Cours de Mécanique Quantique
Pr. Anouar JORIO SMP-S4
Année Universitaire 2017-18
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Plan du cours
•Chapitre 1 : Introduction et Origines de la Mécanique
Quantique
•Chapitre 2 : Les ondes de la matière de Louis de Broglie
•Chapitre 3 : Equation de Schrödinger et fonction d’onde
•Chapitre 4 : Equation de Schrödinger indépendante du temps
et application aux potentiels constant
•Chapitre 5 : Introduction au Formalisme Mathématique de la
Mécanique Quantique
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Chapitre 1 :
Introduction et Origines de la
Mécanique Quantique
3
I: Introduction
1- Définition de la Mécanique Quantique
La Physique Quantique est une Science qui étudie les phénomènes
physiques à l’échelle microscopique et nanoscopique.
Elle décrit le comportement physique de la matière à l’échelle
atomique (d≈1Å=10-10m) ou subatomique (d<1Å).
La Mécanique Quantique (M.Q.) permet de décrire :
- La structure de la matière (atomes et leurs constituants)
- Les vibrations atomiques (phonons)
- La nature de la lumière (photons)
-Le moment cinétique orbital (rotation d’une particule autour d’une
autre)
-Le moment cinétique de spin (rotation d’une particule autour
d’elle-même) ……….
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2- Etat de la physique à la fin du 19ème siècle
Les Lois de la physique semblaient être totalement établies et
on la considérait comme étant une science exacte et achevée.
La physique classique était alors basée sur deux entités
totalement distinctes : la matière et le rayonnement
2.a- Matière :
Un solide est un point matériel parfaitement déterminé par une
trajectoire dans l’espace des phases défini par la position r et la
quantité de mouvement p=mv. On parle alors de déterminisme de
la physique classique.
Le mouvement du solide est parfaitement déterminé par les
équations de Lagrange .
5
2.b- Le rayonnement
La lumière est constituée d’ondes électromagnétiques
définies par les champs électrique et magnétique régit par les
équations de Maxwell.
Une onde est caractérisée par sa fréquence n, sa longueur
d’onde l et son vecteur d’onde k.
Le comportement ondulatoire est caractérisé par les
phénomènes de diffraction et d’interférence.
L’onde ne peut être localisée dans l’espace. On parle alors
de l’indéterminisme du rayonnement.
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3- Crises de la physique classique
Au début du 20ème siècle, on se disait que tous les phénomènes
de la nature étaient résolus par la physique classique. Il restait
juste deux problèmes à résoudre :
• La catastrophe ultraviolette du corps noir.
• L’expérience de Michelson et Morley.
Le premier problème a donné naissance à la mécanique quantique
et le second à la relativité restreinte.
Une autre série de résultats expérimentaux qui ont apparus au
début du siècle ne trouvaient pas d’explication au sein de la
physique classique. Il fallait donc chercher une autre théorie
capable de décrire ces phénomènes en l’occurrence la théorie
quantique de la matière.
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Ces problèmes interviennent dans le cadre de l’étude de
l’interaction Rayonnement /matière tels que :
• Le rayonnement du Corps noir
• L’effet Photoélectrique
• L’Effet Compton
• Dualité Onde-corpuscule
• Le spectre atomique
Dans ce chapitre; nous allons étudier en détail ces
résultats et les solutions apportées par la M.Q.
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II: Théorie quantique de la lumière:
1 : Rayonnement du Corps Noir: Catastrophe
Ultraviolette et Hypothèse de Planck
A: Définition : un corps noir
est un corps idéal capable
d’absorber et d’émettre toute
les radiations quelles que soit
leurs longueurs d’ondes. Figure 1 : Cavité percé d’un
trou formant un corps noir
Lorsqu’on chauffe un corps noir, il émet des ondes
électromagnétiques dans domaine de longueur d’onde
caractéristique de sa température.
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Pour comprendre ceci, chauffant un barreau de fer
Figure 2 : En chauffant le barreau change de couleur
Conséquence: Le corps émet de la lumière quand on le chauffe
et elle change de couleur lorsque la température augmente.
Le barreau chauffé passe de la couleur rouge jusqu’au violet en
passant par l’orange, le jaune, le vert jusqu’au violet.
Chaque couleur est caractérisée par une longueur d’onde l et
par la suite par une fréquence n.
Les longueurs d’ondes spectre visible de l’ultraviolet au
l’infrarouge varie dans une plage de 400nm à 700nm.
10
La densité spectrale à l’intérieur du corps noir a été étudiée et
mesurée expérimentalement en plaçant un spectrographe devant le
trou de ce dernier.
B- Résultats expérimentaux:
A chaque température T la
densité spectrale U(l) présente
un maximum d’émission à une
certaine longueur lmax
U(l) augmente
Augmentation de
la température lmax vers les petites
longueurs d’ondes Figure 3: densité spectrale
U en fonction de l
11
Expérimentalement, Wien montra que lmax et la température
obéissent à la loi
Autrement dit à chaque
température correspond
une couleur bien
Figure 4: Variation de la couleur en déterminée par lmax
fonction de la température
12
Cette longueur lmax est reliée à la fréquence n par la relation
c étant la vitesse de la lumière c=3×108m/s
Figure 5: changement de couleur en fonction de la température
Rouge l≈700nm Jaune l≈514nm violet l≈400nm
Figure 6: A chaque température correspond une couleur, donc
une longueur d’onde et donc une fréquence
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C- Loi de Stephan Boltzamann (1879)
Stephan montra que la puissance rayonnée par un corps noir
par unité de surface (aire sous la courbe du spectre) est
proportionnelle à T4
est la constante de Stephan Boltzmann
14
En traçant la puissance en fonction de T4 et en mesurant la
pente de la droite obtenue donne la valeur de
15
Application de la loi de Stephan
Estimation du rayon et de la température du soleil
Pour cela on considère comme un corps noir (C.N.)
La puissance totale d’un corps noir est:
Ptot=S×P=S× T4 (en Watt)
Si on considère le soleil comme une étoile sphérique de
rayon R et de surface S=4 R2. La mesure de de la
puissance totale émise par le soleil à l’aide d’ un luxmètre a
permis de déterminer le rayon et la température du soleil
Rsol=6,957×108 m Tsol=1 950 °C ou 2223 K
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D- Etude théorique de rayonnement du corps noir
En 1900, Reyleigh et Jones (R-J) ne parviennent pas à expliquer
théoriquement ce phénomène. Ce modèle classique amène à une
équation en désaccord avec les données expérimentales dans le
domaine de l’ultraviolet
R-J ont considéré que les atomes du CN se comportent
comme des oscillateurs harmoniques qui rayonnent une
densité d’énergie donnée par :
<E>: Valeur moyenne de l’énergie d’un
oscillateur harmonique de fréquence n
(n,T)=N(n)<E> N(n ): Nombre oscillateur harmonique
de fréquence n
(l,T)=N(l)<E>
N(l ): Nombre oscillateur harmonique
de longueur d’onde l
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La théorie classique de la physique statistique de R-J prévoit
pour <E>, N(n ) et N(l ) les expressions suivantes
kB = constante de Boltzmann
Dans ces conditions, la densité d’énergie en fonction l et n
de prévue par R-J sera donnée par:
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Les résultats prévus par la théorie classique présentés par Rayleigh
et Jones sont incompatibles avec les résultats expérimentaux:
- Pas de maximum d’émission donc pas de couleur
- L’énergie diverge pour les petites longueurs d’ondes (l’énergie
rayonnée est infinie) alors que la courbe expérimentale indique
une énergie nulle pour les petites l /grandes n
C’est la catastrophe ultraviolette du CN
Premier échec de la physique classique
19
E- Corrections apportées par la Mécanique Quantique
Pour expliquer le comportement du C.N., Planck supposa que
l’échange d’énergie entre la matière et le rayonnement ne peut se
faire de manière discrète.
Hypothèse de Planck (1900):
La matière et le rayonnement de fréquence n ne peuvent
s’échanger que des quantités d’énergie égale ou multiples de hn
Ainsi: E nhn n n= 1, 2, 3 ……..
La quantité d’énergie =hn est appelée quantum d’énergie
h=6,626 10-34J.s est la constante de Boltzmann
h
1,05 1034 Js est la constante de Boltzmann réduite
2
=2n est la pulsation du rayonnement
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Application de la théorie de Planck au rayonnement du corps noir
L’hypothèse de Planck associée aux méthodes de la physique
statistique conduit à la formule de Planck:
En terme de la fréquence n:
En terme de la longueur d’onde l:
21
Avec l’hypothèse de Planck la catastrophe de l’U.V. est
complètement levée.
La courbe de Planck est tout à fait concordante avec la
courbe expérimentale .
22
2 : Effet Photoélectrique
L’effet photoélectrique découvert par Hertz en 1887 constitue une
preuve plus directe de la théorie des quanta de la lumière et l’aspect
corpusculaire du rayonnement.
Définition: L’effet photoélectrique est lumière Électrons éjectés du métal
l’émission des électrons par un plaque
métallique sous l’effet de lumière.
L’énergie de cette lumière doit être
suffisante pour pouvoir arracher les
Métal
électrons du métal.
Le mouvement de ces électrons arrachés se traduit par un courant
dans un circuit électrique.
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Expérience: Mesurer l’intensité du courant reçu par l’anode A
en fonction de 3 paramètres:
- Puissance P du rayonnement incident
- La fréquence n (ou l=c/ n) du rayonnement
- La différence de potentiel V=VC-VA
Montage expérimental de l’effet photoélectrique
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A: Constations expérimentales
1- L’effet photoélectrique n’a lieu que si,
la fréquence n de lumière : n > n0.
ou sa longueur d’onde : l < l0.
n0 : fréquence seuil et l0: longueur d’onde seuil
n0 et l0 dépendent de la nature du métal
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2- Existence d’un potentiel d’arrêt.
Pour n≥n0
Le potentiel d’arrêt d’une cellule
photoélectrique U0: C’est la tension
qu’il faut appliquer aux bornes de
l’anode et la cathode arrêter le courant.
Caractéristique I=f(UAC).
U0 est négatif, il est tel que 1 2
l’énergie cinétique Ec de l’électron Ec mv e U 0
arraché de la cathode vaut: 2
Pour un métal donné, U0 est indépendant de la puissance du
rayonnement
26
3- Existence d’un courant de saturation IS caractéristique pour
chaque métal.
4- si : n < n0 l’effet photoélectrique n’apparait pas quelle
l’intensité du rayonnement et le temps d’exposition.
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5- L’énergie cinétique des électrons émis est proportionnelle à la
fréquence du rayonnement n
6- Dès que , n > n0 l’intensité
du courant électrique
(nombre de photoélectrons
éjectés) est proportionnel à
l’intensité du rayonnement
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B: Echec de la physique classique pour expliquer l’effet
photoélectrique
L’intensité du courant électrique I issue des électrons
éjectés par effet photoélectrique devrait être
proportionnelle à l’intensité lumineuse (puissance)
(Ce qui est en contradiction avec le fait que I =0 si n < n0
quelle que soit la puissance)
Si on augmente l’intensité de l’onde, l’énergie cinétique des
électrons devraient augmenter et les électrons seront éjectés.
(Ce qui est en contradiction le fait que les électrons une vitesse
nulle si n < n0 quelle que soit la puissance)
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Désaccord entre les résultats expérimentaux et la
physique classique
L’émission des électrons est instantanée dès que n > n0 .
Tout se passe comme si l’onde interagit avec les électrons du
métal pour les arracher de ce dernier.
L’énergie de cette onde doit être suffisante pour arracher
les électrons du métal: existence d’une fréquence seuil n0 qui
dépend de la nature du métal
L’énergie cinétique des photoélectrons est indépendante
de l’intensité du rayonnement, mais c’est leur nombre qui
en dépend. (constatation 4 et 5)
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la dépendance de l’énergie cinétique des photoélectrons
en fonction de la fréquence de l’onde et son indépendance
de la puissance de la lumière incidente ne trouvent pas
d’explication dans la théorie classique.
Solution: Einstein (1905)
Cet effet est un phénomène d’interaction
Rayonnement –Matière.
Lumière= ensemble de corpuscules (Quanta) appelés photons
d’énergie hn
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C: Solution apportée par la Mécanique Quantique
Hypothèse d’Einstein: Le rayonnement (lumière) ou
la radiation électromagnétique est constituée d’un
grand nombre de petits paquets d’énergie, les photons
dont l’énergie, pour une fréquence n est donnée par:
hc
E hn
l
Ainsi, la lumière interagit avec la matière et elle se
comporte comme si l’énergie était contenue sous forme
de paquets localisés dans l’espace. Ce paquet d’énergie
est appelé quantum de la lumière.
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D’après cette hypothèse, si le photon a une énergie
suffisante, il peut vaincre l’énergie liaison de l’électron
et l’extraire.
a- Soit W0=h n0 cette énergie de liaison ou énergie seuil.
b- Si n > n0, le nombre d’électrons éjectés croit avec
l’intensité des photons incidents.
c- Si n > n0, le bilan énergétique de l’effet
photoélectrique est hn=W0+EC.
1 2
EC mv étant l’énergie cinétique du photoélectron
2
33
Le potentiel d’extraction des électrons du métal
hn 0 W0 eV0 Energie seuil ou Energie d’extraction
La fréquence seuil est alors donnée par:
W0 eV0
n0
h h
L’énergie cinétique du photoélectron éjectés
EC hn W0 h(n n 0 )
34
Ainsi , l’énergie cinétique (ou vitesse) du photoélectron
croit avec la fréquence.
La pente détermine expérimentalement la valeur de la
constante de Planck h
EC hn W0 h(n n 0 )
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D: Explication de l’hypothèse d’Einstein
Le photon (rayonnement) interagit avec les électrons de la
matière.
Lors du choc photon (corpuscule) – électron, le quantum
d’énergie hn du photon est totalement absorbée par l’électron
Une partie=W0 (travail Le reste est sous forme
d’extraction) est utilisée pour d’Ec de l’e- éjecté.
libérer l’e-
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Explication du courant de saturation
Si le nombre N de photons croît (Puissance P augmente)
Le courant I croît jusqu’à ce que les
électrons du métal s’épuisent
Les photons incidents supplémentaires
sont absorbés par le métal sans qu’il
y’aura éjection d’électron
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E: Caractéristiques et Propriétés des Photons
Le rayonnement (lumière) est constitué d’un paquet de
corpuscules appelés photons
Au repos ses photons sont des particules sans masse
ayant une énergie:
hc c: vitesse du photon (lumière)
E hn c= 3×108m/s
l
C’est une particule ultra-relativiste qui interagit avec la matière
comme si elle possédait une quantité de mouvement p tel que:
2
p k k étant le vecteur de d’onde k
l
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F: Notion de relativité restreinte
Les effets relativistes commencent à
apparaitre dès que la vitesse d e la
particule est > à 0,3c
Une particule
Ultra-relativiste Non relativiste
si sa vitesse v=c (photon) si sa vitesse v<<c
Relativiste
0.3, 0.8
v
c
39
En relativité restreinte, l’énergie et la masse d’une particule
sont:
E p 2 c 2 m02 c 4 , p m0v E m0c 2 , m m0
1
avec Ceci pour une particule de masse
2
1 v au repos m0, de vitesse v et
c2
d’impulsion p
Autrement dit si v=c, l’énergie du photon est infinie ce qui
incompatible avec l’énergie finie du photon.
La masse du photon au repos est m0=0
40
A partir des relations de la relativité restreinte, nous déduisons:
Energie au repos: E0=m0c2
Energie cinétique: Ec=E-E0= mc2
E v
Relation Energie-impulsion: 2
P c
Pour un photon E pc
La quantité de mouvement pour un photon:
E hn h 2
p k où k est nombre d’onde
c c l l
41
3: Diffusion et Effet Compton
Ce phénomène est observé lorsqu'un photon incident entre en
collision avec un électron d'un atome. Au cours de ce processus,
l'électron est éjecté de l'atome, tandis qu'un photon est diffusé.
L'angle de diffusion du photon est et celui de l'électron
42
A partir des lois de conservation de l’énergie et de l’impulsion
on montre que: (voir T.D.)
4 2
l l l
' h
1 cos sin
me c me c 2
l est la longueur d’onde du photon incident
l’ est la longueur d’onde du photon diffusé
l’ dépend de l’angle de diffusion , l’> l.
Diminution de la fréquence n’ < n
Le photon perd son énergie au profit de gain de l’EC
de l’e- éjecté / E’ < E
43
En Conclusion
La diffusion Compton est une preuve de
l’interaction rayonnement matière.
Le rayonnement incident interagit avec la matière
comme un corpuscule d’énergie hn qui perd une
partie de son énergie lors de la diffusion des
électrons qui constituent la matière.
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4- Spectre atomique
A: Introduction
Les atomes absorbent et émettent
de la lumière d’une manière
discontinue.
Seules certaines longueurs
d’ondes sont absorbées ou émises.
C’est un effet purement quantique; car la physique classique
prévoyait un spectre atomique continue.
L’ensemble de ces raies constitue le spectre atomique propre à
chaque atome.
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On distingue deux types de spectres d’un atome :
Spectre d’absorption: Spectre de radiations
discrètes absorbées par l’atome
Spectre d’émission: Spectre de radiations discrètes
émises par l’atome
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B: Spectre de l’atome d’hydrogène
Le spectre de l'hydrogène est l'ensemble des longueurs d’onde
présentes dans la lumière que l’atome d’hydrogène est capable
d'émettre.
Ce spectre lumineux est composé de longueurs d'onde discrètes
dont les valeurs sont données par la formule de Ritz Rydberg:
1 1 1 1 1
RH 2 2 ou n cRH 2 2
l n1 n2 n1 n2
lest la longueur d’onde de la lumière dans le vide;
RH est la constante de Rydberg de l’hydrogène;
n1 et n2 sont des entiers tels que n1 < n2.
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C'est la fréquence correspondant au photon émis ou absorbé
lors d'une transition atomique pour un électron entre deux
niveaux principaux d'énergies caractérisés par les nombres
quantiques n1 et n2
Série de Balmer
La série de Balmer : est le spectre d’émission de l'atome
d'hydrogène pour les transitions d'un état quantique de nombre
principal n2 >2 vers l'état de niveau n1=2.
1 1
n Bal cRH 2
4 n2
48
C: Interprétation du spectre atomique
Le caractère discret du spectre de raies de l’atome d’hydrogène
ne trouvait d’explication dans le cadre de la mécanique classique.
Pour interpréter ces résultats expérimentaux plusieurs modeles
ont été proposés
Modèle de Thomson (1902)
Dans ce modèle, l'atome est
composé d'électrons plongés
dans un milieu de charge
positive pour équilibrer la
charge négative des électrons.
Modèle planétaire de Rutherford (1909)
Expérience de Rutherford:
On irradie avec les particules α une feuille d'or
et on observe que la majorité des particules
traversent la feuille d'or sauf certaines particules
sont légèrement déviés.
Hypothèse de Rutherford:
Un atome constitué d'un noyau chargé
positivement et contenant la majorité de la
masse de l'atome, et séparé par du vide, des
électrons tournant autour comme des planètes
autour du Soleil. C'est le modèle planétaire de
l'atome.
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Modèle Bohr (1913)
Pour améliorer les deux modèles précédant pour expliquer le
spectre d’émission de l’atome d’hydrogène Bohr proposa les
postulats suivants:
Postulat 1:
l’électron est soumis à la force coulombienne
sur une orbite circulaire autour du noyau.
1 e 2 mv2
P.F.D (1)
4 0 r 2
r
v= vitesse de l’e-
m= masse de l’e-
51
Postulat 2:
l’électron ne peut se déplacer que sur une orbite de moment
cinétique :
L=nħ. n=1, 2, 3...
Le moment cinétique L est donné par
L mvr n (2)
En combinant (1) et (2), les rayons des orbites et la vitesse des
électrons seront quantifiés selon
n 2 2 1 e2
r n 4 0 et vn (3)
me2 4 0 n
2
r1 4 0 2
0,53 Å r1 est le rayon de Bohr
me
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L’énergie totale de l’électron est la somme des énergies cinétique
et potentielle
1 2 e2 E0 me2
En K V mvn 2 où E0 13,6 eV
2 4 0 rn n 4 0 2
2 2
Postulat 3:
A chaque orbite permise de rayon rn correspond une énergie bien
déterminée par En.
Les transitions des électrons se font par « sauts »
Un e- passe d’une orbite d’énergie En1 vers une énergie En2 plus
petite (plus grande) par émission (absorption) d’un photon
d’énergie:
En1 ,n2 hn n1 ,n2 En1 En2
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Ces résultats théoriques sont en bon accord avec la loi
empirique de Ritz
Avec ce modèle de
Bohr, toutes les raies
spectrales de l’atome
d’hydrogène prévues
par Lyman, Balmer et
Paschen ont été
reproduites
54
Série de Lyman correspond aux transitions des états excités
(n2 ≥ 2) de l’atome H vers l’état fondamental n1=1.
(Série spectrale dans l’U.V.)
Série de Balmer correspond aux transitions des états excités
(n2 ≥ 3) de l’atome H vers le premier état excité n1=2.
(Série spectrale dans le visible)
Série de Paschen correspond aux transitions des états excités
(n2 ≥ 4) de l’atome H vers le deuxième état excité n1=3.
(Série spectrale dans l’infrarouge)
La mesure de l’énergie correspondante à ces transitions à
permis de dégager la valeur exacte de la constante de Rydderg.
R 13,6 eV pour l ' atome d ' hydrogène
55