Rapport Jury Concours Centrale-Supélec 2015
Rapport Jury Concours Centrale-Supélec 2015
Filière
PC
2015
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Avant-propos iii
Épreuves écrites
Rédaction 11
Mathématiques 1 18
Mathématiques 2 23
Physique 1 26
Physique 2 33
Chimie 37
Informatique 40
Allemand 43
Anglais 47
Arabe 53
Chinois 55
Espagnol 57
Italien 59
Portugais 60
Russe 62
Épreuves orales
Mathématiques 1 20
Mathématiques 2 23
Physique 1 27
Physique 2 30
Chimie 34
Allemand 47
Anglais 49
Arabe 53
Chinois 55
Espagnol 57
Italien 59
Portugais 60
Russe 61
Mathématiques 2
Physique 5
Anglais 12
Le mot du Président 2
Physique 1 3
Physique 2 5
Anglais 7
Épreuves sportives 9
Avant-propos
Cette session 2015 était attendue et a retenu toute notre attention quant au comportement des
candidats qui ont obtenu leur baccalauréat en juin 2013. En effet, comme toute réforme dans
notre beau pays, celle du lycée a été vertement critiquée avant d’être analysée et appréhendée
en profondeur. Ces critiques ont servi à étayer les argumentaires les plus divers pour bloquer
toute évolution dans les modalités d’évaluation des candidats, tant pour l’admissibilité que pour
l’admission.
Le concours Centrale-Supélec a décidé de ne pas baisser ses exigences et ne peut que se féliciter de
cette décision car les prestations des candidats ont été comparables à celles de leurs prédécesseurs.
Les mêmes « lacunes » perdurent (thermodynamique, géométrie, difficultés calculatoires), nous
pouvons le regretter. En revanche, les candidats de la session 2015 ont fait montre de plus de
réactivité, d’esprit d’entreprise et d’aisance dans les échanges et les activités expérimentales. Ce
changement dans le comportement est certainement autant lié à l’évolution de la société qu’à la
réforme du lycée. Nous ne pouvons pas arrêter le temps qui passe avec ses évolutions et regarder
sans cesse « dans le rétroviseur ». Les jeunes évoluent certes, mais pour l’instant ils respectent les
critères du concours Centrale-Supélec. Nous sommes satisfaits et nous pouvons affirmer que cette
génération 2015 ne va pas décevoir les écoles qui vont les accueillir.
D’ailleurs avant d’être critique, il serait bien que nous fassions preuve d’un peu d’objectivité et
que nous reconnaissions que nous sommes de plus en plus exigeants. Le niveau scientifique n’a
pas baissé, celui en langue vivante a considérablement augmenté et, depuis la rentrée 2013, un
enseignement d’informatique est dispensé en CPGE.
Passées ces réflexions préliminaires, je peux affirmer que la session du concours Centrale-Supélec
s’est globalement bien déroulée. Si le nombre de candidats est en très légère diminution, le nombre
d’admissibles a encore augmenté. Nous avons atteint les limites de capacité pour l’accueil des
candidats pour la session d’admission. En revanche, je ne peux que regretter l’augmentation expo-
nentielle de demandes de vérifications de notes, notamment après la publication des résultats de
l’admissibilité. Si cette augmentation venait à se poursuivre, nous pourrions être amenés à nous
aligner sur la position retenue par d’autres concours, à savoir uniquement vérifier si le report de
notes a été correctement effectué.
Les évolutions apportées aux épreuves orales 1 de mathématiques et de physique, et à celles de
langues vivantes ont donné toute satisfaction. Elles seront reconduites en 2016. La session 2016 verra
d’autre part l’arrivée dans le concours des formations d’ingénieur de l’Université de Technologie
de Troyes
Normalement, si les travaux se poursuivent au rythme actuel, la session 2017 se déroulera dans
les nouveaux locaux sur le plateau de Moulon. Ce déménagement du concours nous incite à la
prudence dans les évolutions à mettre en œuvre. Pour 2016, le format des épreuves sera inchangé
par rapport à celui de 2015. Mais les réflexions continuent sur la mise en place d’une épreuve
interdisciplinaire qui est souhaitée par les écoles qui recrutent sur le concours Centrale-Supélec.
Pour conclure, je souhaite que ce rapport de jury soit utile aux futurs candidats et à leurs profes-
seurs.
Je tiens à remercier chaleureusement Jean-Philippe Rey, le secrétaire général du jury ainsi que
toutes les personnes qui participent à la logistique de ce concours, les inspecteurs généraux super-
viseurs des épreuves écrites et orales, les concepteurs des sujets, ainsi que les examinateurs et les
correcteurs.
Norbert Perrot
Président du jury
Avant-propos iii
Concours Centrale-Supélec 2015
Épreuves écrites
Filière PC
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Rédaction 11
Mathématiques 1 18
Mathématiques 2 23
Physique 1 26
Physique 2 33
Chimie 37
Informatique 40
Allemand 43
Anglais 47
Arabe 53
Chinois 55
Espagnol 57
Italien 59
Portugais 60
Russe 62
M moyenne
ET écart-type
Q1 premier quartile
Q2 médiane
Q3 troisième quartile
EI écart interquartile
Les histogrammes suivants donnent la répartition des notes des candidats présents. Chaque barre
verticale (sauf la première et la dernière), regroupe les copies ayant obtenu des notes dans un
intervalle d’un point. Ainsi la barre centrée sur 10 regroupe les notes ⩾ 9,5 et < 10,5. Les traits
continus (rouge) matérialisent les quartiles et le trait pointillé (bleu), la moyenne.
Mathématiques 1
477
453
388
327
301
282
228
189
122
112
81
53 54 53 49
39
18
5
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Mathématiques 2
372
365
360
342
283
271 271
186
143
121 117
98
68
60
42
30
25
11
1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Physique 1
384
354
340
335
318
304
231
203
186
158
88
79
66
53
38 34
26
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Physique 2
391
374
328
300 302
286
215
209
168
155
130
105
53 48 49
30 27
1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Chimie
407
341
327
317
309
273
234
207
158
133
94 93
87
76
43 43
25 21
8
1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Rédaction
447
428
376 375
246
233
192 187
158
113 112
83
70
61
31 29 34
12 17
1 3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Langue
375
364
353
286
273 276
227
220
182
144
110
98
92
60
38
31
22
9
2 1 4
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Allemand
31
18 18
16
15 15
13 13
10
7 7
5 5
4
2
1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Anglais
348
337
315
258 261
245
203
192
171
128
98
91
76
53
34
21 24
8
2 1 3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Arabe
7 7
6 6
3 3 3 3
2 2
1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Chinois
1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Espagnol
5 5 5 5 5
4 4
1 1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Italien
1 1 1 1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Russe
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Informatique
371
334 332
288
282
236
218
190
171
162
143
122
90
74
60
42
33
12
3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Rédaction
Présentation du sujet
Le sujet retenu pour les filières MP, PC, PSI, extrait de De la Démocratie en Amérique, d’Alexis de
Tocqueville, n’a soulevé aucune critique de la part du jury. Selon l’auteur, les mœurs pacifiques des
démocraties, contrairement aux régimes aristocratiques, déconsidèrent la carrière militaire. Seuls
des médiocres l’épousent alors, faute de mieux, toujours prêts à tourner leurs armes contre une
société qui les méprise. L’État est ainsi tenté d’apaiser l’agitation de son armée en la mettant en
guerre. Au risque de mécontenter les citoyens paisibles et de sacrifier la liberté, sans pour autant
contenter l’ambition jamais satisfaite de soldats aigris. On découvre, sertie dans cette démonstra-
tion, une formule aussi paradoxale que subtile, sur laquelle s’appuiera la dissertation : « Je ne veux
point médire de la guerre : la guerre agrandit presque toujours la pensée d’un peuple, et lui élève
le cœur ». Un tel énoncé offrait à la lecture des œuvres du programme un cadre original, incitant
à la réflexion et excluant toute récitation de cours.
Commentaires
Rédaction E–11
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
argumentatif, ou sous la forme éclatée de micro paragraphes (jusqu’à une quinzaine en 200 mots !),
dissolvant pareillement la construction logique.
→ Pas de résumé monobloc
→ Pas de micro paragraphes
Nous regrettons de constater que même des résumés honorables montrent des lacunes criantes dans
la maitrise du vocabulaire. On confond « pacifique » et « pacifiste », « peuple » et « population »,
« barbarie » et « barbarisme », « à l’instar de » et « au contraire de ». De tels faux-sens ou im-
propriétés conduisent très souvent au contresens pur et simple et nuisent toujours plus ou moins
gravement à la compréhension et à la restitution d’une pensée complexe.
→ Veiller à la précision lexicale
Sur la réflexion à analyser, beaucoup omettent de traiter le passage qui fait le sujet de dissertation
— ce qui trahit une méconnaissance du lien entre les deux parties de l’épreuve. Presque autant
ne restituent pas clairement les effets négatifs de la guerre sur la liberté. Très peu distinguent
l’ambition des chefs militaires de la dérive despotique d’un gouvernement civil en temps de guerre,
plus dangereuse encore selon Tocqueville. Certains omettent même de contextualiser et de situer
les faits dans une démocratie. Or, un bon résumé, comme l’ont illustré un nombre très significatif
d’excellents travaux, devait éviter ces écueils.
Propositions de résumé
Première proposition
Quand un peuple n’honore plus les armes, les militaires perdent leur prestige et se démora-
lisent même dans des conditions matérielles favorables. Dès lors, ils cherchent dans la guerre
ou la révolution un moyen d’obtenir un ascendant politique et de la considération. En ef-
fet, les armées démocratiques se composent de prolétaires intrépides alors que la majorité
citoyenne craint pour ses biens. En outre, ces soldats illettrés prennent les armes dans une
société pacifique donc très vulnérable.
Dès lors, la démocratie est exposée aux révolutions que la guerre permettrait d’éviter. En
soi, elle peut élever les esprits et les sentiments. Parfois, elle représente l’unique expédient
pour contrôler la passion égalitaire. Mais elle ne constitue qu’une solution provisoire car
elle inspire au peuple un désir de gloire toujours accru et aux princes guerriers l’ambition
de vaincre par la force armée. Donc, les démocraties la déclarent et la terminent difficile-
ment. En outre, elle crée des désordres puisqu’elle entrave la vie sociale et, surtout, une
guerre longue permet à l’État de renforcer et de centraliser son pouvoir. Donc elle devient
liberticide. Par ailleurs, si on multiplie les places pour satisfaire les ambitions des militaires,
on déclenche un processus sans fin. Renonçons donc à apaiser les esprits des soldats et
changeons le peuple plutôt que l’armée.
(219 mots)
Deuxième proposition
Contrairement aux régimes aristocratiques, les démocraties dévaluent la carrière militaire,
qui ne recrute donc plus les meilleurs. Le soldat, frustré de la reconnaissance qu’il estime due,
cherche une revanche dans l’exercice des armes, guerre ou révolution. La masse démocratique
des petits propriétaires paisibles a tout à craindre alors de ces techniciens de la violence qui
ne possèdent que leurs armes et ont tout à gagner aux situations troublées.
Rédaction E–12
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Perpétuellement exposés à cette menace, les États démocratiques peuvent encore préférer les
dangers d’une guerre extérieure qui, incitant au dépassement de soi, limiterait ces ambitions
mauvaises : mais c’est seulement différer le pire, ou se condamner au conflit perpétuel, tant
les vétérans vivent difficilement le retour à la paix.
La guerre est en outre plus dure à supporter pour les démocraties, qu’elle prive de leur
aisance ordinaire, et surtout de leurs droits individuels : un gouvernement de guerre, même
civil, est par essence liberticide.
On pourrait alors vouloir diluer les appétits en augmentant le recrutement : mais cette
solution, valable pour les aristocraties, ne l’est plus dès lors que l’ambition, au lieu de se
diviser, se multiplie et se nourrit d’elle-même. Les armées démocratiques sont remuantes, à
l’image de leur régime : ce n’est qu’à son échelle qu’on les guérira.
(217 mots)
Rédaction E–13
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Le sens des nuances manque tout à fait, conduisant parfois à traiter la pensée de Tocqueville comme
un vibrant — et scandaleux — éloge de la guerre. Tout le texte plaide contre cette interprétation,
mais certains oublient que l’épreuve forme un tout et que le résumé prépare et guide la dissertation.
→ Être attentif au lien de pensée entre le résumé et la dissertation
Le pire est atteint quand, au lieu de commencer par examiner la thèse de Tocqueville, on choi-
sit d’emblée de la réfuter sans autre forme de procès. Ce défaut, déjà relevé dans les sessions
précédentes, est à nos yeux le plus choquant de la part de futurs ingénieurs.
→ Examiner la thèse de l’auteur avant de la réfuter
Les candidats mieux avisés ont pesé les termes de l’énoncé, souligné l’importance du « presque
toujours », cherché à définir ce que peuvent être la « pensée » et le « cœur » d’un « peuple », et
non d’un individu. Et la satisfaction du jury augmente quand cette rigueur de pensée s’appuie sur
une vraie familiarité avec les textes du programme.
Sur ce dernier point, il faut reconnaitre les efforts des candidats face aux dures contraintes de
l’épreuve. Les copies qui, faute de bien connaitre les trois auteurs de l’année, délayent un amas de
poncifs sur la guerre et convoquent Aristote, Camus ou Nietzsche pour leur attribuer des truismes,
sont toujours présentes, mais elles se font plus rares. On a souvent une connaissance personnelle et
approfondie d’Eschyle ou de Barbusse, même si Clausewitz n’a pas été traité avec le même bonheur.
Et on essaie au moins, fût-ce avec maladresse, de confronter les œuvres au lieu de juxtaposer trois
monographies.
→ Bannir la juxtaposition de trois monographies
Rien ne change vraiment sur le front de la langue et de l’orthographe, ni en mal ni en bien. On est
souvent étonné de compter tant d’accords fautifs, d’anacoluthes et autres monstres grammaticaux,
même sous la plume de candidats qui pensent juste et honorent, par ailleurs, l’épreuve. Sans
attendre une simple démonstration de perfection formelle, ces erreurs pèsent dans la notation.
→ Pratiquer l’expression écrite pour maitriser correctement la langue française
Le jury a souligné ci-dessus, comme cela a régulièrement été fait antérieurement, que parmi les
qualités d’une dissertation figure sa longueur : « Les candidats, pour la plupart, semblent renoncer
à remettre des devoirs interminables et s’efforcent de respecter, au moins pour l’œil, les règles de
l’exercice. Mais certains vont jusqu’à proposer, dans les contraintes de l’épreuve, de véritables mo-
dèles de réflexion concise, rigoureuse et pertinente. Ils méritent les félicitations du jury ». Réflexion
concise, rigoureuse et pertinente : le premier des trois adjectifs appelle explicitement les candidats
à réaliser l’effort de concision qui conduit aux deux qualités suivantes, rigueur et pertinence. Un
devoir « fleuve » est un devoir dans lequel le candidat n’a pas fait le tri des arguments les plus
pertinents (préférant l’abondance à la pertinence), et n’a pas donné à ses arguments la force d’une
expression ramassée visant l’efficacité de la démonstration.
Les règles de l’exercice sont connues et rappelée en tête du sujet : « Votre copie de pourra pas
excéder 1200 mots. Un décompte exact n’est pas exigé, mais tout abus sera sanctionné ». Ces règles
demeurent : quelle que soit la qualité graphique de la copie, elle ne saurait dépasser la norme
indiquée.
→ S’entrainer à une expression concise du raisonnement tenu pour respecter les
normes de rédaction attendues
Rédaction E–14
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Proposition de dissertation
Contre la plus solide des traditions moralistes, philosophiques, souvent aussi religieuses,
Tocqueville affirme ne point vouloir « médire de la guerre : la guerre agrandit presque tou-
jours la pensée d’un peuple, et lui élève le cœur ». La première proposition dit assez le
caractère paradoxal de sa formule, qui se refuse à voir dans la guerre un mal absolu, et
prétend même y trouver mieux qu’un bien relatif, l’occasion d’un surcroit de grandeur pour
un « peuple ». Cette grandeur est double, de la « pensée » et du « cœur », et dans cet ordre.
Car si on conçoit assez vite que le conflit armé, en confrontant deux ordres de raisons, oblige
à prendre quelque distance avec soi, on voit moins aisément comment la violence peut « éle-
ver » les sentiments d’un combattant. Il y a même de quoi se demander, à lire un Barbusse,
un Eschyle et même un Clausewitz, si cette formule ne passe pas à côté d’un troisième ordre
de l’humanité, après la raison et la « charité » au sens pascalien du terme, celui du corps. En
effet, si la guerre n’est pas contraire au développement culturel et intellectuel des peuples,
si même elle ne contredit pas toujours leur sens de l’humain, les œuvres de ces auteurs
rappellent à quel point l’horreur physique des combats rend illusoires de telles grandeurs.
Si la guerre peut « presque toujours agrandir la pensée d’un peuple », c’est qu’elle oblige
à prendre en compte l’autre dans sa différence, tel Eschyle déplaçant vers Suse le point
de vue grec sur les guerres médiques, et apprenant à penser perse. La guerre incite alors,
selon Clausewitz, les peuples les moins brutalement agressifs à voir au-delà de ses « buts »
immédiats, sinon plus loin que sa « fin » première, à intégrer dans leur stratégie les conditions
futures de la paix : « Parfois la fin politique ne permet pas de donner un objectif à l’action
militaire. Dans ce cas on doit en prendre un qui soit son équivalent et qui puisse la remplacer
lors des négociations de paix. » À ce compte, ce sont les peuples possédant « un degré
supérieur de culture intellectuelle […], les Romains et les Français en sont des exemples »,
qui triomphent.
Ce n’est donc pas un hasard si Athènes, Rome, la France napoléonienne, les républiques
au sens large, triomphent de régimes plus autoritaires : la guerre apprend aux peuples à se
penser eux-mêmes, ne serait-ce d’abord que comme ensembles divisés en classes hétérogènes,
ainsi Volpatte découvrant pendant sa convalescence sa vraie place sociale, et les privilèges
de « ceux qui profitent » au détriment de « ceux qui peinent ». Mais un peuple peut aussi
s’appréhender comme unité porteuse d’une culture, comme nation, et l’exprimer dans un
chant tel le fameux péan de Salamine : « Allez, fils des Grecs ! Délivrez votre patrie […], les
autels des dieux de vos pères, les tombeaux de vos aïeux ! C’est pour eux tous qu’il faut
se battre ! » En réponse, une « clameur » dit l’infériorité des peuples asservis. Le peuple
athénien alors se pense politiquement, célébrant ensuite cette victoire plus grande que l’autre
sous la forme d’une tragédie, ou par le culte du logos.
Encore les démocraties ont-elles, comme dit Tocqueville, leurs « maladies », grouillement des
ambitions personnelles, exacerbation des égoïsmes, dérive anarchique inhérente à l’isonomie.
Tous ces « penchants excessifs » peuvent trouver une limite dans la guerre. Elle parait alors
« nécessaire » sinon inévitable, pour imposer aux individus l’idée d’un tout supérieur à
la somme des parties, et la prééminence de l’intérêt collectif, bref pour leur apprendre à
penser plus haut. C’est en tout cas l’espoir du caporal Bertrand, qui rêve de lendemains
plus généreux : « L’œuvre de l’avenir sera d’effacer ce présent-ci […] comme quelque chose
d’abominable et de honteux. Et pourtant, ce présent, il le fallait, il le fallait ! ». C’est donner
à la paradoxale grandeur de la guerre une valeur plus sentimentale, c’est élever non plus
seulement la pensée, mais aussi le « cœur ».
Tocqueville n’est pas le premier à affirmer que l’urgence des armes exalte les sentiments,
à commencer par le courage, ce synonyme du « cœur » à l’époque classique, « la première
Rédaction E–15
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qualité de l’homme de guerre » selon Clausewitz : il « peut résulter de motifs positifs, tel que
le point d’honneur, l’amour de la patrie, l’enthousiasme, de quelque espèce qu’il soit. Dans
ce cas, la bravoure n’est pas une qualité permanente mais une émotion, un sentiment »,
révélés par la guerre. Même la défaite peut élever les cœurs, y compris ceux qui paraissaient
les plus indifférents aux autres. Xerxès partage ainsi en lamentations alternées l’immense
pitié du chœur pour les disparus, et se rapproche enfin de son peuple : « Ha Zeus ! Que n’ai-
je été, moi aussi, avec tous les hommes qui sont partis, enseveli par ce destin de mort ! ».
Cette élévation relève d’une forme de communion populaire, dans une même souffrance
purificatrice : elle pourrait être symbolisée par cette « prière qui s’élevait en bloc, un seul
bruit de cantique qui montait au ciel », évoquée par l’aviateur du poste de secours dans Le
Feu.
En effet la guerre, rassemblant les combattants de tout un pays, leur enseigne plus que
l’amour des proches ou celui plus abstrait de la patrie, camaraderie, tolérance, entraide. Ici
nait un peuple nouveau, comme celui des tranchées qui trouvera vite son nom de « poilus ».
Ce surcroit d’humanité s’illustre abondamment dans Le Feu, tel l’épisode de l’« Œuf », qui
métamorphose une boite d’allumettes et un œuf en « présents » de « splendeur », trésors de
fraternité. La solidarité peut épisodiquement franchir les frontières : les meilleurs découvrent
que l’« intention d’hostilité » dont parle Clausewitz peut se passer du « sentiment d’hostili-
té », à l’image de « cette espèce de camarade boche », l’Alsacien qui prend tous les risques
pour aider un Français.
On peut aller jusqu’à éprouver une véritable empathie pour l’ennemi, comprendre comme
Poterloo que sa femme puisse sourire à un occupant protecteur, ou fraterniser dans le dé-
sastre final avec des compagnons de misère. Sans ce sens de l’humanité commune, comment
comprendre la douleur de l’autre, et évoquer avec autant d’émotion vraie le malheur des
Perses vaincus, lors du kommos final ? « Je les chanterai, ces souffrances, ces neuves dou-
leurs, le fracas de ces coups essuyés en mer : pleurant ma cité et ma race, je lancerai la
plainte où se mêlent les larmes. » Pourtant ces Grecs qui comprennent qu’une reine orien-
tale ne puisse situer Athènes, sont aussi les bouchers de Psyttalie. L’élévation des cœurs ne
peut racheter le supplice des corps.
La guerre, répète Clausewitz, n’est pas un concept, mais une réalité d’abord faite de durée.
Elle use « forces morales » et cœurs, offusque la pensée, et surtout ravage les corps, autant
de « frictions » qui ne sont « lubrifiées » que par « l’habitude de la guerre dans l’armée »,
autrement dit la durée elle-même. Cette individuelle et collective dépossession de soi fait
que, loin de « penser » plus grand, la troupe ne réfléchit plus à rien. « Au commencement, dit
Tirette, j’pensais à un tas de choses, j’réfléchissais, j’calculais ; maintenant, j’pense plus. —
Moi non plus. — Moi non plus […]. — D’abord, tu peux rien savoir de rien. » Cette dernière
formule dénonce une forme d’abrutissement, d’obnubilation des intelligences, asservissant les
peuples aux lois iniques de la guerre. Même les chefs en sont esclaves, ainsi sur les vaisseaux
de Xerxès où leurs têtes rouleront à la moindre négligence : ils fatigueront leurs forces par
trop de vigilance.
Une telle dégradation tient surtout à la violence physique de la guerre, que ne doivent
pas faire oublier ses dégâts intellectuels ou moraux. En détruisant les corps, les objets, les
paysages eux-mêmes comme dans « L’aube », la guerre commet ce qu’Étienne Borne appelle
le mal non « médiatisable », irréparable, le mal absolu. Quel que soit le repentir de Xerxès, le
pire est commis et ne sera jamais défait : « Oïoî ! Me voici, lamentable, moi qui suis devenu
un mal pour la race des miens, la terre de mes pères […] Pour moi certes, quelle hantise ! »
Les regrets viennent trop tard, et peuvent au mieux servir de leçon pour la postérité.
Rédaction E–16
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
La guerre n’offre donc aux peuples que sporadique grandeur, et au prix le reste du temps
d’une déshumanisation. Barbusse ne cesse ainsi de caricaturer l’humanité vivante, sous forme
de « troglodytes sinistres émergeant de leurs cavernes de boue », ou morte, sous l’aspect de
cadavres atroces, de plus en plus méconnaissables, enchevêtrés en « torrents de damnés ».
Eschyle et Barbusse animalisent même cette régression en limaces ou taupes limoneuses,
homme-chien ou femme-biche — avec cette image terrible de la pêche aux thons pour
évoquer les Perses massacrés à coups de « débris de rames ». Tout combattant en effet, même
le fier hoplite, tôt ou tard perd son humanité à cette folie — même le caporal Bertrand,
« cet homme qui fut si beau et si calme », réduit à l’état de pantin grotesque, disloqué en
une « gesticulation de paillasse ».
La formule de Tocqueville tente une stimulante critique des clichés sur les malheurs de
la guerre, en y discernant une occasion de dépassement de soi, individuel et collectif, où
puisse se souder un peuple. Et il est vrai que Les Perses vont dans le sens de cette grandeur
d’appoint procurée par la guerre, même chez les vaincus ; que De la guerre associe volontiers
expérience de la guerre et supériorité des peuples ; que Le Feu contribue à grandir, au moins
littérairement, l’humble peuple des tranchées. Cependant Eschyle écrit huit ans après pour
célébrer non la guerre mais les causes de la victoire ; Clausewitz réserve le plus souvent les
effets de la grandeur aux seuls « génies guerriers » ; et en contrepoint de la fraternité des
armes, Barbusse rappelle obsessionnellement la boucherie des corps, le martyre des villages,
toutes les formes du mal absolu et leurs cicatrices inguérissables sur la terre. La guerre y
perd toute chance durable de grandeur ou d’élévation.
Conclusion
Le jury attire l’attention sur des précisions qui seront ajoutées au libellé du sujet de dissertation
dès la prochaine session afin de mettre fin à quelques interrogations des candidats : par exemple,
une précision sur la composition « en deux ou trois parties », une précision sur le périmètre de
la réflexion menée « en vous en tenant strictement aux œuvres au programme ». Le jury rappelle
d’autre part la longueur de référence pour la dissertation : 1200 mots, soit quatre à cinq pages.
Rédaction E–17
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Mathématiques 1
Présentation du sujet
Le sujet s’intéresse aux sous-espaces vectoriels stables par un endomorphisme 𝑓 d’un 𝕂 espace
vectoriel 𝐸, 𝕂 = ℝ ou ℂ. La partie I est consacrée à quelques généralités, notamment le cas des sous-
espaces engendrés par une famille de vecteurs propres de 𝑓. La partie II étudie plus particulièrement
le cas d’un endomorphisme d’un espace vectoriel de dimension finie 𝑛 qui est diagonalisable et admet
𝑛 valeurs propres distinctes, et elle se conclut par un dénombrement des sous-espaces stables par
𝑓. La partie III étudie le cas des endomorphismes nilpotents d’ordre 𝑛 d’un espace vectoriel de
dimension 𝑛, à l’aide d’un parallèle avec l’endomorphisme dérivation. La partie IV établit l’existence
d’un plan stable pour un endomorphisme d’un espace vectoriel réel admettant une valeur propre
non réelle. Enfin, la partie V relie les hyperplans stables par l’endomorphisme de matrice A et les
droites stables par l’endomorphisme de matrice u� 𝐴.
Mathématiques 1 E–18
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Partie I
I.A – C’est la porte d’entrée dans ce problème. Un raisonnement par équivalence n’était pas
conseillé. La notion de stabilité pour un sous-ensemble n’est pas claire dans de nombreuses copies :
on peut voir par exemple des affirmations du type « 𝑓(𝑢) ⊂ 𝑢 » ou encore des « vecteurs stables
par 𝑓 » ce qui mène parfois à l’extrême simplification : 𝑓(𝑢) = 𝑢.
Pour la partie directe, les candidats qui ont pensé à écrire la formule 𝑓(Vect(𝑢)) = Vect(𝑓(𝑢))
ont bien résumé d’emblée le problème, et se sont ramenés au seul vecteur 𝑓(𝑢), évitant ainsi de
manipuler deux paramètres : en effet le raisonnement basé sur l’égalité 𝑓(𝛼𝑢) = 𝜆𝑢 est souvent
mal rédigé. La réciproque est mieux comprise.
I.B.1) Une petite moitié de candidats pense aux sous espaces triviaux, ou à ker(𝑓) et Im(𝑓) sans
se poser la question de leur égalité. On constate que l’existence d’au moins une valeur propre pour
𝑓 est acquise pour nombre de candidats, ce qui rendait l’obtention du contre exemple inaccessible.
Très peu de copies donnent ce contre exemple, dont la recherche parait nécessairement de nature
algébrique quand on a compris que l’on souhaite une matrice réelle sans valeur propre réelle. Mais
l’exemple de la rotation qui se dégage sans aucun calcul n’est quasiment jamais cité et c’est vraiment
regrettable, c’est sans doute une conséquence de la disparition de la géométrie affine des nouveaux
programmes. Parmi les contre-exemples faux, on relève l’application nulle, les projections, ou des
applications clairement non linéaires. Au passage, pour l’exemple de l’application nulle, le fait que
tout sous-espace soit stable n’apparait pas clair pour tout le monde, ce qui peut se comprendre.
I.B.2) C’est la suite de I.B.1 et la mise en forme rigoureuse de cette question est exceptionnelle,
seules les meilleures copies sentent la nécessité de montrer qu’image et noyau sont distincts pour
prouver l’existence d’au moins quatre sous espaces stables. Certains pensent à prouver que si 𝑛 est
impair il existe une valeur propre réelle sans remarquer que 0 l’est par hypothèse. L’obtention du
contre-exemple de façon logique comme matrice ne possédant qu’une seule valeur propre n’apparait
quasiment jamais.
I.C.1) Cette question est en général bien traitée. Le fait que la restriction à un sous-espace propre
de 𝑓 soit une homothétie est connu de moins d’un candidat sur deux.
I.C.2) Cette question est traitée dans un quart des copies environ, et quand elle est comprise
souvent traitée de façon intuitive. La correction a distingué ceux qui ont senti la nécessité de
prouver l’existence d’une infinité de droites dans un espace de dimension supérieure ou égale à 2
de ceux qui l’ont considéré comme évident, mais encore fallait-il dire que ces droites étaient stables
par 𝑓.
I.C.3) Seuls les bons candidats ont vu le lien avec une question classique d’algèbre linéaire, en ne
s’intéressant qu’aux droites stables. La correction a distingué deux parties de la question : ceux
qui connaissaient le résultat, et ceux qui l’on correctement prouvé. À noter que la démonstration
rigoureuse nécessite d’envisager deux cas selon que 𝑢 et 𝑣 sont ou non colinéaire.
I.D.1) Cette question nécessitait de connaitre l’énoncé exact du théorème de la base incomplète
dont l’utilisation est suggérée dans l’énoncé : « on peut compléter les vecteurs d’une famille libre de
𝐸 (ici une base de 𝐹 ) à l’aide de vecteurs d’une famille génératrice de 𝐸 (ici une base de vecteurs
propres de 𝐸) afin d’obtenir une base de 𝐸 ». Les écueils majeurs rencontrés ont étés la mauvaise
compréhension de cet énoncé, ou la méconnaissance de ce théorème pourtant au programme de
PCSI, au profit de « on peut compléter une famille libre de 𝐸 en une base de 𝐸 » inutilisable ici
sous cette forme, ou encore le fait de prendre au départ pour base de 𝐹 une famille de vecteurs
propres de 𝐸, ce qui n’est pas possible évidemment dans le cas général. Attention à l’utilisation
du mot « supplémentaire » qu’il ne faut pas confondre avec le mot « complémentaire ».
Mathématiques 1 E–19
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
I.D.2) Cette question, difficile, n’est que très rarement traitée. Il fallait penser ici à montrer
l’existence d’une droite stable puisque 𝕂 = ℂ, et faire une récurrence sur la dimension de 𝐸,
ce qui figure cependant dans certaines copies. À noter que l’on pouvait éviter la récurrence en
considérant la somme 𝐹 de tous les sous-espaces propres de 𝑓 et introduire la restriction de 𝑓 à un
supplémentaire stable de 𝐹 , pour en déduire que ce supplémentaire est nul.
Partie II
II.A.1) La mise en forme rigoureuse de la question nécessite de revenir à la définition de ⨁u�u�=1 (𝐹 ∩
𝐸u� ). La question est assez souvent bien traitée, malheureusement nombreux sont ceux qui ont cru
qu’alors l’égalité était acquise dans la suite de la partie.
II.A.2) Cette question a posé beaucoup de problèmes aux candidats. Tout d’abord il fallait com-
prendre que l’on abordait la réciproque de la question, II.A.1 et donc qu’il n’était pas possible
d’utiliser l’égalité 𝐹 = ⨁u�u�=1 (𝐹 ∩ 𝐸u� ). Ensuite il fallait comprendre que, l’hypothèse étant « 𝑓 est
diagonalisable », il fallait utiliser le fait que 𝐸 est somme directe des 𝑝 sous-espaces propres de
𝑓. Enfin très nombreux sont les candidats qui pensent nécessaire de redémontrer l’existence et
l’unicité de la famille (𝑥u� )1⩽u�⩽u� , donc de redémontrer un théorème du cours, prouvant ainsi que la
notion de somme directe et de sous-espaces supplémentaires n’est pas acquise.
II.A.3) Mêmes remarques, on attendait de voir apparaitre le terme « famille libre » sans plus de
justifications que le mot « somme directe », mais la notion de somme directe n’est en général pas
bien comprise. De plus, la dimension de 𝑉u� est souvent donnée comme le cardinal de la famille
génératrice, ce qui simplifie le problème ! Attention, la liberté d’une famille ne découle pas de la
non nullité de chacun des vecteurs, et de plus, une somme nulle peut posséder évidemment des
termes non nuls.
II.A.4) L’expression de 𝑓 u�−1 (𝑥) comme combinaison linéaire des vecteurs 𝑥u� est souvent bien
traitée. De façon surprenante la matrice de la famille (𝑓 u�−1 (𝑥))u� dans la base (𝑥u� )u� qui devrait
en découler naturellement est très souvent diagonale : les candidats ont mal lu la question et ont
confondu avec la matrice de la restriction de l’application 𝑓 u�−1 au sous-espace 𝑉u� . Peut être est-ce
dû au fait que dans la pratique les matrices représentent le plus souvent des applications linéaires
et non des familles de vecteurs.
II.A.5) Cette question découlant directement de la précédente et du fait qu’il s’agit d’une matrice
de Vandermonde, moins de un candidat sur 10 a su y répondre en reconnaissant le déterminant.
À noter que les candidats qui ont su dire que ce déterminant n’est pas nul lorsque les réels (𝜆u� )
sont deux à deux distincts, mais sans donner la formule du déterminant, se sont vu attribuer tous
les points. À noter que par conséquent il n’était pas non plus nécessaire de redémontrer la formule
du déterminant vue en cours, même si la démonstration est intéressante ce n’est pas le lieu de la
refaire.
II.A.6) Peu souvent traitée correctement.
II.B.1) et 2) Bien traitées en général, même s’il y a parfois confusion entre la droite stable et
le vecteur propre qui la dirige, souvent considéré comme unique, mais ces confusion étaient déjà
décelées à la première question.
II.B.3) et 4) La bonne réponse figure assez souvent, mais très rarement bien justifiée, ce qui se
fait à l’aide de la propriété démontrée au II.A : en effet un sous-espace stable de dimension 𝑘 est
la somme des sous espaces 𝐹 ∩ 𝐸u� qui sont de dimension 0 ou 1.
Mathématiques 1 E–20
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Partie III
III.A.1) Les candidats sont clairement plus à l’aise sur les problèmes « concrets », ce qui explique
que la matrice est souvent correcte. Cette partie donnait un peu d’air au sujet plutôt général dans
les premières parties.
III.A.2a) Cette question a posé des problèmes sur le choix du polynôme 𝑅 et de l’entier 𝑛. Il
s’agissait de prouver qu’il existe dans 𝐹 un polynôme de degré maximum, et la reformulation de
la question en français aurait sans doute permis d’y répondre du moins partiellement. Ce genre de
réponse, même mal justifiée, a été pris en compte. Au passage, l’existence de 𝑅 comme polynôme
de degré maximal d’une base de 𝐹 n’a que très rarement été évoquée.
III.A.2b) Souvent traitée, avec plus ou moins de bonheur. L’évocation d’une famille échelonnée de
polynômes dispense de démontrer que la famille est libre, mais de très nombreux candidats refont
les démonstrations.
III.A.2c) Les questions de dimension sont assez bien comprises.
III.A.3) Peu de candidats pensent à rajouter le sous-espace {0}, très peu 𝕂[𝑋], exceptionnellement
certains envisagent le cas d’un sous espace vectoriel qui ne serait pas de dimension finie.
III.B.1) L’exercice classique consistant à démontrer que si le vecteur 𝑓 u�−1 (𝑢) est non nul, alors
la famille (𝑓 u�−u� (𝑢))1⩽u�⩽u� est libre, n’est pas toujours bien digéré au niveau de son hypothèse. En
effet la question reformulée à partir de l’hypothèse « 𝑓 u�−1 non nul » a entrainé des réponses fausses
ou incomplètes, bien que les démonstrations soient souvent bonnes. Le fait que 𝑓 u�−1 soit non nul
n’entraine pas que 𝑓 u�−1 (𝑢) le soit systématiquement pour tout vecteur 𝑢, d’une part, et d’autre
part le fait que 𝑓(𝑢) soit non nul n’entraine pas que 𝑓 u�−1 (𝑢) le soit. Bref la méthode est souvent
bonne la conclusion fausse.
III.B.2) Traitée correctement dans une copie sur deux, cette question prouve de nouveau que la
notion de matrice d‘un endomorphisme dans une base est plutôt bien assimilée. Les erreurs portent
le plus souvent sur l’ordre des vecteurs de la base, entrainant alors une confusion avec la transposée
de la matrice attendue.
III.B.3) Question abordée par un tiers de candidats, qui n’ont en général vu qu’une première étape
dans les calculs pour remonter les échelons. Le facteur 𝑖! n’apparait que très rarement, remplacé le
plus souvent par le facteur 𝑖.
III.B.4) Le rapport avec la matrice 𝐴u� n’est que très rarement utilisé correctement. Il l’est ce-
pendant dans les excellentes copies.
Partie VI
IV.A – La matrice 𝑀 apparait assez souvent sans justification, d’ailleurs cette question relève
directement du cours, il suffisait de traduire la définition du produit matriciel.
IV.B – Abordée correctement dans un tiers des copies.
IV.C.1) La première partie de cette question est très souvent bien traitée. Quand à la seconde,𝑍
est un vecteur propre de 𝑀 , donc la famille (𝑍, 𝑍) est libre puisque 𝜆 ≠ 𝜆, et par conséquent la
famille (𝑋, 𝑌 ) l’est également : cet enchainement logique non trivial n’a pas été bien vu, ce qui
n’est pas surprenant. Mais il y a des candidats qui ont compris qu’il fallait en passer par le calcul
de 𝑓(𝑋) et 𝑓(𝑌 ) pour conclure à la liberté de (𝑋, 𝑌 ).
IV.C.2) Question traitée par les très bons candidats.
Mathématiques 1 E–21
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IV.D – La réponse correcte apparait dans les copies des candidats qui ont compris les deux
questions précédente.
IV.E – Apparaissent, mais très rarement, les endomorphismes 𝑃 → 𝑋𝑃 ou 𝑃 → ∫ 𝑃 .
IV.F.1) Cette question nécessitait de calculer le polynôme caractéristique de 𝐴, puis de déterminer
les sous-espaces propres de 𝐴, du moins deux sur les trois, puis d’appliquer ce qui précède. À ce
stade du problème ces enchainements n’ont malheureusement pas abouti, soit en raison d’erreurs
de calcul dans le calcul du polynôme caractéristique, soit en raison de la présence de calculs dans ℂ.
La matrice 𝑇 n’apparait que très rarement, et la question n’est jamais traitée dans son intégralité.
IV F.2) Jamais traitée correctement.
IV.F.3) Très rarement abordée.
IV.F.4) Jamais abordée.
Partie V
V.A.1) et 2) Bien que souvent abordées car à priori proche du cours, ces questions n’ont pas été
bien comprise. Il suffisait de donner la formule, nécessaire, de ce produit scalaire, mais les candidats
n’ont que rarement compris qu’il fallait utiliser pour cela le fait que la base est orthonormée.
V.B) Cette question, indépendante du reste du problème, a donné lieu dans les très bonne copies
à d’excellentes solutions, notamment pour la réciproque.
V.D.1) et 2) Parfois abordée avec succès dans les meilleures copies.
Conclusion
L’épreuve a été très classante avec une forte dispersion des notes, d’excellentes copies, mais un
trop grand nombre de candidats très en peine pour produire le discours rigoureux attendu dans ce
type de problème.
Mathématiques 1 E–22
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Mathématiques 2
Présentation du sujet
Les distributions sont une généralisation très féconde de la notion de fonction. On trouve illustré
dans ce problème un aspect de l’analyse fonctionnelle moderne où les objets s’identifient aux
opérateurs intégraux qu’ils permettent de définir. Une conséquence frappante est la possibilité de
donner un sens satisfaisant à la dérivée de fonctions non continues.
D’autres aspects étaient abordés par le sujet de cette année : approximations de fonctions 𝒞0 par
morceaux par des fonctions 𝒞∞ au moyen de produits de convolutions, topologie faible sur l’espace
des distributions.
Le connaissances demandées étaient en général très élémentaires, à l’exception des théorèmes de
convergence ou de dérivation de fonctions définies par des intégrales, autant d’applications du
théorème de convergence dominée.
Mathématiques 2 E–23
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
I.A.2) Quelques imprécisions résultent du fait que la dérivée d’une fonction se calcule au voisi-
nage d’un point, or la fonction peut être nulle en un point sans l’être autour. Nous avons fait
preuve d’indulgence. Notons que le support d’une fonction continue 𝑓 est a priori l’ouvert 𝑓 −1 (ℝ∗ ).
L’expression « support compact », présente dans beaucoup de domaines, signifie ici essentiellement
« support borné ».
I.A.3b) Beaucoup (trop) de démonstrations par récurrence. Noter qu’on aurait le même résultat
avec 𝑛 ∈ ]0, +∞[.
I.A.4) Point souvent abordé mais presque jamais correct. Il est remarquable que le théorème
de convergence dominée doit sa puissance à la faiblesse de ses hypothèses, pourtant la question
de la domination parait toujours la plus délicate. Il serait bon de disposer de quelques recettes
qui s’appliquent souvent, résultant en général du caractère borné des fonctions continues sur un
compact. Notons que le majorant peut n’être que continu par morceaux.
I.A.5b) La forme en trois plateaux est très rarement perçue.
I.A.5c) Très peu de réussite en conséquence à cette question (un candidat sur 20).
I.A.5d) Cette question demandait une grande capacité d’initiative, aucun résultat n’étant donné
par l’énoncé. La fonction nulle (pour 𝐽 ) est plébiscitée. Quelques dizaines de candidats à peine
notent que 𝐼u� (1) = 𝐼u� (−1) = 12 pour 𝑛 ⩾ 1.
I.A.5e) Là aussi, faute d’indication de l’énoncé, peu de copies envisagent une réponse négative.
I.B – Questions faciles, généralement bien traitées.
II.A.1) Ici à nouveau le théorème de convergence dominée — sous sa forme la plus simple — pose
problème à nos candidats, en particulier pour justifier l’hypothèse de domination. Par contraste,
le théorème où la suite de fonctions à intégrer converge uniformément sur un compact se démontre
en quelques lignes et devrait être vu en exercice (noter que ce théorème n’est pas si facile à déduire
du théorème de convergence dominée). Ici il était bon de majorer simplement ∣∫ 𝑓𝜑u� − ∫ 𝑓𝜑∣ par
‖𝜑u� − 𝜑‖∞ ⋅ ∣∫ 𝑓∣.
II.A.2) Le jury a fait preuve d’indulgence eu égard à l’imprécision de l’énoncé.
II.A.3a) Question généralement bien traitée.
II.A.3b) Cette question a aussi été abordée par de nombreux candidats mais sans en saisir l’esprit,
le plus souvent. Des erreurs même sur la valeur de 𝜑u� (𝑎).
II.B.1) Généralement correcte. Notons qu’il convenait de justifier 𝜑′ ∈ 𝒟 et la linéarité.
II.B.2) Cette question facile (intégration par parties) n’a pourtant été convenablement traitée que
dans les meilleures copies.
II.B.3) Question facile mais finalement peu abordée. Quelques tentations d’appliquer la question
précédente.
II.B.4a) La fonction 𝑔 telle que 𝑇u� = 𝑇 est correctement devinée.
II.B.4b) Le calcul de 𝑇 (𝜑′) en fonction de 𝜑 est souvent bien conduit, mais beaucoup de candidats
ne parviennent pas à identifier une fonction 𝑉 telle que 𝑇u� = 𝑇 ′ .
II.B.5) Question très rarement abordée.
II.C.1a) Démonstrations élémentaires — mais des erreurs toutefois. La convergence dominée est
très rarement invoquée.
II.C.1b) Peu de réponses mais généralement correctes.
Mathématiques 2 E–24
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II.C.1c) Parmi les rares copies ayant abordé la question on trouve parfois la définition 𝑉u� = 𝑈u�′ ,
que nous avons admise dans ce contexte.
II.C.2b) Des copies faibles ont pu aborder cette question à cause de l’étude de fonctions qu’elle
demandait. Le barème toutefois ne saurait valoriser beaucoup la représentation de fonctions aussi
usuelles !
Conclusions
L’épreuve de cette année a encore permis de dégager un lot de bons candidats possédant de solides
connaissances et de vraies capacités d’initiative pour les mettre à contribution. Mais ces bonnes
copies ont paru moins nombreuses et le reste des candidats a aussi été plus uniforme que d’autres
années.
Mathématiques 2 E–25
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Physique 1
Présentation du sujet
L’épreuve porte sur une étude des mécanismes physiques intervenant dans l’audition humaine,
et plus particulièrement sur le comportement acoustique des oreilles externe et moyenne, ainsi
que sur l’influx nerveux dans l’oreille interne. Les différentes parties étaient dans une large mesure
indépendantes les unes des autres, à l’exception notable des applications numériques qu’il convenait
de soigner tout particulièrement car parfois réutilisées au cours de l’épreuve.
Cette épreuve a ceci de remarquable que, suite aux changements de programmes, elle s’appuie de
manière significative sur des documents afin de répondre à des questions relativement ouvertes.
Les questions proches du cours et les questions plus traditionnelles sont cependant toujours bien
présentes.
La première partie, très proche du cours, sauf pour la sous-partie I.D, établit les principaux résultats
sur la propagation des ondes sonores dans le cadre de l’approximation acoustique (équation de
propagation, aspect énergétique, notion d’impédance, ondes stationnaires dans un tuyau).
La seconde partie (oreille moyenne) étudie le rôle de la chaine d’osselets dans la transmission
de l’onde sonore à l’oreille interne. La compréhension de ce rôle s’appuie sur l’étude classique
des coefficients de transmission et de réflexion, en amplitude et en énergie, d’une onde sonore à
l’interface entre deux fluides.
La troisième partie (oreille interne) assez peu guidée étudie le modèle dit du résonateur de Helm-
holtz, dans le but de proposer une interprétation simple de la sélectivité fréquentielle de la mem-
brane basilaire de la cochlée.
Enfin la dernière partie propose un modèle électrique de propagation de l’influx nerveux. C’est
l’occasion de tester les connaissances des candidats en électrocinétique en régime continu ou sta-
tionnaire, ainsi celles relatives à la propagation des ondes.
Physique 1 E–26
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
d’épreuve ont bien sûr connu peu de succès dans les autres parties. Le statut particulier de la
sous-partie I.D fait qu’elle mérite un commentaire particulier : le jury attend une réelle réflexion
scientifique, un regard critique sur les pistes de résolutions avancées et les solutions proposées,
une volonté de contrôle de la cohérence du tout à l’aide des éléments fournis, une réelle qualité
de communication pour expliquer les démarches ou les raisonnements. Parmi les candidats ayant
abordé cette sous-partie, beaucoup trop peu remplissent ces attentes, et se contentent de para-
phraser les documents, de fournir des valeurs sans explication. Ils ne commentent pas des valeurs
numériques à l’évidence aberrantes. Ce type d’évaluation se montre donc très sélectif et nécessite
un entrainement adapté.
La partie II, elle aussi très proche du cours, a souvent été abordée, mais aurait dû être beaucoup
mieux traitée. La partie III comme signalé n’a quasiment jamais été abordée. Enfin, la partie IV,
qui se rapprochait d’un problème classique a été souvent entamée mais rarement traitée en entier,
faute de temps.
La présentation des copies est globalement satisfaisante, même si un nombre minime de copies s’est
vu sanctionné en raison d’une présentation grandement déficiente. Dans la continuité des années
précédentes le jury a été particulièrement attentif aux justifications données et à la qualité de la
rédaction.
Physique 1 E–27
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
que quelques candidats ont perdu un temps précieux à établir l’expression proposée, ce qui n’était
pas demandé.
I.B.1) Question un peu délicate si on veut l’établir en régime quelconque. Les candidats qui ont
proposé une approche uniquement en régime sinusoïdal seul se sont vus attribué une partie des
points de la question. L’expression est souvent connue (80 % de bonne réponse), ce qui a permis
à un grand nombre de candidats de tenter les applications numériques. Malheureusement celles-ci
ont posé de grands problèmes (30 % de bonnes réponses), en particulier dans les puissances de 10,
les chiffres significatifs et surtout dans les unités (plusieurs fois l’ohm a même été proposé).
I.B.2) Résultat classique du cours, mais seulement 45 % de bonnes réponses. Pour accéder à la
valeur moyenne, il fallait soit passer en notations réelles, soit utiliser correctement la notation com-
plexe. Beaucoup en faisant ce dernier choix, mais en se trompant sur la relation utilisée obtiennent
un résultat faux, ou miraculeusement juste.
I.B.3) Forte incompréhension de ce qui était attendu dans cette question : il s’agissait bien de
calculer l’amplitude du déplacement d’une tranche de fluide, i.e. une longueur (5 % de bonnes
réponses). Les réponses aberrantes (par exemple plusieurs mètres), sont a minima à signaler…
Trop de candidats calculent des amplitudes de la surpression !
I.C.1) Parfois de l’incompréhension sur le sens de cette question : certains candidats répondent à
la question « dans quel but » (et il n’est pas vraiment du domaine de la physique de répondre à
cette interrogation) plutôt qu’à la question « pourquoi peut-on dire que… ».
I.C.2) Question classique sur les tuyaux ouverts-fermés. Le jury attendait cependant bien sûr
quelques justifications montrant que cette configuration répondait aux attentes de l’énoncé.
I.C.3) Le jury attendait un lien entre résonance et mode propre, ainsi qu’une démonstration
élémentaire de la relation donnant pour le tuyau étudié les fréquences de résonances. Cette dernière
relation étant souvent fausse l’application numérique ne pouvait être valorisée. Parmi ceux donnant
une bonne réponse (seulement 4 %) certains candidats ont apporté un commentaire très pertinent
en relation avec le minimum du seuil de perception auditive que l’on pouvait lire sur le document
4. Ceci a bien sûr été valorisé et est fortement encouragé par le jury.
I.D.1) Il s’agissait ici de compléter à partir d’informations données dans les divers documents
un tableau donnant les fréquences et les longueurs du tube du trombone pour diverses notes. Le
tableau était pré-rempli, avec plus de valeurs que nécessaire, dans un double but :
− permettre de calculer certaines caractéristiques du trombone, pour pouvoir calculer d’autres
grandeurs ;
− permettre au candidat de vérifier si son modèle est cohérent.
Beaucoup trop de candidats se contentent du premier point, avec des explications parfois peu
claires sur leurs démarches, voir carrément absentes. Le jury n’attendait pas juste un algorithme
déconnecté de toute réalité physique pour remplir le tableau. Ainsi, des modes de calculs erronés
des fréquences (s’appuyant sur des additions de fréquences plutôt que sur des rapports, comme
indiqué dans le texte), s’ils étaient correctement décrits, ont, conformément aux consignes de la
question, été partiellement valorisés.
Concernant le deuxième point, le jury a valorisé toute tentative même légère de validation par le
candidat de ses résultats par confrontation aux données des documents.
I.D.2) Cette question était une deuxième opportunité donnée au candidat de s’interroger sur les
conditions aux limites à utiliser dans le modèle du trombone. En effet, il était possible de remplir le
tableau de la question précédente sans s’être posé la question ! Cela n’a malheureusement concerné
Physique 1 E–28
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
que moins de 3 % des candidats ! Ce questionnement permettait également de découvrir que le mode
utilisé pour les notes de base du trombone n’était pas le fondamental, mais le premier harmonique
(𝑛 = 2). Le jury regrette cette absence de questionnement, de recherche de compréhension, qui
semble pourtant légitime.
I.D.3) Il fallait impérativement cette fois-ci utiliser des rapports de fréquences, et traduire ces
rapports (octave, quinte) donnés par l’énoncé dans le bon sens pour répondre correctement à la
question.
I.D.4) Nombreux sont les candidats qui ont trouvé des éléments dans les documents pour justifier la
nécessité d’une protection en donnant précisément et explicitement les références correspondantes,
ce qui était attendu. Certains ont eu cependant en plus le recul suffisant pour se questionner sur
la pertinence de la situation décrite par les documents et la position du tromboniste par rapport
à son instrument, ce qui a été valorisé. En revanche le jury a constaté avec regret que beaucoup
ont lu de manière erronée les courbes du document 2, en affirmant que les protections de type D
étaient les plus efficaces… Par ailleurs peu de candidats ont compris la différence de situation en
jeu seul ou en orchestre (nécessité d’une protection plus uniforme sur l’ensemble du spectre dans
ce dernier cas).
Physique 1 E–29
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Physique 1 E–30
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Conclusion
Ce sujet s’appuyant sur des questions de cours, des questions classiques et de manière nouvelle
sur l’utilisation de documents pour répondre à des questions assez ouvertes a permis de très bien
classer les candidats.
Le jury a été enthousiasmé à la lecture de quelques copies exceptionnelles qui sont l’œuvre de
candidats très bien préparés, connaissant très bien leurs cours, sachant raisonner en physiciens,
capables d’une véritable analyse scientifique, livrant des commentaires d’une pertinence remar-
quable, s’exprimant avec concision, clarté et efficacité. Il est donc d’autant plus désolé de compter
autant de copies ne présentant quasiment aucune de ces qualités, pas même la plus fondamentale
pour aborder une épreuve de concours : la maitrise du cours.
Le jury tient à souligner que même si certaines questions dites ouvertes offrent aux candidats une
grande liberté de recherche et de réflexion, il n’en est pas de même pour le reste des questions plus
traditionnelles. Il est très important que les candidats ne « tentent » pas des résolutions pour ce
qui devrait être une question de cours ou un exercice relativement classique, dans l’espoir de se voir
récompensés pour cette tentative. Ce travers a été rencontré dans de trop nombreuses copies qui,
feuille après feuille, alignent les réponses fausses, visiblement fausses, sans aucun regard critique,
et qui se sont vues attribuées des notes très faibles sans rapport avec le volume produit.
Les conseils donnés dans les rapports des années précédentes sont bien sûr encore valables et plutôt
que de les rappeler ici nous renvoyons les futurs candidats à leurs lectures, et préférons formuler
ici quelques recommandations pour les nouveaux types d’évaluation, en particulier les questions
ouvertes avec documents :
− l’explication de la démarche de résolution doit être complètement explicitée. En effet, pour les
exercices classiques il est rare d’avoir de très nombreuses approches possibles et très souvent
la méthode est imposée par l’énoncé. Dès lors, quelques raccourcis dans le raisonnement sont
tolérés. En revanche, pour les questions ouvertes, par définition, le correcteur n’a aucune idée
à priori de la démarche que va suivre le candidat. Le travail d’explication est donc d’autant
plus important. Le correcteur, s’il ne comprend pas la démarche, se trouve dans l’incapacité
d’évaluer la pertinence de la réponse ;
− le jury a conscience que le candidat prend un risque en proposant un modèle et une méthode
de résolution. Le candidat devrait aussi en avoir conscience et se donner tous les moyens pour
contrôler la pertinence physique de sa réponse. Des points ont été attribués aux candidats
partant dans une fausse piste mais qui ont fait la preuve de cette volonté de contrôle et qui ont
mis en évidence leurs erreurs (par comparaison par exemple avec des données fournies ou qu’ils
connaissaient).
Signalons au passage que certaines questions qui ne sont pas directement désignées comme ou-
vertes par l’énoncé relèvent partiellement de cette même typologie (ce sont souvent les questions
d’interprétation commençant par « pourquoi »). Il convient de les traiter dans le même esprit.
Physique 1 E–31
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
On ne peut enfin par ailleurs que conseiller aux candidats de toujours formuler des commentaires
pertinents, même quand ils ne sont pas demandés explicitement. Le jury valorise systématiquement
ces initiatives.
Nous espérons que ces quelques conseils seront profitables aux futurs candidats à cette épreuve qui
suit naturellement dans sa forme les évolutions des programmes de CPGE et de leurs modalités
d’évaluation.
Physique 1 E–32
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Physique 2
Présentation du sujet
Si le sujet de l’an passé nous transportait dans le ciel, celui de cette année nous ramenait sur terre,
s’intéressant au traitement des eaux usées.
Les candidats avaient à analyser divers aspects de la chaine de traitement. La mesure des débits
représentant un préalable obligatoire, ils devaient étudier le principe de deux types de débitmètres.
Cette analyse s’appuyait sur les compétences en électromagnétisme et en mécanique des fluides.
S’ensuivait une partie concernant le dessablage et le déshuilage : des compétences en mécanique
étaient requises, ainsi que l’analyse physique de situations concrètes.
Enfin, la décantation des boues résiduelles nécessitait des compétences dans le domaine de la dif-
fusion des particules, faisant en particulier appel à la capacité, pour les candidats, de mener à bien
un bilan, sans oublier la capacité à interpréter une courbe.
Physique 2 E–33
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
I.A.2) Si le a), qui est une question de cours basique, est souvent bien traité, il ne l’est pas
toujours ! Nous n’allons pas faire ressortir toutes les bêtises rencontrées, mais notons que parvenir
à faire circuler un champ magnétique radial, ou axial, sur l’usuel cercle d’axe 𝑂𝑧, révèle de vraies
difficultés. Difficultés accrues par la suite, quand il s’agit d’additionner correctement deux vecteurs
(pour lesquels le facteur 2 du courant est généralement oublié). Superposer correctement deux
champs de même norme, symétriques par rapport à un axe de coordonnées, relève de l’exceptionnel.
Ces lacunes techniques sont inquiétantes.
I.A.3) Le calcul de débit est régulièrement faux. On peut trouver un résultat contenant encore la
variable d’intégration 𝑟. Les expressions grossièrement non homogènes ne manquent pas.
Le calcul de la force électromotrice faisait logiquement appel au champ électromoteur de Lorentz,
devenu hors programme. Le jury attendait dans ces conditions une simple explication de l’origine
du phénomène d’induction : un conducteur mobile dans un champ magnétique. Le jury a fait en
sorte, dans le barème, de ne pas pénaliser les candidats qui ont passé du temps sur ces questions,
ni de sur-évaluer les 5/2 qui auraient abordé cette partie au cours de leur année de 3/2.
I.B.1) La conservation du débit volumique est trop rarement exploitée de façon correcte et le
critère d’incompressibilité fréquemment oublié.
I.B.2) L’énoncé faisant référence à une approche plus proche de l’ancien programme que du nou-
veau, le jury a adopté la plus grande clémence vis-à-vis des candidats qui se sont efforcés d’obtenir
un résultat correct de manière honnête. Notons toutefois que la relation de Bernoulli peut être uti-
lisée directement : plusieurs candidats se sont imaginés dans l’obligation de repartir de l’équation
d’Euler, ce qui les a amenés à perdre inutilement du temps.
I.B.3) Question simple, où il ne faut pas oublier le facteur 2 lié à l’aller-retour, suivi d’explications
qualitatives, pas toujours heureuses. Il est tout de même essentiel, ici, de s’assurer de l’homogénéité
du résultat !
I.C.1) La constance de la charge spécifique découle de la relation de Bernoulli. Encore faut-il
l’énoncer clairement, et à la surface du fluide. Les vagues explications, où la pression disparait sans
raison, où ℎ et 𝑣 finissent aussi par être constantes, ne sont pas prises au sérieux. Le tracé soigné de
la courbe 𝐻(ℎ), son exploitation graphique faisant apparaitre clairement les deux régimes d’écou-
lement, leur interprétation, sont autant d’éléments récompensés. Un traitement bâclé entraine une
perte de points. Le régime critique est souvent mal calculé. Son interprétation en termes de fortes
fluctuations de ℎ au voisinage de 𝐻 = 𝐻u� est rare.
I.C.2) Le canal d’approche peut établir un régime laminaire avec vitesse uniforme sur une section,
certainement pas contrôler le débit alors qu’il s’agit de le mesurer. La comparaison des courbes
𝐻u� (ℎ) et 𝐻u� (ℎ) apparaissait comme une sous-question simple, malheureusement elle a souvent
posé de gros problèmes. Le jury a noté beaucoup d’incohérences entre les graphes et les inégalités,
sans parler des hypothèses de l’énoncé, ce qui témoigne d’une incompréhension regrettable.
Physique 2 E–34
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
II.B – La vitesse limite peut être très distrayante : le record est détenu par un grain de sable
supraluminique à 8,5 × 1012 m⋅s−1 !
II.C – Le nombre de Reynolds n’est pas connu de tous. Le jury accepte évidemment tout aus-
si bien l’utilisation de la viscosité cinématique que de la viscosité dynamique, mais la longueur
caractéristique de l’écoulement autour du grain ne peut être la profondeur du bac de décantation.
II.D – Un calcul exact de 𝑟min est souvent proposé. Une exploitation du tableau, pour peu que
celui-ci ait été convenablement complété, est aussi acceptée. En revanche, sur une telle question
comme sur la précédente, il est évident qu’un nombre excessif de chiffres significatifs est pénalisé.
II.E – Beaucoup de trajectoires sont proposées, parfois fantaisistes, alors qu’une simple composi-
tion des vitesses suffisait. Notons que des explications du style : « il y a sédimentation si la bille
n’a pas le temps de faire le trajet avant de sédimenter » laissent rêveurs.
Conclusions
Les remarques précédentes peuvent paraitre excessivement pessimistes, aussi le jury tient à féliciter
les candidats qui ont su l’impressionner : qu’ils en soient remerciés !
« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. » Tout le
monde connait bien ce vieil adage et devrait le faire sien ! En effet, le concours s’efforce de faire
émerger les talents de demain, et comment reconnait-on un ingénieur talentueux, si ce n’est par ce
qu’il produit, par les problématiques qu’il résout ? Ainsi, il aura non seulement besoin de trouver
des solutions inédites, mais aussi de se faire comprendre en utilisant les outils adéquats, qu’il saura
manier avec soin. Il expliquera alors le plus clairement possible la démarche dans laquelle il s’inscrit.
Physique 2 E–35
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
C’est en ce sens que le futur candidat est engagé à travailler : après s’être approprié les problé-
matiques essentielles du sujet (et avoir lu les questions dans leur intégralité), il doit s’attacher à
analyser la situation à la lumière des différentes compétences qu’il a acquises tout au long de sa
formation. Celles-ci doivent lui permettre de résoudre la problématique qui s’offre à lui. Mais son
travail ne s’arrête pas là ! Tout candidat sérieux doit penser à valider son ouvrage grâce à son
bon sens. Des arguments d’homogénéité s’imposent d’emblée. Ceci lui permettra d’éviter bien des
errements.
Évidemment, il lui est aussi demandé de communiquer ! Il serait dommage de négliger cet aspect
absolument fondamental : un ingénieur se doit d’être clair, précis, rigoureux, honnête, humble.
Voilà quelques-unes des qualités qui feront d’un étudiant préparationnaire un bon candidat et un
bon ingénieur.
Nous invitons chacun à relire les programmes officiels qui permettent de bien saisir l’esprit dans
lequel nous cherchons à travailler, en souhaitant à chaque candidat de faire fructifier au mieux ses
talents !
Physique 2 E–36
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Chimie
Présentation du sujet
Le sujet de cette année présente le procédé Wacker, la réaction de Heck (prix Nobel 2010) et
une synthèse présentant une étape d’oxydation chimio-sélective (réaction de Wacker-Tsuji), trois
réactions importantes qui utilisent des complexes du palladium comme catalyseurs.
Les notions mises en jeu font appel à de nombreux domaines abordés dans le programme de
première et de seconde années des classes préparatoires (architecture de la matière condensée,
transformations chimiques en solution aqueuse, orbitales moléculaires, cycles catalytiques…).
Le sujet comporte à la fois des questions « simples » (questions d’application directe du cours),
des études nécessitant davantage de réflexion (questions « complexes » et plus ouvertes) et des
problématiques directement liés au domaine expérimental. Il permet de valoriser la réflexion des
candidats plutôt que leur technicité calculatoire. Plusieurs approches documentaires (extrait du
site de Wikipédia sur les caractéristiques du palladium, de revue et d’ouvrages spécialisés sur la
formation de liaisons carbone-carbone) permettent d’évaluer les capacités des candidats à analyser,
ainsi qu’à synthétiser l’information.
Les compétences évaluées dans cette épreuve sont :
− étudier l’influence de la structure chimique des réactifs utilisés et des conditions expérimentales
dans une stratégie de synthèse. Par exemple, est étudiée l’influence de la structure du réactif —
symétrique ou pas, bifonctionnel ou pas — sur la nécessité de réaliser des étapes de protection-
déprotection ;
− utiliser des modèles théoriques permettant d’analyser la réactivité des substrats ou d’écrire
quelques mécanismes réactionnels ; le diagramme d’orbitales moléculaires permet ainsi d’analy-
ser la stabilité et la réactivité d’un complexe du palladium vis-à-vis de substrats électrophiles,
l’étude des interactions orbitalaires doit permettre de comprendre la modification de la réacti-
vité d’un alcène par coordination ;
Chimie E–37
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
I Le palladium métallique
La position du palladium dans la classification est très souvent justifiée. La masse volumique est
aussi très souvent bien évaluée. La valeur trouvée est en revanche trop peu analysée.
L’analyse du document extrait de Wikipédia est très souvent beaucoup trop succincte. Une analyse
critique détaillée doit par exemple conduire le candidat à commenter l’absence de rigueur du
vocabulaire : la notion de « groupe » est ici assez floue puisqu’elle associe à la fois des éléments
situés dans la même colonne que le palladium (Ni, Pt), sur la même ligne (Ru, Rh, Pd) ou dans ni
l’une, ni l’autre (Os, Ir) ! De même la notion de « couches électroniques périphériques » fait appel
à la fois aux orbitales 5s et aux orbitales 4d.
La « configuration atypique du palladium » doit aussi être analysée au regard de la position du
palladium dans la classification périodique qui a été déterminée dans la partie A. De même, l’analyse
des « états d’oxydation usuels » qui sont données doit être menée avec rigueur, soin et méthode. Si
le signe positif est parfaitement logique au regard du caractère métallique de l’élément, certaines
valeurs citées le sont beaucoup moins.
II Le procédé Wacker
L’équation de la réaction modélisant la transformation réalisée est très souvent erronée, catalyseur
ou co-catalyseur y figurant à tort.
La justification quantitative de l’instabilité du cuivre (I) en solution aqueuse n’est pas toujours
correcte.
Le diagramme E-pCl est très rarement exploité.
Les orbitales des fragments diatomique ou plan carré sont bien représentées.
L’exploitation du diagramme énergétique est en revanche souvent incomplète.
Chimie E–38
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Conclusion
Le jury se réjouit qu’un nombre important de candidats démontre un degré de préparation très
sérieux et il apprécie de mettre en valeur un nombre non négligeable de copies de très grande
qualité.
Le jury souhaite encourager la pratique de l’analyse critique des résultats établis et celle de la
transposition à un problème nouveau des connaissances et capacités acquises pendant les deux
années de préparation.
Chimie E–39
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Informatique
Présentation du sujet
Le sujet porte sur les méthodes et algorithmes de simulation de problèmes à N corps, tels que la
dynamique gravitationnelle. La prédiction d’une éclipse ou du passage d’une comète nécessite des
calculs précis sur de grandes échelles de temps et de distances.
La première partie consiste à valider les compétences de base en programmation, au travers de
quelques fonctions très simples, utiles pour la suite du sujet.
La seconde partie vise à exprimer et programmer deux schémas d’intégration numérique : le schéma
d’Euler explicite et le schéma de Verlet. Ces schémas sont appliqués à l’équation d’un oscillateur
harmonique afin de comparer leurs performances et montrer que le schéma de Verlet assure une
meilleure précision pour les problèmes conservatifs.
La troisième partie consiste à appliquer le schéma de Verlet dans le cadre d’un problème de dyna-
mique gravitationnelle à N corps. Une analyse de la complexité permet de montrer que le temps
de calcul varie avec le carré du nombre de corps. Cette conclusion est confirmée par des tests
expérimentaux.
La quatrième partie s’intéresse au stockage des données célestes dans une base de données et aux
manipulations d’extraction des informations utiles à la simulation. Elle se termine par la fonction
principale permettant de lancer le calcul.
Informatique E–40
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
− le nombre d’itérations d’une boucle doit être bien réfléchi, en notant que la fonction range(n)
permet d’effectuer 𝑛 itérations indicées de 0 à 𝑛 − 1 ;
− l’opérateur + appliqué à deux listes (L1+L2 conduit à la concaténation des listes, le même opé-
rateur appliqué à deux tableaux ([Link]) conduit à la somme des éléments du tableau ;
− il convient de distinguer valeur exacte et valeur approchée dans l’écriture d’un schéma numé-
rique ;
− dans une démonstration ou dans l’écriture d’un code, une justification minimale est attendue. Si
une question demande d’établir un résultat, les principales étapes de la démonstration doivent
être portées sur la copie. À l’opposé, toutes les étapes d’un calcul ne nécessitent pas d’être
portées sur la copie. Outre la correction de la démonstration, le jury évalue la pertinence des
choix quant aux éléments d’informations portés à sa connaissance par le candidat ;
− l’ordre des questions importe. Prendre soin de traiter les questions en respectant leur ordre
dans le sujet. La présentation d’une copie fait également partie des compétences attendues
d’un candidat à une école d’ingénieur.
Première partie
Les deux premières questions sont une aide aux candidats permettant de souligner le rôle particulier
des opérateurs + et * pour les listes. Quelques candidats n’ont pas relevé la différence avec les
tableaux.
Les trois fonctions simples demandées sont très bien réussies par les candidats.
Deuxième partie
Cette partie met en œuvre deux schémas numériques. Le schéma d’Euler explicite est bien connu des
candidats. L’accent doit néanmoins être mis sur la rigueur et la présentation. Bien que relativement
simples, ces questions sont parfois traitées sans explications ou justifications minimales.
De la même façon, certains blocs de codes doivent être commentés. Le candidat est juge des parties
importantes qu’il estime devoir faire l’objet de commentaires. Par ailleurs, l’écriture d’un code peut
être introduite par une phrase explicative, souvent absente. Quelques questions font appel au calcul.
Même si ce dernier n’aboutit pas, il importe de l’initier et d’en montrer les principales étapes.
Il faut tenir compte des résultats mentionnés dans les questions précédentes. Trop de candidats
affirment que le schéma de Verlet conserve l’énergie quand un calcul précédent montre une légère
variation.
Enfin, des questions établissent un lien entre l’informatique et des disciplines scientifiques enseignées
en classes préparatoires. Le traitement de ces questions doit présenter la même rigueur que dans
les disciplines d’origine.
Troisième partie
L’écriture de fonctions Python calculant les forces a généralement été convenablement traitée.
Cependant, de nombreux candidats n’exploitent pas les fonctions initialement introduites au début
Informatique E–41
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
de l’épreuve. De fait, même quand le code est correct, il présente une lourdeur d’écriture évidente.
De plus, il est révélateur de la difficulté rencontrée par certains candidats à prendre du recul sur le
sujet. C’est pourquoi le jury invite les candidats à ne pas se précipiter dans l’écriture d’un code. Il
convient d’abord de s’interroger sur l’existence de fonctions préalablement construites qui peuvent
aider à l’écriture du nouveau code. Cette remarque fait écho à la partie du programme officiel
qui souligne l’importance d’une organisation modulaire des programmes ainsi que sur la nécessité
d’une programmation structurée.
Globalement, les calculs de complexité, relativement simples dans cette épreuve, n’ont pas présenté
de difficultés.
Quatrième partie
Cette partie est la moins réussie de l’épreuve. La majorité des candidats ne maitrise pas le langage
SQL. Le jury a cependant fait preuve de bienveillance dès lors qu’une requête était exprimée sous
une forme logique satisfaisante.
Conclusion
Le sujet aborde la majeure partie du programme d’informatique commune. Le choix d’un sujet
s’appuyant sur une application concrète de l’informatique assure une cohérence avec la formation
d’ingénieur. Cette approche sera reconduite sur des problématiques de simulation ou d’algorith-
mique courantes en informatique.
Les bons résultats à cette épreuve montrent que les étudiants, soutenus par leurs professeurs, ont
su dès la première année montrer des compétences affirmées en informatique. Le jury encourage
les futurs candidats à travailler l’informatique en alliant réflexion sur feuille de papier et mise en
œuvre des algorithmes sur ordinateur.
Informatique E–42
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Allemand
Présentation du sujet
Les quatre documents proposés présentaient cette année divers points de vue sur les menaces pesant
en Allemagne sur l’actuel contrat entre les générations, et au-delà sur le contrat social renouve-
lable et/ou à renouveler. Leur richesse et leur diversité devaient conduire à s’interroger sur ce qui
détermine la relation entre la génération Y et celles qui la précèdent : relation faite de dépendance
mutuelle, de convergence d’intérêts, mais aussi d’opposition et du désir de se démarquer. La com-
plexité de cette relation à elle seule justifiait amplement l’exercice constituant à synthétiser des
contenus nuancés.
Les documents mobilisaient surtout un lexique sociologique, politique, économique et démogra-
phique, ce qui ne constituait pas de surprise pour la majeure partie des étudiants.
Il est rappelé ici que tous les documents, quelles que soient leur taille et leur nature, sont importants
aux yeux du jury, et que leur ordre d’apparition dans le sujet est aléatoire. Tous ces documents
avaient vocation à interagir dans une synthèse. Aucun n’était marginal dès lors qu’on avait su
envisager une problématique centrale. On notera que la densité informative des documents n’est
pas forcément liée à leur longueur. Ainsi, le dessin humoristique était-il plus riche que ne l’ont
imaginé bien des candidats, et devait faire l’objet d’une analyse approfondie : non seulement un
jeune devait s’échiner à financer la retraite de trois retraités, mais le plus jeune des retraités était
invité par ses deux ainés à venir en aide au plus jeune, en prenant sa retraite plus tard par exemple.
Avant de s’atteler au travail de synthèse lui-même, les candidats étaient donc invités à analyser
soigneusement les documents. Parmi les éléments d’analyse incontournables :
− à partir de 2015, les « anciens » détiendront la majorité politique, ce qui aura une incidence sur
la confrontation entre les intérêts des différentes générations. Sur la caricature, on compte un
jeune pour trois vieux ;
− la génération Y n’est pas forcément une génération qui se rebelle, elle se caractérise davantage
par sa faculté d’adaptation et son aptitude à réinventer la vie et le travail ;
− consciente des dangers qui la menacent comme le chômage, la précarité et l’absence de quali-
fication, elle privilégie le pragmatisme et la défense de ses intérêts au détriment de l’idéologie
chère aux militants de 68 ;
− le rapport à la sécurité de cette jeune génération est ambivalent : tandis que certains cherchent
à être fonctionnaires, d’autres cherchent à inverser les rapports de force avec leurs patrons,
rompant ainsi avec la génération précédente ;
Allemand E–43
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
La synthèse et sa méthode
« Il est admis en général que la synthèse reconstitue ce que l’analyse avait séparé et qu’à ce titre la
synthèse vérifie l’analyse. » Les candidats sont invités à méditer cette formule de Claude Bernard
et à s’en inspirer au moment de passer à la rédaction de leur synthèse, une fois le travail analytique
accompli. Pour mémoire, la synthèse exclut tout commentaire. Les candidats sont donc invités à
ne pas se laisser aller à un commentaire personnel, aussi pertinent soit-il, même en conclusion.
Allemand E–44
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Les digressions sur l’emploi des femmes en Allemagne aujourd’hui ou sur la sortie du nucléaire
pourvoyeuse d’emplois n’avaient bien entendu pas lieu d’être. Les rappels détaillés sur la situation
économique de l’Allemagne, ou même des citations de Zweig ou de Büchner, aussi plaisantes soient-
elles, étaient incompatibles avec l’exercice de la synthèse.
Le titre devait s’efforcer de renvoyer à l’ensemble, et non se focaliser sur un seul aspect. Le jury est
bien conscient de la difficulté qu’il peut y avoir à proposer un titre synthétique, linguistiquement
pertinent, et même s’offrant le luxe d’être également original. Les candidats qui y sont parvenues ont
été valorisés, les titres les plus décevants sont ceux qui relèvent du charabia ou qui témoignent d’une
approche non synthétique („Was die Menschen erwarten“, „Eine neue Hoffnung“, „Die Generation
Y“). Le titre ne doit pas obligatoirement être « accrocheur ». Certains candidats ont su trouver
des solutions simples mais efficaces comme „Ende des Generationsvertrags ?“ ou „Erneuerung des
Gesellschaftsvertrags“.
L’introduction est la première démarche de la synthèse et se distingue de l’introduction à un com-
mentaire composé. On peut très bien — sans verser dans le catalogue — y présenter très brièvement
les documents et les sources, à condition d’en dégager aussitôt l’argument principal et/ou de mettre
en relation le contexte énonciatif de la problématique et la nature des sources (dessin humoristique
sur l’avenir du contrat intergénérationnel vu sous l’angle du déséquilibre démographique, portrait
sociologique de la génération Y et de sa complexité, autoportrait enthousiaste de la génération par
l’un de ses membres, article alarmiste sur le choc du vieillissement démographique et ses consé-
quences). Ceci présente l’avantage de renforcer l’intelligibilité de la synthèse qui suit, puisqu’on
n’a pas à se référer ensuite en permanence aux sources, exercice quelque peu artificiel. Si on ne
le fait pas, cela allège favorablement l’introduction, et peut conduire à citer en cours de synthèse
les documents lorsqu’on y renvoie pour la première fois par exemple. Encore une fois, ce sont les
qualités synthétiques qui sont primordiales, le jury ne formule pas ici d’interdit.
Il est souhaitable et attendu de bien définir la problématique générale dans l’introduction. Le
candidat a en revanche le choix : soit présenter les axes de sa synthèse en fin d’introduction, soit
se contenter de bien marquer au cours de son développement tout changement de problématique.
De façon générale, on s’attachera à privilégier l’organisation de la synthèse, l’enchainement ordonné
et hiérarchique des arguments et des faits, on insistera sur l’interaction entre les documents au lieu
d’effectuer des synthèses séparées des différents documents, ce qui serait bien sûr pénalisé. Le
défaut principal cette année a été de n’envisager que le point de vue de la génération Y, voire de
prendre fait et cause pour elle, comme si la synthèse devait forcément aboutir à une pensée unique,
dépourvue de nuances. Un autre défaut fréquent a été de synthétiser d’une part les documents
II et III pour aboutir à un portrait de la génération Y, d’autre part les documents I et IV en se
focalisant uniquement sur la question des retraites.
Conclure n’est pas une obligation absolue. S’il s’agit de répéter ce qui a déjà été dit ou de glisser
un commentaire personnel, mieux vaut s’abstenir. Mais s’il s’agit de finir par un élément d’un des
documents particulièrement convaincant ou qui permet une ouverture, ou de clore la synthèse par
une phrase percutante, c’est-à-dire de produire un effet de conclusion, c’est tout à fait bienvenu.
Allemand E–45
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
concepts ne peuvent faire l’objet d’une reformulation, tout est affaire de bon sens. On regrettera
la tendance à reprendre des expressions des textes sans se donner la peine de les reformuler ni de
montrer qu’on en a compris le sens (des termes comme Freizeitoptimierer, Weichei, Trumpf ont été
massivement utilisés sans visiblement être compris). Mal interprété, Beamtenstellen a donné lieu
à de nombreux contresens. L’emploi de die Jugendlichen, des adverbes de lieu irgendwo et überall,
des adverbes de temps irgendwann et jederzeit a été le plus souvent mal maitrisé.
Les correcteurs notent que les candidats étaient dans l’ensemble bien préparés sur ce type de sujet
et n’ont en général pas eu de peine à comprendre les documents, même si le deuxième semble avoir
donné un peu plus de fil à retordre. On ne peut à l’inverse que déplorer les multiples erreurs de
genre et de pluriel sur des termes aussi courants que Artikel, Welt, Arbeit, ainsi que les confusions
entre Gleichheit et Gerechtigkeit. L’introduction, la présentation éventuelle des documents et la
problématisation mobilisent également des compétences spécifiques (dates, sources, interrogation
indirecte, hiérarchisation, marqueurs logiques et chronologiques, etc.). Un petit nombre de candi-
dats n’a pas pu, faute de ressource lexicale, déterminer la nature du premier document. La synthèse
et l’enchainement ordonné supposent quant à eux un entrainement spécifique à la formulation de
l’opposition, du parallélisme, du paradoxe, de la constatation de faits. Cette année encore, un
nombre trop important de copies se réfugient dans les formules de type „es gibt“.
De façon générale, les candidats sont encouragés à viser la correction morphologique et syntaxique,
dont l’absence ne saurait être compensée par une bonne compréhension ou une synthèse habile. On
ne peut ici que renvoyer aux rapports précédents et insister sur les lacunes principales constatées
cette année : comparatif de supériorité de l’adjectif épithète (trop souvent construit par erreur avec
mehr), conjugaison et emploi de werden, voix passive, expression de la date, maitrise du participe
passé des verbes faibles et forts, confusion entre vor et seit, entre als, wenn et wann, confusion entre
sujet et COD, usage de la virgule et de la majuscule particulièrement important pour l’intelligibilité
globale, etc.
Conclusion
Si la session 2015 a démontré que, dans l’ensemble, les étudiants se sont bien préparés, les futurs
candidats sont invités à bien concilier l’exercice de la synthèse avec un niveau linguistique solide
tant sur le plan grammatical que sur le plan lexical. En bref, il leur faudra savoir évoluer sur tout
type de terrain et s’entrainer de façon intensive à la compréhension de l’écrit. La cohérence de la
synthèse qui doit prendre en compte la totalité des documents et non procéder à des regroupements
partiels, le respect des contenus des documents et la nécessité d’en passer par une phase analytique
minutieuse avant de rédiger la synthèse restent les clefs du succès dans cette épreuve.
Allemand E–46
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Anglais
Présentation du sujet
Quel rôle jouent les techniques de communication et d’information dans l’évolution des langues ?
L’épreuve de synthèse de documents de la session 2015 proposait une réflexion sur les liens entre
langue et technologie à partir de quatre documents qu’il convenait de lire et d’interpréter en
fonction de leurs contextes temporels et géographiques respectifs.
En 2009, le Denver Post reproduisait une caricature de Mike Keefe, intitulée “The evolution of
communication” — parodie darwinienne de l’évolution du langage et des langues depuis la naissance
de l’écriture jusqu’à l’ère Twitter. En 1848, l’américain Conrad Swackhamer voit avec le télégraphe
l’émergence d’une langue idéale, qui donnera naissance à un art littéraire parfaitement abouti. En
2008, le linguiste britannique David Crystal explique dans The Guardian que la pratique massive
des SMS n’est pas nouvelle et témoigne plutôt du caractère vivant des langues. Enfin, la même
année, le très sérieux The Economist évoque avec ironie la manière dont est perçu en France l’emploi
de « l’écriture SMS » dans les copies du baccalauréat, tout en glissant “Text-messaging corrupts
all languages”.
Ces experts apparaissant divisés sur la manière dont la technologie affecte les langues et au-delà,
la capacité de réflexion et de création, les candidats étaient invités à rendre compte de leurs divers
points de vue tout en les mettant en résonance et en perspective.
Anglais E–47
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Titre
Nous rappelons que le titre doit être informatif. Il ne s’agit pas de créer un titre à sensation, mais
bien d’informer le commanditaire de la synthèse de ce qu’il va lire au milieu d’une dizaine d’autres
synthèses commanditées sur des sujets différents. Ce titre s’apparente à ceux que l’on crée lorsqu’on
classe un dossier dans son propre ordinateur.
En aucun cas les sources ne doivent être un simple listing des documents. Quelques mots doivent
qualifier ces sources de façon à introduire une idée de ce que contient chaque document. Aucun
jugement de valeur personnel n’est admis. Dans la synthèse proposée en 2015, la datation des
documents avait une importance considérable. La problématique vient compléter l’introduction.
Elle pose la question fondamentale du dossier.
Exemple d’introduction proposée dans une copie de qualité :
In an era when information is to travel at speeds previously unheard of, the brevity of text messages
seems like it should be met with round applause. However, this specific form of communication is
often criticized, due to it supposedly harming language with unreasonable amounts of abbreviations.
This apparent paradox raises the following question : is texting able to make its mark on the world
despite its ill-reputed simplicity ? What is the influence of technology on language ? These aspects
are discussed lengthily in the four documents presented here, namely, a satirical drawing from Mike
Keefe, an American 1848 article on the benefits of the telegraph, and two articles on the influence
of abbreviations throughout the centuries, published in The Economist and The Guardian both in
2008.
La nécessité non seulement d’identifier les sources mais de les exploiter en rapport avec la problé-
matique aurait permis de mieux traiter l’article de The Economist. Il s’agit de la perspective d’un
Anglais sur ce qui se passe en France aujourd’hui. D’après l’article britannique, la langue française
apparait comme doublement menacée par les progrès de la technologie : en tant que moyen de
communication, au même titre que l’anglais, mais aussi en tant que source d’identité nationale
(“The French are touchy because theirs is so much an emblem of national identity”). L’ironie (“our
dear language”) serait alors devenue perceptible aux candidats. Une autre dimension de la langue
était introduite dans ce document.
Rappelons que les sources peuvent être introduites dans le cours de la synthèse lors de leur première
apparition.
Anglais E–48
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
L’objectif de l’épreuve est de restituer les éléments clefs contenus dans tous les documents et de
montrer comment ces informations se complètent, se renforcent ou s’opposent. La confrontation
appartient au candidat. Elle est l’élément essentiel de la synthèse. Cependant, les idées ne lui
appartiennent pas puisqu’il doit constamment s’appuyer sur tous les documents, sans en privilégier
ou négliger aucun, lorsqu’il examine les points de convergence ou de divergence.
Nous avions des attentes concernant chacun de ces documents. Ces attentes correspondent à une
gradation dans l’échelle des notes.
The article written by Conrad Swackhamer published in the United States Magazine and Democratic
Review in 1848
Première attente : la vision optimiste dans le progrès en plein xixe siècle.
At that time (or By 1848), the new telegraph was considered as a magical tool. The enthusiasts
of the new medium claimed that it would revolutionize communication. Swackhamer predicted that
what he called “the telegraphic style” would naturally leave its mark on the language, as well.
Idée commune avec le dessin de Mike Keefe : chaque nouvelle technologie opère un bouleversement
sur la langue.
Si cette foi dans la machine n’était pas réellement exprimée par le candidat, nous attendions au
moins la notion d’amélioration.
Autre notion importante : la confiance dans l’avènement d’une langue parfaite.
The “telegraphic style” would be more nervous, expressive, easy to understand and above all elegant.
We could eventually cast off the verbosity and complexity of the prevalent English style. Americans
would thus belong to a new “great Republic of Letters”. Much of this revival would be due to the
United States.
Anglais E–49
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Quelques candidats ont fait remarquer la dimension utopique de cette attente d’une langue parfaite.
De très bonnes copies ont souligné l’insistance de Swackhamer sur l’adéquation entre l’outil et la
rapidité de la pensée. Le mot-clef de ce second document était probablement “efficiency”.
David Crystal’s article headed “2B or not 2B”, published in The Guardian on July 15, 2008
Un contresens grave consistait à associer David Crystal aux contempteurs des SMS et aux pessi-
mistes vis-à-vis de l’évolution de la langue.
Crystal argues for the benefits of text messaging and criticizes another article by John Humphrys
claiming that new technology would have disastrous consequences for language.
Second point attendu : pourquoi David Crystal affirme-t-il que cette nouvelle technologie est au
contraire quelque chose de positif ?
Abbreviations are not totally new. In addition, texting and abbreviations add a new dimension to
the language. Studies have shown that people have always been playing with words, and the ability
to be playful with language results in higher scores on reading and vocabulary tests. According to
David Crystal, the first thing you have to do to be able to write proper English (or any language)
is to know how letters relate to sounds.
La dimension du jeu, du détournement de sa propre langue-outil, devient une preuve que vous
prenez de la distance par rapport au caractère utilitaire de la langue. Si la notion de jeu n’était pas
présente dans une copie, nous attendions au moins la dimension de la « créativité » du rapport entre
le locuteur et sa langue. Pour la majorité des utilisateurs, le SMS constitue principalement un moyen
rapide, ludique et amusant de communiquer avec ses proches. En utilisant des procédés littéraires
comme le rébus, le phonème (utilisation phonétique d’une lettre) ou encore les abréviations, l’auteur
du texto prend plaisir à créer son propre langage et à jouer avec les mots.
D’où le mot-clef “creativity” pour ce troisième document.
It is a way for us to be linguistically creative.
In May 2008, The Economist looked at the French reaction to text messaging (« Parlez-vous SMS ? »,
24 May)
Nous attendions vraiment que le candidat souligne qu’il s’agissait de l’analyse d’une réaction fran-
çaise faite par un Britannique. La menace d’une double attaque contre la langue française est
évoquée dans la remarque de Mr Sarkozy. Attaque de l’extérieur par la langue anglaise, et de
l’intérieur par les SMS. La langue française serait en train d’imploser sous l’effet des « barbares »
anglais et des textos. Une autodislocation de la langue, un processus de déculturation. Toutefois les
meilleurs candidats font observer que l’article de The Economist se termine sur une interrogation.
Nobody actually knows whether texting could harm a language.
Plusieurs liens avec les trois autres documents pouvaient être soulignés :
− “Some see this as a slippery slope” était un renvoi possible à la courbe descendante de Mike
Keefe ;
− “Others see it as no more menacing than shorthand for telegrams” s’inscrivait dans la lignée
du texte de Swackhamer ;
− “C CHIC, a play both on « C’est chic » (« It’s chic ») and the C series cars” renvoyait à la
notion de jeu verbal dans les publicités et donc à l’article de David Crystal.
Anglais E–50
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Enfin, la dimension de la langue comme source de fierté et d’identité nationale pour les Français a
été soulignée par de nombreux candidats, de même que la susceptibilité des Français à l’égard de
la langue anglaise.
Le mot-clef de ce quatrième document pouvait être une question : Threat or no threat?
La synthèse
Pour progresser dans l’échelle de notation, il faudrait que se dégage une dynamique entre les parties
(sans qu’elle soit particulièrement élaborée). L’idée est encore une fois de créer du sens, de créer
des liens, des tensions entre des documents référencés.
Quelques candidats proposent encore une argumentation sans faire aucune référence à un quel-
conque document. Qui parle alors, si ce n’est le candidat ? Le commanditaire d’une synthèse attend
toujours une référence précise à la source des informations. L’argumentation doit être immédiate-
ment identifiée. Il s’agit là d’une ignorance grave des règles de la synthèse de documents.
D’autres candidats proposent des pavés monolithiques ou à l’inverse une fragmentation du devoir
en six ou sept mini paragraphes. La synthèse se transforme en une quasi dissertation avec renvois
occasionnels à des documents ou bien en un patchwork déséquilibré. Des arguments se mettent à
flotter dans la synthèse, libres de tout ancrage. Dans les deux cas il en ressort une impression de
flou.
Attention aussi à ne pas verser dans l’analyse : l’article de David Crystal a parfois donné lieu à un
développement hypertrophié d’une page, ce qui assimilait dangereusement la synthèse à un essay.
Nous renvoyons les candidats aux règles de la synthèse énoncées dans le rapport 2012.
Nous rappelons que les documents ne doivent jamais être désignés par leur numéro dans le devoir
et à fortiori par « doc.1 », « doc.2 ». La personne qui a commandité une synthèse n’ira pas chercher
les documents de base pour voir à quoi se réfère l’auteur de cette synthèse. Toutes les informations
doivent être contenues à l’intérieur du devoir.
Toutes les copies qui prenaient un peu de hauteur (sur le texte de The Economist, par exemple)
ont été valorisées et de manière générale, pour boucler la boucle, toutes celles qui montraient
d’emblée qu’elles avaient une lecture fine et nuancée des documents en établissant clairement le
positionnement de leurs auteurs sans confusion avec les contre-arguments, les détracteurs que ceux-
ci entendaient réfuter au sein de leur propre argumentation. Les notes d’excellence furent attribuées
aux copies faisant preuve d’une bonne argumentation avec prise en compte des référents culturels,
distance vis-à-vis des informations, cohérence de l’argumentation.
Une rapide conclusion est envisageable à condition qu’elle ne soit pas l’équivalent d’une troi-
sième partie totalement autographe de la synthèse « arguments pour » / « arguments contre ». De
nombreux candidats ont fort intelligemment conclu sur la constatation de l’existence de plusieurs
niveaux de langue (langue standard et langue non standard) en fonction du contexte. D’autres ont
souligné la récurrence des craintes à chaque étape de progrès technologique, d’où il s’ensuit qu’une
langue se comporterait comme un « organisme vivant et capable d’adaptation ». Ces deux idées
étaient présentes dans l’ensemble du dossier.
Anglais E–51
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
d’une langue étrangère si l’on entend dépasser le simple stade de la langue-outil de communication
et partir à la rencontre de l’autre.
La grammaire permet de moduler les rapports complexes qui relient les pensées entre elles. Posséder
les mots, c’est aussi posséder les choses.
Dans un concours de futurs ingénieurs, il est nécessaire de se faire comprendre de son interlocuteur.
Nous n’attendons pas de prises de risque grammaticales, mais nous exigeons une langue simple,
correcte, sans erreur dans l’utilisation des structures de base, une langue qui n’entrave pas la
compréhension de la copie. Cette langue doit être fluide.
Certaines fautes sont gravissimes et semblent relever de la pure désinvolture au bout de dix ans
d’étude : absence d’s à la troisième personne du singulier, adjectifs accordés, génitifs abusifs, etc.
On se reportera aux rapports des années précédentes pour compléter. La détermination nominale
est toujours un point délicat pour les candidats, la faute fréquente étant l’emploi abusif de l’article
défini avec des notions abstraites ; une autre erreur est la non-utilisation du gérondif lorsqu’un
verbe est sujet (to send many textos must be stopped).
En ce qui concerne le second document, le candidat était nécessairement amené à jongler avec
la concordance des temps (“he thought language would be perfect”), savoir établir un lien avec le
présent simple et le futur, tout cela sans négliger les verbes irréguliers. Cela suppose que l’on sache
déjà manier le conditionnel dans sa propre langue et exprimer l’hypothèse.
La bonne utilisation des modaux est également requise.
Conclusion
Comme chaque année, les examinateurs ont été sensibles aux efforts déployés par beaucoup de
candidats désireux d’entrer dans le jeu et qui leur ont offert quelques moments précieux. Qu’ils en
soient ici remerciés.
Anglais E–52
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Arabe
Présentation du sujet
Le sujet proposé cette année se composait de quatre documents : une caricature et trois articles
de presse. Deux de ces articles proviennent de deux journaux et le troisième d’un site internet.
L’ensemble du dossier traite de la question de l’identité dans le monde arabe d’aujourd’hui. Les
quatre documents soulignent l’existence d’une véritable crise identitaire arabe, en analysent les
causes et proposent quelques solutions.
− absence de division en paragraphes. En effet, certaines copies, malgré la qualité de leur contenu,
étaient écrites d’un seul bloc dès le début jusqu’à la fin ;
− absence de guillemets englobant les titres des documents présentés dans l’introduction ; absence
de référencement exact des documents du dossier.
Ces quelques remarques sur la méthode ne mettent pas en cause la bonne qualité générale de la
plus grande partie des copies.
Au niveau de l’expression, la langue utilisée a généralement été correcte, riche et souvent authen-
tique — ce qui est tout à fait compréhensible de la part de candidats dont l’arabe est, dans la
plupart des cas, la langue maternelle. Nous attirons cependant l’attention sur les points suivants :
− l’usage des prépositions est parfois influencé par les différents dialectes des candidats. Si cer-
taines imprécisions sont tolérées (fî / bi) d’autres sont sanctionnées ;
− le cas direct (al-’ism al-mansûb) n’est pas respecté dans nombre de copies ;
Arabe E–53
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
− l’usage de la hamza initiale (hamzat wasl / hamzat qat‘) est souvent traité avec une certaine
légèreté ;
− le jury a remarqué aussi que nombre d’erreurs sont liées à une écriture un peu trop hâtive,
ou calée sur une syntaxe orale retranscrite telle quelle à l’écrit ! Alors qu’une simple relecture
suffisait pour en corriger l’essentiel ;
− certaines erreurs, bien qu’elles n’aient aucune influence sur la compréhension, sont gênantes
pour des candidats de ce niveau, confusion entre tâ’ marbouta et tâ’ mabsouta, écriture des
mots dits à alif suscrit.
Conclusion
Le jury espère que ces remarques et conseils aideront les futurs candidats à se préparer mieux à
cette épreuve.
Arabe E–54
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Chinois
Présentation du sujet
Le sujet de l’épreuve écrite de chinois comporte les documents suivants :
1. une image représentant « La Chine dans les coutumes et les habitudes du nouvel an » de PAN
Xutao ;
2. un extrait adapté d’un article de YIN Xiaoyu 山东县城的年俗 paru dans le « Quotidien du
Peuple (édition d’outre-mer) (人民日报-海外版) » du 12 février 2014 ;
3. un extrait adapté d’un article de LIU Shaohua 年俗,正在回归本质 paru dans le « Quotidien
du Peuple (édition d’outre-mer) (人民日报-海外版) » du 12 février 2014 et une image parue sur
Google ;
4. un extrait adapté d’un article de LIU CHEN Zhenkai 湖北:祭拜祖坟山,不再背椅子 paru
dans le « Quotidien du Peuple (édition d’outre-mer) (人民日报-海外版) » du 12 février 2014 et
une image parue sur Google.
Cette épreuve est intégralement en chinois. Les candidats doivent rédiger en chinois et en 450
caractères environ une synthèse des documents proposés, comportant obligatoirement un titre et
précisant à la fin du travail le nombre de caractères utilisés (titre inclus). La synthèse peut être
rédigée en caractères simplifiés ou complexes et un écart de 10 % en plus ou en moins est accepté.
L’usage de tout système électronique ou informatique est interdit dans cette épreuve.
Conclusion
Il s’avère, lors de cette épreuve, qu’un manque de niveau réel en chinois peut avoir des conséquences
désastreuses, mais, qu’avec un entrainement régulier en laboratoire, un respect des consignes, une
Chinois E–55
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
synthèse correcte, les candidats devraient avoir en main les ingrédients pour accéder, grâce à leur
travail, à de bons résultats.
Chinois E–56
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Espagnol
Présentation du sujet
Les documents présentés avaient pour sujet la baisse démographique spectaculaire en Espagne,
l’analyse de ses causes et les solutions envisagées pour y remédier. On pouvait aisément les regrouper
en deux parties : la première était constituée de plusieurs graphiques, d’un long article (“Crisis y
población”), et de deux autres qui en complétaient certaines aspects. Les graphiques mettaient en
évidence les fondements structurels de cette chute (baisse de la mortalité et déclin démographique
depuis la fin de la dictature franquiste jusqu’à la fin du siècle dernier) ainsi qu’une répartition
par régions. L’article “Crisis y población” analysait très clairement les raisons de cette baisse
démographique dans son rapport avec la crise économique à partir de 2008.
La deuxième partie des documents exprimait l’opinion d’un groupe d’experts — chercheurs et
universitaires — consultés par le journal ABC sur les causes de la situation actuelle et proposait
quelques remèdes. Dans la plupart des cas, un consensus se dégageait sur les solutions à mettre en
œuvre.
Titre et présentation
Mis à part quelques titres fantaisistes ou incompréhensibles et de rares omissions, le jury a sanc-
tionné de nombreux intitulés partiels, par exemple, « Crise démographique en Espagne ». Répétons
que les introductions reprenant les titres des articles des journaux, un par un, sans guillemets et
souvent mal retranscrits, ne présentent aucun intérêt. Bien qu’en diminution, elles perdurent et
occupent parfois une demi-page.
Espagnol E–57
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Restitution de l’information
Signalons que l’énumération du contenu des textes (parfois dans l’ordre présenté) est en diminution,
ce qui indique une meilleure préparation à l’exercice de la synthèse. En général, les copies dégagent
les lignes essentielles des documents, bien qu’un certain nombre ait ignoré ou survolé les graphiques
et par conséquent négligé d’indiquer la tendance structurelle en Espagne à la baisse de la natalité,
dont l’infléchissement a été dépendant de l’immigration pendant une très longue période.
D’autre part, il fallait mentionner la répartition inégale de la natalité selon les régions. Quoiqu’en
l’absence d’explications supplémentaires dans le dossier, cette disparité s’avère logiquement aléa-
toire, on en aurait aimé une brève référence, car les communautés autonomes les plus touchées par
une perte de population coïncident en gros avec celles de moindre croissance économique.
Si tous les documents font référence aux répercussions économiques de la crise, d’autres causes de
la baisse de la natalité étaient mentionnées. Elles ont été parfois mal hiérarchisées.
Une deuxième partie du dossier était constituée par une ébauche de solutions proposée par des
experts. Ici aussi une certaine distance critique s’imposait en distinguant d’une part les mesures
relevant de la déclaration de bonnes intentions et, d’autre part les propositions concrètes s’adressant
aux pouvoirs publics : politiques fiscales et d’aide à la natalité. Signalons des imprécisions et-des
maladresses conduisant à des absurdités telles que l’âge des nouveaux-nés ne cesse d’augmenter
(ou passe de 30 à 31 ans).
Langue
Des erreurs linguistiques persistent d’année en année. Pour mémoire, citons les suivantes :
− mauvais emploi des temps verbaux, notamment le passé simple et le passé composé ;
Conclusion
Rappelons que la lecture attentive et rigoureuse de tous les documents est indispensable y compris
les graphiques ou les statistiques. Signalons également que la qualité de l’expression n’est qu’un
élément de l’évaluation globale.
Espagnol E–58
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Italien
Présentation du sujet
Les documents proposés aux candidats pour l’épreuve de synthèse étaient constitués par un extrait
de “L’infanzia, questione sociale” de Maria Montessori et des extraits du site [Link]-
[Link] et d’un article du Corriere della Sera de Carlo Vulpio, paru en décembre 2012.
Ces documents présentent la méthode de pédagogie scientifique de Maria Montessori et son rayon-
nement en Italie et dans le monde.
Conclusion
Les performances des candidats sont satisfaisantes et leur niveau général est tout à fait convenable.
Italien E–59
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Portugais
Présentation du sujet
Quatre documents étaient proposés : un message avec une carte du Brésil envoyés via les réseaux
sociaux ; un article de presse sur les performances économiques brésiliennes mises à mal par la
récession internationale ; un autre article de presse présentant les défis auquel le nouveau gouver-
nement de Dilma Rousseff est confronté ; une affiche électorale résumant le programme de Dilma
Rousseff. Ces documents nous amènent à questionner l’avenir incertain du Brésil, pays émergent
confronté à des difficultés, de plus en plus dépendant des économies chinoise et nord-américaine, et
qui contribue à la baisse du PIB de l’Amérique latine. Ils mettent l’accent sur l’un des plus gros défis
du pays : continuer à permettre à la majorité de la population l’accès aux services fondamentaux.
Conclusion
L’esprit de synthèse, la capacité à argumenter et la correction de la langue sont les compétences-clés
requises pour cet exercice. Si les trois candidats de la session 2015 rendent compte d’une bonne
Portugais E–60
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
capacité à hiérarchiser les informations et à problématiser un sujet dont la cohérence doit être
reconstituée à partir de documents variés, leur capacité critique aurait sans doute dû être encore
plus mise à l’épreuve.
Portugais E–61
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Russe
Présentation du sujet
Le thème du dossier proposé aux candidats concernait une nouvelle loi entrée en vigueur en 2014
voulant interdire l’usage de mots grossiers dans les arts, la littérature et les médias russe, c’est-à-dire
les films, les pièces de théâtre, les concerts, les émissions télévisuelles, etc.
Le sujet comportait cinq documents. La présentation de la loi promulguée par Vladimir Poutine
qui interdit l’usage des mots vulgaires dans la littérature, le cinéma et les médias de Echo Moskvy.
Un article intitulé « Il n’existe nulle part au monde aucune expérience pratique de lutte contre
la vulgarité dans les médias » de [Link] Bizness iznutri. Un article de Novaya Gazeta « Le 1er
juillet 2014 entre en vigueur la loi contre l’usage de la langue vulgaire au cinéma et au théâtre ».
Une interview de Journal Gorod812 en ligne dans laquelle l’acteur Sadalski répond au réalisateur
N. Mikhalkov sur cette loi. Enfin un sondage de l’institut Levada commenté dans Izvestia du
13/08/2014 : 87 % des Russes approuvent la loi contre la langue vulgaire dans les films.
Russe E–62
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Conclusion
Nous proposons, cette année, quelques éléments de synthèse en français (voir page suivante). Il
s’agit d’une problématisation des éléments incontournables tirés des documents. Après avoir lu
attentivement les textes du sujet, chaque candidat pourra s’exercer à réécrire ce texte en russe,
avec ses propres mots, sans chercher à en faire une traduction fidèle.
Aussi, nous ne pouvons conseiller aux candidats que de lire régulièrement la presse, afin d’avoir
un minimum de connaissances sur la société russe contemporaine. Cette lecture doit permettre
d’acquérir un minimum de vocabulaire essentiel, sans lequel il n’est pas concevable de s’exprimer.
Des ouvrages complémentaires comme des vocabulaires thématiques pourront également s’avérer
très utiles.
Russe E–63
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Éléments de synthèse
Début juillet est entrée en vigueur la loi contre l’usage et la diffusion des gros mots dans la
littérature, les arts et les médias. Cinq articles sont proposés pour illustrer les problèmes que cette
loi soulève. Un article des Echos de Moscou présentant la loi promulguée par Vladimir Poutine
qui interdit l’usage des mots vulgaires dans la littérature, le cinéma et les médias. un article de
Bussiness intérieur « Il n’existe nulle part au monde aucune expérience pratique de lutte contre
la vulgarité dans les médias ». Un article du Nouveau Journal « Le 1er juillet entre en vigueur
la loi contre l’usage de la langue vulgaire au cinéma et au théâtre ». Deux interviews d’homme
de spectacle, l’acteur Sadalski et le réalisateur N. Mikhalkov paru dans Gorod812 en ligne. Un
commentaire du sondage de Levada paru dans les Izvestia en août 2014.
Tous les articles rappellent en quoi consiste cette loi : il sera désormais interdit de mettre sur le
marché des œuvres (disques, dvd, livres) contenant un lexique vulgaire hors norme, sauf si ces
ouvrages sont scellés et comportent une vignette d’avertissement, et de diffuser de la musique ou
des films sans avoir au préalable « bippé » les gros mots ou avoir refait la bande son.
Les sanctions prévues pour les contrevenants sont dissuasives de 2500 (50 euros) à 50000 (1200
euros) voire 200000 roubles pour un média, avec une possible interdiction d’activité pour l’entreprise
pouvant aller jusqu’à 3 mois.
Cette loi signée par le président Poutine semble recueillir une très large approbation parmi les
citoyens russes (87 % la soutiennent d’après Levada). Des acteurs comme Sadalski la soutiennent,
disant que la langue grossière est la prière du diable, et Tabakov, le metteur en scène du théâtre
d’art considère que cela ne nuira pas à la qualité du texte (Nouveau Journal). Il faudra donc
resonoriser des films et retoucher le texte de certaines pièces (Nouveau Journal).
Pourtant, son application n’est pas sans poser de problèmes aux pièces jouées actuellement dans
des théâtres et à de nombreux films actuellement projetés ou tournés mais non encore diffusés. En
effet, nulle part dans la loi ne sont indiqués les mots jugés « vulgaires » et selon la proposition de
l’organisme de surveillance de la communication de Russie, seuls 4 racines et leurs mots dérivés
auraient été retenus. Le reste serait considéré comme langue « populaire » ou « expressive » (Echos
de Moscou). De plus, comme le souligne N. Mikhalkov, cela ne peut pas se faire toujours sans nuire
à l’expressivité ou à la qualité artistique : les gros mots sont effectivement ceux de l’expression des
états extrêmes de l’homme (la douleur, la guerre, la mort etc.).
Avec cette loi, la Russie va donc être pionnière, car, d’après Bussiness intérieur, il n’existe nulle
part ailleurs d’expérience en la matière. On peut d’ailleurs se poser la question de sa pertinence
(sauf s’il s’agit de déclaration de politique électorale), car il existe déjà une loi qui interdit de jurer
dans les lieux publics.
Quoi qu’il en soit, même si 87 % des Russes disent approuver cette loi, cela ne les empêchera pas
de continuer à utiliser fréquemment des gros mots (Izvestia) !
Russe E–64
Concours Centrale-Supélec 2015
Épreuves orales
Filière PC
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Mathématiques 1 20
Mathématiques 2 23
Physique 1 27
Physique 2 30
Chimie 34
Allemand 47
Anglais 49
Arabe 53
Chinois 55
Espagnol 57
Italien 59
Portugais 60
Russe 61
Les histogrammes suivants donnent la répartition des notes des candidats présents. Les traits
continus (rouge) matérialisent les quartiles et le trait pointillé (bleu), la moyenne.
TIPE
26
22
20
19
15 15 15
13
12
11 11
9
8
3
2
1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Mathématiques 1
131
129 129
122
119
117 116
109
98
88
83
64
60
37 36
23
18
12
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Mathématiques 2
160
157
146 145
128
118
104
96 96
77
67
52
49
34
27
17
13
5 5
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Physique 1
151
149
126
122
117 118
110 110
96
88
75
66
41 42
33
21
18
10
5
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Physique 2
141
131 130
124
113 114
112
104
92
85
82
60 61
38 38
32
17
11
7
3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Chimie
124
120 120
117
113 112
108
101
98
84
72
69
59
53
37
33 34
24
14
5
1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
TP Phys. Chimie
183
159
150
144
133
128
122
97
91
67
61
55
28
20
17 15
12
8
3 4
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
TP Chimie
109
82
78
75
73
70
66
52
48
30
27
25
12 11
7 6
2 2 3
1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
TP Physique
77
74
72
71
62
58
52
45
43
40
31
30
17
11 10
9
8
6
1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Langue obl.
199
141
124 122
109 111
104
91
87
76
66
57 58
42 40
17 16
12 12
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Allemand 1
16
14
11 11
10
8 8
6 6 6
4 4
2 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Anglais 1
191
127
113
102 101
98
94
89
75
62
55 56
46
29 29
17 16
12 12
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Arabe 1
3 3
1 1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Chinois 1
2 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Espagnol 1
3 3
2 2 2 2
1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Italien 1
1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Russe 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Langue facul.
65
63
52
51
48
43
38
35
33
27
24
15
12
9 9
8
4
2
1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Allemand 2
17
16
14 14
11
7 7
3 3 3
2 2
1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Anglais 2
25
19
13
12 12
11
7 7 7
6
4
3 3 3 3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Arabe 2
2 2
1 1 1 1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Chinois 2
2 2
1 1 1 1 1 1 1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Espagnol 2
30
27
26
24
22
21
18
15
8 8 8
7
3
2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Italien 2
2 2 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Japonais 2
1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Norvégien 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Néerlandais 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Polonais 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Portugais 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Russe 2
1 1 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Suédois 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Turc 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Vietnamien 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
Mathématiques 1
Présentation de l’épreuve
Pour cette session 2015, l’épreuve de mathématiques 1 a évolué : le temps de préparation de 30
minutes a disparu. Chaque candidat dispose donc de 30 minutes pour aborder l’exercice proposé.
Durant ces 30 minutes, le candidat prend connaissance de l’énoncé et tente de le résoudre. Nous
profitons de ce temps pour évaluer la prise d’initiative, la capacité à élaborer une démarche, la
mettre en œuvre et la critiquer mais aussi l’acquisition des méthodes et la rigueur dans les dé-
monstrations. Les planches sont élaborées de façon à laisser le maximum d’initiative au candidat.
Le jury fonctionne en « barrette » durant toute la session. Tous les membres du jury donnent le
même sujet au même moment. Nous avons la possibilité d’évaluer 10 candidats sur une même
planche, ce qui permet de faciliter l’harmonisation de la notation.
Généralités
Les planches proposées sont des supports pour évaluer les compétences du candidat. La résolution
complète de l’exercice n’est pas un objectif absolu. Les candidats peuvent tout à fait obtenir une
très bonne note en ne traitant qu’une partie de la planche.
Cette année, nous n’avons pas remarqué de domaine nettement moins bien maitrisé que les autres.
(ce fut le cas pour la géométrie auparavant). Cependant, le calcul différentiel est le point faible de
nombreux candidats.
Rappelons-le, nous n’intervenons pas pour piéger les candidats mais pour demander des précisions
sur une définition, un théorème, pour les orienter sur la bonne piste, ou pour vérifier la solidité des
compétences. La plupart des candidats sait bien écouter l’examinateur.
La connaissance du cours est primordiale. Si un candidat est en difficulté, avant de lui donner une
indication, il lui est souvent demandé de citer un résultat de cours.
Même s’il s’agit d’un oral, les quantificateurs doivent être impérativement écrits au tableau. Il
arrive parfois que le candidat se trouve bloqué dans son raisonnement par exemple lorsqu’il oublie
qu’une égalité est vraie « pour tout élément de… », il ne pense plus à particulariser.
Mathématiques 1 O–20
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Analyse
Malgré nos remarques dans les précédents rapports, le raisonnement par analyse-synthèse est tou-
jours aussi mal traité. Le raccordement des solutions d’une équation différentielle et la recherche
d’une solution développable en série entière donnent lieu à des solutions fantaisistes. Les candi-
dats ne savent pas vraiment ce qu’ils font. Nous souhaiterions que les candidats soient capables de
maitriser les deux exercices précédemment citées.
Le théorème d’intégration par parties est rarement énoncé comme il l’est dans le programme.
Les candidats connaissent tout sur les séries alternées hormis le signe du reste d’ordre n.
Dans l’utilisation du critère de comparaison sur les séries ou les intégrales, la positivité des expres-
sions est presque systématiquement oubliée.
Le calcul différentiel reste encore très mal connu des candidats. La notion de continuité même
n’est pas maitrisée. Encore de très nombreux candidats ne la vérifient que sur les deux directions
données par les axes. Quant à la notion de dérivée partielle, rares sont ceux qui posent correctement
la limite à calculer. Par ailleurs, la formule de dérivation en chaine qui peut s’avérer très utile pour
la résolution d’équations aux dérivées partielles est souvent méconnue.
Le théorème des valeurs intermédiaire est un outil assez bien utilisé. Toutefois, le théorème des
accroissements finis, souvent très utile, est méconnu de la plupart des candidats.
Mathématiques 1 O–21
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Probabilité
La partie modélisation avec notamment la présentation des événements mis en jeu est souvent
escamotée au détriment d’une démarche intuitive souvent fausse.
La loi des variables aléatoires est souvent donnée sans préciser l’ensemble des valeurs prises.
Lorsqu’une expérience ne comporte que deux issues, le candidat invoque, trop souvent, sans réfléchir
une loi binomiale.
Les résultats liés à la formule des probabilités totales sont énoncés sans aucune justification. Nous
attendons du candidat qu’il considère un système complet d’événements puis qu’il indique qu’il va
utiliser la formule des probabilités totales.
Conclusion
La majorité des candidats est à l’aise dans ce nouveau format et propose une bonne prestation
orale. Le jury rappelle que l’ensemble des qualités attendues se développent par un travail régulier
et en profondeur, que l’évaluation se fait sur le programme des deux années de préparation. Nous
conseillons enfin aux candidats de consulter les précédents rapports où ils trouveront d’autres
conseils pour leur préparation.
Mathématiques 1 O–22
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Mathématiques 2
Présentation de l’épreuve
L’épreuve de Mathématiques II est un oral de 30 minutes environ autour d’un énoncé d’un seul
exercice comportant plusieurs questions, précédé d’une préparation de 30 minutes également.
Cet énoncé fait appel à des notions de mathématiques conformes aux programmes des deux années
de classes préparatoires. Il est de difficulté progressive et nécessite l’utilisation de l’outil infor-
matique. Lors de la préparation le candidat dispose d’un ordinateur sur lequel sont installés les
logiciels Pyzo et Scilab.
À l’issue de la préparation le candidat doit présenter à l’examinateur les résultats qu’il a obtenus.
Cette présentation pouvant se faire au tableau et/ou devant l’ordinateur, le candidat pouvant faire
des allers-retours entre l’ordinateur et le tableau. L’examinateur évalue durant cette présentation
la qualité de la pratique mathématique en regard des prestations des autres candidats. Il tient
compte aussi, même si ce n’est pas le but principal de l’épreuve, de l’usage de l’outil informatique,
tant du point de vue de son efficacité que de sa pertinence.
Mathématiques 2 O–23
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
pouvoir exposer tout ce qu’ils avaient préparés. Il est inutile d’insister pour présenter des questions
souvent immédiates qui ne sont que des indications pour des questions plus difficiles.
Concernant la partie mathématique, le candidat doit avoir des connaissances fiables, précises et
solides. Les raisonnements, pertinents et conformes au programme, doivent être justifiés par une
référence claire et adaptée : noms, hypothèses et conclusions des théorèmes utilisés ; lorsqu’un
candidat utilise des notions ou des résultats en dehors du cadre fixé par les programmes, il doit
être capable de les établir lui-même, d’en mesurer la portée et surtout de s’en passer.
Voici quelques observations faites par les examinateurs qui complètent les remarques faites dans
les rapports des années précédentes toujours d’actualité.
En algèbre
Il est curieux que parfois la notion d’injectivité se résume au calcul d’un noyau même dans le cas
de non morphismes.
Le déterminant est toujours souvent oublié comme calcul de l’inversibilité d’une matrice ou la
preuve de l’obtention d’une base.
La réduction des endomorphismes ou des matrices étant allégée dans le nouveau programme de
PC, les candidats ne rencontrent plus de difficultés pour réduire les matrices. Cependant il ne faut
pas se contenter de la condition, juste suffisante mais pas nécessaire, du polynôme caractéristique
scindé à racines simples.
La preuve pour avoir un produit scalaire est soit bâclée par manque de rigueur, soit traine en
longueur alors qu’on peut résumer certaines propriétés venant des applications définissant le produit
scalaire étudié.
Encore beaucoup de candidats ne connaissent pas ou mal le procédé d’orthonormalisation de Gram-
Schmidt. On peut mettre en parallèle l’expression d’une projection orthogonale dans une base
orthonormale. Cette dernière propriété est souvent oubliée.
Toujours dans le même ordre d’idées, le calcul de distance entre un vecteur, ou un point, et un sous
espace vectoriel de dimension finie n’est pas systématiquement identifié ou la méthode de calcul
avec le projeté orthogonale n’est pas bien maitrisé.
En analyse
Les méthodes de résolution des suites récurrentes semblent connues mais trop apprises par cœur.
Certains candidats, par exemple, ne se rappellent pas d’où vient l’équation caractéristique d’une
suite récurrente linéaire d’ordre deux.
On voit encore des limites de suites dépendant de n.
Les passages à la limite sont souvent hasardeux et manquent de rigueur, que se soit dans la simple
utilisation de la continuité ou l’utilisation de théorème exigeant des hypothèses rigoureuses.
La continuité de l’intégrande d’une intégrale est presque systématiquement oubliée dans la justifi-
cation de la convergence de l’intégrale.
En probabilité
Le plus gros problème rencontré cette année, avec l’apparition de ce chapitre, est l’absence de
formalisme rigoureux et cela est souvent remplacé par une démonstration « avec les mains » ha-
sardeuse et sujette à erreurs.
Mathématiques 2 O–24
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Dans l’ensemble les lois usuelles sont connues mais leurs espérances et variances font trop souvent
l’objet d’une re-démonstration qui occasionne une perte de temps.
La loi faible des grands nombres n’est pas suffisamment connue ou même correctement utilisée.
Certains candidats ne voient pas son utilisation dans une simulation informatique.
La partie informatique
Pour la présentation de ce qui a été fait en informatique, il est attendu du candidat qu’il présente
sommairement ses fonctions ou programmes. Il est conseillé pour cela de tout faire dans la partie
éditeur du logiciel et non tout taper dans le shell (ou console) car il est souvent difficile pour
l’examinateur et même le candidat de retrouver les résultats obtenus. Une bonne majorité ne fait
pas attention aux erreurs de syntaxes et/ou de frappes et semble surpris de ne rien obtenir, les
messages d’erreurs n’étant souvent pas lus. Il est vivement recommandé d’écrire les fonctions ou
les boucles permettant d’obtenir une suite de résultats, dans l’éditeur.
Python ne donnant que des valeurs approchées il est surprenant que certains candidats ne lisent
pas entièrement tous les chiffres à l’écran et parlent de valeurs non nulles alors que le programme
répond un nombre finissant par e-16.
L’utilisation de définition locale de fonctions dans des boucles et des fonctions générales n’est pas
connue. Cela pose souvent des problèmes, par exemple pour définir des fonctions définies par des
intégrales.
Il est souvent demandé au candidat de représenter les premiers termes d’une suite numérique. On
attend donc une représentation sous forme d’un ensemble de points d’abscisses dans l’ensemble des
entiers. Cela permet d’avoir une vision plus globale du comportement de la suite.
Toujours dans la représentation, lorsqu’il est demandé de représenter le graphe d’une fonction il est
judicieux de choisir un intervalle de représentation cohérent et qui permet une lecture. Il est donc
inutile de prendre de trop grands intervalles même dans le cas de la recherche d’une conjecture du
comportement asymptotique d’une fonction.
Aucun document n’est autorisé lors de l’épreuve à l’exception des aides officielles sur Python,
fournies par l’examinateur. Ces aides ne sont malheureusement pas suffisamment lues correctement
malgré les conseils de l’examinateur au début de la préparation.
Quelques conseils
Il est conseillé de lire attentivement l’énoncé remis. S’il est important d’avoir à son actif un certain
nombre de méthodes toutes prêtes, il faut néanmoins réfléchir à la pertinence, face au sujet traité,
de leur utilisation. Certains candidats semblent très fiers de techniques plus ou moins sophistiquées,
mais parfois inadaptées, alors qu’un retour à la définition des notions étudiées ou un recours à un
théorème du programme donnerait une résolution simple et efficace.
Il est bon de tenir compte des interventions de l’examinateur, qu’elles soient de simples demandes de
précisions, des suggestions pour rendre le travail plus efficace, ou qu’elles soient faites pour attirer
l’attention du candidat sur les éventuelles difficultés soulevées par ce qu’il vient de dire, d’écrire, de
faire. On attend aussi que le candidat fasse preuve de bon sens et réagisse naturellement face à des
résultats absurdes. En tout état de cause, il vaut mieux dire ne pas savoir répondre immédiatement
à une question et prendre le temps de la réflexion que se précipiter et invoquer un argument dont
on sait pertinemment qu’il est faux.
Mathématiques 2 O–25
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Les candidats doivent aussi être conscients que le sujet qui leur est proposé présente une unité :
il ne doit pas être appréhendé, ni présenté, comme une suite d’exercices indépendants ; et les dif-
férentes questions qui le composent doivent être abordées dans l’ordre. À cet égard, les tentatives
de « grappillage de points » en traitant quelques questions éparses, si elles peuvent parfois être
efficaces à l’écrit, n’ont pas leur place à l’oral. La mise en valeur des liens entre les différentes
parties d’un sujet par un candidat sachant faire preuve de recul est appréciée par les examinateurs.
A contrario, s’enfermer dans cette logique en voulant absolument résoudre une question en utilisant
le résultat obtenu à la précédente est également néfaste. On attend aussi du candidat une certaine
ouverture d’esprit et du bon sens.
Conclusion
Même si l’oral de mathématiques II reste un oral de mathématiques, l’utilisation du langage python
a permis de mettre en place une approche « expérimentale », en permettant de mettre en place des
conjectures sur des résultats. L’assez bonne réactivité des candidats dans ce sens permet de dire
que le bilan général de cette épreuve est globalement satisfaisant.
Mathématiques 2 O–26
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Physique 1
Présentation de l’épreuve
Le nouveau format de l’épreuve de Physique 1 option PC consiste en un oral de 30 minutes sans
temps de préparation portant sur l’intégralité des programmes de sciences physiques de PCSI
et de PC. L’exercice présente une situation à traiter dans un cadre identifié mais sans proposer a
priori de démarche, c’est au candidat de définir et de conduire cette dernière en interaction avec
l’examinateur.
À l’appel de son nom, le candidat muni de sa convocation, d’une pièce d’identité et de sa calculatrice
se rend en salle d’interrogation où il se voit proposer un exercice. Il dispose de quelques minutes
(5 minutes en moyenne) pour en prendre connaissance avant de se lancer dans sa résolution au
tableau.
Le jury évalue les compétences du candidat dans les domaines suivants : analyse des informa-
tions, réalisation de consignes, mise en place et validation d’une démarche, autonomie
et réactivité et enfin, capacité à communiquer.
Présentation
Si l’on attend du candidat une présentation dynamique et autonome, on recherche également une
interaction productive avec l’examinateur : les qualités d’écoute et de réactivité sont essentielles
dans un oral réussi. Le nouveau format de l’épreuve favorise à dessein ces échanges. Bien écouter
l’examinateur, comprendre sa question et proposer une réponse adaptée est essentiel. L’échange ne
doit pas être perçu comme l’interruption intempestive d’un exposé auto-suffisant. La note n’est pas
proportionnée au volume des commentaires digressifs égrenant les pistes infructueuses sans aucun
Physique 1 O–27
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
engagement. S’il est important de bien lire l’énoncé en entier avant de se lancer, il est inutile de le
relire à haute voix en début d’interrogation.
Appuyer sa réflexion ou sa démonstration sur des schémas clairs et orientés le cas échéant peut
s’avérer très profitable. On peut s’aider également en utilisant des couleurs différentes.
La résolution d’un exercice débute généralement par la définition claire du système étudié, sa
nature, ses propriétés, ainsi que le référentiel d’étude et ses caractéristiques. Il est bon de commencer
par élaborer un modèle simple issu de l’analyse des données fournies.
Les applications numériques permettent de faire avancer la réflexion, elles ne doivent pas être
snobées. Une estimation par ordre de grandeur peut s’avérer également très utile. Un commentaire
spontané lors de l’obtention d’un résultat marquant s’impose.
Certains candidats semblent ne trouver leur planche de salut que dans l’écriture d’une équation au
lieu d’envisager le problème sous un angle plus large.
Thermodynamique
Le domaine le plus problématique est sans doute la thermodynamique. En témoignent les notations
suivantes : « Δℎ = Δ𝑊u� + Δ𝑄 » ou « Δℎ = 𝑑𝑆/𝑇 » ou encore : « 𝑑𝑢 = 𝑊 + 𝑄 ».
Le premier principe dit « industriel » est loin d’être un réflexe, son application à des machines
soumises à un écoulement permanent est très souvent problématique. Certains s’obstinent à vouloir
utiliser la version « Δ𝑈 = 𝑄+𝑊 » quitte à introduire l’enthalpie en écrivant : Δ𝑈 = Δ(𝐻–𝑃 𝑉 ). La
différence entre travail et travail utile n’est pas comprise. L’utilisation de diagrammes est également
peu évidente pour de nombreux candidats. Ce point mérite d’être repris et approfondi.
Une pompe à chaleur peut également chauffer une pièce. Il est bon de repenser à la notion de cycle
et de fonction d’état pour éviter les amalgames du genre « Scréée est nulle car on est sur un cycle ».
La présence de sources internes rend souvent inextricable un problème de diffusion thermique
notamment lorsqu’il s’agit d’écrire une expression homogène ou de définir un système adapté.
Électromagnétisme
L’induction électromagnétique est également un domaine fort peu maitrisé, à commencer par les
notations : l’orientation des circuits est loin d’être un réflexe et semble même superflue, les intégrales
sont écrites sans préciser le sens choisi ou les bornes, la mention de l’aspect fermé d’un contour est
à l’avenant.
Le flux Φ du champ magnétique est très souvent écrit avec la notation « o » indiquant que la
surface est fermée. Le candidat ne se rend pas compte que ce flux Φ est alors nul. Il doit sans
doute s’agir d’une confusion induite par une analogie malencontreuse avec le théorème de Gauss.
Il importe de mettre un peu d’ordre et de rigueur en ce domaine.
Le phénomène même d’induction est mal compris, certains pensent par exemple que l’induction
implique nécessairement un mouvement (« c’est pas de l’induction car rien ne bouge »). Il serait
vraiment très utile de reprendre en deuxième année l’étude menée en première année.
Les actions de Laplace se résument très souvent à : 𝑑𝐹 = 𝑖 𝑑𝐿 ∧ 𝐵. Il est alors difficile d’obtenir
une résultante, sans parler du moment.
On se méfiera de la formule : « tout plan contenant l’axe 𝑧′ 𝑧 est plan de symétrie de la distribution
de charges » car elle conduit souvent à affirmer que le champ électrique est alors porté par 𝑢u� … Il
serait bon de commencer par placer le point 𝑀 (sur un schéma) en lequel on cherche à déterminer
Physique 1 O–28
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Optique géométrique
La réalisation de schémas corrects est un premier écueil dans ce domaine mal aimé. L’utilisation
des relations de Descartes et de Newton conduit souvent à des calculs inaboutis.
Mécanique
La mécanique du point est globalement mal maitrisée. Pour le mouvement circulaire d’un point 𝑀 ,
il est bon de connaitre (ou de retrouver) l’expression de l’accélération 𝑎 = 𝑑𝑉 /𝑑𝑡 𝑢u� − 𝑉 2 /𝑅 𝑢u� ,
où 𝑉 est la vitesse de 𝑀 .
Pour un système fermé (distinct du point matériel), la loi de la quantité de mouvement est mal
comprise. On l’appelle le plus souvent PFD et l’accélération est celle du système ( ?).
La mécanique quantique est relativement bien abordée dès lors que la maitrise de l’outil mathé-
matique est effective. Dans le cas contraire, le temps parait long…
Autres domaines
Le formalisme scientifique et la maitrise de l’outil mathématique sont réellement en souffrance.
Un grand nombre de candidats ne maitrise pas la dérivation, l’intégration, le calcul d’intégrales
(souvent confondue avec le produit grandeur*volume), le calcul différentiel simple, les nombres
complexes, la trigonométrie, la vision dans l’espace, les surfaces ou volumes élémentaires dans les
systèmes de coordonnées usuels… Une mention spéciale pour les coordonnées sphériques qui sont
presque toujours problématiques ! On pourra compléter cette liste, non exhaustive hélas, en relisant
les précédents rapports traitant de ce point, la différence résidant dans le nombre de candidats
concernés cette année.
Disons également qu’il est essentiel de distinguer les scalaires des vecteurs, de ne pas mélanger
les expressions littérales et les valeurs numériques, d’utiliser à bon escient le vocabulaire précis
des sciences physiques et d’éviter les notations dangereuses (et inutiles !) du type 𝑑u� pour signifier
une dérivée par rapport à 𝑥. Un minimum de connaissances sur certains modèles fondamentaux
permettrait de gagner en temps et en assurance.
Enfin, le respect de l’homogénéité des grandeurs doit être une seconde nature, un réflexe salutaire
et pas une contrainte imposée par une question opportune de l’examinateur.
Conclusion
L’épreuve de Physique 1 en option PC évalue la capacité de construire, développer et valider une
démarche scientifique lors d’un exposé sans préparation. Les qualités d’écoute et d’échange sont
importantes, au même titre que le respect et la maitrise du formalisme scientifique. Le jury ne
saurait trop insister sur ce point essentiel !
Il serait profitable également de reprendre les notions abordées en thermodynamique et en induction
électromagnétique, domaines vraiment mal assimilés.
Convaincu de la grande qualité de la formation reçue par les candidats, le jury de Physique 1 est
confiant dans la réussite des promotions futures et leur souhaite de trouver dans ce rapport une
aide et un soutien bienveillants.
Physique 1 O–29
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Physique 2
Présentation de l’épreuve
Les candidats disposent de 30 minutes de préparation suivies de 30 minutes de présentation, ils sont
jugés sur leur compréhension du cours, leur culture scientifique, leur esprit critique, leur autonomie
ainsi que leur aptitude à communiquer un exposé cohérent et compréhensible. Toutes les parties
du programme de première et de deuxième année sont abordées. Les sujets sont « contextualisés »
et nécessitent une phase d’appropriation des documents proposés (textes, graphes, vidéos, docu-
ments audio, photos, etc.). Le langage de programmation Python qui accompagne une majorité des
planches est avant tout une aide à la résolution qui permet aux candidats de valider leurs modèles
à travers la mise en œuvre de méthodes élémentaires (méthode d’Euler, tracés de courbes, intégra-
tion par la méthode des rectangles). D’autres logiciels (Equadiff, Diffint) ainsi que des applications
Java permettent aux candidats de dégager rapidement le comportement de certains systèmes. Leur
prise en main est immédiate.
Diffusion et transport
Optique géométrique
Optique ondulatoire
Thermodynamique
Électronique
Mécanique des fluides
Électromagnétisme
Mécanique quantique
Physique des ondes
Mécanique du point et du solide
0 2 4 6 8 10 12 14
%
Aucun
Vidéo/Audio
Analyse de documents
Logiciels
Python
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
%
Physique 2 O–30
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Remarques générales
Une parfaite connaissance et une parfaite compréhension du cours sont nécessaires à la bonne réus-
site de l’exercice proposé. Elles sont très importantes dans l’évaluation qui est faite du candidat par
l’examinateur, notamment dans le cas où l’exercice n’a pas été traité avec succès en préparation :
elles assurent le plus souvent au candidat une note satisfaisante.
Les candidats doivent être conscients qu’ils seront davantage jugés sur leur compréhension du cours
et des démonstrations que sur leur capacité à ressortir automatiquement une démonstration apprise
par cœur (équation de la chaleur, équation d’onde sur une corde, etc.)
Les candidats qui bloquent sur une difficulté devraient se poser les questions suivantes : quel est le
but recherché ? Quelles sont les données dont on dispose ? Qualitativement, comment expliquer le
phénomène en faisant intervenir les données ?
Les applications numériques, n’étant pas menées dans le système international, mènent souvent à
des résultats extravagants. On conseille donc vivement l’utilisation du système international et on
rappelle que les volumes doivent être exprimés en m3 et les masses en kg (donc les concentrations
molaires en mol⋅m−3, les masses molaires en kg⋅mol−1). Il faut présenter le bon nombre de chiffres
significatifs, ainsi que l’unité appropriée.
Certains sujets posés nécessitent de réaliser des mesures à partir de documents : on attend dans ce
cas une discussion brève sur l’origine des incertitudes et un nombre de chiffres significatifs cohérent.
Il est déconseillé de se lancer dans les calculs alors même que la situation physique modélisée n’est
pas comprise.
Il est important d’utiliser un vocabulaire précis adapté : certains candidats confondent systéma-
tiquement « augmenter » et « être plus grand ». De même, conditions initiales/conditions aux
limites.
⃗⃗⃗ ⃗⃗ est défini, 𝐴 sans flèche n’est pas défini de manière explicite et il désigne implici-
Si un vecteur 𝐴
tement plutôt la norme du vecteur qu’autre chose.
Physique 2 O–31
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Optique géométrique
De nombreux candidats ont du mal avec ces notions pourtant élémentaires. Rares sont les exer-
cices traités correctement. Il faut faire la différence entre distance et distance algébrique. Il est
indispensable de maitriser le théorème de Thalès et d’orienter les angles. Les notions d’objets (res-
pectivement images) réels et virtuels doivent être bien assimilées. La réflexion totale est rarement
maitrisée.
Optique ondulatoire
Moins de difficultés qu’en optique géométrique, mais certains candidats se contentent de para-
chuter des démonstrations apprises par cœur. Il faut savoir exprimer une différence de marche,
savoir localiser les figures d’interférence. L’expression de la différence de marche obtenue avec un
Michelson en lame d’air est rarement démontrée.
Électronique
C’est probablement la partie du programme qui pose le plus de problèmes aux candidats. Certaines
notions vues au collège comme les lois d’association de dipôles, la définition de l’intensité, ne sont
pas maitrisées. Si la majorité des candidats sait établir la fonction de transfert d’un filtre simple,
une infime minorité sait en déduire la forme d’un signal de sortie du filtre connaissant l’expression
du signal en entrée dès lors que celui-ci possède plus d’une composante fréquentielle. L’influence
des signes des termes d’une équation différentielle sur la stabilité du système est rarement connue.
Une puissance n’est pas la dérivée d’une énergie par rapport au temps, c’est une quantité d’énergie
par unité de temps.
Électromagnétisme-induction
Les recherches des symétries et des invariances sont souvent incomplètes et leur lien avec les
contours d’Ampère et surfaces de Gauss sont ignorés. Le calcul du champ magnétique créé par un
solénoïde infini est un « classique » pourtant de nombreux candidats sont incapables d’en faire une
étude complète.
Thermodynamique
La signification physique de 𝑘B 𝑇 n’est pas toujours bien comprise et l’expression de la vitesse
quadratique moyenne en fonction de la température est rarement connue. Du bon sens ! Tout le
monde sait que la fusion et la vaporisation demandent de l’énergie, pourtant certains candidats
sont persuadés que la solidification est endothermique.
Physique 2 O–32
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Mécanique quantique
Tous les exercices proposés débutent systématiquement par une discussion classique, une analyse en
terme d’ordres de grandeurs, une simulation, pourtant la majorité des candidats tente d’esquiver
ces aspect et se précipitent sur le « refuge » que constitue l’équation de Schrödinger fournie,
et transforment ainsi l’exercice en une résolution d’équation différentielle sans grand intérêt. Les
interprétations physiques sont quasi inexistantes, le principe d’indétermination de Heisenberg mal
compris. De nombreux candidats évoquent l’inégalité temps-énergie, pourtant hors programme, ne
sachant pas que son interprétation est délicate.
La relation 𝜓(𝑥, 𝑡) = 𝜑(𝑥) exp(−𝑖𝐸𝑡/ℏ) est rarement établie. La condition de normalisation de
la fonction d’onde est rarement évoquée. Confusion entre la relation de Planck-Einstein et de de
Broglie. L’effet photoélectrique n’est pas connu !
Diffusion-Transport
Le flux n’est défini de manière explicite sur une surface ouverte (bilan 1D cartésien de l’équation
de chaleur) qu’après avoir adopté une convention d’orientation des surfaces.
Ne pas confondre libre parcours moyen et distance moyenne entre les particules.
À propos de Python
Il ne s’agit pas de rédiger un programme complet, mais d’utiliser en les modifiant légèrement les
fichiers mis à disposition des candidats.
Il est toutefois attendu, pour la méthode d’Euler, la méthode d’intégration des rectangles et le
tracé de courbes que les candidats sachent rédiger les quelques lignes de codes nécessaires à leur
mise en œuvre.
Conclusion
Une bonne connaissance du programme des deux années de CPGE est nécessaire, elle assure en
général une note honorable aux candidats. Par rapport aux sessions précédentes l’hétérogénéité des
niveaux ainsi que l’écart entre les meilleurs candidats et les plus faibles s’est amplifiée. À l’avenir
toutes les épreuves seront accompagnées d’un support (document, vidéo, audio, simulation) et
le langage de programmation Python accompagnera une majorité des planches. Les candidats
sont évalués sur leur aptitude à raisonner en physiciens pour cela il leur faut une solide culture
scientifique mais également une parfaite maitrise de l’outil mathématique et de quelques techniques
élémentaires de résolution numérique.
Physique 2 O–33
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Chimie
Présentation de l’épreuve
L’épreuve orale consiste en une présentation en 30 minutes du traitement, préparé par le candidat
pendant 30 minutes, d’un sujet comportant éventuellement deux parties distinctes. Les candidats
ont à leur disposition des tables de données de RMN et IR, et une classification périodique dont
ils doivent éventuellement et à leur initiative extraire des informations utiles à la résolution de
différentes questions. Certains sujets font par ailleurs appel au logiciel graphe-2D : dans ce cas, une
aide à la prise en main est systématiquement proposée en début de préparation.
La totalité des questions s’inscrit dans le programme des deux années des classes préparatoires PC-
SI et PC. Les sujets sont conçus d’une part pour vérifier le niveau de connaissances disciplinaires du
candidat et d’autre part pour évaluer son degré de maitrise des compétences de la démarche scienti-
fique. Pour cela, des questions, en proportion variable, visent à évaluer spécifiquement les capacités
du candidat à résoudre des tâches complexes, notamment au travers d’approches documentaires et
de résolutions de problèmes.
Les grilles de compétences, supports de l’évaluation par tous les interrogateurs à l’oral du concours,
font apparaitre cinq entrées : réflexion et prise de recul, rigueur et aisance du raisonnement, maitrise
de l’outil mathématique et de l’outil informatique, autonomie et initiative, interaction et échanges
avec l’examinateur. Les sujets conçus pour l’épreuve orale de chimie de la filière PC s’appuient
sur les compétences de la démarche scientifique, énoncées autrement dans les programmes, mais
qui convergent avec les intitulés précédents. Ils permettent au candidat de montrer sa capacité
d’appropriation et d’analyse du problème (reformulation d’une problématique, formulation d’hy-
pothèses, analyse de données tabulées ou graphiques, comme un titrage), sa capacité à proposer un
axe de résolution et une résolution (réaliser une mise en équation, puis un calcul, en cinétique, en
thermodynamique), sa capacité à réfléchir et à porter un regard critique sur les résultats obtenus
ou fournis (ordre de grandeur des valeurs calculées, exploitation des conditions opératoires d’une
transformation, évaluation de la pertinence d’une analyse rétrosynthétique). L’autonomie, la prise
d’initiative, la capacité d’interaction et d’échange, de communication orale dans un langage scien-
tifique pertinent et adapté sont évaluées de manière transversale sur l’ensemble des questions du
sujet.
Chimie O–34
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Les résolutions de problèmes proposées dans certains sujets ont permis à des candidats de valoriser
leur capacité d’appropriation et d’analyse de la question posée et leur autonomie pour mener à
terme la résolution. Pour autant, les candidats qui prennent des initiatives pour proposer des
éléments d’analyse et de résolution (une analyse rétrosynthétique lors d’une synthèse organique,
la nécessité de protéger ou d’activer certains groupes, le choix de modèles…) qui engagent une
analyse critique des résultats obtenus (la valeur d’un rendement lors d’une électrolyse, la variation
d’un potentiel liée à une complexation par exemple) et aboutissent donc à des éléments de réponse,
éventuellement avec l’appui des échanges avec l’examinateur, ont été récompensés. Le jury n’attend
pas de tout candidat qu’il mène la résolution à terme et en autonomie, mais bien qu’il montre son
engagement dans la démarche et sa réactivité lors des échanges, dans l’exploitation des aides
complémentaires apportées.
Une grande majorité des candidats présente démarche et raisonnement à l’oral avec une utilisation
efficace du tableau. Rares sont les candidats qui les détaillent excessivement par écrit. Enfin la
quasi-totalité d’entre eux montre volonté et détermination à réussir l’épreuve, ce qui est attendu
d’un futur ingénieur, qui sera amené à trouver des solutions, à innover et créer en s’appuyant sur
un bagage de compétences notamment scientifiques et une aptitude à les mobiliser à bon escient.
Chimie O–35
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
d’existence, à une ou deux dimensions, d’une part, et l’analyse des titrages d’autre part. On attend
des candidats qu’ils sachent :
En ce qui concerne les titrages, ce sont surtout les titrages indirects qui posent quelques difficultés :
le jury conseille aux candidats de décomposer l’analyse des protocoles expérimentaux fournis de
manière à mieux identifier les différentes étapes et à écrire pour chacune d’elle la réaction qui
modélise la transformation réalisée. Notons que la formule des espèces acido-basiques ou rédox
citées explicitement dans le programme n’est pas rappelée (comme les ions thiosulfate, hypochlorite
ou hydrogénocarbonate par exemple).
Dans les données, figurent aussi des informations quantitatives sur l’état final du système : si cet
état est un état d’équilibre, cela permet souvent d’établir une relation mathématique bien utile à
l’établissement de la loi cinétique.
Le tracé des courbes courant-tension est assez réussi, à ceci près que la modification du palier
de diffusion associée à la disparition d’une espèce électroactive est rarement prise en compte. La
lecture et l’utilisation des courbes courant-tension est maitrisée, sauf par les quelques candidats
qui confondent transformations spontanées et forcées.
Thermodynamique
La lecture et l’exploitation des diagrammes associés aux changements d’état des mélanges binaires
posent de sérieuses difficultés. La description des différents domaines délimités par les courbes (no-
tamment dans le cas de miscibilité partielle) n’est pas toujours suffisamment précise et l’utilisation
des diagrammes (pour expliquer le principe d’une distillation fractionnée ou d’une hydrodistillation
par exemple) n’est pas assez poussée.
Chimie O–36
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Les candidats éprouvent souvent des difficultés à calculer la variance et à interpréter la valeur
trouvée, dans la distinction d’un déplacement ou d’une rupture d’équilibre par exemple.
L’étude de l’optimisation des procédés posent de sérieuses difficultés aux candidats confondant la
modification de la constante thermodynamique d’équilibre (associée à une variation de tempéra-
ture) et la variation du quotient réactionnel (liée à une variation de pression par exemple).
Conclusion
Le jury peut se réjouir qu’un nombre important de candidats concourent au groupe Centrale-
Supélec avec un degré de préparation très sérieux et il apprécie d’évaluer un nombre non négligeable
de prestations de grande qualité.
Le jury attend des candidats dynamisme, précision, analyse critique des résultats fournis ou éta-
blis, mobilisation pertinente des connaissances, des méthodes, des raisonnements et des savoir-faire
acquis pendant les deux années de préparation pour résoudre les problèmes posés. La dimension
d’échange avec l’examinateur pendant l’oral est cependant importante et les candidats sont aussi
évalués sur leur capacité à écouter, interagir, et exploiter les éléments d’information complémen-
taires fournis par l’examinateur pour poursuivre le plus possible en autonomie sa résolution.
En 2016, au cours de la prochaine session, le format de l’épreuve évoluera peu, hormis l’utilisation
du langage python dans quelques sujets. L’objectif sera d’utiliser un outil au programme des deux
années pour la résolution numérique de certaines questions et pour le tracé de solutions graphiques.
Les résultats obtenus (ou donnés par l’examinateur si le candidat ne les obtient pas) serviront de
support à une partie de l’exposé. Les candidats n’auront que quelques lignes de programme à écrire,
mettant ainsi en jeu leurs compétences dans ce domaine. Il s’agira, par exemple, de modifier des
paramètres d’un traitement pré-programmé ou d’écrire quelques routines permettant la résolution
de l’exercice.
Chimie O–37
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Présentation de l’épreuve
L’épreuve consiste à réaliser une manipulation de physique, à analyser et interpréter les résultats, à
en rendre compte à l’oral et à l’écrit, à en faire la synthèse, le tout dans un délai de 3 heures. Il peut
s’agir, d’électricité, d’électronique, d’optique, de l’analyse d’un phénomène physique particulier à
l’aide des notions de physique au programme. Elle nécessite généralement le suivi ou le choix
d’un protocole expérimental, une interprétation et une présentation comparative des résultats,
accompagnés éventuellement de quelques justifications théoriques. Les compétences évaluées sont :
− s’approprier
Le candidat doit s’approprier la problématique du travail à effectuer et l’environnement matériel
(à l’aide de la documentation appropriée) afin de mettre en œuvre un protocole expérimental
en respectant les règles de sécurité.
− analyser
Le candidat doit être capable de justifier ou de proposer un modèle et un protocole d’analyse
qui servira de base au choix ou à la justification des modalités d’acquisition et de traitement
des mesures.
− réaliser
Le candidat doit mettre en œuvre un protocole donné ou qu’il a lui-même proposé.
− valider
Le candidat doit être capable d’identifier les sources d’erreurs, d’estimer l’incertitude sur une
mesure unique ou sur une série de mesures, de présenter les résultats finaux sous une forme
cohérente avec le niveau de précision adéquat.
− communiquer
Le candidat doit être à même d’expliquer, de présenter et de commenter sous forme écrite et
orale l’expérimentation conduite et les résultats obtenus. Il doit pouvoir formuler des conclusions
et savoir faire preuve d’écoute.
− le compte-rendu écrit est de qualité variable, parfois médiocre, parfois trop détaillé ;
− la synthèse écrite demandée en fin d’épreuve est souvent absente ou se limitant à un simple
résumé de quelques lignes énonçant les résultats obtenus ;
TP physique O–38
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
− l’oscilloscope numérique et ses fonctions évoluées sont dans l’ensemble bien maitrisés, mais avec
parfois un manque d’esprit critique quant aux résultats obtenus ;
− trop de candidats répondent aux questions les unes après les autres sans avoir une vision globale
de leur travail ; beaucoup de candidats ne s’inquiètent pas de ne pas arriver au bout du sujet,
qui est pourtant dimensionné pour la durée de l’épreuve ;
− peu de candidats fournissent spontanément des explications ou une interprétation des résultats
lorsqu’elles ne sont pas explicitement demandées, même quand celles-ci restent très simples ;
− certains candidats ne font pas le lien entre la théorie et l’expérience, en énonçant des résultats
sans vérifier expérimentalement ce qu’ils prédisent, ou au contraire en effectuant des mesures
sans les confronter à leurs connaissances théoriques.
Attitude
Le TP de physique se déroule souvent dans un centre différent des autres épreuves, les candidats
doivent donc veiller à se présenter à l’endroit et à l’heure précisés sur leur convocation.
On note depuis plusieurs années une tendance à progresser de plus en plus lentement et parfois
même un manque de motivation. De nombreux candidats passent trop de temps sur les premières
manipulations et n’arrivent pas au bout de leur sujet.
Des erreurs pourraient être souvent évitées si les candidats prenaient le temps de lire complètement
le sujet et les questions posées, et s’ils appliquaient avec plus de rigueur le protocole expérimental
quand il est suggéré. On ne saurait trop insister sur la nécessité de prendre du recul en se forçant
à réfléchir et à saisir la finalité de l’étude.
Certains candidats présentent leurs résultats à l’oral sans avoir abordé toutes les expérimentations
demandées, attitude évidemment contraire à l’esprit de l’épreuve.
La prise d’initiative et les essais sont encouragés dans cette épreuve. Toutefois, beaucoup de can-
didats confondent initiative personnelle et manipulations hasardeuses, ce qui conduit parfois à
la destruction de matériel (courts-circuits, chutes, dépassement de tensions ou intensités limites,
disjonctions…).
Des candidats de plus en plus nombreux sollicitent l’aide de l’examinateur pour être aidés ou
débloqués (principalement parce que leur montage ne donne pas les résultats attendus).
Aspects pratiques
L’oscilloscope est souvent employé comme instrument à tout mesurer (à la place du voltmètre par
exemple). Nombre de candidats en attendent des fonctions évoluées (calcul automatique de valeur
TP physique O–39
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
max, de valeur moyenne…) mais la synchronisation reste parfois mal connue ou mal maitrisée.
Beaucoup de candidats attendent que l’appareil mesure aussi les déphasages et ne pensent pas
toujours à passer en mode X-Y ou à utiliser les marqueurs temporels.
Pour le multimètre et l’oscilloscope, on relève encore régulièrement des erreurs de choix entre les
positions AC et DC, des erreurs de branchement (ampèremètre en parallèle, voltmètre en série…)
et de compréhension de la notion de calibre.
On note toujours également des erreurs de masse (non-raccordement ou raccordement en deux
endroits différents, entrée non branchée à la masse, le candidat pensant que c’est équivalent à
appliquer un potentiel de 0 V), la non-vérification du fonctionnement linéaire d’un montage (choix
de signaux d’amplitude inadaptée), la confusion entre fréquence et pulsation, entre tension crête
et tension crête-à-crête.
Dans l’ensemble, les candidats maitrisent correctement le tracé expérimental de diagrammes de
Bode ainsi que l’analyse de ces diagrammes.
Beaucoup de candidats se contentent d’observations passives de phénomènes qu’ils n’ont pas l’idée
de caractériser en faisant des mesures : par exemple, le candidat « voit » une sinusoïde, mais n’a
pas l’idée d’en mesurer l’amplitude ni la fréquence.
Peu de candidats parlent des erreurs liées au principe physique utilisé par l’instrument, de la préci-
sion de mesure de l’appareil, des erreurs systématiques et subjectives, de la notion de résolution…
Beaucoup de candidats ne savent pas donner la précision de lecture d’un appareil : par exemple,
une tension lue sur un voltmètre analogique ou un angle lu sur un goniomètre ont une précision
donnée par les graduations. Lorsqu’un calcul d’incertitude est demandé, on voit un peu de tout
(somme des incertitudes relatives, racine carrée de la somme des carrés des incertitudes relatives…)
parfois accompagné d’un coefficient, indépendamment du nombre de variables ; certains candidats
ne semblent pas surpris d’obtenir une incertitude très inférieure à celle des composants ou de
l’appareil de mesure.
Sur les parties d’optique, trop de candidats ne savent pas reconnaitre une lentille divergente d’une
lentille convergente. Les termes utilisés sont souvent approximatifs et il y a souvent confusion
entre les différents instruments (lunette, viseur, collimateur…). Beaucoup de candidats ne dif-
férencient pas « polarisation » de « polarisation rectiligne », pas plus qu’ils ne connaissent le terme
de « minimum de déviation » par exemple. En interféromètrie, il manque souvent la compréhension
physique des phénomènes observés, en particulier la relation entre l’observation (niveau lumineux)
et la différence de marche, ainsi que la différence entre forme des franges (rectilignes, circulaires
ou autres) et leur interprétation physique (égale épaisseur ou égale inclinaison). Plus généralement
certains candidats n’ont visiblement pas eu accès au matériel de base ou n’ont pas acquis les bases
théoriques indispensables à la compréhension de certains sujets d’optique. Une fraction notable
(environ 10 %) des candidats ne sait pas positionner l’image d’un point à travers un miroir plan, et
faire le tracé de rayons associé à cette conjugaison. Il s’agit d’un phénomène nouveau et surprenant,
s’agissant d’un point autant élémentaire que concret dans la vie de tous les jours.
Globalement, il convient de rappeler aux élèves que toute utilisation d’un appareil de mesure,
même et surtout s’il s’agit d’un instrument évolué, doit s’accompagner d’une analyse des résultats
obtenus et d’un regard critique sur ceux-ci.
TP physique O–40
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Quelques courbes manquent de définition d’échelle ou utilisent des échelles inadaptées. Certains
candidats n’utilisent pas le papier millimétré à leur disposition et dressent un graphique rudimen-
taire et peu précis sur le compte-rendu, ou encore ne pensent pas à relier les points de mesure. Une
proportion assez importante de candidats ne connait pas le papier semi-logarithmique et trop de
candidats annoncent comme « asymptote à −20 dB/décade » une droite de pente différente, qu’ils
ont tracée en se contentant de « coller » au mieux aux points de mesure. Dans d’autres cas, les
candidats ne pensent pas toujours à essayer de se ramener au tracé d’une droite pour démontrer
une loi physique. Inversement, de nombreux candidats essaient de faire passer une droite par des
points qui n’ont pas de raison particulière d’être alignés.
De manière générale, une mesure ou constatation expérimentale devrait se traduire dans le compte-
rendu par un tableau et/ou une courbe. On relève aussi parfois, sur les courbes, l’absence d’unités
ou des erreurs sur celles-ci. Parfois une erreur sur l’unité choisie (pourtant souvent précisée dans
l’énoncé) implique une déviation importante sur les résultats (passage de degrés Celsius en Kelvin,
par exemple).
Même si des initiatives sont toujours bienvenues, il convient de ne pas pousser l’étude trop au-delà
de ce qui est demandé.
Rédaction
L’épreuve comporte la rédaction d’un compte-rendu succinct, qui doit principalement se concentrer
sur les résultats expérimentaux demandés (tableaux, courbes, valeurs numériques…), les interpré-
tations qu’on en déduit et la synthèse finale, et qui complète l’évaluation effectuée à l’oral. Sa
rédaction est trop souvent négligée : certains rapports sont mal écrits (fautes de grammaire et
d’orthographe, texte illisible, tracés à main levée très négligés), certaines courbes ou résultats sont
fournis sans même une phrase de renvoi dans le compte-rendu ou avec un bref commentaire à
même la feuille. Relire le compte-rendu avant de le rendre permettrait souvent d’éviter ces défauts
grossiers.
Le compte rendu doit être succinct mais synthétique et soigné : bien choisir ce qui doit y apparaitre,
ne pas recopier l’énoncé, ne pas redémontrer les résultats fournis, décrire le protocole de mesure
s’il est demandé et s’il n’est pas exposé oralement, tracer les courbes demandées avec des échelles
bien choisies, mettre en évidence les principaux résultats, et garder un peu de temps pour rédiger
la synthèse écrite.
Présentations orales
Au moins deux présentations orales assez brèves ont lieu pendant les trois heures de l’épreuve,
pendant lesquelles les candidats doivent présenter les résultats obtenus. Elles sont dans l’ensemble
bien préparées avec un louable effort de synthèse ; à contrario quelques candidats se contentent
encore de banalités ou d’un simple énoncé des résultats sans mise en perspective. Il convient
d’insister sur la nécessité de bien préparer ces présentations, qui doivent permettre au candidat de
présenter ses résultats et de montrer ses capacités d’analyse et de synthèse.
On a pu remarquer que ces présentations apportent parfois une aide aux candidats qui se rendent
compte à ce moment des erreurs commises. Mais dans tous les cas l’attitude de l’examinateur ne
doit pas être interprétée de façon erronée : le candidat ne doit pas attendre de sa part une validation
de son travail.
TP physique O–41
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Synthèse écrite
Demandée depuis 2011, elle a été abordée cette année par environ un tiers des candidats, alors
qu’il n’est pas nécessaire en général d’avoir effectué toutes les expérimentations pour tirer quelques
conclusions et répondre à une question d’ouverture permettant de replacer le travail dans un
contexte plus général ; si quelques synthèses comportent des analyses assez poussées, trop de candi-
dats se contentent de résumer leur travail sans fournir un réel effort de synthèse ou d’interprétation,
en écrivant quelques lignes assez banales pendant les dernières minutes.
Conclusion
L’épreuve de travaux pratiques de physique requiert de la part des candidats des efforts d’analyse
et de synthèse, une attitude critique, une bonne organisation et une bonne gestion de leur temps,
à répartir entre la conduite des mesures et une présentation soignée, orale et écrite, de la démarche
et des résultats. Il convient donc de préparer les candidats dans ce sens, certes en développant
leurs capacités expérimentales mais aussi en insistant sur la nécessité de faire preuve de rigueur,
d’autonomie et de recul par rapport au sujet, sans oublier de soigner la communication orale et
écrite.
TP physique O–42
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Présentation de l’épreuve
L’épreuve de travaux pratiques de chimie de la filière PC vise à évaluer les compétences acquises
lors des activités expérimentales durant les deux années de formation en classes préparatoires
aux grandes écoles. Les sujets proposés peuvent porter sur la chimie organique ou générale. Ils
s’appuient sur des contextes variés allant de la synthèse de médicaments au recyclage d’alliages
métalliques. La structure des sujets proposés permet d’évaluer les cinq compétences inscrites dans
les programmes de chimie de la filière PC et rappelées dans la maquette du concours.
Les protocoles peuvent être donnés dans le sujet ou être proposés par le candidat. Dans les deux
cas, les compétences « comprendre » et « analyser » sont sollicitées. Ces protocoles mettent en jeu
les matériels et produits présents sur la paillasse du candidat. La variété de la verrerie proposée
(de précision ou non) permet d’évaluer la qualité d’analyse du protocole par le candidat.
La mise en œuvre d’un protocole fourni permet de juger de l’acquisition de la compétence « réa-
liser ». Il est alors possible d’évaluer les qualités d’expérimentateur du candidat sur des gestes
techniques tels que la préparation de solution, la réalisation de dilution, la mise en place de mon-
tage de verrerie, la mesure de grandeurs physiques avec des appareils de mesures spécifiques, etc.
L’exploitation des mesures expérimentales et le regard critique porté sur les résultats permettent
de rendre compte de la compétence « valider » qu’il s’agisse de l’exploitation d’une courbe de
titrage ou d’étalonnage ou de l’analyse des résultats de différentes techniques de caractérisation
d’un composé organique.
Au cours de l’épreuve, l’examinateur est sollicité par le candidat sous forme « d’appels ». Ces
échanges oraux avec l’examinateur, en général au nombre de trois par épreuve, permettent de
prendre la mesure des qualités d’expression orale du candidats tandis que le rapport écrit, rendu
en fin de séance, rend compte de ses qualités à produire des écrits scientifiques, clairs, précis
et synthétiques. C’est donc la compétence « communiquer » qui est évaluée à travers ces deux
modalités.
Pour aider les candidats à réussir au mieux cette épreuve, un accueil en amphithéâtre est organisé
en amont ; il permet de donner quelques consignes (en particulier les consignes de sécurité) et des
conseils (gestion du temps, préparation des appels, rédaction du rapport écrit). Arrivés dans les
laboratoires, une présentation rapide de la salle est faite ; elle permet aux candidats de prendre
connaissance du matériel mis à leur disposition. Des tutoriels en version électronique sont à leur
disposition pour la prise en main d’appareils de mesure spécifiques ou de logiciels dédiés.
Un technicien est présent dans la salle durant toute la durée de l’épreuve pour apporter toute aide
technique nécessaire. À l’issue des trois heures que dure l’épreuve, la vaisselle de la verrerie utilisée
et la gestion des déchets par les candidats se font sous ses directives.
Remarques générales
La mise en œuvre des protocoles est dans l’ensemble bien menée. Cela témoigne d’une bonne
maitrise des gestes techniques par la grande majorité des candidats. Il est cependant regrettable
que les candidats tiennent et rendent rarement compte des observations qu’ils ont pu faire au cours
des manipulations. Cela les aiderait pourtant à comprendre et analyser certains de leurs résultats
expérimentaux.
TP chimie O–43
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
L’exploitation des résultats expérimentaux est bien maitrisée. Malheureusement, l’analyse critique
de ces exploitations est très souvent absente y compris lorsque la manipulation réalisée a pour but
un contrôle qualité.
Lors des appels, un exposé clair, précis et concis est attendu. Quand l’appel se réfère à la proposition
d’un protocole, de trop nombreux candidats se contentent d’en présenter le principe général, ce qui
nuit fortement à la précision de l’échange. À l’issue de ce type d’appel, le protocole proposé devrait
pouvoir être mis en œuvre en ne mobilisant plus que des gestes techniques. Enfin, une attention
particulière est portée à la justesse du vocabulaire employé qui garantit la rigueur de l’intervention.
Le rapport écrit se limite trop souvent aux réponses aux questions posées et à l’exploitation des
résultats expérimentaux. Ce dernier devrait aussi rendre compte des observations faites au cours
des manipulations, comporter une analyse des protocoles fournis ainsi qu’un regard critique sur les
manipulations proposées.
Le jury félicite les candidats qui ont su, pendant la durée de l’épreuve, montrer une mise en
œuvre des protocoles, une analyse et un recul vis-à-vis des manipulations proposées ainsi qu’une
communication orale et écrite de très grande qualité.
Remarques particulières
Ces remarques ont pour but d’aider les candidats à préparer au mieux l’épreuve de travaux pra-
tiques de chimie.
La gestion du temps
Une lecture attentive du sujet au début de l’épreuve permet d’avoir une idée générale du déroule-
ment de l’épreuve (nombre de manipulations, temps d’attente inhérents à celles-ci, manipulations
liées ou indépendantes). Les candidats peuvent ainsi décider de l’ordre dans lequel ils réaliseront
les manipulations proposées.
Trop peu de candidats mettent à profit les temps d’attente pour démarrer une autre expérimen-
tation ou réfléchir à la suite du sujet, par exemple en préparant les appels suivants. Ces appels
peuvent être indépendants et il n’est pas imposé de les effectuer dans l’ordre. Si l’appel se réfère à
une proposition de protocole, il est possible de n’y répondre que partiellement, voire pas du tout,
et de demander le protocole à mettre en œuvre à l’examinateur. Le jury a remarqué que la durée
de préparation du premier appel est en général un peu trop longue, ce qui peut nuire ensuite à la
réalisation du sujet dans son intégralité.
Les appels
La préparation des appels nécessite souvent la prise en compte d’informations fournies dans le sujet.
Une partie des informations peut se trouver dans les annexes que trop de candidats omettent de
prendre en considération. Ainsi par exemple, de nombreux candidats proposent de mettre en place
une extraction liquide-liquide pour isoler un produit organique du milieu réactionnel alors que les
indications de solubilité et l’observation du milieu réactionnel montrent à l’évidence que le produit
attendu est un solide.
Les protocoles proposés par les candidats doivent être établis à partir des matériels et des produits
mis à leur disposition sur la paillasse. Il est inutile de proposer un titrage par le l’hydroxyde
de sodium quand une telle solution n’est pas présente sur la paillasse. De plus, si un titrage est
envisagé, le choix de la prise d’essai doit être impérativement fourni.
TP chimie O–44
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Le jury tient à rappeler que l’écriture d’une équation de réaction, le schéma d’un montage de
verrerie, l’allure d’une courbe pour le suivi d’un titrage sont toujours les bienvenus pour illustrer
la réponse à un appel.
Le compte-rendu
Le jury conseille aux candidats de le rédiger au fur et à mesure des expérimentations. Il est cepen-
dant essentiel de manipuler immédiatement lorsqu’un protocole est fourni plutôt que de commencer
la rédaction du compte-rendu.
Il est inutile de recopier le sujet ou de rapporter le contenu des appels sur le rapport écrit.
En revanche, les observations faites au cours des manipulations, les réponses aux questions posées,
les analyses des résultats expérimentaux, la critique de ces résultats ainsi que des manipulations
proposées doivent y figurer. En particulier, la confrontation des résultats expérimentaux obtenus
à ceux attendus est quasi systématiquement absente. Certains candidats reportent la valeur de la
température de fusion de leur composé sans la comparer à la valeur tabulée et sans en tirer de
conclusion quant à la pureté du composé ou à la caractérisation effective de ce composé.
Les calculs d’incertitude sont assez bien traités mais l’écriture du résultat final n’est pas toujours
en adéquation avec ceux-ci.
Les sujets proposés ne se limitent pas à une suite de manipulations mais s’inscrivent dans un
contexte bien défini. Les candidats doivent s’approprier la problématique et organiser la rédaction
de leur rapport en relation avec elle en vue de lui donner une réponse argumentée.
Les manipulations
Les montages de chimie organique sont parfois mal réalisés. Une fixation ferme au niveau du col du
ballon est attendue, les autres éléments de verrerie doivent être maintenus par des fixations lâches
afin d’assurer la stabilité de l’ensemble. Le montage de Dean-Stark n’est pas maitrisé par tous les
candidats et le rôle du solvant est peu compris.
Le système de chauffage choisi doit être en adéquation avec le réacteur utilisé et les températures
à atteindre. Un bain marie suffit pour des températures inférieures à 80 °C et est souvent mieux
adapté qu’un chauffe ballon. Le chauffage d’un ballon à fond rond sur une plaque chauffante plane
est à proscrire.
Lors d’une filtration sous vide, la fiole à vide, dont le nom n’est pas toujours connu des candidats,
doit être fixée. Le vide doit être coupé lors du lavage d’un solide.
L’aspect théorique de la recristallisation est bien connu mais la réalisation pratique est généralement
mal effectuée. La recristallisation dans un bécher est inenvisageable, l’emploi d’un réfrigérant à
eau est toujours préférable à celui d’un réfrigérant à air y compris quand l’eau est le solvant de
recristallisation.
La méthode de séchage d’un solide à l’étuve est en général mal connue et mise en œuvre. Certains
candidats mettent leur solide à l’étuve dans une boite de Pétri fermée. La vérification du séchage
à masse constante est très peu utilisée.
L’utilisation du banc Kofler est dans l’ensemble bien maitrisée. Le nettoyage à sec du banc est
préconisé.
Une quantité de matière précise n’est nécessaire que pour le réactif limitant dans une synthèse.
Il est possible de peser un liquide et lorsque la pesée doit se faire sur une balance de précision, il
TP chimie O–45
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
faut prendre soin d’en fermer les portes. Une partie du solvant peut être utilisée pour permettre
un transfert quantitatif du réactif.
Les techniques de suivi de titrage sont en général connues. Le jury a cependant noté quelques confu-
sions entre suivi conductimétrique et suivi potentiométrique. Le choix des électrodes de mesure est
le plus souvent pertinent, même si l’emploi d’une électrode au calomel saturée sans protection
particulière pour un titrage argentimétrique est souvent proposé.
Trop peu de candidats pensent à rincer la burette avec le réactif titrant et peu s’inquiètent de la
présence éventuelle d’une bulle d’air.
Enfin, rares sont les candidats qui réalisent deux titrages lors d’un suivi colorimétrique ou qui
exploitent le fait que la valeur approchée du volume équivalent peut être évaluée.
Le jury a noté que la grande majorité des candidats manipule avec soin et respecte les règles de
sécurité.
Conclusion
Le jury tient à souligner avec satisfaction les qualités d’expérimentateur observées chez une grande
majorité de candidats. Il encourage cependant les futurs candidats à se montrer plus critiques
devant les résultats obtenus ou les manipulations proposées. Ce regard est indispensable aux futurs
ingénieurs ou cadres dirigeants que seront ces candidats à l’issue de leurs écoles d’ingénieurs.
Enfin, le jury espère que ce présent rapport aidera les futurs candidats dans la préparation de
l’épreuve de travaux pratiques de chimie.
TP chimie O–46
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Allemand
Analyse globale des résultats
Le jury d’allemand tient à exprimer sa satisfaction d’ensemble quant au niveau des candidats,
notamment de LV1 qui font preuve d’une solide maitrise de la langue et de la culture, résultat
d’une préparation efficace. Le bilan pour les LV2 s’avère bien sûr plus nuancé quoiqu’on observe
un enthousiasme certain et un bon potentiel chez beaucoup de candidats.
Compte-rendu et commentaire
Si dans l’ensemble la méthode de l’épreuve orale a été globalement bien maitrisée et a permis
au jury d’entendre de très bonnes prestations il convient d’insister toutefois sur la nécessité d’ex-
poser rapidement en introduction une problématique qui ne peut en aucun cas se limiter à une
reprise cursive du texte, ce qui a été trop souvent le cas. On attend des candidats à ce niveau une
présentation un peu personnelle et pertinente.
Pour ce qui est du commentaire, les candidats doivent développer certains aspects du document
en ayant recours à leurs connaissances personnelles sur le sujet, nourries d’exemples concrets, de
citations précises, d’indications chiffrées ou datées, et non de vagues allusions ou de consternantes
banalités. Il serait souhaitable par exemple que la date du Traité de l’Élysée soit connue, ainsi que
le montant du salaire minimum, ou que les candidats sortent des clichés éculés (énergie solaire, tri
des déchets etc.) pour actualiser leurs références.
En ce qui concerne la langue, le premier défaut majeur est celui de la fréquence des anglicismes
notamment en LV2 (also/auch, bekommen/werden, schauen/zeigen, als/wie). Ensuite, faut-il le
rappeler, l’allemand est une langue mélodique et l’allongement des voyelles est une particularité
phonétique qui doit être maitrisée au risque de gêner la compréhension.
Sur le plan lexical, la méconnaissance des noms de pays a été relevée mais de façon moins criante.
Il faut donc poursuivre cet effort. Et pour en venir au sujet le plus épineux, à savoir la correction
grammaticale, le jury, une fois encore, revient sur les mêmes écueils : syntaxe déficiente (place du
verbe), non maitrise du passif, flottements abusifs dans les terminaisons, ignorance trop fréquente
des participes passés, verbes de modalité sans zu, pronoms personnels et/ou possessifs confondus
(sein - ihr).
Allemand O–47
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Conclusion
L’oral 2015 peut être tenu pour un bon millésime et cela alors que le temps de préparation a été
réduit de moitié. Cette mesure n’a absolument pas amoindri la qualité des prestations entendues
loin de là. Tout en signalant à nouveau l’excellence de la formation des programmes Voltaire, Sauzay
et Abibac, le jury tient aussi à saluer les efforts et les résultats excellents souvent des candidats
« ordinaires » de LV1 et de LV2 et se réjouit de l’intérêt que cela témoigne pour l’allemand et pour
les pays germanophones
Allemand O–48
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Anglais
Présentation de l’épreuve
Le candidat doit choisir entre deux textes qui lui sont proposés, en LV1 comme en LV2. Les textes
proposés, récents, sont tous issus de la presse anglo-saxonne. Le candidat dispose de vingt minutes
de préparation. L’épreuve dure vingt minutes et comporte deux parties de longueur sensiblement
égale :
− un compte-rendu suivi d’un commentaire de l’article. Cette première partie ne doit pas excéder
dix minutes. Il n’y a plus d’exercice de lecture ;
L’épreuve vise donc à évaluer trois compétences langagières : la compréhension de l’écrit, la produc-
tion orale en continu, la production orale en interaction. Le niveau attendu correspond au niveau
commun de référence B2 du CECRL. Les descripteurs correspondants sont rappelés en annexe.
Anglais O–49
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Anglais O–50
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
prétérit pour référer à des événements passés notamment). Toujours d’un point de vue syntaxique,
bien noter que l’adjectif ou le groupe adjectival se positionnent avant le nom. Ainsi, on ne peut
trouver a study very interesting• , mais il conviendra d’énoncer a very interesting study.
Le jury s’étonne également d’entendre, dans les exposés les plus faibles, des fautes d’accords récur-
rentes, correspondant à des règles pourtant supposées connues depuis longtemps par les candidats :
présence impérative d’un s à la troisième personne du singulier au présent simple, ainsi he thinks
et non he think• ; he does et non he do• ; présence impérative d’un s pour former le pluriel des
noms, sauf dans les cas de noms irréguliers (men, women, children).
Conclusion
En conclusion, le jury souhaite que ce rapport éclaire les futurs candidats et leurs professeurs
d’anglais afin de préparer au mieux la réussite de ceux-là.
Anglais O–51
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Anglais O–52
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Arabe
Présentation de l’épreuve
Comme pour l’ensemble des épreuves de langue du concours, le temps de préparation cette année
s’est aligné sur le temps de passage, 20 minutes pour chacune de ces deux parties. Les vingt minutes
comprennent également l’accueil du candidat et le choix qui lui est proposé de sélectionner un texte
parmi trois documents, il est important que celui-ci se montre concentré dès le moment de la prise
de contact avec l’examinateur.
Le temps de passage comporte l’exposé du candidat, qui ne doit pas excéder 10 minutes, puis un
échange avec l’examinateur. À cet égard, il convient tout particulièrement de respecter ce format
de 10 minutes, sous peine de ne pouvoir développer complètement son argumentation et de se voir
arrêté par l’examinateur dans sa présentation.
Les articles proposés à l’étude cette année ont concerné, à titre indicatif, les domaines suivants :
protection de l’environnement, nouvelles technologies de communication et nouveaux modes de
sociabilité, questions relatives au genre dans les sociétés arabes, rapports de force économiques
mondiaux, vie culturelle et artistique dans le monde arabe, nouveaux flux de migrations, etc. Il
s’agissait d’articles tant analytiques que polémiques, pouvant contenir l’expression d’un point de
vue à discuter, une chronique sociale ou de mœurs, une étude documentée, etc.
Arabe O–53
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
d’individu, a été traité sous l’angle évoqué précédemment, de sorte que les candidats l’ayant choisi
ont conclu par une partie « solutions » se contentant d’énumérer, dans une démarche prospective,
les mesures gouvernementales à prendre pour améliorer le sort réservé à cette notion dans la vie
sociale et politique du pays, laissant de côté les aspects culturels, religieux et historiques, voire
anthropologiques. Tel autre article, consacré à la problématique environnementale (: اﻟﺘﻐﯿﯿﺮ اﻟﻤﻨﺎﺧﻲ
)ﺟﻤﺮ ﺗﺤﺖ اﻟﺮﻣﺎد ؟, a souvent été exploité de manière plate dans une partie « solutions » qui consistait à
relever les précautions à prendre pour éviter de polluer les espaces verts, en occultant la dimension
industrielle, énergétique et économique pourtant bien présente dans le texte.
Un autre écueil bien souvent relevé était le choix de la facilité opéré par le candidat, qui consistait
à choisir un texte en lien avec l’aire géographique dont il est directement issu (à savoir le Maroc
pour la plupart des candidats). Or, ce choix peut se révéler risqué dès lors que l’exposé, comme
cela a été trop souvent le cas, se borne à mentionner une expérience personnelle insuffisamment
soumise à l’examen critique et à la démarche problématisante.
Du point de vue linguistique, le niveau des candidats, comme chaque année, était de grande valeur.
Cependant, un trop grand nombre de candidats a tendance à produire un exposé relâché dans
l’expression et le registre de langue, qui doit être, à ce niveau de formation, le registre académique.
Il ne s’agit pas d’évaluer les compétences grammaticales des candidats, mais bien leur capacité à
mobiliser les ressources linguistiques (syntaxiques et lexicales) au service d’une réflexion enrichie
par la précision de la langue. Durant la phase de lecture, il a été constaté beaucoup de désinvolture,
peu de candidats prenant la peine de se hisser au niveau d’une élocution distincte et intelligible.
Conclusion
Comme on le constate chaque année, la maitrise linguistique des candidats confère un avantage
certain dans l’abord de cette épreuve de langue orale. Elle peut aussi se transformer en handicap
si, en sus, une réelle aisance méthodologique et une distance critique avec le texte étudié font
défaut. Lorsque cela n’est pas le cas, l’avantage peut se transformer en atout réel pour le candidat
correctement préparé à l’oral de temps limité.
Arabe O–54
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Chinois
Présentation de l’épreuve
Les textes proposés aux candidats proviennent du journal chinois le Quotidien du Peuple ou bien
sont adaptés à partir d’articles publiés sur internet dans les mois qui précèdent l’épreuve. Parmi
les sujets proposés cette année, on peut citer : « L’Apple Watch, prochaine mode des technologies
mobiles ? », « Les robots sont devenus des outils de la vie quotidienne », « La « diversité » des
transports en commun », « Les cultures chinoises et françaises se représentent dans leurs mangas »,
« Le rêve des Jeux Olympiques d’hiver des jeunes nés dans les années 90 », « Des apprentis expatriés
rentrent en Chine produire du bon vin », etc.
Deux textes utilisés cette année sont disponibles, à titre d’exemple, sur le site du concours.
Le temps de préparation a été réduit cette année à 20 minutes, la longueur des textes proposés
est diminuée en conséquence et le lexique de LV2 reste principalement dans le niveau HSK 5.
L’examinateur propose deux textes, le candidat choisit librement celui sur lequel il désire être
interrogé et organise sa préparation à sa guise.
− les candidats (généralement LV1) ayant vécu et étudié quelques années en Chine ou originaires
de Chine et qui ont suivi les classes préparatoires en France. Ils ont un excellent niveau de
chinois, de bonnes connaissances du monde francophone, une richesse de vocabulaire et une
approche des structures grammaticales satisfaisantes. Ils savent développer pleinement leurs
idées ;
− la majorité des candidats issus de Chine, bien préparés à l’épreuve, capables de démontrer une
compréhension globale du texte et de bien construire le commentaire, mais dont le niveau de
lecture et d’expression en langue chinoise reste parfois limité ;
− enfin, quelques candidats d’origine française ou issus de Chine possédant un vocabulaire trop
restreint pour comprendre suffisamment le texte. Ils peinent à en faire une lecture correcte et
un commentaire juste. La discussion, qui n’est pas abordée dans de bonnes conditions, devient
dans ce cas impossible.
Chinois O–55
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
sur le sujet. Pour tester la compréhension du texte, l’examinateur peut demander parfois aux
candidats de traduire le titre ou quelques phrases du texte choisi. Les compétences requises sont
toutes indispensables à ces futurs ingénieurs. Il existe trois critères précis, mais les barèmes des
notes sont différents entre LV1 et LV2. Les meilleurs doivent arriver à ces niveaux de maitrise dans
les trois critères évalués :
− expression en continu compréhension fine du support (point de vue, intention, contexte, ton),
commentaire structuré et personnel en tenant compte de la spécificité du thème dans l’aire
culturelle concernée ;
Le déroulement de l’oral suit généralement l’ordre que nous avons indiqué ci-dessus. Toutefois,
l’examinateur peut tolérer les changements souhaités par le candidat, ce qui ne gène en rien ni le
déroulement de l’épreuve ni les appréciations de valeur.
Le choix du texte est très important : pour faire valoir ses points forts, le candidat retiendra donc
de préférence un texte dont le sujet et le contenu lui sont familiers. Cependant, quelques candidats
sélectionnent des thèmes dont ils ne maitrisent pas suffisamment le vocabulaire spécifique. D’autres
ne disposent pas des informations nécessaires pour aborder aisément leur commentaire.
Il est important que le candidat prenne le temps de préparer le commentaire. Certains candidats
passent trop de temps pour faire leur résumé. Faute de temps, il serait préférable que le résumé
du texte soit bref. En effet, certains candidats ignorent qu’ils doivent commenter le texte, que
l’analyse et l’avis personnel sont essentiels pour l’examinateur. Pour obtenir un bon résultat, ils
doivent faire une problématique, une conclusion, une critique sensée du texte en évitant les idées
« passe-partout » ; le choix du vocabulaire adapté est lui aussi très important.
La conversation porte sur le texte étudié ou le commentaire du candidat. Les questions pourront
appeler à une réponse courte ou, au contraire, un développement sur un point précis. La discussion
démarre évidemment sur le texte mais peut déboucher sur une conversation plus générale et élargir
le sujet.
Conclusion
Au final, un réel manque de niveau en chinois peut avoir des conséquences désastreuses au cours
de ces épreuves. Cependant, associés à une compréhension fine et une certaine capacité d’analyse,
ces facteurs de réussite devraient être à la portée de tous ceux qui aspirent aux Grandes Écoles.
Chinois O–56
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Espagnol
Présentation de l’épreuve
Cette année les modalités de l’épreuve ont changé. Langue obligatoire ou facultative, le candidat
dispose de vingt minutes de préparation. La longueur des textes a sensiblement diminué.
L’épreuve dure vingt minutes et comporte deux parties :
− un compte-rendu oral, suivi d’un commentaire personnel d’une durée maximale de dix minutes ;
− un échange avec l’examinateur portant sur le texte choisi et les sujets qui s’y rapportent,
d’une durée de dix minutes. Selon la fiche descriptive des épreuves orales « cette conversation,
partant du texte étudié, pourra aborder tout thème d’actualité ou culturel en rapport avec la
zone d’influence de la langue choisie ».
L’oral vise « à évaluer la capacité du candidat à comprendre le sens précis d’un texte, à en restituer
le contenu et à participer à une conversation avec aisance et spontanéité ».
Comme les années précédentes, le jury a proposé un vaste choix de textes en provenance de journaux
hispaniques, espagnols et latino-américains, nationaux ou régionaux, parus dans l’année en cours
et traitant de questions d’actualité (société, économie, démographie, nouvelles technologies, etc.).
Citons pour l’Espagne entre autres El País, La Vanguardia, El Mundo, ABC ; El Mercurio, La
Tercera (Chile) ; La Nación (Costa Rica) ; Clarín (Argentina), La Razón (Colombia)…
Espagnol O–57
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
En ce qui concerne la partie échange, certains candidats donnent des réponses laconiques ou trop
courtes aux questions posées. Rappelons que le but de cette partie est de « participer à une conver-
sation avec aisance et spontanéité ». Un entrainement régulier à cette partie de l’épreuve est vive-
ment conseillé.
Quant à la qualité de la langue les fautes élémentaires de morphologie persistent surtout les genres
et les accords.
Une connaissance des règles morphologiques et syntaxiques est une condition préalable à toute
prestation.
Quant au lexique, il faut recommander à nouveau la lecture assidue de la presse hispanophone,
pratiquement toute accessible par Internet. Dans bon nombre de cas, les gallicismes sont plus
qu’abondants.
Conclusion
La réussite de cette épreuve passe par un entrainement régulier de synthèse de documents et de
pratique de l’oral. La lecture en général et de la presse hispanophone en particulier est un atout
indispensable.
Espagnol O–58
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Italien
Présentation de l’épreuve
Les textes proposés aux candidats étaient extraits de La Repubblica, Il Corriere della Sera, L’es-
presso.
Ils traitaient de divers sujets d’actualité portant sur des thèmes variés tels que : les nouvelles
formes de tourisme et le savoir vivre italien, la mode vestimentaire soutenable et l’environnement,
l’exposition universelle à Milan, les jeunes et la dépendance aux jeux de hasard, l’école en Italie,
l’engouement pour les selfies, le commerce équitable, les conséquences de la crise économique sur
les études en Italie…
Conclusion
Cette année aussi, le jury est heureux de constater que les résultats d’ensemble ont été dans
l’ensemble très satisfaisants.
La plupart des candidats a fait preuve d’une bonne connaissance de son environnement social,
économique, scientifique, politique et culturel et de sa capacité à s’exprimer en Italien.
Italien O–59
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Portugais
Présentation de l’épreuve
Les articles proposés, tirés de la presse portugaise et brésilienne, portaient sur des questions d’ac-
tualité et des sujets de société : une réflexion sur l’hégémonie des classes les plus aisées dans la
société brésilienne, qui concentrent à la fois les richesses et le pouvoir politique, au détriment des
classes plus modestes dont le niveau de vie a tout de même progressé ; l’ascension de la droite bré-
silienne face aux faiblesses du PT ; la figure du « juste » Aristides de Sousa Mendes, et ce qu’elle
peut nous révéler sur notre identité ; la question de la mémoire soulevée par la polémique des
« blasons coloniaux », témoins du salazarisme, que certains voudraient supprimer.
L’exercice, nous le rappelons, consiste à présenter et à commenter l’article choisi (parmi deux
articles proposés), puis à répondre aux questions de l’examinateur et à échanger avec celui-ci. Les
compétences évaluées sont les aspects linguistiques, la qualité de l’expression (capacité de synthèse
et de reformulation, argumentation…) et la qualité de l’échange (manière dont le candidat prend
part à la conversation et réagit aux questions posées).
Conclusion
Le jury ne saurait que trop recommander aux candidats de ne pas se laisser déstabiliser par le
choix du texte, de bien veiller à rendre compte de tous les aspects essentiels du texte choisi, de
chercher à montrer leur capacité à argumenter et à échanger avec l’examinateur en utilisant les
pistes que celui-ci peut leur donner.
Portugais O–60
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Russe
Présentation de l’épreuve
Cette année les modalités de préparation de l’épreuve orale de russe ont sensiblement changé :
la durée de préparation a été réduite à 20 minutes et est donc égale à celle du passage devant
l’examinateur. Mais l’épreuve en elle-même (c’est-à-dire le passage devant l’examinateur !) n’a pas
changé. En raison de la diminution du temps de préparation, la longueur des textes proposés a été
raccourcie et le choix proposé au candidat a été réduit à deux sujets.
Les thèmes proposés cette année étaient variés et chaque candidat a pu choisir un sujet sur lequel
il devait pouvoir se sentir à l’aise. Mais certains sujets ont eu une grande préférence. L’article de
Komsomolskaia Pravda sur « La vie dans 10-15 ans : les robots remplaceront les hommes » ainsi que
celui de Moskovskie Novosti sur l’entrainement de jeunes volontaires pour un voyage aller simple
sur Mars ont été quasiment choisis par tous les candidats d’une même demi-journée ! En revanche,
les sujets de société (comme le régiment immortel, un défilé silencieux à la mémoire des anciens
combattants de la guerre 1941-1945, ou sur les manifestations contre la discrimination envers les
immigrés du Caucase en Russie) ou culturels, interview de réalisateur sur son nouveau film ont été
quasiment ignorés.
Russe O–61
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
− la phonétique, c’est-à-dire tout ce qui est prononciation, accent, fluidité de la parole, aisance à
s’exprimer ;
Si les candidats russophones peuvent paraitre à priori avantagés pour cette partie linguistique, les
francophones sont loin d’avoir démérité et la notation en a bien sûr tenu compte.
Les autres critères concernent le fonds du propos et la maitrise de la « technique » de l’épreuve. Le
compte rendu ne doit pas être la relecture plus ou moins aléatoire de certains passages du texte,
ponctué par « le journaliste dit que… ». La citation est bien sûr toujours possible, mais le résumé
doit être organisé de façon à bien dégager les éléments importants puis secondaires du texte, et faire
ressortir un problème posé par le texte. Le commentaire ne doit pas être le prétexte à « ressortir »
un exposé tout fait, préparé d’avance sur un thème général ayant un rapport quelquefois vague ou
un peu forcé avec la problématique posée.
Enfin le dernier critère est l’évaluation de l’échange et des réactions du candidat aux questions et
aux interventions de l’examinateur. Le candidat se doit de réagir comme au cours d’une conversa-
tion normale (en dépit du stress ou de l’émotion bien compréhensible de la situation d’examen), il
ne doit pas se contenter de répondre oui ou non et l’aptitude à rebondir sur le sujet, la capacité
à nuancer ses affirmations, à prendre en compte un autre avis, à répondre du tac au tac a été
notée positivement. Attention aussi à ne pas être trop bavard et à laisser du temps pour la partie
« entretien » qui est importante.
Conclusion
Nous tenons à saluer la culture de certains candidats et l’implication de tous dans l’étude de
la langue russe qui, nous n’en doutons pas, saura leur apporter un atout supplémentaire non
négligeable dans leur projet professionnel. Les candidats doivent continuer à lire la presse, à se
tenir au courant de ce qui se passe en Russie, suivre évidemment l’actualité scientifique, mais ne
doivent pas négliger les arts, la littérature, l’histoire et tout ce qui touche à la société et à la culture.
Russe O–62
Concours Centrale-Supélec 2015
Filière PC
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Mathématiques 2
Physique 5
Anglais 12
Mathématiques
Pour la session de 2015, l’épreuve orale s’est adressée aux candidats des quatre filières MP, PSI ,
PC, TSI et a porté sur les nouveaux programmes.
Déroulement de l’épreuve
Le candidat dispose de 20 minutes de préparation. Les documents et les calculettes sont interdits.
La préparation se fait sur feuille, au fond de la salle où passe le candidat précédent.
Le sujet comprend, selon les examinateurs, soit une question de cours et un exercice, soit deux
exercices, et portent sur des parties différentes du programme. Dans ce dernier cas, un au moins des
exercices est très proche du cours, et le candidat sera examiné sur ses connaissances du cours, pen-
dant sa résolution des exercices, ou encore dans les dernières minutes de l’oral. Il faut absolument
consacrer du temps à étudier les deux exercices, quitte à n’en finaliser aucun.
La question de cours porte sur une ou plusieurs définitions, un ou plusieurs théorèmes. Parfois, si
le programme l’autorise, la démonstration des théorèmes peut être demandée. Il s’agit toujours de
propositions importantes du programme.
Le candidat est libre de choisir l’ordre d’exposition qui lui convient le mieux. L’ensemble des sujets
couvre la totalité des programmes spécifiques à chaque filière selon les nouveaux programmes des
classes préparatoires. Le programme de première année est donc à connaitre autant que celui de
deuxième année.
L’exercice est proposé pour tester les aptitudes du candidat à élaborer des stratégies de recherche
devant une question. Certains exercices peuvent paraitre difficiles au premier abord, mais seront
accompagnés pendant l’exposé d’indications.
Un candidat n’arrivant pas à résoudre ses exercices, mais connaissant parfaitement son cours, et
manifestant une bonne réactivité aux conseils donnés, aura une note lui permettant d’espérer son
admission. Inversement, un candidat terminant un exercice mais montrant également de grandes
lacunes dans l’apprentissage du cours, sera fortement pénalisé.
L’exposé devant l’examinateur dure également 20 minutes. Un oral se déroule… à l’oral. Il est
nécessaire de parler, de mettre un peu d’enthousiasme dans son discours. Il ne faut pas toujours
attendre la validation de ses affirmations par l’examinateur mais faire preuve d’initiatives dans les
recherches. Il faut savoir gérer le temps imparti, ne pas voir la fin de l’interrogation arrivée sans
avoir exposé la question de cours ou donné la réponse à la dernière question de l’exercice trouvée
lors de la préparation.
Conseils supplémentaires
L’examinateur attend clarté, rigueur et concision d’un exposé oral. Autrement dit, il est souhaitable
en début d’interrogation, d’indiquer la question à laquelle on va répondre, de donner une méthode
de résolution et de l’exposer.
Le vocabulaire utilisé doit être le plus précis possible. Par exemple, on ne dira pas « ça converge »
mais on citera la nature de l’objet étudié et la qualité de la convergence : « la série entière étudiée
converge normalement ».
Mathématiques S–2
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
On peut se servir de ses notes, donner les résultats d’un calcul et le refaire à la demande. On
peut expliquer avoir essayé telle ou telle méthode, et ce même si elle n’a pas permis d’établir la
conclusion de la question. Trop d’élèves hésitent à présenter ce qu’ils ont déjà fait au brouillon.
Il faut savoir entendre les conseils de l’examinateur pour avancer dans la recherche de la solution
et montrer sa capacité à assimiler une aide et à l’exploiter.
Il faut apporter de la rigueur, de la précision dans l’utilisation des théorèmes. Toutes les hypothèses
doivent être citées et vérifiées systématiquement, et il ne suffit pas d’invoquer uniquement le nom
d’un théorème.
− pour les intégrales impropres, la plupart des candidats se précipite sur ce qui se passe aux
bornes, sans étudier la continuité par morceaux ;
− pour le théorème de convergence dominée, l’hypothèse de domination est souvent établie sans
vérifier les autres exigences du théorème.
En guise de conclusion
Comme chaque année, l’oral a vu se présenter de bons candidats : vivants à l’oral, ils ont su exposer
clairement les réponses apportées et les difficultés rencontrées. D’autres ont été moins performants
dans leur prestation. Nous souhaitons que ce rapport les aide à se convaincre qu’un travail régulier
du cours peut suffire pour réussir le concours des écoles ENSIIE et ENSEA.
Sujet 1
Question de cours
Trigonalisation en dimension infinie.
Exercice
Soient 𝑋 et 𝑌 deux variables aléatoires de ℕ∗ telles que 𝑋 inférieure ou égale à 𝑌 et pour tout
𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑃 (𝑌 = 𝑛) > 0. On suppose que la variable aléatoire 𝑋 sachant que 𝑌 = 𝑛 suit une loi
uniforme sur [[1, 𝑛]].
Montrer que 𝑋 et 𝑌 − 𝑋 + 1 suivent une même loi.
Mathématiques S–3
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Sujet 2
Question de cours
Théorème de Rolle : énoncé et démonstration.
Exercice 1
ℝ[𝑋] → ℝ[𝑋]
Soit 𝑓 : { .
𝑃 ↦ (𝑋 − 1)(𝑋 − 2)𝑃 ′ − 2𝑋𝑃
Exercice 2
𝑛𝜋 u�
Rayon de convergence de la série entière ∑ tan ( )𝑥 ?
7
Sujet 3
Exercice 1
1
Soit 𝐸 = 𝐶 2 ([0, 1], ℝ). Si (𝑓, 𝑔) ∈ 𝐸 2 , on pose ⟨𝑓, 𝑔⟩ = ∫ (𝑓(𝑡)𝑔(𝑡) d𝑡 + 𝑓′(𝑡)𝑔′(𝑡)) d𝑡.
0
Exercice 2
+∞
d𝑡
Soit 𝐼u� = ∫ .
0
(1 + 𝑡2 )u�
b. Étudier la convergence de la suite (𝐼u� )u�∈ℕ , puis celle de la série de terme général (−1)u� 𝐼u� .
Mathématiques S–4
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Physique
Nature de l’épreuve
L’épreuve comporte deux parties dont les énoncés sont communiqués aux candidats au début d’une
préparation de 20 minutes. L’exposé devant l’examinateur dure aussi 20 minutes.
La première partie est un exercice qui porte sur les programmes des deux années de classe prépa-
ratoire.
La seconde partie est une question de cours qui porte généralement sur le programme de deuxième
année.
Conseils généraux
L’épreuve orale de physique doit permettre de vérifier que le candidat a bien acquis les compétences
telles que : s’approprier, analyser, réaliser, valider, communiquer, être autonome et faire preuve
d’initiative.
Physique S–5
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Les candidats doivent connaitre le programme dans sa rédaction officielle. Notons que depuis
la session 2015 sont entrés en vigueur les nouveaux programmes de CPGE. Ces derniers sont
publiés au bulletin officiel de l’enseignement supérieur, bulletin spécial numéro 3 du 30 mai 2013
et bulletin spécial numéro 1 du 23 janvier 2014. Ces nouveaux programmes insistent sur le fait
que la physique et la chimie restent des sciences théoriques et expérimentales et font place à la
méthodologie expérimentale.
L’entretien pourra donc être l’occasion de vérifier que le candidat a bien acquis au cours de sa
formation les compétences spécifiques mobilisées tout au long de l’année via les activités expéri-
mentales : évaluer un ordre de grandeur, proposer un protocole, analyser des résultats de manière
critique…
Les questions posées aux candidats pourront aussi être présentées sous forme de résolution de
problèmes, activité intermédiaire entre l’exercice encadré plus classique et la démarche par projet
pour laquelle le but à atteindre n’est pas explicite. Il sera alors demandé au candidat de faire appel
à l’ensemble de ses connaissances, capacités et compétences pour développer une situation dans
laquelle il doit atteindre un but bien précis. La méthode de résolution n’est ni indiquée, ni unique.
Dans l’ensemble les candidats doivent :
− veiller à la cohérence de leurs propos et faire attention à bien maitriser tout ce qu’ils écrivent
ou disent ;
− tenir compte des remarques de l’examinateur destinées à les aider. Certains candidats arrivent
très bien à établir un dialogue avec l’examinateur, en le regardant pour lui parler et en expli-
quant ce qu’ils font. Les candidats muets, tournant le dos à l’examinateur, sont hélas toujours
trop nombreux.
Mécanique du point
La mention du système et surtout du référentiel reste insuffisamment fréquente. Elle éviterait l’oubli
d’éventuelles forces liées aux effets d’inertie.
Mouvement dans un champ newtonien mal traité.
Étude de la stabilité d’un point matériel peu maitrisée.
Mécanique du solide
Difficultés à dénombrer les paramètres pertinents, choix du référentiel, définition du système.
Propriétés d’une liaison parfaite mal connues. Difficultés à distinguer les actions extérieures et
intérieures.
Physique S–6
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Souvent le nombre de Reynolds n’est pas su ou mal compris (difficulté à déterminer la longueur
caractéristique par exemple).
Électromagnétisme
Les équations de Maxwell sont souvent mal connues sous leur forme intégrale.
Confusion entre la force de Laplace et la force de Lorentz.
Beaucoup de difficultés avec l’électrostatique des conducteurs.
La loi de Faraday est appliquée avec manque de précision sur le signe.
Les relations de définition des coefficients de self ou de mutuelle inductance sont rarement connues.
Les candidats de la filière PSI ne connaissent guère la partie du programme sur les matériaux
magnétiques.
Optique
Beaucoup de difficultés en optique géométrique.
Difficultés à définir la cohérence temporelle et la cohérence spatiale.
Le sens physique du chemin optique n’est pas connu.
Les candidats ont souvent mal compris les conditions d’éclairage et d’observation des interférences
localisées obtenues avec un interféromètre de Michelson.
Beaucoup de mal pour reconnaitre des interférences localisées ou non.
Électronique
Confusion entre les domaines fréquentiels et temporels.
Le caractère intégrateur et dérivateur de certains filtres est mal compris.
Connaissances insuffisantes sur la puissance en régime sinusoïdal forcé.
Rappelons qu’un ALI même idéal ne fonctionne pas toujours en régime linéaire.
Thermodynamique
Le principe de fonctionnement des machines thermiques est souvent ignoré.
Les exercices sur les machines thermiques utilisant des changements d’état posent beaucoup de
problèmes aux candidats.
Exemples d’exercices
Interférences
Deux trous, 𝑆1 et 𝑆2 , espacés d’une distance a sont éclairés par une source 𝑆 ponctuelle située
à une distance 𝑑 du plan contenant 𝑆1 et 𝑆2 . On positionne 𝑆 de manière à ce que les distances
𝑆𝑆1 et 𝑆𝑆2 soient égales. L’observation des interférences se fait alors sur un écran 𝐸, situé à une
distance 𝐷 > 𝑑 du plan contenant les sources (figure 1).
Physique S–7
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
4. On place à une distance 𝑏 de 𝑆 une autre source ponctuelle de même longueur d’onde et de
même intensité lumineuse (figure 2), exprimer alors ℰ′(𝑥) l’éclairement en tout point de l’écran
associée aux sources 𝑆 et 𝑆 ′ .
Physique S–8
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
2. L’électron peut-il avoir un mouvement rectiligne dans ce modèle ? Préciser le mouvement ho-
raire. Justifier l’appellation « modèle de l’électron élastiquement lié ».
Physique S–9
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
1. Le graphe de gauche représente l’enregistrement d’un « clic » d’écholocation émis par un dau-
phin. Vérifier la cohérence entre les deux graphes ci-dessus.
2. Retrouver l’expression du vecteur densité de flux énergétique pour une onde sonore plane pro-
gressive harmonique en fonction de la surpression et de l’impédance acoustique du milieu consi-
déré.
Physique S–10
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
3. L’impédance acoustique de l’eau salée est de l’ordre de 1,5 × 106 U.S.I. Donner l’unité d’une
impédance acoustique. L’intensité sonore d’un clic peut atteindre 200 dB. Calculer la surpres-
sion, l’amplitude de la vitesse de la vibration et l’amplitude du déplacement pour une onde
sonore plane progressive harmonique de fréquence correspondant à la fréquence centrale d’un
clic. Donnée : La référence pour l’intensité acoustique vaut 1,0 × 10−12 W⋅m−2.
4. L’impédance acoustique de l’atmosphère vaut 420 U.S.I. Pourquoi un marin sur une barque
n’entend-il pas le bruit évoqué dans le texte ci-dessous ? Justifier les affirmations de ce texte.
Le silence des abysses est très bruyant : c’est ce que vous confirmerait votre première écoute sous-
marine. Outre les bruits environnementaux (les vagues) ou biologiques (jusqu’aux crissements des
mandibules de crustacés), on perçoit bien sûr les bruits d’hélice, et les différents engins technolo-
giques. Certaines couches d’eaux constituent de véritables nappes sonores, en raison des variations
de densité dues aux écarts de température et de pression.
Diffusion thermique
Équation de la diffusion thermique. Établir l’équation de la diffusion vérifiée par la température.
Optique
Interféromètre de Michelson équivalent à une lame d’air éclairée par une source spatialement éten-
due. Localisation des franges. Franges d’égales inclinaisons.
Électromagnétisme
Bilan de charges. Établir l’équation locale traduisant la conservation de la charge électrique.
Ondes
Établir l’équation d’onde relative à une corde vibrante infiniment souple dans l’approximation des
petits mouvements transverses.
Physique S–11
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Anglais
Les candidats ont été interrogés sur des articles de la presse anglophone, quotidienne ou hebdoma-
daire, d’environ 550 mots, parus entre octobre 2014 et juin 2015 (ou publiés sur les sites Internet
de ces organes de presse).
Les notes s’échelonnent entre 01 et 20.
Les sources sont diverses : The Washington Post, The Los Angeles Times, The Irish Times, The
Economist, New Statesman, The New York Times, The Guardian, Time magazine, The Indepen-
dent, New Scientist, etc.
Parmi les sujets traités cette année : les attentats de janvier 2015 en France, les pouvoirs des
services de renseignements au Royaume-Uni et aux États-Unis, les relations entre le Royaume-
Uni et l’Union Européenne, les nouveaux services offerts par les téléphones portables, l’impact du
réchauffement climatique sur l’environnement, l’influence des réseaux sociaux sur les élections, le
rapprochement entre Cuba et les États-Unis, l’enseignement en Grande-Bretagne.
Voici quelques exemples d’articles proposés aux candidats.
− The truth about smart cities : ‘In the end, they will destroy democracy’
Adapted from The Guardian, December 17th, 2014
Les modalités de l’épreuve sont rappelées au bas des textes. Temps de préparation : 20 minutes /
Temps de passage : 20 minutes. L’épreuve comporte quatre parties distinctes :
Conseils
L’INTRODUCTION sert à rendre compte de l’idée principale, de la problématique au centre du
document. Il ne s’agit donc pas seulement de donner la date et la source du document (à ce propos,
on recommande à tous les candidats de revoir la manière de dire les dates). Il est important de
replacer le document par rapport à un contexte précis. On conseille donc aux candidats de com-
mencer par une « phrase d’accroche » introduisant le thème général de l’article, puis de présenter
les questions qui sont précisément exposées dans le document.
Le COMPTE-RENDU doit faire apparaitre les idées principales et les articulations logiques du
texte. Il ne faut pas procéder paragraphe par paragraphe mais privilégier une approche synthétique
du texte. La paraphrase (voire la reprise mot pour mot de passages de l’article) est fortement
sanctionnée : le candidat doit montrer qu’il est en mesure de faire un compte-rendu du texte en
utilisant son propre vocabulaire et ses propres structures.
Anglais S–12
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Il est essentiel de bien indiquer, par une phrase de transition, le passage du compte-rendu au
commentaire, en présentant la problématique qui sera développée (liée, bien entendu, au thème
abordé dans l’article), éventuellement un plan.
Le COMMENTAIRE ne doit pas être une paraphrase du texte ni la simple occasion de donner son
avis sur les textes. Il s’agit d’en fournir une analyse critique (causes, conséquences du phénomène,
cas similaires ou opposés, contexte géographique, historique, social, économique, politique, culturel,
etc.).
Le commentaire doit durer au moins 5 minutes : il est donc impératif de développer plus d’un
point. On attend des candidats qu’ils utilisent leurs connaissances scientifiques ou leurs expériences
personnelles à bon escient afin d’illustrer leurs propos. Les généralités sont à proscrire : il est
important de donner des exemples bien choisis qui permettent de renforcer l’argumentation.
Les examinateurs valorisent l’autonomie de parole des candidats. Les trois premières parties de
l’épreuve doivent durer environ 15 minutes. Parfois, au bout de 5 à 6 minutes, le candidat attend que
l’examinateur prenne le relais en lui posant des questions. Cette attitude est fortement sanctionnée.
N’oublions pas qu’il s’agit d’une épreuve orale : il ne s’agit pas de lire un texte rédigé. Les qualités
de communication (ton, attitude) jouent un rôle important.
La fin de l’épreuve est consacrée à un ENTRETIEN avec le candidat. L’examinateur peut poser des
questions sur un point à éclaircir dans le texte, sur le commentaire du candidat afin de prolonger la
réflexion engagée sur le thème abordé, ou éventuellement sur le parcours du candidat et ses projets
futurs.
Les candidats ne doivent pas se contenter de réponses laconiques car cette partie de l’épreuve doit
leur permettre de démontrer qu’ils sont en mesure d’avoir une conversation spontanée avec un
interlocuteur.
La QUALITÉ de la langue est primordiale. Un minimum de rigueur grammaticale est requis. Si
le candidat n’a pas les ressources linguistiques suffisantes, il est préférable de faire des phrases
courtes plutôt que d’accumuler des structures complexes mal maitrisées. Bien entendu, on valorise
les candidats qui ont un vocabulaire riche et précis, sans être pompeux ou trop artificiel.
De manière générale, les candidats doivent faire preuve de plus de rigueur concernant la correction
de la langue : les fautes de base sur les formes verbales sont inadmissibles à ce niveau (‘s’ absents
à la 3e personne du singulier au présent simple, erreurs sur les verbes irréguliers ou les formes
passives, modaux non suivis de l’infinitif sans ‘to’, confusion entre ‘be’ et ‘do’, etc.). De même, on
peut s’étonner du nombre de candidats qui ignorent encore que les adjectifs ne prennent pas de ‘s’
en anglais, ou que ‘people’ (pour ‘les gens’) est en fait un nom pluriel. Les examinateurs ont pu
aussi constater des erreurs récurrentes sur les noms pluriels (les candidats doivent s’astreindre à
prononcer le ‘s’ final) et les indénombrables faux-amis du français (‘information’ ne prend pas de
‘s’ en anglais par exemple).
Pour ce qui est du lexique, on rappelle que tout usage de mots français est à proscrire (le candidat ne
doit pas non plus demander à l’examinateur de lui traduire un mot) : trop de candidats abusent des
gallicismes et autres barbarismes inspirés du français. Il vaut mieux également éviter le suremploi
des expressions toutes faites (“burning issue”, “gist of the text”, in a nutshell, etc.).
On recommande enfin aux candidats de s’entrainer tout au long de l’année, afin de parvenir, le jour
de l’épreuve, à s’exprimer en anglais à une vitesse normale (il faut absolument éviter les longues
pauses répétées entre deux phrases). Un entrainement régulier leur permettra également de corriger
une phonologie défaillante. On a pu remarquer que de nombreux candidats ne marquent pas les
accents toniques, déforment les phonèmes, ne prononcent pas correctement les diphtongues, ce qui
rend parfois la communication difficile.
Anglais S–13
Concours Centrale-Supélec 2015
Filière PC
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Le mot du Président 2
Physique 1 3
Physique 2 5
Anglais 7
Épreuves sportives 9
Le mot du Président
Un adage célèbre de la marine dit que « naviguer c’est prévoir ». Ce rapport des examinateurs
des jurys du concours d’admission 2015 répond à l’objectif de donner aux candidats du prochain
concours les éléments pour déterminer leur navigation dans les épreuves du concours. L’expérience
montre que trop de candidats arrivent aux épreuves sans avoir lu ce rapport et restent dans le
brouillard sur les attendus du concours. J’invite donc tous les candidats à en prendre connaissance
pour fixer le bon cap, celui de la réussite.
Les officiers de marine formés à l’École navale sont des chefs militaires, des ingénieurs et des
marins. Les épreuves pour les sélectionner sont exigeantes. En particulier à l’oral, il est demandé
aux examinateurs, en plus de l’évaluation académique de votre prestation d’être attentif à la
manière dont vous allez articuler vos connaissances pour répondre au sujet tout en conservant
un esprit critique. Votre comportement général et, en particulier, votre pugnacité sont également
observés. Les épreuves orales se distinguent en particulier des « colles » que vous réalisez en classes
préparatoires et qui ont une visée pédagogique pour vous aider à assimiler les connaissances du
programme. Au concours, il s’agit de montrer votre raisonnement et la mobilisation d’aspects
différents du programme plus que de réaliser des calculs sur un support vertical.
Le métier d’officier de marine apporte de très nombreuses satisfactions dans la conduite des marins
et la réalisation des différentes missions de la marine sur mer, sous la mer ou dans les airs. Une
carrière d’officier présente de multiples facettes, elle nécessite des compétences étendues dans de
nombreux domaines et conduit à des activités variées. Cette diversité permet à chacun de trouver
son épanouissement à la condition d’y consentir l’engagement demandé. L’officier de marine est
appelé à naviguer loin, longtemps et souvent. Pour vous aider à mener votre réflexion, préalable
indispensable, des jeunes officiers viendront à votre encontre dans votre lycée lors des infos-école
ou des forums. N’hésitez pas à leur poser toutes vos questions. Vous trouverez aussi toutes les
informations utiles sur le site [Link].
Je vous souhaite une bonne préparation au concours de l’École navale et vous adresse mes vœux
de succès.
Physique 1
Cadre de l’épreuve
L’épreuve de Physique 1 dure 30 minutes. Le passage au tableau est immédiat, il n’y a pas de
temps de préparation. Il est conseillé au candidat de tenir prêt une pièce d’identité et un stylo,
afin de perdre le moins de temps possible lors de la signature de la feuille de passage en début
d’épreuve.
Exercices proposés
Les exercices restent proches du cours. Cette épreuve valide donc un travail de fond, une maîtrise
du cours et de sa compréhension. On insistera donc :
la réussite à l’épreuve de Physique 1 requiert
une bonne connaissance du cours.
Lors de l’épreuve
Attendu que l’exercice est à traiter sans préparation, on attend que le candidat commence par s’ap-
proprier et analyser le sujet qui lui est soumis. S’engage alors une véritable discussion avec l’exa-
minateur, pour proposer une stratégie de résolution, un modèle… La compétence « communiquer »
est ici primordiale, pour présenter sa pensée, mais aussi écouter et dialoguer avec l’examinateur
lorsqu’il doit guider le candidat afin de ne pas le laisser bloqué. L’examinateur pose régulièrement
des questions, pour préciser un point qui resterait obscur, mais aussi pour s’assurer de la bonne
compréhension du cours.
Remarques disciplinaires
Quels sont les points qui permirent cette année aux bons candidats de réussir leur épreuve ?
− Dans le cadre des outils, maîtrise de la base locale cylindrique (les vecteurs de bases ne sont pas
identiques en tout point), et résolution aisée des équations différentielles linéaires à coefficient
constants.
− En physique des ondes, mise en équation de l’équation d’onde pour une corde, pour une onde
sonore (écriture des 3 équations, linéarisation, établissement de l’équation de d’Alembert) et
connaissance de l’impédance sonore.
À contrario, ces points étaient très mal maîtrisés par les candidats les plus faibles. Rappelons
encore :
Physique 1 Navale–3
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Les autres chapitres du programme n’ont pas montré une différence importante entre le niveau des
meilleurs candidats et les autres.
Notes décernées
Les notes s’étalent de 4 à 18 avec une moyenne légèrement supérieure à 11. L’examinateur fut
impressionné par la remarquable qualité de certaines prestations. Se perpétue ainsi une tradition
du concours de l’École navale, de travail soutenu pendant les années de préparation, de motivation
des candidats et de formation de haut niveau délivrée par les professeurs de CPGE.
Physique 1 Navale–4
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Physique 2
Déroulement de l’épreuve
L’épreuve de Physique 2 de la filière PC dure 30 minutes, sans préparation. L’examinateur pose à
l’étudiant un exercice assez ouvert permettant d’évaluer la qualité de la démarche scientifique mise
en œuvre par le candidat pour répondre à la problématique posée dans l’énoncé. Concrètement,
l’énoncé consiste généralement en une brève description d’une situation physique, suivie le plus
souvent d’une seule question.
Le but essentiel de cette épreuve est d’évaluer la qualité de la démarche scientifique du candidat.
Celui-ci doit, en s’appuyant sur sa maîtrise des notions du programme de physique (de PCSI et
de PC), proposer une modélisation simple, dont il discutera précisément de la pertinence, afin de
répondre à la question posée. Il est important de noter que le candidat n’est pas évalué sur le choix
du modèle mais sur sa capacité à en cerner les limites et le cas échéant à l’améliorer.
Les compétences « programme » susceptibles d’êtres évaluées dans les épreuves de physique 1
et de physique 2 sont : S’approprier, Analyser, Être autonome, Réaliser, Valider, Communiquer.
Des compétences « spécifiques » à l’École navale sont également évaluées : Pugnacité, Réactivité,
Capacité d’adaptation et Résistance au stress. C’est dans l’interaction avec le candidat, tout au
long de l’épreuve, que le jury évalue le degré de maitrise de ces compétences.
De part son format où le candidat est mis face à un problème physique complexe, l’épreuve de
physique 2 permet d’évaluer plus spécifiquement la capacité d’analyse du candidat (Analyser), son
esprit d’initiative (Être autonome), son esprit critique (Valider) ainsi que l’ensemble des compé-
tences « spécifiques ». Dans l’exemple d’épreuve à la section suivante, on détaillera cette évaluation.
Compte-tenu de la difficulté de ce type d’épreuve, le jury ne s’attend pas à ce que le candidat
résolve l’intégralité de l’exercice en totale autonomie. Cela ne doit pas inquiéter les futurs candidats
qui doivent garder à l’esprit qu’une bonne maitrise du cours, de la démarche scientifique et des
compétences « spécifiques » leur permettra de construire un exposé convaincant.
Exemple d’épreuve
Énoncé
On considère une paille coudée placée dans un verre d’eau. Au repos elle présente une portion
verticale et une portion oblique, voire horizontale. On admet que si l’on fait tourner la paille
suffisamment vite, autour de l’axe vertical, le niveau d’eau dans la paille monte.
Ce phénomène est-il aisément observable dans les conditions usuelles où la mise en rotation est
manuelle ?
Commentaires
On attend du candidat qu’il commence par faire un schéma clair au tableau de la situation en
identifiant les grandeurs physiques pertinentes (S’approprier, Communiquer). Précisons que la
compétence Communiquer comprend également l’utilisation et la gestion du tableau par le candi-
dat.
Physique 2 Navale–5
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Physique 2 Navale–6
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Anglais
Attentes du jury
Compréhension de l’enregistrement
La restitution du document sonore est une reformulation organisée et non une redite mot à mot
de l’enregistrement. Il n’est pas attendu de commentaire de celui-ci.
Les candidats peuvent procéder à autant d’écoutes qu’ils le souhaitent, effectuer des pauses, retours
mais il n’est pas attendu une retranscription mot à mot de l’enregistrement. Une mauvaise gestion
du temps, avec notamment une restitution du contenu de l’enregistrement beaucoup trop lente,
n’a laissé à certains candidats que trop peu de temps pour le compte-rendu de l’article et son
commentaire.
Une liste décousue de détails s’avère fastidieuse, chronophage et ne témoigne pas de la compréhen-
sion de l’enregistrement.
Article de presse
Le résumé de l’article consiste en un compte-rendu organisé et non une paraphrase. Il s’agit de
hiérarchiser les idées de l’article, non de les énumérer et encore moins de citer le texte pour étayer
son propos.
Le commentaire doit permettre au candidat de partir de la problématique du texte et de prendre
ensuite une distance critique. Il met en avant ses capacités de synthèse, d’argumentation et de
réflexion personnelle, sa connaissance de l’actualité et sa culture des pays anglophones.
Certains rares candidats n’ont pas spontanément commenté l’article et ont attendu que l’exami-
nateur les interroge, se contentant alors de réponses trop brèves.
D’autres semblent avoir plaqué un plan appris en cours, ne témoignant pas d’une véritable réflexion
personnelle.
L’entretien permet d’évaluer la prise de parole en interaction, la réactivité des candidats, leur
capacité à se dégager de leurs notes, à rebondir et à ne pas se limiter à une réponse laconique.
La traduction improvisée qui suit la lecture d’un court passage de l’article permet de vérifier que
le candidat n’a pas fait de contre-sens.
Anglais Navale–7
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Maitrise de la langue
Il est attendu des candidats une maitrise de la langue satisfaisante : fluidité, richesse lexicale,
correction grammaticale.
Les meilleures prestations ont été celles de candidats parvenant à se détacher de leurs notes,
s’exprimant avec enthousiasme et conviction et témoignant d’une réelle personnalité, faisant preuve
d’une grande réactivité lors de l’entretien.
Conseils pratiques
Il est utile de prévoir des bouchons d’oreilles, la préparation de l’épreuve s’effectuant dans la même
salle que l’interrogation du candidat précédent.
Toute annotation sur l’article de presse étant interdite, les candidats peuvent utiliser des plastiques
transparents et des surligneurs.
Anglais Navale–8
Concours Centrale-Supélec 2015 filière PC
Épreuves sportives
Les candidats ne doivent pas oublier de se munir d’un justificatif d’identité et de le récupérer à la
fin des épreuves. Ils doivent également penser à signer les feuilles de résultats après le passage des
tests. Les candidats en retard sont acceptés jusqu’à la fin de la première épreuve (natation).
L’épreuve de tractions et l’épreuve d’abdominaux sont notées chacune sur 10. Les autres épreuves
sont notées sur 20.
Toute performance qui se trouve comprise entre deux performances différant d’un point entraine
la note correspondant à la performance inférieure. Les épreuves non effectuées, non terminées ou
dont les performances sont inférieures à celle de la note 1 sont notées zéro.
Les candidats doivent être particulièrement attentifs aux consignes d’exécution des épreuves qui
leur sont rappelées avant le début de chacune. Ces consignes reprennent notamment les prescrip-
tions des fédérations nationales des sports concernés. Leur non-respect, volontaire ou non, peut
entrainer la nullité de l’épreuve concernée et l’attribution de la note de 0.
Les barèmes de cotation des épreuves sportives sont fixés ainsi :
Hommes
Notes
Tractions Abdominaux Course 50 m Course 3000 m Natation 50 m
20 / / 6,47 s 10 min 29 s 29,6 s
19 / / 6,51 s 10 min 41 s 30,2 s
18 / / 6,56 s 10 min 53 s 30,8 s
17 / / 6,61 s 11 min 6 s 31,6 s
16 / / 6,65 s 11 min 21 s 32,3 s
15 / / 6,70 s 11 min 36 s 33,1 s
14 / / 6,82 s 11 min 53 s 35,1 s
13 / / 6,89 s 12 min 10 s 36,5 s
12 / / 6,97 s 12 min 29 s 38,0 s
11 / / 7,06 s 12 min 50 s 39,7 s
10 12 55 7,15 s 13 min 12 s 41,7 s
9 10 50 7,25 s 13 min 36 s 43,9 s
8 9 45 7,36 s 14 min 2 s 46,4 s
7 8 40 7,47 s 14 min 29 s 49,1 s
6 7 35 7,60 s 14 min 59 s 52,3 s
5 6 30 7,70 s 15 min 30 s 56,0 s
4 5 27 7,88 s 16 min 5 s 59,8 s
3 4 24 8,03 s 16 min 42 s 64,2 s
2 3 21 8,20 s 17 min 22 s 69,3 s
1 2 18 8,38 s 18 min 5 s 74,9 s
Femmes
Notes
Tractions Abdominaux Course 50 m Course 3000 m Natation 50 m
20 / / 7,61 s 12 min 58 s 36,2 s
19 / / 7,69 s 13 min 16 s 37,2 s
18 / / 7,77 s 13 min 37 s 38,4 s
17 / / 7,86 s 13 min 59 s 39,7 s
16 / / 7,96 s 14 min 23 s 41,1 s
15 / / 8,07 s 14 min 49 s 42,7 s
14 / / 8,18 s 15 min 17 s 44,5 s
13 / / 8,31 s 15 min 48 s 46,5 s
12 / / 8,44 s 16 min 21 s 48,8 s
11 / / 8,58 s 16 min 58 s 51,3 s
10 5 45 8,73 s 17 min 37 s 54,1 s
9 40 8,89 s 18 min 19 s 57,2 s
8 4 35 9,06 s 19 min 6 s 60,8 s
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