiel hydraulique, φ , en chaque point de la surface libre en ce
temps to + dt
k) A l’aide de ce nouveau champ du potentiel hydraulique, on calcul la nouvelle vitesse
instantanée en chaque point de la surface libre à cet instant t o +dt à l’aide de
l’équation (2.2.9) écrite en différences finies.
l) On calcule la nouvelle vitesse moyenne par la moyenne arithmétique entre celle
trouvée à la litera c et celle trouvée à la k.
m) On compare cette nouvelle moyenne trouvée à la litera l avec celle trouvée à la litera
h. Si les deux moyennes ne diffèrent pas beaucoup, on retient la vitesse moyenne
calculé à la litera l comme la vitesse de la variation de h.
n) On calcule la nouvelle position de la surface piézométrique et on détermine les
conditions aux limites de l’aquifère régnant à cette position de la surface
piézométrique et on recommence le calcul comme si on était à la litera b
o) Si la comparaison faite à la litera m montre que les deux vitesses diffèrent trop, on
recommence le calcul à partir de la litera k.
p) On procède ainsi jusqu’à ce qu’on arrive à la date choisie pour déterminer la position
et la forme de la surface libre.
33
5.1.2. Détermination de la position de la surface piézométrique d’un aquifère de faible
épaisseur à surface libre
Comme nous avons différents modèles des EDP paraboliques, nous avons
également un ensemble d'approximations de ces différents modèles des EDP. Ce sera donc
ces équations aux différences finies (EDF) que nous devons résoudre. Les EDF doivent être
bien posés elles-mêmes ainsi que cohérentes, convergentes et stables (voir les sections 4.4
et 4.5).
Pour obtenir ces représentations de différences finies, nous utilisons la notation
du chapitre 1, à savoir que pour un problème bidimensionnel u (x, y), les incréments en x
seront de longueur h et ceux en y seront de longueur k. S'il y a plus d'une variable spatiale,
nous utilisons l1, l2, l3... Les indices r et s (c'est-à-dire ur,s) dénotent des valeurs de u à des
valeurs incrémentales de x (r) et y (s), avec d'autres indices utilisé pour plus de directions
spatiales. Lorsque h et k sont des valeurs constantes, nous nous référons au maillage
bidimensionnel qui en résulte (voir figure 4.3.1) comme un maillage uniforme. C'est
évidemment la procédure la plus simple que nous puissions analyser. Maintenant, nous
avons l'habitude de chercher à calculer u aux points du maillage, u r,s, où se produisent les
intersections de maillage.
34
Figure 4.3.1. Choix du maillage et des nœuds de calcul.
Cela dépendant de conditions aux limites, cependant, il peut être avantageux
d'utiliser une grille centrée sur les blocs dans laquelle u est calculé au centre d'un bloc,
ur+1/2,s+1/2. Ce dernier cas est particulièrement utile lorsque le type d’écoulement et les
conditions aux limites sont spécifiées. Plus tard, nous étudierons également les
caractéristiques des maillages non uniformes dans lesquels h et k seront respectivement des
fonctions de r et s. Cela sera particulièrement utile lorsque les gradients sont très différents
dans diverses régions du domaine (x, y). En général, un maillage non uniforme dans la seule
direction x peut économiser du temps de calcul, surtout si la solution EDP est
fondamentalement amortie en fonction exponentielle de x. Dans ce cas, une augmentation
exponentielle de h au fur et à mesure que l'on avance dans l'espace x permet de conserver la
précision tout en minimisant le temps de calcul requis.
La forme linéaire générale d'une approximation par différence finie peut être
écrite sous forme matricielle comme suit :
Où
L'indice s a été supprimé avec les valeurs incorporées dans les vecteurs {u} r.
L'équation (4.3.2) dit que nous pouvons calculer {u} r+1 [au (r + l)ème niveau] en incorporant
les m niveaux de x en dessous. Bien sûr, [ A ] o ne peut pas être une matrice singulière. Dans la
plupart des cas, m = 1 ou m = 2, car des valeurs plus élevées de m nécessitent un temps de
calcul important. Si [ A ] o est une matrice diagonale, l’équation (4.3.3) est appelé une forme
de différence explicite. Dans tous les autres cas l’équation (4.3.3) est appelée une forme de
différence implicite. Les sections ultérieures de ce chapitre clarifient cette distinction et
montrent les différences de calcul.
35
ur +1= {u }r +h ( P1 {u }r+ 1+ P 0 { u }r ).................................................(4.3.4)
Il est important de réaliser que lorsque notre modèle EDP est linéaire,
l'approximation par différence finie du modèle résultant est également linéaire. Cependant,
Gerber et Miranker (1973) ont proposé qu'un schéma de différence non linéaire puisse avoir
des avantages. A chaque étape x, le calcul se poursuit en déterminant le meilleur schéma de
différence possible à utiliser à cette étape sous réserve d'un critère d'optimisation. Cette
approche a une grande précision tout en étant stable et convergente; il se pourrait fort bien
que cette procédure non classique soit d'une importance capitale à mesure que de nouveaux
développements se produiront.
Nous avons souligné que notre modèle EDP doit être bien posé pour diverses
données initiales, mais il s'ensuit également que l'approximation des différences finies doit
être bien posée. En général, une approximation des différences finies bien posée doit être
continue pour une classe plus large de perturbations de données initiales que l’EDP ; cela est
directement lié à la stabilité de l'approximation des différences finies dans laquelle toutes les
perturbations dans une solution calculée doivent être limitées. Lorsque les perturbations
dans les données initiales sont réduites (dans un certain sens, comme h, k -> 0), les
perturbations résultantes dans la solution calculée doivent devenir faibles, entraînant ainsi la
convergence de l'approximation des différences finies. Nous étudierons certaines de ces
fonctionnalités plus tard.
Nous avons montré à la section 2.1.2 que l'on peut utiliser des extensions de
séries de Taylor tronquées pour remplacer un EDP par une approximation aux différences
finies. Les termes tronqués conduisent à l'erreur de troncature locale, qui est utilisée, au
moins dans un sens local, pour fournir une mesure de la précision de l'approximation des
différences finies. Pour une EDP, il existe de nombreuses représentations de différences
finies possibles et nous pouvons penser que des schémas avec des erreurs de troncature
locales plus petites (c'est-à-dire un ordre supérieur en puissances de h, k, ...) doivent être
préférés.
Il arrive fréquemment, mais pas toujours, qu’un cas puisse présenter d'autres
caractéristiques, en plus de l'erreur de troncature, qui font qu'une approximation de
différence finie particulière soit un candidat préférable pour un calcul ou une simulation.
36
Dans cette section, nous prenons le modèle EDP parabolique sous la forme de l’équation
(4.3.2).
2
∂u ∂ u
= ………………………………………………………………………………………………………..(4.3.2)
∂ x ∂ y2
En supposant que u(x, y) de l’équation (4.3.2) soit continue et est suffisamment de dérivable,
il est simple de montrer par différenciation répétée (en supposant que l'ordre de
différenciation peut être interchangé), que nous pouvons écrire :
2 4 3 6 mx 2 my
∂ u ∂ u ∂ u ∂ u ∂ u ∂ u
2
= 4 , 3 = 6 , … mx = 2 my ……………………………………………………………(4.3.5)
∂x ∂ y ∂x ∂ y ∂x ∂y
2 2 3 3
∂u h ∂ u h ∂ u
ur +1 , s=ur ,s +h + + +…
∂ x 2! ∂ x 2 6 ! ∂ x 3
2 2
∂ u ( ρ k ) ∂2 u ( ρk ) ∂ 3 u
3
+… ………………………………………………(3.3.6)
2
ur +1 , s=ur ,s + ρ k + +
∂x 2! ∂ x 2 6 ! ∂ x 3
ou
2
ρ
ur +1 , s=ur ,s + ρB+ D+…
2!
Avec
2
2 ∂u 4 ∂ u
B=k , D=k
∂x ∂x
2
De la même manière, nous pouvons dériver tous les éléments suivants (nous supprimons les
indices r, s sur les côtés droit de l’équation) :
1 2 1 3 1 4 1 5
ur ±1 ,s =u ± ρB+ ρ D ± ρ F + ρ H ± ρ J +…………………………………..(4.3.7)
2 6 24 120
1 1 1 1
ur ,s +1+ ur , s−1=2 u+B+ D+ F+ H+ J +… …………………..(4.3.8)
12 360 20160 1814400
4 8 4 8
ur ,s +2+ ur , s−2=2 u+4 B+ D+ F+ H+ J + ……………………………..(4.3.9)
3 45 315 14175
ur ±1 ,s +1 +ur ± 1, s−1=2 u+(1± 2 ρ)B+
1
12 (± ρ+ ρ2 D+
1
) (±
360 12
1 1
ρ+ ρ2 F +
3
1
± ) (
20160 360
1 1 1 1
ρ+ ρ2 ± ρ3+ ρ4
24 6 12 )
………….(4.3.10)
37
2
∂u ∂ u
Incidemment, si l’équation (4.3.2) avait été écrite comme =α 2 avec α >0, les mêmes
∂x ∂y
résultats se seraient produits avec le seul changement que αh=ρ k .
2
Multiplions (4.3.8) par ρ et soustrayons le résultat de (4.3.7) (avec l'indice plus). Cela donne :
( )
1 1 1
ur +1 , s=( 1−2 ρ ) ur , s + ρ ( ur ,s +1+ ur , s−1 ) + ρ ρ− D+ ρ ρ2−
2 6 6
1
60 ( )
F +… …….(4.3.11)
Ainsi, si nous utilisons cette forme de différence finie, appelée forme explicite classique,
( ) ( )
2 4
1 1 1 2 hk ∂ u
ρ ρ− D= h − ……………………………………………………………………………………(4.3.13)
2 6 2 12 ∂ y 4
C'est essentiellement le résultat obtenu en (4.2.5) et on dit que (4.3.12) est 0(h 2 + hk2) ou 0(h
+ k2) ou dans une notation plus simple 0(1,2).
Le lecteur peut voir que la méthode explicite classique relie des points de maillage sur la
grille (r, s) qui a la forme :
Cette molécule de calcul montre clairement que ur +1 , s, la sphère ombrée, peut être calculée
à partir des trois points inférieursur ,s−1 ,u r , s et ur ,s +1. Nous suivons la convention d'attacher un
38
tel diagramme symbolique à côté de chaque nouvelle approximation aux différences finies
développée.
1
Notez que si nous choisissons le cas particulier où ρ= = dans (4.3.11), alors (4.3.12) tient
6
toujours mais l'erreur de troncature locale a une partie principale qui est
( )
6 6
1 2 1 1 1 3∂u 1 6 ∂ u
ρ ρ− F= F= h − hk
6 60 3240 6 ∂ y 6 360 ∂y
6
1
Ainsi, si ρ= , l'approximation explicite classique du modèle PDE parabolique est 0(h3 + hk4)
6
2 4
ou 0(h + k ) ou 0(2,4).
Tous ces résultats auraient pu être dérivés directement des extensions de séries de Taylor
autour de ur,s. Nous illustrons la procédure pour le cas ou (4.3.12) comme
[ ] [ ]
2 2 3 3 2 2 3 3
∂u h ∂ u h ∂ u ∂u k ∂ u k ∂ u
¿ u r , s+ h + 2
+ 3
+ … −( 1−2 ρ ) u r , s−ρ ur ,s +k + +
∂ x 2 ∂ x 6 ∂u ∂ y 6 ∂ y2 6 ∂ y3
[
−ρ ur ,s −k
∂u k 2 ∂2 u k 3 ∂3 u
+ −
∂ y 6 ∂ y2 6 ∂ y3
+…
]
En rassemblant les termes sur le côté droit, nous constatons que :
( )
2 2 4
∂u ∂ u 1 2 ∂ u 1 2 ∂ u
ur +1 , s−( 1−2 ρ ) ur , s− ρ ( u r , s+1 +ur ,s +1 )=h − 2 + h 2
− hk 4
+ ...
∂x ∂ y 2 ∂ x 12 ∂y
2 2 4
∂u ∂ u ∂ u ∂ u
Parce que − 2 =0, nous voyons que pour 2
= 4 , nous avons une erreur de
∂x ∂ y ∂x ∂ y
troncature locale identique à celui obtenu pour (4.3.12). Nous aurions pu aborder cela de la
manière suivante :
∂u ∂ u
2
ur +1 , s−ur ,s ur , s +1−2u r , s+ ur , s−1
− 2 =0 ≈ − 2 ………………………………………………………(4.3.14)
∂x ∂ y h k
avec la première approximation des différences finies à droite étant O(h) et la seconde 0(k 2).
Une simple manipulation du côté droit donne directement (4.3.12). Pour référence future,
nous pourrions utiliser la notation :
39
2
∂u ∂ u ur +1 , s−ur ,s ( δ 2 u )r , s
− =0 ≈ −
∂ x ∂ y2 h k2
( ) ( )
3
ρ ρ
3 ρ
2ρ −
D+ − F
6 3 180
En replaçant ρ , D et F comme ci-dessus, nous trouvons que l’approximation par différence
( )
3
3 2 h
finie de DuFort-Frankel possède une erreur de troncature locale de O h + h k + 2 ou
k
( ) ( )
2
2 h2 2 h
O h + k + 2 ou O 2 , 2 , . Notez que cela vaut pour le rapport et pour les habituels
k 2 k
termes indépendants h et k.
Sans le démontrer ici, nous disons que si nous avions utilisé le développement de Taylor
directement, nous aurions trouvé une forme équivalente de l’erreur de troncature.
40
2
∂u ∂ u ur +1 , s−ur −1 , s u r , s+1−( ur +1 ,s +ur −1 ,s ) +u r , s−1
− 2 =0= − 2
∂x ∂ y 2h k
( )
2
δ u
ce qui n'est pas directement évident. Ce qui a été fait, c'est de remplacer u r,s dans 2
k r,s
2
∂u
(une approximation de 2 ) par la moyenne arithmétique de (u r+1,s + ur-1,s). Alternativement,
∂y
2
∂u
on peut dériver l'approximation de DuFort-Frankel en remplaçant 2 par une
∂y
approximation précise du second ordre centrée en x et en y.
Donc
−
∂ x ∂ y2
=
2h
−
[ k2
−
h2 ( )]
∂ u ∂2 u u r+1 , s−ur −1 ,s ur ,s +1−2 ur , s +ur , s−1 u r+1 , s−2 ur ,s +ur −1 ,s h2
k2
………...……(4.3.17)
2
h
Sous cette forme, on voit plus facilement pourquoi l'erreur de troncature a un terme 2 .
k
2
Aussi, il faut noter que l'approximation DuFort-Frankel a une erreur plus petite (h ) que
1
l'approximation explicite classique avec ρ ≠ .
6
Une autre approximation explicite aux différences finies qui est plus précise que l'explicite
classique est due à Richardson et est appelée approximation saute-mouton. Il peut être écrit
comme suit :
ur +1 , s−ur −1 , s−2 ρ [ ur , s +1+u r , s−1 ] + 4 ρ ur ,s=0………………………………………………….(4.3.18)
41
et résulte d'une substitution de la forme :
2
∂u ∂ u ur +1 , s−ur −1 , s u r , s+1−2 r , s+u r , s−1
− 2 =0= − 2 …………………………………………….(4.3.19)
∂x ∂ y 2h k
L'équation (4.3.18) est 0(h2 + k2) ou 0(2,2). Nous ne développons pas l'erreur de troncature
locale explicite car, il est inconditionnellement instable et ne doit être utilisé dans aucun
calcul.
Dans cette section, nous analysons les concepts de cohérence et de convergence des
approximations aux différences finies et dans la section suivante celle de stabilité. Nous
supposons dans ce développement que le modèle PDE parabolique est bien posé.
En termes généraux, nous pouvons dire que la stabilité (de calcul) appelle la limitation de
toutes les perturbations dans une solution calculée. En d'autres termes, lorsque les
magnitudes des perturbations dans les données initiales sont rendues arbitrairement petites
comme h , k , … → 0 , les perturbations résultantes dans la solution calculée doivent
disparaître plutôt que croître. Dans un tel cas, les solutions calculées basées sur une
approximation de différence cohérente convergent vers la solution du modèle PDE
parabolique. Autrement dit, la stabilité et la cohérence impliquent une convergence telle
que définie par Lax. En d'autres termes, le succès de l'obtention d'une solution numérique
convergente basée sur une approximation particulière des différences finies réside dans la
cohérence de la forme des différences finies avec le modèle bien posé PDE et la stabilité de
la forme des différences finies. En conséquence, ces concepts sont d'une importance
majeure dans l'évaluation de la viabilité de toute approximation aux différences finies.
La cohérence a à voir avec l'assurance que, lorsque le maillage aux différences finies est
raffiné (c'est-à-dire lorsqueh , k , … → 0), les erreurs de troncature tendent vers zéro.
Alternativement, on peut dire que le modèle aux différences finies se rapproche du PDE
souhaité et non d'un autre PDE. À titre d'exemple, considérons la forme classique des
différences finies explicites. En utilisant (4.3.11), nous pouvons développer la relation
approximative
42
5.2.1.3.1. KL
5.2.1.3.2. KL
5.2.1.4. Jk
5.2.1.5. KL
Dans cette section, nous n’allons considérer que les écoulements permanents
monodimensionnels et bidimensionnels dans une nappe aquifère homogène et isotrope.
2
∂ φ
2
=Δ φ=0 .....................................................................(4.4.3)
∂x
43
Soit, φ , le potentiel au nœud r, le potentiel, φ r+1 , au nœud r+1,
suivant sur l’axe des x et séparé du noeudr par une distance, h, est donné par plusieurs
approximations telles que celles que nous avons présentées au tableau (4.1.1). L’une de ces
approximations, la plus simple d’entre elles dont l’erreur de troncature est :
∂ u ur +1−2 ur +ur −1
2
2
= 2 O(h) ...........................................................(4.1.15)
∂x h
∂ φ φr +1−2 φr + φr −1
2
2
= 2 ........................................................................(4.4.4)
∂x h
2
∂ φ
Comme 2
=0 (Voir équation (4.4.3)
∂x
Alors
φ r+1 −2 φr +φ r−1=0
Et
φ r+1 +φ r−1
φ r=
2
φ r est donc déterminé par la moyenne arithmétique des potentiels hydrauliques aux nœuds
voisins avec comme erreur, l’erreur de troncature qui est ici, d’ordre 1
44
Le potentiel hydraulique est connu à chaque nœud écrit en rouge qui sont sur la limite. On
voudrais déterminer les potentiels hydrauliques inconnus aux nœuds intérieurs (6, 7, 10 et
11). Or la série de Taylor donne pour chaque nœud, i, l’expression suivante pour son
potentiel hydraulique φ i :
2 3 4
1 ∂φ 1 ∂ φ 2 1 ∂ φ 3 1 ∂ φ 4
φ i+1=φ i+ h+ h+ h+ h +…
1! ∂x 2! ∂ x 2 3 ! ∂ x3 4 ! ∂ x4
2 3 4
1 ∂φ 1 ∂φ 2 1 ∂ φ 3 1 ∂ φ 4
φ i−1 =φi− h+ h− h+ h +…
1! ∂x 2! ∂ x 2 3 ! ∂ x3 4 ! ∂ x4
2 3 4
1 ∂φ 1 ∂ φ 2 1 ∂ φ 3 1 ∂ φ 4
φ j+ 1=φi + k+ k + k + k +…
1! ∂ y 2! ∂ y 2 3! ∂ y 3 4 ! ∂ y4
2 3 4
1 ∂φ 1 ∂ φ 2 1 ∂ φ 3 1 ∂ φ 4
φ j−1=φ i− k+ k− k + k +…
1! ∂ y 2! ∂ y 2 3 ! ∂ y3 4 ! ∂ y4
2 2 4 4
∂ φ 2 ∂ φ 2 1∂ φ 4 1∂ φ 4
φ i+1 +φi−1 +φ j+ 1+ φ j−1=4 φ i+ 2
h + 2k + h+ k +…
∂x ∂y 2 ∂ x4 2 ∂ y4
Si tous les termes dont l’ordre de la dérivée est égal ou supérieur à 4 sont négligés et si on
prend h = k, on aura
2 2 i
=
φ + 2+ 2
h h ∂x ∂ y
Or le laplacien du potentiel hydraulique d’un écoulement permanent est nul en chaque point
2 2
∂ φ ∂φ
de l’écoulement ( 2 + 2 =0) ; donc
∂x ∂ y
45
φi +1+ φi−1+ φ j+1 +φ j−1 4
2
= φ
2 i
h h
Ou
φi+1 + φi−1+ φ j +1 +φ j−1
φ i=
4
Comme pour l’écoulement monodimensionnel, le potentiel hydraulique en un nœud est la
moyenne arithmétique des potentiels aux nœuds voisins ; à l’erreur de troncature près.
On a vu que les potentiels hydrauliques inconnus des nœuds intérieurs peuvent s’écrire par
les équations suivantes :
46
φ5 φ7 φ 2 φ10
φ 6= + + +
4 4 4 4
φ6 φ8 φ 3 φ11
φ 7= + + +
4 4 4 4
φ9 φ 11 φ 6 φ14
φ 10= + + +
4 4 4 4
Ce qui peut encore s’écrire en mettant les valeurs connues au second membre des
équations :
Les potentiels hydrauliques inconnus peuvent s’écrire sous la forme d’une matrice colonne,
x:
[]
φ6
φ
x= 7
φ10
φ11
47
[ ]
φ2 + φ5
φ +φ
b= 3 8
φ9 +φ14
φ 12+ φ15
Les coefficients quant à eux, peuvent s’écrire sous la forme d’une matrice carrée, A
[ ]
4 −1 −1 0
−1 4 0 −1
A=
−1 0 4 −1
0 −1 −1 4
[ A ] { x }={ b }
La matrice colonne,{ x } , peut être trouvée par la multiplication de la matrice inverse,
[ A ]−1 , de la matrice [ A ] par la matrice colonne, { b } :
−1
{ x }= [ A ] { b }
L’inversion des matrices n’est facile que si l’équation a un nombre d’inconnu inférieur à 100,
or il arrive que les nœuds où le potentiel hydraulique à rechercher sont en nombre
dépassant plusieurs milliers, voire, plusieurs dizaines des milliers. Alors on a recours aux
méthodes indirectes.
48
b) Après ce premier tour l’ordinateur vérifie pour chaque nœud, i, si la valeur absolue
de la différence entre le potentiel hydraulique initial et le potentiel qu’il vient d’y
calculer est nulle.
f) Si cette différence n’est pas nulle à chacun des points du maillage, le calcul de
potentiel hydraulique et la vérification des valeurs absolues des différences des
potentiels hydrauliques reprennent.
49
6.1.3. Modélisation de l’équation de Poisson
L’équation d’écoulement qui règne à un tel nœud n’est plus celle de Laplace mais
plutôt celle de Poisson :
∆ φ=f (x , y , z)
Prenons un nœud situé au centre d’un cube formé par le bloc de son influence ;
c’est-à-dire le cube obtenu par des plans parallèles aux axes x, y et z et passant par des
milieux de segments joignant le nœud aux nœuds voisins. Nous avons démontré, au sous-
chapitre 4.2., qu’à l’absence du puits (injectant ou pompant de l’eau), le débit qui entre dans
un tel cube est égal au début qui en sort. De cette égalité et de l’hypothèse
d’incompressibilité de l’eau, nous sommes arrivés à la conclusion que la divergence du
vecteur vitesse de l’écoulement de l’eau et nulle. En remplaçant la vitesse par ses
composantes dans la loi de Darcy généralisée, nous avons établi l’équation de Laplace.
( V x+
∂V x
∂x ) (
dx dydz + V x +
∂V y
∂y )
dx dxdz+ V x + (
∂V z
∂z )
dx dxdy=Q
∂ V x ∂V y V z
V x dydz +V y dxdz +V z dxdy +( + + )dxdydz =Q
∂x ∂ y ∂ z
Ce qui revient à dire que le débit qui entre dans le cube d’influence du nœud est
égale au débit qui en sort par le pompage.
Q
V x +V y +V z = 2
h
50
Donc, d’après la loi de Darcy
∂φ ∂φ ∂φ Q
K +K +K =
∂x ∂y ∂ z h2
Ou
∂φ ∂φ ∂φ Q
+ + =
∂ x ∂ y ∂ z K h2
∂ φ φ(x , y , z )−φ(x−1 , y, z )
a) =
∂x h
∂ φ 4 φ(x+1 , y , z )−φ(x +2 , y , z) −3 φ(x , y , z)
b) =
∂x 2h
4 φ(x+1 , y , z )−φ(x+ 2, y , z)−3 φ(x , y , z) 4 φ( x, y+1 , z) −φ(x , y +2 , z)−3 φ( x, y , z) 4 φ(x , y ,z +1)−φ(x , y , z +2)−3 φ(x , y , z) Q
+ + =
2h 2h 2h K h2
Ou
2Q
−9 φ( x, y , z) +4 φ(x+1 , y , z)−φ( x+2 , y , z )+ 4 φ( x, y+1 , z) −φ(x , y+2 , z) + 4 φ(x , y , z +1)−φ(x , y , z+ 2)=
Kh
1 2Q
φ(x , y , z)= [4 φ( x+1 , y, z )−φ ( x+2 , y , z )+ 4 φ ( x, y+1 , z )−φ( x , y+2 , z )+ 4 φ( x , y ,z +1 )−φ( x , y , z +2) + ]
9 Kh
Ou
φ(x , y , z)−
1
9 [
4 φ( x+1 , y, z )−φ ( x+2 , y , z )+ 4 φ ( x, y+1 , z )−φ (x , y+2 , z )+ 4 φ (x , y , z+1 )−φ( x , y , z +2) +
]
2Q
Kh
=0
1 2Q
φ(x , y)= [4 φ( x+1 , y )−φ (x +2 , y )+ 4 φ (x , y+1)−φ( x , y +2) + ]
6 Kh
Ou
51
φ(x , y)−
1
6 [
4 φ( x+1 , y )−φ ( x+2 , y )+ 4 φ (x , y+1 )−φ( x , y +2) +
]2Q
Kh
=0
1 2Q
φ(x , y)= [4 φ ( x+1)−φ( x+2) + ]
3 Kh
Ou
φ(x , y)−
1
3[4 φ ( x+1)−φ( x+2 )+
2Q
Kh ]
=0
Si le calcul à chaque nœud tel qu’indiqué pour l’équation elliptique de Laplace donne zéro, le
calcul est terminé et l’ordinateur procède comme à la litera c) du sous-chapitre 16.3. En
pratique, comme au sous-chapitre 16.3. ; on se donne un degré de précision et l’on compare
les résultats à ce degré de précision.
7.1. INTRODUCTION
Ainsi, alors que dans la méthode des différences finies ce sont des dérivées de la
fonction recherchées qui sont remplacées par des approximations, dans la méthode des
éléments finis, c’est la fonction inconnue recherchée qui est remplacée par une fonction
d’interpolation arbitrairement choisie par l’opérateur à condition qu’elle soit dérivable sur
plusieurs ordre et qu’elle réponde aux conditions aux limites prévues pour la fonction
recherchée.
Bien que les schémas de différences finies puissent être présentés à l'aide des
séries de Taylor d'une manière assez simple, la théorie derrière la méthode des éléments
finis est relativement abstraite. Il sera nécessaire d'introduire des concepts issus de l'analyse
52
fonctionnelle et des méthodes variationnelles afin de formuler les équations algébriques
analogues aux formules aux différences finies. De plus, il faut surmonter le problème
conceptuel de l'assemblage des informations obtenues élément par élément en une
représentation globale d'un problème.
Il existe plusieurs voies qui mèneront à la même formulation par éléments finis.
Une approche conceptuellement simple, mais mathématiquement rigoureuse, peut être
formulée en utilisant la méthode des résidus pondérés. Bien que dans notre discussion sur
les techniques des éléments finis, nous considérerons principalement deux cas particuliers
de la méthode des résidus pondérés (MWR) - les méthodes de collocation et de Galerkin,
d'autres schémas découlant de MWR se trouvent dans la littérature technique. Une
discussion sur l'application du MWR en sciences de l'ingénieur peut être trouvée dans
Finlayson (1972).
j= N
u ( . ) ≈ û ( . )= ∑ U j ∅ j ( . ).................................................................(5.2.1)
j=1
En général, l'ensemble des fonctions ∅ j ( . ), j=1 ,2 , 3 , … , N , peuvent être définies à la fois sur
le domaine temporel et spatial et U j ( . ), j=1 ,2 , 3 , … , N sont des coefficients indéterminés.
N−1
L'équation (5.2.1) peut s'écrire û ( . )=U o ∅ o ( . ) + ∑ U j ∅ j ( . ) où ∅ j ( . ) satisfait les conditions aux
j=1
limites homogènes. Dans la méthode des éléments finis, les fonctions ∅ j ( . ) sont choisies
53
pour être des polynômes qui satisfont certaines des conditions aux limites imposées au
problème. Ces fonctions sont désignées de différentes manières comme des fonctions de
forme, des fonctions de base et des fonctions d'interpolation, selon la discipline dans
laquelle la méthode est appliquée.
Même lorsque les fonctions de base sont choisies pour satisfaire toutes les conditions aux
limites imposées à un problème, elles ne satisferont normalement pas non plus la PDE. La
substitution de û ( . ) dans la PDE, Lû−f =0, donne un résidu, R,
L'objectif est de sélectionner les coefficients Ul indéterminés de telle sorte que ce résidu soit
minimisé en un sens. Un schéma simple serait de mettre l'intégrale de R(.) à zéro :
∫∫ R ( . ) dVdt =0………………………………………………………………………………………(5.2.3)
Ce schéma, cependant, ne génère qu'une seule équation pour les N coefficients inconnus U j.
Il peut être convenablement modifié en introduisant les fonctions de pondération ∅ j ( . ),
j=1 ,2 , 3 , … , N .
La mise à zéro de l'intégrale de chaque résidu pondéré donne N équations indépendantes
Parmi la famille de méthodes MWR, les schémas de Galerkin et de collocation sont les plus
couramment rencontrés dans la pratique de l'ingénierie. Il est intéressant de noter comment
le support de ces fonctions change dans chaque méthode. Comme on pouvait s'y attendre,
l'effort de calcul requis dans la formulation des matrices de coefficients est lié au support de
la fonction. Examinons maintenant la forme spécifique de l'équation générale MWR (5.2.4)
qui se pose pour chaque schéma.
Comme nous venons de le dire au point 5.2., la méthode des résidus pondérés consiste à
approcher partiellement l’annulation du résidu d’une équation différentielle pour trouver
une solution discrète approximative. Illustrons le concept par l’exemple qui suit.
54
du
=−u …………………………………………………………………………………………………….(5.3.1)
dx
2
û=c o +c 1 x +c 2 x ……………………………………………………………………………..(5.3.2)
Cette solution approchée doit satisfaire les conditions aux limites donc c 0=1 et c 1 et c 2
restent des coefficients indéterminés. Afin de les déterminer nous devons émettre un critère
qui nous permettra d'ajuster ces coefficients à la vraie solution.
Considérons le résidu :
dû
R ( x )= + û………………………………………………………………………………………..(5.3.3)
dx
Nous devons donc essayer de rendre ce résidu nul par un moyen quelconque. Le choix de
cette fonction approchée doit satisfaire les conditions aux limites ou initiales. Comme nous
l’avons dit au point (5.2) examinons la méthode de collocation et celle de Galerkin.
Comme nous avons deux paramètres à rechercher, c 1 et c2, il faut alors écrire deux
équations, ce qui va nous donner un système de deux équations et deux inconnus. Pour cela,
1 2
imposons que le résidu s'annule en deux points de l'intervalle, soit à x= et à x= . Nous
3 3
écrivons alors :
c 1=−0,931
c 2=0,3103
55
7.3.2. Méthode de collocation par sous-domaines
Choisissons un autre critère : la moyenne du résidu sur deux sous intervalles (parce que nous
devons avoir un système d’équation à deux inconnus), constituant le
[ ] [ ]
1 1
domaine, ici, 0 ; et ;1 , doit s'annuler :
2 2
1
2
∫ Rdx= 12 + 58 c 1+ 24
7
c 2=0
0
∫ Rdx= 12 + 78 c 1+ 25 c =0
24 2
1
2
c 1=−0,9474
c 2=0,3158
Le principe consiste à considérer que les moyennes pondérées sur l'ensemble du domaine
s'annulent. Les pondérations sont choisies parmi les fonctions qui ont servi à construire la
solution approchée. Ici, il y a deux fonction, à savoir, x et x 2, ce qui servira à obtenir un
système d’équation à deux inconnus :
∫ xRdx= 12 + 56 c 1+ 11 c =0
12 2
0
∫ x 2 Rdx= 13 + 12
7 9
c 1+ c2 =0
20
0
La résolution de ce système donne :
c 1=−0,9143
c 2=0,2857
On considère que la moyenne sur l’intervalle du carré du résidu doit être minimum.
1 1
1 ∂ ∂R 3 7 9
∫
2 ∂ c1 0
R dx=∫ R
2
R c1
dx= + c 1+ c2 =0
2 3 4
0
56
1 1
1 ∂ ∂R 4 9 38
∫
2 ∂ c2 0
R dx=∫ R
2
R c2
dx= + c 1+ c 2=0
3 3 15
0
c 1=−0,9427
c 2=0,311
1
du=−dx
u
1
∫ u du=−dx
ln ( u ) =−x+ c
−x
u=C e
0
1=C e
D’où
C=1
−x
u=e
57
Figure 5.3.1. Comparaison des graphiques f(x) = u
58
1
∫ w1 Rdx=0
0
1
∫ w2 Rdx=0
0
w 1=δ x− ( 13 ) et w =δ ( x− 23 )
2
w 1=x et w 2=x 2
Fonctions dérivées du résidu par rapport aux coeffcicients pour les moindres carrés :
∂R ∂R
w 1= et w 2=
∂ c1 ∂ c2
Supposons que l'on veuille donner maintenant une signification physique aux coefficients
indéterminés.
2
u ( x )=c 1 +c 2 x +c 3 x
1
Nous voulons exprimer le fait qu'aux points 0 , et 1, nous aurons des valeurs discrètes de la
2
solution u , u et u .
1 2 3
u1=u ( 0 )=c 1 +c 2 0+ c 3 0
u2=u
1
2() 1
=c 1 +c 2 + c 3
2
1
4
59
u1=u ( 1 ) =c 1+ c2 1+c 3 1
Sous forme matricielle :
Donc
Avec
Et la dérivée première :
∂u
=(−3+ 4 x ) u1+ ( 4−8 x ) u 2+ (−1+ 4 x ) u3
∂x
Donc le résidu s’écrit :
60
R ( x )=(−2+ x +2 x 2) u1 + ( 4−4 x−4 x 2 ) u2+ (−1+3 x+ 2 x 2 ) u3
Appliquons une méthode de collocation par points en utilisant deux points du domaine, soit
1 2
et :
3 3
Enoncé du problème
Résoudre le problème suivant par une méthode de résidu pondéré de votre choix en
prenant une fonction approchée du second degré pour 0 < t < 5.
du
=1−u .
dt
Solution
du
R ( t )= −1+u=0.
dt
Soit une solution approchée qui satisfait les conditions aux limites :
2
u ( t )=a1 t+ a2 t
Alors
61
du
=a 1+2 a 2 t
dt
2
R ( t )=a1 +2 a2 t−1+a1 t+ a2 t
2
R ( t )=−1+(1+ t)a1+(2 t+ t )a 2
2 a1 +3 a2 =1
5 a1 +24 a2=1
Donc
a 1=0,6363
a 2=−0,0909
62