Cahier SVT Terminale: Concepts Clés
Cahier SVT Terminale: Concepts Clés
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La cigogne // Edition 2020
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) TSEXP
Avant-propos
Le Cahier d’activité est un document d’activité pédagogique qui contient les
activités et une synthèse générale de chaque concept du programme de SVT de
l’enseignement secondaire général (ESG), niveau Terminale Sciences
Expérimentales (TSExp).
Ce document a été rédigé par Dembélé Abdoulaye Seydou, Professeur
d’enseignement secondaire, major de la promotion 2018 Master SVT de l’Ecole
Normale Supérieure de Bamako (ENSup) avec l’appui de Mr Traoré Adama
de la même promotion ; afin de fournir un enseignement de qualité et de facilité
l’enseignement/apprentissage des SVT au niveau de l’enseignement secondaire
général surtout dans l’application de l’APC.
En effet le manque de documentation rend très difficile voire impossible
l’application de l’APC. Recopier les activités et organiser les travaux de groupes
demande beaucoup de temps, par conséquent il est difficile d’épuiser le
programme.
A l’intention des élèves !!!
Avoir ce document ne remplace pas la présence en classe. Les synthèses générales
ne peuvent pas remplacer les activités.
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Biologie
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Doc.1
Consigne :
1. Définis une cellule et cite les constituants principaux d’une cellule.
2. Compare une cellule eucaryote et une cellule procaryote.
3. Compare l’organisation de ces trois organismes.
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A et B
C
Document 2
Consigne :
Exploite le document 2 afin de décrire l’organisation d’une cellule eucaryote.
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B) Ultrastructure fonctionnelle.
Le document 3 représente le fonctionnement des cellules eucaryotes.
B
Document 3
Consigne : à partir de l’exploitation du document 3 :
Explique le fonctionnement des cellules eucaryotes.
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Synthèse générale
I. Organisation de la cellule.
Les cellules ne peuvent pas être observées à l’œil nu en raison de leur très petite taille. L’histoire
de la biologie cellulaire est donc étroitement liée au perfectionnement d’un appareil optique
agrandissant : le microscope. Les premiers microscopes composés ont été mis au point à la fin
du XVIe siècle ce qui a activé les recherches sur les objets microscopiques.
La cellule est l’unité structurale et physiologique des êtres vivants à l’exception des virus. Il
existe deux grands groupes de cellules : les cellules procaryotes ou bactéries qui ne possèdent
pas de vrai noyau (pas de membrane nucléaire) et les cellules eucaryotes qui en possèdent un.
Le cytoplasme de la cellule est constitué en grande partie d’eau (cytosol ou hyaloplasme) et de
protéines qui constituent le cytosquelette.
Les membranes cellulaires forment un réseau qui permet de délimiter différents compartiments
dans la cellule (les organites) chacun jouant un rôle bien précis. En comparant les organites de
la cellule animale et ceux de la cellule végétale, nous constatons que ce sont pratiquement les
mêmes, la cellule végétale possédant toutefois en plus des chloroplastes de grandes vacuoles
mais pas de centrosome. Il est possible de regrouper ces différents éléments de l’ultrastructure
cellulaire en fonction des rôles qu’ils assurent dans la cellule.
Toutes les membranes que ça soit du cytoplasme, du noyau, du réticulum, de la mitochondrie ou
de l’appareil de Golgi, présentent une surface considérable jouant un rôle important dans la
vitesse des réactions chimiques. Cette surface fait intervenir des enzymes. Le passage dans la
membrane implique parfois et pour certaines substances un processus appelé « dialyse ».
NB : La dialyse est la diffusion passive à travers une membrane perméable pour un soluté du
milieu de forte concentration vers le milieu de faible concentration.
Mais cependant, la membrane ne se laisse en général pas traverser facilement. La traversé dans
la membrane implique parfois la consommation d’énergie, c’est le transport actif. En effet au
niveau de la membrane, il existe des sites de fixations spécifiques, ce sont les récepteurs
membranaires qui permettent le transport actif des ions transmembranaires.
II. Rôles des constituants cellulaires.
La cellule est constituée de plusieurs éléments. Chaque élément a un rôle bien déterminé. Grâce
aux expériences menées sur les cellules, on a pu mettre en évidence le rôle des différents
constituants cellulaires.
a) Le noyau : Le noyau assure la vie cellulaire. C’est le centre de contrôle de la cellule. Il est
responsable de la transmission de caractères héréditaires (génétique) grâce à l’ADN qu’il
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contient dans les chromosomes (l’acide désoxyribonucléique). C’est le principal acteur dans la
mitose.
b) La membrane cellulaire : Protège la cellule et contrôle les échanges cellulaires.
c) Le cytoplasme : C’est le milieu où baignent les organites et les structures. C’est là que
circulent beaucoup de substances (sucres, minéraux, protéines, gaz); ces substances voyagent
par diffusion Le cytoplasme est surtout composé d’eau.
d) La vacuole : Les vacuoles sont le siège du stockage des substances.
e) Les mitochondries : Les mitochondries assurent la respiration cellulaire (production
d’énergie sous forme d’ATP).
f) Les chloroplastes : Responsables de la photosynthèse dans les cellules végétales. Il capte la
lumière (source d’énergie) grâce à la chlorophylle.
g) Les réticulums endoplasmiques : Le réticulum granuleux assure la production des protéines
cellulaires. Le réticulum lisse assure la synthèse des lipides cellulaires.
h) L’appareil de golgi : Responsable de la transformation des protéines. Il les distribue (dans la
cellule et à l’extérieur de la cellule) grâce à des vésicules (petites bulles) qui se forment aux
bouts.
i) Le centrosome : Le centrosome est responsable de la mobilité cellulaire (appareil cinétique).
Il assure la formation des cils et des flagelles et joue un rôle important dans la mitose, dans la
formation des asters.
j) Les lysosomes : Réserve d’enzymes qui digèrent la nourriture et les cellules mortes ou
bactéries.
III. La théorie cellulaire :
Dans la théorie cellulaire, « Toutes les êtres vivants sont constitués de cellules ».
La cellule est l’unité morphologique et physiologique des êtres vivants. Toute cellule vient
exclusivement de la division d’une cellule préexistante appelée cellule mère. L’étude
anatomique au microscope optique a servi de base à l’édification de la théorie cellulaire.
La cellule est capable d’accomplir trois fonctions principales : se maintenir en vie, se reproduire,
se régulariser son propre métabolisme.
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Fig.1
Consigne :
1. Analyse et interprète les résultats de cette expérience.
2. Définis : turgescence ; plasmolyse.
B) Cas des cellules végétales.
Expériences :
On considère trois solutions de NaCl de concentrations différentes : 5%o, 9%o et 20%o ; dans
lesquelles on plonge trois fragments d’épidermes d’oignon, après un quart d’heure, une
préparation microscopique est faite avec l’épiderme de chaque solution afin d’observer le
comportement des cellules dans chaque solution (voire Fig.2)
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Fig.2
Consigne :
1. Analyse et interprète les résultats de cette expérience.
2. Que se passe-t-il si on replace les cellules de ‘a’ dans la solution ‘c’ ? Nomme le phénomène
observé.
Activité 2 : L’osmose
A) Expérience de Dutrochet : le mécanisme d’osmose
Une ampoule de verre contenant un soluté est plongée dans un solvant. Une membrane semi-
perméable (ici une vessie de porc) sépare les deux compartiments. Le solvant a diffusé au travers
de la membrane cellulaire et dilué la solution jusqu'à ce que la pression hydrostatique de la
colonne équilibre la pression osmotique (la pression minimum qu’il faut exercer pour empêcher
le passage du solvant de la solution moins concentrée vers la solution plus concentrée).
Fig.3
Consigne :
1. Analyse et interprète.
2. Définis l’osmose et énonce la loi de l’osmose.
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B) La pression osmotique.
La pression osmotique se définit comme étant la pression minimum qu’il faut exercer pour empêcher le
passage d’un solvant d’une solution séparée à une autre à travers une membrane semi-perméable.
La pression osmotique (P) est proportionnelle à la température absolue (T) et à la concentration (n).
,
Activité 3 : L’Endocytose :
A
C’est aussi la capacité que
possèdent certaines
cellules (macrophages,
granulocytes) à réaliser
une invagination de leurs
membranes plasmiques et
à intégrer des particules
externes à l’intérieur d’une
vésicule formée à partir de
la membrane plasmique.
B // Fig.4
Consigne :
1. Définis : endocytose, exocytose.
2. Cite les étapes de la phagocytose.
3. Quelle différence fais-tu entre phagocytose et pinocytose ?
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Fig.5
Consigne :
1. Explique ces résultats.
2. Schématise une cellule à 6min et une cellule à 15min.
3. Cite et caractérise les différents modes d’échange d’ions entre la cellule et le milieu extracellulaire.
Synthèse générale.
I. Le comportement des cellules dans les milieux de concentrations différentes :
Les cellules respirent et se nourrissent. Elles ont des échanges importants avec le milieu
extérieur. Ces échanges et ses mouvements constituent quelques aspects de la vie cellulaire. Les
cellules peuvent être, dans certaines solutions, sous différents aspects.
1) Solutions Isotoniques :
Les cellules conservent leurs aspects normaux lorsqu’elles se trouvent dans une solution
isotonique.
2) Solutions Hypertoniques :
Dans une solution hypertonique, la cellule animale se réduit, la vacuole des cellules végétales se
rétrécit et la membrane plasmique se décolle sauf en certain point appelé « Plasmodesmes ».
La perte d’eau par une cellule placée dans un milieu hypertonique constitue la «Plasmolyse».
3) Solutions Hypotoniques :
Dans une solution hypotonique, la cellule animale gonfle et lorsque la pression d’eau est trop
forte, la cellule s’éclate à cause de la fragilité de sa membrane. Dans les mêmes conditions, la
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vacuole de la cellule végétale gonfle, sa membrane plasmique est alors comprimée contre la
paroi. C’est ce qui empêche la cellule d’éclaté.
Cet état de la cellule est la « turgescence ». L’hémolyse est l’éclatement des hématies suite à une
trop forte turgescence (turgescence exagéré).
II. L’Osmose :
1) Définition : L’osmose est le passage d’un solvant à travers une membrane semi-perméable
d’une solution diluée (hypotonique) vers une solution concentrée (hypertonique).
Membrane semi-perméable : est une membrane qui ne laisse passer que les solvants comme
l’eau. Les petites molécules (CO2, O2, CO, urée, éthanol) peuvent le traverser librement. Leurs
vitesses de transmission se fait dans le sens de la pression osmotique.
Solvant : C’est une substance qui à la propriété de dissoudre d’autre substance.
2) La loi de l’osmose : Si deux solutions de concentration différente sont séparées par une
membrane semi-perméable, l’eau diffuse toujours du milieu de faible concentration en soluté
(milieu hypotonique) vers le milieu de forte concentration en soluté (milieu hypertonique). Ce
passage tant à égaliser les pressions osmotiques de part et d’autre de la membrane, c’est
l’isotonie.
3) La pression osmotique : La pression osmotique se définit comme étant la pression minimum
qu’il faut exercer pour empêcher le passage d’un solvant d’une solution séparée à une autre à
travers une membrane semi-perméable.
III. L’Endocytose :
C’est un transport faisant intervenir un transit de molécule dans les vésicules membranaires.
C’est aussi la capacité que possèdent certaines cellules (macrophages, granulocytes) à réaliser
une invagination de leurs membranes plasmiques et à intégrer des particules externes à l’intérieur
d’une vésicule formée à partir de la membrane plasmique. Si la particule absorber est solide,
c’est la phagocytose. Si la particule absorber est liquide, c’est la pinocytose.
IV) Echanges d’ions entre la cellule et le milieu ambiant :
La plupart des solutés sont incapable de traverser la membrane, ils le traversent grâce à des
protéines (molécules porteuses). Le transporteur est une protéine membranaire dont le rôle est
spécifique car elle ne se lit qu’au type de molécule qu’elle transporte. Il existe deux types de
transport : le transport passif et le transport actif.
1) Le transport passif :
Le transporteur ne fait qu’augmenter la vitesse de diffusion d’un soluté spécifique, les ions
sortent ou entrent dans la cellule selon leur gradient décroissant. Dans ce cas aucun apport
d’énergie n’est requis (nécessaire).
2) Le transport actif :
Le soluté traverse la membrane à l’opposé de son gradient de concentration (d’une région à faible
concentration vers une région à forte concentration).
Le transporteur doit être couplé à une enzyme hydrolysant, l’ATP et donc conduisant à une
production d’énergie chimique. Le transport actif exige donc une dépense d’énergie
contrairement au transport actif.
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Doc.1
Consigne : à l’aide de l’exploitation du document 1 :
1. Cite les étapes de la photosynthèse et précisez leurs sièges.
2. Dégage les caractéristiques de chaque phase et établis un bilan.
3. Explique le couplage des deux phases de la photosynthèse.
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Doc.2
Consigne :
1. Cite et caractérise les étapes de la dégradation du glucose.
2. Précise le nombre d’ATP formé pour l’ensemble des réactions sachant que : Chaque molécule de
pyruvate (2) subit les réactions à l’intérieur des mitochondries.
1NADH2 donne 3ATP ; 1FAD donne 2ATP.
3. Etablisse le bilan de la respiration.
4. Calcule le rendement énergétique de la respiration :
30,5∗𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑′𝐴𝑇𝑃
R= 𝐸𝑇
*100. Avec ET= 2860KJ (énergie totale contenu dans une molécule de glucose).
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C. Les fermentations.
Les fermentations sont plus variées en terme réactionnel. Dans tous les cas, seule la première partie de la
réaction fournit de l’ATP grâce à la glycolyse. Le produit final est toujours une molécule organique :
l’oxydation est incomplète et ne libère que peu d’énergie. Mais c’est une source d’ATP pour les cellules
en anaérobiose. Le document 3 représente les étapes de la fermentation alcoolique.
Consigne :
1. Calcule le bilan de la fermentation
alcoolique.
2. Compare la fermentation et la
respiration.
Doc.3
Synthèse générale :
I. La photosynthèse.
La photosynthèse est la synthèse de molécules organiques à partir de molécules minérales (CO2 et H2O)
en utilisant la lumière comme source d’énergie. La photosynthèse s’accompagne d’échanges gazeux :
absorption de CO2 et rejet d’O2. La capture de la lumière pour la photosynthèse nécessite la présence de
substances colorées capables d’absorber la lumière appelées pigments photosynthétiques. Il y a des
pigments principaux représentés par les Chlorophylles (a et b) et des pigments accessoires (caroténoïdes
et phycobellines). Tous ces pigments sont groupés dans des complexes appelés photosystèmes.
1. Les phases de la photosynthèse.
a. Capture de l’énergie lumineuse : la phase claire.
L’énergie lumineuse est captée par pigments photosynthétiques. L’absorption d’un photon par la
molécule provoque la délocalisation d’un électron de son orbite vers l’orbite supérieure : on dit que la
molécule est excitée. L’énergie de l’excitation est libérée à nouveau de trois manières : émission de
lumière ou de chaleur, transfert de l’excitation par résonnance et enfin ionisation par émission de
l’électron. Le photosystème est formé d’antennes collectrices qui absorbent la lumière pour la transférer
de molécule à molécule, et un centre réactionnel formé de chlorophylle a qui réalise l’ionisation considéré
comme un acte photochimique.
La phase claire débute par cet acte photochimique où la molécule de chlorophylle a perd un électron qui
est transféré à différents accepteurs. La chlorophylle récupère son électron par la réaction de photolyse
de l’eau. H2O → 2H+ + 2e- + ½ O2. Le transporteur réduit par la chlorophylle est le premier d’une
chaine de transporteurs localisés dans la membrane des thylakoïdes. Les électrons sont transférés le long
de cette chaîne de façon spontanée grâce à l’énergie acquis par la conversion de l’énergie lumineuse,
jusqu’à un accepteur final (le NADP : Nicotinamide Adénine Di nucléotide Phosphate) qui sera réduit en
NADPH2. Tout au long de leur transfert, de l’énergie est perdue par les électrons. Elle est récupérée pour
assurer le passage des H+ à l’intérieur du thylakoïde, ce qui augmente quantité. Lors de la phase
photochimique, les protons issus de la photolyse de l’eau ou du transfert des électrons s’accumulent dans
le thylakoïde. Ils créent une force permettant leur passage à travers des complexes particuliers de la
membrane des thylakoïdes : les sphères pédonculées, qui récupèrent l’énergie libérée lors du passage des
protons pour permettre la synthèse d’ATP (Adénosine Triphosphate) selon la réaction : ADP +Pi +énergie
ATP + H2O. Les protons revenus dans le stroma du chloroplaste sont fixés par le même accepteur final
que les électrons : NADP+ + 2H+ + 2e- NADPH2. La phase photochimique assure la conversion de
l’énergie lumineuse en énergie chimique utilisable dans les réactions cellulaires : l’ATP et le NADPH2
qui seront nécessaires à la réduction du CO2 en molécule organique.
b. Réduction du CO2 : phase sombre
Cette phase a lieu dans le stroma et utilise les produits de la phase claire qui sont nécessaires pour la
synthèse des glucides : c’est le cycle de Calvin. Le CO2 est intégré dans une molécule organique par
l’enzyme la plus abondante chez les végétaux qui est la Rubisco. Ce CO2 est ensuite réduit grâce au
NADPH2 et à l’ATP pour le transformer en glucide. La lumière n’est donc pas directement utilisée pour
cette étape d’incorporation mais à l’obscurité, elle cesse de fonctionner. Les produits de la phase
photochimique apportent ainsi l’énergie nécessaire à la réduction du CO2 en molécule organique.
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En retour, le transporteur réoxydé et l’ADP +Pi libérés peuvent être reconvertis dans d’autres processus
photochimique. Les deux phases de la photosynthèse sont dépendantes l’une de l’autre dans les deux
sens.
II. L’oxydation cellulaire.
L’ATP est la source d’énergie de la cellule. Il faut de ce fait un renouvellement permanant de l’ATP.
C’est la dégradation des métabolites qui libère l’énergie nécessaire à la synthèse de l’ATP.
Cette dégradation se fait suivant deux voies : la respiration et la fermentation.
1. La respiration cellulaire
Il s’agit d’un ensemble de réactions de dégradation de la matière permettant à la cellule de produire de
l’énergie (ATP) avec absorption d’O2 et dégagement de CO2. On peut la diviser en différentes étapes :
La glycolyse, la réaction transitoire et le cycle de Krebs et la phosphorylation oxydative.
a. La glycolyse :
C’est une suite de réactions qui dégradent une molécule de glucose en deux molécules de pyruvates dans
le hyaloplasme (ou cytosol). En effet les mitochondries n’utilisent pas directement le glucose. Cette
réaction de glycolyse n’utilise pas d’oxygène et la principale réaction est une déshydrogénation. Il y a
formation de deux molécules d’ATP et de deux molécules de NADH2.
b. La réaction transitoire et le cycle de Krebs.
Ces réactions ont lieu dans la matrice mitochondriale.
La réaction transitoire : durant cette réaction, le pyruvate subit une décarboxylation oxydative pour
donner l’acétate qui se combine à la coenzyme A pour donner l’acétylcoenzyme A. Le CO2 est libéré.
Cette réaction s’effectue deux fois pour chaque molécule de glucose car elle porte sur chaque molécule
de pyruvate. On obtient alors deux molécules de CO2, deux molécules d’acétylcoenzyme A et deux
molécules de NADH2.
Le cycle de Krebs : c’est une voie métabolique qui débute et s’achève par un composé en C6 (l’acide
citrique). Elle débute avec la fixation de l’acétylcoenzyme A sur un corps en C4 (l’acide oxaloacétique)
préexistant dans la mitochondrie pour donner l’acide citrique. Le corps ainsi formé subit un ensemble de
réactions constituant le cycle de Krebs (deux décarboxylations et quatre déshydrogénations). A la fin du
cycle se trouve régénérer le corps en C4. Pour chaque molécule de glucose le cycle se produit deux fois
ce qui fournit 4CO2, deux ATP et 8 transporteurs réduits (dont 6NADH2 et 2FADH2).
c. La chaîne respiratoire :
C’est une voie métabolique se déroulant au niveau de la membrane interne (crêtes) de la mitochondrie.
La chaîne respiratoire débute par la déshydrogénation du NADH, H+ par le complexe NADH
déshydrogénase dans la membrane interne mitochondriale : NADH, H+ → NAD+ + 2H+ + 2 e-. Les
électrons seront transportés le long de la chaîne respiratoire à travers les différents complexes jusqu’à
l’accepteur final qui est l’oxygène alors que Les protons H+ sont pompés vers l’espace inter-
membranaire.
2H+ + 2e- + ½ O2 → H2O. Lors du transport d’électrons à travers chacun des trois complexes
enzymatiques respiratoires, une chute importante de l’énergie est enregistrée qui est utilisée pour le
pompage de protons (H+) de la matrice vers l’espace inter-membranaire. L’ATP synthase utilise l’énergie
du flux protonique pour synthétiser l’ATP à partir d’ADP et Pi dans la matrice. ADP + Pi + énergie →
ATP.
C’est la phosphorylation oxydative puisque l’énergie provient des H2 des substrats par oxydation.
La respiration cellulaire ne se produit qu’en présence d’oxygène et le glucose se brise en donnant du CO2
et de l’eau. C’est une minéralisation totale. La dégradation d’une molécule fournie 38 molécules d’ATP
dont deux proviennent de la glycolyse, 2 du cycle de Krebs et 34 de l’oxydation des transporteurs d’H2.
2. La fermentation :
C’est une oxydation cellulaire incomplète des substrats organiques au cours de laquelle, il y’a formation
d’un résidu organiques riche en énergie chimique potentielle. Elle débute tout comme la respiration
aérobie par la glycolyse. Les fermentations lactiques et alcooliques se déroulent en anaérobie. Elles
produisent de l’énergie nécessaire au fonctionnement cellulaire lorsque les conditions du milieu ne sont
pas favorables à la respiration mais cette production est faible par rapport à celle de la respiration. Le
rendement énergétique de la fermentation est de 2%. Les mitochondries n’interviennent pas dans la
fermentation. L’accepteur final est une molécule organique. La production d’ATP se limite aux deux
molécules formées au cours de la glycolyse.
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Doc.1
B) Greffe de noyau.
On réalise un échange de noyau entre deux acétabulaires et on observe les résultats (Doc 2)
Document 2
Consigne :
1. Interprète ces résultats.
2. En déduis les rôles du noyau.
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A
B) Structure de l’ADN :
Le schéma B du document 3 représente la structure des chromosomes et celle de l’ADN.
B
Document 2
Consigne :
1. Analyse l’expérience de Griffith pour afin déterminer la nature de l’ADN.
2. Décris l’organisation de l’ADN.
3. Définis : un nucléotide ; un nucléoside.
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Synthèse générale.
Toutes les cellules d’un être vivant, aussi diversifiées soient-elles, proviennent par division
successive d’une cellule unique (le zygote). Les vraies jumeaux se ressemblent parfaitement et
sont toujours du même sexe. Ils proviennent d’une seule et même cellule.
La transmission des caractères chez chaque être vivant suppose l’existence d’un véritable
programme biologique transmissible d’une génération à une autre. Ce programme est appelé
information génétique.
I. Le noyau.
1. Le rôle du noyau :
C’est au niveau du noyau qu’est stockée toute l’information génétique de la cellule. Il est
responsable de l’hérédité et du contrôle des structures qui commandent toute l’activité de la
cellule. Ses structures sont les gènes. Il représente le patrimoine héréditaire de la cellule et es il
est aussi porteur du génome. Son rôle principal est le stockage du génome nécessaire à la
réplication de l’information génétique contenue dans les gènes.
2. Structure du noyau :
C’est un organite gros, réfringent (renvoie la lumière) et facile à colorer. Sa taille varie selon le
type de cellule et son activité. Le rapport nucléo plasmique (volume du noyau divisé par le
volume du cytoplasme) renseigne sur l’activité cellulaire. Les principales structures du noyau
sont:
L’enveloppe nucléaire: c’est une double membrane en continuité avec le réticulum
endoplasmique. Elle est interrompue par endroits par des passages appelés pores nucléaires. Les
pores ne sont pas de simples trous. C’est une structure organisée comprenant environ 500
protéines disposées selon une symétrie d’ordre 8. Elle comprend un anneau cytoplasmique lié à
des filaments, un anneau intermédiaire et un anneau nucléaire associé à un panier. Ces pores
servent à réguler les échanges entre le cytoplasme et le noyau.
La face interne de l’enveloppe nucléaire est tapissée par une couche protéique filamenteuse de
10 à 20 nm d’épaisseur : la lamina. Elle donne au noyau sa forme et sert aussi à reconstituer
l’enveloppe nucléaire après la mitose.
Le nucléoplasme : c’est la substance fondamentale du noyau formée par une matrice gélatineuse
contenant des ions, des protéines, des enzymes et des nucléotides. Elle assure une continuité
entre les divers constituants moléculaires du noyau.
La chromatine : c’est la forme sous laquelle se présente le matériel génétique pendant
l’interphase. Elle comprend une forme très condensée inactive appelée hétérochromatine et une
forme lâche et diffuse appelée euchromatine.
Le nucléole : c’est une structure dense, bien individualisée et de forme sphérique. Il n’est pas
entouré d’une membrane lipidique. Le rôle des nucléoles est la formation des ribosomes. Les
gènes appelés organisateurs nucléolaires réalisent la transcription d’une partie des ARNr qui
s’associent avec d’autres ARN et avec des protéines (issues du cytoplasme) pour former les prés
ribosomes qui se scindent en petite et grosse sous-unité.
II. Organisation du matériel génétique de la cellule
1. Structure de l’ADN
La structure de la molécule d’ADN a été établie en 1953 par Crick et Watson qui ont eu le prix
Nobel.
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C’est une molécule formée de deux longues chaînes de nucléotides (double brin) enroulées en
double hélice.
Chaque brin est constitué de précurseurs appelés nucléotides. Chaque nucléotide est constitué
d’un acide phosphorique, d’un désoxyribose (sucre) et d’une base azotée.
Il existe quatre types de bases azotées : l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la
cytosine (C).
La succession des nucléotides au niveau d’un brin d’ADN varie au sein de la même molécule et
entre les molécules de différents individus et différentes espèces : on parle de séquence d’ADN.
Cette séquence constitue une information génétique écrite avec un alphabet à 4 lettres. Les deux
chaînes de nucléotides sont reliées au niveau des bases azotées. L’adénine est toujours associée
à la thymine (A-T), la cytosine est associée à la guanine (G-C) : on dit que les deux chaînes sont
complémentaires. Les brins sont polarisés il y a une extrémité 3’ et une extrémité 5’. Dans une
molécule d’ADN, l’extrémité 3’ est en face de l’extrémité 5’ de l’autre brin : les deux brins sont
antiparallèles. L’ADN d’un individu donné est divisé en différentes parties chacune gouvernant
un caractère donné. Ces fragments sont appelés gènes. Les différentes versions du même gène
issues généralement de mutations sont appelées allèles.
2. Organisation du matériel génétique chez les eucaryotes :
L’ADN des cellules eucaryotes se combine avec des protéines basiques appelées histones pour
former des structures appelées nucléosomes. Ces structures contiennent 4 paires de particules
protéiques histones (H2A, H2B, H3 et H4) entourées deux fois par le filament d’ADN d’une
longueur de 60 paires de base. Entre les nucléosomes, il y a une partie inter nucléosomique
associée à une histone H1. Cette fibre nucléosomique condense l’ADN de 6 à 7 fois.
La fibre nucléosomique se condense par la suite en une fibre plus épaisse dite fibre de 30 nm.
Ce mode de condensation divise encore la communauté scientifique.
La fibre de 30 nm subit des niveaux de condensation supérieurs permettant le passage de l’état
de chromatine à la l’état de chromosomique visible pendant des mitoses. Ainsi, la fibre forme
d’abord des boucles appelées microconvules. Ces boucles condensent encore l’ADN d’environ
10 fois.
Le passage ultime de la chromatine condensée au chromosome se fait par le regroupement des
boucles en rosettes et leur ancrage à une charpente centrale du chromosome formée de protéines
non histones. Cette étape permet de condenser l’ADN d’environ 20 fois.
Ce processus permet de passer d’une longueur totale de 1,90 m pour l’ADN humain à une
longueur de 220μm correspondant à la longueur totale des chromosomes. C’est une condensation
d’environ 8000 fois.
p. 21
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B
Document 1
Consigne :
1. Cite et caractérise les étapes de la mitose d’une cellule animale.
2. Dégage les particularités de la mitose d’une cellule végétale.
p. 22
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Doc.2
Consigne :
1. Localisez les chromosomes dans la cellule.
2. Sous quelles formes trouve-t-on les chromosomes dans une cellule ?
B. Nombre de chromosomes.
Le document 3 représente le nombre de chromosomes chez quelques espèces.
Doc.3
Consigne :
1. Analyse le document 3.
2. En déduis la notion de diploïdie et d’haploïdie.
C. Réplication de l’ADN et conservation de l’information génétique.
En 1958, Meselson et Stahl cultivent des bactéries appelées colibacilles sur un milieu riche en
azote lourd (N15). Au bout d’un certain temps, l’ADN de ces bactéries incorpore l’azote lourd
et dévient l’ADN lourd. Ces bactéries à ADN lourd (génération G0) sont alors cultivées sur un
milieu contenant de l’azote normal (N14) ; elles se multiplient plusieurs fois de suite (générations
G1, G2, G3, etc.). Le document 4 représente les résultats de cette expérience.
Doc.4
p. 23
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A B
Doc.5
Consigné :
1. Compare l’ADN de la génération G0 à celui de G1.
2. Précise la proportion en ADN lourds et légers qu’on obtient en G5.
3. Explique le mécanisme de la réplication de l’ADN.
4. Compare les molécules-filles entre elles et compare-les à la molécule-mère.
Activité 3 : Le caryotype.
Pour établir un caryotype, on procède comme suit :
o Cultiver des cellules au labo en plusieurs mitoses sur un milieu nutritif.
o Ajouter la colchicine dans le milieu pour bloquer les mitoses en métaphase.
o Placer les cellules en milieu très hypotonique pour les éclater.
o Ranger les chromosomes.
Le document 6 représente une photographie de l’ensemble des chromosomes chez deux
drosophiles.
Doc.6
Consigne :
1. Donne la formule chromosomique des drosophiles et cite les différentes formes des
chromosomes.
2. Range les chromosomes de chaque drosophile dans l’ordre de taille décroissante.
3. Compare les deux caryotypes et en déduis les notions d’autosomes et de gonosomes.
p. 24
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Activité 4 : Cycle cellulaire et évolution de la quantité d’ADN au cours d’un cycle cellulaire.
Chaque mitose est précédée par une phase préparatoire (interphase) au cours de laquelle se
déroule le processus essentiel de la mitose (réplication de l’ADN, dédoublement du
centrosome…).
Dans une population de cellules semblables, se divisant en même temps, on dose la quantité
d’ADN que contiennent ces cellules. Le résultat obtenu est consigné dans le tableau ci-dessous.
Consigne :
1. Trace le graphe de variation de la quantité d’ADN en fonction du temps. Echelle : 1cm=1UA ;
0,5cm=1h.
2. Indique sur le graphe une interphase et une mitose.
3. En déduis un cycle cellulaire et décrire l’évolution de la quantité d’ADN au cours d’un cycle
cellulaire.
Activité 5 : Importance de la mitose.
A par quelques types de cellules de l’organisme (hématies, neurones), toutes les cellules de
l’organisme sont capable de se diviser. Tous les cellules d’un organisme pluricellulaire on la
même origine (le zygote). Chacune de ces cellules (somatiques) contiennent la même
information génétique grâce à la mitose. La quantité de cellules produites doit correspondre aux
besoins de l’organisme (homéostasie) pour assurer le bon fonctionnement de l’organisme.
(Document 7)
Doc.7
Consigne :
1. Détermine l’importance de la mitose.
2. Quelles sont les conséquences d’un déséquilibre entre production et la mort de cellules dans
l’organisme.
p. 25
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Synthèse générale :
Le matériel génétique est un ensemble d’instructions qui doivent être transmises à la
descendance. Cette transmission nécessite d’abord la création de copies supplémentaires pour
que les cellules disposent chacune de sa copie. On appelle ce processus la réplication.
I. Réplication de l’ADN
La réplication s’effectue par une enzyme (l'ADN polymérase) qui écarte progressivement les
deux brins de la molécule d'ADN (yeux de réplication) et permet à des nucléotides libres,
présents dans le noyau de se fixer chacun en face de la base azotée du nucléotide qui lui est
complémentaire. Ainsi, chaque brin d’ADN sert de matrice pour la synthèse d’un nouveau brin.
La réplication débute à divers endroits de la molécule et progresse en sens inverse, formant des
«yeux de réplication ». La réplication est achevée lorsque les « yeux» se rejoignent. Chaque
nouvelle molécule comprend un brin nouveau et un brin ancien : la réplication est semi-
conservative.
II. La mitose
La mitose est un processus continu, mais on peut y distinguer 4 étapes difficiles à délimiter.
1. Prophase
Les chromosomes commencent à se condenser s’individualiser. L’enveloppe nucléaire et le
nucléole disparaissent. Un fuseau achromatique, constitué de microtubules apparaît entre les
deux asters (chez les cellules animales) qui se forment à partir du centrosome et occupent les
« pôles ».
2. La métaphase
Les chromosomes, au maximum de leur condensation, se positionnent à l'équateur du fuseau
pour former « plaque équatoriale ».
3. L'anaphase
Le fuseau tire sur les deux chromatides qui se séparent et migrent vers les pôles de la cellule :
c’est l’ascension polaire des chromatides sœurs.
4. La télophase et Cytodiérèse
Les chromatides se disposent en deux lots polaires et commencent à se décondenser, l'enveloppe
nucléaire se forme autour de chaque lot de chromosomes et achève ainsi la formation des deux
noyaux fils, le fuseau mitotique disparaît.
La cytocinèse est le partage du cytoplasme aboutissant à la séparation finale des deux cellules
filles. Chez les animaux, la cytodiérèse s'effectue par un simple étranglement du cytoplasme
dans la région équatoriale de la cellule.
Chez les végétaux, cette séparation est plus complexe et fait intervenir des vésicules golgiennes
chargées en substances pariétales qui se disposent à l’équateur de la cellule pour former une
paroi au moment où les membranes qui les entourent constituent les nouvelles membranes.
III. Mitose et cycle cellulaire
Les cellules qui se divisent régulièrement présentent un ensemble d’activités structurales et
métaboliques qui leur permettent de préparer et de réaliser la mitose. Ces transformations qui se
succèdent de manière répétitive sont appelées cycle cellulaire. Sa durée est, en général entre 20
et 24 h. Les étapes du cycle cellulaire peuvent être aisément suivies à travers l’estimation de la
quantité d’ADN cellulaire à un moment donné.
Phase G1 (environ 8h) : période qui suit la mitose et se caractérise par une quantité minimale
d’ADN et des synthèses actives permettant la croissance cellulaire.
p. 26
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Phase S (environ 8h) : période de réplication de l’ADN en 2 chromatides attestée par une
augmentation progressive vers le doublement de la quantité d’ADN.
Phase G2: (environ 7h) : les cellules contiennent une quantité d’ADN double avec production
d’enzymes et de facteurs de régulation indispensables à la mitose. La fin de cette phase G2 est
marquée par la phosphorylation de nombreuses protéines.
Ces trois étapes sont regroupées sous le nom d’interphase.
Phase M ou mitose (1 à 2 h) : période de division proprement dite et de partage égal du matériel
héréditaire entre les 2 cellules filles issues d’une division.
Pendant l’interphase, une cellule apte à se diviser double son taux d’ADN, c’est-à-dire synthétise
(phase S) autant d’ADN qu’elle en possède.
A l’anaphase, le taux d’ADN retombe à sa valeur normale en raison du dédoublement des
centromères et par conséquent la séparation des chromatides-sœurs. Ainsi dans un organisme
pluricellulaire, toutes les cellules ont la même quantité d’ADN.
La mitose s’observe dans les règnes animale et végétale. Malgré quelques variantes, de détaille
on retrouve les mêmes phases essentielles marquant l’universalité du phénomène. Grâce à la
mitose les deux cellules-filles possèdent la même information génétique que la cellule-mère.
C’est pour cela qu’on l’appelle reproduction conforme.
La réplication de l’ADN en interphase et le dédoublement des centromères en anaphase sont
deux évènements complémentaires qui assurent au cours des cycles cellulaires le maintien du
caryotype et de l’information génétique dans toutes les cellules d’un organisme. En outre chez
les organismes pluricellulaires, la mitose assure la croissance et le développement de
l’organisme et aussi le remplacement des cellules mortes.
IV. Le caryotype.
C’est une représentation photographique ou dessiné du nombre et de la forme des chromosomes
d’une cellule. Etablir un caryotype permet d’observer le nombre de chromosomes, de s’assurer
de leurs structures et d’examiner les hétérochromosomes ou chromosomes sexuels
L’étude d’un caryotype humain est la cytogénétique.
L’examen du caryotype montre que le nombre et la morphologie des chromosomes sont stables
chez une espèce donnée (2n = 46 chez l’Homme) et tous les chromosomes sont présents par
paires : on parle de chromosomes homologues. Selon la position du centromère, on distingue 3
types de chromosomes:
Les chromosomes acrocentriques: le centromère divise le chromosome en 2 bras inégaux.
Les chromosomes métacentriques: le centromère divise le chromosome en 2 bras égaux.
Les chromosomes télocentriques: le centromère est en position terminale.
p. 27
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A B
Document 1
Consigne : à partir du document 1 :
1. Précise les constituants d’une protéine.
2. Cite et caractérise les différentes structures des protéines.
3. Quels rôles peut-on attribuer aux protéines dans le fonctionnement de l’organisme.
p. 28
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Doc.2
Consigne :
1. Compare la structure des deux protéines (HbA et HbS).
2. Qu’est-ce qui est à l’origine de la différence entre les deux protéines ?
3. En déduis l’influence des protéines sur le phénotype.
Activité 3 : La synthèse des protéines.
A) Les étapes de la synthèse des protéines.
Dans une cellule, l’ADN possède l’information nécessaire à la synthèse des protéines. Cette
information est contenue dans la séquence en nucléotides des gènes. Le transfert de l’information
des gènes vers les protéines se déroule en en deux grands étapes (voir document 3).
Doc.3
p. 29
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B) La transcription
L’information contenue dans le noyau, au sein de la molécule d’ADN est transmise au
cytoplasme, lieu de synthèse des protéines : c’est la transcription (Doc.4A). L’ADN contient la
totalité de l’information génétique, mais un seul brin, le brin transcrit, transmet l’information par
l’intermédiaire d’une molécule, l’ARN messager (ARNm). Le document 4B représente les
différents types d’ARN et leurs rôles.
C
Document 4
Consigne : à partir du document 4 :
1. Décris le mécanisme de la transcription.
2. Compare l’ADN et l’ARN et en déduis l’importance de la transcription.
p. 30
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C) Le code génétique :
Dans le cytoplasme, l’assemblage des acides aminés constitutifs d’une protéine est dicté par
l’ARNm : c’est la traduction. Au cours de cette étape, le message de l’ADN contenu dans
l’ARNm est codé.
Un code de correspondance doit donc exister entre le langage à quatre « lettres » des nucléotides
et le langage à vingt « lettres » des acides aminés (Doc.5A) : c’est le code génétique. L’unité de
code est formée de trois (3) nucléotides. A chaque codon correspond un acide aminé. Il existe
donc : 43 = 64 possibilités, c’est-à-dire 64 codons pour vingt acides aminés (Document 5B).
B
Document 5
Consigne :
1. Analyse le tableau du code pour dégager ses caractéristiques.
2. Pourquoi l’appelle-t-on code génétique ?
p. 31
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D) Le mécanisme de la traduction
Le document 6 représente les étapes de la traduction.
Doc.7
Consigne : à partir du document 7 :
1. Cite les acteurs de la traduction et précise leurs rôles.
2. Cite et caractérise les étapes de la traduction.
Exercice d’application :
Soit une séquence de base d’un gène dont le seul brin transcrit est :
Consigne :
Donne en s’aidant du code génétique la séquence d’acides aminés.
p. 32
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Synthèse générale.
I. La structure des protéines
Les protéines sont les constituants chimiques de la matière vivante. Elles assurent la croissance de
l’individu, la réparation des tissus après blessure ou maladie, ce sont des éléments bâtisseurs. Ce sont des
constituants qui ont un rôle actif, vitale et une importance capitale dans le fonctionnement des cellules
(enzymes, anticorps, antigènes, toxines…).
Une protéine est un ensemble d’acides aminés reliés entre eux par une liaison peptidique entre la fonction
COOH d’un acide aminé et la fonction NH2 de l’acide aminé suivant. Les protéines diffèrent à la fois par
le nombre d’acides aminés et par leur enchainement ou leur séquence. Dans une protéine, on peut trouver
plusieurs chaines peptidiques. La protéine peut aussi comprendre une partie non peptidique. Il a été
prouvé par l’étude de mutants qu’il y a une colinéarité entre la séquence du gène et la séquence de la
protéine. L’information portée par le gène (ADN) consiste en une séquence précise de nucléotides qui
indique l’enchainement des acides aminés au niveau de la protéine.
Elles sont complexes de par leurs compositions chimiques et leurs structures nous permettent de les
classer en quatre (4) ordres de complexité.
Structure primaire : est l’ordre d’enchainement des acides aminés.
Structure secondaire : est le repliement local dans l’espace d’une chaine polypeptidique dont on
distingue 2 types de configurations. Des hélices α et des feuillets plissées β.
Structure tertiaire : la chaine forme des boucles ou replis à certains niveaux stabilisés par divers types
de liaisons en particulier par des ponts disulfures s’établissant entre 2 molécules de Cystéine.
Structure quaternaire : est l’association de plusieurs chaines polypeptidiques au sein d’une
macromolécule comme dans l’hémoglobine ou dans l’anticorps.
II. Structure des ARN
L’ARN se distingue de l’ADN par 3 caractéristiques : simple brin, porte l’uracile au lieu de la thymine
et le ribose à la place du désoxyribose. Il y a 3 types d’ARN :
L’ARN message : simple brin linéaire
L’ARN ribosomal : lié aux ribosomes.
L’ARN de transfert replié en forme de trèfle et portant un acide aminé et un triplé caractéristique
l’anticodon.
III. Synthèse des protéines :
L’ADN des cellules eucaryotes est localisé dans le noyau mais la synthèse des protéines s’effectue dans
le cytoplasme au niveau des ribosomes.
1. La transcription de l’ADN en ARN
La synthèse débute par la synthèse d’une copie du gène sous forme d’une molécule d’ARN
appelé ARN messager. Les ARN sont des acides nucléiques comme l’ADN mais ils diffèrent
par 3 caractéristiques: ils ont un seul brin, possèdent le ribose au lieu du désoxyribose. La
thymine est remplacée par l’uracile. L’ARN messager est synthétisé par complémentarité avec
l’un des brins de l'ADN utilisé comme matrice. Ce processus est appelé transcription. L’ARNm
obtenu a une séquence complémentaire par rapport au brin d’ADN transcrit et identique par
rapport au brin non transcrit à part T qui est remplacé par U.
Un même gène est transcrit simultanément en plusieurs ARNm. Les ARNm synthétisés se
détachent de l'ADN et migrent dans le cytoplasme par les pores de l'enveloppe nucléaire.
L'ARNm est une copie éphémère du gène (durée de vie de quelques minutes). Chez les
procaryotes, la transcription permet de former directement un ARN messager immédiatement
utilisable pour l’étape suivante. Par contre, chez les eucaryotes, la transcription forme un ARN
p. 33
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dit pré-messager. Cet ARN comprend des tronçons qui persisteront dans le futur ARNm, ce sont
les exons et des tronçons qui seront éliminés appelés introns. Lors d’un processus appelé
épissage, les introns sont coupés et éliminés et les exons sont raccordés entre eux pour former
l’ARN messager. Un même ARN pré-messager peut subir un épissage différent suivant plusieurs
facteurs comme le type de cellule ou le moment de la transcription. Certains exons peuvent ou
non être retenus. La conséquence est qu’un même gène peut donner plusieurs protéines
différentes. De ce fait, la diversité des protéines (protéome) d’un organisme donné dépasse
largement le nombre de ses gènes: on parle d’épissage alternatif.
2. La traduction
La traduction est la synthèse de chaînes peptidiques au niveau du cytoplasme selon le message
porté par l’ARNm issu de la transcription.
a) Le système de correspondance : code génétique
La relation entre séquence de nucléotides et la séquence d’acides nécessite un système de
correspondance entre les deux langages.
Il n’est pas possible de faire correspondre un nucléotide avec un acide aminé parce qu’il n’y a
que quatre nucléotides pour 20 acides aminés. La correspondance entre un doublet de nucléotides
avec un seul acide aminé n’est pas non plus possible du moment qu’il n’existe que 42 = 16
doublets possibles. Il faut donc trois nucléotides pour désigner les 20 acides aminés. Le problème
est qu’il existe 43 = 64 triplets possibles. Donc, la plupart des acides aminés sont codés par
plusieurs triplets ou codons. Ce système de correspondance entre triplets nucléotidiques et acides
aminés est appelé: code génétique. Le code génétique présente les caractéristiques suivantes :
Il est redondant (ou dégénéré) : certains acides aminés sont codés par plusieurs codons.
Il est univoque : chaque codon ne code que pour un seul acide aminé.
Il est universel : le code génétique est le même pour tous les êtres vivants (animaux, végétaux
et bactéries). Cette universalité est en faveur d'une origine commune à toutes les espèces.
Il existe mathématiquement 64 triplets de nucléotides différents. Parmi les 64 codons possibles
dont trois codons ne correspondent à aucun acide aminé : ce sont des codons STOP.
La traduction se fait au niveau de petits organites cytoplasmiques appelés ribosomes. Ce sont
des particules formées de deux sous unités: la grande et la petite. Ces ribosomes parcourent
l’ARNm triplet par triplet et chaque triplet fait appel à un acide aminé.
b) Déroulement de la traduction
Pendant la traduction, l’information portée par l’ARNm est traduite en une séquence précise
d’acides aminés (AA) pour constituer une protéine. C’est un processus qui se déroule au niveau
des ribosomes qui s’associent avec l’ARNm pour lire le message et lui faire correspondre les
acides aminés selon le code génétique.
La traduction fait intervenir aussi des ARN particuliers dits ARNt. C’est une molécule
monocaténaire repliée en forme de trèfle. Elle comprend deux sites importants : un résidu
adénine à l’extrémité 3’ sur lequel se fixe un acide aminé de manière covalente et un triplet de
nucléotides particulier appelé anticodon qui peut reconnaitre et se fixer sur le codon
correspondant sur l’ARNm. L’ARNt est donc l’adaptateur qui associe un triplet de l’ARNm avec
l’acide aminé correspondant selon le code génétique. La synthèse d’une chaîne peptidique se fait
en 3 étapes: l’initiation, l’élongation et la terminaison.
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1A
1B
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1C
Document 1 : les appareils génitaux chez les mammifères
Consigne : à partir du document 1 :
1. Décris l’organisation générale des appareils génitaux mâles et femelle.
2. Décris l’organisation des testicules et des ovaires et donnez leurs fonctions.
3. Compare les appareils génitaux mâle et femelle.
B) Chez les spermaphytes.
Les spermaphytes sont les plantes à organes reproducteurs apparente (plantes à fleur).
Le document 2 représente l’organisation des organes reproducteurs chez les spermaphytes.
2A 2B
2C
Document 2.
Consigne : à partir du document 2 :
1. Nomme l’ensemble des parties reproductrices mâles.
2. Nomme l’ensemble des parties reproductrices femelles.
3. Décris l’organisation d’une anthère.
p. 36
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3A
3B 3C
Document 3
Consigne :
1. Identifie et explique les étapes de la gamétogénèse.
2. Compare la spermatogénèse et l’ovogénèse.
3. Compare le gamète mâle et le gamète femelle.
4. Décris l’évolution du nombre de chromosome au cours de la gamétogénèse.
p. 37
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4A
4B
Document 4
Consigne : à partir du document 4 :
1. Compare la formation du sac embryonnaire à celle du grain de pollen.
2. Comment évolue le nombre de chromosome au cours de chaque processus ?
Activité 3 : La méiose
A partir d’une cellule, la méiose en donne quatre : c’est donc une succession de deux divisions. Les
phénomènes essentiels se produisent au cours de la première division : à la prophase I, les chromosomes
homologues s’associent par paires, formant des bivalents. A la métaphase I, les paires de chromosomes
s’alignent à l’équateur de la cellule. Lors de l’anaphase I, chaque chromosome se sépare de son
homologue, et il en résulte deux lots qui contiennent chacun un seul exemplaire de chaque chromosome
: les deux cellules filles qui se forment à la fin de la première division n’ont plus que la moitié des
chromosomes présents dans la cellule mère : il y a eu réduction par deux du nombre de chromosomes.
La cellule mère était diploïde (2n chromosomes), les deux cellules filles sont haploïdes (n chromosomes).
La seconde division, plus classique ne modifie pas le nombre de chromosomes et peut être comparée,
dans son déroulement, à une mitose. Avec la réduction par deux du nombre de chromosomes, l’autre
particularité de la méiose est de réaliser des brassages génétiques. Au cours de la prophase I, lors de
l’appariement des chromosomes en bivalents, il se produit des échanges de chromatides donc de gènes :
ces échanges sont
Ce brassage génétique est appelé brassage intra-chromosomique.
Un autre brassage génétique se produit à la métaphase I. En effet, la disposition des paires de
chromosomes les unes par rapport aux autres à ce stade, se fait de manière aléatoire et à priori de
nombreuses combinaisons sont possibles : ce brassage est appelé brassage inter-chromosomique. (Voir
document 5)
p. 38
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Document .5
Consigne : à partir du texte et du document 5 :
1. Donne la formule chromosomique de cette cellule.
2. Caractérise les étapes de la méiose.
3. Compare la méiose et la mitose.
4. Décris l’évolution de la quantité d’ADN dans une cellule au cours de la méiose (avec le
graphe à l’appui).
p. 39
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Activité 4 : La fécondation
A) Chez les mammifères
Après avoir été émis dans le vagin, les spermatozoïdes remontent les voies génitales de la femme
jusqu’aux trompes. Ils rencontrent de nombreux obstacles, notamment le passage du col de l’utérus, qui
permettent d’éliminer ceux qui présentent des anomalies. Seules quelques centaines parviennent aux
trompes au niveau desquelles a lieu la fécondation. Afin de pouvoir féconder l’ovocyte, les
spermatozoïdes doivent perforer son enveloppe (gangue ou membrane pellucide). Pour cela, ils
produisent et déversent des enzymes qui digèrent cette enveloppe et leur permet de rentrer en contact
avec la membrane cytoplasmique de l’ovule. Le contact du premier spermatozoïde avec l’ovocyte
provoque un décollement de la gangue qui empêche les autres gamètes mâles de féconder. Ainsi, un seul
noyau de spermatozoïde peut pénétrer dans l’ovocyte. Les deux noyaux ou pronucléi migrent alors l’un
vers l’autre et fusionnent : c’est la caryogamie qui rétablit la diploïdie dans la cellule œuf. Le caractère
aléatoire de la fécondation par tel ou tel spermatozoïde, amplifie le brassage génétique réalisé par la
méiose. La reproduction sexuée, par l’alternance entre méiose et fécondation, permet à chaque génération
de créer des individus génétiquement nouveaux : « tous semblables, tous différents »
Le document 6 représente les étapes de la fécondation chez les mammifères.
Doc.6
Consigne : à partir de l’exploitation du texte et du document 6 :
1. Dans quelle partie de l’appareil génital a lieu la fécondation chez les mammifères ?
2. Pour pouvoir féconder l’ovule, le spermatozoïde doit passer obligatoirement par l’utérus.
Pourquoi ?
3. Pourquoi chez les mammifères, l’ovule est fécondé par un seul spermatozoïde ?
4. Caractérise les étapes de la fécondation chez les mammifères.
p. 40
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7A
7B
Document 7
Consigne :
1. Explique les mécanismes de la fécondation chez les spermaphytes.
2. Comment appelle-t-on les gamètes mâles et femelles des spermaphytes ?
3. Pourquoi parle-t-on de double fécondation chez les spermaphytes.
4. Trace le schéma du cycle de chromosomique chez les mammifères et chez les spermaphytes.
p. 41
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Synthèse générale.
La capacité à se reproduire est une des caractéristiques des systèmes vivants. Pour cela, il existe
deux stratégies qui consistent soit à peupler rapidement un milieu avec des individus tous
identiques (reproduction asexuée), soit à créer des individus en plus petite quantité mais tous
différents les uns des autres (reproduction sexuée).
I. Organisation générale des appareils reproducteurs :
1. Chez les mammifères.
Les appareils génitaux de l’homme et de la femme présentent de nombreuses analogies : des
gonades qui fabriquent les cellules sexuelles, des conduits génitaux et des organes
d’accouplement. Ces similitudes résultent du fait que pendant les premières semaines du
développement embryonnaire, l’appareil génital est indifférencié et que la plupart des structures
ont une origine commune.
L’appareil génital de la femme : est formé de deux gonades (les ovaires), produisant les
gamètes (ovules) et les hormones femelles ; les conduits génitaux dans lesquels se déplacent ces
gamètes (pavillons, oviductes, utérus et vagin) et les glandes annexes. L’utérus est aussi l’organe
dans lequel s’implante l’embryon .Le vagin intervient lors de l’accouplement. L’orifice génital
débouche dans la vulve, fermée par les lèvres. C’est à ce niveau que débouche également le
conduit urinaire. Le clitoris, considéré comme un pénis embryonnaire, se trouve sur la face
antérieure de la vulve.
L’appareil génital de l’homme comprend : deux gonades, les testicules qui produisent les
gamètes mâles ou spermatozoïdes et les hormones. Les testicules, ou gonades mâles, sont des
glandes protégées par le bourse ou scrotum. Ils sont coiffés par une sorte de « chapeau » ou
épididyme qui se prolonge par le spermiducte ou canal déférent qui va transporter les
spermatozoïdes. C’est dans les testicules que sont fabriqués les spermatozoïdes, et leur passage
par l’épididyme est indispensable à leur maturation. La prostate et les vésicules séminales sont
des glandes qui sont à l’origine du sperme et qui permettent la maturation des spermatozoïdes.
Le pénis est l’organe d’accouplement qui permet de « déposer » directement les gamètes mâles
dans le vagin.
2. Chez les spermaphytes :
Les spermaphytes sont des plantes qui produisent des graines. L’appareil reproducteur des
spermaphytes est constitué d’une fleur qui, après fécondation, donne le fruit et la graine.
a) Organe reproducteur mâle : C’est l’androcée qui est constituée par les étamines.Chaque
étamine comprend un filet et une anthère. L’anthère mûre donne le grain de pollen.
b) Organe femelle : Le pistil comprend de bas en haut un ovaire, un style et un ou 2 stigmate.
L’ovaire renferme l’ovule. Le gynécée est l’ensemble des parties reproductrices des fleurs
femelles.
II. Formation des gamètes : La gamétogénèse
1) Chez les mammifères :
Les gamètes mâles et femelles se forment au cours d’un phénomène appelé gamétogénèse. Chez
l’homme, il s’agit de la spermatogenèse et chez la femme, de l’ovogenèse.
La spermatogenèse est un processus se déroulant dans les tubes séminifères des testicules et
conduisant à la formation des spermatozoïdes. L’ovogenèse est un processus se déroulant dans
les ovaires et aboutissant à la formation des ovocytes puis des ovules.
La gamétogénèse peut être divisée en 4 phases ou étapes :
Phase de multiplication : Les spermatogonies et les ovogonies à 2n chromosomes, cellules
germinales de base et constituant respectivement le premier stade cellulaire de la spermatogénèse
et de l’ovogénèse, se multiplient par mitose et donnent des spermatocytes I et des ovocytes I.
Cette phase incessante à partir de la puberté chez l’homme est terminée dès la 15ème semaine
de la vie fœtale chez la femme.
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Doc. 1
Consigne :
1. De combien de caractères étudie-t-on la transmission ? Lequel (s) ?
2. Que peut-on dire des individus de la F1 ? Tirer une conclusion.
3. Explique les résultats de ces croisements.
4. Définis : gène ; allèle ; génotype et phénotype.
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Doc.2
Consigne :
1. Combien de caractère étudie-t-on la transmission ? Lequel (s) ?
2. Nomme ce type de croisement et définis-le.
3. Que-constate-t-on en F1 ? Quelle conclusion peut-on tirer ?
4. Explique les résultats de la F2.
Activité 3 : Backcross et test-cross
On croise une souris grise
de la F1 avec le parent
récessif. Ce type de
croisement peut être appelé
backcross ou test-cross.
Doc.3
Consigne :
1. Etablis l’échiquier de croisement.
2. Précise les phénotypes et les génotypes avec les proportions.
3. Définis : backcross ; test-cross.
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Doc.4
Consigne :
1. Combien de caractères étudie-t-on la transmission ? Lesquels ?
2. Nomme le type de croisement et définir-le.
3. Que peut-on dire de la F1 ? Tire une conclusion logique.
4. Explique les résultats de ces deux croisements.
5. Réalise un backcross et précise les résultats.
Activité 5 : Notion de linkage.
On réalise des croisements entre des drosophiles de race pure. Les résultats ont indiqués dans le
document 5
A B
Document 5
Consigne :
1. Quelle est la différence entre les croisements A et B ?
2. Compare les résultats des deux croisements.
3. Calcule le pourcentage de recombinaison du croisement A et établis la carte factorielle.
4. En déduis le type de linkage dans chaque cas et caractérise les.
5. En cas de linkage qu’est ce qui fait apparaitre les types recombinés ?
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A B
Document 6
Consigne :
1. Quel phénomène est à l’origine du brassage intra-chromosomique ?
2. A quel moment se déroule ce brassage ?
3. Comment se fait l’échange de caractères dans ce brassage ?
Activité 2 : Brassage inter-chromosomique.
Le document 7 représente le mécanisme de brassage inter chromosomique.
Doc.7
Consigne :
1. Quel est le phénomène responsable du brassage inter chromosomique ?
2. A quel moment se déroule ce brassage ?
3. Comment se fait les échanges de caractères dans ce brassage ?
p. 48
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C) Les mutations
Activité 1 : Les types de mutation.
Les mutations sont des modifications qui surviennent au hasard. Elles résultent d’erreurs de
copie lorsqu’un chromosome duplique son ADN avant la division cellulaire. Le document 8
représente les différents types de mutations.
A B
Document 8
Consigne :
1. Quels sont les différents types de mutation ?
2. Citez et caractérisez les types de mutation génique.
3. Que subit l’ADN dans une mutation génique ?
Activité 2 : Conséquences des mutations.
Les mutations peuvent être répertoriées en fonction des conséquences qu’elles induisent sur les
protéines synthétisées. (Document 9).
Document 9
Consigne :
1. Classe les mutations en fonctions de leurs conséquences sur les protéines.
2. Dans quels cas ces mutations peuvent causer une modification des protéines synthétisées ?
p. 49
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Doc.10
Consigne :
1. Décris le génome chez les eucaryotes et chez les procaryotes.
2. Qu’est ce qui assure la stabilité du génome d’une espèce ?
Activité 2 : La diversité et l’unicité des individus.
Tout individu est hétérozygote pour un grand nombre de gêne. Ce polymorphisme génétique est
responsable à travers la reproduction sexuée de la naissance de génération en génération,
d’individu génétiquement différent. En effet au cours de la méiose, le brassage intra-
chromosomique suivi du brassage inter-chromosomique fait que chaque individu est unique. Par
conséquent, chaque cellule haploïde, chaque gamète possède un génome unique. La fécondation,
caractérisée par la rencontre aléatoire des gamètes, amplifie considérablement le brassage
génétique dû à la méiose. Chaque organisme représente ainsi une association unique du gène de
l’espèce n’ayant jamais existé et ne se réformera plus dans l’avenir. Chaque individu est unique
du point de vue génotype. Cela justifie l’expression « Unicité des individus ».
Chez l’espèce humaine, chaque personne est hétérozygote pour 6 à 7% des gènes sur la base des
50000 gènes pour l’ensemble du génome humain. Il n’existe que 23 paires de chromosomes,
cela signifie que chaque paire de chromosome porte de très nombreux gènes représentés par 2
allèles différents sur les chromosomes homologues. Par l’association des allèles des gènes qu’il
possède, un chromosome diffère génétiquement de son homologue et diffère également de tous
les autres chromosomes des individus de la même espèce.
Consigne :
1. Pourquoi les chromosomes homologues sont génétiquement différents ?
2. Pourquoi les enfants d’un même couple ne sont pas identiques ?
3. Explique l’expression : « unicité de l’individu ».
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Synthèse générale.
Du nom de Gregor Johann Mendel (1822-1884), ce prêtre autrichien passionné de botanique qui,
huit ans durant, occupa ses loisirs à hybrider des petits pois et fut le premier à en tirer des lois
statistiques. La génétique mendélienne a pour but d’étudier la transmission des caractères
héréditaires de génération en génération.
Par convention, la génération initiale ou génération parentale est dénommée P, les générations
suivantes ou générations filiales désignées F1, F2, F3… selon leur ordre d’apparition.
1. Le mono hybridisme.
C’est un croisement dans lequel on étudie la transmission d’un seul caractère. En croisant deux
lignées pures ne différant que par un seul caractère (par exemple des pois à graines jaunes et des pois
à graines vertes), un des deux caractères disparaît à la génération suivante (première génération filiale
ou F1).
On peut en déduire que le caractère présent en F1 est dominant alors que le caractère absent est
récessif.
C’est la première loi de Mendel ou loi d’uniformité : tous les hybrides de première génération
issus du croisement de deux lignées pures se ressemblent et présentent le caractère de l’un des parents
et de lui seul. Ainsi, si des pois homozygotes à graines jaunes (lignée pure) sont croisés avec des
pois homozygotes à graines vertes (autre lignée pure), en F1 tous les pois seront à graine jaune. Le
caractère « graine jaune » est donc dominant et le caractère « graine verte » récessif. Ce qui en termes
de génotype et de phénotype peut s’énoncer de la manière suivante, en utilisant l’allèle J pour jaune
dominant et l’allèle v pour vert récessif.
Chaque parent étant homozygote (J/J ou v/v), il ne peut en effet former qu’un seul type de gamète :
l’un porteur de l’allèle J, l’autre porteur de l’allèle v. La fécondation réunira donc obligatoirement
les deux allèles J et v mais J étant dominant, il sera le seul à s’exprimer. Par conséquent tous les
hybrides de première génération seront de phénotype « graine jaune ».
En croisant ensuite les hybrides de première génération (F1) entre eux, on aboutit alors aux résultats
suivants. Cette fois, les deux caractères parentaux réapparaissent mais dans un rapport 3/1 : 75% des
hybrides de deuxième génération présentent le caractère dominant et 25% le caractère récessif.
C’est la deuxième loi de Mendel ou loi de ségrégation : tous les hybrides de deuxième génération
issus du croisement de deux hétérozygotes pour un même couple d’allèles ne se ressemblent pas et
présentent l’un ou l’autre des caractères de la génération parentale.
2. Di hybridisme
Les phénomènes décrits jusqu’à présent ne concernaient que des lignées parentales pures se
distinguant par un seul caractère. Voyant maintenant ce qu’il en est lorsqu’elles diffèrent par deux
caractères distincts et reprenons les expériences de Mendel effectuées à partir de pois à graines jaunes
/ ridées et de pois à graines vertes / lisses. Comme précédemment, il s’agit bien sûr de lignées
homozygotes de sorte que le croisement de pois à graines jaunes / ridées entre eux ne donne que des
pois à graines jaunes / ridées et il en est de même pour les pois à graines vertes / lisses. En revanche,
si l’on croise les deux variétés entre eux, tous les pois de F1 présentent le même phénotype (graines
jaunes et lisses) et aucun pois à graines vertes / ridées n’apparaît. On peut donc en conclure une
nouvelle fois que les caractères « graine jaune » et « graine lisse » sont dominants alors que les
caractères « graine verte » et « graine ridée » sont récessifs. Ce qui en termes de génotype et de
phénotype peut s’énoncer de la manière suivante en utilisant l’allèle J pour jaune dominant, l’allèle
L pour lisse dominant, l’allèle v pour vert récessif et l’allèle r pour ridé récessif.
Mendel croise alors les hybrides obtenus en F1 entre eux et observe que les quatre caractères
parentaux réapparaissent en F2 mais dans un rapport 9/3/3/1. 9/16 des pois sont à graines jaunes et
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lisses (J ; L), 3/16 à graines jaunes et ridées (J ; r), 3/16 à graines vertes et lisses (v ; L) et 1/16 à
graines vertes et ridées (v ; r). Les deux lois d’uniformité et de ségrégation sont donc à nouveau
vérifiées : tous les hybrides de première génération se ressemblent mais pas ceux de deuxième
génération. Et n’importe quelle combinaison de caractères aboutirait à des proportions identiques :
3/4-1/4 en cas de mono hybridisme, 9/16-3/16-3/16-1/16 en cas de di hybridisme.
3. Cas du linkage (liaison entre les gènes)
Dans le croisement de cas de di hybridisme, il se peut que les gènes étudiés soient situés sur un même
chromosome (linkage) ou sur des chromosomes différents (gènes indépendants). Pour en savoir, il
faut un croisement-test et étudier ses résultats. Trois cas peuvent arrivés :
o Il y a autant de phénotypes recombinés que de types parentaux (4 phénotypes avec pour chacun
25%) : les gènes sont indépendants (pas de linkage).
o Le taux de types recombinés est inférieur à celui de types parentaux : les gènes sont liés (linkage
partiel).
o S’il n’y a pas de types recombinés : il y a linkage total.
4. Les mutations :
La mutation est un changement dans la séquence des nucléotides de l’ADN. Elle est provoquée par
des agents mutagènes, c’est-à-dire des facteurs susceptibles d’augmenter la fréquence des mutations.
Il s’agit des agents physiques (radiations ionisantes), des radiations chimiques (acide nitreux). La
conséquence de l’action de ses agents est une modification structurale de l’ADN. La mutation
ponctuelle : est toute modification n’affectant qu’une seule paire de nucléotide d’une séquence
d’ADN. Cependant, il arrive parfois que la modification soit plus étendue, ce qui entraine
d’important remaniement du segment d’ADN. Les mutations ponctuelles sont de plusieurs types
affectant la molécule d’ADN :
Substitution : Un nucléotide est remplacé par un autre.
Délétion : Elle est la perte d’un nucléotide de la séquence d’ADN.
Addition ou insertion : Un nucléotide s’insère entre 2 nucléotides de la séquence.
Lorsqu’une mutation entraine une modification de la séquence des acides aminés d’une protéine, elle
est dite efficace. Seules les mutations germinales sont transmissibles à la descendance. Les mutations
somatiques se transmettent d’une cellule à une autre cellule sur le même organisme mais ne sont pas
héréditaire.
5. Nature du génome :
Le génome est l’ensemble de tout le matériel génétique d’un être vivant. Les individus d’une même
espèce ont le même génome. Celui-ci est caractérisé par le nombre de chromosomes, leurs structures,
l’emplacement de tous les gènes nécessaires à l’édification et au fonctionnement de l’organisme.
6. Diversité et l’unicité de l’individu
Tout individu est hétérozygote pour un grand nombre de gêne. Ce polymorphisme génétique est
responsable à travers la reproduction sexuée de la naissance de génération en génération, d’individu
génétiquement différent. En effet au cours de la méiose, le brassage intra-chromosomique suivi du
brassage inter-chromosomique fait que chaque individu est unique. Par conséquent, chaque cellule
haploïde, chaque gamète possède un génome unique. La fécondation, caractérisée par la rencontre
aléatoire des gamètes, amplifie considérablement le brassage génétique dû à la méiose. Chaque
organisme représente ainsi une association unique du gène de l’espèce n’ayant jamais existé et ne se
réformera plus dans l’avenir. Chaque individu est unique du point de vue génotype. Cela justifie
l’expression « Unicité des individus ».
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Document 1
Consigne :
1. Cette expérience s’intéresse à combien de générations ?
2. Les parents diffèrent par combien de caractères ?
3. Quels sont les génotypes et les phénotypes des parents et de la F1.
4. Compare la F1 et la F2 et tire une conclusion.
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B
Document 2
Consigne ;
1. Compare la carte de distribution de la drépanocytose à celle du paludisme ?
2. Quel est le continent le plus touché ?
3. Explique pourquoi la présence de l’allèle HbS est un avantage dans les régions où sévie le
paludisme.
p. 54
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Document 3
Consigne :
1. Etablis une relation entre la latitude et la variation de la couleur de la peau.
2. Qu’est ce qui est à l’origine de la variation de la couleur de la peau ?
3. Explique l’influence des migrations sur la variation des fréquences alléliques.
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Synthèse générale :
Tous les individus appartenant à une même espèce possèdent le même nombre de chromosomes et les
mêmes gènes, occupant la même position le long de l'ADN. Au cours de l’évolution, des mutations
peuvent conduire à l’apparition de différentes versions des gènes : les allèles. Différents brassages au
cours de la reproduction sexuée expliquent que chaque individu (hormis les jumeaux vrais) soit
génétiquement unique.
1. Diversité génétique au sein d’une population.
Chez les individus à reproduction sexuée, le brassage génétique qui a lieu pendant la formation de
gamètes et la fécondation aboutissent à la diversité génétique au sein des populations. Par conséquent le
brassage génétique a pour finalité l'unicité génétique de l'individu.
La présence dans une population à reproduction sexuée, d'individus génétiquement identiques (vrai
jumeaux) en est une exception. La variation de phénotype au sein d'une population ou la présence, au
sein d'une population, de phénotypes différents est déterminée par la diversité génétique.
Le polymorphisme existe au niveau morphologique et biochimique. Les différents phénotypes sont dus
à l'existence d’enzymes différents codés par des allèles différents de la même gêne.
2. Influence de la sélection naturelle sur la variation de la fréquence allélique :
La fréquence allélique ou la proportion d’un allèle dans une population est le rapport du nombre de de
cet allèle, sur le nombre d'allèles de l'ensemble des individus de la population pour le gène considéré.
La sélection naturelle est l'avantage pris par certains génotype par diminution relative de la fécondité et
ou de l'espérance de vie d'autres génotypes de la population sous l'influence des facteurs du milieu.
3. Influence des migrations sur la variation de fréquence allélique :
La migration entre population distincte crée un transfert plus ou moins important de gènes entre elles, ce
qui modifie les fréquences alléliques et amoindri les différences allélique entre les pools de gènes.
En d'autres termes, on assiste à un mélange de pools de gènes qui a tendance à provoquer ou à entraîner
leurs uniformisations. Cette uniformisation est d'autant plus importantes que les populations sont proches
géographiquement.
Les migrations peuvent aussi être à l'origine de la création de nouvelles populations. En effet lors de la
formation d'une nouvelle population par un petit nombre d'individus constituant la population fondatrice,
la totalité des allèles se trouvant dans la population de départ n'est pas présente entièrement dans la
population fondatrice. Il y a donc perte de polymorphisme, c'est l'effet fondateur où effet de fondation.
L’histoire de l'humanité nous révèle que des groupes d’individu, pour des raisons diverses (famines,
conflits, catastrophe etc…) avaient été amenés à se séparer des populations plus vaste auquel elles
appartenaient.
Ceci a marqué l'influence de ces migrations sur la formation génétique de la population. On considère
une population de départ ou population mère noté P1, un petit groupe d'individus se sépare de cette
population, migre vers un territoire isolé de cellule de P1 et forme une nouvelle population P2.
Le plus petit groupe est appelé groupe fondateur ou population fondatrice. Les allèles présents dans ce
groupe, représentent ceux de la population P1. C'est-à-dire à partir du pool génétique de la population P1,
deux populations filles P3 et P4 sont créés. A chaque génération, un échantillon d’allèle est transmis au
hasard parmi la variation infinie des combinaisons possibles. Cette sélection des allèles au hasard d'une
génération à la suivante est appelé « dérive génétique ».
Elle peut être encore définie comme une variation de la fréquence allélique et génotypique d'une
génération à la suivante a une petite population. La dérive génétique et l’effet fondateur ne sont
importants que si les populations séparées demeurent isolées les unes des autres.
p. 56
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Doc.1
Consigne : à partir du texte et du document 1 :
Définis un arbre généalogique (ou pédigrée) et donne son importance.
p. 57
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B
Document 2
Consigne : à partir du texte et du document 2 :
1. Caractérise le gène du système ABO.
2. Détermine les génotypes des individus I1, I2, II2, II5, II6, III1, III3, III5, III7 et III8.
3. Précise les résultats statistiques des descendants directs du couple I1 et I2.
4. Précise la probabilité pour que le couple II1 et II2 ait un enfant de groupe O.
5. Quels sont les caractéristiques de la transmission autosomale ?
p. 58
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Doc.3.
Consigne : à partir du document 3 :
1. Explique le mode de transmission de cette maladie.
2. Trouve la probabilité pour que l’enfant d’Alice et d’Alexandre soit hémophile.
3. Donne les Caractéristiques de la transmission gonosomale.
p. 59
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A B
C D
Document.3
Document 4
Consigne : à partir du texte et des documents 3 et 4 :
1. Compare les caryotypes A, B et C.
2. Précise les caryotypes anormaux et leurs conséquences.
3. Explique l’obtention de caryotypes anormaux.
p. 60
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5A : Amniocentèse
C
Document 5 : Diagnostic prénatal
Consigne : à partir du texte et du document 5 :
1. Cite et explique brièvement les techniques de diagnostic prénatal.
2. Explique comment ces techniques permettent de diagnostiquer des anomalies chromosomiques.
3. Quel est l’importance du diagnostic prénatal.
p. 61
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Synthèse générale :
I. Etude de la transmission d’une tare héréditaire
Les unions humaines présentent cinq modes de transmission héréditaire qui se dégagent de
l’étude des maladies rares par analyse généalogique. La maladie peut être autosomique récessive,
autosomique dominante, récessive liée à X ou dominante liée à X. Elle peut être aussi liée à Y.
1) Une maladie autosomale récessive : Exemple : l’albinisme
• est aussi fréquente chez les garçons que chez les filles.
• en général, elle n’apparaît pas à toutes les générations
• est déterminée par un gène qui ne s’exprime au niveau du phénotype atteint qu’à l’état
homozygote.
2) Une maladie autosomale dominante : Exemple : la brachydactylie (doigts courts)
• tout sujet affecté a au moins l’un des parents malade.
• en général elle se manifeste dans toutes les générations.
• les sujets malades sont le plus souvent hétérozygotes.
• les sujets sains sont toujours homozygotes.
3) Une maladie récessive portée par le chromosome sexuel X : Exemple : l’hémophilie, le
daltonisme
• est plus fréquente chez les garçons que chez les filles.
• est déterminée par un gène dont l’allèle récessif s’exprime chez les garçons atteints.
• les garçons malades sont issus d’une mère conductrice.
• Toute fille atteinte devrait avoir un père atteint.
4) Une maladie dominante liée à X :
• Tout sujet atteint a au moins l’un des parents atteint.
• En général elle se manifeste dans toutes les générations.
• Les hommes affectés transmettent la maladie à toutes leurs filles mais à aucun de leurs fils.
• Les femmes atteintes hétérozygotes mariées à des hommes non affectés transmettent la maladie
à la moitié de leurs fils et de leurs filles.
• Tout garçon atteint devrait avoir une mère atteinte.
5) Hérédité liée au chromosome Y :
Il s’agit de quelques curiosités dermatologiques assez exceptionnelles : Ichtyose grave, type «
porc-épic », Hypertrichose des oreilles, Kératose palmo-plantaire.
Le mécanisme de transmission est facile à comprendre : toutes les filles naissant de l'union d'un
homme atteint avec une femme normale sont normales car elles ne peuvent hériter que le X
paternel. Par contre, tous les garçons, qui ont hérité de l'Y paternel, sont atteints.
6) Risques liés au mariage consanguin : Exemple : la surdi-mutité
Si dans une famille il existe une tare récessive :
• le mariage consanguin augmente considérablement le risque d’avoir des enfants atteints de
cette tare car il la probabilité de rencontre des allèles récessifs.
• Le risque d’être porteur diminue de moitié à chaque génération.
• Un mariage entre cousins germains est déconseillé chaque fois qu’une tare récessive existe
dans la famille ascendante ou chez les collatéraux.
p. 62
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p. 63
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Doc.1
Consigne :
1. Analyse et explique les résultats de ces greffes.
2. Qu’est ce qui est à l’origine du rejet de greffons ?
3. Indique comment doit-on choisir le receveur d’un greffon pour qu’il y ait succès ?
p. 64
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A
Les quatre groupes sanguins se caractérisent comme suit :
B
Doc.2
Consigne :
1. Analyse les résultats de cette expérience.
2. Que peut-on en déduire ?
3. Détermine les agglutinogènes et les agglutinines pour chaque groupe sanguin du système ABO.
Activité 2 : Le soi.
La reconnaissance du soi est due à la présence de molécules particulières appelées marqueurs du soi. Ces
molécules sont des glycoprotéines présentes à la surface de toutes les cellules de l’organisme (Doc.3).
Ces marqueurs sont regroupés en deux ensembles selon leur localisation cellulaires :
Les marqueurs majeurs d’histocompatibilité : situées sur les cellules nucléées, les molécules du
complexe majeur d'histocompatibilité CMH sont nommées human leucocyte antigen (HLA) chez
l'homme. Le système HLA est formé d'une série de gènes étroitement liés qui codent pour des protéines
membranaires (molécules HLA) qui fixent et présentent les peptides antigéniques aux récepteurs des
lymphocytes T (TCR).
Les marqueurs mineurs d’histocompatibilité : situés sur les hématies, sont à l’origine des groupes
sanguins.
Doc.3
p. 65
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Doc.4
Consigne :
1. Définis le soi.
2. Cite et caractérise les de marqueurs du soi.
3. Pourquoi les molécules du CMH sont spécifiques à chaque individu ?
4. Cite et localise les gènes qui codent pour les molécules du CMH.
Activité 3 : Le non-soi.
La capacité de
l’organisme à différencier
le soi du non-soi est à la
base des réactions
immunitaires. Certaines
cellules ou molécules
sont reconnues comme du
non-soi ou du soi modifié
et peuvent être à l’origine
d’une réaction
immunitaire. On les
appelle antigènes ou
immunogènes. Le
document 5 représente
quelques exemples
d’antigènes.
Doc.5
Consigne :
1. Définis : le non-soi ; un antigène.
2. Quelles les deux origines possibles des antigènes
3. Quelles sont les formes possibles des antigènes ?
4. Comment appelle-t-on les portions responsables de la reconnaissance d’un antigène ?
p. 66
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Synthèse générale.
L'immunité fait référence aux mécanismes de défense d'un organisme vivant contre des agents
étrangers, notamment infectieux, ou contre des agressions internes, notamment transformation
tumorale, susceptibles de menacer son bon fonctionnement ou sa survie. L'ensemble des organes
et tissus, cellules et molécules qui concourent à opposer une résistance aux infections est appelé
système immunitaire.
1. Le soi et le non soi.
L’immunité envers les maladies infectieuses se développe en réponse aux antigènes. Les
antigènes peuvent se définir comme des molécules reconnues par le système immunitaire et
induisant une réponse immunitaire. L’antigène stimule la production d’anticorps et/ou une
réponse cellulaire dirigée spécifiquement contre cet antigène. On peut comparer la réaction entre
l’antigène et l’anticorps à celle d’une clé dans une serrure. Elle est spécifique et les anticorps
produits contre un antigène donné ne réagissent pas, ou peu, avec les autres antigènes.
L’antigène peut être une substance soluble produite par un microorganisme (par exemple une
toxine ou sa forme détoxifiée, l’anatoxine) ou une substance présente à la surface d’une bactérie,
d’un virus ou d’une cellule ou dans la paroi cellulaire. La plupart des antigènes sont des
protéines, mais il existe des antigènes polysaccharidiques provenant des capsules bactériennes,
et des antigènes glycolipidiques.
La partie de l’antigène à laquelle se lie l’anticorps s’appelle déterminant antigénique, site
antigénique, ou épitope. Les antigènes contiennent généralement de nombreux déterminants
antigéniques qui peuvent être différents les uns des autres ou composés de structures
moléculaires répétitives.
Un microorganisme donné peut comporter de nombreux antigènes différents. Les protozoaires,
les champignons et les bactéries possèdent plusieurs centaines à plusieurs milliers d’antigènes.
2. Les marqueurs du soi.
Les molécules de CMH ont été nommées: Complexe Majeur d’Histocompatibilité par Jean
Dausset, en 1952. Historiquement, la découverte de ce système a permis de comprendre les
mécanismes de rejet d'une greffe d'organe survenant de façon quasi inévitable entre deux
individus non apparentés. Les molécules du complexe majeur d'histocompatibilité CMH sont
nommées human leucocyte antigen (HLA) chez l'homme. Le système HLA est formé d'une
série de gènes étroitement liés qui codent pour des protéines membranaires (molécules HLA)
qui fixent et présentent les peptides antigéniques aux récepteurs des lymphocytes T (TCR). Les
molécules HLA de classe I sont constituées de l'association non covalente de deux chaînes : une
chaîne lourde transmembranaire α et d'une chaîne légère non glycosylée, la β2-microglobuline
qui n’est pas implantée dans la membrane cellulaire. L’ensemble de la molécule s'inscrit dans
un cylindre de 7 nm de long et 4 à 5 nm de diamètre.
Les molécules HLA de classe II sont des glycoprotéines transmembranaires. Elles ont une
structure très proche de celle des molécules HLA de classe I. Elles sont formées de l'association
non covalente d'une chaîne α d'un poids moléculaire de 34kD, et d'une chaîne légère β d'un poids
moléculaire de 29kD. Contrairement aux molécules HLA de classe I, les chaînes α et β sont ici
parfaitement homologues, composées, toutes les deux, d'une partie extra-membranaire N-
terminale d'environ 190 acides aminés, d'une partie transmembranaire formée d'une vingtaine
d'acides aminés, et d'une partie intra-cytoplasmique C-terminale formée de 4-5 acides aminés.
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Figure 1A
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Figure 1B
Consigne :
1. Cite et caractérise les différentes cellules immunitaires et donne leurs rôles.
2. Quelles sont les molécules solubles du système immunitaire ?
Activité 2 : Origine des cellules immunitaires.
Les leucocytes naissent dans le foie chez le fœtus et dans la moelle osseuse chez l’adulte à partir
des cellules souches pluripotentes (cellules souches de la moelle osseuse). Leur différenciation
et leur maturation ont lieu dans les organes lymphoïdes centraux : la moelle osseuse et le thymus.
Après leur maturation, lymphocytes et macrophages migrent vers les organes lymphoïdes
périphériques : rate, ganglions lymphatiques, etc. Ces organes sont les lieux de rencontre avec
les antigènes et points de départ des réactions immunitaires. (Voir figure 2)
Fig.2
Consigne :
1. Détermine l’origine des cellules immunitaire.
2. Quelles sont les lieux de maturation des cellules immunitaires.
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B C
Figure 3
Consigne :
1) Quelle est la nature des structures des reconnaissances des lymphocytes ?
2) Comment les appelle-t-on chez les LB et chez les LT ?
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Synthèse générale :
Le système immunitaire est constitué d'un ensemble complexe d'organes individualisés et de tissus entre
lesquels circulent en permanence des cellules de l'immunité innée et de l'immunité adaptative. Cette
organisation en réseau de communication confère au système immunitaire trois propriétés essentielles :
● Une importante capacité d'échange d'informations, par contacts membranaires intercellulaires ou par
libération de médiateurs solubles. Ces échanges ont lieu entre des acteurs du système immunitaire (par
exemple des interactions entre les cellules de l'immunité innée et celles de l'immunité adaptative), mais
également avec d'autres systèmes.
● Un bras effecteur performant capable de protéger l'intégrité de l'organisme ;
● Une forte régulation qui est cruciale pour préserver, à tout moment et à tout endroit, l'équilibre du
système immunitaire ou homéostasie et garantir une réponse immunitaire adaptée.
La perturbation de l'un de ces systèmes est à l'origine de dérèglements pathologiques comme les déficits
immunitaires, les maladies auto-immunes ou les états d'hypersensibilité.
1. Les cellules et autres acteurs du système immunitaire :
Les phagocytes : ce sont les granulocytes (Neutrophiles, Eosinophiles, Basophiles) les monocytes, les
mastocytes, les macrophages, les cellules dendritiques et les cellules NK (Natural killer). Ce sont les
cellules de l’immunité innée. Elles assurent la phagocytose.
Les lymphocytes : LB, LT4, LT8. Ce sont les cellules de l’immunité acquise.
Les granulocytes (ou polynucléaires) :
Les granulocytes se divisent en trois lignées distinctes : neutrophiles, éosinophiles et basophiles.
Les granulocytes neutrophiles sont les plus nombreux dans la circulation sanguine et sont reconnaissables
par leur noyau polylobé. Ils jouent un rôle majeur dans la défense antimicrobienne et dans l'inflammation
aiguë par leur fonction de cellules phagocytaires et le contenu de leurs granules cytoplasmiques (plus de
100 enzymes différentes).
Sous l'effet de facteurs chimiotactiques, les granulocytes neutrophiles sont les premières cellules de
l'immunité innée à être recrutées dans les tissus en cas d'infection bactérienne, où elles y auront une durée
de vie très brève.
Les granulocytes éosinophiles ont un noyau bilobé et des granulations colorées spécifiquement en rouge
orangé par les techniques habituellement utilisées. Ceci est dû au caractère basique des composants
cytotoxiques et pro-inflammatoires qu'elles contiennent. Ces cellules sont retrouvées principalement dans
les tissus et possèdent un rôle capital dans les défenses antiparasitaires et certaines réactions
d'hypersensibilité.
Les granulocytes basophiles ont un noyau bilobé peu visible du fait de l'abondance de leurs granulations
métachromatiques contenant de l'histamine ainsi que des éléments très acides, cytotoxiques et pro-
inflammatoires. Leur équivalent tissulaire est le mastocytes, présent en abondance dans les muqueuses,
et ils ont un rôle anti-infectieux.
Les basophiles et les mastocytes ont aussi un rôle important dans les hypersensibilités immédiates.
Les monocytes et les macrophages :
Les monocytes ont également un cytoplasme granuleux contenant de nombreuses enzymes. Moins
nombreux que les granulocytes, ils circulent dans le sang et adhèrent aux parois vasculaires avant de
migrer dans les tissus en réponse à certains facteurs chimiotactiques, où ils s'y différencieront en
macrophages.
Ce sont des cellules essentiellement phagocytaires, capables de capter des éléments de tailles diverses
(antigènes particulaires, macromolécules, agents microbiens, cellules ou débris cellulaires) avant de les
détruire puis de les présenter aux cellules de l'immunité adaptative. Ils produisent également de
nombreuses cytokines importantes à toutes les étapes de la réponse immunitaire, y compris dans la phase
de réparation tissulaire.
Les cellules dendritiques :
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Les cellules dendritiques sont localisées dans de nombreux tissus et organes dans un état immature ayant
une importante capacité de capture d'antigènes. À l'inverse, lorsqu'elles quittent les tissus et migrent vers
les tissus lymphoïdes, elles subissent un processus de maturation qui leur fait perdre cette capacité au
profit de l'acquisition d'une propriété de présentation des antigènes aux lymphocytes T. Ce sont les
Cellules présentatrices d'antigènes (CPA) les plus importantes car elles sont capables d'activer des
lymphocytes T naïfs, et jouent ainsi un rôle majeur dans l'initiation de la réponse immunitaire adaptative.
Il existe plusieurs types de cellules dendritiques qui possèdent des propriétés différentes.
Les lymphocytes NK :
Les lymphocytes NK ou cellules Natural Killer sont des cellules cytotoxiques localisées dans le sang et
les organes lymphoïdes périphériques. Ils reconnaissent et détruisent les cellules infectées, endommagées
ou ciblées par des anticorps de type IgG. Ils ont également une grande capacité de sécrétion de cytokines
comme l'IFN-γ.
Les lymphocytes :
Les lymphocytes B et les lymphocytes T ont une morphologie similaire, avec un rapport nucléo-
cytoplasmique élevé sans granulation. Ils sont capables de reconnaître spécifiquement des antigènes via
leurs récepteurs de type BCR ou TCR. Le BCR se lie à l'antigène natif alors que le TCR se lie à des
antigènes apprêtés et présentés sous forme de peptide associé aux molécules du CMH.
2. Les organes du système immunitaire
Le système immunitaire est composé d'organes et de tissus dits lymphoïdes dévolus à la production de
lymphocytes et aux fonctions immunitaires. Ils sont connectés par les vaisseaux sanguins et
lymphatiques.
Le foie fœtal est le premier organe de différentiation des cellules immunitaires, relayé à la naissance par
la moelle osseuse. Les Cellules souches lymphoïdes poursuivent leur maturation en lymphocytes B ou T
au sein des organes lymphoïdes primaires (ou centraux) où ils acquièrent, entre autres, un récepteur
propre à chaque cellule : c'est la constitution des répertoires T et B. Les organes lymphoïdes primaires
sont la moelle osseuse, dans laquelle sont par exemple générés les lymphocytes B et les cellules NK, et
le thymus, dans lequel sont générés les lymphocytes T.
Les organes lymphoïdes secondaires (ou périphériques) sont peuplés des cellules issues des organes
lymphoïdes primaires et sont le lieu des coopérations cellulaires aboutissant à la réponse immunitaire
adaptative, c'est-à-dire la présentation et la reconnaissance des antigènes, l'activation, l'expansion clonale
et la différentiation des lymphocytes en cellules effectrices. Ces organes sont le lieu de drainage et de
concentration d'antigènes présents dans les tissus, la lymphe (ganglions lymphatiques), le sang (rate), ou
les muqueuses (tissu lymphoïde associé aux muqueuses, MALT).
3. Les structures de reconnaissances des lymphocytes.
Le BCR et le TCR sont caractérisés par leur diversité, qui résulte de recombinaisons des segments de
gènes codant les chaînes lourdes et légères qui les constituent. Le nombre élevé d’antigènes susceptibles
d’être rencontrés par l’organisme implique que le génome permette la synthèse d’au moins plusieurs
millions de molécules différentes. Cependant, les régions constantes des différentes chaînes lourdes et
légères sont invariables. Alors que les régions variables sont différentes d'un récepteur à l’autre et
spécifiques chacune d’un épitope antigénique. Plusieurs segments de gènes participent à la constitution
des régions variables.
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B
Figure 2
Consigne :
1. Quelles sont les étapes de la réaction inflammatoire ?
2. Quelle est l’importance de la réaction inflammatoire ?
3. Cite les étapes de la phagocytose.
4. Pourquoi les qualifie-t-on de réponses immunitaires non spécifiques.
p. 74
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2.1
Expérience 3
3. A 3.B
Consigne :
1. Analyse l’expérience 1.
2. Explique pourquoi l’immunité adaptative est dite spécifique.
3. A partir de l’analyse des expériences 2 et 3 ; explique le support de l’immunité adaptative.
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Fig.4
Expérience 2 : Expérience de Claman
Expérience 3 :
On cherche à préciser les LT
responsables de la réponse
immunitaire à médiation cellulaire
et les cellules impliquée.
(Fig.6)
Consigne :
1. Analyse et interprète les résultats de chaque expérience.
2. En déduis les cellules intervenant dans la réponse immunitaire à médiation cellulaire et
celles intervenant dans la réponse immunitaire à médiation humorale.
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Fig.7
Consigne :
1. Identifie et localise les organes lymphoïdes.
2. Détermine les rôles des organes lymphoïdes.
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Fig.8
E) Expérience sur le rôle des LT4
Les LT4 sélectionnés par la CPA sont
activés. Ils se différencient en LT4
auxiliaires ou LT helpers (LTH) qui
sécrètent des messagers chimiques :
des interleukines IL2.
On met en culture des LB et LT en
présence ou en absence d’IL2. Au
bout de trois jours, on évalue la
prolifération des lymphocytes dans
chacun des milieux de cultures.
(Fig.9)
Fig.9
Consigne :
1. Précise le mécanisme responsable du déclanchement de l’immunité adaptative.
2. Quelle relation existe entre l’immunité innée et l’immunité adaptative.
3. Précise à l’aide de l’analyse de la figure 9 le rôle de l’interleukine 2.
p. 78
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Fig.10
Consigne : à partir du texte et de la figure 10 :
1. Cite et caractérise les étapes de la réponse immunitaire à médiation cellulaire.
2. Quels sont les effecteurs de cette immunité et leur mode d’action.
p. 79
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11. a
b c
Fig.11
Consigne : à partir du texte et des figures 10 et 11 :
1. Cite et explique les étapes de la réponse immunitaire adaptative à médiation humorale.
2. Quels sont les effecteurs de cette immunité ?
3. Cite et décris les immunoglobulines (Ig).
p. 80
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Synthèse générale.
L’organisme possède des mécanismes de défense complexes. Constamment agressé par les
microbes présents dans l’environnement, il se défend contre les infections par divers mécanismes
spécifiques et non spécifiques qui agissent ensemble ou de façon indépendante.
1. L’immunité innée ou non spécifique.
La réponse immunitaire innée est la première réponse mise en place par l'organisme suite à une
agression (invasion microbienne, lésion tissulaire, brûlure physique ou chimique…). Elle permet
une réponse rapide et efficace sur un grand nombre de pathogènes. De plus, elle joue un rôle
majeur dans la mise en place des réponses immunitaires adaptatives et les processus de
réparation tissulaire/cicatrisation.
Cette réponse innée prend place immédiatement au lieu de l'agression aussi bien dans les tissus
que dans le sang pour une efficacité optimale. Contrairement à l'immunité adaptative, la réponse
innée n'est pas spécifique d'un antigène précis, et n'est pas douée de mémoire.
La majorité des cellules de l'immunité innée sont d'origine myéloïde. Il s'agit des polynucléaires
ou granulocytes des cellules d'origine lymphoïde comme les cellules Natural Killer (NK), et des
phagocytes mononuclées (monocytes, macrophages, et cellules dendritiques).
2. L’immunité spécifique ou adaptative.
A la différence des mécanismes de défense non spécifiques, les systèmes de défense spécifiques
ne sont pas entièrement fonctionnels à la naissance et il leur faut du temps pour se développer
après exposition à l’agent infectieux ou à ses antigènes. L’immunité spécifique peut s’acquérir
naturellement par l’infection ou artificiellement par la vaccination. Il se divise en deux
composantes : l’une faisant intervenir les anticorps (immunité à médiation humorale) et l’autre
des cellules (immunité à médiation cellulaire).
a) Immunité adaptative à médiation humorale.
Les Lymphocytes B sont localisés dans les follicules primaires des organes lymphoïdes
secondaires. Ils n'ont pas accès direct aux antigènes. Ces derniers leur parviennent soit par la
lymphe issue du tissu infecté soit par les cellules dendritiques. En effet, les cellules dendritiques
provenant du lieu de l'infection pour présenter l'antigène aux lymphocytes T, sont chargées à
leur surface de nombreux Ag natifs issus des micro-organismes. L’activation des lymphocytes
B peut se faire de différentes manières suivant l’implication des lymphocytes T.
En effet le clone de LT4 sélectionnés par la CPA est activé et se multiplie activement par mitose.
Certaines de ces cellules deviennent des LT4 mémoires qui ont une durée de vie longue. D’autres
se différentient en LT4 auxiliaires (LTh : LT helpers) qui sécrètent de l’interleukine 2.
Parallèlement aux LT4, les LB sélectionnés (spécifique de l’antigène en question), sous l’effet
de l’IL2 sécrétée par les LTh se multiplient activement par mitose. Certains de ces cellules
deviennent des LB mémoire à durée de vie longue. Les autres se différentient en plasmocytes,
cellules effectrices qui sécrètent les anticorps spécifiques de l’antigène. Ces anticorps libérés
dans le sang neutralisent les antigènes en se liant à ces derniers pour former un complexe immun.
Ce complexe se fixe sur les phagocytes qui assurent leurs phagocytoses. Ainsi les antigènes
extracellulaires sont éliminés.
b) L’immunité à médiation cellulaire.
Lors de la réaction inflammatoire aiguë, caractéristique de l’immunité innée, des cellules
présentatrices de l’antigène, comme les cellules dendritiques, phagocytent des molécules du
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virus et présentent des antigènes viraux au sein de leur CMH (complexe majeur
d’histocompatibilité).
Ces cellules présentatrices de l’antigène migrent des tissus où elles ont rencontré le virus vers
les organes lymphoïdes, où se trouvent les lymphocytes T CD8+ (ou LT CD8+). Les différents
clones de LT CD8+ présentent un même récepteur membranaire CD8 et des récepteurs
membranaires T (ou TCR), variables selon les clones. Chaque récepteur T n’est capable de
reconnaître qu’un seul antigène et un très grand nombre de récepteurs T différents existent.
L’ensemble des récepteurs T est capable de reconnaître l’ensemble des antigènes existant. Ainsi,
lorsqu’un virus est présent dans l’organisme, les peptides antigéniques viraux présentés par les
cellules présentatrices de l’antigène sont reconnus par un récepteur T spécifique. Cette étape de
sélection clonale consiste en l’activation d’un clone de LT CD8+ dont le récepteur T est
spécifique de l’antigène viral. Les LT CD8+ ainsi activés se multiplient puis se différencient en
cellules effectrices : les LT cytotoxiques. Comme celle des plasmocytes, la formation des LT
cytotoxiques spécifiques d’un virus donné nécessite la présence des LT auxiliaires.
La présentation de l’antigène viral par les cellules présentatrices de l’antigène permet la sélection
des LT CD4+ spécifiques de l’antigène. Les LT CD4+ ainsi activés se multiplient puis se
différencient en LT auxiliaires. Les LT CD4+ activés sécrètent de l’interleukine 2, une molécule
capable de stimuler la multiplication et la différenciation de ces mêmes LT CD4+. L’interleukine
2 est également capable d’activer la multiplication des LT CD8+ et la différenciation de ces LT
CD8+ en LT cytotoxiques, à condition que ces LT CD8+ et les LT CD4+ sécrétant l’interleukine
2 présentent la même spécificité pour l’antigène, c’est-à-dire qu’ils possèdent le même récepteur
T activé par le même antigène viral. Les LT cytotoxiques ainsi formés sont capables de
reconnaître spécifiquement les cellules de l’organisme infectées par le virus et de sécréter des
molécules entraînant la destruction de ces cellules infectées, éliminant ainsi le virus de
l’organisme.
p. 82
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Doc.1
Consigne :
1. Explique la conséquence de chacun de ces déficits.
2. Quelle est l’origine des DIP ?
3. Quel est l’âge susceptible d’apparition des DIP ?
p. 83
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Doc.2
Doc.4
Doc.3
Consigne : à partir de l’analyse du texte et des documents :
1. Explique la contamination de l’organisme par le VIH.
2. Pourquoi le VIH ne parasite que les LT4 et les macrophages ?
3. Comment le VIH arrive-t-il à affaiblir le système immunitaire ?
p. 84
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Doc.5
Consigne :
1. Quel est l’agent responsable d’une allergie ?
2. Cite et caractérise les étapes de la réaction allergique immédiate.
3. Quels sont les cellules et les anticorps intervenant dans la réaction allergique immédiate ?
p. 85
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Tableau 1.
Consigne :
1) Pourquoi ces maladies sont-elles appelées auto-immunes ?
2) Quelles sont les causes de ces maladies ?
3) Parmi ces maladies, cite celles qui sont caractérisées par une réaction à médiation cellulaires
et celles à médiation humorale.
p. 86
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Synthèse générale :
1. SIDA et déficit immunitaire.
La transmission du virus VIH se fait par voie sexuelle, sanguine et de la mère à l'enfant,
proportionnellement à la charge virale du liquide contaminant.
Le virus cible les cellules exprimant la molécule CD4 en utilisant cette molécule comme porte d'entrée.
La lymphopénie T CD4 + aboutit à un état d'immunodépression cellulaire et humorale. Il existe une
réponse lymphocytaire B contre le VIH qui conduit à la production d'anticorps utiles pour le diagnostic
mais peu efficaces contre l'infection car peu neutralisants.
La pression de sélection imposée par les lymphocytes T CD8 + cytotoxiques conduit à l'apparition de
virus mutants qui échappent aux réponses spécifiques T et B. La perte de lymphocytes T CD4 + au niveau
intestinal joue un rôle majeur dans la pathogénèse de l'infection. Les capacités de production thymique
diminuent progressivement au cours de l'infection naturelle. Les tentatives de vaccination sont pour
l'instant inefficaces.
2. Les maladies auto-immunes.
L'auto-immunité résulte de défauts dans la mise en place ou le maintien de la tolérance au soi du système
immunitaire. Chez les autres animaux et chez l'Homme, la rupture de tolérance au soi conduit à
l'activation de lymphocytes T et B auto-réactifs, entraînant la production de cellules effectrices ou d'auto-
anticorps reconnaissant des constituants de l'hôte et responsables de lésions cellulaires et tissulaires qui
dans certains cas peuvent aboutir à une symptomatologie clinique responsable de maladies auto-
immunes. Les maladies auto-immunes sont fréquentes (prévalence, toutes confondues : 5 %) et
représentent une cause importante de mortalité dans les pays développés. Elles sont très hétérogènes et
sont classées en deux groupes :
Les maladies spécifiques d'organes dans lesquelles les anticorps ou les lymphocytes T sont dirigés contre
des antigènes restreints à une distribution tissulaire ou à un organe (diabète de type 1, thyroïdite de
Hashimoto).
Les maladies non spécifiques d'organe, dites maladies auto-immunes systémiques, où la distribution des
autoantigènes cibles est ubiquitaire et où la formation de complexes immuns circulants, notamment
contribue au développement d'une maladie systémique avec des atteintes diffuses et polymorphes de
différents organes au cours du temps (exemple : le lupus érythémateux systémique). Ce sont des maladies
multifactorielles (terrain génétique prédisposant, facteurs environnementaux, facteurs hormonaux) mais
d'étiologie inconnue dans la majorité des cas.
3. L’hypersensibilité
On utilise le terme d’hypersensibilité quand la réponse immunitaire revêt une forme exagérée ou
inappropriée entraînant des lésions tissulaires.
L'hypersensibilité immédiate, dite de type I dans la classification de Gell et Coombs, correspond aux
réactions aux allergènes (allergies) dépendantes des IgE.
La phase de sensibilisation correspond à la synthèse d'IgE spécifiques et est cliniquement muette.
La cellule effectrice principale est le mastocyte, portant des FcεRI fixant les IgE par leur fragment Fc.
Au cours de la phase effectrice, lors d'un nouveau contact avec l'allergène, les IgE reconnaissent et lient
les épitopes correspondants par leurs Fab, s'agrègent (pontage) et induisent un signal transmis et amplifié
par les sous-unités du FcεRI. La dégranulation mastocytaire est à l'origine de symptômes immédiats
potentiellement sévères (anaphylaxie). Cette dégranulation est suivie par la libération de médiateurs
lipidiques et par une néo synthèse protéique responsable de l'induction des phases tardives de
l'hypersensibilité, de l'inflammation chronique et du remodelage tissulaire. L'allergie fait suite à une
anomalie ou une rupture de la tolérance naturelle vis-à-vis d'un antigène exogène. Les modifications
récentes de l'exposome et son impact sur le microbiote sont les principaux facteurs intervenant dans
l'augmentation des maladies allergiques ces dernières années.
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Doc.1
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La vaccination est le processus consistant à stimuler les réponses immunitaires adaptatives protectrices
contre des micro-organismes en exposant l'individu à des formes non pathogènes ou à des composants
des micro-organismes. La substance active d'un vaccin est un immunogène. La vaccination peut être
prophylactique, et donc préventive de l'infection, ou thérapeutique pour le traitement de patients infectés
chroniquement, atteints de cancers de pathologies auto-immunes ou infectieuses. Elle génère non
seulement une protection individuelle mais également une protection collective en limitant la
dissémination des agents infectieux. Le but des vaccins est d'obtenir une réponse protectrice, basée sur la
mémoire immunologique, reposant sur la production d'anticorps et de lymphocytes effecteurs.
B. Caractéristiques de la vaccination.
Lors de la première exposition à un antigène vaccinal, la réponse immunitaire est lente, peu spécifique,
s'exprimant initialement par la production d'IgM. Lors de nouveaux contacts avec l'antigène, comme dans
le cadre des rappels vaccinaux, le délai de réponse se raccourcit et les anticorps atteignent des titres
beaucoup plus élevés. Il s'agit alors essentiellement d'anticorps IgG dont la spécificité est beaucoup plus
grande. Parallèlement, les réactions cellulaires sont accélérées et intensifiées. (Doc.2)
A B
Document 2
Consigne :
1. Cite et caractérise les différents types de vaccin.
2. Compare les réponses primaire et secondaire suite à l’infection par un même agent pathogène.
3. Quel est le principe de base de la vaccination ?
4. Quel est le principal support de la mémoire immunitaire ?
Activité 3 : La sérothérapie.
L’immunisation passive ou sérothérapie est l’administration d’anticorps préformés (en général
Ig G) par voie intraveineuse ou voie intramusculaire. Ces anticorps peuvent provenir d’individus
ayant une en anticorps élevée contre des agents pathogènes particuliers et ils sont utilisés pour
apporter une protection rapide dans certaines maladies telles que la diphtérie ou le tétanos ou
dans le cas d’une exposition accidentelle à certains agents pathogènes comme le virus de
l’hépatite B. c’est une immunisation non durable qui disparait lorsque les anticorps administrés
sont métabolisés.
La sérovaccination associe la vaccination et la sérothérapie ; la sérothérapie installe une
immunité immédiate et de courte durée relayée plus tardivement par une immunité de longue
durée provoquée par la vaccination (utilisée en particulier dans le tétanos).
Consigne :
1. Quelle est le principe de base de la sérothérapie ?
2. Pourquoi appelle-t-on la sérothérapie, immunisation passive.
3. Compare la vaccination et la sérothérapie.
4. Pourquoi dans le cas de la sérovaccination on associe sérothérapie et vaccination ?
p. 89
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Document 3.
B) La radiothérapie.
C’est un traitement locorégional des cancers. Elle consiste à utiliser des rayonnements pour détruire les
cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier. L’irradiation a pour but de détruire les
cellules cancéreuses tout en préservant le mieux possible les tissus sains et les organes avoisinants.
C) La chimiothérapie.
La chimiothérapie désigne l’utilisation d’agents chimiques (toxiques) pour traiter des maladies
cancéreuses. C’est un traitement toxique pour les cellules tumorales mais aussi pour les cellules saines
avoisinantes, ce qui peut engendrer des effets secondaires (nausées, vomissements, diarrhées, etc.).
L’antibiothérapie est un traitement par antibiotiques. Les antibiotiques sont des substances chimiques
élaborées par des microorganismes capables d’inhiber la multiplication (action bactériostatique) ou de
tuer (action bactéricide) d’autres microorganismes.
Consigne :
1. Pourquoi prescrit-on aux « enfants bulles » un traitement de greffe de moelle osseuse ?
2. Précise les avantages et les inconvénients de la radiothérapie et l’antibiothérapie.
p. 90
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Synthèse générale.
1. La vaccination.
La première rencontre du système immunitaire avec un agent pathogène déclenche une réponse
immunitaire dite « primaire » qui consiste en la mise en place de cellules effectrices (plasmocytes
sécréteurs d’anticorps, lymphocytes T auxiliaires, lymphocytes T cytotoxiques) spécifiques de cet agent.
Lors d’un contact ultérieur avec le même agent infectieux, la réponse immunitaire dite « secondaire » est
plus rapide et quantitativement plus importante. En effet, la réaction immunitaire primaire s’accompagne
de la formation de cellules immunitaires mémoires à longue durée de vie : il s’agit des lymphocytes T et
B mémoires et des plasmocytes mémoires. Les études ont montré que certaines cellules immunitaires,
dont certains lymphocytes B et T, peuvent vivre très longtemps, au moins une dizaine d’années, dans
l’organisme. Ainsi, lors d’un contact ultérieur avec l’agent infectieux, les LT et LB mémoires réagissent
beaucoup plus vite à l’agent infectieux en proliférant et en se différenciant beaucoup plus rapidement que
les LT et LB naïfs, qui n’ont jamais été activés par l’agent infectieux. L’existence de cette réaction
secondaire intense et rapide nécessite que les LT et LB mémoires réagissent à des antigènes proches de
ceux les ayant activés la première fois.
Le principe du vaccin utilise cette mémoire immunitaire : le patient est exposé à un pathogène modifié et
non dangereux (pathogène tué, inactivé ou morceau de pathogène) mais immunogène, c’est-à-dire
entraînant une réaction immunitaire suffisante pour former des LB et des LT mémoires.
Il est souvent nécessaire d’effectuer des rappels de vaccination pour entretenir cette mémoire
immunitaire.
Ainsi, par la vaccination, le patient qui n’a pas développé la maladie causée par l’agent infectieux possède
un phénotype immunitaire qui lui permet lors d’un contact ultérieur avec l’agent infectieux de déclencher
une réponse immunitaire secondaire, suffisamment rapide et intense, pour lui éviter de tomber malade.
2. La sérothérapie.
La sérothérapie est une technique de transfert passif de l'immunité humorale, visant à conférer une
protection immédiate, mais transitoire, en attente de la mise en place d'une immunité acquise d'origine
vaccinale. Les préparations utilisées pour la sérothérapie sont enrichies en anticorps dirigés contre un
agent pathogène particulier. Elles sont obtenues à partir de sérum provenant d'animaux ou d'individus
hyperimmunisés contre le pathogène en question (inoculation de préparation bactérienne ou de toxines
inactivées). Ces préparations diffèrent donc des Ig polyvalentes préparées à partir de plasma humain
provenant de donneurs non hyperimmunisés. Dans les deux cas, ces préparations sont dites poly clonales
car elles sont constituées d'un mélange d'anticorps différents.
La sérothérapie par anticorps d'origine animale peut de manière exceptionnelle provoquer des accidents
de type anaphylactique. L'utilisation d'anticorps purifiés (et non de sérum) a permis d'améliorer la
tolérance à ces préparations. Les immunoglobulines équines anti-venin de vipère sont ainsi toujours
utilisées.
L'utilisation d'immunoglobulines spécifiques purifiées d'origine humaine a réduit considérablement la
fréquence des accidents allergiques provoqués par les immunoglobulines d'origine animale. On dispose
ainsi d'immunoglobulines spécifiques humaines anti-VHB, anti rage et anti-tétanos pour ces dernières).
Les immunoglobulines spécifiques sont généralement administrées par voie intramusculaire.
3. Greffe de la moelle osseuse :
Cette technique est basée sur la transplantation des cellules de la moelle osseuse du donneur sain à une
personne immunodéficiente parce sa production de cellule immunitaire est très insuffisante. Cette greffe
est une reconstitution immunologique. Il est important que le receveur et le donneur appartienne au même
groupe tissulaire pour éviter le rejet du greffon. Cette greffe se fait généralement entre frère et sœur
histocompatible (même CMH). La greffe de la moelle osseuse est recommandée chez les malades atteints
de leucémie.
p. 91
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A B
Figure 1
Consigne :
1. Quelles sont les différentes parties d’un neurone ?
2. Décris un nerf.
Activité 2 : Le potentiel de repos.
A) Mise en évidence
Expérience 1 : on utilise pour ce dispositif une fibre nerveuse de calmar (axone) dont le diamètre
permet de placer les électrodes réceptrices de part et d’autre de la membrane plasmique de la
fibre nerveuse et sa robustesse la rend apte à l’étude in vitro. En l’absence de stimulation, il
existe une différence de potentiel ou ddp entre les deux faces de la membrane plasmique. La
face interne est négative par rapport à la face externe. Cette tension électrique est appelée
potentiel membranaire ou potentiel de repos.
Fig. 2
p. 92
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Consigne :
1) Détermine la différence de charge entre l’intérieur et l’extérieur de la fibre nerveuse au
repos.
2) Quelle serait la valeur de la ddp si l’intérieur et l’extérieur de la fibre avaient la même
charge ?
B) Origine du potentiel de repos.
Comme toutes les cellules de l’organisme, le neurone possède une composition chimique
intracellulaire différente de celle du milieu extracellulaire. Cette répartition inégale des ions
s’explique par le fonctionnement des canaux protéiques membranaires (canaux à Na+ ; K+ et
pompe à NA+/K+).
Figure 3
Consigne :
1) Détermine pour chaque ion, le milieu où il est concentré.
2) Explique cette différence de concentration à travers la membrane plasmique du neurone.
Activité 3 : Le potentiel d’action (PA)
A) Origine du potentiel d’action
Le document ci-dessous représente le dispositif d’enregistrement du PA et son résultat.
Figure 4
Consigne :
1) Quel constat fais-tu entre ce dispositif et celui du potentiel de repos ?
2) Quels sont les différentes phases de la courbe représentant le PA ?
3) Que deviennent les charges électriques en un point donné du PA ?
p. 93
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Figure 5
Consigne :
1) Comment fonctionne les pompes ioniques NA+/K+ d’une fibre au repos et pendant la
génération d’un potentiel d’action.
2) Explique les mouvements d’ions pendant les différentes phases du PA.
C) Les conditions de la genèse d’un potentiel d’action
Le document 6 traduit la réponse d’une fibre nerveuse à des stimulations isolées d’intensités croissantes.
Doc.6
Le potentiel électrique (PE) est une légère dépolarisation de la fibre en réponse à la stimulation
électrique. Ce potentiel est proportionnel à l’intensité du stimulus.
Consigne : à partir de l’analyse du document 6 :
1) Explique la génération d’un potentiel d’action.
2) Identifie la stimulation minimale capable d’engendrer un PA et nommez-le.
3) Quelle loi concernant la propagation du PA se dégage de l’étude de ce graphe ? Explique.
p. 94
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Document 7
Consigne
1) Décris la propagation du PA le long des types de fibres nerveuses.
2) Comment varie la vitesse de propagation du PA en fonction du diamètre de la fibre.
Activité 5 : Le fonctionnement des synapses.
A) Organisation de la synapse.
Une synapse est le point de jonction entre deux neurones (synapse neuro-neuronique) ou entre
un neurone et une fibre musculaire (synapse neuromusculaire).
Le document 8 représente l’organisation de base d’une synapse entre deux neurones.
Doc.8
Consigne :
1) Identifie les différents éléments d’une synapse à partir de l’analyse du document 8.
2) Quelle est la conséquence de l’arrivée du PA sur le neurone post-synaptique ?
p. 95
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Doc.9
Consigne :
1) Explique comment la fixation du neurotransmetteur déclenche un PPSE ou un PPSI.
2) Identifie les types de synapse.
C) La transmission synaptique.
Au niveau d’une synapse, la transmission du message se fait uniquement dans un seul sens. L’arrivé du
PA au niveau de la synapse entraine l’entrée d’ions Ca+ qui activent les vésicules à neurotransmetteurs.
Le contenu de ces dernières est déversé dans la fente synaptique. Le neurotransmetteur ainsi libéré se
fixe sur les récepteurs et permet l’ouverture des canaux à Na+ ou Cl- chimio-dépendants et génère ainsi
un PPS.
Doc.10
Consigne : à partir de l’exploitation du document 10
1) Décris les étapes de la transmission du message nerveux au niveau d’une synapse ?
2) Pourquoi la transmission synaptique n’est possible que dans un seul sens ?
3) En déduis la nature du message transmis au niveau d’une synapse ?
p. 96
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Doc.11
Consigne :
1) Analyse et interprète les résultats de ces expériences.
2) En déduis les conditions de la génération d’un PPSE.
Activité 6 : Actions de certaines substances sur la transmission du message nerveux.
A) Action du curare
À l'origine, le curare est un puissant poison extrait de certaines lianes, utilisé par les Indiens d'Amazonie
pour chasser en induisant leurs pointes de flèches de cette substance pour paralyser leurs proies. Une fois
injecté dans la circulation sanguine qui le disperse dans tout l’organisme, le curare est en effet capable
de paralyser de nombreux muscles, dont les muscles respiratoires, entrainant la mort par asphyxie de
l'animal ou de la personne empoisonnée en l'absence d'assistance de ventilation. Il supprime entre autres
tous les réflexes myotatiques tels que le réflexe achilléen.
Expérience
Doc 12
Consigne :
1) Analyse les résultats de l’expérience.
2) Explique l’action du curare.
p. 97
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B
Document 13
Consigne :
1) La morphine et l’opium sont des drogues opiacés utilisées en médecine. Dans quel cas ?
2) Comment les drogues agissent sur le système nerveux ?
p. 98
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Synthèse générale.
Chez les Métazoaires, la communication intercellulaire est un élément essentiel au maintien de
l’intégrité de l’organisme. Trois grands systèmes ont évolué en ce sens : paracrine, endocrine et
nerveux, ayant chacun leur spécificité. Communiquer entre deux éléments nécessite trois étapes
fondamentales :
Coder l’information à partir d’éléments d’un code (ex : alphabet).
Transmettre l’information (ex : langage, téléphone, écriture, etc.).
Décoder et « interpréter » l’information (ex : réponse à une question, etc.).
Les systèmes de communication intercellulaire utilisés par les neurones permettent de « porter »
l’information au plus près de la cellule cible. Par comparaison au système endocrine, il est ainsi plus
économique en molécules médiatrices libérées. Cependant, comme tous les systèmes de
communication, il est sensible aux perturbations éventuelles (drogues et transmission synaptique ;
sclérose en plaque et conduction le long de l’axone, etc.).
1) Potentiel de repos d’un neurone :
Toutes les membranes biologiques « stockent » de l’énergie sous la forme d’une ddp
transmembranaire (ou potentiel de repos). Certaines de ces membranes utilisent cette énergie
potentielle pour créer des potentiels d’action, d’autres pour générer des transports moléculaires
transmembranaires.
Au repos ou en l'absence de toute simulation, il existe une différence de potentiel de -70mV entre la
surface membranaire externe électropositive et la surface interne électronégative. Cette différence
de potentiel est liée à une perméabilité complexe des ions Na+ et K+ responsable de cette polarité
membranaire.
En effet, les ions Na+ sont concentrés dans le milieu extracellulaire alors que les ions K+ sont plus
concentrés dans le milieu intracellulaire. La loi de diffusion permet une entrée passive des ions Na+
et une sortie passive des ions K+ à travers les canaux ioniques de nature protéique. Spontanément
ces différences de potentiel dans les deux milieux des ions Na+ et K+ devraient disparaître à cause
de l’équilibre chimique qui consiste à avoir autant d’ions de même nature de part et d'autre de la
membrane.
Mais cet équilibre ne sera jamais atteint dans une cellule vivante et la polarité membranaire sera
maintenue pour 2 raisons :
* La sortie passive des ions K+ est plus importante que l'entrée des ions Na+.
* Les pompes à Na+/K+ font entrer moins d’ions K+ et expulsent plus d’ions Na+. Ce transfert se
fait suivant un transfert actif car elle exige pour cela de l'énergie sous forme de l'ATP.
En conclusion le potentiel de repos est lié à la polarité membranaire. Il n'est pas le propre des
neurones, il est enregistré sur la membrane de toutes cellules vivantes.
2) Potentiel d'action :
Suite à un stimulus efficace d'une cellule nerveuse, le potentiel de repos de la fibre nerveuse est
modifié. Cette modification se fait en quatre principales étapes ou phases :
Tout commence par l'artefact de stimulation qui permet de déterminer le moment précis de la
stimulation.
Puis la période de latence, qui est le temps nécessaire au potentiel d'action pour parcourir la distance
comprise entre le point excité et le point d'enregistrement.
Phase de dépolarisation : elle est rapide et allant à une inversion de la polarité (l'intérieur de la cellule
dévient positif).
Phase de repolarisation : elle est plus lente et permet le retour au potentiel de repos et l'intérieur de
la cellule devient peu à peu négatif.
Phase d'hyperpolarisation : phase durant laquelle la ddp membranaire devient légèrement inférieure
à celle du potentiel de repos (-70mV) à cause d’une sortie importante d’ion K+.
p. 99
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p. 101
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B
Document.1
Consigne : à partir du texte et du document :
1) Décris l’organisation du cortex cérébral.
2) Groupe les différentes aires, en aires motrice ; sensitives et associatives et décris leurs rôles.
3) Complète le tableau suivant à partir de l’analyse du document.
Aire corticale Effet de la lésion
Aire visuelle primaire
Aire d’association visuelle
Aire motrice
Aire auditive primaire
Aire motrice du Broca
Aire gustative
Activité 3 : Trajet de l’influx nerveux dans un mouvement volontaire.
Les muscles striés squelettiques assurent, sous le contrôle du système nerveux, la motricité
(locomotion, posture, mimique…). Les messages sensitifs et moteurs sont transmis sous forme
d’influx nerveux. Ils sont produits par les organes de sens et par les aires motrices des
hémisphères cérébraux.
Quel que soit le type d’activité motrice, il intervient toujours un centre nerveux situé dans la
substance grise, des conducteurs ou fibres nerveuse, des effecteurs et éventuellement des
récepteurs. L’influx nerveux prend naissance au niveau du cerveau et passe par le bulbe
rachidien pour atteindre la moelle épinière. De la moelle épinière il emprunte des motoneurones
vers les nerfs périphériques qui établissent une synapse avec les muscles à la jonction
neuromusculaire. Grâce à leurs propriétés (excitabilité, contractilité, élasticité,…), les muscles
sont capables de générer une force. Les voies motrices sont croisées (l’aire motrice de
l’hémisphère gauche commande les muscles du côté droit et vice versa). Les voies sensitives
sont aussi croisées. (Voire document 2).
p. 102
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Doc.2
Doc3
Consigne : à partir du texte et du document :
1) Détermine le rôle du cervelet dans les mouvements volontaires.
2) Cite les structures encéphaliques impliquées dans le contrôle du mouvement volontaire.
3) Explique la collaboration entre les différents centres neveux.
p. 103
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Synthèse générale :
1. Le système nerveux
Le système nerveux est l’ensemble de cellules, les neurones, qui transmettent l’information nerveuse
dans l’organisme. Chez les vertébrés, on distingue :
Le système nerveux central comprend deux centres nerveux : l’encéphale et la moelle épinière. Ces
centres nerveux sont reliés entre eux par des faisceaux de fibres. Il contrôle l’ensemble du système
nerveux ;
Le système nerveux périphérique qui est formé de nerfs reliant la périphérie de l’organisme et le
système nerveux central.
2. Mouvement volontaire :
Le mouvement volontaire contrairement au mouvement involontaire nécessite l'intervention du cerveau
pour son exécution. Sa réalisation jusqu'à exécution met en jeu des mécanismes de contrôle par le système
nerveux central. L'organe du mouvement est le muscle strié squelettique qui est relié aux os par des
tendons. Il diffère donc du mouvement involontaire qui est un acte réflexe automatique nécessitant la
présence d'un stimulus extérieur pour son déclenchement.
3. Commande de la motricité volontaire
Cette commande est assurée par le cerveau qui regroupe des milliards de neurones dont les trois quarts
sont contenus dans le cortex cérébral. Au niveau du cerveau, les neurones sont regroupés en aires et en
noyau. Dans le cortex cérébral, deux (2) aires interviennent dans la commande des mouvements
volontaires.
a) L'aire de projection motrice :
La lésion étendue du cortex de la circonvolution frontal ascendante entraîne une hémiplégie (paralysie
des muscles situés dans une moitié du corps). C'est donc dans cette région de l’hémisphère que se situe
l’aire motrice principale. Une simulation dans l'hémisphère cérébral gauche d'un point précis de cette aire
provoque un message moteur qui entraîne la contraction du muscle correspondant situé dans la moitié
droite. L'obtention de la contraction des muscles du côté droit du corps lorsque la simulation est portée
sur l’hémisphère gauche, montre que les voies nerveuses sont croisées.
b) L’aire pré-motrice :
La lésion de la région du cortex du lobe frontal situé en avant de l'aire motrice principale, n'entraîne pas
la paralysie des muscles. Mais provoque plutôt des troubles dans la réalisation des mouvements.
c) Les aires corticales sensitives :
Les différents voies nerveuses afférentes qui y aboutissent sont au nombre de deux : l’aire sensitive de
projection et l’aire d'association. Elles sont complémentaires et forme l’aire de sensibilité générale.
4. Trajet de l'influx nerveux dans un mouvement volontaire
Le message nerveux moteur sort des aires corticales motrices par des voies nerveuses. Les voies doivent
aboutir dans la moelle épinière où sont les motoneurones de la commande de la contraction musculaire.
C'est aussi la moelle épinière qui assure la transmission, aux muscles, des commandes motrices élaborées
par le centre encéphalique. Les voies nerveuses sont de deux sortes :
a) Les voies directes :
Sont directement connectées aux aires motrices. Elles constituent la voie pyramidale avec peu de relais
synaptiques qui interviennent dans la commande des mouvements fin et précis.
b) Les voies indirectes :
La connexion avec les aires corticales motrices est indirecte. Elles constituent la voie extrapyramidale
avec de nombreux relais synaptique qui sont plus lents que les premières. Elles interviennent dans la
commande des mouvements d'ensembles et le contrôle des postures. La voie pyramidale est directement
connectée aux motoneurones médullaires qui sont reliés aux muscles alors que la voie extrapyramidale
ne peut atteindre les mêmes motoneurones qu’après des relais synaptique dans la base de l'encéphale.
Remarque :
Le contrôle des mouvements rapides est assuré par le cervelet, celui des mouvements lents et réguliers
est assuré par les noyaux gris sous-corticaux. La précision du mouvement est déterminée par le nombre
de fibres musculaires par unité motrice (10 à 200 fibres) pour la contraction des muscles impliqués dans
la commande motrice.
p. 104
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Doc. 1
A) Structure d’un muscle strié squelettique.
Le muscle squelettique se compose de plusieurs milliers de cellules contractiles individuelles (fibres
maintenues ensemble par des tissus conjonctifs. Ainsi les cellules sont regroupées en faisceaux puis les
faisceaux en muscle. Chaque structure est enveloppée par une gaine conjonctive. On distingue ainsi de
la périphérie vers le centre : l’épimysium, le périmysium, l’endomysium. La dernière enveloppe est celle
qui entoure chaque fibre musculaire : sarcolemme. L’élément de base du tissu musculaire squelettique
est la fibre musculaire striée. C’est une cellule géante multi nucléée qui peut atteindre 5 cm de long et
environ 0.1 mm d’épaisseur. Les composants essentiels de toutes fibres musculaires sont des structures
filamenteuses, appelées myofibrilles, qui traversent les fibres parallèlement dans le sens de la longueur
et son responsables des contractions. Le sarcomère ; unité contractile du muscle est composé de deux
myofilaments différents, le filament d’actine et le filament de myosine.
p. 105
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Doc.2
Doc.3
Consigne : à partir de l’analyse du texte et des documents 2 et 3:
1. Décris l’organisation d’un muscle strié squelettique.
2. Identifie et décris l’unité contractile d’un muscle strié squelettique.
B) Innervation des fibres musculaires.
L’ensemble formé par un neurone et les fibres musculaires qu’il commande forme une unité motrice.
Les fibres d’une même unité motrice sont dispersées dans le muscle. Le mode stimulation des fibres par
les motoneurones participe à l’orientation typologique de la fibre musculaire.
La zone où le nerf réalise une synapse avec une fibre musculaire est appelée plaque motrice. Elle permet
au nerf de contrôler l’état d’excitation du muscle grâce à des neurotransmetteurs.
Document 4
Consigne :
1. Définis une unité motrice.
2. Explique la transmission neuromusculaire.
p. 106
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Doc.5
Doc.6
Consigne :
1. Qu’est-ce qui est à l’origine de la dépolarisation du sarcolemme ?
2. Explique le rôle des ions Ca2+ et celui de l’ATP dans la contraction musculaire.
3. A quoi correspond la contraction musculaire ?
p. 107
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A
Tétanos :
Un autre PA peut survenir avant la fin d’une secousse, alors une autre secousse s’ajoute à la précédente.
B
Si le muscle est stimulé de façon répétitive, davantage de secousses s’additionnent jusqu’à un plateau.
C
Document 7
Consigne :
1. Identifie les différentes phases d’une secousse musculaire.
2. Analyse les schémas B et C du document 7.
3. Compare un tétanos parfait et un tétanos imparfait.
4. Dégage les propriétés du muscle.
p. 108
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B
Document 8.
Consigne :
1. Détermine l’importance de l’ATP dans la contraction musculaire.
2. Identifie et explique les voies de régénération de l’ATP lors d’une épreuve musculaire.
p. 109
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p. 110
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3. Le couplage excitation-contraction
Au niveau de la plaque motrice, l’acétylcholine libérée par le motoneurone se fixe sur des
récepteurs postsynaptiques, entraînant la formation d’un potentiel de plaque motrice (PPM).
À distance de la plaque motrice, ce PPM entraîne la formation d’un potentiel d’action qui se
propage tout au long du sarcolemme puis des tubules transverses. La dépolarisation du tubule
induit l’ouverture de canaux calciques et l’activation de la triadine. La triadine agit sur un
récepteur à la ryanodine du réticulum sarcoplasmique et induit l’ouverture d’une protéine canal
laissant sortir le calcium réticulaire vers le cytoplasme. C’est ce calcium qui ensuite initie les
mouvements des myofibrilles.
4. Les mécanismes cellulaires de la contraction
Le sarcoplasme contient les myofibrilles nécessaires à la réalisation de la contraction de la fibre
musculaire : filaments fins (actine F) et filaments épais (myosine).
Le calcium libéré dans le cytoplasme se fixe sur la troponine, modifie la conformation de la
tropomyosine et entraîne la libération des sites de fixation de la myosine présents sur la molécule
d’actine. La myosine se fixe à l’actine puis la tête de la myosine pivote et provoque un glissement
des filaments les uns par rapport aux autres et donc un raccourcissement du sarcomère. L’énergie
nécessaire à ce déplacement provient d’une partie de l’hydrolyse d’un ATP (réalisée au cours de
la phase précédente). La rupture de la liaison actine-myosine se fait lors de la fixation d’une
nouvelle molécule d’ATP qui est ensuite hydrolysé pour que l’angle tête-queue retrouve sa
valeur initiale.
La tête de myosine peut alors se fixer sur un autre site de liaison situé plus loin sur le filament
d’actine et un nouveau cycle peut commencer.
Le relâchement final n’intervient que lorsqu’il n’y a plus de calcium au niveau cytoplasmique.
5. Sources d'énergie de la contraction musculaire
L'énergie chimique de l'adénosine triphosphate (ATP) est directement utilisée pour la contraction
musculaire.
Cependant les réserves d'ATP de la cellule musculaire ne sont pas importantes puisqu'elles ne
permettent d'effectuer que 10-20 m seulement au cours d'une course de 100 m. L'ATP nécessaire
pour la course doit donc être régénéré, de manière à ce que la concentration intracellulaire d'ATP
demeure constante, même si la consommation augmente.
Les processus suivants sont utilisés pour la régénération de l'ATP :
L'hydrolyse de la créatine phosphate : est une source d'énergie rapidement disponible, mais
elle est limitée,
La glycolyse anaérobie : par exemple la dégradation du glycogène ou du glucose en acide
lactique,
La phosphorylation oxydative : provient de la combustion du glucose en présence d'Os, ce qui
donne du CO2 et de l'eau ; cette réaction libératrice de beaucoup d'ATP ne dépend pas
uniquement de l'02, c'est en effet un procédé relativement lent.
p. 111
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p. 112
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Doc.1
Schéma général
Doc.2
Consigne :
1. Tire une conclusion de chaque expérience.
2. Explique la régulation du fonctionnement des testicules.
p. 113
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Doc.3
Consigne : à partir du texte et des documents :
1. Cite et caractérise les phases du cycle sexuel chez la femme.
2. Précise la durée moyenne d’un cycle et celles de chaque phase.
3. Identifie le phénomène marquant la limite entre deux cycles successifs et celui qui permet
de diviser le cycle en phases distinctes.
B) Le cycle utérin :
Le tissu utérin varie au cours du cycle sexuel. Lors de la première phase, l’endomètre s’épaissit ;
puis il change de forme lors de la phase lutéale : il se creuse de nombreuses cavités qui serviront
à la nidation d’un éventuel embryon. En absence de fécondation, la muqueuse se détruit et est à
l’origine des pertes de sans correspondant aux menstruations ou règles.
Doc.4
Consigne : à partir du document 4
1. Précise la partie de l’utérus concerné par ces modifications cycliques.
2. Décrive l’évolution de la muqueuse utérine durant un cycle.
p. 114
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Doc.5
Consigne :
1) Décris l’évolution de la sécrétion de glaire cervicale.
2) Précise les rôles physiologiques de la glaire cervicale.
Activité 3 : La régulation des cycles sexuels chez la femme.
Les hormones sécrétées par les ovaires au cours du cycle sont : des œstrogènes produits par les
follicules et la progestérone produite par le corps jaune. (Voir Doc. 6)
Expérience 1 : Action des ovaires sur l’utérus :
p. 115
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A) Rétrocontrôles.
L’ablation des ovaires chez une rate entraine une sécrétion anormalement élevée de FSH et de LH. Une
injection d’œstrogène entraine un retour à une sécrétion normale de gonadostimulines.
Document 6
Consigne : à partir du texte et du document :
1. Interprète ces expériences.
2. Précise les structures de l’ovaire qui sécrètent les hormones et l’action de ces derniers sur l’utérus.
3. Détermine les relations entre l’hypothalamus, l’hypophyse les ovaires et l’utérus.
4. Précise les différents rétrocontrôles entre les ovaires, l’hypophyse et l’hypothalamus et leurs
conditions.
Activité 4 : La maitrise de la procréation.
Les relations amoureuses entres deux individus de sexe différents aboutissent le plus souvent à
des relations sexuelles. Ces relations sexuelles entrainent naturellement le transfert de gamètes
d’un individu à l’autre et dont une possibilité de fécondation si les partenaires n’ont pas pris de
précaution volontaire pour l’éviter.
Plusieurs techniques et méthodes permettent aux couples de contrôler la procréation.
Des méthodes contraceptives, utilisant les connaissances relatives à la procréation permettent de
choisir le moment approprié pour avoir un enfant.
o La contraception hormonale féminine s’appuie sur les connaissances de la régulation
hormonale chez la femme. Les pilules œstro-progestatives modifient les variations cycliques
des hormones hypophysaires en supprimant le pic de LH, empêchant ainsi l’ovulation. Les
pilules progestatives possèdent un effet sur l’endomètre, le rendant impropre à la nidation.
o D’autres méthodes contraceptives sont basées essentiellement sur la rencontre des gamètes
agissants comme des barrières, elles empêchent la fécondation.
p. 116
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B
Documen7
Consigne : à partir de l’analyse du texte et du document 7 :
Précise les différentes méthodes de contraception.
Activité 5 : Les principales causes de stérilité
Les causes de la stérilité sont multiples.
Chez l’homme :
Certaines investigations ont montré les cas de spermes vides de spermatozoïdes qui ont pour
raisons des lésions hypophysaires, des infections, des obstructions congénitales. On note dans
d’autres cas, une quantité minime de spermatozoïdes dans le sperme (oligospermie) ou aussi des
cas où les spermatozoïdes sont en nombre élevé mais avec des difficultés de mouvement.
Chez la femme :
Le cas le plus fréquent est l’obstruction des trompes. Elle peut être aussi liée au commande
hypothalamo-hypophysaire avec troubles de l’ovulation et insuffisance lutéale. On observe
également des cas où l’ascension des spermatozoïdes se fait mal si la glaire cervicale est absente,
infectée ou hostile aux spermatozoïdes.
Consigne : à partir de ce texte :
Précise les principales causes de stérilité dans un couple.
p. 117
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Synthèse générale :
1. Rôle de l'hypophyse sur l'activité testiculaire
L’hypophyse sécrète deux hormones agissant sur les testicules : la LH et la FSH. Ces hormones sont
nommées gonadostimulines ou gonadotrophines :
• La LH : agit sur les cellules interstitielles ou cellule de Leydig en stimulant la sécrétion de testostérone.
• La FSH : active indirectement la spermatogenèse. En se liant aux récepteurs des cellules de Sertoli, la
FSH stimule la synthèse par ces cellules d’une protéine, l’ABP (Androgen Binding Protein) indispensable
à la réception de la testostérone par les cellules germinales, ce qui active la spermatogenèse.
La sécrétion de FSH est pulsatile et synchronisée avec celle de LH.
2. Rôle de l'hypothalamus et rétroaction exercée par la testostérone :
La production de FSH et de LH dépend donc d’une hormone hypothalamique, la GnRH dont la sécrétion
est pulsatile. La sécrétion de LH et de FSH est aussi pulsatile. Ce caractère pulsatile de la sécrétion de
GnRH, puis de FSH et de LH, s'explique par sa production par des amas de neurones hypothalamiques
dont l'activité est rythmique. L'hypophyse est donc sous le contrôle de l'hypothalamus. La testostérone
exerce donc une action inhibitrice sur le fonctionnement du complexe hypothalamo-hypophysaire.
3. La régulation des cycles sexuels chez la femme.
Dans l’espèce humaine, le cycle menstruel dure environ 28 jours, il débute le premier jour des règles et
se caractérise par un événement majeur : l’ovulation qui a lieu vers la moitié du cycle.
a. Le cycle ovarien
On distingue deux grandes phases lors de ce cycle : la phase folliculaire et la phase lutéale.
La phase folliculaire (ou phase pré-ovulatoire) est caractérisée par une maturation folliculaire avec une
reprise de l’ovogenèse et par une sécrétion d’œstrogènes par les cellules thécales.
L’ovulation est la phase de libération de l’ovocyte II (métaphase de deuxième division de méiose) ; elle
se produit sous l’influence de la forte décharge de LH. La phase lutéale (ou post-ovulatoire) se caractérise
par une transformation du follicule déhiscent en corps jaune dont la sécrétion principale est la
progestérone.
b. Le cycle utérin
Le cycle utérin débute par une phase de desquamation responsable de la menstruation. Dès la fin des
règles, la muqueuse utérine augmente d’épaisseur, se vascularisé et se creuse de nombreuses cryptes ;
c’est essentiellement l’œstradiol qui stimule ces transformations. Lors de la phase lutéale, il y a un
développement glandulaire et une diminution de l’activité contractile ; ces modifications sont dues à la
progestérone.
c. Le cycle de la glaire cervicale
La glaire (ou mucus) cervicale est sécrétée par les cellules glandulaires du col utérin. Sa production est
faible au début du cycle, puis devient progressivement abondante dans la deuxième moitié de la phase
pré-ovulatoire. La production régresse rapidement pendant la phase post-ovulatoire. Les propriétés
physiques de la glaire évoluent au cours du cycle : au moment de l’ovulation, elle devient plus riche en
eau, plus alcaline et plus filante. Ces modifications permettent de créer un milieu favorable au passage et
à la survie des spermatozoïdes lors de la période ovulatoire.
4. Maitrise de la procréation
L’évolution démographique a conduit à la mise en place d’un contrôle des naissances. Les problèmes de
stérilité ou d’hypofertilité des couples ont conduit à des recherches de moyens de traitement de la stérilité.
On distingue plusieurs types de pilule : les pilules combinées normo dosées, les pilules séquentielles, les
micropilules. La contraception par voie orale empêche soit la fertilisation en perturbant la rencontre des
gamètes ou en bloquant l'ovulation, soit la nidation, soit associé tous ses effets. La pilule a pour tâche de
rendre la glaire cervicale infranchissable pour les spermatozoïdes en restaurant le maillage.
p. 118
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Doc.1
Consigne : à partir texte et du document 1 :
1. Détermine les organes de stockage du glucose et préciser l’organe qui restitue le glucose au sang.
2. Quelles sont les formes et les conditions du stockage du glucose ?
Activité 4 : Rôle du pancréas dans la régulation de la glycémie.
A) Mise en évidence
Le pancréas est une glande qui joue un rôle important dans la régulation de la glycémie.
Différentes expériences démontrent le rôle du pancréas.
o L’ablation totale du pancréas (pancréatectomie) : des troubles digestifs surviennent
rapidement du fait de l’absence d’enzymes digestives pancréatiques et on constate une
augmentation très rapide de la glycémie aboutissant à la glycosurie.
o Greffe de pancréas : après pancréatectomie chez un animal, si l’on greffe un fragment de
pancréas en un point quelconque du corps, les troubles digestifs persistent, mais la glycémie
revient à la normale. Or le seul lien entre le greffon et l’organisme est le sang.
o Injections d’extraits pancréatiques : si l’on fait séjourner des fragments de pancréas dans
un liquide physiologique, que l’on broie, filtre et que l’on injecte ce filtrat à un animal
sans pancréas, on observe qu’il y a correction de la glycémie, mais que les troubles
digestifs persistent.
Consigne : Analyse ces résultats et tire une conclusion.
p. 120
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Doc.3
Doc. 2
Consigne : à partir du texte et des documents 2 et 3 :
1. Précise la structure du pancréas qui qui intervient dans la régulation de la glycémie.
2. Identifie les hormones pancréatiques intervenant dans la régulation de la glycémie et leurs
rôles.
3. Explique comment le pancréas intervient en cas d’hyperglycémie et en cas d’hypoglycémie.
Activité 5 : Caractéristique et causes des diabètes.
Les diabètes sont des maladies qui se manifestent toujours par une hyperglycémie (glycémie >
1,26g/l pendant un jeûne et > 2g/l en un autre moment quelconque). Il existe plusieurs
phénotypes de diabètes suivant la gravité, l’expression de la maladie et l’âge d’apparition. On
distingue deux types principaux de diabètes :
o Le diabète de type I :
C’est le plus rare et le plus grave, il peut survenir dès le plus jeune âge. Il se caractérise par une
absence ou peu de cellules β, s’accompagnant d’une sécrétion d’insuline très faible. On parle de
diabète insulino-dépendant ou diabète maigre. Cette forme de diabète a souvent une origine
génétique (héréditaire), mais il peut être dû aussi à des facteurs environnementaux. Certains
aliments ou certains virus pourraient être en cause dans le déclanchement de la maladie.
Un sujet peut avoir des cellules β et sécréter une insuline anormale (non reconnue par les
récepteurs des cellules cibles). Ce diabète est aussi un diabète insulino-dépendant.
p. 121
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o Le diabète de type II :
C’est le diabète le plus fréquent (80%). Il atteint surtout les personnes d’âge mûr.
Les cellules β sont normales, la sécrétion d’insuline aussi, mais les cellules cibles (muscles, tissu
adipeux et foie) ont peu ou pas de récepteurs à l’insuline : le captage du glucose est moindre,
entrainant une hyperglycémie. On parle de diabète insulino-résistant ou « diabète gras ». Seul
un régime pauvre en glucose peut le corriger.
L’hérédité peut favoriser son apparition (certains groupes ethniques y sont plus sujets que
d’autres). Mais c’est avant tout une mauvaise alimentation et une activité physique insuffisante
qui sont la cause. L’obésité est aussi le principal facteur de risque de ce type de diabète. (Voir
document 4)
Document 4
Consigne : à partir du texte et du document 4 :
1. Explique pourquoi le diabète de type 1 est qualifié d’insulinodépendant et le type 2
d’insulino-résistant.
2. Détermine pour lequel des deux diabètes la prédisposition génétique est plus élevée.
3. Explique comment peut-on prévenir le diabète de type 2.
p. 122
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Synthèse générale :
1) La glycémie :
La glycémie est le taux de glucose dans le sang ou plus exactement dans le plasma sanguin. La
glycémie est très finement régulée. Les valeurs de la glycémie varient selon l’état nutritionnel et le
stress. En particulier la différence entre la glycémie à jeun et la glycémie post-repas est importante.
Sa valeur moyenne est de 1g/l.
Dans l’organisme, le glucose est stocké sous forme de glycogène dans le tissu musculaire et le tissu
hépatique, et sous forme de triglycérides dans le tissu adipeux.
Les réserves hépatique étant réduite, la néoglucogenèse permet de couvrir les besoins des cellules
gluco-dépendants durant une dizaine d'heures.
2) Action du foie :
Le foie est un organe de stockage et de déstockage du glucose en vue du maintien de la constante
glycémique. La glycogénogenèse est le stockage de glucose sous forme de glycogène dans le foie.
Lorsque le foie est saturé en glycogène, le surplus de glucose sanguin est emmagasiné dans les
muscles striés et dans les tissus adipeux. Ces derniers ne fournissent pas de glucose au milieu
intérieur, mais fournissent au foie les précurseurs nécessaires (glycérol, lactate, pyruvate, acides
aminés …) à la néoglucogenèse.
Le glycogène musculaire est directement utilisé par le muscle lui-même. C'est une réserve privée.
Celui du foie est commun à tout l’organisme. Le foie par glycogénolyse et grâce à la présence de la
glucophosphatase est « le seul organe capable de libérer du glucose dans le milieu intérieur ».
3) Action du pancréas
En cas d'hyperglycémie : les cellules β captent la variation et secrètent une hormone
hypoglycémiante « l'insuline » qui agit sur les cellules cibles. En effet l'insuline favorise la
pénétration du glucose et sa consommation dans les cellules, stimule la synthèse du glycogène
(glycogénogenèse) et des graisses.
En cas d’hypoglycémie : les cellules α captent la variation et secrètent une hormone
hyperglycémiante, le glucagon qui agit sur les cellules cibles. Ces derniers sont essentiellement les
cellules hépatiques. Le glucagon stimule la glycogénolyse et la néoglucogenèse.
4) Glycémie et diabète
Le diabète est une maladie chronique très grave qui résulte d’une hyperglycémie. Il peut prendre
différentes formes en fonction de son origine.
Le diabète de type I : également appelé diabète juvénile, il a la particularité qu’il ne peut pas se
prévenir.
Origine : Les lymphocytes, au début de la maladie, envahissent les îlots de Langerhans et détruisent
les cellules β, c'est une maladie auto-immune. Au final les malades ne secrètent plus assez d'insuline,
ils ne proviennent plus à corriger l'hyperglycémie. On parle aussi de diabète insulino-dépendant «
DID ». Un sujet peut avoir des cellules β et sécréter une insuline anormale (non reconnue par les
récepteurs des cellules cibles). Il est traité par l'insulinothérapie. Cela consiste à une injection
intramusculaire d'insuline plusieurs fois par jour pour contrer l'hyperglycémie.
Le diabète de type II : Il représente près de 90 % des diabétiques. Il se déclenche tardivement chez
des individus âgés de plus de 50 ans.
Origine : L'insuline aussi produite n'est pas utilisé par les muscles car ils deviennent résistants. On
parle de diabète non insulino-dépendant « DNID ». Il n'est pas traité par l'insuline. Son traitement
est complexe et a besoin d'un arsenal complet de médicaments thérapeutique.
p. 123
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Doc.1
Consigne :
1) Définis : pression artérielle, pression systolique et pression diastolique.
2) Détermine les éléments physiologiques responsables de la pression artérielle.
3) Quelles sont les valeurs normales de la pression diastolique et systolique ?
4) Trouve la relation entre la pression artérielle et le débit sanguin.
p. 124
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Doc.2
Consigne :
1. Nomme quelques activités journalières à l’origine de la variation de la pression artérielle.
2. Pourquoi la pression artérielle doit être maintenue à une valeur consigne ?
Activité 2 : La régulation nerveuse de la pression artérielle.
Les facteurs qui déterminent la pression artérielle sont : le débit cardiaque, la résistance périphérique,
l’élasticité des parois des grosses artères, le volume sanguin (ou volémie). L’appareil circulatoire comme
l’ensemble des viscères, est soumis à des contrôles assurés par le système neuro-végétatif (Doc. 3). Ce
dernier est organisé en deux ensembles antagonistes : le système sympathique et le système
parasympathique. Chaque système possède ses voies nerveuses, ses centres et intègre les informations
fournies par un certain nombre de récepteurs sensoriels renseignant notamment sur les variations de la
pression artérielle en certains « points stratégiques » du système circulatoire. Les systèmes sympathique
et parasympathique réagissent aux informations sensorielles de façon coordonnée et rétablissent une
pression normale en modifiant de façon appropriée l’activité cardiaque d’une part, et la vasomotricité
périphérique d’autre part.
Doc.3
p. 125
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Doc.4
Le document 5 représente le schéma général de la régulation nerveuse de la pression artérielle.
Doc. 5
Consigne : à partir de l’analyse des expériences et documents :
1. Précise les centres intégrateurs, les voies et l’effecteur de la régulation nerveuse de la pression
artérielle.
2. Quelles informations peut-on tirer concernant les nerfs qui innervent le cœur ?
3. Explique comment la pression artérielle normale est établie après une perturbation ?
p. 126
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Document 6
Consigne : A partir de l'analyse des résultats expérimentaux et du document 6 :
1. Donne l’action des hormones mises en jeu dans la régulation de la pression artérielle.
2. Explique le rôle du système rénine-angiotensine dans la régulation de la pression artérielle.
p. 127
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Synthèse générale :
1) La pression artérielle :
La pression artérielle est la pression exercée par le sang sur les parois des artères. On le définit
aussi comme étant un paramètre physiologique représentant la pression du sang dans le système
circulatoire.
La valeur de la pression artérielle dépend de la vitesse d’écoulement du sang qui dépend elle-
même de la résistance des vaisseaux. Elle varie chez l’Homme en fonction de l’âge, de l’état de
santé, des activités physiques, de l’état émotionnel et de la position du corps.
Elle oscille chez un adulte, à chaque battement, entre deux (2) valeurs de référence. Les valeurs
de la pression artérielle sont indiquées par deux nombres noté « A/B mm Hg » avec :
A = pression artérielle systolique
B = pression artérielle diastolique
Son unité de mesure est le millimètre de mercure (mm Hg). On peut mesurer la pression artérielle
à l’aide d’un Sphygmomanomètre, d’un stéthoscope ou d’un tensiomètre.
Une valeur maximale ou pression artérielle systolique : 140 mm Hg de mesure qui est la
conséquence de la contraction du ventriculaire cardiaque ou systole.
Une valeur minimale ou pression artérielle diastolique : 90 mm Hg de mesure qui correspond à
la phase de relaxation ventriculaire cardiaque ou diastole.
La pression artérielle est dite normale chez un adulte en bonne santé lorsqu’elle est inférieure à
140/90 mm Hg et supérieure à 100/70 mm Hg.
2) Régulation de la pression artérielle :
La pression artérielle est un paramètre physiologique important dont la régulation nécessite
l’intervention des capteurs disséminés dans l’organisme. Ces capteurs sont sensibles soit
directement aux variations de la pression artérielle (barorécepteurs), soit à la variation d’autres
paramètres liés à cette pression (pression osmotique agissant sur des osmorécepteurs, variations
de la volémie détectées par des volorécepteurs).
Ces informations sont intégrées par des centres nerveux hypothalamiques, bulbaires et
médullaires qui adaptent leurs activités respectives en fonction des messages reçus. Ces
informations modifient également l’activité du rein (sécrétion de rénine).
Les organes effecteurs susceptibles d’agir sur la pression artérielle (pompe cardiaque, artères à
paroi musculaire, reins) reçoivent en permanence des consignes nerveuses (message
sympathique ou parasympathique) et hormonales (vasopressine, aldostérone, adrénaline) : ce
contrôle complexe du débit cardiaque, de la vasomotricité et de la volémie assurent le maintien
de la pression artérielle à une proche de la valeur de référence.
Les mécanismes nerveux et hormonaux, parfaitement intégrés, constituent un système de
régulation par rétroaction négative.
La régulation de la pression artérielle est une régulation neuro-hormonale intégrée, au cours de
laquelle les effecteurs tels que le cœur, les artères, les artérioles et les reins, reçoivent en
permanence des messages nerveux et hormonaux à l'origine du contrôle du débit cardiaque, du
volume du sang, du calibre des vaisseaux et en définitive du maintien de la pression artérielle
entre ses limites de référence.
p. 128
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Consigne :
1. Définissez le mot biotechnologies.
2. Citez quelques disciplines impliques
dans les biotechnologies.
3. Quel est l’importance des
biotechnologies ?
4. Quelle différence fais-tu entre génie
génétique et biotechnologie ?
doc.1
p. 129
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Doc.2
Consigne : A partir du texte et du document 2 :
1. Définis la transgénèse et donnez son importance.
2. Détermine les matériels utilisés dans la transgénèse.
3. Explique la réalisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM).
B. Les applications de la biotechnologie.
Les biotechnologies, par elles-mêmes, se retrouvent intégrées, généralement à des stades de recherche et
développement (R&D), dans des secteurs industriels bien définis comme la pharmacie, les industries
agro-alimentaires, l’environnement, le développement durable etc. Devant cette diversité, la
Communauté Européenne a élaboré une classification très « colorée » des biotechnologies :
Les biotechnologies jaunes se rapportent à toutes les applications liées à la protection de l’environnement
et au traitement ou à l’élimination de pollution.
Les biotechnologies vertes regroupent les technologies utilisant des plantes et leurs cellules pour produire
et transformer des produits alimentaires, des biomatériaux et de l’énergie.
Les biotechnologies bleues développent des produits en liaison avec la biodiversité marine : santé,
cosmétique, aquaculture, agro-alimentaire.
Les biotechnologies blanches regroupent les applications industrielles, par l’emploi de systèmes
biologiques comme alternative aux procédés chimiques classiques.
Les biotechnologies rouges touchent le domaine de la santé, en particulier l’industrie pharmaceutique
dont une grande partie de la recherche actuelle repose sur les biotechnologies.
p. 130
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Doc.3
ii. Fabrication du pain.
Dans un milieu anaérobie, les levures dégradent le glucose en éthanol et en gaz carbonique. C’est
le processus de fermentation alcoolique. L’éthanol s’évapore mais le CO2 reste. Ce dernier étant
emprisonné dans la pâte du pain le fait gonfler.
Consigne :
1. Quels sont les agents impliqués dans la fabrication de ces aliments ?
2. Nomme le point commun aux deux techniques de fabrication.
Activité 4 : Applications en agronomie
Selon les promoteurs des biotechnologies, ces dernières peuvent ou pourraient contribuer à diminuer les
émissions de nombreux polluants ou gaz à effet de serre, mieux protéger les ressources en eau, cultiver
sur des sols pollués ou irriguer avec de l'eau salée, diminuer l'usage d'engrais et pesticides en rendant des
plantes capables de produire leur propre « bio pesticide » et capter dans l'air l'azote dont elles ont besoin.
Le document 4 résume une technique de transfert de gène responsable de la synthèse d’un insecticide.
Doc.4
p. 131
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Doc.5
ii. La fabrication d’hormone de croissance.
Chez l’Homme, l’hormone de croissance est une protéine produite par l’hypophyse. Pour traiter
le retard de croissance des enfants qui manquent de cette hormone, on ne peut qu’utiliser
l’hormone de croissance humaine (GH). Autrefois extraite d’hypophyse de cadavre, cette
hormone n’a pu être obtenue en quantité suffisante qu’à partir du moment où on a su la produire
par transgénèse (Document 6).
Doc.6
p. 132
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Document 7
Consigne :
1. Comment obtient-on le gène à transférer dans chaque cas ?
2. Pour chaque cas, identifie : le greffon, le porte-greffon, la cellule hôte et l’intérêt de la
technique.
3. On peut constater que les bactéries utilisent le gène humain. Précise la propriété de l’ADN
mise en évidence.
p. 133
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Synthèse générale.
1. Définition :
Il s’agit un domaine d’activités qui consiste à caractériser et utiliser dans des applications
variées, des molécules ou organismes vivants montrant des propriétés particulières et étonnantes.
Elles sont telles, qu’elles présentent un intérêt indéniable pour l’homme.
Le préfixe « BIO » implique l’étude du monde vivant aussi bien en amont, en parallèle et en aval
d’un procédé industriel ou artisanal.
Le terme « TECHNOLOGIES » implique le développement, le perfectionnement et l’utilisation
de méthodes et outils spécifiques d’un domaine.
Les biotechnologies font donc appel à des compétences (savoirs, savoir-faire et savoirs-être) que
l’on retrouve dans des domaines bien spécifiques de la biologie comme la microbiologie, la
biochimie, la biologie moléculaire et cellulaire. Celles-ci sont complétées par des compétences
technologiques et techniques constituant ainsi un domaine passionnant à l’interface des
connaissances fondamentales et des sciences de l’ingénieur.
2. Principe :
Les exemples sont nombreux, en voici quelques-uns parmi les plus significatifs :
Les enzymes sont de prodigieux accélérateurs et sont capables d’augmenter la vitesse d’une
réaction de plusieurs millions de fois. Elles existent en nombre varié, agissant dans des
conditions peu consommatrices d’énergie et de façon hautement spécifique. Elles sont tellement
efficaces qu’elles sont qualifiées, avec sympathie, de « gloutonnes » !
La capacité de transformation de différents substrats par des micro-organismes est déjà très
largement utilisée en agro-alimentaire mais celle-ci a des potentialités tellement vastes, variées
et non polluantes que de plus en plus de procédés y ont recours dans un objectif de
développement durable. Ainsi des bactéries sont utilisées pour éliminer les nitrites et nitrates
dans l’eau, les fusariotoxines dans les silos d’ensilage ou pour rendre la production de papiers
ou de fibres de chanvre moins polluante.
De même, l’accès à l’information génétique portée par l’Acide désoxyribonucléique (ADN),
annonce des perspectives immenses dans le domaine de la santé avec, entre autres, la production
de médicaments innovants ou de la police scientifique, comme certaines séries TV le reprennent.
3. Des applications anciennes et modernes
Il existe donc une biotechnologie « historique », utilisée, sans être connue, depuis l’antiquité,
caractérisée depuis et intégrée à des domaines d’activité (agro-alimentaire, environnement, etc.)
Bien définis actuellement (production de fromages, vinification, de compost, etc.).
Celle-ci est complétée par une biotechnologie « moderne » qui s’appuie sur les avancées
scientifiques de ces dernières décennies comme la biologie moléculaire qui commence à donner
des applications technologiques dans des domaines très variés (thérapie génique et lutte contre
les maladies génétiques).
Les fermentations alcooliques, lactiques… retrouvées dans la production de produits agro-
alimentaires comme le vin, le pain, les fromages ou autres comme la bio-fertilisation des sols, la
méthanisation ou la production de biocarburants de troisième génération (algocarburant très
énergétique).
Les enzymes (protéases, lipases ...) Utilisées dans les lessives (regardez la composition sur le
paquet !), les détergents ou pour produire spécifiquement des médicaments.
p. 134
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Les empreintes génétiques utilisées en police scientifique ou la thérapie génique qui commencent
à permettre des perspectives de guérison de certaines maladies génétiques (mucoviscidose,
syndrome d’immunodéficience sévère chronique ...).
Les biotechnologies, par elles-mêmes, se retrouvent intégrées, généralement à des stades de
recherche et développement (R&D), dans des secteurs industriels bien définis comme la
pharmacie, les industries agroalimentaires, l’environnement, le développement durable etc.
Devant cette diversité, la Communauté Européenne a élaboré une classification très « colorée »
des biotechnologies :
Les biotechnologies jaunes : se rapportent à toutes les applications liées à la protection de
l’environnement et au traitement ou à l’élimination de pollution.
Les biotechnologies vertes : regroupent les technologies utilisant des plantes et leurs cellules
pour produire et transformer des produits alimentaires, des biomatériaux et de l’énergie.
Les biotechnologies bleues : développent des produits en liaison avec la biodiversité marine :
santé, cosmétique, aquaculture, agro-alimentaire.
Les biotechnologies blanches : regroupent les applications industrielles, par l’emploi de
systèmes biologiques comme alternative aux procédés chimiques classiques. Les premières
utilisations sont dans les secteurs des polymères, des carburants, des dissolvants, de la
construction, du textile, et de tous les produits à dominante chimique.
Les biotechnologies rouges : touchent le domaine de la santé, en particulier l’industrie
pharmaceutique dont une grande partie de la recherche actuelle repose sur les biotechnologies.
4. Construction d’une culture scientifique alternative :
La nouvelle série STL Sciences physiques et chimiques en laboratoires (SPC) et biotechnologies
se caractérise aussi par un enseignement intégré de Chimie, Biochimie et Sciences du vivant
(CBSV) qui permet d’installer une culture fondée sur une approche concrète et transdisciplinaire,
concernant les systèmes vivants aux différentes échelles. Il s’agit ainsi par cet enseignement
innovant de faire ressortir les connexions entre trois champs disciplinaires, supports des
biotechnologies et d’une physique-chimie appliquée.
La spécialité Sciences et Technologies de Laboratoire (STL) Biotechnologies privilégie
l’acquisition de connaissances du vivant et l’acquisition de compétences biotechnologiques
permettant à l’élève de se construire une culture scientifique particulière axée sur la maîtrise
conjointe de compétences fondamentales et technologiques. Elle présente un enseignement
spécifique de biotechnologies. Celui-ci prend appui sur les disciplines fondamentales qui
alimentent le champ des biotechnologies modernes ainsi que sur un équipement destiné à
acquérir les références méthodologiques majeures et les savoir-faire de base pour privilégier le
développement critique et la réflexion logique. Cet enseignement repose principalement sur des
activités technologiques structurantes.
p. 135
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Consigne :
1. Compare le téosinte et le maïs cultivé.
2. Quelle technique a permis l’obtention du maïs à partir de la variété sauvage (téosinte) ?
3. Dans quel intérêt on améliore les races animales et les variétés végétales ?
p. 136
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Doc.2
p. 137
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B) La sélection
La sélection est utilisée dans l’amélioration génétique des plantes et des animaux. Dans la
population, on sélectionne certains individus en fonction des caractères intéressants qu’ils
présentent et on les faits se reproduire pour former la génération suivante. Ceci permet
d’augmenter le nombre de descendants porteurs des caractères intéressants, à condition que
ceux-ci possèdent une forte héritabilité.
Il existe différents types de sélection :
La sélection massale : on choisit les plantes qui semblent plus intéressantes dans une population
puis on utilise leurs graines comme semence pour la culture suivante.
La sélection récurrente : les plantes de la génération de départ sont sélectionnées sur leur valeur
propre puis multipliées par autofécondation.
La sélection généalogique : les plantes issues du croisement de deux plantes présentent une
forte variabilité de phénotype. Elles sont autofécondées afin de produire des plantes au sein
desquelles le sélectionneur choisit les meilleurs individus.
Doc.4
Consigne : à partir du texte et du document 4 ;
1. Cite les différents types de sélection.
2. Compare la sélection massale et la sélection généalogique.
3. Laquelle des technique de sélection est plus performante pour l’amélioration des espèces ?
Justifie.
4. Quelles sont les conséquences de la sélection sur le plan écologique ? Explique.
p. 138
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Doc.5
Consigne : à partir du texte et du document 4 :
1. Définis un protoplaste et préciser sa propriété importante.
2. Explique la technique de la fusion somatique.
3. Détermine l’avantage génétique et économique de la fusion somatique.
p. 139
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B) Le clonage.
Le clonage consiste à reproduire à l’identique des organismes vivants afin d’obtenir des individus
génétiquement identiques. Il peut se faire à partir d’une seule cellule ou à partir d’un fragment de tissu
ou d’organe (le cas du bouturage chez les végétaux).
Il permet la production, à faible coût, de grande quantité d’individus présentant des caractéristiques
intéressantes, avec un gain de temps, car la reproduction sexuée classique peut être longue pour certain
organismes. Le document 5 représente un exemple de clonage chez les vaches.
Doc.5
Consigne : à partir du texte et du document 5 :
1. Définis le clonage et explique les étapes du clonage chez les vaches.
2. Quel est l’intérêt de cette technique ?
3. Quel est son impact sur la biodiversité ?
4. En déduis l’impact des biotechnologies sur l’amélioration des espèces ?
p. 140
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Synthèse générale :
1. Définition :
L’expression ‘Amélioration des plantes’ doit se comprendre comme la science et l’art de la création
de nouvelles populations, appelées variétés, répondant de mieux en mieux aux besoins de l’homme.
Cette science accroît les connaissances en génétique des plantes et impulse du progrès génétique
pour améliorer les principaux caractères des espèces d’intérêt agronomique dans des conditions de
culture données, les caractères étant évalués dans des dispositifs d’expérimentation multi-sites. Les
principales espèces illustrant le propos de l’auteur sont blé, maïs et plantes fourragères, espèces dont
l’auteur est un éminent spécialiste ; d’autres espèces sont aussi citées en exemple lorsque le thème
abordé s’y prête.
L'amélioration des espèces et les connaissances biologiques ont évolué parallèlement, de façon
synergique.
L'amélioration des semences a constitué une inspiration et un stimulus pour la découverte des
mécanismes de l'hérédité (Mendel,) et de l'évolution (Darwin).
Les progrès conceptuels (cf. lois de ségrégation des caractères) et techniques (mutagenèse,
colchicine, ADN recombinant) ont été progressivement incorporés dans les méthodes de sélection.
Les problèmes posés par la sélection de caractères quantitatifs ont stimulé le développement de
nouveaux outils statistiques (Fischer, Snedecor).
Ces progrès techniques ont permis un accroissement sensible du rendement des plantes cultivées
dans les pays riches. Cette augmentation de rendement est cependant liée à un modèle d'organisation
sociale et à des systèmes agraires particuliers, et leur transposition telle quelle à d'autres sociétés
présente des inconvénients et des risques identifiables.
2. La sélection :
La sélection est utilisée dans l’amélioration génétique des plantes et des animaux. Dans la population,
on sélectionne certains individus en fonction des caractères intéressants qu’ils présentent et on les
faits se reproduire pour former la génération suivante. Ceci permet d’augmenter le nombre de
descendants porteurs des caractères intéressants, à condition que ceux-ci possèdent une forte
héritabilité. Il existe différents types de sélection :
La sélection massale : on choisit les plantes qui semblent plus intéressantes dans une population
puis on utilise leurs graines comme semence pour la culture suivante.
La sélection récurrente : les plantes de la génération de départ sont sélectionnées sur leur valeur
propre puis multipliées par autofécondation.
La sélection généalogique : les plantes issues du croisement de deux plantes présentent une forte
variabilité de phénotype. Elles sont autofécondées afin de produire des plantes au sein desquelles le
sélectionneur choisit les meilleurs individus.
3. La fusion de protoplastes :
Le terme protoplaste désigne une cellule végétale débarrassée de sa membrane cellulosique, elle
apparait sous forme d’une cellule sphérique, limitée par sa membrane plasmique. C’est une forme
de modification génétique qui permet, chez les végétaux de fusionner deux espèces différentes pour
former un nouvel hybride ou hybride somatique, héritant des propriétés génétiques des deux espèces
d’origine.
La propriété la plus importante des protoplastes est leur capacité à fusionner entre eux lorsqu’ils sont
placés dans un milieu approprié. Cette technique permet de surmonter les barrières liées à la
reproduction sexuée et de créer de nouvelles combinaisons entre noyau et cytoplasme. Le but de
telles expériences est de créer des plantes à très grande productivité, combinant plusieurs qualités.
p. 141
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Géologie
p. 142
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p. 143
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Figure 2
Consigne : à partir du teste et des documents :
1. Détermine l’âge de l’univers et le phénomène à l’origine de sa formation.
2. Donne l’âge de la Terre et situe-la dans l’univers.
3. Cite les éléments intervenant dans la formation de la Terre.
4. Décris les étapes de la formation de la Terre.
p. 144
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p. 145
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Fig.6
Consigne :
1. Cite les conditions d’apparition de la vie sur Terre.
2. Quels sont les premiers êtres vivants apparus sur Terre et quand sont-ils apparus ?
3. Explique l’expression synthèse abiotique.
4. Où sont apparus les premiers êtres vivants ?
p. 146
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Fig.7
Il y a de très nombreux êtres vivants différents les uns des autres sur Terre, c’est ce que l’on appelle la
Biodiversité. Les conditions de vie de ces êtres vivants sont intimement liées aux facteurs de leurs milieux
de vie. Pourtant, on peut observer des points communs entre eux, comme la présence de cellules. La
cellule est l’unité structurale et physiologique des êtres vivants à l’exception des virus
Les événements géologiques ayant affecté la surface de la Terre (déplacement des continents, formation
des chaînes de montagnes, fluctuations du climat, chute sur Terre de météorites géantes…) ont modifiés
les milieux et les peuplements ont changé. Depuis son apparition, la vie n’a cessé d’évoluer ; de nouvelles
formes apparaissent, d’autres disparaissent. Vers la fin du Précambrien, début des peuplements dans les
océans, plusieurs groupes d'invertébrés évolués encore dépourvus de squelette ou de carapace tels que
les annélides, les cnidaires et les arthropodes font leurs apparitions (c’est l’explosion du cambrien). La
plupart des groupes actuels étaient présents à cette époque ; d'autres ont disparues depuis. Les algues et
les lichens, à cette époque, bordaient les océans. La figure 8 représente l’histoire de la vie sur Terre.
Fig.8
p. 147
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Fig.9
Consigne :
1. Définis une crise biologique.
2. Quelles sont les causes probables des crises biologiques ?
3. Parmi les cinq grandes crises, laquelle a eu un grand impact sur la biodiversité.
4. Cite quelques espèces qui ont disparu pendant la crise du crétacé.
p. 148
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Non seulement de nombreux gènes sont identiques entre espèces différentes, mais l’organisation et le
fonctionnement des gènes sont souvent identiques: les gènes qui contrôlent le développement des
embryons de souris sont les mêmes, organisés de la même façon que ceux qui fonctionnent chez les
humains. Plus étonnant, on retrouve ces gènes chez les mouches! De plus, l’étude des gènes a permis de
découvrir les traces des histoires évolutives des espèces et de la façon dont se produit l’évolution.
Consigne :
1. Pourquoi dit-on que les êtres vivants ont une origine commune ?
2. Parmi les espèces citées dans le tableau, lequel est plus proche de l’Homme ? Justifie.
B) Parenté au niveau d’un même groupe : les vertébrés
Les vertébrés actuels présentent des ressemblances moléculaires, anatomiques, et morphologiques chez
l’adulte et à l’état embryonnaire. Ces ressemblances sont exploitées pour établir des relations de parenté
qui existent entre eux.
L’étude de la formation et du développement des embryons de vertébrés montre que les premières étapes
de ces processus sont très semblables chez les différentes espèces (Fi.10). Par exemple, tous les vertébrés
ont des vaisseaux sanguins qui forment plusieurs arcs de part et d’autre de la tête. Ces arcs sont toujours
présents chez les animaux à branchies adultes alors qu’ils sont ensuite profondément modifiés chez les
autres vertébrés.
A l’état adulte, les vertébrés possèdent un plan d’organisation commun ; c’est-à-dire que l’on retrouve
chez tous des axes de polarité (axe antéro-postérieur, axe dorso-ventral, axe droite-gauche). Le plan
d’organisation se retrouve dans la disposition des organes par rapport aux différents axes : la colonne
vertébrale et le système nerveux sont dorsaux, l’appareil digestif est ventral et tous les trois présentent
une polarité antéro-postérieure. Les poumons, les reins les gonades sont pairs et présentent une
disposition droite gauche. Les membres antérieurs des tétrapodes sont organisés en segments : avant-
bras, bras, main. Ses structures sont homologues (Fig.11). Cela suggère qu’elles sont héritées d’un ancêtre
p. 149
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commun. On parle d’analogie si les structures assurent les mêmes fonctions mais ne sont pas hérités d’un
ancêtre commun.
L’amnios est une membrane qui entoure la cavité amniotique qui est remplie de liquide. Chez l’homme,
la cavité amniotique est appelée poche des eaux. Si on s’intéresse à sa présence ou à son absence chez
les vertébrés, on peut faire les observations suivantes :
Il est absent chez les poisons et les batraciens qui sont donc des anamniotes.
Il est présent chez les reptiles, les oiseaux et les mammifères qui sont donc des amniotes.
L’apparition de l’amnios est une modification capitale dans le processus de développement embryonnaire
chez les vertébrés. En effet, chez les anamniotes, la reproduction doit se faire obligatoirement dans l’eau.
En revanche, l’amniote permet à l’embryon de se développer en dehors du milieu aquatique. L’amnios
étant une innovation génétique, les amniotes constituent un clade (ensemble d’êtres vivants apparentés
possédant en commun une innovation génétique).
Fig.10
Fig.11
Consigne :
1. Quels sont les critères qui nous permettent d’établir des parentés entre les vertébrés ?
2. Définis : caractères homologues et caractères analogues.
3. Cite quelques caractères homologues chez les vertébrés.
4. Quelle est l’importance de l’amnios chez les vertébrés qui en possèdent ?
5. Tire une conclusion générale de l’analyse du texte est des documents.
p. 150
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p. 151
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Synthèse générale :
1) Formation de la Terre :
Il y a plus de 15 milliards d’années, le monde était totalement différents ; les étoiles, les planètes qui nous
entourent n’existaient pas ; la Terre n’existait pas ; le soleil, la lune n’existaient pas ; rien de connu dans
l’immensité de l’espace. Dans cet espace infini, apparut une sorte de nuage, un immense nuage fait de
gaz et de poussière. Ce nuage s’agitait comme dans une tempête en tournant sur lui-même et en
grossissant. Devenu immense, il s’agita tellement que ses particules se heurtèrent les unes contre les
autres. Et plus les particules s’agitaient, virevoltaient, et se heurtaient plus le nuage devenait brûlant. Et
plus le nuage de gaz et de poussière grossissait, plus sa chaleur devenait ardente. Tellement chaud, qu’il
ferait ressembler notre soleil actuel à un morceau de glace. Le nuage est devenu tellement ardent et agité
qu’il finit par exploser dans un gros bang : « le BIG-BANG ». Les particules qui avaient été projetées
partout dans l’espace lors de l’explosion se collèrent entre elles en différents tas, un peu comme des
boules de neige. D’autres particules vinrent peu à peu se coller sur ces tas qui devinrent de plus en plus
gros jusqu’à former les galaxies qui ressemblaient à d’immenses feux d’artifices. L’espace est alors
parsemée de galaxies.
Une de ces galaxies s’appelle la Voie lactée.
Il y a 4,6 milliards d’année, dans cette galaxie s’est formée une boule de feu beaucoup plus grosse que
les autres, une étoile qu’on appelle le soleil. Le soleil dégageait tellement d’énergie que, peu à peu,
d’autres boules plus petites se mirent à tourner autour de lui tout en tournant sur elle-même. Ce sont ces
boules plus petites qui deviendront plus tard des planètes même si à ce moment ce sont des conglomérats
de gaz et de poussières ressemblant à des boules de feu. Une de ces plus petites boules était notre Terre.
En tournant autour du soleil, la Terre récolta de plus en plus de petits matériaux : du cuivre, du fer, de la
silicone et bien d’autres matériaux… Plus la récolte était abondante, plus la Terre devenait compacte
mais toujours brûlante. Au fur et à mesure que les matériaux s’amalgamaient, à la Terre, les plus lourds
et les plus bouillants plongeaient en son centre, alors que les plus légers flottaient en surface. Le centre
de notre Terre était donc beaucoup plus compact que sa surface et ressemblait à un noyau, composé de
roches liquides. Sa surface, quant à elle, était comme une mer de lave. La Terre était toujours brûlante,
mais quand même moins que le Soleil. L’espace était très froid et le Soleil suffisamment loin : la Terre
commença peu à peu à refroidir. Cela prit des milliards d’années. Au contact de la Terre bouillante avec
la température glacée de l’espace survint un phénomène de condensation. Un brouillard de vapeur se
créa. Des gaz comme l’hydrogène, le souffre et l’azote s’échappèrent de la croûte terrestre et s’élevèrent
en formant un immense nuage qui couvrit la planète et la priva des bienfaits du soleil (chaleur et lumière).
Pendant des millions d’années, la croûte terrestre se refroidit et se durcit lentement. Le centre de la Terre
demeurait fluide et par endroit, les gaz toujours contenus à l’intérieur de la Terre percèrent la surface. La
surface de la Terre se recouvrit de gigantesques volcans flamboyants. En refroidissant la croûte de notre
planète forma des sortes de plaques gigantesques qui se ratatinèrent, se heurtèrent et se cassèrent, formant
ainsi montagnes, vallées et bassins. L’immense nuage qui entourait notre planète continuait de s’épaissir.
Certains gaz qui le formaient commencèrent à se mélanger. Deux de ces gaz, l’oxygène et l’hydrogène,
formèrent l’eau en se mélangeant. Mélangé à d’autres gaz comme le nitrogène, l’oxygène forma l’air. Le
nuage colossal qui recouvrait la Terre s’éventra et laissa échapper toute sa charge. Ainsi, il commença à
pleuvoir, pleuvoir sans arrêt. La croûte de la Terre était encore très chaude, les gouttes se changeaient en
vapeur aussitôt qu’elles touchaient le sol. Cette vapeur s’élevait et venait reformer le nuage. Il plut ainsi
pendant des millions d’années. Avec toute cette eau, la Terre se refroidit plus rapidement. Les gouttes de
pluie ne s’évaporaient plus en touchant le sol. La pluie envahit tous les creux de la Terre et forma les
océans. Les ruisseaux, les rivières et les fleuves transportèrent toutes sortes de débris rocheux qui se
déposèrent sur le plancher des océans. Il ne cessa pas de pleuvoir et toute la surface de notre planète Terre
fut totalement inondée d’eau. Après quelques millions d’années, quelques rayons du soleil pénétrèrent la
couche amincie de nuages. Enfin, le soleil brilla sur ce paysage tout en eau. La Terre devint plus calme,
plus tranquille. Rien ne grouillait, juste de l’eau immobile. Il aura fallu un milliard d’année à la croûte
terrestre pour se former.
2) Apparition et évolution de la vie.
Les premières étapes de l’évolution de la Terre (diminution de température, formation des océans…) ont
permis l’apparition de la vie, environ un milliard d’année après sa formation (-3,8Ga). Les premiers êtres
vivants étaient sans doute des bactéries comparables à celles vivant actuellement dans les sources chaudes
p. 152
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(90°c). Nous savons assez peu de choses sur les êtres vivants du précambrien (de la formation de la terre
à -570 millions d’années), parce que les fossiles sont rares et si mal conservés qu’il est souvent difficile
de savoir de quels organismes ils proviennent. On a pourtant la certitude que les êtres vivants étaient déjà
nombreux et variés : algues, éponges, vers, mollusques et crustacés. Une comparaison des formes
vivantes depuis le précambrien jusqu’à nos jours permet de constater que les espèces animales et
végétales n’ont pas toujours été celles que nous connaissons (contemporaines) : il y a des espèces
contemporaines qui existaient déjà au primaire comme les blattes, d’autres sont plus récentes, beaucoup
d’espèces ont disparu. Les événements géologiques ayant affecté la surface de la Terre (déplacement des
continents, formation des chaînes de montagnes, fluctuations du climat, chute sur Terre de météorites
géantes…) ont modifiés les milieux et les peuplements ont changé. Ainsi, la tectonique des plaques
change les conditions de vie en un milieu. Des fluctuations de climat, indépendantes de la tectonique des
plaques, modifient les peuplements. Des événements cataclysmiques comme la chute d’une météorite
géante sur la terre peuvent bouleverser complètement la faune et la flore.
Parfois ces modifications de la faune et de la flore ont été définitives suite à des extinctions massives
d’espèces et l’apparition de nouvelles espèces. Ces extinctions massives ainsi que les grands événements
géologiques ont été utilisés pour subdiviser les temps géologiques en ères et en périodes plus courtes.
3) Parentés entre les êtres vivants et fossiles :
Les espèces vivantes possèdent une origine commune. Celle-ci se traduit par des ressemblances au niveau cellulaire,
moléculaire et fonctionnelle. Le monde vivant est constitué des : procaryotes (bactéries), des eucaryotes (animaux
+ végétaux + champignons) ; et des virus (parasites cellulaires obligatoires, classés « à la limite du vivant »). Tous
les êtres vivants ont des caractéristiques communes. Ils sont composés de cellules (unité structurale et fonctionnelle
du vivant) ; leur information génétique est constituée d'ADN (Acide Désoxyribonucléique) ; les mécanismes
assurant le maintien du caryotype et des caractères d’une génération à la suivante au sein d’une même espèce sont
les mêmes : la réplication de l’ADN, la mitose l’expression des gènes grâce à l’universalité du code génétique.
4) Phylogénèse et ontogénèse :
Phylogenèse : étude évolutive d'une entité anatomique ou d'un phénomène biologique à travers les
espèces qui se sont succédé par filiation.
Ontogenèse : étude évolutive d'un organe ou d'un phénomène biologique chez un même individu, depuis
la fécondation jusqu'à l'âge adulte (embryogenèse et organogenèse).
Un arbre phylogénétique permet de représenter simplement des liens hypothétiques entre des espèces.
Pour les trouver, il faut étudier un échantillon d’espèces et quelques caractères.
Après avoir sélectionné les espèces à étudier et les caractères à utiliser, construire un tableau (en colonnes,
les caractères / en lignes, les espèces).
Compléter le tableau en précisant si le caractère est présent ou absent chez chaque espèce étudiée.
Faire une classification selon la méthode des groupes emboîtés.
Construire l’arbre phylogénétique selon la méthode expliquée ci-dessous :
Tracer un axe d’évolution (apparition successive de nouveau caractères = évolution des espèces).
Tracer la flèche du temps (en bas, les temps anciens et en haut, les temps actuels)
La première espèce à placer est celle qui a le plus de caractères ancestraux.
Placer un nœud (= ancêtre commun de tous ses descendants)
Tracer un trait (= branche) à partir du nœud jusqu’au sommet de l’arbre : noter en haut de cette branche
le nom de l’espèce qui a le plus de caractères ancestraux.
Placer un second nœud (en suivant le sens de la lecture de l’arbre)
Tracer une branche à partir du nœud jusqu’au sommet de l’arbre : noter le nom de l’espèce qui possède
le nouveau caractère et qui ne possède pas les autres caractères
Faire de même avec les autres espèces et terminer en notant celle qui possède tous les caractères étudiés
sur la dernière branche de l’arbre.
Si une espèce a disparu, ne pas tracer la branche jusqu’au sommet de l’arbre puisqu’elle n’existe plus.
Toutes les espèces qui sont présentes aujourd’hui sur Terre sont autant évoluées par rapport au premier
ancêtre commun (la cellule ancestrale LUCA pour Last Universal Common Ancestor). L’Homme n’est
donc pas plus évolué.
p. 153
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Consigne :
1. En quoi les allèles d’un gène diffèrent-ils ?
2. Pourquoi chaque individu a son phénotype ?
3. Pourquoi dit-on que les gènes du système HLA sont polymorphes ?
4. Analyse le tableau de comparaison des gènes du système HLA.
p. 154
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a b
Doc.1
Consigne :
1. Quels mécanismes sont à l’origine de la formation des allèles ?
2. Définis une famille multigénique et cite quelques familles multigéniques.
3. Quels mécanismes sont à l’origine de la formation des familles multigéniques ?
p. 155
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Doc.2
Un enchainement précis des étapes du développement embryonnaire est programmé par des gènes qui
déterminent pour les gènes de structure quand et pour quelle durée ils seront actifs. Ces chronogènes
fixent aussi la vitesse à laquelle se développent les différentes parties de l’embryon. De nouveaux
phénotypes peuvent résulter de décalages temporels auxquels certains biologistes attribuent un rôle dans
l’évolution, en particulier dans la lignée humaine. Le crâne de l’Homme adulte ressemble plus au crâne
de fœtus de chimpanzé qu’à celui de l’adulte : forme globuleuse, front bombé, position centrée du trou
occipital. D’où l’hypothèse d’un développement embryonnaire ralenti pour l’Homme sans allongement
de sa durée, ce qui fait qu’il nait « non fini ». Selon cette hypothèse de l’origine néoténique de l’Homme,
le nouveau-né correspond à un stade juvénile de l’ancêtre commun aux deux espèces, le chimpanzé ayant
poursuivi son développement embryonnaire au-delà de ce stade. Par rapport aux singes, le développement
embryonnaire du système nerveux est plus lent, il se poursuit au-delà de la naissance, se perfectionne.
On appelle hétérochronie une modification de la durée et/ou de la vitesse de développement de
l’organisme au cours de l’évolution.
p. 156
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Doc.3
Consigne :
1. Explique le mécanisme permettant l’apparition de nouveau phénotype ?
2. Pourquoi il y a une ci-grande différence entre l’Homme et le chimpanzé à l’état adulte ?
Activité 3 : le maintien des innovations génétiques.
A) La sélection naturelle.
De nombreux individus tous génétiquement différents composent une population. Certains génotypes
sont plus avantageux que d’autres dans les conditions écologiques du moment. Les individus qui en sont
les porteurs ont plus de chance que les autres de survivre et de se reproduire, transmettant ainsi certains
de leurs allèles à leurs descendances. Cette sélection naturelle joue un rôle important dans l’évolution des
êtres vivants comme celle des phalènes par exemple. (Doc.4)
Doc.4
p. 157
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Un allèle défavorable peut être maintenu dans une population comme le cas de la drépanocytose.
La molécule d’hémoglobine comprend quatre chaines polypeptidiques semblables deux à deux (2α et
2β). Une mutation du gène codant pour la chaine β, noté βS ou S, entraine une forme en faucille des
hématies qui ne fixe plus normalement l’oxygène. Les sujet qui ne peuvent synthétiser l’hémoglobine
normale, de type A, sont atteints de drépanocytose, une maladie qui sévit en Afrique intertropicale.
Trois génotypes sont possibles, avec les conséquences suivantes :
A/A (sujets sains) ; A/S (quelques troubles, longévité normale) ; S/S (atteints de drépanocytose).
La sélection naturelle favorise les sujets hétérozygotes. Tandis que les sujets de génotype A/A sont
décimés par le paludisme, les hétérozygotes A/S sont résistants et transmettent l’allèle S à la moitié de
leurs enfants (statistiquement).
B) Mutations neutres et évolution.
Il existe des mutations neutres sur lesquelles la sélection ne s’exerce pas. Transmises d’une génération à
la suivante sur de longues périodes, elles constituent des archives permettant de retracer l’évolution
d’espèces apparentées. Ces mutations n’offrent ni avantage ni désavantage pour les individus porteurs.
Elles concernent surtout des enzymes, des hormones, des hémoglobines ou d’autres biomolécules. La
comparaison de familles de molécules issues de ces mutations permet de reconstituer quelques maillons
de l’évolution biologique.
Les molécules d’hémoglobine des vertébrés comportent 4chaines polypeptidiques identiques deux à
deux. Il existe 6 types de chaines, variant par la séquence des acides aminés. Le document 5 représente
les chaines d’hémoglobine chez quelques vertébrés.
Doc.5
Consigne :
1. Analyse et interprète la répartition des phalènes dans les différents écosystèmes.
2. Pourquoi les individus de génotypes A/S sont avantagés dans les régions où sévit le
paludisme ?
3. Quelle est l’importance des mutations neutres ?
Activité 4 : La spéciation
Au sein d’une espèce, deux populations isolées par une barrière géographique ou
comportementale ont des échanges génétiques liés à la reproduction sexuée réduits et accumulent
ainsi des différences génétiques. Ces différences, au-delà d’un certain seuil peuvent empêcher
les individus de deux populations isolées de se reproduire entre eux. Il y a alors apparition d’une
nouvelle espèce à partir d’espèce ancestrale : c’est la spéciation. L’isolement reproducteur entre
deux populations est associé à l’isolement génétique et il n’y a plus d’échange d’allèle entre
elles. Chaque population est alors considérée comme une nouvelle espèce (s’il n’y a plus de
reproduction sexuée possible entre les individus des deux populations), qui continuera à évoluer
séparément, sous l’effet du hasard et de la sélection naturelle.
Le document 6 représente les différents types et le processus de la spéciation.
p. 158
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B C
Document 6
Consigne : à partir du texte et du document 6 :
1. Définis la spéciation et donne les différents types de spéciation ?
2. Quels mécanismes sont à l’origine de l’isolément reproducteur entre deux populations ?
3. Quelle est la conséquence de la spéciation sur la biodiversité ?
p. 159
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Synthèse générale :
Le génome est l’ensemble des gènes présents dans les cellules d’un organisme. Chaque espèce a son
génome. Le génotype d’un individu détermine son phénotype, qui dépend aussi de l’influence de
l’environnement.
Au sein des espèces, il existe un polymorphisme aux différents niveaux d’organisation, depuis les
séquences d’ADN jusqu’aux individus des différentes populations et à l’espèce elle-même. La
reproduction sexuée assure une stabilité relative du génome d’une espèce tout en réalisant un brassage
génétique. Il y a donc à la fois stabilité et variabilité des génomes.
Les mutations géniques, en modifiant la séquence de l’ADN, sont innovatrices. Certaines sont transmises
aux descendants et s’accumulent de génération en génération.
1) La formation de nouveaux allèles.
Le génome de la plupart des espèces contient des milliers de gènes.
Parmi ces gènes, certains ont des séquences de nucléotides en commun : ils constituent des familles. Les
gènes d’une famille sont issus d’un seul gène ancestral selon un mécanisme qui explique à la fois leur
nombre (duplication) et leur diversité (mutation). Lorsque plusieurs gènes ont des séquences de
nucléotides communes, les protéines correspondantes ont des séquences d’acides aminés communes. Les
ressemblances entre les protéines permettent de détecter les familles de gènes, comme par exemple pour
le génome humain : la famille des « globines » ; celle des « hormones hypophysaires » ; celle des « gènes
homéotiques ».
Le mécanisme de duplication suivi de mutation peut se répéter plusieurs fois, chaque gène formé pouvant
être à son tour à l’origine de nouveaux gènes. Chaque gène suit une évolution indépendante de celle des
autres, livrée en partie au hasard, les duplications et les mutations étant des phénomènes aléatoires. Le
génome d’une espèce s’enrichit par addition de nouveaux gènes à l’échelle des temps géologiques. De
nouvelles protéines peuvent être fabriquées par les cellules, permettant dans certains cas de nouvelles
fonctions, un nouveau mode de vie pour les organismes.
2) Conséquences des mutations sur le phénotype.
Le phénotype dépend des protéines et par conséquent du génotype, les allèles déterminant la nature des
protéines de l’organisme. Chaque séquence de nucléotides de l’ADN code pour une suite précise d’acides
aminés. En modifiant l’ADN, une mutation génique a, ou non, des répercutions sur le phénotype, selon
sa nature et sa localisation. Les mutations interviennent de façon aléatoire et ne dépendent pas des
caractéristiques de l’environnement. Certaines innovations génétiques apportent aux individus qui en sont
porteurs de meilleures chances de survivre et de se reproduire dans un milieu donné. Il s’exerce ainsi une
sélection naturelle des individus et par conséquent des allèles résultant de mutation favorable dont la
fréquence augmente dans les populations concernées. Ce mécanisme de mutation-sélection est une cause
importante de l’évolution des êtres vivants. Il existe des mutations neutres sur lesquelles la sélection ne
s’exerce pas. Transmises d’une génération à la suivante sur de longues périodes, elles constituent des
archives permettant de retracer l’évolution d’espèces apparentées. Les gènes de développement peuvent
être l’objet de mutations qui compromettent la transformation de l’œuf en un embryon organisé selon le
plan de l’espèce. Les conséquences sur le phénotype de l’organisme sont importantes : parfois mortelles,
parfois créatrices de nouvelles formes ce qui leur fait attribuer un rôle possible dans l’évolution des êtres
vivants.
3) La sélection naturelle :
De nombreux individus tous génétiquement différents composent une population. Certains génotypes
sont plus avantageux que d’autres dans les conditions écologiques du moment. Les individus qui en sont
les porteurs ont plus de chance que les autres de survivre et de se reproduire, transmettant ainsi certains
de leurs allèles à leurs descendances. Cette sélection naturelle joue un rôle important dans l’évolution des
êtres vivants
p. 160
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Doc.1
Possédant des cellules nucléées et une colonne vertébrale, l’Homme est un eucaryote, métazoaire, et un
vertébré. Les primates dont appartient l’Homme, font leur apparitions au sein du groupe des mammifères
il y a environ 65 Ma. Ils sont caractérisés par :
Les orbites orientées vers l’avant permettant la vision binoculaire qui facilite l’appréciation des distances.
Le pouce opposable aux autres doigts facilitant la préhension et le déplacement dans les branches.
Les griffes sont remplacées par les ongles plats.
L’étude de quelques primates actuels, met en évidence l’existence des primates anthropomorphes ou
Hominoïdes (absence de queue) dont l’apparition est datée à -23 Ma.
Parmi les primates Hominoïdes, on distingue les Pongidés (orang-outang) des Hominidés (gorille,
chimpanzé, Homme). Les Homininés constituent une famille regroupant les êtres appartenant à la lignée
humaine qui comprennent : Le genre Australopithecus (plusieurs espèces en Afrique de l’est et du sud)
et le genre Homo (plusieurs espèces) en Afrique d’abord, puis sur les autres continents. Ils sont
p. 161
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actuellement représentés par un seul genre et une seule espèce : Homo sapiens sapiens. Pour différencier
les Homininés des Hominidés, il faut s’appuyer sur des critères anatomiques et culturels qui sont
notamment : la bipédie, l’évolution du crâne et de l’encéphale, la fabrication d’outils et le langage
articulé.
Si l’homme partage un ancêtre commun avec les Panidés (chimpanzé) cet ancêtre ne ressemble ni aux
uns ni aux autres. En effet, les Panidés ont évolué indépendamment des Homininés. La divergence à
l’origine des deux lignées s’est produite il y a environ 10 Ma. L’origine de l’Homme est connue
aujourd’hui grâce à l’étude des fossiles trouvés dans plusieurs régions du monde. (Doc.1)
Consigne : à partir du texte et du document.
1. Détermine la place de l’Homme dans le règne animale.
2. Quelle différence fais-tu entre Hominidés et Homininés.
3. Dans quelle région du monde est apparu l’Homme ?
4. Cite les caractères permettant de classer une espèce dans la lignée humaine.
Activité 2 : Les critères de l’hominisation.
A) La bipédie
C’est l’étude de certains caractères du squelette qui permet de mettre en évidence la station
debout et le déplacement sur les deux membres postérieurs. La position du trou occipital, la
forme de la colonne vertébrale, celle du bassin, la position du pouce du pied sont les caractères
qui déterminent l’existence de la bipédie. Ces éléments anatomiques sont utilisés pour classer
les restes fossiles dans le groupe des Hominidés.
On pense que la bipédie a précédé tous les autres caractères hominiens ; c’est l’innovation
fondamentale dans l’évolution de l’Homme. Le doc.2 représente la comparaison du squelette de
l’Homme et celui du gorille.
Doc.2
Consigne :
1. Compare le squelette de l’Homme et celui du gorille.
2. Quels sont les caractères qui ont permis la bipédie chez l’Homme.
3. Pourquoi le gorille n’appartient pas à la lignée humaine.
p. 162
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Doc.3
Consigne :
1. Décris l’évolution morphologique des crânes des différents Homininés.
2. Décris l’évolution du volume crânien et de la vascularisation du cerveau des Homininés.
3. Pourquoi les australopithèques ne sont pas des Hommes ?
p. 163
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B C
Document 4
Consigne :
1. Décris l’évolution de l’outillage des différents groupes d’hominidé.
2. Quelle est l’espèce qui a découvert le feu et celle qui a été la première à quitter l’Afrique ?
3. Quelle est l’espèce qui a commencé à enterrer ses morts ?
p. 164
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Document 5
Consigne :
1. Compare l’appareil vocal de l’Homme et celui du gorille.
2. Pourquoi le gorille n’a pas de langage articulé ?
3. Quel autre mécanisme est impliqué dans l’acquisition du langage articulé.
p. 165
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Activité 3 : Données permettant d’établir les liens de parentés et l’arbre phylogénique des
Hominidés.
A) Données chromosomiques.
Le séquençage des génomes de l’homme et du chimpanzé a révélé une identité de plus de 99 %. Ainsi,
les études génétiques et l’observation du développement de l’homme et de son plus proche parent
permettent de comprendre comment se construisent leurs phénotypes différents à partir d’un patrimoine
génétique très proche. Le document 6 représente le demi-caryotype de l’Homme (à droite) et celui du
chimpanzé (à gauche).
Document 6
Consigne :
1. Combien de paires de chromosome sont morphologiquement identiques. Lesquelles ?
2. Combien de paires de chromosome sont morphologiquement différentes ? Lesquelles ?
3. Explique la différence du nombre de chromosome des deux espèces.
B) Données moléculaires.
La NAD déshydrogénase est une enzyme qui sert à la production de l’énergie dans les mitochondries.
Comme chez tous les vertébrés, elle se trouve chez l’Homme, le chimpanzé, le gorille et l’orang-outang.
En tant que protéine, elle est codée par un gène qui a 79 codons, soit 237 nucléotides. En comparant 2 à
2 tous ces nucléotides chez les quatre primates ci-dessus, on s’est rendu compte qu’un certain nombre de
codons était identiques pour deux espèces. (Voir Doc.7)
Doc.7
Consigne : à partir des données du document 7 :
1. Laquelle de ces espèces est plus proche de l’Homme ? Justifie.
2. Laquelle de ces espèces est plus éloignée de l’Homme ? Justifie.
3. Détermine l’ordre d’apparition de ces quatre primates et illustre ta réponse par un arbre
phylogénique.
p. 166
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Synthèse générale :
Si la lignée humaine n’est actuellement représentée que par une seule espèce, plusieurs espèces
d’Homininés se sont succédé durant quatre millions d’années.
On parle de lignée humaine parce que ces différents genres et espèces semblent dérivées les uns
des autres par évolution (mutation, sélection…).
Les Homininés correspondent à une famille regroupant deux genres, apparus successivement sur
la Terre et caractérisés par la bipédie :
o le genre Australopithecus (plusieurs espèces en Afrique de l’est et du sud) ;
o le genre Homo (plusieurs espèces) en Afrique d’abord, puis sur les autres continents.
Ils sont actuellement représentés par un seul genre et une seule espèce : Homo sapiens.
1. Origine de l’Homme
Tous les plus anciens fossiles de la lignée humaine ont été découverts en Afrique. On peut donc
supposer que c’est en Afrique que la lignée humaine fait son apparition, dans une population à
ancêtre communs aux Hommes et aux chimpanzés. L’évolution de l’Homme est marquée par :
l’acquisition de la bipédie ; augmentation du volume de l’encéphale, la fabrication d’outils et
l’acquisition du langage articulé.
2. Les critères de l’hominisation :
La bipédie : liée à certaines modifications du squelette (bassin cours et large, trou occipital
centré, courbures de la colonne vertébrale, fémur oblique).
L’évolution de l’encéphale : le volume crânien augmente progressivement des
australopithèques (400cm3) à l’Homo sapiens (1400cm3) et la vascularisation devient de plus
en plus complexe.
La fabrication d’outils : elle commence avec l’Homo habilis qui fabrique des outils très simples
(galets aménagés) et l’outillage devient de plus en plus perfectionné et diversifié.
L’acquisition du langage articulé : elle est due à la position basse du larynx qui laisse
suffisamment d’espace au pharynx qui amplifie et module les sons émis en langage articulé.
3. Données permettant d’établir les liens de parentés et l’arbre phylogénique des
Hominidés.
Les données chromosomiques :
La comparaison du caryotype de l’Homme actuel et des singes anthropomorphes montre de
grandes similitudes. Le caryotype du chimpanzé comporte 48 chromosomes alors que celui de
l’Homme en a 46. Les deux caryotypes présentent une grande similitude indiquant une étroite
parenté entre les deux espèces et montrant qu’elles possèdent un ancêtre commun.
Les données moléculaires :
La comparaison du nombre de mutations communes à deux espèces permet d’évaluer leur degré
de parenté. L’Homme et le chimpanzé présentent le plus grand nombre de mutations communes,
ils sont les espèces les plus proches.
p. 167
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Doc.1
Consigne : à partir du texte et du document 1 :
1. Quelle est la situation géologique du Mali ?
2. Quelles sont les grands ensembles du craton Ouest-africain ?
p. 168
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p. 169
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Figure 2
Consigne : à partir du texte et de la figure 2 :
1. Cite les grands ensembles géologiques du Mali.
2. Cite les affleurements du socle au Mali.
3. A quelle période géologique appartient le socle ?
4. Colore en rouge sur la carte, la zone de l’infracambrien située entre Gao et le gourma.
5. Colore en jaune les zones d’affleurement du socle sur la carte.
p. 170
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p. 171
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fig.3A
Fig.3B
Consigne : à partir du texte et de la figure 3 :
1. Définis une nappe aquifère et explique comment se forme une nappe souterraine ?
2. Cite les différents types d’aquifère au Mali.
3. Cite quelques importances des nappes aquifères.
4. Quel est le type de nappe qui fournit une eau plus propre ? justifie.
p. 172
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Figure 4
Consigne : à partir de l’analyse du texte et de la figure 4 :
1. Recense les barrages du Mali ? Lesquels sont déjà fonctionnels ?
2. Recense les ressources minières du Mali. Lesquelles sont exploitées ?
3. Quelles sont les conséquences de l’exploitation des ressources minières ?
p. 173
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Synthèse générale
1. Les grands ensembles géologiques du Mali :
On distingue :
Le socle : c’est l’ensemble des terrains anciens, hors sismique qui forment la base des continents. Il est
constitué par des roches magmatiques et métamorphiques d’âge précambrien.
La couverture sédimentaire : les chaînes birrimiennes soumises à une longue érosion, sont en grande
partie démantelées. Les matériaux résultants de cette destruction remplissent bassins et fosses et
constituent à partir du Précambrien supérieur la couverture sédimentaire. Les formations sédimentaires
occupent 2/3 du pays. Déposées dans la vaste synéclyse de Taoudéni, elles prennent les dénominations
suivantes :
L’infracambrien, pour les sédiments du précambrien ; paléozoïque pour les sédiments du primaire ;
continental intercalaire pour ceux du secondaire ; le crétacé supérieur et le continental terminal pour les
sédiments du tertiaire et le quaternaire pour les sédiments du quaternaire.
Les formations sédimentaires récentes :
Le quaternaire a été marqué par des profonds changements climatiques favorisant la formation :
Des latérites : sol de couleur rouge résultant de la décomposition des roches.
Des tufs : roches poreuses formées de cendres volcaniques ou de dépôts de calcaires.
Des dépôts de sebkhas : lac d’eau salée.
Des alluvions : dépôts de matériaux et de résidus laissés par l’eau en se retirant.
2. La stratigraphie régionale :
Suivant les régions et la disposition des couches sédimentaires, on distingue :
Le Mali occidental : Kayes-Bamako-Nara-Ségou.
Le Mali méridional (Sud) : C’est la région s’étendant entre Sikasso et Gao.
Le Mali oriental (Est) : Le haut Tilemsi
La Mali septentrional (Nord) : Taoudéni
3. Le potentiel minier du Mali :
En plus de l’or, d’autres ressources existent dans le pays parmi lesquelles on a :
Le diamant : dont l’existence est avérée dans une vingtaine de pipes de kimberlite dans la zone minière
de Kéniéba, dans la région de Kayes.
Le manganèse : avec environ 20 millions de tonnes de ressources prouvées auxquelles est associé l’or.
Le fer : estimé à 1 milliard 360 millions de tonnes dans les secteurs de Kita et Narena.
Le plomb : dans les secteurs de de Tessalit et Tamanrasset avec 1million 700 milles tonnes.
Le cuivre, le gypse, le Nikel, la platine dont les indices ont étés retrouvés respectivement à Nioro,
Kadiolo et au Nord de Taoudéni.
Le calcaire à Bafoulabe et à Hombori totalisant 50 millions de tonnes de ressources très approprié pour
la fabrication du ciment, de la chaux vive et des carreaux. Les réserves sont évaluées à plus de 122
millions de tonnes répartis dans plusieurs localités.
Le marbre au Nord se Bafoulabe avec plus de10 millions de tonnes.
La bauxite à l’Est et au Sud-ouest avec un potentiel de plus de 1 milliard de tonne.
Le phosphate : véritable engrais naturel pour l’agriculture, constitue une réserve prouvée à 20 millions
de tonnes à Tamaguilett dans la préfecture de Bourem, région de Gao.
L’étain, le lithium, le Kaolin, les pierres ornementales, l’argile, les sables de verrerie dans le lac
Faguibine et les bassins sédimentaires, favorables pour la recherche et l’exploitation des pétroles et gaz.
Cependant, parmi toutes ces ressources citées, seul l’or es connait de nos jours une exploitation
artisanale et industrielle intense, matérialisée par l’existence de nombreux placers et de mines
industrielles.
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Lexique
Ablation : Action d’enlever du corps un de ses organes ou une formation pathologique
Accepteur : Substance qui reçoit une autre substance et se combine à elle ; plus spécifiquement, substance capable
d’accepter l’hydrogène (accepteur d’hydrogène) ou l’oxygène au cours des réactions d’oxydation biologique.
Accrétion terrestre : selon certaines hypothèses, formation de la Terre à partir d’un noyau primitif par
l’agglomération, sous l’effet de l’attraction newtonienne, de météorites, astéroïdes, etc.
Acétylcoenzyme A : Composé essentiel dans le métabolisme intermédiaire, dans le catabolisme des glucides, des
lipides et des protides. Il sert de précurseur à la synthèse des acides gras et des stéroïdes
Acinus : Petite cavité glandulaire arrondie en forme de cul-de-sac, se déversant dans un canal excréteur.
Acquis : Qui n’est pas congénital, mais apparaît après la fécondation.
Actine : Protéine du système contractile musculaire et tout particulièrement du muscle qui, combinée à la myosine
A, constitue l’actomyosine, responsable de la contraction musculaire.
ADH : Abréviation pour antidiurétique hormone, désignant la vasopressine.
ADN : Abréviation de l’acide désoxyribonucléique. Polymère de poids moléculaire élevé, constitué d’une double
chaîne spiralée où alternent des groupements de désoxyribose et des phosphates, les deux chaînes étant antiparallèles
et réunies par des bases puriques et pyrimidiques. Le nucléotide, unité primaire de l’ADN, est formé par trois
constituants : désoxyribose, phosphate, base purique. L’ADN sert à stocker les informations déterminées par la
séquence des nucléotides dans la chaîne poly nucléotidique.
Adénosine : Nucléoside formé par l’union d’une molécule d’adénine (base purique) et d’une molécule de D-ribose.
Adénosine di phosphate (ADP) : Nucléotide qui contient deux acides phosphoriques, formé par hydrolyse de
l’ATP avec libération d’énergie.
Adrénaline : Hormone sécrétée par la médullosurrénale. Elle agit en stimulant les récepteurs adrénergiques
postsynaptiques du système orthosympathique.
Aérobiose : Vie dans un milieu contenant de l’air ou de l’oxygène libre.
Affleurement : Partie d’un terrain visible à la surface de la Terre. Sur les cartes géologiques, les affleurements sont
généralement limités par des traits fins qui sont les contours géologiques.
Agglutination : Groupement en petits amas de cellules ou de microorganismes porteurs d’un antigène
(agglutinogène), en suspension dans un liquide en présence de l’anticorps spécifique (agglutinine) correspondant.
Albumen : Tissu riche en matières nutritives dans les graines végétales.
Albinisme : Absence congénitale, partielle ou totale, de pigment mélanique dans la peau, le système pileux et les
yeux, se transmettant suivant le mode dominant autosomique pour l’albinisme partiel, récessif autosomique pour
l’albinisme total ou lié au sexe pour l’albinisme oculaire. Il est dû à une anomalie du métabolisme de la mélanine.
Algues : Végétaux aquatiques, marins ou d’eau douce, souvent fossilisés quand ils s’incrustent de calcaire ou de
silice.
Allergène : Antigène d’origine animale ou végétale capable de provoquer une réaction allergique.
Allergie : État de sensibilité spécifique, pathologiquement exagérée, à une substance antigénique, se manifestant
après au moins deux contacts avec ledit antigène.
Allèle : Chacun des deux gènes occupant un même locus sur les chromosomes homologues, de même fonction,
mais exercée de façon différente. Il s’agit d’une des versions d’un même gène par ses séquences nucléotidiques.
Dominant (Allèle qui nécessite un seul locus pour s’exprimer). Récessif (Allèle qui nécessite deux loci pour
s’exprimer).
Allogreffe : Greffe où donneur et receveur appartiennent à la même espèce et diffèrent par un ou plusieurs antigènes
d’histocompatibilité.
Alluvion : Sédiment des cours d’eau, à granulométrie liée au débit, et composé de galets, de gravier et de sable en
dépôts souvent lenticulaires, la fraction fine correspondant à des argiles et limons
Altération : Modification des propriétés physico-chimiques des minéraux, et donc des roches, par les agents
atmosphériques, par les eaux souterraines et les eaux thermales.
Amniocentèse : Ponction de la cavité amniotique et prélèvement de liquide amniotique en vue d’une analyse. Son
indication principale est la recherche d’anomalies chromosomiques ou enzymatiques graves.
Ammonites : Groupe de Céphalopodes Ammonoïdés caractérisé par la situation du siphon du côté ventral et le
dessin des lignes de suture comportant des selles et des lobes découpés.
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Amnios : Membrane mince tapissant tout l’intérieur de la cavité où se trouve le fœtus (cavité amniotique).
Analogues : structures ayant les mêmes fonctions, mais de structures et d’origines différentes.
Anatoxine : Toxine inactivée par l’action combinée du formol et de la chaleur, qui a perdu ses propriétés toxiques,
mais qui conserve ses propriétés immunisantes.
Anaérobiose : Vie en milieu dépourvu d’air ou d’oxygène libre.
Antécambrien : Division stratigraphique équivalant au Précambrien.
Antibiotique Toute substance, naturelle ou synthétique, capable d’inhiber le développement des bactéries.
Anticodon : Triplet de nucléotide de l’ARNt s’hybridant avec le codon homologue de l’ARN messager.
Anticorps : Complexe glycoprotéique, se liant spécifiquement à une substance appelée antigène, produit par les
cellules lymphoïdes B (surtout les plasmocytes), généralement après contact avec ledit antigène.
Antigène : Substance qui, introduite dans un organisme, provoque la formation d’un anticorps spécifique. Les
protéines et les polysaccharides de poids moléculaire élevé sont des antigènes forts.
Anthropoïdes : Groupe zoologique comprenant les singes et les Hominidés.
Apoptose : Mort cellulaire génétiquement programmée (suicide cellulaire).
Arcade : Structure anatomique de forme arquée. Terme général utilisé pour désigner des éléments de nature osseuse,
fibreuse ou vasculaire.
Aquifère : Terrain perméable contenant une nappe d’eau souterraine.
Archéen : Période la plus ancienne des temps géologiques, antérieure à 2 500 ma.
Archéoptéryx : Oiseau primitif à caractères reptiliens (dents, griffes, écailles,...) du Jurassique sup.
ARN : Abréviation d’acide ribonucléique.
Artère : Chacun des vaisseaux qui conduisent le sang lancé par les ventricules du cœur, vers les organes
Aster : Structure en forme d’étoile qui entoure la sphère attractive au cours de la mitose.
ATP : Adénosine triphosphate. Energie chimique utilisable par les cellules.
Atrophie : Réduction du volume d’une cellule, d’un tissu ou d’un organe au cours de phénomènes physiologiques,
ou de processus pathologiques.
Auto-immunité : Condition caractérisée par une réponse immunitaire dirigée contre les propres constituants d’un
organisme. Ce phénomène est à l’origine de maladies auto-immunes parmi lesquelles certaines anémies
hémolytiques, la thyroïdite d’Hashimoto, le lupus érythémateux systémique, etc.
Autosome : chromosome ne portant pas de gènes lié au sexe.
Azoïque : Protérozoïque (division stratigraphique du Précambrien).
Bactérie Microorganisme unicellulaire appartenant au règne (ni végétal, ni animal) des Protistes procaryotes.
Barorécepteur : Récepteur nerveux sensible aux variations de la pression artérielle.
Basalte : Roche magmatique effusive ; roche grenue équivalente : gabbro) très commune, les basaltes, avec les
andésites à pyroxène, constituant 95 % des laves continentales et océaniques.
Bassin : Dépression ovale ou circulaire, à fond plat ou concave, et largement évasée, à flancs en pente douce, de
dimension très variable (du kilomètre à plusieurs milliers de kilomètres), qui est ou a été un lieu de sédimentation.
Bauxite : Roche sédimentaire ou résiduelle qui est un minerai d’aluminium.
Biface : Outil de pierre (silex en général) taillé sur ses deux faces, en forme d’amande ou de triangle allongé. Il
caractérise particulièrement les industries du Paléolithique inf.
Biologie. Science de la vie ou étude des êtres vivants, animaux et végétaux, et des phénomènes qui régissent leur
vie.
Biopsie : Prélèvement sur le corps vivant d’un fragment de tissu ou d’organe en vue d’un examen microscopique
ou d’une analyse biochimique.
Biosphère : Partie du globe terrestre occupée par les êtres vivants.
Biosynthèse : Formation d’une substance chimique au cours du métabolisme, dans un organisme vivant.
Biotechnologie : ensemble des techniques utilisant les biomolécules comme l’ADN et les enzymes.
Bouclier : Vaste portion stable de socle ancien constitué surtout de roches magmatiques (granite,…) et de roches
métamorphiques (gneiss,...) généralement d’âge précambrien, dépourvu de couverture sédimentaire.
Brassage inter-chromosomique : répartition aléatoire des chromosomes au cours de la méiose.
Brassage intra-chromosomique : échange entre chromatides homologues par crossing-over au cours de la méiose.
Calcaire : Roche sédimentaire carbonatée contenant au moins 50% de calcite CaCO3 pouvant être accompagnée
d’un peu de dolomite, d’aragonite, de sidérite.
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Cancer : Tumeur maligne. Le cancer résulte d’un déséquilibre dans les mécanismes de croissance et de
multiplication cellulaire. La cellule cancéreuse se caractérise par des anomalies nucléaires avec mitoses fréquentes
et anarchiques.
Caractère : Ensemble des propriétés morphologiques et physiologiques qui différencient un organisme des autres.
Caractères sexuels primaires : mises en place des gonades, voies génitaux et glandes annexes.
Caractères sexuel secondaire : ensemble de caractères sexuels masculin et féminin développés à partir de la
puberté (voix, pilosité, glandes mammaires, morphologie du bassin).
Caryotype : Représentation chromosomique complète d’un individu. Elle présente les chromosomes par paires,
classés par ordre de taille décroissante, et en fonction de la position du centromère.
Caryogamie : Fusion, lors de la fécondation, des noyaux des deux gamètes pour former le noyau du zygote.
Castration : Ablation des gonades, c’est-à-dire des testicules chez l’homme ou des ovaires chez la femme.
Catalyse : Augmentation de la vitesse d’une réaction chimique produite par la présence d’une substance qui n’entre
pas dans la réaction. Les processus de catalyse de l’organisme sont régis par les enzymes.
Cellule : Unité morphologique et fonctionnelle des tissus vivants. Douée d’une vie propre, elle est composée d’une
masse de protoplasme limitée par une membrane et contenant un noyau.
Cénozoïque : Ère géologique dans laquelle on groupe généralement le Tertiaire et le Quaternaire
Cerveau : Partie principale de l’encéphale, comprenant une partie médiane (diencéphale) et les deux hémisphères
cérébraux (télencéphale).
Chopper : Outils de pierre primitifs constitués par des galets rendus tranchants par l’enlèvement d’éclats
respectivement sur une ou sur deux faces.
Chromatide : produit de la duplication d’un chromosome. Bras d’un chromosome.
Chromatine : Substance basophile présente dans le noyau cellulaire, où elle apparaît sous forme de granules. La
chromatine est essentiellement constituée d’ADN et de protéines basiques.
Chromosome : Chacun des éléments essentiels du noyau cellulaire visibles lors de la mitose sous forme de
bâtonnets. Chaque chromosome se divise de façon longitudinale, donnant naissance à deux filaments jumeaux
parfaitement égaux. Le nombre des chromosomes est constant pour une espèce déterminée (chez l’homme, 46, dont
44 sont autosomes et 2 gonosomes). Ils sont constitués essentiellement d’une double chaîne d’acide
désoxyribonucléique (ADN) et sont les supports des gènes, facteurs déterminants de l’hérédité.
Chromosome sexuel (gonosome) : chromosome porteur de gènes liés au sexe. XX pour la femme, XY pour
l’homme.
Chronogènes : gène dont la mutation modifie la durée d’une étape du développement embryonnaire.
Ciment : En construction, poudre qui, mélangée à de l’eau constitue une pâte qui fait prise en un temps variable.
Le ciment utilisé couramment est fabriqué par cuisson à haute température d’un mélange de calcaire et d’argile.
En pétrographie, toute matière liant entre eux des éléments figurés et conduisant à des roches sédimentaires
compactes.
Clone : Ensemble des individus nés par réplication asexuée d’un seul organisme ou d’une seule cellule. Les
membres d’un clone sont génétiquement identiques.
CMH : Abréviation de complexe majeur d’histocompatibilité.
Coenzyme : Petite molécule associée à une protéine enzymatique et nécessaire à son activité. Elle participe à la
réaction catalysée par cette enzyme et se retrouve identique à la fin de cette réaction.
Complément : Système Complexe de protéines présentes sous forme inactive dans le sérum normal et représentant
le principal support de l’immunité humorale non spécifique. Il existe en dehors de toute immunisation. Il complète
en quelque sorte l’action des anticorps, d’où son nom.
Complexe immun : ensemble formé par un antigène neutralisé par des anticorps.
Contraception : Emploi de moyens en vue d’éviter une grossesse.
Corail : Nom vulgaire des Cnidaires.
Coronaradiata : Cellules les plus internes de la membrane granuleuse du follicule ovarien, disposées en forme de
couronne.
Coronavirus : Genre de virus de la famille des Coronaviridae. Il comprend différentes espèces : Coronavirus
humain (responsable d’infections des voies respiratoires supérieures et de gastro-entérite chez l’homme), virus de
la bronchite infectieuse aviaire, virus de l’hépatite murine, virus de la gastro-entérite porcine, etc.
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Couche (strate) : Ensemble sédimentaire, compris entre deux surfaces approximativement parallèles qui
correspondent à des discontinuités ou à de brusques variations pétrographiques permettant de délimiter nettement
cet ensemble des terrains voisins.
Craton : Vaste portion stable du domaine continental par opposition aux zones instables déformées
Crise biologique : période d’extinction massive d’espèces à l’échelle planétaire.
Cortex : Partie externe d’un organe, distincte de la capsule, située autour de la partie centrale de cet organe.
Crossing-over : Terme anglais désignant l’échange réciproque de matériel génétique entre chromosomes
homologues lors de la méiose.
Cuirasse : En pédologie, croûte superficielle épaisse (jusqu’à plusieurs mètres) fortement durcie par des
précipitations d’hydroxydes de Fe et Al, se formant surtout en climat intertropical à saisons sèches bien marquées
Culture : En bactériologie, procédé consistant à placer dans un milieu artificiel approprié une petite quantité de
microorganismes en vue d’obtenir leur multiplication.
Curare : Substance toxique extraite de diverses espèces des genres Strychnos et Chondodentron et utilisée depuis
longtemps comme poison pour flèches par les indiens d’Amérique du Sud.
Cytokine : Glycoprotéine médiateur des interactions à courte distance entre les cellules.
Cytosine : Base pyrimidique entrant dans la composition des acides nucléiques et représentant un produit de
dégradation des nucléoprotéines.
Cytosol : phase liquide du cytoplasme des cellules, dans laquelle se déroulent divers réactions cellulaires.
Cytosquelette : Microfilaments d’actine intracellulaire, assurant l’armature de la cellule.
Dégénérescence : Transformation d’une structure biologique organisée (cellule, tissu, organe) en une structure
ayant perdu ses caractères distinctifs et sa fonction habituelle.
Délétion : En génétique, perte d’une ou plusieurs paires de bases consécutives sans rupture de la molécule d’ADN.
Dendrite : Prolongement cytoplasmique arborisé de la cellule nerveuse.
Déshydrogénation : Enlèvement de l’hydrogène d’un composé. Les déshydrogénations représentent le mode
habituel des oxydations biologiques.
Désoxyribose : Pentose dérivant du ribose par réduction d’une fonction alcool.
Diabète : Terme générique désignant un groupe d’affections caractérisées par une polyurie avec polydipsie.
Dialyse : Séparation de différentes substances en solution fondée sur la vitesse avec laquelle elles traversent une
membrane semi-perméable.
Diamant : Carbone pur cristallisé dans le système cubique, en cristaux souvent maclés, parfois à faces courbes
pouvant être finement striées, à clivage facile, à éclat spécial dit adamantin, incolore et limpide ou diversement
coloré : jaune, vert, rouge et parfois noir.
Diastole : Période de la révolution cardiaque pendant laquelle une cavité du cœur se remplit de sang et se dilate.
Diffusion : Propriété de certains corps de se disséminer dans le milieu qui les contient ; dissémination d’une
substance dans l’organisme.
Diphtérie : Maladie infectieuse aiguë, contagieuse, due à Corynebacterium diphteriae (bacille de Klebs- Löffler),
caractérisée par l’apparition de fausses membranes, fortement adhérentes, et d’exsudats fibrineux qui se forment
principalement sur les muqueuses des voies respiratoires et digestives où elles produisent des symptômes locaux.
Di hybridisme : croisement expérimental entre deux individus de la même espèce ne se distinguant que par 2
caractères.
Diploïdie : État d’une cellule dont le noyau contient deux jeux de chromosomes homologues.
Disjonction : En génétique, séparation des chromosomes durant la mitose ou des chromatides durant la méiose.
Drépanocytose : anomalie sanguine caractérisée par une falciformation des hématies sous l’influence de la baisse
de la pression partielle de l’oxygène. On distingue une forme grave (état homozygote) provoquant une anémie
souvent mortelle, avec remplacement total de l’hémoglobine A par de l’hémoglobine S dans les hématies, et une
forme cliniquement inapparente (état hétérozygote), dans laquelle le remplacement de l’hémoglobine A par de
l’hémoglobine S est seulement partiel.
Efférent : Qui conduit ou transporte du sang, une substance quelconque ou des impulsions, hors d’un organe, ou
du centre vers la périphérie. Se dit d’un vaisseau, d’un nerf, d’un canal. S’oppose à afférent.
Éjaculation : Acte physiologique réflexe par lequel le sperme, parvenu dans l’urètre, est expulsé hors du pénis.
Embryon : Produit de la conception depuis les premières modifications de l’œuf fécondé jusqu’à la fin du troisième
mois de la grossesse où il est appelé fœtus.
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Encéphale : Partie du système nerveux central logée dans la boîte crânienne, qui comprend le cerveau (hémisphères
cérébraux et diencéphale), le cervelet et le tronc cérébral (pédoncules cérébraux, pont et bulbe).
Endocrine : Se dit d’une glande dont le produit de sécrétion se déverse directement dans le sang.
Endocytose : Transport de molécules de grande taille et de particules étrangères à travers les membranes vers
l’intérieur des cellules.
Endomètre : Muqueuse de la cavité utérine
Enzyme : Substance capable d’accélérer ou de provoquer certains processus chimiques en ne faisant l’objet
d’aucune modification. Ce sont des complexes organiques qui catalysent les réactions biochimiques et qui se
composent d’un groupement prosthétique ou coenzyme, possédant une spécificité fonctionnelle, et d’un groupe
protéique ou apoenzyme, ayant une spécificité de substrat.
Eolien : Se dit des processus où intervient le vent, et de ce qui en résulte.
Épitope : déterminant antigénique.
Ere : Une des plus longues divisions géochronologiques.
Érythrocyte : Cellule anucléée du sang, de couleur rose-rouge, en forme de disque biconcave, qui contient de
l’hémoglobine et transporte l’oxygène nécessaire à l’organisme.
Érythropoïèse : Production de globules rouges dans les organes hématopoïétiques.
Espèce : Groupement de base des classifications des êtres vivants. Pour des animaux actuels, l’espèce peut être
définie comme l’ensemble des individus interféconds avec une descendance fertile.
Eucaryote : Organisme qui possède un noyau bien différencié, un génome pourvu de plusieurs chromosomes
enveloppés par une membrane unitaire, un cytoplasme à structure réticulaire pourvu d’organites.
Evolution : Théorie selon laquelle les animaux et les végétaux seraient issus d’un stock restreint d’êtres vivants
primitifs à partir desquels ils se seraient diversifiés.
Excitation : Augmentation du fonctionnement normal d’une fonction quelconque.
Exocytose : Expulsion d’une cellule de particules de taille trop importante pour diffuser.
Exon : Séquence de gènes dont le transcrit persiste dans l’ARN messager mûr après maturation du transcrit primaire,
représentant une séquence codante et traduite continue.
Fécondation : Pénétration du spermatozoïde dans l’ovule et fusion de ceux-ci pour constituer l’œuf (zygote).
Fenêtre : Zone où affleure le substratum d’une unité allochtone, et qui, est complètement entourée par cette dernière
Fermentation : dégradation partielle de molécules organiques par oxydation, avec production d’une petite quantité
d’ATP lors de la première partie de la réaction, et libération d’une autre molécule organique.
Fœtus : Produit de la conception depuis la fin du troisième mois de la grossesse jusqu’à l’accouchement.
Follicule ovarien : structure constituant le tissu ovarien, présentant des stades d’évolution successifs pendant la
phase folliculaire.
Fossile : Reste ou moulage naturel d’organisme conservé dans des sédiments
FSH : hormone folliculostimulante sécrétée par l’hypophyse.
Gaba : Abréviation d’acide gamma aminobutyrique. (Neurotransmetteur).
Galets aménagés : Outils préhistoriques très frustes fabriqués à partir de galets rendus tranchants par enlèvement
d’éclats sur une face (« chopper ») ou sur les deux (« shopping Tools»).
Gamète : Cellule reproductrice ou germinale haploïde.
Gamétogenèse : Formation des éléments sexuels ou gamètes.
Ganglion : Amas cellulaire constitué de cellules nerveuses formant un renflement. (Les ganglions lymphatiques
sont maintenant désignés par le terme nœud lymphatique.
Gène : Ensemble des séquences d’acide désoxyribonucléique contenant l’information nécessaire à la production
régulée d’un ARN particulier (transcription) ou d’un polypeptide particulier. C’est l’unité de l’information
génétique.
Gène homéotique : gène intervenant pendant le développement embryonnaire sur la mise en place des différentes
parties de l’organisme.
Gène polymorphe : gène ayant plusieurs allèles dont au moins 2 représentés chez les individus à une fréquence
supérieur ou égale à 1%.
Génétique : discipline de la biologie qui étudie le fonctionnement du matériel chromosomique.
Génome : Ensemble des gènes d’un organisme, caractéristique de l’espèce.
Génotype : ensemble des allèles d’une cellule ou d’un organisme, propre à l’individu.
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Géologie : Science comprenant l’étude des parties de la Terre directement accessibles à l’observation, et
l’élaboration des hypothèses qui permettent de reconstituer leur histoire et d’expliquer leur agencement.
Gisement : Lieu où l’on rencontre une substance ou des objets déterminés, (gisement de pétrole, gisement de
fossiles).
Glaciation : Période durant laquelle la quantité de glace stockée à la surface du globe est supérieure à la moyenne.
Glucagon : Hormone polypeptidique hyperglycémiante sécrétée par les cellules alpha-2 des îlots de Langerhans du
pancréas. Antagoniste de l’insuline, elle contribue à la régulation permanente de la glycémie, en particulier en
activant la glycogénolyse hépatique.
Glycolyse : Transformation du glucose dans le cytosol d’une cellule sous l’effet d’enzymes.
Gneiss : Roches métamorphiques du métamorphisme général, très commune, méso à cata zonale le plus souvent, à
grain moyen ou grossier à foliation souvent nette caractérisée par des lits généralement de teinte sombre, riches en
minéraux ferromagnésiens alternant avec des lits clairs de quartz et de feldspaths.
GnRH : neurohormone hypothalamique ou hormone gonadolibérine, fabriquée par neurosécrétion pulsatile des
cellules nerveuses de l’hypothalamus et stimule la sécrétion des hormones hypophysaires (FSH et LH).
Gonade : Glande qui produit les gamètes et les hormones mâles (testicule) ou femelles (ovaire).
Gondwana : Masse continentale d’un seul tenant, du Carbonifère au Trias, et maintenant dissociée en plusieurs
morceaux (Amérique du Sud, Afrique, Madagascar, Inde, Australie).
Gradient : Taux de variation d’une grandeur physique en fonction d’une distance ou du temps.
Granite : Roche magmatique plutonique très commune (roche effusive équivalente : rhyolite), grenue, de teinte
claire.
Grès : Roche sédimentaire détritique terrigène composée à 85 % au moins de grains de quartz plus ou moins
arrondis.
Guanine : Base purique entrant dans la constitution des acides ribonucléique et désoxyribonucléique.
Guanosine : Nucléoside composé de guanine et de ribose. C’est le produit de l’hydrolyse de l’acide guanylique.
Gypse : Sulfate hydraté CaSO4, 2H2O, du système monoclinique, à clivages parfaits, à aspect vitreux translucide,
nacré ou soyeux suivant les faces, en cristaux tabulaires ou lenticulaires
Haploïde : Qui possède un seul lot de n chromosomes, à la différence du nombre diploïde ou complet (2n) de
chromosomes présent dans les cellules somatiques normales. Chez l’homme, le nombre haploïde est de 23
chromosomes.
Hématie : Globule rouge, érythrocyte. Cellule sanguine des animaux à sang rouge.
Hémoglobine : Hétéroprotéine de couleur rouge présente dans les hématies, de poids moléculaire 68 000 daltons
et dont la fonction principale est de transporter l’oxygène vers les tissus.
Hérédité : Transmission aux descendants des caractères par l’intermédiaire des gènes.
Hétérozygote : Se dit d’un individu pourvu de deux allèles distincts d’un même gène.
Hominidés : Groupe formé par les Homininés et les singes anthropomorphes, caractérisé par l’absence de queue.
Homininés : Groupe formé des Hommes actuels et fossiles ainsi que les Australopithèques, caractérisés par la
bipédie.
Homologue : se dit de structures ou de molécules dont l’origine est commune.
Homozygote : cellule ou organisme diploïde dont les deux le gène étudié est représenté par deux allèles identiques.
Hydrogéologie : Partie de la géologie qui s’occupe de la circulation des eaux dans le sous-sol.
Immunité acquise (adaptative ou spécifique) : immunité se mettant en place à la suite d’un contact antigénique.
Immunité innée (non spécifique) : défenses immunitaires activés par un contact antigénique.
Immunoglobuline : anticorps.
Interleukine : substance produite par les LT4 activant la réaction immunitaire.
Jaspe : Roche sédimentaire siliceuse, dérivant d’une vase à radiolaires silicifiée dès le début de la diagenèse.
Kaolin : Roche argileuse formée essentiellement de kaolinite (Minéral argileux provenant principalement de
l’altération des roches acides riches en feldspath), et qui est blanche et friable.
Lacune : Dans une série sédimentaire, absence des dépôts correspondant à un certain laps de temps.
Lave : Roche émise en fusion à l’état liquide ou pâteux par les volcans, et donnant en général des coulées.
LH : hormone lutéinisante produite par l’hypophyse.
Limon : Dépôt détritique meuble, argileux et silteux, à grain très fin (classe des lutites).
Lithologie : Nature des roches d’une formation géologique.
Lutite : Ensemble des roches sédimentaires détritiques dont les éléments sont de diamètre inférieur à 1/16 mm.
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Lymphocytes mémoire : lymphocytes à longue durée de vie pouvant réagir rapidement lors d’un contact avec
l’antigène.
Lymphocyte T cytotoxique (LTC) : LT8 différentiés qui a la capacité de détruire les cellules infectés par un virus
et les cellules cancéreuses.
Lymphocytes T CD4 (LT4) : cellules immunitaires pivot de l’immunité adaptative.
Méiose : ensemble de deux divisions cellulaires donnant 4cellules haploïdes à partir d’une cellule diploïde.
Ménopause : arrêt du fonctionnement cyclique de l’ovaire dû à son vieillissement, arrive chez la femme vers 50
ans.
Menstruation : synonyme de règles, correspond à la destruction partielle de la muqueuse utérine.
Métabolisme : ensemble des réactions cellulaires de synthèse ou de dégradation de molécules.
Météorite : corps rocheux céleste tombant sur Terre.
Minerai : Ensemble rocheux contenant des substances utiles en pourcentage suffisant pour justifier une
exploitation.
Mitose : division cellulaire assurant la reproduction conforme des cellules.
Monohybridisme : croisement expérimental entre 2 individus d’une même espèce se distinguant par un seul
caractère.
Mutation : modification de la séquence des nucléotides de l’ADN, ou toute modification de l’information
génétique.
Mutation génique : modification de la séquence de nucléotide de l’ADN affectant un gène.
Mutation ponctuelle : mutation limitée à la modification d’une seule paire de nucléotide de l’ADN.
Nappe d’eau souterraine) - Eaux souterraines remplissant entièrement les interstices d’un terrain poreux et
perméable (l’aquifère) de telle sorte qu’il y ait toujours liaison par l’eau entre les pores. Une nappe se forme par
accumulation des eaux d’infiltration au-dessus d’un terrain imperméable qui interdit leur progression vers le bas.
Néoglucogenèse : Formation de glucose à partir de substances non glucidiques.
Nucléotide : unité constitutive de l’ADN ou de l’ARN comprenant un sucre (ribose ou désoxyribose), l’acide
phosphorique, une base azotée.
Œstrogène : hormone femelle produite par le tissu du follicule ovarien pendant la première phase du cycle.
OGM : organisme génétiquement modifié par l’apport d’un gène étranger.
Organite : compartiment cellulaire délimité par une membrane plasmique jouant un rôle bien précis.
Orogenèse : Tout processus conduisant à la formation de reliefs
Ovulation : émission du gamète femelle vers le 14ème jour du cycle menstruel.
Pangée : Continent unique existant à la fin du Paléozoïque et qui s’est ensuite séparée en Laurasie, au Nord, et
Gondwana, au Sud.
Pathogène : qui provoque une maladie.
Phagocyte : cellule immunitaire réalisant la phagocytose.
Phénotype : ensemble des caractères apparentes, qui résulte de l’expression du génotype.
Phénotype immunitaire : ensemble des lymphocytes spécifiques présents chez un individu à un moment donné.
Phosphate : Minerai caractérisé par le radical (PO4)3-.
Photosynthèse : ensemble des réactions chimiques permettant la synthèse de molécules organiques par fixation du
CO2 grâce à l’énergie lumineuse accompagné par un dégagement de dioxygène.
Placodermes : Groupe de poissons uniquement fossiles, dont la partie antérieure du corps était protégée par une
cuirasse formée de plaques osseuses.
Plan d’organisation : caractéristiques de l’organisation d’un être vivant correspondant aux axes de polarités et à
la disposition des principaux organes par rapport à ces axes.
Plaque lithosphérique : Partie rigide superficielle de la Terre, épaisse d’une centaine de kilomètres, qui, avec
d’autres, constitue la lithosphère.
Plasmide : ADN circulaire de petite taille chez les bactéries et les levures.
Plasmocyte : cellules issus de la différentiation des lymphocytes B et produisant les anticorps.
Polypeptide : enchainement d’acides aminés.
Population : ensemble d’individus de la même espèce limité dans l’espace.
Poudingue : Roche sédimentaire détritique formée pour 50 % au moins d’éléments arrondis (galets) de diamètre
supérieur à 2 mm liés par un ciment.
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Primates : Groupe de Mammifères caractérisés par un développement important du cerveau, et dont les doigts, au
nombre de cinq à chaque membre, sont pourvus d’ongles et non de griffes.
Procaryote : essentiellement les bactéries, dont les cellules n’ont pas de vrai noyau ni d’organites.
Progestérone : hormone ovarienne, produite par le corps jaune pendant la phase lutéinique.
Quartz : Forme cristalline très commune de la silice (SiO2).
Race pure (ligné pure ou variété pure) : homozygote.
Réducteur : se dit d’une molécule B ayant la capacité de perdre des électrons au profit d’une molécule A.
Répertoire immunologique : ensemble des lymphocytes présents dans un organisme à la naissance.
Respiration : ensemble des réactions chimiques aboutissant à l’oxydation complète d’une molécule organique
comme le glucose et permettant la synthèse d’une grande quantité d’ATP. Ce processus utilise l’oxygène comme
dernier accepteur de protons et d’électrons ce qui le réduit en H2O. C’est une minéralisation totale.
Rétrovirus : virus dont le matériel chromosomique est sous forme d’ARN.
Roche : Matériau constitutif de l’écorce terrestre, formé en général d’un assemblage de minéraux et présentant une
certaine homogénéité statistique, le plus souvent dur et cohérent, parfois plastique, ou meuble, à la limite liquide.
Sarcomère : unité contractile du muscle constitué d’actine et de myosine qui se répète un grand nombre de fois
dans les cellules musculaires.
Schiste : Au sens large (qu’il vaut mieux éviter), toute roche susceptible de se débiter en feuillets.
Sebkha : Dépression temporairement occupée par un lac, en général salé, et où se déposent des évaporites.
Sédiment : Ensemble constitué par la réunion de particules plus ou moins grosses ou de matières précipitées ayant,
séparément, subi un certain transport.
Sélection naturelle : survie des individus d’une espèce les mieux adaptés à l’environnement.
Série : Ensemble de couches sédimentaires, considérées dans leur succession chronologique.
Silex : Roche siliceuse constituant des accidents dans des couches calcaires, formée de silice (calcédoine, quartz,
un peu d’opale) d’origine biochimique, précipitant dès le début de la diagenèse dans le sédiment encore meuble.
Socle : Vaste ensemble de terrains, très plissés, en général métamorphisés et souvent largement granitisés, qui a été
pénéplané, et sur lequel reposent en discordance des terrains sédimentaires (et/ou volcaniques) formant la
couverture.
Sphère pédonculé : unité transmembranaire des crêtes mitochondriales et des thylakoïdes des chloroplastes
permettant le transfert de protons (H+) et la synthèse d’ATP.
Stratigraphie : Science qui étudie la succession des dépôts sédimentaires, généralement arrangés en couches
(strates).
Stromatolithe : Construction discoïde ou mamelonnée due à des Cyanophycées (Algues bleues).
Synéclyse : Vaste portion de plate-forme de quelques centaines ou milliers de kilomètres carrés, dont le socle,
affaissé à grande profondeur, est recouvert par des sédiments épais (quelques kilomètres) et continus alors que,
alentour, il se relève et est surmonté corrélativement par une couverture moins épaisse et moins complète
stratigraphiquement.
Test-cross : croisement d’un individu dont on veut connaitre le génotype avec un homozygote récessif pour le
caractère considéré.
Testostérone : hormone mâle produite de façon continue à partir de la puberté, fabriquée par les cellules
interstitielles.
Téthys : Mer située, durant les ères secondaires et tertiaires, entre l’Eurasie et l’Afrique, en partie à l’emplacement
approximatif de l’actuelle Méditerranée.
Transgénèse : transfert dans le génome d’un individu d’un gène qui lui est étranger.
Vaccination : procédé d’activation des défenses immunitaires par injection d’antigène atténué.
Zygote : cellules-œuf provenant de la fusion des deux gamètes.
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Références
G. et G. Menant : Géologie 4e, Hatier, Paris 1980, ISBN : 2.218.04737.3.
Annick Noël, Marc Dupin, Béatrice Levilly, Anne Quentin : Sciences de la vie
et de la terre Term S Nathan /VUEF, 2002-9.
Programme de SVT (enseignement secondaire général).
R. Tavernier/C. Lizeaux : Sciences de la vie et de la terre, LAROUSSE
BORDS, Paris, 1958, I .S.B.N. 2-O4-02862-4.
Marin Terrible et Denis Winkoun Hein : Géologie d’Afrique 4e Edition de
l’Ecole, Paris1964.
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