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Mythologie Égyptienne : Cosmogonies et Rites Funéraires

La mythologie égyptienne regroupe les croyances religieuses des Égyptiens de l'Antiquité, centrées sur des cycles naturels et des cosmogonies variées selon les régions. Les mythes principaux incluent le mythe de la création, le mythe osirien, et le cycle du jour, chacun illustrant des concepts de vie, de mort et de renaissance. Les rituels funéraires et le jugement de l'âme par Osiris sont essentiels pour accéder au royaume des morts, reflétant l'importance de la mort dans la culture égyptienne.
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Mythologie Égyptienne : Cosmogonies et Rites Funéraires

La mythologie égyptienne regroupe les croyances religieuses des Égyptiens de l'Antiquité, centrées sur des cycles naturels et des cosmogonies variées selon les régions. Les mythes principaux incluent le mythe de la création, le mythe osirien, et le cycle du jour, chacun illustrant des concepts de vie, de mort et de renaissance. Les rituels funéraires et le jugement de l'âme par Osiris sont essentiels pour accéder au royaume des morts, reflétant l'importance de la mort dans la culture égyptienne.
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Mythologie égyptienne

ensemble des croyances religieuses des égyptiens durant la période dite de "l'Égypte Ancienne"

Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer à travers le
prisme de croyances séculaires. La notion de cycle y est essentielle :

le cycle circadien : (re)naissance du Soleil le matin et disparition le soir (Khépri - Rê - Atoum) ;

le cycle annuel avec l'inondation du Nil qui pouvait être source de joie comme de peine (en cas de trop faible ou
trop forte crue) ;

le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts (bien que les Égyptiens ne crussent pas en une
réincarnation terrestre, mais en l'immortalité de l'âme).

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2010).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité
traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa
vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?

Hiéroglyphes représentant des


créatures mythologiques

Scène d'offrande sur les parois du


Grand temple d'Abou Simbel

Mythe de la création

Articles détaillés : Mythe de la création du monde en Égypte antique, Mythe de la création héliopolitaine, Mythe de
la création memphite et Ogdoade d'Hermopolis.

La grande diversité du culte de l'Égypte antique se retrouve également dans les mythes de la création qui varient
en fonction des régions (ou même des villes) et de leurs dieux tutélaires : Rê, Isis, Seth, Horus, Anubis. Ainsi, ce
n'est pas une, mais plusieurs cosmogonies (mythes de la création du Monde) qui coexistaient dans les différentes
parties du royaume. Les plus connues sont celles d'Héliopolis, d'Hermopolis, de Thèbes et de Syène (Éléphantine-
Assouan).

Les cosmogonies admettent toutes l'existence d'un principe créateur, mais chaque nome voit dans son dieu
tutélaire le démiurge à l'origine de cette création. La cosmogonie la plus répandue est celle d'Héliopolis qui a pour
créateur un démiurge solaire (Rê sous l'une de ses formes) et donne une généalogie divine descendant jusqu'au
dieu pharaonique Horus.
Mythe osirien

Article détaillé : Mythe d'Osiris.

Pour les anciens Égyptiens, l'univers n'était au commencement qu'un grand océan primordial nommé le Noun.
C'est du Noun que naquit Atoum, le soleil. Atoum engendra Shou (le dieu du souffle) et Tefnout (la déesse de
l'humidité). Shou sépara le ciel de la terre. Ainsi naquirent Nout (la déesse du ciel) et Geb (le dieu de la terre). De
l'union de Nout et Geb naquirent trois fils : Osiris, Horus l'Ancien et Seth, et deux filles, Isis et Nephtys.

Geb offrit le pouvoir sur terre à Osiris qui fut le premier des pharaons. Il régna aux côtés de sa sœur et épouse
Isis. Son règne empreint de bonté, de justice et de sagesse rendit Seth fou de jalousie. Il complota contre son
frère. Il invita son frère à un grand banquet. Seth proposa alors que chacun des convives se couche dans un
magnifique coffre. Celui qui serait aux mesures du coffre le gagnerait. Osiris se couche alors dans le coffre : il est
à ses dimensions (piège de Seth). Les convives se jettent tous sur le coffre et y enferment Osiris. Seth le jette
dans le Nil. Grâce à l'aide de Nephtys, Isis la magicienne réussit à retrouver le corps de son mari et à le cacher
dans un marais. Seth l'apprend et, furieux, arrive à retrouver le corps, et le déchire en quatorze ou seize morceaux
selon les versions.

Avec l'aide de sa sœur Nephtys et d'Anubis, Isis retrouve les morceaux éparpillés dans toute l'Égypte, sauf son
sexe, mangé par un poisson. Ils reconstituent alors Osiris et celui-ci engendre Horus avec sa sœur Isis. Horus
vainquit Seth après maints duels et régna sur l'Égypte. Osiris, lui, devint le roi du royaume des morts.

Mythe de la mort

Article détaillé : Au-delà (Égypte antique).

Chez les Égyptiens de l'Antiquité, les cérémonies et croyances liées à la mort représentaient une part importante
de leur vie. Les préoccupations liées à la mort au cours de l'Égypte antique étaient d'ordre religieux et
constituaient une étape importante de la vie du pharaon, incarnation des dieux sur terre, qui devait après son
décès vivre auprès des dieux dans un repos éternel. Les Égyptiens considéraient qu'après le décès, l'âme du
défunt pouvait renaître et accéder au « royaume des morts » et au repos éternel.

Le mythe de la mort peut être décomposé en deux parties :

la première étape qui est le voyage du défunt vers l'au-delà avec la cérémonie de l'embaumement ;

la seconde étape qui correspond au jugement du défunt par le dieu Osiris lorsqu'il atteint l'au-delà afin de
peut-être accéder au repos éternel.

Voyage vers l'au-delà – embaumement

Détail du Livre des morts du scribe


Nebqed
Dans la mythologie égyptienne, le corps est divisé en plusieurs parties dont le djet, qui correspond au corps, et le
ka, qui correspond au double spirituel accompagnant le corps depuis la naissance de l'individu jusqu'à son décès.
Pour que le défunt puisse accéder au royaume de l'au-delà par l'intermédiaire de son ka, l'embaumement du djet
est nécessaire. En effet, si le corps n'est pas embaumé, le djet devient le khat après la mort et ne peut accéder au
repos éternel. Le rite de l'embaumement fut créé par Isis, aidée par Anubis, lorsqu'elle reconstitua le corps de son
époux Osiris afin de lui redonner vie. Ce rite symbolise donc la renaissance du défunt et l'accès au « royaume des
morts » et au repos éternel. Les statues et offrandes présentes aux côtés du défunt dans son sarcophage
permettent de l'accompagner dans son chemin vers le jugement de l'âme.

Ce chemin vers l'au-delà est pris en compte dans l'architecture des pyramides. En effet, au sein des pyramides, les
couloirs s'élevant vers les sommets de la pyramide et le ciel depuis la chambre funéraire du défunt, semblent être
des passages permettant à l'âme de s'élever et d'atteindre le royaume des morts Le livre des morts des Anciens
Égyptiens, placé aux côtés du défunt, avait pour but de le guider vers le royaume des morts et de le préparer au
jugement de l'âme à l'aide de prières.

Jugement de l'âme
Article détaillé : Jugement de l'âme (Égypte antique).

La pesée de l'âme (psychostasie) consiste à mettre le cœur du défunt sur une balance et de l'autre côté une plume
(représentant la déesse Maât) ; si le cœur est plus léger (ce qui signifie que le cœur n'est pas entaché de péchés),
le défunt peut rejoindre le royaume des morts. Sinon, il se fera dévorer par un monstre (la plupart du temps
symbolisé par la déesse Taouret ou par Ammout qui a une tête de crocodile, un corps de lion et un arrière-train
d'hippopotame.) et son âme sera perdue à tout jamais. Osiris ne devint dieu du royaume des morts qu'après avoir
passé avec succès l'épreuve de la pesée de l'âme. Les défunts voulaient donc s'identifier à Osiris pour atteindre le
royaume des morts et reposer en paix.

Mythe du cycle du jour

Détail du Livre des Demeures Secrètes


relatant le périple quotidien de Rê. On
le voit dans sa barque, ainsi que le
serpent Apophis.

Le mythe décrit le combat que mène Rê chaque nuit contre les « forces du chaos » représenté par le serpent
Apophis afin de permettre la réapparition du soleil chaque matin sur le « monde d'en haut ».

Rê étant considéré comme le dieu du soleil, entre autres, lorsque le soleil disparaissait chaque soir à l'horizon, le
dieu Rê changeait de moyen de transport pour adopter une barque sacrée et traverser le Nil souterrain. Au cours
de ce périple, Rê traversait les douze portes correspondant aux douze heures de la nuit (de 5 h du soir à 5 h du
matin) dans le monde souterrain, la Douât, et devait déjouer les pièges des forces du chaos tentant de renverser à
tous moments la barque du dieu du soleil. Il est aidé en cela par le dieu Seth qui, se tenant à la proue de la barque
solaire, lance ses traits sur Apophis. Ce périple avait pour but la renaissance du dieu Rê chaque matin ramenant
ainsi la lumière aux habitants du « monde d'en haut ». Cette renaissance de Rê, représentée par le lever du soleil,
était considérée également comme la renaissance du monde et le signe que le dieu Rê avait triomphé des forces
du chaos durant son périple.

On retrouve également la notion des douze portes au sein des pyramides d'Égypte dont le couloir menant au
sarcophage est constitué de douze encadrements de porte, correspondant à chacune des heures de la nuit.

Ce combat entre le dieu Rê et Apophis, chaque nuit, dès le coucher du soleil, et conduisant à un nouveau lever de
soleil, chaque matin, constitue donc le mythe du cycle du jour dans la mythologie égyptienne.

Après la mort de Rê, c'est la déesse Bastet qui combattit le serpent Apophis dans la Douât.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie
Jan Assmann, Mort et au-delà dans l'Égypte ancienne, Éditions du Rocher, 2003 (ISBN 2268043584)

Nadine Guilhou, Janice Peyré, La Mythologie égyptienne, Marabout, 2006 (ISBN 2501050258)

Erik Hornung, Les dieux de l’Égypte / L'un et le multiple, Champs Flammarion, 1999

Viviane Koenig, Dieux et génies de l'Égypte ancienne

Dimitri Meeks, Les Égyptiens et leurs mythes : Appréhender un polythéisme, Louvre et Hazan, coll. « La chaire du
Louvre », 2018 (ISBN 978-2-7541-1482-0 et 978-2-35031-636-9)

Articles connexes
Religion de l'Égypte antique

Divinités égyptiennes

Temple de l'Égypte antique

Rê-Horakhty

Harmakhis

Liens externes

Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Larousse ([Link]


e/divers/mythologie_%C3%A9gyptienne/185865) [archive]

Notices d'autorité : BnF ([Link]


(données ([Link] ) ·
LCCN ([Link] ·
Pologne ([Link] ·
Israël ([Link]
· Tchéquie ([Link] ·
Lettonie ([Link]
Page consacrée à la mythologie égyptienne ([Link]
m) [archive]

L'Égypte antique de Geb et Nout ([Link] [archive]

[Link] ([Link] [archive]

Philosophie et spiritualité de l'antique temple égyptien ([Link]


view=article&id=66:philosophie-et-spiritualite-de-l-antique-temple-egyptien-partie-1&catid=36:philosophi
e) [archive]

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