0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
142 vues38 pages

Basket-Ball - Wikipédia

Le basket-ball, sport collectif opposant deux équipes de cinq joueurs, a été inventé en 1891 par James Naismith pour maintenir la condition physique de ses élèves. Le jeu, qui consiste à marquer des points en lançant un ballon dans un panier, est devenu l'un des sports les plus populaires au monde, avec environ 450 millions de pratiquants en 2013. La Fédération internationale de basket-ball (FIBA) a été fondée en 1932, et le sport est devenu olympique en 1936.

Transféré par

mariama06aboubakar
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
142 vues38 pages

Basket-Ball - Wikipédia

Le basket-ball, sport collectif opposant deux équipes de cinq joueurs, a été inventé en 1891 par James Naismith pour maintenir la condition physique de ses élèves. Le jeu, qui consiste à marquer des points en lançant un ballon dans un panier, est devenu l'un des sports les plus populaires au monde, avec environ 450 millions de pratiquants en 2013. La Fédération internationale de basket-ball (FIBA) a été fondée en 1932, et le sport est devenu olympique en 1936.

Transféré par

mariama06aboubakar
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Basket-ball

sport collectif

Vous lisez un « bon article » labellisé en 2016.

Pour les articles homonymes, voir Basketball (homonymie) et Basket.

Le basket-ball ou basketball3, fréquemment désigné par son abréviation basket, est un sport collectif de balle
opposant deux équipes de cinq joueurs sur un terrain de forme rectangulaire. L'objectif de chaque équipe est de
faire passer un ballon au sein d'un arceau de 45 cm4 de diamètre, fixé à un panneau et placé à 3,05 m du sol : le
panier. Chaque panier inscrit rapporte deux points à son équipe, à l'exception des tirs effectués au-delà de la ligne
des trois points (qui rapportent trois points) et des lancers francs accordés à la suite d'une faute (qui rapportent
un point). L'équipe avec le nombre de points le plus important remporte la partie.

Basket-ball
Basketball

Fédération FIBA (fondée en 1932)


internationale
Sport olympique 1936 pour les hommes (en
depuis démonstration en 1904), 1976
pour les femmes
2020 pour le Basket-ball à
trois
Autres ballon-panier (Canada)1
appellations
Joueurs licenciés environ 100
millions [réf. nécessaire]
Joueurs environ 450 millions (est. de
pratiquants 2007)2
Champions du Allemagne
monde en titre États-Unis

Un tir à trois points lors de la finale de l'Eurocoupe


féminine en 2005.

Le basket-ball se pratique exclusivement à la main, et les joueurs peuvent se déplacer balle en main en dribblant
sur le sol ou en effectuant deux pas maximum sans dribbler. L'équipe en possession du ballon (l’équipe qui
attaque) tente d'inscrire des points en réalisant des tirs, des double-pas ou des dunks, tandis que l'équipe en
défense essaie de les en empêcher en réalisant des interceptions de ballon ou des contres. Si le tir échoue, les
joueurs des deux équipes tentent d'attraper la balle au rebond.

James Naismith, un professeur d'éducation sportive originaire du Canada, invente le basket-ball en 1891 dans
l'État du Massachusetts (États-Unis) pour maintenir la condition physique de ses élèves durant l'hiver. Le sport
devient rapidement populaire et se développe dans les universités et écoles secondaires en Amérique du Nord au
début du siècle. La Fédération internationale de basket-ball (FIBA) est créée en 1932 et le sport est inscrit au
programme des Jeux olympiques en 1936. La principale ligue professionnelle masculine des États-Unis, la
National Basketball Association (NBA), est fondée en 1946 et voit émerger de grands joueurs qui contribuent à
l'accroissement de la popularité du basket-ball : Wilt Chamberlain et Bill Russell dans les années 1960, puis
Kareem Abdul-Jabbar, Moses Malone, Larry Bird, Magic Johnson, et surtout Michael Jordan, fréquemment
considéré comme le plus grand basketteur de l'histoire5, puis Kobe Bryant et LeBron James.

Le basket-ball est aujourd'hui l'un des sports les plus pratiqués au monde, avec plus de 450 millions de
pratiquants en 2013. De nombreux championnats ont été créés sur les cinq continents, notamment en Europe et
en Asie, où le sport est en plein essor depuis les années 2000. Les femmes représentent une bonne partie des
pratiquants, malgré une plus faible exposition médiatique du basket-ball féminin. De nombreuses variantes du
basket-ball se sont développées, comme le basket-ball en fauteuil roulant (aussi appelé « handibasket »), le
streetball (« basket-ball de rue ») ou le basket-ball à trois contre trois. Enfin, une culture s’est peu à peu développée
autour du sport et a pris forme dans la musique, la littérature, le cinéma et le jeu vidéo.

Nom

En français, ce sport est appelé « basket-ball » (orthographe traditionnelle) ou « basketball » (orthographe de


1990), prononcé [baskɛtbol]6, ou encore sous la forme abrégée « basket »6,7,8. Ce nom est un emprunt à l'anglais
américain basket-ball, constitué de basket, « panier », et ball, « balle, ballon »6,7. Les termes « ballon-panier »
(Canada) et « balle au panier » (Afrique) ont été proposés comme équivalents français de « basketball », mais ils
ne se sont jamais implantés dans l'usage8.

Un joueur de basket est un basketteur au masculin et une joueuse une basketteuse au féminin9.

Histoire

Article détaillé : Chronologie du basket-ball.

« Le basket-ball n'a pas été inventé par accident. Il s'est développé pour répondre au
besoin. »

— James Naismith10
Création

Le premier terrain de basket-


ball au Springfield College.

Un jeu similaire au basket-ball est décrit dans un livre de 1591 publié à Francfort-sur-le-Main qui rend compte des
modes de vie et des coutumes des résidents côtiers d'Amérique du Nord, Wahrhafftige Abconterfaytung der
Wilden11. Un jeu d'adresse est décrit dans lequel des balles doivent être lancées contre une cible tissée à partir de
brindilles, montée en hauteur sur un poteau. Il y a une petite récompense si la cible est atteinte12.

Le basket-ball est inventé en décembre 1891 par James Naismith, professeur d'éducation physique canado-
américain au Springfield College, dans l'État du Massachusetts (États-Unis)13. Lors d'une journée de pluie,
Naismith tente d'assurer malgré tout son cours de sport, et essaie de développer un sport d'intérieur pour
maintenir la condition physique de ses élèves entre les saisons de football américain et de baseball, pendant les
longs hivers de la Nouvelle-Angleterre13. Il souhaite leur trouver une activité où les contacts physiques sont
restreints, afin d'éviter les risques de blessure.

Après avoir écarté certains jeux trop violents ou peu appropriés à une pratique en salle, il reprend l'idée d'un
ancien jeu de balle maya (le Pok-ta-pok)14 et place deux caisses de pêches sur les rampes du gymnase, à
3,05 mètres de hauteur (dix pieds). Le but du jeu est de faire pénétrer un ballon dans ces caisses en bois pour
marquer un « panier ». Contrairement aux paniers actuels, la caisse de pêches dispose d'un fond : la balle devait
donc être récupérée manuellement après chaque « panier » inscrit. Afin d'éviter d'avoir à rechercher
systématiquement la balle, le fond du panier est évidé pour pouvoir l'extraire avec une longue perche13. Naismith
établit rapidement treize règles principales (les Treize règles originelles) pour rendre le jeu praticable ; la majorité
sont encore en vigueur13. Ces règles comportent notamment l'interdiction de courir en tenant la balle (marcher) et
de « donner des coups d'épaule, de tenir, de pousser ou de faire tomber de quelconque manière » l'adversaire.
Elles définissent en outre la durée d'une partie : deux mi-temps de quinze minutes, avec une pause de cinq
minutes entre elles.
James Naismith, inventeur
du basketball, avec un ballon
et un panier.

Ce sport est baptisé basket-ball, ce qui signifie littéralement en anglais « ballon panier ». Il est d'abord pratiqué
avec un ballon de football, puis avec des balles de couleur brune13. Le tout premier match public de basket-ball
est joué le 29 décembre 1891 entre des élèves d'une classe d'étudiants de la Springfield Christian Training
Association et leurs enseignants. Les étudiants gagnent 5-1 ; le seul panier marqué par les enseignants est celui
du célèbre entraîneur de football américain Amos Alonzo Stagg15. La même année, le jeu est adapté pour être
joué par des femmes. Le premier match féminin se déroule en 1893 au Smith College de Northampton, dans le
Massachusetts13. Dès 1897-1898, le nombre de joueurs par équipe est fixé à cinq. À l'occasion d'une
démonstration au Y.M.C.A. de New York en avril 1892, la discipline gagne une première mention dans The New
York Times16. Il est présenté comme « un nouveau sport de balle, un substitut du football sans ses aspects
brutaux »16. Les premiers articles sur ce sport en France datent de 189717. Dans ce dernier pays, il est d'abord
plutôt considéré comme un sport féminin et se fait encore appeler « balle au panier »18.

En 1906, les caisses en bois sont finalement remplacées par des anneaux en métal fixés à des panneaux13. La
balle passe ainsi à travers un arceau et retombe au sol lorsqu'un panier est inscrit. Le panneau sert quant à lui à
éviter que la balle n'atterrisse dans les tribunes, et permet d'effectuer des tirs avec rebond. Dans son journal,
découvert en 2006 par sa petite-fille, James Naismith fait part de ses appréhensions quant au jeu qu'il a inventé,
et indique qu'il y a introduit certaines règles d'un jeu enfantin médiéval, le Duck on a Rock19.

Au début de son histoire, le basket-ball est surtout porté sur le jeu offensif et la défense est reléguée au second
plan. La défense est alors la phase passive du basket-ball, où les joueurs attendent l'échec de l'adversaire ; elle a
depuis acquis un rôle comparable à celui de l'attaque. Par ailleurs, la passe et le tir étaient les seules manières de
déplacer la balle vers le panier. En effet, le dribble n'existait pas dans le basket-ball originel, hormis lors d'une
éventuelle passe à un coéquipier avec rebond au sol : il était rendu difficile par la forme asymétrique des premiers
ballons. Il est devenu essentiel dans le jeu à partir des années 1950, lorsque les ballons manufacturés eurent une
forme régulière et les qualités de rebond nécessaires [réf. souhaitée].

Le sport prend diverses appellations en fonction des pays. En espagnol, il est nommé baloncesto (Espagne)20 ou
básquetbol (Argentine)21 ; en italien pallacanestro22 ; et en tchèque košíková.

Développement aux États-Unis et au Canada

La Young Men's Christian Association (YMCA) joue un grand rôle dans la diffusion du basketball à travers les États-
Unis et le Canada, mais aussi dans le reste du monde. Le premier match européen est disputé en 1893 à Paris,
dans le quartier de Montmartre, rue de Trévise, où se tient le siège du YMCA et où se trouve encore aujourd'hui le
plus ancien terrain de basket du monde 23,24. À la même époque, des matchs sont organisés à Tianjin (Chine)25,
en Inde, au Japon et en Perse26. Dès 1895, le sport est pratiqué dans plusieurs lycées de jeunes filles. Toutefois, la
YMCA ne parvient pas à préserver l'esprit originel du basketball, qui devient de plus en plus violent et est pratiqué
par des bandes de jeunes bagarreurs. Pour permettre le respect des règles de jeu, la première ligue
professionnelle, la National Basketball League, est fondée aux États-Unis en 1898 avec six équipes. Les premiers
champions sont les Trenton Nationals, suivis des New York Wanderers, des Bristol Pile Drivers et des Camden
Electrics. La ligue est dissoute en 1904. De nombreux championnats sont alors organisés.

L'équipe de l'université du Kansas en


1899, avec leur entraîneur James
Naismith (rang du haut, à droite).

Au tout début du xxe siècle, le basketball devient peu à peu une activité courante dans de nombreuses universités
américaines, notamment grâce à l'action de James Naismith. Le premier match interuniversitaire est disputé le
9 février 1895 entre l'université Hamline et l'école d'agriculture de l'université du Minnesota ; cette dernière
remporte le match sur le score de 9 points à 327. La première équipe universitaire est fondée en 1896 au Geneva
College de Pittsburgh. Naismith lui-même entraîne pendant six ans l'équipe de l'université du Kansas, avant de
laisser la place à Phog Allen. Amos Alonzo Stagg introduit le basketball à l'université de Chicago tandis qu'Adolph
Rupp, un ancien élève de Naismith, connaît le succès en tant qu'entraîneur de l'université du Kentucky.

Dès 1897, l'Amateur Athletic Union prend le contrôle de la gestion du basketball à la YMCA27. En 1901, de
nombreuses universités commencent à financer des matchs, dont l'université de Chicago, Columbia, le Dartmouth
College, l'université du Minnesota, l'Académie navale d'Annapolis, l'université du Colorado et Yale. Le premier
match universitaire au Canada a lieu le 6 février 1904 et oppose l'université McGill à l'université Queen's. En avril
1905, des représentants de quinze universités créent le Basket Ball Rule Committee (« Comité de règlementation
du basket-ball ») afin de superviser le basket-ball universitaire27. La même année, sur la suggestion du président
Theodore Roosevelt qui estimait que les blessures étaient trop fréquentes dans le football américain, se forme
l’Intercollegiate Athletic Association. Elle absorbe le comité en 1909, et devient en 1910 la NCAA - la principale
fédération américaine de sport universitaire actuelle27.

Peu avant le début de la Première Guerre mondiale, la NCAA et l’Amateur Athletic Union se disputent ainsi le
contrôle des règles du jeu. Après l'entrée en guerre des États-Unis en 1917, les forces armées américaines
contribuent à la diffusion du basket-ball sur le continent européen : plusieurs entraîneurs sportifs étaient présents
aux côtés des troupes. Naismith a lui-même passé deux ans en France avec la YMCA à cette époque28.
Diffusion internationale et professionnalisation

Création des premières ligues professionnelles américaines

Bill Russell (à gauche) en


défense sur Wilt
Chamberlain. De 1959 à
1969, ces deux pivots
s'opposent et donnent lieu à
l'une des plus grandes
rivalités de l'histoire du
basket-ball29.

La National Basketball League, fondée en 1898 et dissoute en 1904, est le précurseur des nombreuses ligues
professionnelles créées aux États-Unis et dans le reste du monde tout au long du siècle. Hormis la Eastern Basket
Ball League, fondée en 1909, les principales ligues professionnelles sont créées au début des années 1920 : la
Metropolitan Basketball League (1921) et l'American Basketball League (1925). En 1922 est créée l'équipe des Rens
de Dayton (également appelée New York Renaissance), composée uniquement d'Afro-Américains30. Leurs
principaux rivaux étaient les Original Celtics, considérés comme les « pères du basketball » et présentés comme
les champions du monde de la discipline31. À l'image des Harlem Globetrotters, fondés en 1926, ceux-ci
organisaient des tournées dans le pays à la manière d'un cirque. Les Celtics dominent le basketball américain de
1922 à 1928, année de leur dissolution.

Le 6 juin 1946 est créée la Basketball Association of America (BAA) : son premier match oppose les Huskies de
Toronto, à domicile, aux Knickerbockers de New York32. Après trois saisons, en 1949, la ligue fusionne avec la
National Basketball League pour former la National Basketball Association (NBA). Dès les années 1950
apparaissent les premières stars du basketball, dont le pivot George Mikan et le meneur Bob Cousy. Les Lakers de
Minneapolis (qui s'installent à Los Angeles en 1960) et les Celtics de Boston assoient leur domination sur la NBA
en remportant seize titres à eux deux de 1949 à 1970. Les deux équipes s'opposent alors dans une rivalité qui les
voit s'affronter à dix reprises en finales entre 1959 et 1987.

Les années 1960 voient éclore plusieurs joueurs aujourd'hui : l'arrière des Lakers Jerry West ; le meneur Oscar
Robertson ; le pivot des Celtics Bill Russell, onze fois champion NBA et qui révolutionna la manière de pratiquer la
défense33 ; et Wilt Chamberlain, qui détient encore aujourd'hui de nombreux records de statistiques34. Le
2 mars 1962, il inscrit 100 points lors d'un match entre les Warriors de Philadelphie et les Knicks de New York34.

En 1967, l'American Basketball Association (ABA) est lancée pour tenter de rivaliser avec la NBA, qui connaît un pic
de popularité35. Celle-ci suscite l'intérêt du public en proposant un nouveau style de jeu et des règles différentes.
La balle est tricolore (rouge, blanc, bleu), le jeu est plus agressif et spectaculaire, et le tir à trois points est créé35.
Julius Erving est alors le joueur le plus célèbre de cette ligue, grâce à un style aérien où le saut et le jeu au-dessus
du panier sont aussi importants que le tir. Toutefois, les faibles recettes et le succès déclinant de la ligue la
contraignent à être absorbée par la NBA : ses quatre meilleures équipes (les Nets de New York, les Nuggets de
Denver, les Pacers de l'Indiana et les Spurs de San Antonio) y sont incorporées, et certains éléments sont
conservés, comme le tir à trois points35. Après 1970, la NBA est sans conteste la ligue de basketball la plus
importante, tant en termes de popularité que de budget ou de niveau de jeu36.

Implantation en Europe et compétitions internationales

Rencontre entre les États-Unis et la


France lors des Jeux Interralliés de
1919.

Peu après sa création, le basket-ball s'étend progressivement en dehors des États-Unis et du Canada et atteint
l'Europe, où il se développe rapidement. En 1909 se tient le premier match international de basketball, opposant le
Mayak Saint-Pétersbourg (à domicile) à une équipe de YMCA américaine37. Le premier grand évènement européen
se déroule en 1919 à Joinville-le-Pont durant les Jeux interalliés : les États-Unis, emmenés par Marty Friedman,
l'emportent contre la France en finale14. Le jeu gagne en popularité dans ces deux pays.

Équipe de France de basket-ball


féminin 1953.

Le 18 juin 1932, la Fédération internationale de basket-ball amateur (FIBA) est fondée à Genève par l'Argentine, la
Tchécoslovaquie, la Grèce, l'Italie, la Lettonie, le Portugal, la Roumanie et la Suisse38. À l'origine, cette fédération
ne supervise que les équipes d'amateurs. Elle joue un rôle essentiel dans l'inscription du basketball au programme
des Jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin. Les matchs y sont disputés en extérieur, sur un terrain en terre
battue14. Le premier titre olympique est remporté par l'équipe nationale américaine, avec entre autres Sam Balter,
Ralph Bishop et Francis Johnson, contre l'équipe du Canada. Le 22 août 1951, à Berlin-Ouest, une rencontre est
disputée devant plus de 75 000 spectateurs, ce qui en ferait la plus importante fréquentation pour un match de
basket-ball39.

Le premier championnat du monde de basket-ball est organisé en Argentine en 195040, et trois ans plus tard a lieu
le premier championnat du monde de basket-ball féminin à Santiago du Chili41. L'épreuve féminine ne devient
olympique qu'en 1976, lors des Jeux olympiques de Montréal42, grâce notamment à l'action du secrétaire général
de la FIBA Renato William Jones.
Depuis les années 1970

Michael Jordan sautant au


panier pour réaliser un dunk.
Durant sa carrière longue de
près de vingt ans (1984-
2003), ses actions
spectaculaires et ses cinq
titres de meilleur joueur de la
saison (MVP) ont fait de lui
le basketteur le plus célèbre
au monde.

Achèvement de la professionnalisation

La NBA gagne en visibilité et est diffusée dans un nombre croissant de pays, dont la France à partir de 198543. De
nouveaux talents émergent dans les années 1970, comme Kareem Abdul-Jabbar (pendant longtemps le meilleur
marqueur de l'histoire de la NBA), Elvin Hayes, Moses Malone, Robert Parish ou Bernard King, ainsi que dans les
années 1980 où débutent entre autres Hakeem Olajuwon, John Stockton, Karl Malone, Dominique Wilkins et
Patrick Ewing. Toutefois, trois joueurs dominent la décennie et contribuent à accroître la popularité du basketball
dans le monde : Larry Bird, Magic Johnson et surtout Michael Jordan, considéré comme le plus grand joueur de
l'histoire5. À partir des années 1990, quelques équipes parviennent à remettre en cause la domination des Lakers
de Los Angeles et des Celtics de Boston sur le basketball américain, comme les Bulls de Chicago emmenés par
Jordan (six titres entre 1991 et 1998) et les Spurs de San Antonio (cinq titres de 1999 à 2014). De nouvelles stars
font leur apparition : David Robinson, Gary Payton, Jason Kidd, Steve Nash, Dirk Nowitzki, Tim Duncan, Kobe
Bryant ou encore Shaquille O'Neal, connu pour son physique impressionnant et ses facéties sur le terrain.

La professionnalisation du basket-ball se poursuit dans les années 1970 et ne s'achève véritablement qu'en 1990.
En 1989, la FIBA cesse d'exclure les joueurs professionnels de ses compétitions14, et des joueurs professionnels
sont pour la première fois admis aux Jeux olympiques de 1992. Néanmoins, la pratique amateur continue de se
développer : en 2012, vingt-six millions d'Américains pratiquent le basketball (dont quinze millions de manière
occasionnelle)44. En juin 2015, la Fédération française de basket-ball annonce une progression importante du
nombre de licenciés, avec un record de plus de 600 000, dont 36 % de femmes45. Au début des années 2010, le
basket-ball est l'un des sports les plus pratiqués au monde, avec plus de 100 millions de licenciés et plus de
450 millions de pratiquants occasionnels46.
Mondialisation et contestation de la domination américaine

Les frères Marc et Pau Gasol sous le


maillot de l'équipe d'Espagne, lors des
Jeux olympiques de 2012 à Londres.

Depuis la création du sport, les États-Unis ont dominé les compétitions internationales masculines et féminines,
quoique concurrencés par les équipes de Yougoslavie (puis de Serbie) et d'Union soviétique. L'équipe américaine a
notamment remporté l'or olympique à quatorze reprises, sur dix-huit olympiades où le basketball figure au
programme. La première Dream Team (« Équipe de rêve ») américaine, composée notamment de Michael Jordan,
Magic Johnson, Charles Barkley et Scottie Pippen, entre en compétition lors des Jeux olympiques de Barcelone et
remporte le titre avec un écart moyen de 42 points sur ses adversaires. Elle est ainsi considérée comme la
meilleure équipe de l'histoire47. Toutefois, avec la popularité croissante du basket-ball dans le monde, de
nouvelles équipes nationales gagnent en niveau et parviennent à contester la suprématie américaine. L'équipe
américaine, bien que composée intégralement de joueurs évoluant en NBA, finit sixième lors des championnats du
monde en 2002 derrière la Yougoslavie, l'Argentine, l'Allemagne, la Nouvelle-Zélande et l'Espagne48. Lors des Jeux
olympiques de 2004 à Athènes, les États-Unis n'obtiennent que la médaille de bronze, après des défaites contre
Porto Rico, la Lituanie et l'Argentine. Ils perdent également contre la Grèce en demi-finales des championnats du
monde en 2006. Selon le classement établi par la FIBA en date du 3 octobre 2015, l'équipe américaine demeure la
meilleure au monde, suivie par l'Espagne, la Lituanie, l'Argentine, la France, la Serbie, la Russie, la Turquie, le Brésil
et la Grèce49.

Top 5 des équipes nationales (déc. 2018)49

Rang Équipe Points Évolution

1 États-Unis JO, CM 783

2 Espagne EU 702,6

3 France 650,2

4 Serbie 645

5 Argentine 627,1

Depuis les années 1990, une « globalisation » du basket-ball semble se mettre en place, avec la création de
nombreux championnats et ligues à travers le monde. Aux championnats les plus anciens, créés avant les années
1970 (Pro A, Lega Basket, ESAKE, TBL, BBL, Liga ACB) s'ajoutent de nouvelles ligues professionnelles,
essentiellement en Asie où le sport est en plein essor. La première ligue professionnelle d'Asie, la Philippine
Basketball Association (PBA), organise son premier match le 9 avril 1975 à Quezon City, dans la banlieue de
Manille50. La National Basketball League est fondée en 1979 regroupe sept équipes australiennes et une équipe
néo-zélandaise ; une ligue féminine est créée en 1981. Des ligues sont créées partout dans le monde dans les
années 2000, comme la Bj League au Japon (2005), la NBB au Brésil (2008) et la VTB United League en Russie et
Europe de l'Est (2008). Toutefois, c'est la Chinese Basketball Association qui connaît le plus fort développement et
attire même d'anciens joueurs NBA, comme Metta World Peace, Stephon Marbury ou Tracy McGrady51. Au
Canada, bien que le hockey sur glace demeure le sport le plus pratiqué et médiatisé, le nombre de licenciés et de
matchs diffusés ne cesse de croître depuis une dizaine d'années52.

Le joueur chinois Yao Ming en


décembre 2006, sous le maillot des
Rockets de Houston. De 2002 à 2011,
il dispute neuf saisons en NBA et
contribue à l'expansion du basket-ball
en Asie.

Face au développement international du basketball, la NBA s'est peu à peu ouverte aux meilleurs joueurs
étrangers non formés aux États-Unis. Parmi les premiers figurent des Yougoslaves comme Dražen Petrović, Toni
Kukoč et Vlade Divac, ou des Lituaniens (Arvydas Sabonis, Šarūnas Marčiulionis). Une vingtaine de joueurs
français a foulé les parquets de la ligue américaine : Tariq Abdul-Wahad fut le premier, en 1997, suivi par d'autres
comme Nicolas Batum, Joakim Noah, Mickaël Piétrus, Kevin Séraphin, Johan Petro, Boris Diaw ou encore Tony
Parker, quatre fois champion NBA avec les Spurs de San Antonio. La ligue recrute aussi plusieurs joueurs
africains : Manute Bol, Michael Olowokandi, DeSagana Diop, Luc Mbah a Moute, Hasheem Thabeet ou Bismack
Biyombo.

Des joueurs russes (Timofeï Mozgov, Andreï Kirilenko), espagnols (les frères Pau et Marc Gasol), allemands (Dirk
Nowitzki, Detlef Schrempf), italiens (Andrea Bargnani, Marco Belinelli), suisses (Thabo Sefolosha, Clint Capela),
argentins (Manu Ginóbili, Andrés Nocioni) et brésiliens (Anderson Varejão et Nenê) font également leur apparition.
Quelques Australiens (Luc Longley, Andrew Bogut) sont aussi parvenus à intégrer un club américain. Enfin, depuis
les années 2000 et le gain de popularité du basketball en Asie, la NBA a accueilli quelques joueurs chinois ou
d'origine chinoise : Yi Jianlian, Wang Zhizhi, Jeremy Lin et surtout le géant Yao Ming, figure de proue de
l'expansion du basket-ball en Chine, où le basket-ball est devenu le deuxième sport le plus pratiqué après le tennis
de table53,54.

Pratique féminine du basket-ball


Article détaillé : Basket-ball féminin.

L'équipe féminine de basket-ball du


Smith College en 1902.

L'histoire du basket-ball féminin débute en 1892 au Smith College (Massachusetts), lorsque la professeure
d'éducation physique Senda Berenson Abbott adapte les règles du jeu pour les femmes55. Ainsi, elle interdit
d'arracher le ballon à l'adversaire ou de dribbler au sol plus de trois fois, afin de ne pas « développer une tendance
à la nervosité et perdre la grâce, la dignité et l'estime de soi »55. Peu après avoir été embauchée, elle rencontre
Naismith afin d'en apprendre davantage sur le basket-ball56. Convaincue de l'intérêt de ce sport et des valeurs qu'il
peut véhiculer, elle organise le premier match universitaire féminin au Smith College le 21 mars 1893 : les élèves
en première année (freshmen) jouent contre les deuxièmes années (sophomores)57. Le sport s'implante dans
plusieurs universités pour femmes, dont Wellesley, Vassar et Collège Bryn Mawr55. Le 4 avril 1896, l'équipe de
Stanford affronte celle de Berkeley dans un match à neuf contre neuf, qui voit la victoire de Stanford par 2–1.

La joueuse française Céline Dumerc


(en bleu) lors d'un match face au
Canada, le 7 juin 2013.

En 1895, Clara Gregory Baer publie le premier recueil des règles du basket-ball féminin, alors appelé basquette.
Les règles de Berenson sont publiées pour la première fois en 1899, et celle-ci réalise la première édition du
Women's Basketball Guide d'Albert Spalding en 190157. La pratique féminine est alors très mal considérée : devant
le développement du sport dans les lycées, de nombreuses études tentent de prouver les effets du basket-ball sur
la moralité des jeunes filles et prônent son interdiction55. Les joueuses portent le corset ainsi que de longues
robes, qui les font fréquemment trébucher55. Le tir devait être effectué à une seule main : tirer à deux mains était
jugé disgracieux car il mettait la poitrine en avant55. Les joueuses des Edmonton Grads, une équipe canadienne qui
réalise des tournées entre 1915 et 1940, n'étaient pas payées et devaient impérativement rester célibataires52.

De premières stars féminines émergent aux États-Unis, comme Mildred Didrickson des Golden Cyclones et
l'équipe des All American Red Heads. Cette dernière se produit en spectacle à la manière des Globetrotters de
Harlem et joue parfois contre des équipes masculines, avec les règles destinées aux hommes55. Elles ont
cependant pour obligation de se maquiller et de soigner leur apparence55. Dès 1924, la Fédération sportive
féminine internationale organise une compétition de basket-ball. Les Edmonton Grads dominent le basket-ball
féminin jusqu'aux années 1940 : elles jouent contre toutes les équipes qui acceptent de les défier et remportent
522 victoires pour seulement vingt défaites. Elles remportent également le tournoi de démonstration du basket-
ball féminin aux Jeux olympiques de 1924, 1928, 1932 et 1936.

Le basket-ball féminin accède à plus de reconnaissance dans la seconde moitié du xxe siècle, avec notamment la
création du championnat du monde féminin en 1953 et du championnat d'Afrique en 196658. Le sport prend son
essor aux États-Unis après l'adoption du Titre IX, qui interdit toute discrimination sur la base du sexe dans les
programmes d'éducation soutenus par l’État, et permet la constitution de nombreuses équipes universitaires : un
championnat NCAA féminin est créé en 198259.

En 1976, le basket-ball devient un sport olympique féminin60. L'équipe des États-Unis (9) et celle d'URSS/Russie (3)
se partagent les titres, avec une domination américaine ininterrompue depuis 1996. En 1985, Senda Berenson,
Bertha Teague et Margaret Wade deviennent les premières femmes à être intronisées au Basketball Hall of
Fame55. La professionnalisation du basket-ball féminin se renforce en 1997 avec la création de la Women's
National Basketball Association (WNBA), sur le modèle de la NBA. Elle voit rapidement émerger des joueuses
vedettes telles que Lisa Leslie, Tina Thompson, Sue Bird, Diana Taurasi ou Candace Parker. Les matchs de la ligue
sont diffusés à la télévision depuis 2009 et participent au développement de la popularité du basket-ball
féminin61.
Équipement

Matériel

Un terrain de basket-ball
selon les règles de la FIBA.

Articles détaillés : Terrain de basket-ball, Panneau de basket-ball, Panier (basket-ball) et Ballon de basket-ball.

Un panier de basket-ball à
l'extérieur, avec un arceau, un
filet et un panneau transparent.

Le basket-ball se joue généralement dans un endroit couvert, comme un gymnase, mais peut aussi être pratiqué
sur des aires de jeu en tant que loisir, sous sa variante la plus populaire : le streetball (« basket-ball de rue »). Le
terrain est doublement symétrique, en longueur et en largeur. Ses dimensions varient, selon les pays ou les
normes internationales, de 22,50 à 29 mètres de long sur 13 à 15 mètres de large. Les terrains en extérieur
(playgrounds) peuvent être goudronnés ou en terre battue. Les terrains couverts sont généralement réalisés en
parquet, avec des lattes d'érable disposées dans le sens de la longueur. Le nom et le logo de l'équipe résidente
sont souvent peints sur le cercle central. Les salles accueillant des matchs en compétition possèdent des
équipements supplémentaires comme l'horloge des 24 secondes, une table de marque (sur le côté), des tableaux
d'affichage et des compteurs. Aux États-Unis, la plupart comprennent également des écrans suspendus au
plafond.

Aux deux extrémités du terrain se trouve un panier, formé par un anneau (ou arceau) métallique situé à 3,05 m du
sol, en dessous duquel est attaché un filet ouvert en son centre62. L'arceau est fixé à un panneau rectangulaire
vertical (la « planche ») sur lequel la balle peut rebondir lors d'un tir. Certains arceaux peuvent s'incliner lorsqu'un
joueur effectue un dunk puis revenir en position horizontale (les anneaux inclinables). Toutefois, par extension, le
terme de panier désigne la structure entière : le mât, le panneau, et le panier stricto sensu.
Sous chaque panier se trouve une zone rectangulaire (trapézoïdale avant octobre 2010) appelée la raquette (ou
zone restrictive). Un arc de cercle situé à 6,25 m (6,75 m depuis 2010 pour les championnats de Pro A, Pro B, N1
français et basket-ball féminin ; 7,23 m en NBA) de chaque panier représente la ligne de tirs à trois points. Sous
l'anneau est tracé un arc de cercle d'un rayon de 1,25 m dans lequel aucun passage en force d'un attaquant ne
sera sifflé par l'arbitre63.

Le ballon de basket-ball standard est de forme sphérique, et a une masse de 650 g et un diamètre de 24 cm. Sa
pression intérieure est de 0,55 atm64. Initialement, le basket-ball se pratiquait avec un ballon de football, puis des
ballons spécifiques de couleur marron. Ce n'est qu'à la fin des années 1950 que Tony Hinkle, désireux de créer une
balle plus visible des joueurs et des spectateurs, développe la balle de couleur orange encore utilisée
aujourd'hui13. Constituée de huit pièces de cuir cousues autour d'une chambre à air, il existe en plusieurs tailles : 7
pour les hommes, 6 pour les femmes, et de 5 à 3 pour les jeunes joueurs. Le ballon officiel de la NBA est fabriqué
par Wilson, et celui de la FIBA par l'équipementier japonais Molten.

Vêtements et accessoires

Le joueur américain Carmelo


Anthony portant un
équipement complet :
maillot, short, bandeau et
shooting sleeve avec
protection au coude sur les
deux bras.

Au tout début du siècle, les joueurs portaient des maillots en tricot de laine et des pantalons en étoffe. La dureté
du jeu et le mauvais état des terrains imposait en outre le port de protections aux genoux, aux coudes et aux
tibias. Dès les années 1910, le port du maillot se développe et les pantalons en étoffe sont remplacés par des
shorts. Dans les années 1960, l'habillement des joueurs évolue : les maillots deviennent plus légers et sont
progressivement réalisés en fibres synthétiques. À l'initiative notamment de Michael Jordan, les shorts sont
allongés et les maillots rendus plus larges65. En outre, certains joueurs portent des gaines au bras effectuant les
tirs, ou plus rarement aux doigts : les sleeves. D'autres comme Slick Watts ou Bill Walton ont rendu populaires les
bandeaux, portés autour de la tête ou au poignet65. Fabriqués en nylon et élasthanne extensibles, ils sont destinés
à garder les muscles chauds ou éponger la sueur, mais sont aussi utilisés comme un accessoire de style65.

Les chaussures de basket-ball ont également changé au fil du temps. Au début du siècle, la plupart des joueurs
portaient des chaussures de cuir peu confortables. En 1903, l'équipementier sportif Spalding met en vente un
modèle spécialement conçu pour le basket-ball, avec un système de ventouses pour éviter de glisser66. Des
modèles en toile et en caoutchouc ont ensuite été créés, parfois sur les conseils de joueurs comme Chuck Taylor,
qui contribua au développement des Converse67. Les Chuck Taylor All Star et les Keds sont les chaussures les
plus utilisées dans les années 1960 et 197065. À partir des années 1980 apparaît la forme actuelle des
chaussures de basket-ball, avec une forme montante cachant la malléole médiale afin d'éviter les risques de
torsion de la cheville : Nike et Adidas dominent alors le marché65. Les plus grands joueurs sont sponsorisés par
des fabricants de baskets, tel Michael Jordan avec Nike68: ce dernier a d'ailleurs développé sa propre collection de
baskets nommée Air Jordan65. Si les chaussures de basket-ball se sont imposées en compétition et sont par
exemple obligatoires lors des Jeux olympiques62, il est cependant possible de pratiquer le sport en loisir avec de
simples chaussures de sport.

Dans les matchs officiels, chaque joueur porte un maillot numéroté. La règle FIBA impose les numéros de 4 à 15
lors des compétitions internationales, soit douze numéros (autant qu'il y a de joueurs dans une équipe). Toutefois,
en NBA, les joueurs peuvent choisir n'importe quel numéro de 0 à 99 compris (le 00 existe aussi)69. Ainsi, en
général et dans la mesure du possible, les joueurs de NBA conservent le même numéro durant toute leur carrière,
même en changeant d'équipe, sauf quand un joueur le possède déjà ou quand celui-ci est retiré. Lorsque certains
joueurs marquent l'histoire de leur franchise, il arrive que celle-ci décide de retirer leur numéro pour leur rendre
hommage. Ainsi, le célèbre numéro 23 porté par Michael Jordan aux Bulls de Chicago a été rendu indisponible
dans cette franchise après son départ70.

Règlement

Les durées de jeu et les dimensions des lignes du terrain varient souvent en fonction des championnats et des
ligues organisatrices : le règlement présenté ci-dessous comprend les normes internationales (FIBA) et nord-
américaines (NBA). La FIBA a toutefois annoncé son intention de se rapprocher progressivement des normes
américaines71.

L'objectif du jeu est de marquer davantage de points que ses adversaires, en inscrivant des paniers tout en
empêchant l'autre équipe de le faire. Un panier inscrit vaut deux points, ou trois s'il résulte d'un tir effectué derrière
la ligne des trois points (6,75 m d'après la FIBA ; 7,24 m en NBA). Le lancer franc, accordé par l'arbitre après
certaines fautes, n'accorde qu'un seul point.

Règles du jeu

Joakim Noah (gauche) et


JaVale McGee effectuant
l'entre-deux au début du
match.

Un match se déroule en quatre périodes (appelées « quarts-temps ») de dix minutes selon les règles FIBA72, et
quatre périodes de douze minutes selon les règles NBA73. Le championnat universitaire américain (NCAA) utilise
quant à lui deux périodes de vingt minutes74. Une pause de quinze minutes est accordée à la mi-temps dans les
trois règlements, et les équipes changent de panier pour la seconde partie du jeu72,73,74. Le chronomètre est arrêté
à chaque coup de sifflet de l'arbitre (en cas de faute ou de sortie par exemple) : la durée réelle du match excède
donc beaucoup le temps de jeu règlementaire et atteint généralement deux heures. Le temps de jeu étant effectif,
il n'y a pas de temps additionnel comme au football ; une sonnerie retentit au moment où la dernière seconde de
chaque période s'est écoulée, mais un tir réussi après la sonnerie peut être accordé si le joueur a lâché le ballon
avant que la sonnerie ne retentisse (buzzer beater).

Seuls cinq joueurs de chaque équipe peuvent être présents simultanément sur le terrain72,73,74. Chaque équipe
peut remplacer un ou plusieurs joueurs pendant les arrêts de jeu et les temps morts. Un nombre limité de temps
morts est autorisé, à la demande de l'entraîneur. Leur durée est comprise entre vingt et cent secondes (en NBA).
L'entraîneur se trouve au bord du terrain et donne des instructions stratégiques à ses joueurs. Le banc accueille
les joueurs remplaçants, ainsi que les entraîneurs assistants et d'autres membres du personnel de l'équipe.

Au début du match, l'engagement est effectué par l'arbitre sous la forme d'un entre-deux72,73. Pour cela, un joueur
de chaque équipe (généralement le plus grand, celui qui saute le plus haut ou un compromis des deux) se place
face à son adversaire, derrière la ligne du milieu de terrain, en direction du panier où il doit attaquer. L'arbitre lance
alors la balle au-dessus des deux joueurs et ceux-ci doivent pousser le ballon avec la main pour qu'un de leurs
équipiers l'attrape. C'est à ce moment-là que le match commence.

À l'issue de la rencontre, l'équipe ayant inscrit le plus de points remporte le match. En cas d'égalité, on joue alors
cinq minutes de prolongation pour départager les deux équipes, et ce quelle que soit la compétition en cours. S'il y
a à nouveau égalité au terme de la prolongation, on rejoue une autre prolongation. Il n'y a ainsi jamais de match
nul au basket-ball (sauf en cas de phase finale aller/retour, où il peut y avoir match nul au match aller ou retour, le
vainqueur se décidant au cumul des points sur les deux matchs)72,73.

Arbitres et officiels de la rencontre


Articles détaillés : Arbitre (basket-ball) et Table de marque (basket-ball).

Les rencontres professionnelles de basket-ball sont supervisées par trois arbitres. En NBA, l'arbitrage est effectué
par un arbitre présent sur le terrain (nommé crew chief) et deux arbitres de touche. La FIBA utilise une
organisation différente avec un arbitre dit « de queue » (le plus proche du centre du terrain), un dit « de tête » (sous
le panier) et un troisième dit « central » (entre ses deux collègues)75. Les officiels de la table de marque sont
chargés de compter les points inscrits, de gérer le chronomètre de jeu, de noter les fautes individuelles et d'équipe
commises ainsi que les remplacements effectués. Ils gèrent également la flèche de possession alternée et le
chronomètre des tirs (ou horloge des 24 secondes) ainsi que les drapeaux signalant que la prochaine faute d'une
équipe entraînera deux lancers francs.

Violations

Une joueuse en train de dribbler pour


avancer sur le terrain.
Les joueurs doivent manipuler le ballon avec les mains exclusivement. Celui-ci peut être déplacé en étant lancé,
passé entre deux joueurs, roulé au sol ou dévié par la main. En revanche, il est interdit de le toucher avec une
partie quelconque de la jambe de manière délibérée ou de le frapper du poing : cela constitue une violation qui
entraîne la perte de possession du ballon.

Lorsqu'un joueur est en possession du ballon, il doit dribbler, c'est-à-dire faire constamment rebondir le ballon sur
le sol avec une main, pour pouvoir se déplacer avec. Si le joueur qui possède le ballon prend plus de deux appuis
sans dribbler, ou s'il fait un saut complet en conservant le ballon à la retombée, il est alors sanctionné par un
marcher (en anglais : traveling), et le ballon est rendu à l'équipe adverse par une remise en jeu72,73. Lorsqu'un
joueur reprend son dribble après l'avoir arrêté, ou récupère le ballon après l'avoir lâché sans que celui-ci n'ait rien
touché, il est sanctionné par une reprise de dribble (double dribble en anglais). De même, un joueur qui a le ballon
n'a pas le droit de poser sa main sous le ballon au cours de son dribble, ce qui constitue un porter de ballon
(carry)72,73. La main doit en effet toujours être en contact avec l'hémisphère supérieur du ballon. Dans les deux
cas, la balle est rendue à l'adversaire.

Le ballon est hors-jeu dès qu’il rebondit sur ou en dehors des limites du terrain (les lignes de touche ne font pas
partie du terrain), ou lorsqu'il est touché par un joueur qui mord ou dépasse les limites du terrain72. Contrairement
au football, ce n’est pas la position absolue du joueur ou du ballon qui compte, mais le rebond ou l'appui : un
joueur peut ainsi plonger en dehors du terrain et sauver la balle, du moment qu'il saute depuis l'intérieur du terrain
et qu'il la lâche avant de toucher le sol en dehors du terrain. Si une équipe se trouve en zone avant (moitié de
terrain adverse) avec le ballon, et que ce dernier vient à revenir en zone arrière sans toucher un adversaire (par une
passe ou un appui dans sa propre moitié de terrain), l'arbitre siffle un retour en zone (backcourt violation)72. Le
ballon est rendu à l'adversaire à l'endroit le plus proche de la violation, en dehors des limites du terrain. Pour être
considéré en zone avant il faut que le ballon et les deux appuis du joueur qui contrôle la balle aient traversé la
ligne médiane.

Une horloge des 24 secondes


affichant un temps restant de dix
secondes pour l'équipe en attaque.

Afin de favoriser un jeu offensif, des règles de temps de possession du ballon ont progressivement été imposées.
Les joueurs disposent de 8 secondes76 (NBA73, FIBA72) ou 10 secondes (NCAA74) pour franchir leur moitié de
terrain en attaque. Les attaquants doivent en outre effectuer un tir avant 24 secondes, mesurées par l'horloge des
24 secondes, depuis 1954 pour la NBA77. La règle est adaptée à 30 secondes par la FIBA, qui passe aussi à
24 secondes en 1999. La NCAA choisit 35 secondes avant de passer à 30 pour la saison 2015-201678.

Un joueur en attaque ne peut rester plus de trois secondes d'affilée dans la raquette à partir du moment ou son
équipe dépasse le milieu de terrain. Les 3 secondes ne sont plus comptabilisées dès qu'un joueur tente un tir au
panier. Lors d'une remise en jeu, l’équipe attaquante dispose de 5 secondes pour effectuer celle-ci. Un joueur qui
possède le ballon et qui arrête de dribbler dispose de 5 secondes pour s'en débarrasser (par une passe, un tir, ou
en la faisant habilement toucher par un adversaire) si le joueur adverse le soumet à une pression défensive
(action de défense individuelle rapprochée)72,73.

Les règles connaissent régulièrement des évolutions importantes comme avec l’introduction la règle des 24
secondes (1954 en NBA, 1956 par la FIBA d'abord avec 30 secondes), du panier à trois points en 1984, puis en
2010 un nouveau tracé du terrain faisant notamment passer la ligne des tirs primés à 6,75 m (22′ 2″)79.

Les règles changent au fil du temps, parfois en réaction à l'influence d'un joueur. Ainsi le goaltending – changer la
trajectoire de la balle lorsque celle-ci se trouve dans la zone cylindrique située au-dessus de l’arceau – n’est
sanctionné qu'à partir de 1956 que parce que Bill Russell l'utilisait trop facilement en NCAA. La même année, il est
définitivement interdit de franchir la ligne des lancers francs avant le tir car Wilt Chamberlain détournait l'exercice
en prenant trois pas d’élan pour transformer son tir en lay-up. À partir du 29 mars 1967 et jusqu'en 1976, la NCAA
bannit le dunk pour minorer la domination de Kareem Abdul-Jabbar80.

Enfin, l'interférence (en) (goaltending) est une violation du règlement qui se manifeste dans plusieurs cas : si un
joueur touche la balle alors qu'elle est sur le cercle, par-dessus ou par-dessous le panier ; qu'elle a touché la
planche mais pas le cercle ; qu'elle décrit une trajectoire descendante vers le panier ; ou si un joueur abaisse
volontairement l'arceau pour empêcher le tir de rentrer. Si l'équipe en attaque commet la faute, le panier est
annulé, mais il est accordé si l'équipe défensive commet la faute même si le ballon ne pénètre pas dans le
panier72,73.

Fautes
Articles détaillés : Faute personnelle (basket-ball), Faute flagrante, Faute technique et Faute disqualifiante.

L'arbitre indique qu'une faute a été


commise par le joueur au sol.

Au basket-ball, les contacts avec le porteur de balle sont généralement proscrits. Toute tentative de désavantager
l'adversaire par un contact physique constitue une violation des règles du jeu et est sanctionnée par une faute
personnelle. En cas de choc, c'est généralement le défenseur qui est sanctionné, sauf lorsque ce dernier est
immobile et que le joueur attaquant le percute au niveau du torse, auquel cas l'attaquant est sanctionné par un
passage en force ; la balle est alors rendue à l'autre équipe. En cas de faute du défenseur sur dribble (contact avec
le bras, obstruction), la balle est remise à l’équipe attaquante au niveau où la faute a été commise, en dehors des
limites du terrain. Lorsqu'un joueur a commis cinq fautes personnelles81 (six en NBA82 et WNBA83) au cours du
match, il est alors remplacé et n'a plus le droit de rejouer jusqu'à la fin du match72,73.

Quand une faute personnelle est commise sur un joueur qui tire ou a l'intention de tirer, ce joueur doit alors tirer le
nombre de lancers francs correspondant à la valeur du tir : deux ou trois s'il s'agit d'un tir à trois points. Il n'en tire
qu'un seul lorsque le panier est réussi et accordé. Si un joueur doit tirer plusieurs lancers francs, les autres joueurs
ne pourront tenter d'attraper le rebond qu'à l'issue du dernier lancer. Le tir est à refaire si un défenseur rentre dans
la raquette avant que le ballon ne quitte les mains du tireur ou il est annulé lorsque le tireur « mord » (touche) la
ligne des lancers francs avec son pied. À chaque quart-temps, lorsqu’une équipe totalise quatre fautes (NBA,
FIBA), l’équipe adverse tire alors automatiquement des lancers francs à chaque nouvelle faute défensive adverse :
elle se trouve alors dans une situation de « bonus »72,73. Une faute commise par un attaquant, appelée « faute
offensive », ne donne jamais lieu à des lancers-francs.

Un contact physique violent, rugueux ou non nécessaire est appelé faute flagrante (en NBA73) ou « faute
antisportive ». Dans ce cas, l'équipe qui a subi la faute tire un lancer franc puis effectue une remise en jeu au
milieu de terrain.

Les fautes techniques peuvent être prononcées par l'arbitre pour des comportements d'anti-jeu (mais sans
contact physique, ce qui correspondrait à une faute antisportive), des insultes ou un manque de fair-play.
L'entraineur peut également en recevoir s'il n'a pas inscrit le nom d'un joueur sur la feuille de match, s'il a lui-même
un comportement irrespectueux ou si un joueur situé sur son banc en fait de même. Elles donnent lieu à un lancer,
qui peut être tiré par n'importe quel joueur de l'équipe présent sur le terrain63.

Dans les championnats sous l'égide de la FIBA, une faute qui entraîne l'exclusion du joueur est appelé faute
disqualifiante72. Elle peut être directement attribuée à un joueur pour un comportement extrême, en cas de
bagarre, ou si un joueur remplaçant pénètre dans le terrain de jeu pendant une bagarre.

Nouvelles règles FIBA (2014)

À partir du 1er octobre 2014, la FIBA modifie six règles84 :

1. dans le demi-cercle juste sous le panier, une ligne augmente la protection de l'attaquant ;

2. nouveau tracé de ligne à trois points et zone restrictive (raquette) au format NBA ;

3. dans les deux dernières minutes, chaque équipe ne peut prendre qu'un maximum de deux temps-morts ;

4. sur un rebond offensif, l'horloge des 24 secondes reprend à 14 secondes ;

5. en cas de faute défensive alors qu'il reste moins de 14 secondes de possession pour l'équipe adverse, le
chronomètre des tirs est aussi remis à 14 secondes ;

6. après une faute technique, un seul lancer franc est accordé, plus la remise en jeu au milieu du terrain par
l'équipe non-sanctionnée85 ;

7. la seconde faute technique est disqualifiante.

Règles spécifiques en NCAA

À compter de la saison 2015-2016, la NCAA féminine se rapproche des règles FIBA en passant aux quarts-temps
de 10 minutes au lieu de deux mi-temps de 20 minutes, avec quatre temps-morts médias au lieu de huit. La
pénalité (deux lancers-francs, au lieu d'un lancer-franc et un second si le premier est réussi) s'applique après la
cinquième faute d’équipe dans chaque période. La règle des 10 secondes pour amener la balle en zone avant
s'applique strictement au lieu de repartir à zéro en cas d'arrêt du jeu86. Enfin, après un temps-mort décidé par
l'équipe ayant la possession de la balle, notamment après un panier encaissé, la remise en jeu est effectuée au
milieu du terrain, ce qui favorise l'équipe offensive87. Toutefois, l'équipe attaquante a toujours au plus 35 secondes
pour tenter un tir87. Quelques semaines plus tard, la NCAA masculine décide d'abandonner la règle des
35 secondes pour passer à 30 dès la saison 2015-201678.

Règles spécifiques en NBA

Les rencontres NBA se disputent en quatre périodes de douze minutes au lieu de dix dans les règles FIBA et
l'élimination des joueurs est effective à la sixième faute. Les règles diffèrent d'avec la FIBA sur des points
secondaires, comme l'interférence (en) (goaltending) pour laquelle il est interdit de toucher la balle alors qu'elle est
sur le cercle, contrairement aux dispositions de la FIBA79. La règle des trois secondes en défense interdit à un
joueur de rester plus de trois secondes dans la raquette sans défendre directement sur un attaquant, ce qui limite
la défense de zone. La dimension des terrains NBA est de 28,65 × 15,24 mètres contre 28 × 15 mètres pour la
FIBA79. Depuis la saison 2016-2017, afin d'éviter l'abus du hack-a-player, si une faute intentionnelle est effectuée
sur un joueur dans les deux dernières minutes d'un quart-temps, un lancer-franc bonus est offert à l'équipe ayant
subi le hack. Ce lancer-franc bonus peut-être tiré par n'importe quel membre de l'équipe présent sur le terrain.
[réf. nécessaire]

Joueuses et joueurs

Taille

À un niveau professionnel, la plupart des joueurs ont une taille supérieure à 1,90 m, et 1,70 m pour les joueuses.
Les meneurs, pour qui la coordination psychomotrice et le maniement de balle sont primordiaux, sont
généralement les joueurs les plus petits. Les arrières et les ailiers dépassent souvent 1,95 m, tandis que les
intérieurs (ailier fort et pivot) font plus de 2,05 m. Selon un sondage réalisé auprès des équipes de NBA, la taille
moyenne des joueurs est de 2,01 m et le poids moyen de 100 kg88.

Les joueurs les plus grands à avoir évolué en NBA sont le Soudanais Manute Bol et le Roumain Gheorghe
Mureșan, qui mesurent chacun 2,31 m89. Yao Ming fut durant plusieurs années le plus grand joueur en NBA avec
ses 2,29 m. Avec une taille de 2,18 m, Małgorzata Dydek est la plus grande joueuse de l'histoire de la WNBA90.

Le plus petit joueur à avoir évolué en NBA est Muggsy Bogues, qui ne mesurait que 1,60 m89. Spud Webb ne
mesurait « que » 1,70 m mais avait une détente sèche de 1,07 m, ce qui lui permit de parvenir à dunker et même
de remporter le concours de dunks du NBA All-Star Game 198691. De même, Nate Robinson (1,75 m) est parvenu
à remporter ce concours à trois reprises et réalisa même des contres sur plusieurs pivots de très grande taille. Si
le fait d'avoir une petite taille présente des inconvénients dans certains aspects du jeu, tels que les contacts
physiques ou la défense, il permet de prendre les grands joueurs de vitesse et de réaliser des interceptions.

Positions des joueurs


Article détaillé : Position (basket-ball).
Les cinq postes traditionnels du
basket-ball en position offensive.

Les cinq joueurs de chaque équipe qui débutent un match font partie du cinq majeur.

Que ce soit en attaque ou en défense, chaque joueur joue à un poste précis, désigné par un numéro. Il existe de
nombreuses variantes et possibilités, selon la stratégie adoptée par l'entraîneur, mais le schéma de base
fonctionne avec cinq postes « classiques » :

1. Le meneur (point guard) est chargé de distribuer la balle et d'organiser le jeu en attaque. Il monte la balle
depuis son propre camp et annonce les tactiques à mettre en place92. En plus de bonnes capacités au
dribble, il doit avoir une excellente vision du jeu pour pouvoir distribuer le ballon à ses coéquipiers. Les
meneurs sont généralement les joueurs les plus petits de l'équipe, ce qui leur permet de pénétrer rapidement
dans la raquette pour effectuer des lay-ups et de réaliser des interceptions. ex. : Bob Cousy, Oscar Robertson,
Magic Johnson, John Stockton, Antoine Rigaudeau, Tony Parker, Stephen Curry, Sue Bird, Russell Westbrook.

2. L’arrière (shooting guard) est un joueur endurant, rapide, agile et doté de bonnes capacités athlétiques93. Son
rôle principal est de marquer des paniers à trois points : il doit donc avoir une bonne capacité au tir93. Il
effectue également quelques pénétrations dans la raquette pour des lay-ups ou des dunks, et effectue un
marquage serré des attaquants adverses93. ex. : Michael Jordan, George Gervin, Kobe Bryant, Ray Allen,
James Harden, Juan Carlos Navarro, Manu Ginóbili, Diana Taurasi.

3. L'ailier (small forward), également appelé ailier shooteur ou petit ailier, est un joueur polyvalent capable aussi
bien de tirer à trois points que de jouer dans la raquette, en aidant par exemple les intérieurs au rebond. Son
jeu est généralement un compromis entre l'agilité et la rapidité d'un meneur, et la taille et la puissance d'un
pivot94. Le poste mêle ainsi une dimension offensive et une dimension défensive. La plupart des ailiers
professionnels mesure environ deux mètres. ex. : Larry Bird, James Worthy, Bernard King, Scottie Pippen,
LeBron James, Kevin Durant, Carmelo Anthony, Candace Parker, Maya Moore.

4. L'ailier fort (power forward) joue un rôle similaire à celui du pivot et forme avec lui le secteur dit « intérieur ».
Son rôle est principalement défensif : il doit empêcher les attaquants adverses d'approcher du panier, capter
des rebonds défensifs et contrer les tirs des adversaires. Plus petit que le pivot, il peut évoluer plus loin du
panier95. Il peut également réaliser des tirs intérieurs en attaque95. ex. : Karl Malone, Kevin Garnett, Tim
Duncan, Dirk Nowitzki, Chris Bosh, DeLisha Milton-Jones, LaMarcus Aldridge.

5. Le pivot (center) est généralement le joueur le plus grand (souvent autour de deux mètres dix) et le plus fort
physiquement96. Il est ainsi fréquemment surnommé big man. Son rôle est de protéger la raquette en
utilisant sa taille et sa corpulence, pour empêcher les adversaires de tirer ou de dunker en les contrant. Leur
taille leur permet également de capter de nombreux rebonds et de dunker facilement. Ce sont toutefois des
joueurs lents96 et parfois malhabiles, ayant souvent des difficultés au tir intérieur et aux lancers francs. Les
pivots étaient les joueurs-clés de l'équipe jusqu'aux années 1990 et les plus convoités lors des drafts. ex. :
Kareem Abdul-Jabbar, Wilt Chamberlain, Bill Russell, Hakeem Olajuwon, Moses Malone, Shaquille O'Neal, Yao
Ming, Dwight Howard, Rudy Gobert, Lisa Leslie.

Toutefois, certains joueurs combinent les attributions de deux postes. Ainsi, un joueur capable de passer du poste
de meneur à celui d'arrière en fonction de la situation de jeu est qualifié de combo guard. De même, le terme de
swingman ou « arrière-ailier », utilisé pour la première fois à l'encontre de John Havlicek, désigne un basketteur
possédant des attributs propres à l'arrière et à l'ailier.

Les postes qu'occupent les joueurs peuvent varier, même si les joueurs de grande taille sont généralement
cantonnés à des postes d'intérieurs. Certains d'entre eux, réputés pour leur polyvalence (tels Magic Johnson ou
Boris Diaw), ont pu jouer aux cinq postes durant leur carrière, au gré des besoins de leur équipe. Parfois, les
équipes utilisent une structure simplifiée : deux intérieurs placés aux abords de la raquette, pour défendre l'accès
au panier et capter des rebonds ; deux ailiers placés au niveau de la ligne des trois points ; et un meneur chargé de
déterminer la stratégie d'attaque.

Techniques et stratégies

Les principales techniques de jeu utilisées au basket-ball ont évolué au fil du temps, en fonction des changements
de règles et des apports réalisés par certains joueurs. Des basketteurs mythiques comme George Mikan, Bill
Russell ou Wilt Chamberlain ont ainsi mis au point plusieurs mouvements défensifs ou offensifs réutilisés par la
suite. Les joueurs des Globetrotters de Harlem revendiquent également la paternité de nombreuses variantes du
dunk, du dribble et du tir. L'usage des statistiques sur le jeu s’approfondit au fil des années97.

Le dribble
Articles détaillés : Dribble et Crossover (basket-ball).

Démonstration de différents types de


dribble.

Le dribble est le fait de faire rebondir en permanence la balle au sol avec une main. Pour avancer sur le terrain, le
joueur doit impérativement dribbler sous peine d'être sanctionné par un marcher. Afin de garder un bon contrôle
de balle, il est recommandé de pousser la balle au sol avec le bout des doigts plutôt qu'avec la paume, et de la
faire rebondir légèrement de côté (et non devant soi). Lorsque l'on dribble à proximité d'un défenseur, il est
préférable de dribbler avec la main la plus éloignée de l'adversaire afin que celui-ci soit plus loin de la balle. Ceci
implique d'être aussi agile de la main gauche que de la main droite. En outre, il faut tant que possible dribbler sans
regarder la balle, en utilisant la vision périphérique ou ses sensations pour savoir où elle se trouve. En évitant de
regarder le ballon, le joueur peut regarder ses coéquipiers et se consacrer à la vision de jeu. De plus, il peut mieux
surveiller les défenseurs et éviter les interceptions.

Les bons dribbleurs font rebondir la balle le plus près possible du sol, afin de réduire la distance qu'elle parcourt
depuis la main, ce qui rend les interceptions plus difficiles. Marques Haynes, leader des Globetrotters de Harlem,
pouvait faire rebondir la balle au sol jusqu'à six fois par seconde98. Les meilleurs joueurs dribblent également
entre leurs jambes, derrière leur dos, et changent brutalement de direction tout en passant la balle dans la main
opposée afin de prendre les défenseurs de vitesse. Cette technique appelée crossover est très fréquente en
streetball. Certains joueurs en ont fait leur spécialité, comme Tim Hardaway99, Kyrie Irving100 ou encore Allen
Iverson, qui réalisait des cross-overs si rapides qu'ils faisaient perdre leurs appuis aux défenseurs (ankle
breakers)99. L'euro step est un mouvement dans lequel un joueur offensif prend son dribble, fait un pas dans une
direction, puis fait rapidement un autre dans une autre direction101.

L'attaque

Les stratégies offensives sont très variées et nécessitent généralement un jeu de passes ainsi qu'un déplacement
des joueurs sans la balle. Les plus célèbres sont l'attaque en triangle, qui consiste à positionner les joueurs de
manière à former un triangle au sein duquel les joueurs font circuler le ballon102, et le run and gun, qui se base sur
des contre-attaques et des tirs rapides.

Chaque équipe varie ses stratégies au cours de la partie afin de surprendre les adversaires. Le meneur est
généralement celui qui annonce la technique à mettre en place92. Tous les postes de jeu sont généralement
amenés à inscrire des paniers, même si la manière de les inscrire diffère. Les meneurs et les arrières ont tendance
à marquer davantage par des tirs ou des pénétrations dans la raquette pour des double-pas, tandis que les
intérieurs ont plutôt tendance à réaliser des dunks ou des bras roulés.

L'équipe en attaque dispose de huit secondes pour franchir sa moitié de terrain appelée zone arrière. Elle a en tout
24 secondes pour tenter un tir. Jusqu'en 2010, l'horloge des 24 secondes était réinitialisée dès qu’un tir touchait
l'anneau, ou dès qu'un joueur adverse contrôlait le ballon sur le terrain ou commettait une faute. En cas de contre
ou si un tir est tenté et que la balle ne touche pas l'anneau, l’horloge continue. Depuis septembre 2010, si une
équipe subit une faute en attaque alors que le temps de possession restant est inférieur à 14 secondes, l'horloge
n'est réinitialisée qu'à 14 secondes103.

Les tirs

Articles détaillés : Tir en suspension, Panier à trois points, Lancer franc et Fadeaway.

Kobe Bryant effectuant un tir


en fadeaway. Plus difficile à
contrer, la technique
nécessite une bonne
précision au tir.
Marianna Tolo tire un lancer franc à
l'Open LFB 2014.

Le tir consiste à envoyer le ballon vers l'arceau dans le but d'inscrire un panier. La technique la plus utilisée est le
tir en suspension (jump shot). Généralement, le joueur est placé les deux pieds face au panier, le pied droit
légèrement en avant (pour un droitier). Il saisit la balle dans sa main droite et la maintient avec le bout de ses
doigts, laissant un petit espace entre la balle et la paume. La main gauche, placée sur le côté gauche de la balle,
sert uniquement à stabiliser le tir. Le joueur élève ensuite la balle légèrement au-dessus de sa tête, son bras
formant un angle à 90 degrés. Il étend enfin le bras tout en effectuant un fouetté du poignet pour réaliser le tir104.
Il est recommandé de demeurer quelques instants le poignet baissé afin de suivre le mouvement de la balle
(follow-through). Certains joueurs essaient de mettre de l'effet dans la balle pour absorber en partie un éventuel
impact avec l'arceau. Afin de maximiser les chances de faire entrer la balle dans le panier, il est recommandé de
donner au tir une trajectoire en forme d'arc : plus la balle tombe à la verticale vers l'arceau, plus elle a de chances
d'y pénétrer104.

Si le ballon passe complètement à travers l'arceau, le panier est validé et rapporte deux points, ou trois s'il s'agit
d'un tir effectué derrière la ligne des trois points. Pour que les trois points soient comptabilisés, le tireur doit
prendre ses deux appuis à l'extérieur de la ligne des trois points (sans mordre sur la ligne), mais il est autorisé qu'il
soit en suspension et retombe en deçà de la ligne. Le tireur peut utiliser le rebond du panneau pour marquer un
panier. Si le ballon rentre dans le panier sans toucher l'arceau, on parle d'un swish. Quand le tir est très imprécis et
touche uniquement le panneau, il est familièrement appelé « brique ». Si le ballon ne rentre pas dans le panier, et
ne touche ni le panier ni la planche, on dit qu'il s'agit d'un air ball105.

Il existe également des variantes du tir en suspension. Le fadeaway consiste à tirer au panier en effectuant un
saut vers l'arrière. Le tir est plus difficile à contrer mais l'attaquant doit avoir une bonne précision et effectuer le
geste rapidement. Le bras roulé (hook shot), popularisé par Kareem Abdul-Jabbar, consiste à se placer de profil
par rapport au panier, et réaliser un mouvement d'arc avec le bras manipulant la balle pour marquer d'une seule
main106. L'autre bras sert à se protéger du défenseur et éviter les contres. La technique est difficile à réaliser et est
moins précise que le tir à deux mains.

Le lancer franc est un tir tenté sans opposition, et accordé en réparation d'une faute. Il compte pour un point.

Dans les années 2010, le panier à trois points prend une place de plus en plus importante, illustrée par les succès
des Warriors de Golden State en NBA et de leur meneur Stephen Curry ainsi que des Rockets de Houston. En effet,
la réussite à trois points est relativement proche de celle d'un tir à mi-distance tout en rapportant un point de plus.
Des statistiques avancées évaluent précisément les zones de tirs des joueurs de façon à augmenter leur efficacité
alors que la stratégie des équipes consiste à limiter la part des tirs à mi-distance107.

Le double-pas et le dunk

Articles détaillés : Double-pas et Slam dunk.


Kevin Durant réalisant un
dunk.

Le double-pas est le fait d'inscrire un panier en pleine course, après deux pas sans dribbler. Si le joueur utilise le
rebond du panneau, on parle alors de lay-up. Il est souvent considéré comme le moyen le plus simple d'inscrire un
panier et fait ainsi partie des premiers enseignements aux débutants. Il est généralement effectué avec une seule
main (la même que le côté du terrain par lequel le joueur arrive au panier), la main libre pouvant permettre de se
protéger des éventuels contres. Toutefois, il est également possible de porter la balle à deux mains jusqu'au
moment de tirer, ce qui réduit les risques d'interception par l'adversaire. Si le joueur fait rouler la balle sur le bout
de ses doigts en l'amenant au panier, on parle de finger roll108. Le geste aurait été inventé par Wilt Chamberlain109,
et fut popularisé par George Gervin dans les années 1970108.

Le dunk consiste à marquer un panier en projetant le ballon dans l'arceau, à une ou deux mains. Inventée par
George Mikan110, cette technique très spectaculaire est difficile à réaliser car elle nécessite une grande taille ou
une bonne détente sèche. Elle est essentiellement réalisée lors d'une contre-attaque après une interception, car
les défenseurs n'ont souvent pas le temps de revenir sur le porteur du ballon, qui a donc le champ libre pour
dunker. Si l'action est réalisée en présence de défenseurs, elle présente un caractère humiliant pour l'équipe
adverse. On parle de poster dunk pour désigner un dunk réalisé sur un adversaire111. Lorsqu'un joueur attrape une
passe en l'air puis réalise un dunk, on parle de alley-oop112. Lorsqu'un joueur attrape un rebond offensif et qu'il
dunke sans avoir touché le sol entre la réception de balle et le dunk, on parle alors de « claquette dunk » en
français ou alors de « putback dunk » en anglais.

Particulièrement apprécié du public, le dunk donne lieu à des concours où les participants rivalisent d'inventivité
pour créer les techniques les plus spectaculaires. Outre Michael Jordan, resté célèbre pour ses dunks réalisés
depuis la ligne des lancers francs (free throw line dunk), des joueurs en ont fait leur spécialité : Julius Erving, qui
popularisa le geste113, Dominique Wilkins, Nate Robinson ou encore Dwight Howard, qui réalisa un dunk vêtu d'un
costume de Superman lors du Slam Dunk Contest en 2008114. Moins courants dans le basket-ball féminin, des
dunks ont cependant été réalisés par des joueuses américaines telles que Lisa Leslie, Candace Parker ou Brittney
Griner115.

La passe

Article détaillé : Passe décisive.

Lorsque le destinataire d'une passe marque un panier sans dribbler plus de deux fois ou garder la balle plus de
quatre secondes, on parle de passe décisive (assist)116. Les meilleurs passeurs disposent d'une excellente vision
de jeu et d'un bon maniement de balle. Les plus prolifiques sont le plus souvent des meneurs : John Stockton,
Jason Kidd, Steve Nash, Chris Paul, Oscar Robertson ou Magic Johnson en NBA, et Pablo Prigioni, Dimítris
Diamantídis, Theódoros Papaloukás ou Laurent Sciarra en Europe.

Les écrans et le pick and roll

Articles détaillés : Écran (sport) et Pick and roll.

Une technique courante, nommée écran, consiste à venir se placer devant le joueur défendant sur le porteur de
balle (« faire écran ») pour laisser le champ libre à son coéquipier. Celui-ci peut alors tirer, courir vers le panier ou
passer la balle au joueur ayant placé l'écran. Cette dernière technique est nommée pick and roll : un joueur pose un
écran sur un défenseur, puis passe derrière lui pour courir vers le panier et obtenir une passe d'un de ses
coéquipiers117. Il en existe plusieurs variantes : le pick and pop, où le joueur qui place l'écran se place dans une
zone libre de marquage pour tenter un tir à mi-distance ; ou encore le give and go, où un joueur fait la passe à
l'autre puis lui la redonne instantanément (à la manière d'un « une-deux » au football).

Ces combinaisons sont fréquemment à la base de nombreux systèmes d'attaque et constituent un aspect
important du basketball moderne117. De nombreux duos de joueurs se sont illustrés dans l'usage du pick and roll :
Oscar Robertson et Jerry West dans les années 1960, puis Kobe Bryant et Pau Gasol, ou encore Kevin Garnett et
Paul Pierce117.

La défense

DeWanna Bonner (de dos) en défense


sur Odyssey Sims (balle en main).

La défense a longtemps été la phase passive du basket-ball : les défenseurs


attendaient l'échec des attaquants. À partir des années 1960 et l'introduction de « L'attaque fait lever les
la règle du marcher, les défenseurs deviennent plus agressifs et tentent de foules, tandis que la
reconquérir la balle (turnover). Bill Russell, pivot des Celtics de Boston, a donné défense fait gagner les
33
ses lettres de noblesse à la défense et a développé de nombreuses techniques . titres. »

Tout comme en attaque, il existe plusieurs systèmes de base : Propos attribués à Michael
Jordan118.
La défense spontanée (ou intuitive) : les joueurs courent dans tous les sens, et
tentent de gêner la progression de l'adversaire ou de lui prendre le ballon. Cette
défense est notamment pratiquée par les jeunes joueurs et les débutants.
Un exemple de défense individuelle :
le défenseur (maillot vert) bloque le
passage à l'attaquant et tente de lui
prendre le ballon.

La défense individuelle (dite aussi « d'homme à homme ») est le premier type de défense organisée : chaque
joueur prend en charge un adversaire et s'occupe de rester près de lui tout au long de la partie. Elle permet de
mettre en difficulté une équipe de niveau comparable mais a ses limites lorsque l'attaquant est plus fort.

La défense de zone : créée dans les années 1960, elle consiste à couvrir une zone déterminée par l'entraîneur
plutôt que de marquer un joueur individuellement119. Elle implique des choix tactiques car certaines zones ne
seront pas couvertes par les défenseurs : elle cible un ou deux joueurs dominants mais libère de l'espace pour
des tirs faciles119. Jusqu'en 2001, ce type de défense était interdit en NBA120.

Ces systèmes ne sont jamais appliqués de manière stricte et il existe de nombreuses variantes mêlant ces deux
tactiques défensives. La plus courante est la « zone presse », qui permet de réaliser beaucoup d'interceptions et
de marquer des paniers faciles121 mais est exigeante physiquement.

À partir de la fin des années 1990 s'est développée la technique dite du « hack-a-player », également connue sous
le nom « hack-a-Shaq ». Mise au point par Don Nelson, elle consiste à commettre intentionnellement une faute sur
un joueur choisi pour sa faible réussite au lancer franc, afin d'empêcher l'équipe de marquer deux, voire trois
points et de pouvoir récupérer la balle au rebond après son probable échec au lancer franc122. Cette stratégie est
fréquemment utilisée en NBA et s'applique essentiellement à des intérieurs réputés pour leur maladresse. En
février 2016, la NBA décide de l'élaboration future d'une règlementation du hack-a-player, devant l'explosion de
l'utilisation de cette pratique123.

Comme pour l'attaque, tous les postes de jeu sont sollicités lors des phases défensives, bien que le rôle des
intérieurs (ailiers et pivot) soit primordial. Le plus souvent, un joueur est chargé de marquer un joueur adverse de
taille comparable. Les extérieurs sont chargés d'entraver la progression des extérieurs adverses et de les gêner
lorsqu'ils tentent de tirer. Les intérieurs, quant à eux, défendent au sein de la raquette et tentent d'empêcher les
adversaires d'approcher de leur panier.

L'interception

Article détaillé : Interception (basket-ball).

L'interception (steal) désigne le fait de prendre le ballon à l'adversaire en le lui enlevant des mains (sans
commettre de faute) ou en attrapant une passe de l'équipe adverse124. Cette technique demande de l'agilité et de
la rapidité, ainsi que des qualités d'anticipation : par conséquent, les meilleurs intercepteurs sont généralement les
plus petits joueurs (meneurs, arrières). John Stockton, Jason Kidd et Michael Jordan (NBA), ainsi que Theódoros
Papaloukás et Dimítris Diamantídis (Euroligue) comptent ainsi le plus grand nombre d'interceptions en carrière.

Le contre

Article détaillé : Contre (basket-ball).


Une joueuse contrant le tir d'une
adversaire.

Le contre (block ou familièrement cake) désigne le fait de dévier le tir d'un joueur adverse sans commettre de
faute. Les défenseurs ont le droit de contrer la balle tant que celle-ci est en phase ascendante vers le panier. Un
contre effectué en phase descendante (goaltending) est illicite125. Si un joueur rate son contre et touche la
planche avec ses mains, le panier est automatiquement accordé. Les joueurs les plus susceptibles de réaliser des
contres en match sont les ailiers forts et les pivots, en raison de leur grande taille et de leur proximité du panier en
situation défensive. Toutefois, un sens aigu de l'anticipation peut pallier la différence de taille126.

Très spectaculaire, le contre fait partie des actions les plus appréciées du public et comporte un caractère
humiliant pour l'adversaire. L'un des premiers joueurs à utiliser le contre comme arme d'intimidation défensive fut
Bill Russell, dans les années 1960127. Shaquille O'Neal, Hakeem Olajuwon, Alonzo Mourning ou Dikembe Mutombo
en ont par la suite fait leur spécialité. Ce dernier est resté célèbre pour sa phrase prononcée à l'encontre de
chaque joueur contré : « No, no, no! Not in my house! » (« Non, non, non ! Pas chez moi ! »)128.

Le rebond

Le rebond désigne le fait de prendre la balle après un tir manqué, et ce avant qu'elle ne touche le sol. Il existe deux
catégories de rebonds, en fonction du joueur qui parvient à le capter :

le rebond défensif, lorsque l'attaquant manque son tir et qu'un défenseur récupère la balle. Celui-ci peut ainsi la
passer à des coéquipiers pour aller tenter de marquer dans le panier opposé.

le rebond offensif, lorsqu'un attaquant récupère la balle à la suite d'un tir manqué d'un partenaire ou de lui-
même. Si le joueur capte un rebond offensif en suspension et tente directement de marquer, on parle
familièrement de « claquette ». Il est possible de prendre son propre rebond, sauf si l'on effectue un air ball,
auquel cas la balle est rendue à l'adversaire.

Comme pour le contre, les meilleurs rebondeurs sont généralement les intérieurs, plus grands et plus proches du
panier. Wilt Chamberlain, Bill Russell et Moses Malone en ont réalisé plusieurs milliers au cours de leur carrière.
Dennis Rodman décida même de se concentrer sur le rebond et en fit sa spécialité quasi-exclusive129.

Compétitions internationales

Compétitions mondiales

Championnats du monde

Articles détaillés : Coupe du monde de basket-ball masculin, Championnat du monde de basket-ball masculin et
Championnat du monde de basket-ball féminin.

Le championnat du monde est organisé tous les quatre ans par la FIBA, en alternance avec les Jeux olympiques
d'été130. Le vainqueur du tournoi remporte le Trophée Naismith. Il comportait 16 équipes jusqu’en 2002, sauf en
1986 où vingt-quatre équipes étaient en compétition. En 2006, le nombre de participants a été élargi à 24 équipes
puis porté à 32 dès 2019131. En 2014, la compétition est renommée Coupe du monde de basket-ball FIBA (FIBA
Basketball World Cup) et son édition 2018 est reportée à 2019, afin d'être décalée d'un an de la Coupe du monde
de football. Le tournoi sera qualificatif pour les Jeux olympiques131.

La première édition masculine se déroule en 1950 en Argentine. À domicile, l'équipe d'Argentine gagne la
compétition, invaincue avec six victoires pour aucune défaite. Les États-Unis remportent leur première médaille
d'or lors de l'édition suivante, en 1954. Finaliste malheureux, le Brésil devient à son tour champion du monde en
1959 puis conserve son titre en 1963. À partir de cette date, l'URSS, la Yougoslavie et les États-Unis se partagent
tous les titres jusqu'en 2002 avec cinq titres pour l'équipe yougoslave, trois pour l'équipe soviétique et deux pour
l'équipe américaine. En 2006, la hiérarchie mondiale est bousculée avec la victoire de l'Espagne devant la Grèce.
Les États-Unis remportent cependant le tournoi en 2010 et 2014132.

Le championnat féminin est créé en 1953 et a lieu les mêmes années que le championnat masculin. Les États-
Unis (neuf titres) et l'URSS (six titres) ont remporté la quasi-totalité des éditions, hormis en 1994 et en 2006,
respectivement remportées par l'Australie et le Brésil133.

Jeux olympiques

Article détaillé : Basket-ball aux Jeux olympiques.

Le basket-ball apparaît comme sport de démonstration lors des Jeux olympiques d'été de 1904 à Saint-Louis. Le
tournoi oppose trois équipes de New York. Ce n'est qu'en 1936 que le basket-ball devient sport olympique pour les
hommes, et en 1976 pour les femmes. Historiquement, les compétitions masculine et féminine sont largement
dominées par les équipes des États-Unis, qui ont remporté la majorité des titres mis en jeu. L'histoire du basket-
ball aux Jeux olympiques est notamment marquée par la domination écrasante de la Dream Team lors des Jeux
olympiques de Barcelone en 199247.

L'influence des jeux olympiques sur le développement du sport

À partir de 1992, le succès de la Dream Team a non seulement élevé le statut international du sport, mais il a
également marqué un changement dans la participation des joueurs professionnels aux compétitions
internationales134. Avant Barcelone, les joueurs amateurs étaient traditionnellement sélectionnés pour représenter
les États-Unis dans les compétitions olympiques135, conformément aux règles du Comité International Olympique
(CIO). L'introduction des joueurs professionnels dans les compétitions olympiques a non seulement renforcé la
suprématie américaine, mais a aussi encouragé d'autres nations à améliorer leur niveau de jeu en se tournant vers
des joueurs de ligues professionnelles.

Cependant, après les Jeux de 1992, l'équipe masculine de basketball américaine a connu des périodes de succès
et de défis. Si l'équipe a continué à dominer aux Jeux Olympiques de 1996 à Atlanta et de 2000 à Sydney, elle a
subi une défaite majeure lors des Championnats du monde de la FIBA en 2002, terminant à la sixième place. Aux
Jeux Olympiques de 2004 à Athènes, l'équipe américaine a de nouveau été secouée par une série de défaites
inattendues, terminant avec une médaille de bronze, une performance perçue comme décevante compte tenu des
attentes élevées.

Cette période de remise en question a conduit à une réévaluation de la structure et de la préparation de l'équipe
nationale américaine. En 2005, USA Basketball, l'organisme responsable de la sélection et de la gestion des
équipes nationales, a mis en place une refonte sous la direction de Jerry Colangelo. Avec Mike Krzyzewski
comme entraîneur en chef, une nouvelle stratégie de cohésion et de formation sur le long terme a été adoptée,
incluant une implication plus forte des joueurs sur plusieurs années.
Ces réformes ont porté leurs fruits lors des Jeux Olympiques de Pékin en 2008, où l'équipe américaine,
surnommée la "Redeem Team", a remporté l'or avec un jeu spectaculaire, surmontant les critiques et regagnant
leur suprématie sur la scène mondiale. Depuis lors, l'équipe américaine a maintenu une trajectoire de succès,
ajoutant à son palmarès les médailles d'or aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, de Rio de Janeiro en 2016 et
de Paris en 2024. Consolidant ainsi son statut de leader dans le basketball international.

En parallèle, le basketball international a continué de se développer avec la montée de nations telles que
l'Espagne, la France, et l'Argentine, qui ont apporté une concurrence accrue aux États-Unis. Malgré cela, l'équipe
américaine reste une force dominante, avec une histoire riche et une influence profonde sur le développement
global du sport depuis la célèbre victoire de 1992 à Barcelone.

L'équipe féminine de basketball des États-Unis a connu une trajectoire similaire à celle de l'équipe masculine après
1992, affirmant sa domination mondiale. Les joueuses américaines ont remporté de nombreuses médailles d'or
olympiques, notamment à partir des Jeux d'Atlanta en 1996, initiant une période de domination ininterrompue. La
sélection féminine a remporté chaque tournoi olympique et plusieurs championnats du monde depuis. En
s'appuyant sur des joueuses légendaires comme Lisa Leslie, Diana Taurasi, et Sue Bird, elles ont consolidé leur
position en tant que force majeure du basketball international féminin

Compétitions continentales

FIBA Afrique
FIBA Amériques
FIBA Asie
FIBA Europe
FIBA Océanie

Les compétitions continentales sont organisées par les différentes branches de la FIBA : FIBA Afrique, FIBA
Amériques, FIBA Asie, FIBA Europe et FIBA Océanie.

Afrique :
Championnat d'Afrique masculin de basket-ball

Championnat d'Afrique féminin de basket-ball

Amérique :
Championnat des Amériques de basket-ball

Coupe des Amériques féminine de basket-ball

Asie :
Coupe d'Asie masculine de basket-ball
Coupe d'Asie féminine de basket-ball

Europe :
Championnat d'Europe masculin de basket-ball

Championnat d'Europe féminin de basket-ball

Océanie :
Championnat d'Océanie de basket-ball

Championnat d'Océanie féminin de basket-ball

Clubs et franchises

À l'image d'autres sports d'origine nord-américaine, comme le hockey sur glace ou le baseball, on retrouve la
distinction entre les ligues professionnelles avec un système de franchises, et les championnats. En Amérique du
Nord, le système de franchise est privilégié : les équipes achètent des droits de participation et sont ainsi admises
à concourir dans une ligue fermée. Dans le reste du monde, la plupart des ligues fonctionnent avec un système de
promotion-relégation, où les équipes les plus faibles descendent dans la division inférieure tandis que les
meilleures de la division inférieure sont promues136.

Amérique du Nord

Le logo de la National
Basketball
Association, réalisé
d'après la silhouette
de Jerry West137.

Article détaillé : National Basketball Association.

Le championnat le plus connu dans le monde est la National Basketball Association (NBA), qui comprend des
équipes américaines et canadiennes. Comme beaucoup de ligues américaines de basket-ball, cette compétition
édite ses propres règles, qui diffèrent en de nombreux points de celles de la FIBA138. Ces différences ont souvent
pour but de favoriser une certaine égalité entre les équipes139 et un jeu porté sur le spectacle et le divertissement,
mettant en valeur le talent individuel plus que le jeu d'équipe138. Ne comprenant initialement que des Nord-
Américains, cette ligue concentre depuis les années 1970 l'élite du basket-ball mondial et a peu à peu accueilli les
meilleurs joueurs de diverses nations, dont les ex-Yougoslaves Dražen Petrović et Vlade Divac furent les
pionniers140. En 2001, la NBA crée la NBA Development League (NBDL ou D-League), une ligue mineure composée
de 19 équipes qui permet aux joueurs et aux entraîneurs d'évoluer dans un cadre similaire à la ligue majeure et de
se mettre en valeur aux yeux des recruteurs141. En 2015, plus d'un quart des joueurs de NBA ont évolué en
NBDL141. En 2017, la ligue est rebaptisée G League à la suite du parrainage de Gatorade.

En outre, une ligue professionnelle féminine d'été, la Women's National Basketball Association (WNBA), a été
créée le 24 avril 1996 sur le modèle de la NBA142. Quatre équipes ont remporté au moins trois titres de champion :
les Comets de Houston, le Shock de Détroit, le Mercury de Phoenix et le Lynx du Minnesota142. La WNBA a vu
émerger les plus grandes joueuses de basket-ball des vingt dernières années : Lisa Leslie, Sheryl Swoopes,
Rebecca Lobo, Diana Taurasi ou encore Sue Bird143.

Le Canada, pays natal de James Naismith, accueille pour la première fois le NBA All-Star Game en février 2016, à
Toronto, ville où fut disputé le premier match NBA en 1946. Après les Américains, les Canadiens sont la
nationalité la plus représentée en NBA52. Les ligues canadiennes restent dans l'ombre de la NBA, qui compte un
club en Ontario, les Raptors de Toronto. La National Basketball League n'existe que le temps d'une saison (1993-
1994), tout comme la Canadian National Basketball League (2003-2004). La Ligue nationale de basketball du
Canada (LNB), fondée en 2011144, parvient toutefois à s'imposer et est dominée par le Lightning de London, qui
remporte les deux premiers titres en 2012 et 2013144.

Amérique du Sud

En Amérique du Sud, les deux principaux championnats sont la Liga Nacional de Básquet (LNB) en Argentine et le
Novo Basquete Brasil (NBB) au Brésil. Une compétition binationale oppose les meilleurs clubs des deux
championnats, dont l'UniCEUB Brasilia et le Peñarol Mar del Plata. Oscar Schmidt, avec sa carrière longue de près
de trente ans (1974-2003) et 49 703 points inscrits, est l'une des figures majeures du basket-ball sud-
américain145.

Il existe également d'autres tournois opposant les meilleures équipes des championnats nationaux. En 1946 est
créée la première compétition continentale, la Coupe d'Amérique du Sud des clubs champions de basket-ball, dont
s'inspirera son homologue européenne, la Coupe des Clubs Champions. Parmi les clubs vainqueurs de la
compétition-reine d'Amérique du Sud, le club brésilien du Sírio São Paulo se distingue avec huit titres remportés
entre 1961 et 1984. L'apparition de la Liga Sudamericana en 1996, puis en 2007 de la FIBA Americas League
relègue le Championnat sud-américain des Clubs Champions au troisième rang, jusqu'à sa disparition en 2008.

Europe
Articles détaillés : Euroligue de basket-ball, EuroCoupe de basket-ball, Ligue des champions de basket-ball et
Coupe d'Europe FIBA.

Le Phard Napoli lors de sa victoire en


Eurocoupe féminine en 2005.
En Europe, le système est basé sur le principe du championnat, comme dans la plupart des autres sports. Seul le
Royaume-Uni a opté pour un système de franchises avec la British Basketball League146. Toutefois, à l'inverse du
football, la ligue gérant l'élite professionnelle (l'ensemble du championnat étant propriété de la fédération) a
davantage de poids et impose plus facilement ses choix à la fédération nationale. Ceci a été renforcé par la
création de l'Union des ligues européennes de basket-ball (ULEB), une structure privée qui ambitionne de fonder
une ligue fermée147.

Plusieurs compétitions européennes sont organisées, soit par la FIBA Europe, soit par l'ULEB. La plus prestigieuse
est l'Euroligue, créée en 1958 et organisée par l'ULEB, qui regroupe les vingt-quatre meilleurs clubs européens. Les
équipes les plus titrées sont le Real Madrid (neuf titres), le Maccabi Tel-Aviv, le CSKA Moscou et le Panathinaïkós
Athènes avec six titres, et le Pallacanestro Varese avec cinq titres148. Depuis les années 1990, l'Olympiakos Le
Pirée et le FC Barcelone contestent leur suprématie en remportant respectivement trois et deux titres.
L'EuroCoupe (ULEB), créée par la fusion de la Coupe Korać et de la Coupe Saporta, et la Coupe d'Europe FIBA (ex-
EuroChallenge), moins médiatisées, sont les deux autres compétitions européennes149. Depuis 2016, les
compétitions européennes comptent quatre niveaux. Les deux premiers (Euroligue et EuroCoupe) sont organisés
par l'ULEB, les deux autres (Ligue des champions et Coupe d'Europe FIBA) par la FIBA Europe, à la suite du conflit
FIBA-Euroligue depuis 2015.

Les championnats nationaux les plus relevés sont disputés en Espagne (Liga ACB), en Grèce (ESAKE), en Italie
(Lega Basket) et en Russie (Championnat de Russie de basket-ball) chez les hommes150. Chez les femmes, après
la disparition de l'URSS, les années 1990 sont dominées par la France (Ligue féminine de basket), l'Espagne et
Italie avant que la Russie et la Turquie ne prennent le relais dans les années 2000151.

Asie

De jeunes joueurs sur un terrain de


basket-ball à San Manuel aux
Philippines.

En Asie, les championnats sont de création récente et s'inspirent du système nord-américain. Ainsi, en Chine
(Chinese Basketball Association), au Japon (Bj League) et aux Philippines (Philippine Basketball Association), les
ligues et les franchises portent des noms en anglais. La présence de joueurs asiatiques en NBA (Yao Ming, Yuta
Tabuse…) a favorisé un engouement pour le basket-ball dans ces pays54.

Au Moyen-Orient, les pays où le sport est le mieux implanté sont l'Iran et le Liban, qui figurent régulièrement sur le
podium du championnat d'Asie. Les ligues y fonctionnent sur le principe du championnat. En Asie du Sud-Est, les
championnats nationaux étant relativement de faible niveau, certains clubs se regroupent au sein de ligues
fermées comme l'ASEAN Basketball League [réf. souhaitée]. La Coupe d'Asie regroupe également les clubs
champions des pays d'Asie au sein d'une unique compétition continentale.
Afrique

En Afrique, le système est le même qu'en Europe, mis à part le fait que les fédérations nationales ont encore le
monopole sur leur propre championnat. La compétition phare est la Coupe des clubs champions, qui oppose les
clubs vainqueurs de leur championnat national. Le club angolais Primeiro de Agosto domine la compétition avec
huit titres depuis 2002152. Ses principaux rivaux sont deux autres clubs angolais, le Desportivo Libolo et le Petro
Luanda, ainsi que l'Abidjan Basket Club et l'Étoile sportive du Sahel. Au cours des années 2010, l'équipe nationale
nigériane assoit sa domination sur le basket-ball africain153.

Sans qu'il n'existe forcément de compétition très structurée dans ces pays, plusieurs joueurs africains ont connu
une carrière continentale (Jean-Jacques Conceição) ou en NBA, souvent après avoir intégré des universités
américaines comme le Nigérian Hakeem Olajuwon, le Congolais Dikembe Mutombo ou le Soudanais Manute
Bol154. La Malienne Hamchétou Maïga-Ba et la Congolaise Mwadi Mabika ont connu également le succès en
WNBA, tout comme Djéné Diawara, Mame-Marie Sy-Diop et Aya Traoré en Europe155.

En 2020, NBA et FIBA doivent lancer la première édition de la Ligue africaine de basket-ball156.

Océanie

En Océanie, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont adopté le principe anglo-saxon avec leur National Basketball
League respective. La NBL australienne bénéficie d'une plus grande exposition médiatique que son homologue
néo-zélandaise. Elle accueille en outre une équipe néo-zélandaise, les New Zealand Breakers, et comprenait même
une équipe singapourienne, les Singapore Slingers157.

La ligue australienne WNBL est active depuis 1990158. L'équipe nationale australienne est parmi les meilleures au
monde, grâce à des joueuses comme Lauren Jackson159.

Le basket-ball dans la culture populaire

Culture du basket-ball
« Lorsqu’il est joué comme
Comme de nombreux sports populaires, le basket-ball possède une exposition il est censé l'être, le
culturelle et médiatique très forte. basket-ball se déroule
dans les airs. Volant,
Au cinéma, un grand nombre de films traitent de basket-ball, tels que Coach
flottant, élevé au-dessus
Carter, Les blancs ne savent pas sauter, Space Jam, Above the Rim ou encore
du parquet, en lévitation à
Magic Baskets. D'autres ont une action qui se déroule sur fond de basket-ball (He
la façon dont les peuples
Got Game, le court métrage Fierrot le Pou de Mathieu Kassovitz161). Le basket-ball
opprimés s'imaginent
a en outre donné lieu à plusieurs comédies comme À la gloire des Celtics, Basket
dans leurs rêves. »
Academy ou Shaolin Basket. Le Grand Défi (Hoosiers), avec Gene Hackman et
Dennis Hopper, est considéré comme le quatrième meilleur film de sport de John Edgar Wideman, auteur
américain160.
l'histoire par la chaîne ESPN162. Il est en outre présent dans la plupart des longs-
métrages de Spike Lee, grand amateur de basket-ball. Enfin, des joueurs ont
parfois accepté de petits rôles au cinéma, comme Shaquille O'Neal et Bob Cousy dans Blue Chips.
Graffiti représentant Kareem Abdul-
Jabbar sur l'East Side Gallery du Mur
de Berlin (2008).

Le basket-ball est également très présent dans l'univers musical. Après-guerre, il est fréquemment associé au
jazz. « Les joueurs de jazz se passent la lumière du solo comme les joueurs de basket se passent la balle. Et dans
les deux cas, cela fonctionne seulement s'il y a un travail d'équipe », déclara le pivot Kareem Abdul-Jabbar163.
Après une fructueuse carrière en NBA, Wayman Tisdale est devenu un bassiste de jazz renommé164.

Aujourd'hui, le sport est cependant plutôt associé à la culture hip-hop165. Plusieurs joueurs se sont ainsi essayés
au rap, avec plus ou moins de succès : Kobe Bryant, Shaquille O'Neal, Ron Artest, Tony Parker ou encore Allen
Iverson ont chacun sorti des singles ou des albums. Le rappeur Kurtis Blow est le premier à avoir lié basket-ball et
hip-hop dans son morceau Basketball sorti en 1984166. Depuis, un grand nombre de rappeurs évoquent l'univers de
la balle orange dans leurs chansons : Lil Bow Wow, Jay-Z ou encore Romeo, qui a effectué une carrière
universitaire. Hors du hip hop, le groupe de rock Red Hot Chili Peppers a sorti en 1989 une chanson intitulée Magic
Johnson, en hommage au célèbre meneur des Lakers de Los Angeles.

Un jeu d'arcade de basket-


ball à Tokyo.

Le basket-ball est également présent dans la littérature. Dans son autobiographie The Basketball Diaries, publiée
en 1978, l'auteur américain Jim Carroll décrit la décadence d'un brillant joueur de basket-ball dans le New York des
années 1960. L'ouvrage a par la suite été adapté au cinéma avec Leonardo DiCaprio dans le rôle-titre. Ancien
joueur universitaire de bon niveau, John Edgar Wideman évoque également le sport dans ses œuvres. Lauréat de
nombreux prix littéraires, il publie en 2001 Hoop Roots, ses mémoires où il raconte l'origine de sa passion pour le
basket167. L'ouvrage Sous le cul de la grenouille (1992) du romancier anglais Tibor Fischer met en scène deux
basketteurs hongrois des années 1950 qui se servent de leur sport pour échapper à la rigueur du régime
communiste168. Le récit est inspiré de la vie de l'auteur puisque ses parents, basketteurs professionnels, ont fui la
Hongrie en 1956. Le basket-ball se décline aussi en bande dessinées, parmi lesquelles la série française Basket
Dunk, ou les mangas Slam Dunk et Kuroko's Basket. À la télévision, le basket-ball est aussi présent dans la série
d'animation française Kangoo et sa suite Kangoo Juniors.

De nombreux jeux vidéo sont consacrés au basket-ball. Le premier sort en 1979 sur la console Atari 2600169. En
1989 sort le jeu Lakers vs. Celtics sur PC et Sega MegaDrive. La série NBA Live est lancée en 1995 sur Super
Nintendo et MegaDrive, et se poursuit aujourd'hui au rythme d'une édition annuelle. Les séries éditées par 2K
Sports et Electronic Arts sont les plus populaires et sont disponibles sur tous les supports : NBA 2K, NBA Street ou
NBA Jam. Hormis les consoles de salon, le basket-ball a donné lieu à des jeux d'arcade, dont l'un des plus
populaires est un simulateur de lancers francs.

Aux États-Unis, les ligues fantasy, simulations sur Internet où les participants tiennent le rôle de managers, sont
un phénomène social de grande ampleur puisque près de 33,5 millions de personnes y jouent en 2013, tous sports
confondus170. Les jeux liés à la NBA sont très nombreux et populaires, et la ligue a d'ailleurs crée sa propre plate-
forme de fantasy. En Europe et en France, le phénomène est plus récent mais en croissance : la LNB a elle aussi
créé un site de ligues fantasy. Le fantasy challenge de l'Euroligue réunit chaque année plusieurs milliers de joueurs
des quatre coins du continent (79 019 équipes enregistrées en 2008).

Supporters et pratiquants célèbres

Le président américain
Barack Obama jouant au
basket-ball avec son
assistant en 2009.

Parmi la masse considérable de supporters et de pratiquants du monde entier, le président américain Barack
Obama est sans doute le plus célèbre d'entre tous. Bon joueur au lycée, il n'a jamais cessé de pratiquer, y compris
durant sa campagne électorale. Depuis son élection, il joue régulièrement sur le terrain de la Maison-Blanche,
construit en 1991 puis rénové en 2006171. Il suit également avec attention les championnats NBA, WNBA172, et
NCAA (universitaire), pour lequel il livre chaque année son pronostic devant les caméras d'ESPN. En août 2010, il
assiste à une rencontre WNBA173, puis fête quelques jours plus tard ses 49 ans en organisant un match avec
plusieurs joueurs professionnels, dont LeBron James, Dwyane Wade, Joakim Noah et Derrick Rose174. Le boxeur
Manny Pacquiao est également joueur et entraîneur de basketball dans la ligue philippine175. Le rappeur Jay-Z fut
quant à lui actionnaire minoritaire de la franchise des Nets de Brooklyn176.

En France, le frère du rappeur Oxmo Puccino, Mamoutou Diarra, est joueur professionnel. Le chanteur Benjamin
Biolay revendique sa passion pour le basket-ball américain177 et a d'ailleurs écrit quelques chroniques pour
l'hebdomadaire spécialisé Basket News en 2005. Le chanteur Philippe Katerine est un ancien joueur de basket-ball
dans sa jeunesse178 et se met en scène jouant au basket-ball dans le clip de son titre La Liberté. L'ancien Premier
ministre français Lionel Jospin a également pratiqué le basket-ball durant plus de vingt ans, au lycée, à l'université
puis dans le club de l'ASA Sceaux179.
Comme pour la plupart des sports, les supporters se regroupent parfois en clubs et entonnent des chants en
l'honneur de leur équipe. Lors des phases finales (playoffs), tout le public est généralement grimé aux couleurs de
l'équipe résidente, notamment dans le basket-ball universitaire américain. En outre, les plus grandes équipes de la
NBA comptent de nombreuses célébrités parmi leurs supporters. Woody Allen, Tom Hanks ou Ben Stiller sont
connus pour être des fans des Knicks de New York, tandis que Jack Nicholson, Leonardo DiCaprio et Will Ferrell
supportent les Lakers de Los Angeles180. Selon l'ancien basketteur Dennis Rodman, qui est devenu ami avec le
dictateur nord-coréen Kim Jong-un, ce dernier est un grand fan de basket-ball et tout particulièrement des Bulls de
Chicago181.

Supporters de la Virtus Fans des Suns de Fans de l'Aris Salonique Ultras du Wydad de
Roma en 2008 Phoenix en 2010 en 2005 Casablanca en 2013

Basket-ball et médias

Presse écrite

Le basket-ball apparaît dans la presse écrite américaine peu après son invention, à la fin du xixe siècle. Le premier
article consacré au sport est intitulé Un nouveau jeu (A New Game) et date de 1892 : son auteur, Dennis
Horkenbach, est le rédacteur en chef du Triangle, le journal de l'université de Springfield (où le sport a été inventé
quelques mois auparavant)182.

En démonstration dès les Jeux olympiques d'été de 1904, à Saint-Louis (Missouri), le basket-ball gagne
rapidement sa place dans les quotidiens américains, qui publient les résumés des principaux matchs des ligues
américaines. Le sport est aujourd'hui très largement couvert par les titres les plus prestigieux, tels que le New York
Times, le Washington Post, le Boston Globe ou le Chicago Tribune. Le basket-ball est en outre traité de manière
extensive dans les pages de l'influent hebdomadaire sportif Sports Illustrated, qui publie depuis quelques années
une version chinoise de son magazine. En août 2006, Yao Ming figure sur la couverture du premier numéro183. Il
existe aussi une presse spécialisée aux États-Unis, à l'image du mensuel SLAM.

En Europe, le basket-ball a une présence dans la presse écrite moindre que d'autres sports comme le football ou
le tennis. À la fin des années 1950, le quotidien français L'Équipe est l'initiateur de l'idée d'une compétition
européenne des clubs. C'est ainsi que voit le jour en 1957 la coupe d'Europe des clubs champions. Le journal
fournit le trophée pour la première édition, dont la finale se déroule en 1958. Une presse spécialisée,
hebdomadaire ou mensuelle, existe aujourd'hui dans la plupart des pays européens : Gigantes del basket en
Espagne, Superbasket en Italie, Five en Allemagne... Le site [Link], décliné en plusieurs versions
consacrées chacune à un continent différent, couvre la plus grande partie des championnats professionnels du
monde.

En France, la Fédération française édite depuis octobre 1933 le mensuel Basket-ball184. En 1982, Maxi-Basket
devient le premier mensuel entièrement consacré au basket. Au début des années 1990, avec l'« effet Dream
Team », le magazine est rejoint par plusieurs autres titres, comme Mondial Basket, Cinq Majeur ou Sport Action
Basket. L'hebdomadaire spécialisé Basket Hebdo voit le jour en 1996, puis devient Basket News en 2000. En
octobre 2015, le site du journal L'Équipe devient le site officiel de la NBA en France185.

Médias audiovisuels

Le match opposant l'équipe des États-


Unis à celle de Chine lors des Jeux
olympiques de 2008 a été suivi par
plus d'un milliard de téléspectateurs,
soit la plus grande audience de
l'histoire. On peut voir ici LeBron
James (avec la balle) en train de
sauter au contact sur Yao Ming pour
essayer de marquer un panier.

À la télévision, c'est le 28 février 1940 qu'est diffusé en direct le premier match de basket-ball par une chaîne new-
yorkaise expérimentale du nom de W2XBS186. La rencontre, qui oppose l'université Fordham à l'université de
Pittsburgh, se déroule au Madison Square Garden. L'action est alors filmée par une seule caméra.

Le match le plus suivi de l'histoire est celui qui a opposé les États-Unis à la Chine le 9 août 2008 lors des Jeux
olympiques, avec une audience estimée à un milliard de téléspectateurs187. Le chiffre est toutefois sujet à
caution188. Selon la FIBA, le Mondial 2010 qui s'est déroulé en Turquie a été suivi par un total d'un milliard de
téléspectateurs, dans 180 pays, soit une audience deux fois plus importante que pour l'édition 2006 au Japon189.

La NBA est de loin la ligue professionnelle qui bénéficie de la diffusion télévisuelle internationale la plus
importante. Les Finales NBA 2010 entre les Lakers de Los Angeles et les Celtics de Boston ont été diffusées dans
215 pays et territoires, en 41 langues190. Les matchs sont diffusés en direct par plusieurs chaînes de télévision
américaines, dont ESPN, Fox Sports et TNT. La NBA finance également son propre réseau de télévision, NBA TV,
qui diffuse certains matchs ainsi que des émissions et des reportages. Au Canada, la chaîne NBA TV Canada est
consacrée à l'actualité de la ligue américaine, et notamment de l'équipe des Raptors de Toronto.

En France, les matchs de la NBA étaient diffusés sur Canal+ du milieu des années 1980 à 2012 ; l'ancien
basketteur franco-américain George Eddy a été le commentateur officiel de la chaîne à partir de 198543. La chaîne
produit une émission consacrée à la Pro A, Lundi Basket, mais a dû arrêter la diffusion de son émission Canal NBA
en 2012, après le rachat des droits de diffusion exclusifs pour quatre ans par la chaîne BeIN Sports191. Cette
dernière produit désormais sa propre émission, NBA Extra. Bien que sa notoriété soit inférieure, l'Euroligue
développe rapidement son rayonnement télévisuel : le Final Four 2010 a ainsi été diffusé dans 194 pays192.
Variantes et sports dérivés du basket-ball

À partir des règles du basket-ball, de nombreuses variantes ont été développées et sont aujourd'hui pratiquées à
travers le monde. De même, il existe des sports proches du basket-ball, ayant généralement pour objectif commun
de consister à faire passer une balle au sein d'un arceau.

Handisports

Deux joueuses de basket-ball


en fauteuil roulant lors des
Jeux paralympiques de 1996.

Le basket-ball en fauteuil roulant, également appelé handibasket ou basket fauteuil, où les joueurs sont équipés
d'un fauteuil roulant conçu spécialement pour le basket-ball193. Créé à la fin de la Seconde Guerre mondiale et
aujourd'hui pratiqué partout dans le monde, il est l'un des plus anciens handisports et constitue l'une des
épreuves-phares des Jeux paralympiques. Règlementé par l'International Wheelchair Basketball Federation, il se
joue sur un terrain aux normes FIBA et suit la plupart des règles appliquées aux valides. Par exemple, le joueur
doit dribbler la balle au sol toutes les deux poussées de fauteuil afin de respecter la règle du marcher193. Amputée
d'une jambe dans un accident de car de son équipe en 2013, la Serbe Nataša Kovačević devient en 2015 la
première joueuse européenne handicapée à évoluer au niveau professionnel avec les valides grâce à une
prothèse194.

Adapté aux joueurs atteints de surdité, le basket-ball des sourds, ou basket sourd, utilise la langue des signes pour
l'arbitrage et la communication entre les joueurs. Régi par la Fédération internationale de basket-ball des sourds,
ce handisport figure au programme des Deaflympics (Jeux olympiques des sourds).

[réf. nécessaire]
Il existe également le basket-ball adapté, pratiqué par des joueurs atteints de handicap mental. Il leur est réservé,
mais applique les mêmes règles que le basket-ball en cinq contre cinq.

Le BaskIN est un sport incluant des joueurs de plusieurs niveaux de handicap ainsi que de joueurs valides. Inventé
en Italie en 2003, ce sport se joue en 6 contre 6, avec 5 joueurs porteurs de handicap par équipe (un joueur par
niveau de handicap par équipe) et un joueur non porteur de handicap par équipe.

Variantes

Le basketball à trois contre trois, qui oppose deux équipes de trois joueurs sur un demi-terrain, connaît un
développement de plus en plus important195. Pratiqué depuis longtemps de manière informelle, le basketball 3×3

Vous aimerez peut-être aussi