INTRODUCTION
Les lymphocytes CD4+ sont détruits par l'infection par le VIH (virus de
l'immunodéficience humaine) (VIH-1 ou VIH-2), ce qui accroît le risque de
certaines infections et de cancers.
Le taux de déplétion lymphocytaire CD4+ est relativement lié au risque de
manifestations ultérieures induites par le déficit immunitaire.
Le VIH peut causer des lésions directes au cerveau, aux gonades, aux reins et au
cœur, ce qui peut entraîner un déficit cognitif, un hypogonadisme, une
insuffisance rénale ou une cardiomyopathie .
Il existe diverses manifestations, allant des formes asymptomatiques au
syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA), qui est caractérisé par les
maladies qui définissent le SIDA (infections opportunistes sévères ou cancers),
ou une numération des CD4 < 200/mcL.
On peut établir le diagnostic d'infection par le VIH en utilisant des tests
d'anticorps, d'acides nucléiques (ARN du VIH) ou d'antigènes (p24).
Il est essentiel de proposer systématiquement ces tests de dépistage aux
adultes et aux adolescents, âgés de 13 à 64 ans.
De plus, il est nécessaire de faire un test de VIH chez les femmes enceintes au
début de chaque grossesse, même si elles ont été dépistées lors de grossesses
antérieures.
L'objectif du traitement est d'éliminer la réplication du VIH en associant ≥ 2
médicaments qui inhibent les enzymes du VIH.
Si la suppression de la réplication est maintenue, le traitement peut rétablir la
fonction immunitaire chez la plupart des patients.
PROBLEMATIQUE
Depuis sa découverte en 1983, il a radicalement changé les stratégies
mondiales de santé publique et de soins de santé.
Malgré la disponibilité d'un traitement antirétroviral (TAR) très efficace pour les
infections et l'amélioration de l'espérance de vie, les individus atteints du VIH
restent vulnérables à un risque de complications infectieuses ou non
infectieuses, et de comorbidités qui nécessitent leurs hospitalisation en
réanimation.
Face à cette problématique, nous nous somme posé les questions suivantes :
Quel est le profil épidémiologique clinique et évolutifs des patients atteints
par le VIH ?
Quels sont ces complications et quels sont les motifs d’hospitalisations en
réanimation pour ces patients ?
Quels sont les facteurs occasionnant cette pathologie ? Et comment peut-on
optimiser la prise en charge de ces patients ?
LES OBJECTIFS
Les principaux objectifs de la recherche chez les patients VIH en réanimation
sont nombreux et visent à améliorer leur prise en charge, optimiser le
pronostic et identifier les facteurs de risque.
Ces objectifs comprennent :
Évaluer la prise en charge optimale des patients séropositifs en
réanimation :
Déterminer les traitements spécifiques (médicaments antirétroviraux,
traitement des comorbidités) et leur impact sur le pronostic des patients.
Analyser les raisons d'admission en unité de soins intensifs : Examiner les
raisons d'admission en unité de soins intensifs (par exemple, infections
opportunistes, décompensation de maladies concomitantes, effets
secondaires du traitement antirétroviral).
Analyser les changements cliniques et pronostiques.
Surveiller les changements chez les patients VIH dans les unités de soins
intensifs, identifier les facteurs de mortalité et d'amélioration et étudier
l'efficacité des soins intensifs.
Comparaison du pronostic des patients séropositifs et non infectés par le
VIH : évaluez de manière comparative les chances de survie, les
complications et d'autres résultats importants entre les patients infectés
par le VIH et ceux non infectés par le VIH dans l'unité de soins intensifs.