Cours de Mathématiques Générales BTS
Cours de Mathématiques Générales BTS
Dr M. BAGAYOGO
Juillet 2019
Dr [Link]
1 Primitives et intégrales 7
1.1 Primitives d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.2 Théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.3 Quelques propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
[Link] Tableau des primitives usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
[Link] Tableau des primitives remarquables . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2 Intégrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2.1 Intégrale d’une fonction continue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
[Link] Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
[Link] Quelques propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2.2 Valeur moyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
[Link] Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
[Link] Formule de la moyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.2.3 Théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2.4 Intégration par parties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3 Application de l’intégrale définie :calcul d’aire . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2 Équations différentielles 15
2.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2 Équations différentielles du premier ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.1 Équations à variables séparables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3 Equations différentielles linéaires du second ordre . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3.2 Équation différentielles de second ordre à coefficients constants . . . . . 16
[Link] Résolution de l’équation homogène . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3.3 Résolution de l’équation non homogène . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3 Matrices et déterminants 19
3.1 Généralités sur les matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.1.1 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.1.2 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
3.1.3 Opérations sur les matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Égalité de deux matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Somme et multiplication par un réel . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Produit de deux matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
[Link] Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
3
Dr [Link] TABLE DES MATIÈRES
3.1.4 Transposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
[Link] Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
[Link] Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.1.5 Écriture matricielle d’un système . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
[Link] Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
[Link] Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.2 Matrices carrées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.2.2 Matrice carrée inversible . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.2.3 Matrices symétriques et antisymétriques . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2.4 Trace d’une matrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2.5 Déterminant d’une matrice carrée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
[Link] Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
[Link] Développement du déterminant d’ordre 3 . . . . . . . . . . . . 24
[Link] Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.2.6 Inverse par la méthode de cofacteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.2.7 Système de Cramer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
5.4.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
[Link] Proposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
[Link] Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
[Link] Théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
On note Z
f (x)dx
Z
1
e2x dx = e2x + K
2
1.1.2 Théorème
Théorème 1.1.1 Toute fonction f continue sur un intervalle I admet des primitives sur ce
intervalle
7
Dr [Link] Chapitre 1. Primitives et intégrales
a ax + C R
1 2
ax + b ax + bx + C R
2
xn+1
xn , n ∈ R +C R
n+1
1
ln |x| + C ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[
x
1
, a∈R ln |x − a| + C ] − ∞, a[ ou ]a, +∞[
x−a
1 1 b b
, a ∈ R∗ × R ln |ax + b| + C ] − ∞, − [ ou ] − , +∞[
ax + b a a a
1 1
− +C ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[
x2 x
1 1
n ∈ N − {0, 1} − +C ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[
xn (n − 1)xn−1
xα+1
xα , α ∈ R\Z +C ]0, +∞[
α+1
1 αx
eαx , α ∈ R∗ e +C R
a
u2
uu0 +C I
2
un+1
u0 un avec n ∈ N +C I
n+1
u0
ln |u| + C x ∈ I avec u(x) 6=
u
u0 1
, n ∈ N − {0, 1} − +C x ∈ I avec u(x) 6=
un (n − 1)un−1
uα+1
u0 uα α ∈ R\Z +C x ∈ I avec u(x) > 0
α+1
u0 √
√ 2 u+C x ∈ I avec u(x) > 0
u
u0 eu eu + C I
Exemple
Déterminer une primitive de chacune des fonctions suivantes :
1 x3 − 4x2 + 3x − 2
f (x) = 3x4 − 6x3 + 2x2 − 7x + 1; g(x) = 5e5x + 3e2x − ; h(x) = ; t(x) =
x x2
6
3(3x − 1)
Solution
• f (x) = 3x4 − 6x3 + 2x2 − 7x + 1
Z
1 1 1 1
f (x)dx = 3 × x4+1 − 6 × x3+1 + 2 × x2+1 − 7 × x1+1 + 1 × x + K
4+1 3+1 2+1 1+1
3 5 3 4 2 3 7 2
= x − x + x − x + x + K, avec K ∈ R
5 2 3 2
1
• g(x) = 5e5x + 3e2x −
x
Z
1 1
g(x)dx = 5 × e5x + 3 × e2x − ln |x| + K
5 2
5x 3 2x
= e + e − ln |x| + K avec K ∈ R
2
x3 − 4x2 + 3x − 2
• h(x) =
x2
x3 4x2 3x 2
h(x) = − + −
x2 x2 x2 x2
1 1
= x−4+3× −2× 2
x x
On a :
1 1
Z
g(x)dx = x1+1 − 4x + 3 ln |x| − 2 − +K
1+1 x
1 2 2
= x − 4x + 3 ln |x| + + K avec K ∈ R
2 x
1.2 Intégrales
1.2.1 Intégrale d’une fonction continue
[Link] Définition
Soient f une fonction continue sur un intervalle I et F une primitive de f sur [Link]
a, b ∈ [Link] appelle intégrale de a à b de f est le réel F (b) − F (a).On note
Z b
f (x)dx = [F (x)]ba = F (b) − F (a)
a
Z 1
Exemple : Calculer l’intégrale I = (x + 1)dx
0
Solution
Z 1
I = (x + 1)dx
0
1
1 2
= x +x
2 0
1 1
2 2
= ×1 +1 − ×0 +0
2 2
3
=
2
• Relation de Chasles
Z b Z c Z b
f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx
a a c
On en déduit que :
Z a Z b Z a
f (x)dx = 0 et f (x)dx = f (x)dx
a a b
Z b Z b
• Si f (x) ≤ g(x) sur [a, b] alors f (x)dx ≤ g(x)dx
a a
Cas particuliers : Z b
– Si f est positive sur [a, b] alors f (x)dx ≥ 0
a
– Soient m et M deux réels tels que m ≤ f (x) ≤ M pour tout x ∈ [a, b] alors
Z b
m(b − a) ≤ f (x)dx ≤ (b − a)M
a
1 1 1
= × 52 − × 12
4 2 2
= 3
1.2.3 Théorème
Si f est continue sur [a, b] alors
n
!
b−a X b−a Z b
lim f a+k = f (x)dx
x→+∞ n k=1 n a
Exemple
Calculer la limite de la suite n
X 1
Un =
k=1 n + k
ou encore Z b Z b
0
u(x)v (x)dx = [u(x)v(x)]ba − u0 (x)v(x)dx
a a
Exemple
Calculer à l’aide d’une intégration par parties
Z e Z 1
J= x3 ln xdx I = xex dx
1 0
Solution
Calculons
( I (
u(x) = x u0 (x) = 1
Posons 0 x ⇒
v (x) = e v(x) = ex
Z 1
I = xex dx
0
Z 1
= u(x)v 0 (x)dx
0
Z 1
= [u(x)v(x)]10 − u0 (x)v(x)dx
0
Z 1
= [xex ]10 − 1 × ex dx
0
= [xex ]10 − [ex ]10
= 1
Exemple ( ( )
√ 0≤x≤9
Soit f (x) = x Calculer l’aire du domaine D = M (x, y)/
0 ≤ y ≤ f (x)
On considère un repère orthonormé d’unité 1 cm
2.1 Généralités
Une équation de la forme F (x, y, y 0 , · · · , y (n) ) = 0, (*) où, F est une fonction de Rn+1
dans R, y une fonction inconnue (y(x) : I → R), y (k) est la dérivée k − ième de y, s’appelle
équation différentielle de n − ième ordre.
Définition 2.1.1 Toute fonction vérifiant la relation (*) est appelée solution de cette équation
différentielle.
15
Dr [Link] Chapitre 2. Équations différentielles
yy 0 + x = 0 ⇔ yy 0 = −x
⇔ ydy = −xdx
Z Z
⇔ ydy = −xdx
1 2 1
⇔ y = − x2 + C
2 2
2 2
⇔ y = −x + 2C
⇔ y 2 = −x2 + K
√
⇔ y = K − x2 , avec K > x2
y 00 + py 0 + qy = f (x) (2.1)
où p et q ∈ R
Elle est associée à l’équation homogène
y 00 + py 0 + qy = 0 (2.2)
r2 + pr + q = 0 (2.3)
est appelée équation caractéristique. L’équation homogène présente trois types de solution
suivantes les valeurs du discriminant (∆ = p2 − 4q) de l’équation caractéristique.
Exemple
Résoudre
a) y 00 + 2y 0 + y = 0
b) y 00 − 5y 0 + 4y = 0
c) y 00 + y 0 − 2y = 0
Solution
a) y 00 + 2y 0 + y = 0 L’équation caractéristique est : r2 + 2r + 1 = 0. Ainsi ∆ = 0 et r0 = −1.
Donc y(x) = (A + Bx)e−x , A, B ∈ R
b) y 00 − 5y 0 + 4y = 0 L’équation caractéristique est : r2 − 5r + 4 = 0. Ainsi ∆ = 9 et
r1 = 1, r2 = 4.
Donc y(x) = Aex + Be4x , A, B ∈ R
y 00 + py 0 + qy = f (x) (2.4)
La structure de la solution générale de l’expression (2.4) est donnée par le théorème suivant :
Théorème 2.3.2 La solution générale de l’équation non homogène (2.4) est la somme d’une
solution particulière quelconque yp de cette équation et de la solution générale yH de l’équation
homogène correspondante
y = yH + yp
3.1.2 Définition
Soient n et p deux entiers non [Link] appelle matrice de type (n, p) et à coefficient dans
R tout tableau de n × p scalaires de la forme :
a11 a12 · · ·
a1p
a21 a22 · · · a2p
A= .. .. .. ..
. . . .
an1 an2 · · · anp
où les aij appartiennent à R et sont appelés les coefficients de la matrice [Link] coefficient
est repéré par le couple (i, j) où i est le numéro de la ligne et j celui de la [Link] tel
tableau est noté simplement A = (aij )1≤i≤n ou encore A = (aij )
1≤j≤p
On note Mnp (R) l’ensemble des matrices de types (n, p) et à coefficients dans [Link] éléments
de M1p (R) sont des matrices lignes et ceux de Mn1 (R) des matrices [Link]
éléments de Mnn (R) sont appelésmatrices carrées d’ordre [Link] ensemble est noté sim-
plement Mn (R)
La matrice dont tous les coefficients valent 0 est appelé matrice nulle et est notée O
Par exemple :
La matrice nulle de M23 (R) est :
!
0 0 0
O=
0 0 0
0 0 0
19
Dr [Link] Chapitre 3. Matrices et déterminants
cij est le produit scalaire de la ligne i de A par la colonne j de [Link] a AB ∈ Mnq (R)
Le produit AB est possible si et seulement si le nombre de colonnes de A est égal au nombre
de lignes de [Link] ailleurs l’existence du produit AB n’entraı̂ne pas nécessairement celle de
BA.
De plus,quand AB et BA existent ,on a pas nécessairement AB = BA On dit que le produit
matriciel est non commutatif
[Link] Exemples
! !
1 3 5 6 2 −4
• Soient A = et B =
4 −5 7 2 3 −5
! !
7 5 1 20 12 −2
On a A + B = et 2A + 3B =
6 −2 2 14 −1 −1
! ! 1 3
1 3 5 5 −6
• Soient A = , B= et C = −2 1
4 −5 7 4 1
5 4
! ! ! 13 −12 26
−19 45 −17 1 −36 20 26
On a BA = , B2 = , AC = et CA = 2 −11 −3
8 7 27 24 −23 49 35
21 −5 53
[Link] Propriétés
• Pour toutes matrices A, B ∈ Mpq (R) on a
A(C + D) = AC + AD et (A + B)C = AC + BC
C’est la distributivité à droite et à gauche du produit par rapport à l’addition
• Pour toutes matrices A ∈ Mpq (R) et C ∈ Mqr (R) on a
A(BC) = (AB)C
C’est l’associativité du produit matriciel
3.1.4 Transposition
[Link] Définition
La transposée d’une matrice A est la matrice notée t A et dont les lignes sont les colonnes
de A dans le même
ordre.
5 6 1 5 2 7
Exemple A = 2 8 0 ⇒t A = 6 8 3
7 3 5 1 0 5
[Link] Propriétés
• ∀ A, B ∈ Mnp (R), t (A + B) =t A +t B
• ∀ A ∈ Mnp (R), ∀ λ ∈ R t (λA) = λt A
• ∀ A ∈ Mnp (R), t (t A) = A
• ∀ A ∈ Mnp (R), ∀ B ∈ Mpq (R), t (AB) =t B t A
où (aij ) et (bi ),1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ p sont des réels et les xj sont les inconnues du système
Posons
a11 a12 · · · a1p
b1 x1
a21 a22 · · · a2p b2 x2
A= .. .. .. ; B = .. ; X = ..
..
. . . . . .
an1 an2 · · · anp bn xn
AX = B
[Link] Exemples
( ! ! !
2x + 3y = −5 2 3 x −5
(1) ⇐⇒ =
−5x + 7y = 8 −5 7 y 8
y + 2z = 4 0 1 2 x 4
(2) 2x + 7y = 8 ⇐⇒ 2 0 7 y = 8
5x + 6y = −12 −12
5 6 0 z
( ! x !
5x − y + 2z = 4 5 −1 2 4
(3) ⇐⇒ y =
2x + 9y − 7z = 8 2 9 −7 8
z
0 ··· 0 1
En particulier
! 1 0 0
1 0
I2 = et I3 = 0 1 0
0 1
0 0 1
Pour toute matrice carrée A ∈ Mn (R),on a :
AIn = In A = A
On le vérifie aisément pour n = 2
La matrice unité est souvent notée simplement I
• On n’a pas toujours AB = BA ! !
2 3 5 −6
Par exemple,pour A = et B =
1 5 4 1
!
4 −15
On a AB =
9 17
• On peut avoir AB = 0 avec A! 6= 0 et B 6= 0 !
2 3 −3 6
Par exemple,pour A = et B =
4 6 2 −4
!
0 0
On a : AB =
0 0
0 1 −2
A = −1 0 3 est une matrice antisymétrique
2 −3 0
 Matrice diagonales
La matrice A est dite diagonale si tous les coefficients de dehors de la diagonale
sont nuls,i.e aij = 0 ∀ i 6= [Link] alors (a1 , · · · , an ) la diagonale de [Link] pose A =
diag(a1 , · · · , an ) et B = diag(b1 , · · · , bn ) alors
Soit A = (aij une matrice carrée d’ordre [Link] déterminant de A est noté det(A) et défini
par :
• Pour n = 1, A = (a11 ) et det(A) = a11
• Pour n = 2,
!
a a a11 a12
A = 11 12 et det(A) = = a11 a22 − a21 a12
a21 a22 a21 a22
• Pour n = 3,
a11 a12 a13
a22 a23 a a a a
A = a21 a22 a23
et det(A) = a11 − a12 21 23 + a13 21 22
a32 a33 a31 a33 a31 a32
a31 a32 a33
det(A) = (a11 a22 a33 + a21 a32 a13 + a31 a12 a23 ) − (a21 a12 a33 + a31 a22 a13 + a11 a32 a23 )
Alors les termes précédés du signe + sont données par les diagonales descendantes et les
termes précédés du signe - sont données par les diagonales ascendantes.
Remarque :On peut reporter les deux premières lignes en dessous du determinant et appli-
quer la même règle, c’est-à-dire :
a11 a12 a13
a21 a22 a23
a31 a32 a33
a11 a12 a13
a21 a22 a23
[Link] Exemples
!
2 5
A=
4 3
2 5
det(A) =
4 3
= 2×3−4×5
= −14
1 1 0
B = 0 1 1 ;
1 0 1
On calcul le determinant de B par le principe du développement. On développe suivant
la première ligne
1 1 0
det(B) = 0 1 1
1 0 1
1 1 0 1 0 1
= 1× −1× +0×
0 1 1 1 1 0
= 1 × (1 × 1 − 0 × 1) − 1 × (0 × 1 − 1 × 1)
= 2
det(B) = [1 × 1 × 1 + 1 × 1 × 1 + 0 × 0 × 0] − [1 × 1 × 0 + 0 × 1 × 1 × 1 + 1 × 0 × 1]
= 2
3 −1 6
C = −7 6 −2 ; det(C) = 0
−4 5 4
c11 = (−1)1+1 × 3 = 3
c12 = (−1)1+2 × 4 = −4
c21 = (−1)2+1 × 5 = −5
c22 = (−1)2+2 × 2 = 2
Comatrice de A
! !
c c 3 −4
CA = 11 12 =
c21 c22 −5 2
Calcul des cofacteurs de B
1 1
c11 = (−1)1+1 × =1
0 1
0 1
c12 = (−1)1+2 × =1
1 1
0 1
c13 = (−1)1+3 × = −1
1 0
1 0
c21 = (−1)2+1 × = −1
0 1
1 0
c22 = (−1)2+2 × =1
1 1
1 1
c23 = (−1)2+3 × =1
1 0
1 0
c31 = (−1)3+1 × =1
1 1
1 0
c32 = (−1)3+2 × = −1
0 1
1 1
c33 = (−1)3+3 × =1
0 1
Comatrice
de B
c11 c12 c13 1 1 −1
CB = c21 c22 = −1 1
c23 1
c31 c32 c33 1 −1 1
(b) Déterminer les
!
cofacteurs des matrices suivantes et en déduire leurs comatrices
a b
• E=
c d
3 −2 1
• D = −4 5 8
1 2 3
(c) Théorème
Si det(A) 6= 0 alors A est inversible et
1 t
A−1 = CA
det(A)
Les déterminants et les comatrices de A et de B ont été calculés dans l’exemple précédent.
On a det(A) = −14 6= 0 Donc A est inversible et
1 t
A−1 = CA
det(A)
! !
1 3 −4 1 −3 4
= =
−14 −5 2 14 5 −2
−1 1 t
B = CB
det(B)
1 −1 1
1
= 1 1 −1
2
−1 1 1
4.1.2 Propriété
Soient X et Y deux éléments de Eλ .Alors,pour tous réels α et λ,on a αX + βY ∈ Eλ
4.1.3 Proposition
Soit A! une matrice !
carrée d’ordre 2 admettant deux valeurs propres distinctes λ1 et λ2 .Si
a x
V1 = et V2 = sont des vecteurs propres de A associés respectivement à λ1 et λ2
b y
alors
a x
det(V1 , V2 ) = 6= 0
b y
4.1.4 Proposition
Soit A une matrice
carrée d’ordre
3 admettant
deux valeurs propres distinctes λ1 ,λ2
a x u
et λ3 .Si V1 = b , V2 = y et V3 = v sont des vecteurs propres de A associés
c z w
respectivement à λ1 , λ2 et λ3 alors
a x u
det(V1 , V2 , V3 ) = b y v 6= 0
c z w
29
Dr [Link] Chapitre 4. Diagonalisation des matrices carrées
4.1.5 Définition
Une matrice carrée A est dite diagonalisable s’il existe une matrice diagonale D et une
matrice inversible P telles que :
D = P −1 AP
[Link] Remarques
• En posant
V1 V2
P =a b
b y !
λ1 0
dans la proposition 4.1.3 ci-dessus on obtient D =
0 λ2
• En posant
V1 V2 V3
a b u
P =
b y v
c z w
λ1 0 0
dans la proposition 4.1.4 ci-dessus on obtient D = 0 λ2 0
0 0 λ3
4.2.2 Exemples
!
a b
• Pour A = on a
c d
a−X b
PA (X) = = (a − X)(d − X) − bc = X 2 − (a + d)X + ad − bc
c d−X
Donc, pour toute matrice carrée A d’ordre 2 on a
−2 1 2
on a
1−X 2 3
PA (X) = 1 −3 − X 2 = −X 2 + 17X − 5
−2 1 2−X
4.2.3 Proposition
Une matrice carrée est non inversible si et seulement si 0 est valeur propre de A
4.2.4 Proposition
Deux matrices semblables ont le même polynôme caractéristique.
La réciproque est fausse.
[Link] Théorème
Les valeurs propres de A ∈ M( R) sont les racines de PA (X) dans R
[Link] Proposition
Soit A une matrice carrée d’ordre [Link] PA admet n racines deux à deux distinctes alors
A est diagonalisable
[Link] Théorème
Soit A une matrice carrée d’ordre n et de polynôme caractéristique PA . On suppose que
PA se décompose sous la forme
PA = (−1)n (X − λ1 )n1 (X − λ2 )n2 · · · (X − λp )np
Alors A est diagonalisable si et seulement si pour toute valeur propre λi la dimension de Eλi
est égale à la ni
4.3 Application
4.3.1 Calcul de An
Si A est diagonalisable alors il existe une matrice diagonalisable D et une matrice inversible
P telle que A = P DP −1 . Alors pour tout entier naturel n on a An = P Dn P −1 . Comme Dn
se calcule aisément on en déduit An grâce à la relation ci-dessus
[Link] Exemples
!
2 −4
• A=
3 −5
Le polynôme caractéristique de A est : PA (X) = X 2 + 3X + 2. Les valeurs propres sont
-1 et -2
Les sous espaces
( !) propres de A sont
( : !)
4 1
E−1 = Vect , E−2 = Vect
3 1
!
2 7
• A=
6 3
Le polynôme caractéristique de A est PA (X) = X 2 − 5X − 36
Les sous espaces
( propres
!) de A sont
( : !)
−7 1
E−4 = Vect , E9 = Vect
6 1
0 0 4
• A = 1 2 1
2 4 −2
Le polynôme caractéristique de A est PA (X) = X 3 − 16X
Les sous espaces
propres
de A sont
:
−2
−1
1
E0 = Vect 1 , E−4 = Vect 0 , E4 = Vect 1
0
1
1
2 3 −3
• A = −1 0 1
−1 1 0
Le polynôme caractéristique de A est PA (X) = −X 3 + 2X 2 + X − 2
Les sous espaces
propres
de A sont
:
1
0
−1
E−1 = Vect 0 , E−4 = Vect 1 , E4 = Vect 1
1
1
1
1 −1 −1
• A = −1 1 −1
−1 −1 1
Le polynôme caractéristique de A est PA (X) = −X 3 + 3X 2 − 4
Les sous espaces
propres
de A sont
:
1
0
−1
E−1 = Vect 1 , E2 = Vect 1 , 1
1
1 0
5.1 Généralités
À Définition
On appelle fonction numérique de deux variables réelles toute fonction f de R2 dans
[Link] appelle domaine de définition d’une telle fonction l’ensemble des couples (x, y)
de R2 tels que f (x, y) existe
Á Exemples
• Toute fonction polynômiale de deux variables est définie sur R2
f (x, y) = x2 y + y 3 + xy + 3x + y + 17 =⇒ Df = R2
• Toute fonction rationnelle de deux variables est définie sur l’ensemble des couples qui
n’annulent pas le dénominateur
x2 + y 2
f (x, y) = =⇒ Df = {(x, y) ∈ R2 /x − y 6= 0}
x−y
√
• Si f (x, y) = x + y + 5 alors Df = {(x, y) ∈ R2 /x + y + 5 ≥ 0}
x−y
• Si f (x, y) = 2 alors Df = R2 − {(0, 0)}
x + y2
 Représentation graphique
La représentation graphique est en général une surface dans l’espace.C’est l’ensemble
des points (x, y, z = f (x, y)) où (x, y) parcourt le domaine de définition de f
33
Dr [Link] Chapitre 5. Fonctions numériques de deux variables
Á Exemple
lim (x3 − y ln x + 2y − x − 6) = −4
(x,y)→(1,1)
5.2.2 Continuité
À Définition
Une fonction de deux variables est dite continue en un point (x0 , y0 ) de son domaine
de définition si :
lim f (x, y) = (x0 , y0 )
(x,y)→(x0 ,y0 )
Á Théorème
• Une fonction composée de fonctions continue est continue partout où elle est définie
• Une fonction polynômiale à deux variables est continue sur R2
• Une fonction rationnelle à deux variables est continue partout où elle est définie
à Fonction de classe C 1
Si f admet des dérivées partielles continues sur un sous-ensemble D de R2 ,on dit que
f est de classe C 1 sur D
Ä Développement limité (DL)d’ordre 1
Si f est de classe C 1 alors f admet un DL d’ordre 1 donné par :
√
f (x0 + h, y0 + k) = f (x0 , y0 ) + hfx0 (x0 , y0 ) + kfy0 (x0 , y0 ) + h2 + k 2 ε(h, k)
avec
lim ε(h, k)
(h,k)→(0,0)
Á Exemple
Soit f (x, y) = x2 y + xexy + 3xy 2 + x + y + 9 on a :
∂f ∂f
(x, y) = 2xy + exy + xyexy + 3y 2 + 1 et (x, y) = x2 + x2 exy + 6xy + 1
∂x ∂y
Donc
∂f 2
(x, y) = 2y + 2yexy + x2 yexy
∂x2
∂f 2
(x, y) = 2x + 2xexy + x2 yexy + 6y
∂x∂y
∂f 2
(x, y) = 2x + 2xexy + x2 yexy + 6y
∂y∂x
∂f 2
(x, y) = x3 exy + 6x
∂y 2
 Fonction de classe C 2
Si f admet des dérivées partielles secondes continues sur un sous-ensemble D de R2 ,on
dit que f est de classe C 2 sur D
à Théorème de Schwarz
Si une fonction f admet,en un point M0 (x0 , y0 ) de R2 des dérivées partielles secondes
par rapport aux variables x et y,et que ces dérivées partielles secondes sont continues
en M0 ,alors :
∂f 2 ∂f 2
(x, y) = (x, y)
∂x∂y ∂y∂x
L’ordre de dérivation n’influe pas sur les dérivées partielles dans ce cas
Ä DL d’ordre 2
Si f est de classe C 2 alors f admet un Dl d’ordre 2 donné par :
Å Définition
∂f ∂f
L’application (h, k) 7−→ h (x0 , y0 ) + k (x0 , y0 ) est une application linéaire de R2
∂x ∂y
dans R2
On l’appelle, différentielle de f au point M0 noté dfM0
5.4 Extréma
5.4.1 Définitions
On dit que f présente un maximum (resp minimum) au point (x0 , y0 ) sur un domaine D
si
∀ (x, y) ∈ D, f (x, y) ≤ f (x0 , y0 ) (resp.f (x, y) ≥ f (x0 , y0 ))
On dit que f présente un extrémum au point (x0 , y0 ) sur D si ce point correspond à un
maximum ou à un minimum.
[Link] Proposition
Si f est C 1 sur D et si (x0 , y0 ) est un extrémum de f sur D alors :
∂f ∂f
(x0 , y0 ) = 0 et (x0 , y0 ) = 0
∂x ∂y
[Link] Définition
∂f ∂f
Tout point (x0 , y0 ) tel que (x0 , y0 ) = 0 et (x0 , y0 ) = 0 est appelé point critique de f
∂x ∂y
Pour déterminer les points critiques on résous le système suivant :
∂f
=0
∂x
∂f
=0
∂y
[Link] Théorème
Soit f ,une fonction de classe C 2 sur un domaine D de R2 .Soit M0 = (x0 , y0 ),un point
critique de f .
Posons
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
a= (x ,
0 0y ); b = (x ,
0 0y ); c = (x0 , y0 )
∂x2 ∂x∂y ∂y 2
On définit ainsi le suivant Hf (M0 ) = ac − b2 appelé le hessien de f
1er Cas :Hf (M0 ) > 0
Alors f présente un extrémum en M0
Si a > 0 il s’agit d’un minimum
Si a < 0 il s’agit d’un maximum
2ème Cas :Hf (M0 ) < 0
Alors f ne présente pas d’extrémum en M0
3ème Cas :Hf (M0 ) = 0
On ne peut pas conclure à priori
f (x, y) = x2 + y 3 − 2xy − 3x − y + 9
∂f ∂f
(x, y) = 2x − 2y, (x, y) = 3y 2 − 2x − 1
∂x ∂y
3. Points partielles
∂f
=0
2x − 2y = 0 (1)
∂x
⇒
∂f
3y 2 − 2x − 1 = 0 (2)
=0
∂y
∂ 2f
a = (1, 1) = 2
∂x2
∂ 2f
b = (1, 1) = −2
∂x∂y
∂ 2f
c = (1, 1) = 6
∂y 2