Memoire
Memoire
Prévention et traitement
pP des inclusions
canines maxillaires
Réalisé par :
BelacelAmira Cherifi Lydia TamendjariGhiles
BerkoukOuardia Didouche Yamina Zaidi Dehia
Encadré par : Professeur KACI.N
Composition du jury :
Président : Dr. MISSARA
Examinatrice : Dr. HARBANE
Remerciements :
CHERIFI Lydia.
Je dédie ce modeste travail, comme preuve de respect, de gratitude, et de
reconnaissance à :
Pour tous ses dévouements consacrés à mon éducation et mes études, ses
sacrifices, et sa tendresse.
Pour son amour inconditionnel, sa sagesse inégalable, et son soutien dans les
moments les plus laborieux.
Aucun mot ne semble assez fort pour décrire le bien-être que je ressens en étant
sa fille.
Qui égaie notre maison avec sa joie de vivre et son sourire rayonnant.
Pour leur bienveillance ainsi que leur présence permanente à mes côtés.
Pour tous les bons moments passés ensemble durant notre cursus.
BELACEL Amira.
Avec l’expression de ma reconnaissance, je dédie ce modeste travail :
A mes parents,
Pour l'amour qu'ils m'ont toujours donné, leurs encouragements et toute l'aide
qu'ils m'ont apportée durant mes études.
Aucun mot, aucune dédicace ne pourrait exprimer mon respect, ma
considération, et mon amour pour les sacrifices qu'ils ont consenti pour mon
instruction et mon bien-être.
A mes sœurs et mon frère,
Je le sais, ma réussite est très importante à leurs yeux, que dieu vous garde pour
moi.
Une pensée très spéciale envers mes collègues et mes amis pour leur soutien
moral et leur esprit de groupe.
Ainsi que tous ceux qui ont contribué deprès ou de loin à la réalisation de ce
projet.
ZAIDI Dehia.
Au nom d’Allah le plus grand merci lui revient de nous avoirguidévers le droit
chemin, de nous avoir aidés tout au long de nos annéesd’étude.
A dieu, pour la force qu’il me donne, et qu’il donne aux personnes qui m’ont
aidée et soutenue.
Pour témoigner qu’il s’agit du fruit des sacrifices qu’il a consentis pour mon
éducation et ma formation, puisse Dieu le tout puissant t’accorder sa
miséricorde et le vaste paradis.
Ta prière et ta bénédiction m’ont été d’un grand secours pour mener à bien mes
études.
Tu as fait plus qu’une mère puisse faire pour que ses enfants suivent le bon
chemin dans leur vie et leurs études.
Vous avez été une des motivations profondes de mon désir de réussir. Restons
unis et soyons fidèles à l’éducation que nous ont inculquée nos parents. Trouvez
dans ce travail le témoignage de mon amour fraternel. Puisse Dieu nous donner
longue vie et préserver cette belle entente familiale.
Pour votre gentillesse, pour votre humeur, merci pour votre aide.
Je vous dédie ce travail avec tous mes vœux de bonheur, de santé et de réussite.
A mes chères ami(e)s et a toutes celles et ceux qui m’ont aidée dans mes
études.
BERKOUK Ouardia.
Comme chaque début à une fin, voici le jour de clôture de ce long cursus rempli
d’émotions, de réussites et d’échecs, c’était des années de merveilles, des
années ou je me suis construite un vaste horizon.
Avant tout c’est grâce à dieu que nous sommes là je dédie ce travail à : mes
chers parents pour leur encouragement, et toute l’aide qu’ils m’ont apportée
durant mes études.
Je suis très fière d’être votre fille et de pouvoir enfin réaliser, ce que vous avez
tant espéré et attendu de moi. Vous n’avez jamais cessé de déployer tous vos
efforts afin de subvenir à nos besoins, nous encourager et nous aider à choisir le
c+hemin de réussite. Cher père, veuillez trouver dans ce modeste travail, le fruit
de vos sacrifices ainsi que l’expression de ma profonde affection et ma vive
reconnaissance, que dieu vous protège et vous garde.
Maman, si Dieu a mis le paradis sous les pieds des mères, ce n’est pas pour
[Link] représentes pour moi le symbole de la bonté par excellence, la source de
tendresse et l’exemple du dévouement qui n’a pas cessé de m’encourager et de
prier pour moi. Aucune dédicace ne saurait être éloquente pour exprimer ce que
tu mérites pour tous les sacrifices que tu n’as cessé de me donner depuis ma
naissance, durant mon enfance et même à l’âge adulte. Je le dédie ce travail en
témoignage de mon profond amour. Puisse Dieu, te préserver et t’accorder
santé, longue vie et bonheur, je t’aime.
A mon petit frère adoré Sami merci pour ton soutien et ta joie de vivre.
A mon Fiancé Mohamed, mon soutien moral et source de joie et de bonheur, tu
m’as toujours encouragée, incité à faire de mon mieux.
DIDOUCHE Yamina.
Je dédie ce travail :
A DIEU al-hamdu-li-lah,
A mes chers parents SAHRA et AZZEDINE, sans qui je ne serai pas là, plus
sérieusement, pour leur amour et leur soutien permanent (notamment financier,
il faut le dire) merci pour vos encouragements, vos prières pour moi et votre
présence dans ma vie, aucune dédicace ne saurait exprimer l’amour, le respect
que j’ai pour vous. Que DIEU tout puissant vous protège et vous accorde longue
vie et bonne santé.
A mes chères sœurs, KATIA, DIHIA, pour leur soutien moral sans oublier mon
beau frère ADEL ainsi que mon tout petit neveu MEHDIDOU.
A toute ma famille, qui m’ont donné le courage, et l’espoir. Que DIEU vous
protège.
A tous mes amis, mes proches, mes collègues d’étude et à toute personne qui
m’a aidé à réaliser ce travail.
TAMENDJARI Ghiles.
Table des matières
Introduction .......................................................................................................... 1
Les objectifs…………...……………………………………………………...…2
Chapitre I : Généralités
-Terminologie ........................................................................................................................... 21
2-7-1-L‟âge................................................................................................................................. 25
Chapitre II : Etiopathogénie.
1-2-1-Hypovitaminoses .............................................................................................................. 29
ii
1-2-2-Troubles endocriniens ...................................................................................................... 29
1-2-4-Idiopathique ...................................................................................................................... 30
3-1-2-Traumatismes ................................................................................................................... 34
3-1-4-L‟ankylose ........................................................................................................................ 37
3-3-1-Radiothérapie ....................................................................................................... 41
3-3-2-Chimiothérapie ..................................................................................................... 41
1-2-1-Moulages .......................................................................................................................... 51
1-2-2-2-1-Scanner .............................................................................................. 57
iv
Chapitre V : Traitement.
3-1-1-Transplantation ................................................................................................................. 75
3-1-5-Marsupialisation ............................................................................................................... 79
v
3-2-3-Phase orthodontique post –chirurgicale .......................................................................... 90
Références bibliographiques
vi
Liste des abréviations
...................................................15
Tableau III: Comparatif des médians d'âges d‟émergence des canines maxillaires chez les
[25]......................................... 18
Tableau IV: prévalence de l‟inclusion canine maxillaire dans différentes populations. [52]
………………………………………………………………………………………………...28
2D.
[111]..........................................................................................................................................61
[111]......................................................62
Tableau VIII : Doses efficaces, risque théorique de cancer létal et équivalent en termes
[107]..........................................................................................................................................63
viii
Listes des figures
Figure1 : Lame dentaire à l‟origine des 10 bourgeons dentaires. [1] ......................................... 3
Figure 5: Image intra-buccale montrant des dents natales dans la région mandibulaire
antérieure. [11]………………………………………………………………………………. 10
Figure7: «Bosse canine » engendrée par la présence de la racine de la canine maxillaire. [15] 14
Figure8: Schémas des différentes faces de la canine maxillaire droite (13). [15]…………...15
Figure9: Dentition à l‟âge de 4 ans ; les cryptes des canines maxillaires sont plus hautes et
Figure13: Le couloir d'éruption de la canine est limité mésialement par la paroi radiculaire de
l'incisive latérale. Les axes de ces deux dents se redressent progressivement lorsque la canine
franchit le niveau du centre de résistance de la latérale. Dans le même temps, le septum inter-
Figure19: Visualisation de la distance inter canines avant l‟éruption des canines. [18] .......... 31
Figure27: Volumineux kyste folliculaire sur 23 bloquant son évolution. [33] ......................... 37
Figure 28 : Vue intra-orale et radiographie panoramique d‟un patient atteint d‟AI de type
palatine. [17]............................................................................................................................... 40
Figure30: Agénésie de la latérale. La canine est incluse en dystopie palatine. [32] ................. 40
Figure32: Classification des différentes situations de la canine incluse Par rapport aux faces
Figure33: Classification de l‟inclusion canine maxillaire selon Ghoneima et Coll. [85] ......... 45
x
Figure34: Illustration schématique de la position mésio-distale de la pointe cuspidienne dans
Figure 40: Panoramique dentaire montre l‟inclusion des canines maxillaires. [31] ................. 51
Figure 41: Cliché rétro alvéolaire avec une incidence distocentrique. [17] ............................. 52
Figure42: Cliché rétro alvéolaire avec une incidence orthocentrique. [17] .............................. 52
[18] ............................................................................................................................................. 54
[28]……………………54
.................................................................................................................................................... .55
Figure 47: Téléradiographie frontale. Les axes canins de 13 et 23 sont parfaitement verticaux.
[18] ............................................................................................................................................. 56
Figure 49: Inclusion de 13 et 23, les couronnes sont palatines par rapport aux racines de 11 et
xi
l‟appui des couronnes des canines. 1 : CB reconstruction 3D avec seuillage ; 2 : verticale
Figure 52:Schéma illustrant la thérapeutique de mise en place d‟une canine définitive par
Figure 53:Découverte fortuite sur une radiographie panoramique de deux dents surnuméraires
coniques empêchant l‟éruption des incisives centrales permanentes chez un patient âgé de 7
Figure58: Aménagement du couloir éruptif par avancement du groupe incisif [18] ................ 74
Figure59: Distalisation des deuxièmes molaires avec un pendulum. [55] ................................ .74
Figure60: Aménagement du couloir éruptif par distalisation du secteur latéral. [18] ............... 74
Figure62: Panoramique montrant l‟avulsion de l‟incisive latérale riziforme pour laisser place
à la canine définitive et fermeture de l‟espace par mésialisation des secteurs postérieurs. [71] 75
[129]…………………...……………….80
xii
Figure66: a–c : cette 13 est basse, la hauteur de gencive kératinisée est de 7 mm. Il est
gencive.[128] .............................................................................................................................. 82
Figure67: a–d : cette 13 est basse et la hauteur de la gencive adhérente est faible, l‟incision
horizontale est décalée en palatin pour avoir plus de gencive kératinisée et pouvoir coller un
anneau en palatin car il s‟agit d‟un traitement lingual. Un jeu d‟incisions verticales et de
sutures permet de déplacer une bande de gencive au-dessus de la zone d‟email exposée. [128]82
Figure68:a–c : la 13 est en position moyenne, en vestibulaire de l‟incisive latérale. [128] .... ….83
Figure 69: Illustration de la technique fermée appliquée sur une canine vestibulaire en
Figure 70 : Approche
VISTA.[131]………………………...………………………….……..84
………………………....86
Figure 74:Retro-alvéolaire d‟une technique du lasso pour tracter la canine incluse. [17]…..87
[100] ........................................................................................................................................... 91
Figure 84: A. Attache collée et chaînette métallique. B. Transmetteur de force en or. [100]... 93
Figure 86 :a. Plaque en résine proposé par VION en 2000. [18] .............................................. 96
Figure 88: Traction d‟une canine en classe 3 en inclusion haute. [18] ..................................... 98
Figure 91: Arbre décisionnel sur la conduite à tenir en présence d'une canine maxillaire
incluse, chez le sujet jeune sans contre-indication médicale .................................................... 102
Figure 92: Étude réalisée par A. Becker et al. Sur le pronostic de la désinclusion selon l‟âge.
[76] ............................................................................................................................................ 106
Figure 93 : Photographie montrant l‟absence des deux canines permanentes.......................108
Figure 94 : Radiographies préliminaires, objectivant l‟inclusion de 13 et 23, ainsi que leur
position palatine......................................................................................................................108
Figure 95 : Les différentes phases orthodontiques et chirurgicales.......................................109
Figure 96 : Photographie prise en fin de traitement...............................................................109
xiv
INTRODUCTION :
La canine est l‟élément clé de l‟organisation générale des arcades dentaires ; sa situation au
carrefour du groupe incisif et prémolaire lui confère une importance majeure, tant au niveau
esthétique que fonctionnel.
Un diagnostic précis est nécessaire pour la localiser dans les trois plans de l‟espace,
l‟orthodontiste a la responsabilité principale de la coordination des efforts pour fournir au
patient un résultat favorable et stable.
1
Les objectifs :
-Déterminer en quoi le cône beam doit devenir l‟examen de référence dans la gestion des
canines incluses.
2
Chapitre I
Rappel
Chapitre I
1-Rappel embryologique :
L‟épithélium odontogène se met en place à partir du 30ème jour IU, il dérive du premier arc
pharyngé, se développe à partir des procès maxillaires et mandibulaires du stomodeum, future
cavité buccale, et préfigure la future arcade dentaire. Il s‟épaissit et s‟enfonce dans le
mésenchyme dérivé des crêtes neurales sous-jacent, se dédouble et forme deux lames
épithéliales continues : la lame vestibulaire (qui dégénère pour former le futur vestibule) et la
lame dentaire primaire, en forme de fer à cheval, à l‟origine des dents temporaires. [1-3]
Une des premières étapes dans la formation d'une dent visible au microscope est la séparation
entre le sillon vestibulaire et la lame dentaire.
Le développement dentaire est généralement divisé, par convention, en trois stades : le stade
du bourgeon dentaire, le stade de la cupule, le stade de la cloche. Cette division n'est que
virtuelle car les changements ont lieu dans les faits de façon continue ; il est souvent difficile
de décider quel stade particulier attribuer à une dent en développement. Cette détermination
se trouve encore compliquée par l'aspect variable des divers tissus retrouvés sur différentes
3
Chapitre I
sections de la même dent en développement, qui peuvent apparaître être situés à des stades
différents. [2]
1-1-1-Stade du bourgeon :
Au cours du premier stade du développement dentaire, la lame dentaire primaire subit des
phénomènes de régionalisation et de segmentation, formant des renflements épithéliaux
entourés de cellules mésenchymateuses (Tilotta et al, 2010), appelés bourgeons dentaires, à
l‟origine des futurs germes des dents temporaires. Ainsi, les deux futures arcades dentaires ont
chacune 10 bourgeons dentaires qui évoluent de manière identique jusqu‟au stade de la cloche
dentaire. Ce stade, aussi appelé « initiation » débute dès la 8ème semaine intra utérine, avec
l‟apparition des bourgeons des incisives et canines temporaires puis, à la 9ème semaine, ce
sont ceux des molaires temporaires. A ce stade, le germe dentaire apparaît comme une masse
épithéliale ovoïde peu différenciée entourée de mésenchyme et séparée de ce dernier par une
membrane basale. [4]
4
Chapitre I
1-1-3-Stade de la cloche :
Ce stade est caractérisé par l‟établissement de la morphogenèse coronaire accompagné de
différenciations cellulaires et de l‟établissement de la future jonction émail-dentine.
Une nouvelle strate cellulaire apparaît interposée entre le réticulum étoilé et l‟épithélium
dentaire interne : le stratum inter médium, ces cellules ressemblent à celles du réticulum étoilé
et préparent la formation amélaire. [6]
5
Chapitre I
Durant toute la période de la vie intra-utérine, de nouvelles travées osseuses épaississent peu à
peu les alvéoles et ainsi se crée progressivement un plancher osseux qui isole la région
dentaire de l'axe vasculo-nerveux et le fond de la gouttière se transforme en un canal, c'est le
canal dentaire.
6
Chapitre I
- D'une part, de nouvelles lames osseuses s'empilent dans le fond de l'alvéole qu'elles tentent
de combler ;
-D'autre part l'os alvéolaire continue de croître rapidement et son rebord supérieur s'élève.
Nous avons noté également une apposition osseuse sur la face interne de l'os alvéolaire et une
résorption sur sa face externe, ce qui permet le déplacement vestibulaire et occlusal de la dent.
En cas de version ou de rotation de la dent en éruption, les modifications sont identiques, aux
zones de pressions correspond une résorption de l'os et aux zones de tension une apposition
d'os nouveau.
Cependant l'involution ou la perte du système dentaire retentit sur tout son appareil de
soutien.
Les arcades alvéolaires subissent une diminution de hauteur et d'épaisseur et peuvent même
disparaître. [1]
Il est essentiel d‟établir un calendrier d‟éruption de la denture temporaire basé sur les revues
de la littérature de façon à permettre aux cliniciens d‟établir un diagnostic clair et précis
concernant les variations tant dans la chronologie d‟éruption que dans la séquence. En effet, il
7
Chapitre I
doit être capable de diagnostiquer et d‟interpréter tant un retard qu‟une éruption prématurée.
Connaître la chronologie d‟éruption permet aussi de connaître l‟âge de l‟enfant en fonction
des dents présentes et ainsi d‟estimer le développement général de l‟enfant. [4]
En 1972, DEMOGUE propose une classification qui prend en compte les phénomènes de
dynamique propres à l‟apparition des différents groupes de dents. [8]
8
Chapitre I
9
Chapitre I
Figure 5 : Image intra-buccale montrant des dents natales dans la région mandibulaire
antérieure. [11]
10
Chapitre I
2-3-1-1-2-Eruption prématurées :
L‟éruption prématurée des dents temporaires amène sur l‟arcade dentaire des dents immatures
à l'état du germe. L‟étiologie de ces éruptions peut être : traumatique, tumorale, ou
infectieuse. [13]
2-3-1-1-3-Eruptions précoces :
L‟éruption précoce des dents temporaires est due le plus souvent à la position superficielle du
germe dentaire (facteur local), mais elle est également observée dans les cas
d‟hyperthyroïdisme et de puberté précoce. [13]
2-3-1-2-Dents permanentes :
Pour les dents permanentes, une éruption est précoce lorsqu‟elle survient un an avant la date
normale d‟éruption fixée à partir de la population générale. [14]
L'éruption précoce de toute la denture permanente est exceptionnelle.
L'éruption précoce d‟une seule dent permanente est une situation beaucoup plus fréquente,
généralement d‟étiologie locale ; la perte prématurée de la dent temporaire, en particulier à la
suite d‟une atteinte carieuse et infectieuse. Toutefois en général, l'éruption de la dent
successionnelle est anticipée si son édification radiculaire atteint la moitié de sa longueur
définitive. Dans le cas contraire, son éruption est retardée par la zone cicatricielle. [13]
Lorsque l'éruption précoce des dents permanentes est généralisée, elle est associée à des
causes générales dans la plupart des cas :
-la puberté précoce ;
-l'hyperthyroïdisme ;
-l‟acromégalie ;
-liée à des syndromes. [14]
11
Chapitre I
On parle de retard d'éruption généralisé lorsque toutes les dents, ou presque, sont retardées.
Les retards généralisés peuvent être en rapport avec des :
-Déficits nutritionnels ;
-Hypo fonctions endocriniennes non traitées (nanisme, hypothyroïdie, hypopituitarisme...) ;
-Trouble du métabolisme. Phosphocalcique (rachitisme, maladie d‟Albright) ;
-Traitements médicamenteux-chimiothérapie anticancéreuse, radiothérapie) ;
-Syndromes ; en particulier la dysostose célio-crânienne, dysplasie ectodermique anhidrotique
appelée aussi syndrome de Christ Siemens Touraine, le chérubisme ou le syndrome de
Gardner. [10]
12
Chapitre I
Pour Orthlieb, les facettes d‟usures fonctionnelles de la canine signent le type de guidage et
l‟intensité de la pression exercées. Cela souligne le lien nécessaire entre anatomie et fonction.
La forme générale de sa couronne est en « fer de lance ». [16]
13
Chapitre I
Tableau I : Valeurs descriptives des canines maxillaires. Source : Auteur d‟après Lautrou,
Anatomie dentaire, 1992. [15]
La face vestibulaire est fortement convexe, séparée en 3 lobes distincts par deux dépressions.
Le diamètre cervical mésio-distal est étroit, pour s‟élargir jusqu‟aux points de contact avant
de diminuer à nouveau vers le sommet cuspidien. Le bord libre se constitue donc d‟une arrête
mésiale et une distale se rejoignant en une pointe déportée en mésial ; la pointe canine. C‟est
aussi à ce niveau que se rejoignent la crête d‟émail palatine et l‟arête du lobe médian
vestibulaire. La pointe canine est plus ou moins marquée selon les sujets, et s‟use avec le
temps. Souvent tranchante chez le sujet jeune, elle s‟aplanit pour former une surface d‟usure
losangique.
La face palatine est plus étroite que la face vestibulaire, avec des reliefs bien marqués :
fortement convexe au niveau cervical (cingulum volumineux) avant de devenir concave vers
le bord libre. Le cingulum se prolonge par une crête d‟émail jusqu‟au sommet cuspidien,
séparant la concavité palatine en deux fosses (mésiale et distale).
La canine maxillaire est une dent monoradiculée. Sa racine, convexe jusqu‟à l‟apex sur toutes
ses faces, est la plus longue de la denture, pouvant atteindre jusqu‟à 3 cm. [16]
14
Chapitre I
Anatomie externe :
Figure 8 : schémas des différentes faces de la canine maxillaire droite (13). [15]
15
Chapitre I
la crypte se situe au niveau du plancher nasal. Latéralement, les cryptes se placent entre
l‟orifice de la cavité nasale et le sinus maxillaire dont elle constitue la paroi antérieure (fig. 9).
Si l‟ensemble des maxillaires est comparable à un tronc de cône, il est logique que les cryptes
les plus hautes soient également les plus internes. Le germe de la canine permanente s‟édifie
dans une position nettement en retrait des racines des dents lactéales et des germes des autres
dents.
À l'âge de 4 ans, la première molaire temporaire, le germe de la première prémolaire et celui
de la canine constituent 3 marches d‟un escalier. [17]
Figure 9 : Dentition à l‟âge de 4 ans ; les cryptes des canines maxillaires sont plus hautes et
plus internes que celles des autres dents. [17]
Figure 10 : Dentition à l'âge de 6 ans. [18] Figure 11 : Dentition à l'âge de 8 ans. [18]
Figure 13 : Le couloir d'éruption de la canine est limité mésialement par la paroi radiculaire
de l'incisive latérale. Les axes de ces deux dents se redressent progressivement lorsque la
canine franchit le niveau du centre de résistance de la latérale. Dans le même temps, le septum
inter-incisif s‟édifie (cliché de droite). [18]
générale apparente. On parle de retard d‟éruption lorsque celle-ci survient au-delà des âges
limites d‟éruption admis habituellement. [1 an pour les dents définitives]. [22-24]
Tout en étudiant l'âge d‟émergence des canines permanentes chez 4468 enfants flamands
(Belgique). Leroy et Coll ont réalisé une comparaison avec les résultats obtenus au cours des
deux dernières décennies par d‟autres chercheurs dans d'autres régions du monde (Tableau 3),
et ont établi le tableau comparatif suivant :
Tableau III : Comparatif des médians d'âges d‟émergence des canines maxillaires chez les
filles publié ces vingt dernières années dans l‟ordre chronologique [25].
Bien que l‟éruption des dents permanentes sont sous contrôle génétique, divers facteurs
généraux tels que le sexe, le statut socioéconomique, la morphologie crâniofaciale, les
maladies systémiques et les syndromes, peuvent influencer la chronologie normale de
l‟éruption [26].
2-4-4-Rôles de la canine :
2-4-4-1-Préparation du bol alimentaire :
Avant tout, les canines ont pour fonction le déchirement des aliments, les préparant ainsi à
être écrasés par les dents cuspidées. C‟est leur anatomie coronaire incisiforme qui le leur
permet.
Elles accompagnent les incisives dans le processus de section et dilacération du bol
alimentaire.
La mastication en denture temporaire est bilatérale alors qu‟elle est unilatérale alternée chez
l‟adulte. [27]
18
Chapitre I
On peut donc dire que les canines remplissent le rôle fonctionnel de protection et de guidage
des mouvements mandibulaires.
Durant la mastication, du côté triturant, la canine accompagne la mandibule dans son trajet
jusqu‟à la position d'intercuspidie maximale. Le mouvement d‟ouverture qui consiste à sortir
de la mastication est alors limité en amplitude par la canine controlatérale. Elle sert donc de
point d‟appui afin d‟optimiser l‟action des muscles élévateurs et de repère pour les relations
inter-arcades.
Lors du désengrènement, la fonction canine est considérée comme fonctionnelle s‟il n‟existe
pas d‟interférences du côté non travaillant.
Elle peut également être fonctionnelle en association avec d‟autres dents contiguës côté
travaillant mais sera sans doute moins économe en structures dentaires dans ce cas de figure
du fait des contacts répétés. De plus, l'activité neuromusculaire ne sera pas facilitée. [27]
2-4-4-3-Guide sensoriel :
C‟est par la canine que la différenciation de forces de faible écart d‟intensité serait la
meilleure. Ces informations d‟intensités axiales et obliques permettent un contrôle très précis
par le cerveau de la place de la mandibule mais également des articulations temporo-
mandibulaires et ce, dans les 3 plans de l‟espace.
Dans le cas d‟une canine manquante, les travaux du Docteur Casteyde mettent en évidence le
report quasi systématique de la mastication du côté où la canine subsiste. Les prémolaires ne
semblent pas prendre correctement le relais d‟une protection canine qui est alors cherchée du
côté opposé.
La canine apparaît par ses aptitudes sensorielles uniques comme une dent nécessitant une
attention particulière tant en termes de positionnement orthodontique, de restauration que de
remplacement prothétique. [27]
19
Chapitre I
2-4-4-7-Esthétique :
L‟absence canine est souvent ressentie comme dramatique par le patient et peut aussi avoir
des conséquences psychologiques. En effet, elles assurent la transition entre le secteur
antérieur et le secteur postérieur, donnent une forme et une expression au visage, permettent
d‟affirmer la personnalité lors du sourire. De plus, les canines ont un rôle de soutien des
téguments au niveau de la région supra commissurale. [28]
Il existe une myriade de termes pour désigner les divers retards d‟éruption, et des amalgames
sont faits entre toutes ces anomalies. C‟est le cas, par exemple, de l‟utilisation du terme de
dent incluse au sens large, qui peut être définie comme « une dent dont le phénomène
d‟éruption ne lui a pas permis de faire totalement éruption dans la cavité orale ». Or, ce terme
est beaucoup trop généraliste. Il paraît donc nécessaire d‟avoir une vue d‟ensemble de tous les
termes utilisés. [30]
2-5-2-Dent enclavée :
Une dent enclavée est une dent retenue dans le maxillaire au-delà de la date normale de son
éruption et dont le sac péri-coronaire est ouvert dans la cavité buccale. [29]
2-5-4-Dent en désinclusion :
Une dent en désinclusion est définie comme une « dent restée incluse, une grande partie de la
vie, jusqu‟à ce que certaines transformations morphologiques de la cavité orale favorisent son
exposition au milieu buccal ». [30]
22
Chapitre I
Certains facteurs peuvent faire suspecter une inclusion future de la canine maxillaire :
- Retard d'évolution par rapport à la dent controlatérale ;
-Autres anomalies dentaires (incisive latérale riziforme ou absente, agénésie des deuxièmes
prémolaires, infraclusion des premières molaires) ;
- Dysharmonie dento-maxillaire ;
- Présence d'obstacles sur le chemin d'éruption (odontomes, dents surnuméraires). [33]
Si la pointe de la canine non éruptée se situe dans les zones 2 et 3 avec un angle maximal de
55°, il y a 80% des chances que l‟éruption normale se produise dans les 12 mois suivants
l'extraction de la canine primaire. Plus la canine est vers le centre, moins bonnes seront les
chances d‟influencer favorablement son éruption pour qu‟elle devienne normale.
Les travaux des chercheurs cités en référence indiquent comment des mesures géométriques,
comme celles illustrées ci-dessous, sont de bons indicateurs pour diagnostiquer une canine
incluse dès l'Âge de 8 ans :
(A) la distance de la canine par rapport à une ligne unissant les bords des autres dents
(B) l‟angle que forme la canine avec les autres dents et(C) la zone dans laquelle se situe la
canine incluse.
À noter que le fait de superviser tôt ne “garantie” pas qu‟une canine ne deviendra pas incluse
ou sortira correctement mais une intervention de prévention et d‟interception aussi simple que
faire des extractions sélectives peut souvent minimiser les problèmes et éviter des inclusions
importantes. Si aucune intervention d‟interception n‟est faite cependant, là nous pourrons
vous “garantir” ou promettre qu‟une canine qui se dirige anormalement deviendra incluse.
[34]
24
Chapitre I
Selon Ericson et Kurol cité par Bassigny les examens radiologiques avant l‟âge de 10 ans ne
donnent aucune base fiable pour un pronostic d‟inclusion ultérieur sauf exception. Cependant,
il existe certains facteurs favorisants, comme l‟agénésie ou la microdontie d‟une incisive
latérale, une classe 2 division 2, une brachygnathie maxillaire, une très sévère dysharmonie
dento maxillaire, ou encore une rotation du germe de la première prémolaire. [35]
On peut définir la normalité de l‟éruption par rapport à :
2-7-1-L‟âge :
- L‟âge dentaire :
Correspond au stade d‟évolution de la denture d‟un sujet à un moment donné de son
développement estimé sur les clichés radiologiques selon le stade d‟éruption dentaire ou le
stade de minéralisation dentaire. Lorsque l‟âge chronologique coïncide avec l‟âge dentaire
cela signifie que les éruptions se font au moment opportun, par contre quand l‟âge dentaire ne
coïncide pas avec l‟âge civil, et diffère de plus en moins deux ans des valeurs moyennes,
l‟enfant est considéré comme denté précoce ou tardif.
Ahrari et Coll ont comparé les âges dentaires et chronologiques dans le diagnostic du
potentiel d‟inclusion canine maxillaire, et concluent que l‟âge chronologique n‟est pas un
critère valable d‟appréciation comparé à l‟âge dentaire. [36]
Nolla cité par Sachan et Coll a établi des normes qui permettent de déterminer l‟âge dentaire
du patient en fonction du niveau de développement de chaque dent. [37]
25
Chapitre I
-L'âge osseux :
Le développement et la croissance d‟un individu peuvent être plus rapides ou plus lents que
la moyenne. Ainsi, un enfant peut être relativement grand, de sorte que son âge
morphologique peut être considéré comme avancé et vis-versa.
La relation entre l'éruption de la canine maxillaire et la maturité du squelette a été évaluée par
la méthode de la maturation des vertèbres cervicales basée sur une analyse visuelle sur
céphalogrammes et suggère que si la canine n‟est pas sur l‟arcade aux stades [CS5 ou CS6]
cela signifie qu‟elle est incluse. [38]
Becquette et Coll. [39] ont évalué la relation de l'éruption canine maxillaire et la maturité du
squelette par la méthode de la maturation des vertèbres cervicales [CVM] et confirme qu'il
existe une grande variabilité interindividuelle à l‟égard de l‟âge d‟émergence de la canine et
concluent que l‟éruption de la canine supérieure permanente peut survenir à tout stade de la
maturation squelettique avant la fin de la poussée de croissance pubertaire [CS1-CS4]. La
canine est incluse quand elle est encore dans une position intra osseuse au CS5 ou au-delà (2
ans ou plus après la poussée de croissance chez les adolescents). [40]
26
Chapitre I
Hägg et Taranger [41] et Björk et Helm [42] concluent qu'à la fin de la poussée de croissance
pubertaire, toutes les canines et les prémolaires ont généralement fait leur éruption.
Selon Kothavade et Coll [43] l'absence de l'éruption de la canine supérieure permanente après
l'étape post-pubertaire [CS5 et CS6] peut être considérée comme un retard d'éruption.
Les inclusions les plus fréquentes concernent les 3èmes molaires mandibulaires puis les
3èmes molaires maxillaires, suivies par les canines maxillaires (18 %) des inclusions dentaires
soit 2% de la population, elle touche plus fréquemment la population féminine (environ 60%)
que masculine. [46]
Celles-ci peuvent présenter une inclusion vestibulaire, palatine ou intermédiaire.
La topographie de prédilection des inclusions canines est le maxillaire, la majorité des études,
signale que l'inclusion canine est deux fois plus fréquente au maxillaire qu'au niveau de la
mandibule. Dans le plan transversal, l'inclusion palatine se manifeste environ trois fois plus
souvent que l'inclusion vestibulaire. [47, 48]
27
Chapitre I
Jacoby indique que le nombre de canines maxillaires incluses du côté palatin est plus élevé
dans ses études, allant de 87 à 9, confirmé par Shapira et Kuftinec qui ont trouvé 85% des
canines maxillaires incluses palatines et les 15% vestibulaires. [41-51]
Population
Année Prévalence Nationalité
Examinée
1978 7886 < 0.8% Canadienne
1993 4898 3.6% Saoudienne
2003 1858 5.43% Hongroise
2003 1000 2.9% Turque
2004 4500 3.29% Turque
2008 1956 2.4% Pakistanaise
28
Chapitre II
Etiopathogénie
Chapitre II
Il est difficile d‟affirmer l‟existence de causes dans l‟inclusion de la canine, en effet plusieurs
facteurs étiologiques, systémiques et locaux, sont évoqués. [53]
Il est possible de retrouver un seul ou une combinaison de ces facteurs impliqués dans
l‟inclusion de la canine maxillaire. [51] La survenue d‟une canine incluse apparaît donc
multifactorielle. [52]
29
Chapitre II
1-2-4- Idiopathiques :
De plus en plus de preuves scientifiques, attestent que l‟inclusion canine est une anomalie
avec des origines génétiques. [57]
30
Chapitre II
Lors d‟une dysfonction ventilatoire, les vibrations ronchopathiques du voile agitent les
narines qui dévient les migrations canines, pouvant entraîner une compression incisivo-
canine. [60-62]
Figure 19 : visualisation de la distance inter canines avant l‟éruption des canines. [18]
d‟arcade maxillaire était étroite et plus longue avec une voûte palatine plus profonde par
rapport au patients avec des canines incluses du côté vestibulaire. McConnell et Coll [67] ont
étudié la contribution de l‟insuffisance transversale dans l‟apparition des canines incluses en
analysant la longueur , le périmètre et la forme d‟arcade comme cause mécanique locale des
inclusions canines palatines. Ils ont souligné que la réduction de la largeur transversale du
maxillaire est un facteur associé à la genèse des inclusions canines palatines. Ses résultats ont
été confirmés par les travaux de Schindel et Coll [68] qui ont montré que les patients avec un
décalage transversal, sont plus susceptibles d‟avoir une canine incluse.
32
Chapitre II
considérées comme deux entités d‟étiologies complètement différentes. Mc bride cité par
Rajik et Collaffirme que " l‟échec de l‟éruption des canines permanentes est simplement dû à
un écart entre la taille de la dent et la longueur d‟arcade". Chung et Coll ont confirmé les
conclusions de Mc bride en comparant le déficit d‟espace sur la longueur d‟arcade avec des
inclusions canines vestibulaires et palatines et ont montré un déficit moyen de 0,15 mm pour
les inclusions palatines par rapport aux inclusions vestibulaires avec une carence en longueur
d‟arcade d‟une moyenne de 7 mm. Selon Jacoby « trop d‟espace dans l‟os maxillaire
prédispose à l‟inclusion canine palatine ». Il a observé que près 83% des canines maxillaires
incluses du côté vestibulaire disposaient d‟un espace insuffisant pour l'éruption et que 85%
des inclusions palatines ont suffisamment d‟espace pour l‟éruption et conclut que pour les
inclusions du côté vestibulaire, la réduction de la longueur d‟arcade est souvent un facteur
causal primaire. Il est évidemment « logique » d‟expliquer que les canines maxillaires restent
incluses à cause du manque d‟espace, par contre si quelqu‟un prétend que la canine reste
incluse en raison de trop d‟espace dans le maxillaire, son explication semblera "illogique".
Donc seul l‟excès de place disponible fourni (la croissance excessive de l‟os maxillaire, par
une agénésie, une hypoplasie, une microdontie, une éruption précoce peut expliquer
l‟excédent d'espace lui permettrait de « plonger » dans l'os et de devenir palatine. Cette
hypothèse a été confirmée par les travaux de Kuftinec et Coll, Zilberman et coll. [31]
Figure 20 : L‟encombrement est l‟étiologie principale des dystopies vestibulaire : 13 a glissé sur le
bombé vestibulaire de la racine de la 12. [17]
33
Chapitre II
Cet espace sera fermé d'autant plus vite que la dérive mésiale va propulser les deux môlaires
et prémolaires vers l'avant supprimant ainsi toutes les chances de la canine de faire son
éruption dans de bonnes conditions. [5]
3-1-2-Traumatismes :
Sont moins fréquemment qu‟avec les incisives.
Un choc traumatique survenu dans le secteur antérieur au cours de la formation de la canine
peut provoquer un déplacement de son germe ou un traumatisme de la latérale. Ces accidents
perturbent parfois le trajet d‟éruption de la canine permanente selon l‟âge de survenue de
traumatisme. [17]
Les traumatismes au niveau du bloc incisivo-canin maxillaire lors de l‟enfance peuvent être à
l‟origine :
- D‟une destruction partielle du follicule ;
- D‟une ankylose ;
- D‟une modification de l‟axe corono-radiculaire pouvant aller jusqu‟à l‟horizontalisation du
germe. Ces trois conséquences entraîneront l‟inclusion de la canine. [71]
34
Chapitre II
35
Chapitre II
3-1-3-3-Les odontomes :
Ce sont des tumeurs bénignes odontogènes les plus fréquentes. Ils représenteraient, selon
Bhaskar cité par Veis, 22% des tumeurs odontogéniques des mâchoires.
Ils sont le plus souvent asymptomatiques et leurs découvertes se font par un examen
radiologique devant la persistance de la canine temporaire. La muqueuse est de couleur
normale sans signe inflammatoire.
Les dents les plus souvent retenues à cause des odontomes sont les canines, les incisives
centrales maxillaires et les troisièmes molaires. [5]
3-1-3-4-Les mesiodens :
Le mesiodens est la forme la plus commune de dent surnuméraire localisée au maxillaire
supérieur entre les deux incisives centrales. Habituellement de petite taille, il est le plus
souvent positionné en palatin. [70]
36
Chapitre II
3-2-3-6-Les obstacles osseux peuvent trouver leur origine de façon primaire ou secondaire
suite à l‟extraction précoce de la canine temporaire. Il se forme alors une cal osseuse de
cicatrisation qui empêche la mise en place de la dent permanente sur arcade.
3-1-4-L‟ankylose :
Se traduit par une disparition plus ou moins complète du ligament alvéolodentaire,
s'accompagnant de résorptions radiculaires bloquant à des stades variables toute évolution
dentaire physiologique ou provoquée. [69]
L‟ankylose doit être diagnostiquée précocement sur une dent incluse car elle est à l‟origine
des échecs orthodontiques. [33]
37
Chapitre II
3-2-2- L'amélogénèse imparfaite est une anomalie de structure de l‟émail qui touche
l‟ensemble de l‟arcade. Elle se caractérise par de nombreuses rétentions dentaires et
complique les protocoles de collage.
Les personnes atteintes d‟AI ont 6 fois plus tendance que les personnes non affectées à
générer une inclusion des dents permanentes.
De nombreuses étiologies ont jusqu‟à présent été suggérées pour expliquer le mécanisme
d‟échec de l‟éruption des dents chez les patients atteints d‟AI. Il s‟agit notamment du contrôle
moléculaire anormal du processus d‟éruption, du manque d‟espace et de l‟élargissement
folliculaire simultané.
Une étude s‟est portée sur les dossiers de patients venus en consultation à la clinique dentaire
de Monastir-Tunisie du Janvier 2005 au Décembre 2014, pour lesquels le diagnostic de l‟AI a
été confirmé à travers un examen clinique et une étude radiologique.
Sur les 40 dossiers médicaux collectés, 13 ont été rejetés selon les critères d‟exclusion.
Les 27 dossiers restants ont été rétrospectivement examinés.
Les résultats obtenus objectivent que le nombre de dents incluses ne différait pas
significativement entre les sexes, les modes de transmission et entre les différents types d‟AI.
23 patients (85,2%) avaient au moins une dent incluse avec un nombre total de 161 dents
incluses avec un nombre moyen de 5,95 dents incluses par personne.
Les dents les plus touchées étaient les canines (37%), suivies des prémolaires (30%) et des
molaires (23%). Le taux de réussite de l‟éruption spontanée des dents incluses est considéré
comme sensiblement inférieur et il est étroitement lié à la position verticale initiale des dents
incluses, aux causes de l‟impaction et aux modalités thérapeutiques.
Figure 28 : Vue intra-orale et radiographie panoramique d‟un patient atteint d‟AI de type
hypoplasique. Notez la mauvaise hygiène buccale, la béance antérieure, l‟exposition pulpaire,
la faible hauteur coronaire et la multitude des dents incluses. [128]
38
Chapitre II
3-2-3- L‟ectopie dentaire est une malposition de l‟organe dentaire. Elle pourra être primitive
ou secondaire suite à un choc traumatique. La dent est à distance de son site d‟éruption
normal et la force d‟éruption est alors mal dirigée ou insuffisante.
3-2-4- L‟absence d‟éruption peut trouver son origine au niveau embryonnaire par l‟insertion
anormale du gebernaculumdentis sur le sac péri coronaire ou sur le bulbe dentaire bloquant
l‟évolution dans l‟interdentis. La couronne et la racine se développent sans chemin d‟éruption
tracé dans l‟interdentis. [71]
3-2-5-La théorie du guide incisif : agénésie des incisives latérales et leur nanisme.
Lors de l‟éruption des canines maxillaires, la couronne entre en contact avec la face distale
des incisives maxillaires qui leur servirait alors de guide à l‟éruption.
Dans 16 % des cas d‟inclusions canines, il existerait une anomalie morphologique et/ou une
agénésie d‟une incisive latérale, voire une agénésie de la 2ème prémolaire mandibulaire
(Société française de stomatologie, chirurgie maxillo-faciale et chirurgie orale 2015). [73]
-rotation axiale pouvant déclencher une migration palatine, et dans certain cas vestibulaire ;
-retard de l‟édification radiculaire. [17]
Figure 30 : Vue après levée du lambeau .Agénésie de la latérale ; la canine est incluse en
dystopie palatine. [17]
40
Chapitre II
couronne de la canine ne peut passer derrière la racine de la latérale. Il n‟existe pas d‟espace
suffisant pour une migration palatine. [17]
3-2-6-La rotation progressive de la canine au cours de son éruption intra osseuse peut être
source de son inclusion. En effet, au cours de ce mouvement, la canine épuise son potentiel
d‟éruption pour réaliser la rotation. [71]
3-3-2-La Chimiothérapie :
Les médicaments utilisés au cours d‟une chimiothérapie sont actifs sur les cellules
cancéreuses mais peuvent également détruire ou endommager certaines cellules saines comme
celle de la bouche par exemple.
Une étude faite par Nawrocki et Coll sur des enfants cancéreux traités par chimiothérapie,
montre que les troubles les plus fréquents sont des racines grêles ou courtes des microdonties
et des agénésies dentaires. [75]
- La rétraction orthodontique trop précoce du bloc incisif avant l‟éruption des canines ; [76]
- La rétention d‟une canine définitive suite à la mise en place d‟un dispositif extra -oral à
action postéro-antérieure. [69, 77]
41
Chapitre II
Les canines permanentes maxillaires, après les dents de sagesses, sont les dents les plus
touchées par l‟inclusion avec une prévalence de 1 à 3%.
L‟inclusion canine est le plus souvent unilatérale (90%des cas).
Elle touche plus fréquemment la population féminine (environ 60%) que masculine.
La position des canines incluses est palatine dans 50 % des cas, dans 30 % des cas
vestibulaire, alors qu‟elle se trouve dans une situation intermédiaire dans 20 % des cas. [71]
42
Chapitre III
Classifications
CHAPITRE III
C‟est une nouvelle classification des dents incluses établie par Favre de Thierrens et Coll, elle
intègre les données des principales classifications référentielles internationales, on distingue :
[82]
- La dent retenue au sens large ;
- La dent incluse proprement dite ;
-La dent retenue enclavée ;
- Les dents incluses au sens large ;
- Une dent en inclusion /ré-inclusion.[83]
Yamamoto et Coll ont établi une classification simple des inclusions canines établie en
fonction de l‟inclinaison de l‟axe de la canine par rapport au plan d‟occlusion, et sa relation
avec les dents adjacentes déterminée sur orthopantomogramme et classée en 7 types : [84]
43
Chapitre III
C‟est une classification établie par imagerie tomodensitométrique cône beam classée en dix
groupes allant de (A) à (J) en fonction de leur position et de leur emplacement (Figure 32)
Dans cette étude le type (B) en position verticale derrière l‟incisive latérale était le plus
fréquent provoquant la résorption de la racine de l‟incisive latérale au niveau du tiers apical.
44
Chapitre III
Suivi des types (A) et (C) ou la canine présente une angulation mésiale provoquant la
résorption de la racine de l‟incisive centrale dans le tiers apical. Les types (I) et (J) étaient les
plus rares 0,4 . [85]
Ericson et Kurol dans EJO 1988 ont introduit une méthode pour évaluer la position de la
canine sur une radiographie panoramique dans cinq secteurs verticaux :
- Secteur 1 : entre l‟axe longitudinal de l‟incisive centrale et sa face mésiale ;
- Secteur 2 : entre la face distale de l‟incisive centrale et son axe longitudinal ;
- Secteur 3 : entre l‟axe longitudinal de l‟incisive latérale et sa face mésiale ;
- Secteur 4 : entre la face distale de l‟incisive latérale et son axe longitudinal ;
- Secteur 5 : entre la face mésiale de première prémolaire et la face distale de l‟incisive
latérale. [86]
45
Chapitre III
6-Classification de TizianoBaccetti :
La position de la canine incluse a été évaluée sur la radiographie panoramique en utilisant une
version modifiée des critères proposés par Ericson et Kurol2 (Fig. 34) :
-Angle α : Angle mesuré entre le grand axe de la canine incluse et la ligne médiane ;
-distance d : distance entre la pointe de la cuspide canine et le plan occlusal (de la première
molaire au bord incisif de l'incisive centrale) ;
-secteur s : Secteur où se situe la cuspide de la canine incluse : secteur 1, entre la ligne
médiane et l'axe de l'incisive centrale ; secteur 2, entre l'axe de l'incisive centrale et l'axe de
l'incisive latérale ; ou secteur 3, entre l'axe de l'incisive latérale et l'axe de la première
prémolaire. [87]
46
Chapitre III
La somme de ces trois mesures nous donne un score qui est d‟autant plus important que le
risque d‟inclusion est élevé. Si le score est supérieur ou égal à 15, l‟extraction de la canine
temporaire est alors indiquée afin d‟améliorer le repositionnement spatial spontané de la
canine permanente.
5-2-Mise en œuvre :
5-2-1-Critères de jugements :
Les 3 critères de jugements principaux visent à évaluer la position de la canine permanente
maxillaire sur cliché panoramique :
- position antéropostérieure de la canine permanente : évaluée par rapport au grand axe de
l‟incisive latérale maxillaire ;
- angulation : mesurée par rapport au plan sagittal médian ;
- position verticale : évaluée par rapport à la racine de l‟incisive centrale maxillaire.
47
Chapitre III
5-2-2-Méthode d‟évaluation :
Méthode conventionnelle de mise en œuvre :
48
Chapitre III
8- Conséquences de l’inclusion :
La canine incluse peut rester asymptomatique sans provoquer aucun effet secondaire, comme
elle peut entraîner de graves séquelles. Ce sont des cas considérés par les orthodontistes
comme étant difficiles à traiter de fait de la longue durée du traitement, nécessitant souvent
une investigation radiologique plus poussée etdu pronostic qui est défavorable .
Différents auteurs [89-91] ont suggéré des conséquences possibles d‟une inclusion canine,
Resti et Coll. [92] ont décrit un cas d‟obstruction du canal nasolacrymal suite à la jonction
voméro-septale, obstruant partiellement la cavité nasale droite avec une dévitalisation du
septum nasal. Selon Shafer[93], laisser les canines incluses peut entraîner des séquelles graves
telles : le déplacement des dents adjacentes, diminution de la longueur d‟arcade, formation de
kystes, infections, un sourire inesthétique associée à la persistance des canines primaires, une
douleur récurrente.
Mais le problème le plus couramment causé par les canines incluses est la résorption des
racines des incisives latérales adjacentes pouvant atteindre les centrales avec ou sans perte de
la vitalité dentaire. De même pour les racines prémolaires qui peuvent être résorbées par
l‟éruption canine mais c‟est plus rare. [94-96]
49
Chapitre IV
Démarche
diagnostique
Chapitre IV
1-Diagnostic positif :
1-1-Examen clinique :
La canine maxillaire fait son éruption entre 11 et 12 ans, avec une variabilité individuelle de 3
à 4 ans. Du fait de son trajet d‟éruption, les bosses canines sont généralement palpables dans
le vestibule vers l‟âge de 10-11ans. Ainsi, l‟absence ou une anomalie (symétrique ou
asymétrique) de voussure au niveau vestibulaire à cet âge-là doit laisser suspecter une
inclusion canine. De même la présence d‟une voussure palatine peut indiquer une inclusion
palatine de la canine.
Par ailleurs, l‟observation de l‟angulation des dents adjacentes peut informer le praticien sur
la position de la canine. Une fois l‟examen clinique réalisé, un examen radiologique
complémentaire peut être prescrit pour confirmer ou non l‟inclusion. [53]
50
Chapitre IV
1-2-Examens complémentaires :
1-2-1-Moulages :
L‟examen des moulages nous informe sur la forme d‟arcade, les symétries transversale et
sagittale, le diamètre inter canin, la morphologie et la position des latérales, la dysharmonie
dent dentaire, la dysharmonie dent maxillaire, les largeurs antérieur et postérieure, la longueur
antérieure des arcades. [18]
1-2-2-Examens radiographiques :
1-2-2-1-Techniques radiographiques en 2D :
1-2-2-1-1-Panoramique dentaire ou orthopantomogramme :
La radiographie panoramique est l‟examen de référence pour le dépistage des dents incluses.
Elle offre une vue d‟ensemble du maxillaire, de la mandibule, des procès alvéolaires, des
dents, des fosses nasales et des sinus maxillaires. Elle permet une évaluation d‟ensemble du
système dentaire et de ses anomalies et de la morphologie des dents (anomalie de forme,
courbure radiculaire, apex en crochet). Elle permet également d‟observer la séquence et le
trajet d‟éruption, les agénésies, les dents surnuméraires, les inclusions, les dystopies, l‟âge
dentaire, les soins réalisés et ceux à effectuer.
En cas d‟inclusion, elle est utile pour définir : La position de la dent (haute ou basse) et du
germe qui vers huit ans se trouve au-dessus du niveau des apex des incisives latérales et du
bord latéral de la cavité nasale, l‟orientation générale de la dent, les rapports avec les dents et
les structures anatomique voisines, le risque de transposition, l‟intégrité radiculaire des dents
voisines (seules les résorptions apicales seront mises en évidence avec certitude), la largeur
des fosses nasales et la largeur inter canine. [97, 98]
51
Chapitre IV
Figure 41 : Cliché rétro alvéolaire avec Figure 42 : Cliché rétro alvéolaire avec
une incidence distocentrique. [17] une incidence orthocentrique. [17]
Pordes, Ewan et Clark ont mis au point une technique basée sur l'angulation du faisceau de
rayons X permettant d'obtenir des informations quant à la position de la dent incluse dans le
sens vestibulo-palatin. Ainsi, deux clichés rétro alvéolaires successifs sont réalisés, l'un avec
une incidence mésiale et l'autre avec une incidence distale.
Si, sur le deuxième cliché, la dent semble se déplacer dans le même sens que le générateur
alors elle est palatine. Au contraire, si la dent semble se déplacer dans le sens opposé alors la
canine est en position vestibulaire. [99]
52
Chapitre IV
Cette méthode est néanmoins insuffisante pour localiser avec précision la canine incluse et
déterminer ses rapports avec les structures adjacentes. Elle est de moins en moins utilisée.
53
Chapitre IV
1-2-2-1-5-Téléradiographie :
Les téléradiographies de face et de profil prescrites en ODF apportent des orientations
complémentaires sur la topographie de la (ou des) canine(s) incluse(s). [101]
-Téléradiographie de profil :
54
Chapitre IV
-Téléradiographie de face :
Cet examen donne une idée sur la position médio-latérale de la canine par rapport à une ligne
joignant les points sous-orbitaires. Cette méthode est plutôt intéressante pour établir un
pronostic par rapport au traitement. Toutefois, elle donne une idée sur la position de la canine
dans le sens horizontal et ses rapports avec les apex des incisives. [102]
55
Chapitre IV
Selon Becker et coll. de nombreux échecs sont dus à une mauvaise appréciation de la
localisation de la canine incluse et de ses rapports avec les racines des dents adjacentes. [99]
Lorsque la radiographie 2D ne permet pas de déterminer avec précision la position vestibulo-
palatine de la dent incluse, il y a un risque que le chirurgien aborde l‟intervention dans une
zone ne correspondant pas au site où se situe la dent incluse. [103]
1-2-2-2-1-Scanner :
Le scanner est un examen d‟imagerie qui utilise les rayons X comme la radiologie
traditionnelle. Il permet d‟obtenir des images en coupes, d‟épaisseur variable adaptée à la
structure à étudier. [105]
Il repose sur l‟absorption différentielle du rayonnement par lesdiverses structures ; le
rayonnement est converti en signalélectrique, lui-même transformé en une information
numérisée par conversion analogique digitale. Cette information estensuite traitée par
ordinateur donnant une image constituéede multiples carrés, les pixels, qui sont représentés
selon leur densité par différentes valeurs de gris, allant du noir au blanc.
On réalise, au niveau du maxillaire, de fines coupes axiales parallèles au palais osseux ; les
documents sont fournis engrandeur réelle, ce qui permet une étude et des mesuresdirectes sur
les clichés :
- localisation très précise de la dent incluse ;
-visualisation des rapports anatomiques des structures de voisinage ;
- localisation d‟un obstacle (odontome, dent surnuméraire...);
-suspicion de séquelles sur les dents adjacentes (rhizalyse) ;
-morphologie de la dent incluse (coudures ou crochetsapicaux) ;
-établissement du bilan osseux, d‟anomalies associées (kyste). [100]
Grâce aux logiciels modernes de reconstruction, à partir descoupes réalisées dans les trois
plans de l‟espace, nous allonsobtenir des reconstitutions tridimensionnelles. Ces images vont
permettre d‟étudier la position des dentsincluses et leurs rapports avec les structures
anatomiquesvoisines sous tous les angles souhaités ainsi que de réaliser desmesures de
distance entre les diverses structures. [100]
Certains logiciels permettent même de déterminer sur la scène 3D l‟axe de traction optimal,
ainsi que le point précis de collage de l‟attache pour l‟obtenir. [69]
57
Chapitre IV
Il repose sur un générateur de rayons X qui émet un faisceau de forme conique traversant
l‟objet à explorer avant d‟être analysé après atténuation par un système de détection. Le tube à
rayons X et la surface du détecteur sont solidaires et alignés. Ils réalisent autour du sujet une
rotation qui peut être partielle ou complète (de 180° à 360°) et qui permet d‟acquérir des
données numériques selon différents angles.
Ces données sont ensuite transmises à un ordinateur pour reconstruction volumique à partir de
l‟ensemble des projections 2D enregistrées.
Le Cône Beam travaille avec un faisceau ouvert, conique, ce qui lui permet en une seule
révolution de balayer l‟ensemble du volume à radiographier, réduisant ainsi les doses
d‟irradiation. [107]
58
Chapitre IV
Figure 49: Inclusion de 13 et 23, les couronnes sont palatines par rapport aux racines de 11 et
21 mais vestibuléespar rapport à celles de 12 et 22 ainsi en palatino-version apicale par
l‟appui des couronnes des canines.
1 : CB reconstruction 3D avec seuillage ; 2 : verticale droite et gauche ; 3 : axiale. [110]
Une première étude comparant les diagnostics et plans de traitement (25 canines évaluées
par7 universitaires) établis avec des radiographies conventionnelles versus CBCT, a mis en
évidence des différences significatives entre les évaluateurs et ce, en faveur du CBCT. Une
absence d‟accord était observée pour l‟évaluation de la position mésio-distale de la
pointecuspidienne et la position vestibulo-palatine (respectivement 21 % et 16 % de
désaccord) etpour l‟évaluation de la résorption radiculaire (36 % de désaccord). Pour les plans
de traitement, 27 % étaient modifiés après l‟examen des images obtenues avec le CBCT
(p=0.035).
Soixante-quatre canines incluses chez des patients référés pour une approche chirurgicale ont
été évaluées par 6 observateurs, avec l‟imagerie CBCT versus 2D. Cette étude prospective a
montré que le niveau de confiance des cliniciens était significativement plus élevé (96,3 %
versus 61,9 % p=0.001) avec le CBCT.
60
Chapitre IV
Les orthodontistes ont estimé l‟apport des données obtenues conventionnellement insuffisant
dans 22,5 % versus 1,3 % pour les données obtenues avec le CBCT et ont demandé des
radiographies complémentaires dans 63 % des cas pour la radiographie conventionnelle et
0,5% pour le CBCT.
Les auteurs ont conclu que le CBCT améliore le diagnostic des canines incluses sévères et
améliore le taux de succès dans les cas les plus difficiles, taux comparable à celui obtenu pour
des cas simples évalués avec l‟imagerie 2D. Le CBCT peut également modifierle traitement,
voire améliorer les résultats de la chirurgie.
61
Chapitre IV
Les données dosimétriques les plus récentes rapportées dans des RBP, dans une méta-
analyseet dans des études menées en orthodontiemontrent que la dose délivrée parles
appareils CBCT est, avec des protocoles standards, inférieure à celle du scanner.
Des données montrent toutefois une réduction des doses avec des protocoles « low dose ».
[111]
62
Chapitre IV
Tableau VIII : Doses efficaces, risque théorique de cancer létal et équivalent en termes
d‟exposition naturelle pour les techniques d‟imagerie conventionnelle et le scanner médical.
[107]
Les doses délivrées par les clichés intra buccaux et céphalométriques sont faibles,
habituellement équivalentes à moins d‟une journée d‟exposition naturelle. Les doses délivrées
par le panoramique sont plus variables. Mais même celles qui se situent dans la fourchette
haute sont équivalentes à quelques jours d‟irradiation naturelle ou à une radiographie du
thorax.
Les doses de rayonnement (et donc les risques) de la TVFC dentaires sont généralement plus
élevées que la radiographie dentaire classique (intra buccale et panoramique), mais largement
inférieures au scanner médical. [107]
1-2-2-4-Principe et radioprotection :
Les mesures de radioprotection visent à protéger le patient des expositions aux rayonnements
ionisants mais aussi le praticien et son personnel qui doivent s‟exposer à minima. Ainsi, le
praticien devra être "radio protecteur" pour ses patients et son assistante et "radioprotégé"
pour lui-même.
Les notions de bases de l'imagerie reposent sur trois principes introduits par les
recommandations de la commission internationale de protection radiologique [CIPR] [113,
114]
63
Chapitre IV
Le principe de justification : C‟est l‟opération établissant le bénéfice net d‟un examen par
rapport au préjudice potentiel, ce qui veut dire qu‟aucune pratique impliquant une exposition
aux rayonnements ionisants ne doit être adoptée à moins qu‟elle n‟apporte un avantage
suffisant, par rapport au détriment qu‟elle induit et qu‟aucune autre technique d‟efficacité
comparable comportant un moindre risque ne soit disponible. [115]
Le principe d‟optimisation : Optimiser la dose d'exposition c'est, une fois que l'examen
d'imagerie a été déclaré nécessaire, le réaliser au moindre coût radique, sans réduire la qualité
de l'information diagnostique. La réglementation internationale repose sur le principe « aussi
bas qu‟il est raisonnablement possible » dit principe « ALARA » qui impose au praticien
d'améliorer la qualité de l'image sans augmenter la dose. [115]
Le principe de limitation : L‟exposition des individus doit être soumise à des limites de dose
qui ont pour but d‟assurer qu‟aucun individu ne soit exposé à des risques radiologiques
inacceptables dans le cadre normal des pratiques. [113]
65
Chapitre IV
2-Diagnostic différentiel :
L‟inclusion peut être confondue avec plusieurs diagnostics. Le diagnostic positif fait appel à
un examen clinique approfondi associé à des examens complémentaires radiologiques. Nous
citerons les principaux :
- L‟agénésie où la dent est absente à l‟examen clinique et ne peut être observée à l‟examen
radiologique. [55]
- L‟enclavement où la dent est invisible à l‟examen clinique mais les examens radiologiques
montrent une communication du sac folliculaire avec le milieu intra-buccal.
- Le retard d‟évolution qui concerne en général l‟ensemble de l‟arcade et qui est estimé par
l‟âge dentaire. Ce dernier est évalué via le stade radiculaire. [55]
66
Chapitre V
Le traitement
Chapitre V
Après avoir diagnostiqué l'inclusion de la canine, il faut bien choisir le type du traitement car
il ne faut pas compter sur l'éruption spontanée de la dent incluse. Les différents points du plan
de traitement doivent être expliqués au patient ainsi que les problèmes éventuels qui pourront
être rencontrés ; ceci permettant de participer au consentement éclairé du patient.
Imposé par le patient qui refuse le traitement. Cela concerne davantage le patient adulte chez
lequel cette découverte est fortuite, tardive et sans symptomatologie.
L‟arsenal diagnostic et thérapeutique est alors proposé au patient, comprenant bien souvent
une phase orthodontique pré et post opératoire. Le patient adulte réagit bien souvent avec
incompréhension face à ce traitement long et coûteux, obligeant une implication rigoureuse,
dont il ne ressent pas le besoin.
Chez l‟enfant, les parents s‟engagent avec plus de facilité dans ce type de thérapeutique
pluridisciplinaire. [116]
Cette décision peut aussi venir du chirurgien-dentiste lors de la découverte de la dent incluse
s‟il estime que :
- Il sera impossible de mettre la dent sur arcade à cause d‟une éventuelle ankylose ;
- La dent est asymptomatique, ne présentant aucune pathologie infectieuse ou tumorale ; [117]
-L‟extraction de la canine est trop délabrante d‟un point de vue osseux et potentiellement
dangereuse au niveau des dents adjacentes ; [71]
-Il y a absence de signes de résorption radiculaire des dents adjacentes ;
- l‟occlusion et l‟esthétique sont acceptables avec la première prémolaire en place de la canine ou
bon pronostic de la canine temporaire ;
- Il y a une possibilité de suivi régulier ; [99]
- Le patient présente une contre-indication médicale à mettre en place une thérapeutique.
[117]
Dans le cas d‟une abstention, la conduite à tenir est une surveillance annuelle régulière
clinique et radiologique tous les 6 mois afin d‟intercepter rapidement une pathologie
évolutive. [71]
67
Chapitre V
L‟abstention- surveillance, bien qu‟elle soit non négligeable compte tendu rapport
bénéfice/risque face à certaine localisation de dent retenue, doit être considérée comme une
réelle solution de compromis. [116]
2- Le traitement préventif :
Pour pallier cette problématique, la littérature contemporaine insiste sur l‟importance de faire
des campagnes de sensibilisation afin d‟inciter les parents à consulter vers l‟âge de 10 ans un
orthodontiste pour un dépistage précoce. [55]
Quand l'orthodontiste dépiste précocement les signes d'un trajet éruptif ectopique –celui de la
canine maxillaire en particulier -, il peut tenter de le prévenir ou de le corriger pour éviter ses
conséquences défavorables. Les moyens à sa disposition sont essentiellement :
Selon Ericson et Kurol, l‟extraction de la canine lactéale chez des enfants âgés de 10 à 13 ans
et présentant une faible perte d‟espace permet la mise en place spontanée dans 78 % des cas.
Mais cela semble dépendre de la position de la canine permanente. [103]
68
Chapitre V
En 2008, dans une étude de Baccetti et al. L‟extraction de la canine temporaire améliore de
manière significative le trajet d‟éruption de la canine (62,5 %) par rapport à un groupe non
traité (36 %) mais l‟association de l‟extraction avec une force extra-orale présente un taux de
succès plus élevé (87,5 %). Le critère de réussite de l‟étude est l‟éruption complète de la
canine, permettant de coller un bracket. [73]
L‟extraction de la canine temporaire peut dans certains cas être associée à l‟extraction de la
première molaire temporaire pour accélérer l‟évolution de la première prémolaire et libérer le
lee-way permettant de faciliter l‟éruption de la canine définitive. [117]
Les effets de ce traitement se manifestent entre 6 et 18 mois après l'extraction. Dans le cas où
aucune modification n'est survenue, il faut envisager un traitement alternatif. [120]
69
Chapitre V
Figure 52 : Schéma illustrant la thérapeutique de mise en place d‟une canine définitive par
extraction de la canine temporaire. [71]
70
Chapitre V
Les deux méthodes ; extraction de la canine temporaire et maintien d‟espace sont combinés
lorsque l‟espace sur l‟arcade est suffisant pour l‟éruption spontanée de la canine définitive
dans un environnement favorable avant l‟âge de 13 ans. [71]
71
Chapitre V
- Le Quadhélix : Dispositif d‟expansion lent et continue, fixé sur deux bagues molaires ayant
la forme d'un W. Ses branches latérales s'appuient sur les dents des secteurs latéraux de
l'arcade supérieure, sa partie centrale effleure le palais, il élargit l'arcade maxillaire en
poussant les dents vers les joues.
Si ce dispositif est mis en place précocement, l‟expansion sera réalisée aussi bien sur l‟arcade
dentaire que sur la suture intermaxillaire.
L‟expansion peut être sélective (juste antérieure, et/ou postérieure). Il permet également une
dérotation des molaires récupérant ainsi 2mm de chaque côté de l‟arcade.
L‟un des avantages est qu‟il ne nécessite pas la coopération des patients.
Son activation se fait tous les trois mois. [121, 122]
72
Chapitre V
- Le disjoncteur palatin : Dispositif d‟expansion rapide, fixé sur les molaires supérieures,
L‟expansion se réalise en deux phases : L‟expansion active par l‟activation d‟un vérin par le
patient (coopération dépendante) ; et la phase de contention durant au moins trois mois pour
permettre la calcification de l‟espace d‟expansion au niveau de la suture. [121, 18]
73
Chapitre V
Figure 60: Aménagement du couloir éruptif par distalisation du secteur latéral. [18]
74
Chapitre V
Figure 62 : Panoramique montrant l‟avulsion de l‟incisive latérale riziforme pour laisser place
à la canine définitive et fermeture de l‟espace par mésialisation des secteurs postérieurs. [71]
3-Le repositionnement :
3-1-Traitement chirurgical exclusif :
3-1-1-Transplantation :
C‟est la réimplantation d‟une dent extraite, autre que la canine incluse, dans une alvéole
néoformée au niveau du site d‟éruption physiologique de cette canine.
Cette technique est indiquée lorsque les autres techniques ne sont pas possibles
75
Chapitre V
3-1-2-Auto transplantation :
L'auto transplantation est la réimplantation dans un alvéole néoformé au niveau du site
d‟éruption physiologique de la dent incluse extraite. [100]
Elle trouve son indication lorsque le traitement chirurgico-orthodontique n‟est pas
envisageable, quand l‟inclusion compromet l‟intégrité des dents adjacentes.
Cette technique est néanmoins limitée par la place disponible sur l‟arcade dans les sens
mésio-distaux et vestibulo-palatins.
La rhizalyse et l‟ankylose représentent les raisons les plus fréquentes d‟échec avec une
résorption plus ou moins complète de la racine entre 7 et 10 ans. L‟échec entrainant un
résultat plus mauvais que l‟absence de traitement, il faut donc être très méticuleux et respecter
scrupuleusement le protocole opératoire.
L‟objectif est de conserver l‟intégrité du desmodonte et d‟obtenir une différenciation des
tissus afin que le transplant se comporte comme une dent vivante dans l‟alvéole néoformée.
[100, 123]
76
Chapitre V
3-1-3-Alveolectomie conductrice :
Cette technique, aussi appelée alvéolectomie d‟induction, a été mise en place par Chatellieren
1957. Elle permet de créer chirurgicalement une voie d‟éruption en dégageant tout obstacle
osseux et en éliminant le tissu fibreux péridentaire (sac péricoronaire). Il est nécessaire que
l‟espace sur l‟arcade soit suffisant ou puisse être créé, et que le dégagement de la couronne
soit possible sans léser les dents voisines. Pour que le potentiel d‟égression soit maximal,
l‟alvéolectomie conductrice doit être réalisée avant l‟édification du tiers apical et que l‟apex
77
Chapitre V
3-1-4-Translation :
La translation consiste à modifier la position de la canine incluse par un redressement de son
axe avec ou sans déplacement apical. On la nomme également ostéotomie directionnelle.
La méthode est simple, elle consiste à réaliser un lambeau allant de l’incisive latérale à la
première molaire pour exposer la table osseuse externe jusqu‟'au deux tiers radiculaires puis
la mobilisation au syndesmotome sera effectuée avec un déplacement minimum de l’apex afin
d'éviter le risque de nécrose secondaire.
Dans la translation, la dent n'est pas extraite, elle est conduite manuellement chirurgicalement
sur l'arcade jusqu'à retrouver une position correcte. Elle est préférée à la transplantation car
elle réduit le temps passé en dehors de l‟alvéole.
Holland a donné ses critères de réussite pour une translation :
- Un espace suffisant pour accueillir la dent ;
- La dent doit avoir un apex ouvert ;
- La rotation ne doit pas dépasser 90° ;
- Absence de traumatismes occlusaux durant la phase de contention. [127]
78
Chapitre V
3-1-5-Marsupialisation :
HAUENSTEIN en est l'auteur. Elle va permettre de désinclure la dent et de l'amener à une
éruption spontanée sur l'arcade.
Elle consiste en la mise à nu de la couronne de la dent incluse jusqu'au collet en faisant une
résection de la muqueuse et de l'os sous-jacent. Puis on tasse dans la plaie de la résine auto-
polymérisable et dans un premier temps, on fait mordre le patient en occlusion centrée puis on
lui fait effectuer différents mouvements mandibulaires pour n'avoir aucune interférence. La
résine est ensuite retirée puis polie. Après son polissage, elle est replacée en bouche. Entre la
plaie et celle-ci, on intercale une mèche iodoformée que l'on changera une fois par jour
pendant trois semaines.
Le but de la résine est de protéger la plaie lors de la mastication. La dent peut alors évoluer
progressivement et la résine est meulée au fur et à mesure de l'égression de la canine.
On peut expliquer ce phénomène de la façon suivante ; la plaie ne pouvant se refermer,
l'épithélium gingival s'invagine le long de la plaie et finit par former une poche épithéliale
dans le maxillaire.
Cette technique est indiquée dans le cas de sujets jeunes car la dent a dépassé de peu l'âge
d'éruption. De plus, cette canine doit absolument être dans l'axe et posséder la place
nécessaire sur l'arcade. Elle est aussi indiquée lorsque la dent incluse est retenue par un kyste
péricoronaire, car, la marsupialisation permet la résorption du kyste et l'obstacle étant levé, la
dent peut alors rejoindre sa place sur l'arcade.
Avantages : La dent évolue à son rythme. Il n'y a aucune traction qui, quelquefois, entraîne
des rhizalyses ou des mortifications. La dent est respectée dans son intégralité.
3-1-6-Piézocision :
Technique chirurgicale actuelle moins invasive, appelée aussi corticotomie alvéolaire, c‟est
une technique chirurgical actuelle qui permet d‟éviter l‟extraction de la dent ankylosée. Cette
technique consiste à réaliser des incisions osseuses très superficielles à l‟aide d‟un piézotome
79
Chapitre V
sur la corticale osseuse à proximité de la dent ankylosée, ce qui la rend moins dense facilitant
ainsi la traction de la dent en diminuant le temps et en augmentant la vitesse du traitement
orthodontique.[129]
3-2-Traitement chirurgico-orthodontique :
C‟est la technique de choix de mise en position fonctionnelle d‟une dent incluse, elle offre les
meilleurs résultats et une pérennité de la dent à long terme [100].
Si les moyens de prophylaxie de l'inclusion n'ont pas été mis en œuvre à temps, ont échoué ou
si le patient est venu consulter trop tard, une thérapeutique orthodontique et chirurgicale est
entreprise. [18]
Un examen général sera nécessaire pour connaître les antécédents médicaux, ainsi qu‟un
examen clinique et radiologique complet afin de localiser la dent incluse, complété par l‟étude
des moulages dans le but de diagnostiquer les dysmorphoses associées.
Plusieurs phases de traitement vont se succéder. [100]
3-2-1-Phase orthodontique pré-chirurgicale :
Elle a pour but d‟assurer un ancrage afin de tracter la dent incluse dès son dégagement
chirurgical et d‟aménager un site receveur sur l‟arcade avec un excès de place de 2 mm. [100]
La première étape préalable du traitement orthodontique avant l'ouverture de d'espace consiste
si nécessaire à niveler les dents (alignement, nivellement, correction des rotations des dents en
malposition). [18]
3-2-1-1-Ouverture de l'espace :
Cette ouverture est susceptible d'être réalisée par différentes démarches. Celles-ci sont
arrêtées en fonction du bilan orthodontique.
80
Chapitre V
- Fermeture de diastèmes ;
- Recul du secteur latéral ;
- Avancement du groupe incisif ;
- Augmentation du périmètre d'arcade ;
- Extractions. [18]
Figure 66 : a–c : cette 13 est basse, la hauteur de gencive kératinisée est de 7 mm. Il est donc
possible d‟exposer la dent en réalisant une gingivectomie et enconservant 2 mm de gencive.
[130]
Figure 67 : a–d : cette 13 est basse et la hauteur de la gencive adhérente est faible, l‟incision
horizontale est décalée en palatin pour avoir plus de gencive kératinisée et pouvoir coller un
anneau en palatin car il s‟agit d‟un traitement lingual. Un jeu d‟incisions verticales et de
sutures permet de déplacer une bande de gencive au-dessusde la zone d‟email exposée. [130]
82
Chapitre V
Figure 69: Illustration de la technique fermée appliquée sur une canine vestibulaire en
position haute. [130]
83
Chapitre V
-Technique vista :
ZADEH a développé une nouvelle procédure chirurgicale pour résoudre des problèmes
parodontaux dans la région maxillaire antérieure, à l‟origine décrite pour corriger des
récessions gingivales.
Dans la région antérieure maxillaire, le frein médian est un emplacement optimal qui donne
accès à tout le maxillaire antérieur.
L'incision se fait à travers le périoste pour élever un tunnel sous-périosté, exposer la plaque
osseuse ainsi que les déhiscences des racines. Ce tunnel est prolongé d'au moins un ou deux
dents au-delà des dents nécessitant recouvrement radiculaire pour mobiliser la gencive
marginale et faciliter le repositionnement coronaire. Un élévateur périostique
microchirurgical (VISTA 1, Dowell Dental Products) est utilisé pour créer le tunnel sous-
périosté.
L‟élévateur est introduit par l'incision d'accès vestibulaire et inséré entre le périoste et l'os
pour élever le périoste, création du tunnel sous-périosté.
85
Chapitre V
Une fenêtre muqueuse peut éventuellement être réalisée à travers le lambeau, en regard du
dispositif d'attache. Cette ouverture permet le contrôle par l'orthodontiste de la direction de
traction et du bon positionnement de l'attache ; en cas de décollement ou de mauvais
positionnement de l'attache, le praticien peut aisément la recoller sans intervention
chirurgicale supplémentaire. Cependant la réalisation de cette fenêtre augmente le risque
d'hémorragie et de douleur post-opératoire. Sa réalisation doit donc être décidée en
concertation avec l'orthodontiste en tenant compte du rapport bénéfices/risques. [99]
86
Chapitre V
Figure 74: Retro-alvéolaire d‟une technique du lasso pour tracter la canine incluse.
[17]
87
Chapitre V
Il existe plusieurs types d‟attaches collées : le bouton lingual, les brackets, l‟attache avec
chainette, l‟attache munie d‟un œillet, les attaches munies de 2 ailettes, l‟attache
deDANGUY. [134]
88
Chapitre V
89
Chapitre V
- Mise en traction immédiate avec un élastique relia l‟arc. Si une erreur dans le
protocole de collage a été réalisée, le bouton se décolle à ce moment, nécessitant
alorsde recommencer le protocole de collage dès le départ.
Aucune mobilisation ni luxation ne sont appliquées à la dent. Ces manœuvres n‟apportent rien
concernant le futur déplacement de la dent incluse. Au contraire, elles peuvent s‟avérer très
néfastes et entrainer une ankylose si l‟élévateur rentre en contact, au niveau de la jonction
email/cément, avec la zone d‟affrontement entre l‟enveloppe folliculaire et la surface de la
couronne. [130]
3-2-3-1-2-Appareil fixe : C‟est le dispositif qui offre le meilleur contrôle lors de la mise en
place d‟une dent incluse et évite les mouvements parasites des dents d‟ancrage. Il peut être
nécessaire d‟appareiller les deux arcades pour résister aux forces de traction ainsi que corriger
les dysmorphoses associées. Les minivis ou mini-implants peuvent être associés au dispositif
multi bagues pour augmenter leur force de résistance. [100]
90
Chapitre V
3-2-3-1-3-Forces magnétiques : Un aimant directement collé sur la dent incluse est activé par
un autre intraoral solidarisé à l‟arc rectangulaire. Dereudre et Kharouf décrivent plusieurs
avantages de cette traction magnétique dont une diminution des lésions parodontales et
surtout une réduction du temps de désinclusion. [100]
Elles sont utilisées quand le pronostic est plus sombre (âge avancé, échecs antérieurs), pour
obtenir un espace suffisant pour la canine permanente en distalant les secteurs postérieurs et
enfin pour raccourcir la durée du traitement. [136]
Non seulement la minivis pourra fournir directement l‟ancrage pour la désinclusion, mais elle
pourra également être utilisée pour préparer l‟espace nécessaire pour la dent incluse, souvent
par distalisation de secteurs postérieurs mésialés, sans extraction de prémolaires.
Dans les cas où l‟espace est suffisant, la désinclusion pourra être initiée d‟emblée, directement
sur les minivis sans soucier de considération d‟ancrage ni de coopération, souvent avec un
appareillage réduit, voir sansappareillage orthodontique. [137]
92
Chapitre V
93
Chapitre V
L‟utilisation d‟arc en TMA va permettre d‟obtenir des forces légères et continues. JACOBY,
en 1979, décrivit le ressort de « Ballista » composé d‟un arc de fil rond inséré dans le tube de
la FEO (Force extra-orale), l‟ancrage est assuré par un arc transpalatin soudé aux bagues
molaires.
De nombreuses variations sont venues depuis compléter ce modèle de base. [100]
94
Chapitre V
Figure 85 : Les différents moyens de traction.A, B. Arc vestibulaire acier .019 .025 avec bras
de traction de canine incluse pour égression et/ou vestibuloversion associé à un arc
transpalatin pour s‟opposer aux forces parasites liées à l‟activation du système (docteur P.
Planché). C. Égression avec saut d‟articulé de la canine incluse comportant une cale de
surélévation (cas traité par le docteur P. Planché). D. Égression verticale sans action
transversale. E. Auxiliaire lingual de traction verticale en TMA .032 inséré dans un fourreau
lingual avec arc vestibulaire de stabilisation acier .019 × .026 sur la 27. [100]
Canine en classe 1 :
1-Inclusion basse : collage vestibulaire.
Traction vestibulaire de la canine vers son site sur l‟arcade :
- Une traction élastique est tendue de l‟attache collée sur la face vestibulaire de la couronne
dela canine à l‟arc d‟ancrage. L‟arc doit être rigide et de diamètre suffisant (.016×.022au
moins). [121, 18]
- En cas d‟espace suffisant et d‟un bon alignement des autres dents une plaque amovible
peutêtre réalisée pour le déplacement vestibulaire ; il s‟agit de la plaque en résine proposé par
VION en 2000. Elle est composée de crochet d‟Adams sur la 16 et 26, d‟un tube
vestibulairesoudé au crochet d‟Adams. L‟enroulement de la partie détrempée du ressort doit
bloquerlaboucle dans le tube. Le sectionnel est activé et le crochet fil se fixe dans l‟attache
œillet de la canine incluse. [121, 18]
95
Chapitre V
Dès que la canine est proche de la crête de l‟espace, un arc continu NITI peut être introduit
directement dans l‟attache pourvue d‟un anneau ou sur un bracket qui remplace l‟anneau.
[121, 18]
2-Inclusion haute :
La traction de la canine vers son site de l‟arcade est effectuée :
- Par une traction élastique ou une chainette de bracket à l‟arc ou un sectionnel partant du
tubegingival de la première molaire au bracket de la canine. La molaire est là aussi stabilisée
parun arc transpalatin.
Dès que la canine se trouve près de son site sur l‟arcade, un arc continu en NITI rond
.016pourra être introduit directement dans le bracket, pour passer ensuite à des arcs
rectangulairesde diamètre plus important. [121, 18]
96
Chapitre V
- La boucle distale est orientée vers l'intérieur. Elle sert à imprimer une force
horizontalequand elle est activée vers le vestibule. [121, 18]
Dans un deuxième temps, le mouvement vers l'espace canin est effectué par le sectionnelqui a
été coupé au niveau de la boucle antérieure. Cette boucle constitue à présent un crochetqui
reçoit l'attache préalablement fixée sur la face vestibulaire de la canine. [121, 18]
2- Inclusion haute :
97
Chapitre V
98
Chapitre V
3-2-4-Phase d‟alignement :
Cette phase débute dès l‟éruption de la canine dans la cavité buccale. Elle a pour objectif de
rendre à la dent son rôle esthétique et fonctionnel.
Les étapes de finitions sont classiques et assurent une bonne inter-cuspidation.
En fin de traitement, la canine doit avoir une inclinaison corono-vestibulaire et une angulation
corono-mésiale correcte. [134, 121]
3-2-5-Phase de stabilisation :
Une phase de stabilisation de la canine dans sa position finale est indispensable pour assurer
la maturation des tissus parodontaux, elle dure 6-8 semaines. Becker a constaté une incidence
accrue de rotation et d‟espacements post-thérapeutique du côté de l‟inclinaison pour
minimiser ou empêcher cette rechute, une fibrotomie au niveau de la dent incluse tractée
pourra être réalisée avant la dépose du traitement multi-attaches, la contention est obligatoire.
Elle est collée et fixe, et maintient la dent dans sa position en évitant les récidives. [89,103]
99
Chapitre V
4-1-3- L‟âge :
L‟âge est un facteur pouvant influencer la durée ainsi que le pronostic de la thérapeutique
chirurgico-orthodontique. Ainsi, il semblerait que les patients âgés de plus de 40ans auraient
moins de chances de voir aboutir avec succès leur traitement. En effet, plus le patient avance
en âge et plus les chances de succès s‟amenuisent, notamment à cause du risque d‟ankylose.
Dans une étude menée par Becker, le taux de réussite des traitements chirurgico-
orthodontiques chez l‟enfant ont été comparés aux taux de réussite chez l‟adulte. Alors que
chez l‟enfant, le taux était de 100 %, pour l‟adulte le taux s‟élevait à seulement 69.5 % sur
une vingtaine de dents traitées. [103]
Il est également important d‟évaluer le stade de croissance et de situer l‟enfant par rapport à
son pic pubertaire, cela aura une incidence sur le plan de traitement. [138]
Il comprend notamment :
100
Chapitre V
5- Arbre décisionnel :
101
Chapitre V
Oui Non
Avulsion
Occlusion convenable
Gestion de l‟absence
de canine
Oui
(1ére prémolaire en place
Non
de canine permanente,
Orthodontie Prothèse persistance de la canine
°temporaire)
Oui
Non
Patient motivé pour une
thérapeutique ortho-chirurgicale
Dilacération
Oui Non radiculaire Dystopie Ankylose
THERAPEUTIQUE ORTHO-
CHIRURGIE
Echec
(Ankylose non
diagnostiquée, apparition
ankylose)
THERAPRUTIQUE ABSTENTION
AVULSION
CHIRURGICALE
Echec
Gestion de Gestion de
l‟absence de canine l‟absence de canine
Avulsion
Gestion de
l‟absence de canine Orthodontie Prothèse Orthodontie Prothèse
Orthodontie Prothèse
Figure 91: Arbre décisionnel sur la conduite à tenir en présence d'une canine maxillaire
incluse, chez le sujet jeune sans contre-indication médicale.
102
Chapitre V
Cependant, des complications peuvent survenir à plus ou moins long terme, celle-ci pouvant
être classées en deux catégories ; les complications dites bénignes et les complications plus
sévères.
6-1-Complications bénignes :
Le patient peut arrêter le traitement avant la mise en place de la canine. La position de la dent
incluse, l‟âge, les dysmorphoses associées font que ces traitements sont longs et peuvent
décourager le patient. [134]
6-2-1-L‟immobilité de la dent :
L‟immobilité de la dent peut être liée à plusieurs facteurs parmi lesquels :
- Un dégagement osseux insuffisant ;
103
Chapitre V
Il faut alors s‟orienter vers une autre thérapeutique comme le redressement chirurgical forcé,
la réimplantation ... ect [135]
7- Pronostic :
La canine est une des dents les plus importantes de l‟arcade dentaire. Elle joue un rôle à la
fois esthétique et fonctionnel. Le pronostic de la thérapeutique orthodontico chirurgicale varie
selon différents critères.
Il semble que les canines, dont l‟inclusion est secondaire à une fermeture d‟espace ou à un
obstacle tel que la présence d‟un germe surnuméraire, aient d‟excellent pronostic.
En cas de présence de kyste, le pronostic est variable, suivant l‟importance de ce dernier, les
gros kystes entrainant en général de fortes malpositions, difficiles à rattraper.
Le pronostic varie avec l‟âge ; plus l‟âge du patient est jeune, plus le pronostic est bon. Ceci
est confirmé par une étude réalisé par [Link] et AL, sur deux groupes d‟âges différents
ayant subi une désinclusion de canine incluse supérieure de difficulté semblable.
105
Chapitre V
Ils ont conclu que le pronostic chez les patients jeunes est meilleur. [76]
Figure 92 : Étude réalisée par A. Becker et al sur le pronostic de la désinclusion selon l‟âge.
[76]
Il est aussi influencé par la position de la canine, pour cela quatre aspects doivent être
évalués :
106
Chapitre V
On peut aussi affirmer que les cas les plus favorables sont les cas où la dent n‟est pas très
éloignée de son site d‟éruption avec une direction assez voisine de la normale. [142]
107
Chapitre VI
Cas cliniques
Pr Kaci N, Dr Hakem K. Inclusion bilatérale de canines palatines
profondes : Caractéristiques du système d’ancrage de désinclusion simplifié
(S.A.D.S). Service d’Orthopédie Dento-Faciale, CHU Tizi-Ouzou.
Un patient âgé de 15 ans, présentant une inclusion bilatérale de canines palatines profondes,
dont le traitement nécessitait une désinclusion bilatérale de 13 et 23, celui-ci a été effectué par
le SADS (Système d‟ancrage de désinclusion simplifié).
108
Figure 95 : Les différentes phases orthodontiques et chirurgicales.
109
Conclusion :
Il est aujourd‟hui communément admis que les canines possèdent un rôle clef dans
l‟organisation des arcades dentaires. Leur situation et leur conservation sont considérées
comme primordiales pour l‟établissement et le maintien de l‟occlusion ainsi que la pérennité
des fonctions orales.
La gestion des canines incluses nécessite l‟expertise combinée d‟un certain nombre de
cliniciens, et c‟est à l‟orthodontiste qu‟incombe la responsabilité principale de la coordination
de ces efforts à fournir au patient pour un résultat thérapeutique optimal, stable et favorable.
Les étiologies sont multiples, elles peuvent être congénitales ou acquises, générales ou
locales.
La réussite de tout plan de traitement dépend avant tout d'un excellent diagnostic clinique et
radiologique et d'objectifs de traitement précis. Le plan de traitement doit être choisi en
fonction du meilleur rapport bénéfice/risque pour le patient.
La mise en place d‟une canine incluse est rarement un processus simple ; il convient donc
d‟avertir le patient de la durée du traitement et des risques encourus.
110
Les recommandations de la Société Française de Stomatologie,
Chirurgie Maxillo-Faciale et Chirurgie Orale (juillet 2015) : [53]
Recommandation 1:
Le chirurgien-dentiste généraliste est le mieux à même de dépister au plus tôt les canines
incluses.
Toutefois, le diagnostic et les décisions thérapeutiques ne sauraient être validés sans
l‟évaluation et l‟avis d‟un praticien compétent en orthodontie.
Recommandation 2:
Recommandation 3:
Recommandation 4:
- si la canine permanente n‟est pas palpable dans le vestibule dès 9-10 ans, cette palpation
prenant en compte l‟âge dentaire estimé ;
- si la palpation bilatérale est asymétrique ;
- ou si la position des dents adjacentes suggère une malposition de la canine permanente.
Il est alors recommandé d‟évaluer et de préciser la localisation de la canine ; le recours à un
examen radiographique est alors nécessaire pour confirmer la suspicion clinique d‟inclusion.
111
Recommandation 5:
Recommandation 6:
Pour rappel, le risque lié aux radiations ionisantes étant significativement plus élevé chez le
jeune, la nécessité de justification et d‟optimisation des examens radiographiques est d‟autant
plus recommandée.
Le groupe de travail précise que le Cône Beam, lorsqu‟il est accessible, peut être directement
proposé en substitution aux examens radiologiques conventionnels lorsque, en regard des
règles de radioprotection, il présente une irradiation inférieure à ces derniers.
Recommandation 7:
L‟avulsion de la canine temporaire maxillaire est recommandée dans des cas biensélectionnés,
en denture mixte, vers l‟âge dentaire de 10-11 ans afin d‟améliorer le taux d‟éruption des
canines incluses.
Cette avulsion peut être associée à l‟avulsion d‟autres dents temporaires telle que la première
molaire temporaire, si celle-ci permet d‟augmenter l‟espace d‟évolution de la canine incluse.
Si la nécessité de maintenir l‟espace voire de créer plus ou un excès d‟espace s‟impose,
l‟avulsion de la canine temporaire peut être associée à la pose d‟un mainteneur d‟espace ou
d‟un dispositif de distalisation molaire voire d‟expansion maxillaire.
Le groupe de travail précis que d‟autres traitements précoces de correction des dysmorphoses,
souvent nécessaires, doivent être entrepris avant l‟avulsion des dents temporaires.
112
Recommandation 8:
Avant d‟extraire la canine temporaire, il est recommandé de prendre en compte les facteurs
influençant le pronostic : âge, sévérité de l‟inclusion et position de la couronne de la canine
(degré de superposition horizontale de la canine sur l‟incisive adjacente, hauteur verticale de
la couronne de la canine, angulation de la canine par rapport à la ligne médiane et position des
apex radiculaires de la canine dans le plan horizontal), maturité squelettique pré-pubertaire,
stade d‟ouverture de l‟apex radiculaire et degré d‟encombrement dentaire.
Recommandation 9:
Recommandation 10:
Recommandation 11:
Recommandation 12:
Pour exposer et aligner une canine palatine incluse, il est recommandé de recourir aux
techniques dite « ouverte » ou « fermée ».
113
Les données actuelles en termes de santé parodontale, résultats esthétiques, durée de
l‟intervention et perception du patient, ne permettent pas de privilégier une technique
chirurgicale par rapport à une autre.
Recommandation 13:
Recommandation 14:
Le taux de succès d‟éruption est plus favorable chez le jeune patient. Il est recommandé
d‟informer le patient ou les responsables légaux de la possibilité d‟échec et de la durée
plusimportante de traitement.
Recommandation 15:
Pour améliorer le pronostic et réduire les échecs et ré-interventions, une appréciation initiale
précise de la localisation de la dent, de la présence de résorption initiale, de la direction de
traction et de l‟ancrage nécessaire, est indispensable.
Recommandation 16:
Recommandation 17:
L‟autotransplantation d‟une canine incluse peut être une option thérapeutique quand le degré
de malposition de la canine ne permet pas d‟envisager une mise en place orthodontique ou en
cas d‟échec de cette dernière ou encore si le patient refuse un traitement de longue durée.
Dans tous les cas, l‟espace disponible et le volume osseux du site receveur doivent être
suffisants pour accepter la canine transplantée.
114
Le taux de succès à long terme étant faible, l‟autotransplantation peut être proposée comme
une approche thérapeutique permettant de repousser de quelques années une reconstruction
prothétique et/ou implantaire.
Recommandation 18:
L‟autotransplantation, quand elle est possible, est une alternative à une décision prothétique
en première intention, sous réserve que 2/3 des racines soient édifiées.
Dans tous les cas, l‟opérateur doit être expérimenté et la technique codifiée.
Recommandation 19:
Recommandation 20:
L‟avulsion chirurgicale de la canine incluse peut être recommandée dans certaines situations
spécifiques :
- refus de traitement actif de la part du patient et/ou patient qui est satisfait de son apparence
dentaire esthétique ;
- présence d‟une pathologie ou début de résorption radiculaire des incisives adjacentes (en
revanche, en cas de résorption sévère de l‟incisive nécessitant son avulsion, l‟exposition
chirurgicale avec mise en place orthodontique de la canine incluse est recommandée) ;
- planification d‟un traitement orthodontique avec substitution de la canine par la prémolaire ;
- en cas d‟échec de la traction orthodontique de la dent incluse.
Le groupe de travail recommande d‟être le plus économe possible de l‟os alvéolaire voire
basal.
115
Recommandation 21:
116
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Résumé :
La canine maxillaire occupe une place stratégique en bouche, elle a un rôle esthétique,
fonctionnel et un rôle dans l‟équilibre occlusal.
Une canine est considérée comme incluse si elle n‟apparait pas sur l‟arcade et demeure dans
l‟os alvéolaire dans une position ectopique.
Plusieurs facteurs étiologiques sont évoqués.
Il existe de multiples classifications de l‟inclusion de la canine maxillaire mais pas de
classification largement utilisée.
La radiographie aide à faire le diagnostic, à prendre une décision et à établir un plan de
traitement et une prise en charge.
Ainsi, une multitude d‟approches thérapeutiques peuvent être envisagées allant de l‟abstention
au traitement chirurgico-orthodontique.
Abstract:
The maxillary impacted canine occupies a strategic place in the mouth, it has a functional,
esthetic and occlusal balance.
A canine is considered impacted if it does not appear on the arch and remains in the alveolar
bone in an ectopic position.
Several etiological factors are mentioned for the impaction.
There are various classifications of maxillary canine impaction, but no widely used
classification.
Radiotherapy helps to make the diagnostic, to make a decision and establish a treatment and
management plan.
However, multitude therapeutic approaches cause envisaged ranging from abstention to ortho-
surgical treatment.