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Mémoire Définitive

Le mémoire traite du rôle essentiel des systèmes d'information dans l'activation du contrôle fiscal, en se concentrant sur le cas du Centre des Impôts de Bouira. Il souligne l'importance de la collecte, de l'analyse des données financières et de la gestion des risques pour assurer la conformité fiscale et détecter les fraudes. En conclusion, un système d'information performant est crucial pour améliorer l'efficacité des contrôles fiscaux.

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Mémoire Définitive

Le mémoire traite du rôle essentiel des systèmes d'information dans l'activation du contrôle fiscal, en se concentrant sur le cas du Centre des Impôts de Bouira. Il souligne l'importance de la collecte, de l'analyse des données financières et de la gestion des risques pour assurer la conformité fiscale et détecter les fraudes. En conclusion, un système d'information performant est crucial pour améliorer l'efficacité des contrôles fiscaux.

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TICIERE RECRUTEMENT NATIONAL

COMPOS : TAMDA II
FILIERE : SCIENCES FINANCIERES ET COMPTABILITE
MEMOIRE

De fin d’études En vue de l’obtention du diplôme de Master


En science finance et comptabilité
Spécialité : finance d’entreprise

Thème

Le rôle de système d’information dans


l’activation de contrôle fiscal
Cas de la CDI de Bouira

Réalisé par : Encadré par :

o ABBOUT Chahrazed Mme BENAMARA SAIT Karima


o BERHOUCHE Nadia

Devant le jury composé de :

 Mme BENAMARA SAIT Karima Grade MCB UMMTO rapporteur promotion


 ALLEK Saifa Grade MCA UMMTO présidente
 MAMERI Nardjesse Grade MCB UMMTO examinatrice

2022/2023
REMERCEMENT

Nous tenons à remercier avant tout le bon dieu, tout

puissant de nous avoir donné la puissance pour

terminer ce travail.

Nous remercions notre encadreur Mme ben Amara

pour avoir bien voulu diriger ce travail et pour son

précieux appui et ses conseils tout au long de la

réalisation de notre travail.

Ensuite aux membres du jury qui ont accepté

d’examiner ce travail, nous adressons l’expression de

nos connaissances.

Ainsi que nous remercions chaleureusement tous les

responsables des entreprises de services qui nous ont

aidés à la réalisation de l’enquête du terrain.

Enfin, nous tenons à remercier tous ceux qui ont

contribués de près ou de loin à la réalisation de ce

travail
Dédicaces

Je dédie, avec respect ce travail à tous ceux

qui mon inspiré, aimé et aidé de proche et de

loin :

Mes très chers parents

Mes très chères sœurs et

Mes très chers frères A mes amies

Ainsi qu’à toute la famille ABBOUT et

BERHOUCHE
Résumé
Le système d'information joue un rôle crucial dans l'activation du contrôle fiscal en
permettant aux autorités fiscales d'accéder aux données financières et comptables des
contribuables. Voici quelques-uns des rôles clés que le système d'information joue dans ce
processus :

1. Collecte et stockage des données : Le système d'information permet de collecter et de


stocker les données financières et comptables des contribuables, y compris les revenus, les
dépenses, les actifs et les passifs. Ces données sont essentielles pour évaluer la conformité
fiscale et identifier les éventuelles irrégularités.
2. Analyse des données : Le système d'information permet également d'analyser les données
financières et comptables afin d'identifier les schémas ou les anomalies qui pourraient
indiquer une fraude fiscale ou une non-conformité aux lois fiscales.
3. Gestion des risques : Le système d'information peut être utilisé pour évaluer les risques
fiscaux associés à chaque contribuable, en utilisant des techniques telles que l'analyse de la
rentabilité, l'évaluation des flux de trésorerie et la comparaison avec des benchmarks
sectoriels.
4. Communication et suivi : Le système d'information facilite la communication entre les
autorités fiscales et les contribuables, en permettant l'échange de documents et
d'informations pertinents. Il peut également être utilisé pour suivre l'avancement des
enquêtes fiscales et pour documenter les résultats des contrôles fiscaux.

En résumé, le système d'information est un outil essentiel pour les autorités fiscales
dans l'activation du contrôle fiscal, en leur fournissant les données et les analyses nécessaires
pour évaluer la conformité fiscale des contribuables et identifier les cas de fraude ou de non-
conformité.

Mots clé : systèmes d’information, la fiscalité, contrôle fiscale.

‫ملخص‬

‫يلعب نظام المعلومات دورا حاسما في تمكين الرقابة الضريبية من خالل السماح للسلطات الضريبية بالوصول‬
‫ فيما يلي بعض األدوار الرئيسية التي يلعبها نظام المعلومات في هذه‬.‫إلى البيانات المالية والمحاسبية لدافعي الضرائب‬
:‫العملية‬
‫ بما في ذلك‬،‫ يقوم نظام المعلومات بجمع وتخزين البيانات المالية والمحاسبية لدافعي الضرائب‬:‫ جمع وتخزين البيانات‬.1
‫ هذه البيانات ضرورية لتقييم االمتثال الضريبي وتحديد المخالفات‬.‫الدخل والمصروفات واألصول وااللتزامات‬
.‫المحتملة‬
‫ يساعد نظام المعلومات أيضًا في تحليل البيانات المالية والمحاسبية لتحديد األنماط أو االنحرافات التي‬:‫ تحليل البيانات‬.2
.‫قد تشير إلى االحتيال الضريبي أو عدم االلتزام بالقوانين الضريبية‬
‫ وذلك باستخدام تقنيات‬،‫ يمكن استخدام نظام المعلومات لتقييم المخاطر الضريبية المرتبطة بكل مكلف‬:‫ إدارة المخاطر‬.3
.‫مثل تحليل الربحية وتقييم التدفق النقدي والمقارنة مع المعايير القطاعية‬
‫ مما يتيح تبادل‬،‫ يسهل نظام المعلومات التواصل بين السلطات الضريبية ودافعي الضرائب‬:‫ االتصال والمراقبة‬.4
‫ ويمكن استخدامه أيضًا لتتبع التقدم المحرز في التحقيقات الضريبية وتوثيق نتائج‬.‫الوثائق والمعلومات ذات الصلة‬
.‫عمليات التدقيق الضريبي‬

‫ حيث يزودها‬،‫ يعد نظام المعلومات أداة أساسية للسلطات الضريبية في تفعيل الرقابة الضريبية‬،‫وباختصار‬
.‫بالبيانات والتحليالت الالزمة لتقييم االلتزام الضريبي لدافعي الضرائب وتحديد حاالت االحتيال أو عدم االمتثال‬

.‫ الرقابة الضريبية‬،‫ الضريبة‬،‫ نظام المعلومات‬:‫كلمات مفتاحية‬

Resume

The information system plays a crucial role in enabling tax control by allowing tax
authorities to access taxpayers' financial and accounting data. Here are some of the key roles
that the information system plays in this process:

1. Data collection and storage: The information system collects and stores financial and
accounting data of taxpayers, including income, expenses, assets and liabilities. This data
is essential for assessing tax compliance and identifying possible irregularities.
2. Data Analysis: The information system also helps analyze financial and accounting data
to identify patterns or anomalies that could indicate tax fraud or non-compliance with tax
laws.
3. Risk management: The information system can be used to assess the tax risks associated
with each taxpayer, using techniques such as profitability analysis, cash flow assessment
and comparison with benchmarks sectoral.
4. Communication and monitoring: The information system facilitates communication
between tax authorities and taxpayers, enabling the exchange of relevant documents and
information. It can also be used to track the progress of tax investigations and to
document the results of tax audits.
In summary, the information system is an essential tool for tax authorities in activating
tax control, providing them with the data and analyzes necessary to assess the tax compliance
of taxpayers and identify cases of fraud or non-compliance. Compliance.

Keywords : information systems , taxation, tax control .


Liste des abréviations
SI : systèmes d'information
STT : le système de traitement des transactions
SRI : systèmes de reportages de l'information
SAD: systèmes d'aide a la décision
SDP : systèmes de décisions programmes
CDI: centre des impôts
IFU: impôt forfaitaire unique
CPF : code des procédures fiscales
TVA : taxe sur la valeur ajoutée
TAP: taxe sur l'activité professionnelle
IBS : impôt sur les bénéfices des sociétés
IRG : l'impôt sur le revenu global
RCM: Revenus de capitaux mobiliers
Liste des tableaux
Tableau n°1 : situation de L'TAP ………………..………………………….. 52
Tableau n°2: situation de L'IBS…………………………………………….. 53
Tableau n °3: régularisation de IBS…………………………………………. 54
Tableau n °4: situation de IRG/RCM……………………………………….. 55
Tableau n°5 : imposition en matière de TVA………………………………. 55
Tableau n°6: imposition en matière de IRG / salaire……………………….. 55
Tableau n°7 : situation et taxation a la TAP………………………………… 60
Tableau n°8: situation de IBS………………………………………………. 61
Tableau n°9: situation IRG / RCM…………………………………………. 62
Tableau n°10: situation de TVA……………………………………………… 62
Tableau n°11: imposition en matière de l'IRG / RCM………………………... 63
Listes des figures
Figure n°1: conception fonctionnelle générale d’un système…………………………. 07
Figure n°2: systèmes d'information…………………………………………………….. 13
Figure n°3: les fonctions de systèmes d'information…………………………………… 18
Figure n°4 : Les phases de contrôle……………………………………………………. 25
Figure n °5 : Les formes de contrôle fiscal…………………………………………….. 35
Sommaire
Remerciement
Dédicace
Introduction générale …………………………………………........................1
Chapitre I : le cadre concerte relatif au système d’information
Section1 : notion de base autour des systèmes d'informations comptable.......................... 6

I.1.1. Le concept de système .................................................................................................... 6

I.1.1.1. les éléments ............................................................................................................ 6

I.1.1.2. La relation entre les éléments .............................................................................. 6

I.1.1.3. un objet .................................................................................................................. 6

I.1.1.4. Entité...................................................................................................................... 6

I.1.1.5 contrôle ou régulation ........................................................................................... 7

I.1.1.6 environnement ....................................................................................................... 7

I.1.2. Le concept de système d’information ........................................................................... 7

I.1.3. composants d’un système d’information ...................................................................... 8

I.1.3. [Link] ressources humaines ...................................................................................... 9

I.1.3. 2. Les ressources matérielles ................................................................................... 9

I.1. 4. Les typologies de système d’information ................................................................... 10

I.1. 4. 1. Le système de traitement des transactions (STT).......................................... 10

I.1. 4. 2. Système de reportage de l’information (SRI) ............................................... 10

I.1. 4. 3. Systèmes d’aide à la décision(SAD) ............................................................... 10

I.1. 4. 4. de décision programme(SDP) .......................................................................... 11

I.1. 5 . la notion de système d’information fiscale .............................................................. 11

I.1. 5.1 Définition de système d’information fiscal ....................................................... 11

I.1. 5 2. Les sorties de système d’information fiscale ................................................... 12

Section2 : système d’information comptable ....................................................................... 15

I. 2.1. Définition de système d’information comptable ...................................................... 15


I. 2.2. Les composants de système d’information ................................................................ 16

I.2.3 les fonctions de système d’information et les bénéficiaires des informations .......... 16

I. 2.3.1. Les fonctions de système d’information .......................................................... 16

I. 2.3.2 les bénéficiaires des informations ..................................................................... 19

I. 2.4. Les étapes de développement de système d’information comptable ...................... 19

I. 2.4. 1. L'étape de planification du système d'information comptable : .................. 19

I. 2.4.2. L'étape d'analyse du système d'information................................................... 19

I. 2.4. 3. L'étape de conception du système d'information comptable ....................... 20

I. 2.4. 4. la phase de mise en œuvre du système d’information comptable commence


........................................................................................................................................... 20

I.2.5. La relation entre le système d’information fiscal et système d’information


Comptable ............................................................................................................................... 21

Chapitre II : cadre conceptuel du contrôle fiscal


Section1 : notion de base sur le contrôle .............................................................................. 25

II.1.1 Concept du contrôle ..................................................................................................... 25

II. 1.1.1. Définition de contrôle ...................................................................................... 25

II. 1.1.2. L'importance du contrôle ............................................................................... 26

II. 1.1.3 Les objectifs fondamentaux du contrôle sont ................................................. 26

II. 1.2 les types de contrôle .................................................................................................... 27

II. 1-2-1. Le contrôle selon les normes et comprend le contrôle basé sur les
procédures et le contrôle basé sur les résultats. ........................................................... 27

II. 1.2.2. Contrôle selon sa localisation dans la performance: .................................... 27

II. 1.3 Contrôle selon sa source : ........................................................................................... 28

II. 1.3.1. Étape de mise aux normes : ............................................................................ 28

II. 1.3.2 étape de mesure et de comparaison ................................................................. 28

II.1.3.3 étapes des actions correctives ............................................................................ 28

Section 2 : le contrôle fiscal et ses mécanismes d’activation .............................................. 29

II. 2.1. Concept de contrôle fiscal et ses objectifs ................................................................ 29


II. 2.1.1 la définition du contrôle fiscal .......................................................................... 29

II. 2.1.2. Les objectifs de contrôle fiscale ...................................................................... 30

II. 2.2. les formes de contrôle fiscale ..................................................................................... 31

II. 2.2.1. le contrôle sommaire ........................................................................................ 32

II. 2.2.2. le contrôle approfondi ..................................................................................... 32

II. 2.3. Mécanismes d’activation ou de contrôle fiscal ....................................................... 36

II. 2.3.1. Activer le rôle de la surveillance et de la recherche fiscale : ........................ 36

II. 2.3.2. Mesures prises dans le domaine du contrôle fiscal ....................................... 37

Chapitre III : Etude pratique de l'incidence du contrôle fiscale au


sein d'un cas d'une EURL
Section 01 : présentation de l’organisme d’accueil ............................................................. 42

III. 1.1. Historique et attributions ......................................................................................... 42

III.1.2. Structure organisationnelle ...................................................................................... 43

III. 1.3. Présentation du Centre des Impôts de la Wilaya de Bouira (CDI) ...................... 43

III. 1.3.1. Rôle et fonctionnement ................................................................................. 44

III.1.3.2. Organigramme du centre ............................................................................... 44

III. 1.4. Présentation du service principal du contrôle et de la recherche ........................ 46

Section2 : Travaux de vérification (Ca d’une EURL Soumise à une vésication de


comptabilité) ........................................................................................................................... 46

III. 2.1. Travaux préliminaires de la vérification ................................................................ 46

III. 2.1.1. Programmation du dossier pour la vérification de comptabilité ............... 46

III. 2.1.2. Etablissement et l’envoi de l’avis de vérification ......................................... 46

III. 2.2. Le contrôle approfondi de la comptabilité et la notification initiale: .................. 47

Conclusion générale …………………………….……………………………68


Référence bibliographique ………………..…………………………………73
INTRODUCTION
GÉNÉRAL
Introduction générale

1. Éléments de problématique

Les systèmes administratifs doivent s'adapter et renforcer leurs systèmes d'information


pour suivre la révolution de l'information. L'information détient un véritable pouvoir, surtout à
une époque où les ressources informationnelles jouent un rôle crucial dans l'économie
mondiale. L'efficacité du système fiscal repose sur son efficience et son efficacité. Pour
moderniser la surveillance fiscale et réduire la fraude et l'évasion fiscale, il est essentiel
d'utiliser l'information de manière nouvelle en construisant un système d'information fiscale
performant qui assure la recherche, la collecte, l'exploitation, et la récupération de
l'information d'une manière qui active le contrôle fiscal.

L'importance du système d'information est indéniable, car il joue un rôle crucial dans
le contrôle fiscal global et spécifique et améliore l'efficacité du système. Il est notamment
nécessaire de surveiller le contrôle extrémiste des mécanismes d’activation et de mener des
recherches sur le rôle du contrôle fiscal. En outre, la mise en œuvre de mesures dans ce
domaine est cruciale, car il s’agit de l’une des méthodes les plus essentielles pour parvenir à
une utilisation optimale du système d’information fiscale. En fin de compte, l’efficacité du
contrôle est de la plus haute importance.

Le système fiscal algérien est divisé en deux catégories distinctes : l'impôt ordinaire,
qui s'applique aussi bien aux activités des personnes morales que des personnes physiques, et
englobe à la fois la fiscalité directe et la fiscalité indirecte ; et la fiscalité pétrolière, qui se
concentre sur les produits pétroliers et les activités spécifiques à l'industrie des hydrocarbures.
De plus, ce système repose sur l’auto-déclaration, à condition qu’il soit soumis à un examen et
à une surveillance. Pour vérifier l'exactitude des informations fiscales fournies,
l'administration fiscale utilise diverses techniques, notamment des audits internes et externes,
pour prévenir les cas de fraude et d'évasion fiscale.1

La collecte de ressources est considérée comme un élément crucial du budget de


l’État, et les responsables de ce secteur doivent trouver les moyens de l’activer en trouvant
des solutions aux obstacles auxquels il est confronté, L’objectif principal recherché est
d’amasser davantage de ressources gouvernementales, et pour atteindre cet objectif, un défi se
pose.

1
BALOIL Chabha et BAZI Djadhiga,système d’information de la finance et comptabilité ; p 11.

1
Introduction générale

Ce défi nous oblige à examiner l’efficience et l’efficacité du système d’information et


de contrôle fiscal. La principale question que nous nous posons est : « Dans quelle mesure le
système d’information contribue-t-il à l’activation du contrôle ? »

De ce qui précède, nous posons la problématique de recherche suivante :

 Quel est le rôle des systèmes d'information dans l'activation du contrôle fiscal ?

Afin de cerner davantage notre problématique nous avons articulé les sous-questions
posées ci-dessous :

 Qu’est-ce qu’un système d’information ?


 Comment se présente le contrôle fiscal ?
 Quelles sont les conditions de son activation ?
 Quelle est la réalité du contrôle fiscal dans le cadre du système d’information fiscale ?
2. démarche méthodologique :

Pour la réalisation de ce mémoire nous avons adopté une démarche méthodologique


descriptive, dans un objectif de présenter « en détail les particularités de l’objet étudié. La
description consiste à déterminer la nature et les caractéristiques des faits étudiés...»2. Ayant
choisi cette visée pour notre sujet de recherche, nous ne sommes tenus de formuler des
hypothèses de recherche. Les informations contenues dans cette recherche sont
principalement le produit de collecte de données et de constats retenus lors de l’enquête de
terrain.

Ainsi pour aboutir ce travail à sa fin et pour répondre aux questionnements posés nous
avons, dans une première partie, réalisé une revue de la littérature autour des concepts
d’infirmation, système d’information, contrôle fiscal et activation du contrôle fiscal.

Nous nous sommes également penchées sur l’étude du système fiscal algérien et le
travail de terrain nous a permis de collecter les informations empiriques autour du sujet.

3. Intérêt de sujet

2
DAHAK.A et KARA. Le mémoire de master éd .ELAMEL . 2 ème éd,2022.p52.

2
Introduction générale

Cette recherche est essentielle car l'information joue un rôle crucial dans le
développement de l'administration fiscale. Elle permet de lutter efficacement contre la fraude
et l'évasion fiscale.

L’une des raisons qui nous a poussés à choisir ce thème est le fait que la fiscalité
représente la principale ressource du budget de l’État.

4. Plan de restitution

Notre mémoire a été scindé en deux parties, une partie théorique traité de volets : le
système d’information et le contrôle fiscale. Et la deuxième partie c’est un travail sur le
terrain, où nous avons effectué une enquête par questionnaire. Cette enquête est destinée aux
la direction des impôts de la wilaya de Bouira.

Alors, notre travail s’articulera autour les bases suivantes :

- Une introduction générale s’intéressera au cadre général dans lequel s’inscrit notre travail
: la présentation du sujet, l’intérêt et motifs de choix du sujet, la problématique et les sous
questions.
- Le premier chapitre traitera principalement des concepts théoriques sur le système,
l’information et le système d’information dans l’entreprise en général.
- Dans le deuxième chapitre, nous nous intéresserons au contrôle fiscal et ses objectifs ses
composants et la relation entre le système d’information et le contrôle fiscal.
- Le troisième et le dernier chapitre sera centré sur la présentation des résultats de
l’enquête, dans la première section nous nous développerons le cadre général de notre
enquête au sein des entreprises, en deuxième section nous allons procéder à l’analyse et
l’interprétation des résultats.
- Enfin, une conclusion générale où nous avons présenté l’enquête de terrain et synthétiser
et analyser les principaux résultats de l’étude, puis présenter les limites de la recherche et
ses perspectives

3
CHAPITRE I

Le cadre concerte
relatif au système
d’information
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

Introduction

Au fur et à mesure que le système d’information a évolué et pris de l’importance aux


côtés de l’informatique, l’information est devenue partie intégrante des dossiers de gestion.
L'impact de l'information sur ces fichiers peut soit faciliter leur croissance, soit contribuer à
leur déclin. De plus, l'information joue un rôle important dans le renforcement des processus
administratifs, des procédures de prise de décision et de la mise en œuvre de nouveaux
produits. Il s’agit également d’un outil stratégique permettant aux organisations de faire face
aux défis présents et futurs, garantissant ainsi leur succès, leur prospérité et leur
développement continus. Le triomphe du système d'information dans toute organisation est
directement lié à la compréhension des technologies de l'information par ses dirigeants, ainsi
qu'à leur compréhension de son importance dans la réalisation des objectifs de l'organisation.
Qu’il s’agisse de l’administration, de la production ou de l’optimisation de la prise de
décision, l’importance de cette compréhension ne peut être sur estimée.

5
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

Section1 : notion de base autour des systèmes d'informations comptable

Il est considéré comme l'une des choses importantes pour l'organisation, sur la base de
laquelle les décisions sont prises. Il est considéré comme l'une des ressources les plus
importantes disponibles dans toute organisation. Avant de définir la notion de système
d'information, il faut d'abord comprendre la notion de système et la notion d'information.

I.1.1. Le concept de système

Selon LIOS RIGAUD « un système est un ensemble d’éléments qui s’enchainent pour
atteindre un but commun ».1

En d’autres termes, un système est un concept de base de la pensée systémique, un tout


formé par un ensemble d’éléments en interaction. Le système est en contact avec un
environnement qui peut le changer ou lui-même peut changer. Selon cette définition, les
points suivants sont suivis pour comprendre un système.

De cette définition découle des points essentiels pour connaitre un système :

I.1.1.1. les éléments

Les éléments sont également appelés sujets, objets, et ils peuvent être concrets et /ou
abstraits en raison de leur grande variété.

I.1.1.2. La relation entre les éléments

La fonction des éléments dans le système dépend de leurs propres qualités et de la


relation entre les éléments.

I.1.1.3. un objet

Désigné aussi par but, finalité, projet, le système est constitué en vue d’atteindre un but
donné.

I.1.1.4. Entité

Le système constitue une entité en ce sens que les éléments sont relies entre eux par des
liens reconnus, qu’on nomme structure, afin de former un tout unitaire. Cet ensemble est relié
à son environnement par des entrées et des sorties.

BALOIL Chabha et BAZI Djadhiga Système d’information de la finance et comptabilité ; p 11


1

6
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

I.1.1.5 contrôle ou régulation

Pour maintenir l’unité et poursuivre ses objectifs, le système mesure les résultats
obtenus en le comparant à des cibles pour repérer les écarts et réajuster leurs actions.
L’utilisation d’une partie de la sortie comme entrée est appelée bouclage, rétroaction ou
rétroaction.

I.1.1.6 environnement

Il est défini comme un ensemble d’éléments qui n’appartiennent pas au système mais à
son état susceptible de l’affecter ou d’être affecté par celui-ci. Autrement dit, l’environnement
contient les données et les contraintes qui forment le cadre de détermination des performances
système. Ainsi le système est situé à l’intérieur de ces limites. La fonction du système est de
transformer les apports de l’environnement en ou la sortie est dirigée. Quand on ne sait pas
comment fonctionne le système entre les entrées et les entrées et les sorties, le système
s’appelle une « boite noire »2

Figure°1 : conception fonctionnelle générale d’un système

TRANSFORMATION

Entrée Sorties

Source ; BALOIL Chabha et BAZI Djadhiga système d’information de la finance et comptabilité


p11.

I.1.2. Le concept de système d’information

Les systèmes d’information sont ainsi liés de manière intrinsèque aux organisations
dans les lesquelles ils sont insérés. Leur développement historique est parallèle à celui des
entreprises et des administrations nationales ou transnationales qui les créent en réponse à
leurs besoins de communications.

La vie des systèmes d’information est intégrée à celle des organisations. En résolvant
leurs problèmes d’information, ils influent sur leur évolution. Dans un mouvement

2
BALOIL Chabha et BAZI Djadhiga Système d’information de la finance et comptabilité ; p 11 .

7
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

d’influence mutuelle, leurs développements s’appuient sur leur succès réciproques. Le


système d’information suppose l’organisation et celle-ci ne fonctionne pas sans lui.

Le système d’information modifie ainsi la réglementation des actes sur lesquels il porte.
Il s’intègre dans le fonctionnement de l’organisation qui l’à mis en place, lui permet de vivre
selon ses règles mais les complète en retour. Il joue ainsi un grand rôle dans son
développement historique.

Le concile de trente en 1563 a adopté le système de registres à la suite de sa mise en


place en France par François I er en 1539 par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, ou il est
complété par Henri IV en 1579qui institue les registres de mariages et d’enterrements par
l’Edit de Blois. en 1791 l’assemblée législative confie aux municipalités la charges du
système d’état civil, qui lui est similaire, avec des registres en mairie enregistrant naissances
mariages et morts.

La permanence des systèmes d’informations dans notre vie moderne est donc la
permanence des organisations dans lesquelles s’insèrent notre vie sociale, notre travail, nos
loisirs, etc. leur présence et constance ; leur contrainte ne datent pas des technologies
d’aujourd’hui. Ils sont tellement intégrés à la vie des organisations que nous ne les voyons pas
ne tant que tels.

Les technologies modernes, l’informatiques, la télématique, apparaissent comme une


rupture dans les systèmes d’information. Elles ne sont que d’autres moyens de réaliser la
même chose. Elles amplifient des mécanismes, elles les révèlent dans leur singularité mais
elles ne les créent pas. Alors un bon moyen de maitriser leur développement, d’utiliser
efficacement leur progrès, consiste à comprendre la nature des systèmes d’information, à
découvrir ce caché trop présent dans la vie des organisations. Le but d’un système
d’information formalisé est de fournir un modèle relativement exact, efficace et nom ambigu
des ressources significatives du monde réel de l’entreprise.3

I.1.3. composants d’un système d’information

Un système d’information utilise des ressources humaines (utilisateur finals et


informaticiens), du matériel (machines de supports) et des logiciels (programmes et

3
Jean- Louis peauelle les systèmes d’information .

8
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

procédures) pour accomplir des fonctions de saisie , de traitement, de stockage et de contrôle


qui servent à convertir en produits informatifs des ressources en données.4

I.1.3. [Link] ressources humaines

Le fonctionnement des SI exige le concours des ressources humaines. Ces ressources


humaines se divisent en deux catégories : les utilisateurs finals et information.

- les utilisateurs : sont des personnes qui utilisent un SI ou l’information qu’il produit.

Il peut s’agir de comptable, de représentants, d’ingénieurs, de clients ou de comptables,


de représentants, d’ingénieurs, de clients ou de dirigeants.

- les informaticiens : sont des personnes qui conçoivent des SI, et qui les exploitent.

Les informaticiens regroupent les analystes fonctionnels (conçoivent des SI en fonction


des besoins des utilisateurs), les programmeurs (élaborent des programmes informatiques à
partir des exigences des analyses), les opérateurs sur ordinateurs (exploitent) et certains
cadres, techniciens et employés de bureau.

I.1.3. 2. Les ressources matérielles

Englobent tous les dispositifs physiques et toutes les machines qui servent au traitement
de l’information. Cette notion comprend non seulement les machines, comme les ordinateurs
et les calculateurs, mais aussi les supports, c’est-à-dire les objets sur lesquels on enregistre les
données comme les disques magnétiques.

Les ressources logicielles : recouvre l’ensemble des instructions de traitement de


l’information. La notion de logiciel comprend non seulement l’instruction d’exploitation que
nous appelons programmes, lesquels gèrent le matériel informatique et le contrôle mais aussi
les ensembles d’instructions de traitement de l’information que nous appelons procédures.

Les ressources en données : représente bien plus que la matière première des SI. C’est
quoi les gestionnaires et les informaticiens ont élargi la notion la notion des ressources en
données ; ils constatent qu’elles constituent aussi une ressource organisationnelle précieuse.

4
Malik si Mohamed, urbanisation des systèmes d’informations.

9
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

I.1. 4. Les typologies de système d’information

Il existe plusieurs classifications des si ; cela d’après les penseurs et auteurs, mais tous
spéculent autour de quatre grands types de système d’information.5

I.1. 4. 1. Le système de traitement des transactions (STT)

Un STT collecte, mémorise, et traite des données décrivant les transactions d’une
organisation de façon que les membres de l’organisation en question puissent s’en servir
comme base de leurs actions régulières, de type : procédure, production des documents
administratifs, utilisation dans d’autres système…, ce système est aussi généralement celui
qui supporte la cueillette, le traitement et la mémorisation des données externes a
l’organisation. EX : en vente, un système de traitement de commandes, collecte des données
sur les clients, mémorise ces données, les traits, soit pour analyser les modalités de
distribution du produit, soit pour préparer une information qui sera utilisée plus tard par
d’autres systèmes par une prise décisions.

I.1. 4. 2. Système de reportage de l’information (SRI)

Ce système a pour finalité de produit des rapports prédéfinis pour les membres d’une
organisation a partir des traitements des données déjà cueillies et mémorisées. Notons qu’il
n’existe pas des contraintes sur la nature de ces rapports, sur leurs fréquences ou encore sur
les événements qui causent leur production.

Ces rapports peuvent être imprimés sur papier, affichés sur un écran cathodique, etc. ils
peuvent être produits quotidiennement, hebdomadairement, régulièrement ou sur commande.

EX : en gestion des ressources humaines, un rapport sur l’arrivée et le départ du personnel au


site de travail.

I.1. 4. 3. Systèmes d’aide à la décision(SAD)

De l’anglais (décision support system), il supporte activement le processus décisionnel


de l’entreprise.

C’est la suite logique des systèmes de production de rapport et de traitement


transactionnel. Ce sont des SI interactifs et informatisés qui font appel à des modèles
décisionnels et aux bases de données pertinentes en vue d’aider les gestionnaire a prendre des
5
Kamel RIZIK, le système d’information fiscale en Algérie P05.

10
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

décisions. Ils permettent la modélisation analytique, l’extraction de données et la


représentation graphique de l’information. Les dirigeants s’en servent lorsqu’ils ont besoin
d’information pour prendre des décisions non- structurées dans un cadre interactif et
informatisé.

I.1. 4. 4. de décision programme(SDP)

Ce système remplace l’humain (décideur) dans le processus décisionnel. Ainsi, on fixe


des règles intégrées au logiciel qui, dans certaines conditions, provoquent les actions du
système. Ceci s’oppose au STT et au SAD utilisant l’homme comme décideur.

Le rôle d’un SI est de produire de l’information et /ou d’assister ou d’automatiser le


travail par d’autre système de travail. Un SI peut servir d’autres systèmes de travail de
différentes manières.

I.1. 5 . la notion de système d’information fiscale


I.1. 5.1 Définition de système d’information fiscal

C’est un ensemble d’information qui peuvent affecter directement ou indirectement


l’assiette fiscale, et l’information fiscale est importante pour détecter l’évasion fiscale et la
contrebande fiscale, il faut donc y prêter attention et la rechercher en mettant en place
différents centres spécialisés, que ce soit au niveau central ou étatique.

Un système d’information fiscale est également défini comme un système autonome


qui, à l’instar du système d’information dans son ensemble, ne se compose d’aucun sous-
système coopérant entre eux de manière cohérente et mutuelle, et dont la finalité est de fournir
à l’administration des informations utiles au service de la réalisation de ses objectifs.

Selon la définition d’AL-ZUHAIRI, le système d’information fiscale « est une série


d’opérations des autorités fiscales pour traiter les données fiscales et les convertir en
informations fiscales à des fins fiscales après avoir accompli une série de procédures liées à la
classification et au stockage des données . Sur cette base, le système d’information fiscale
sera communiqué pour établir la déclaration de situation fiscale du contribuable ».

Selon la définition de MOSCOUF, un système d’information fiscale « est la partie


d’une organisation fiscale dédiée à la collecte, la tabulation, le traitement et l’analyse des

11
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

données fiscales appropriées, et la communication aux parties externes et internes pour la


prise de décision ».6

I.1. 5 2. Les sorties de système d’information fiscale

Après avoir terminé le processus de traitement des informations relatives à la


détermination du montant de chaque type d’imposition dont une organisation est redevable en
relation avec ses activités et ses résultats, cette phase consiste à présenter les informations
sous une forme adaptée aux différentes parties, qu’elles soient internes, dont les plus
importants sont les décideurs, ou externes, y compris l’administration fiscale.

Les informations fiscales d’une entreprise figurent dans le rapport de gestion ou le


rapport annuel d’activité de l’entreprise en pourcentage les différentes taxes supportées par
l’entreprise, ainsi qu’une analyse de ces charges et de leur impact sur l’Enterprise.

Il est à noter que les informations sur les différents types d’impôts que l’agence fournit
à l’administration fiscale à différents moments (mois, trimestres, années) sont obtenues par
l’agence au profit de l’administration fiscale de la région à laquelle elle appartient lors du
remplissage de formulaires ou de documents.7

6
Kamal Rizik, le système d'information fiscale en Algérie, OP cit p 05.
7
Al-Othmani Mustafa, le système d'information et son rôle dans l'activation du contrôle fiscal, p 32.

12
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

Figure n°2 : Systèmes d'information

Consommateurs L’environnement

Organisation

Sorties Opérations, transformation, Entries


classification, Classement
des comptes

Informations de retour

Organismes
gouvernementaux Concurrents

Source : Al-Othmani Mustafa, Le système d'information et son rôle dans l'activation du


contrôle fiscal, le cas de l'Algérie, mémoire déposé dans le cadre des conditions
d'obtention d'un master en sciences de gestion, filière finance et comptabilité, octobre 2008, p.
32.

13
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

Conclusion

Un système d'information (SI) est composé de nombreux éléments, notamment du


personnel, du matériel et des logiciels, qui fonctionnent à l'unisson pour acquérir, traiter,
sauvegarder et échanger des données. Le SI est utilisé comme moyen de communication et de
coordination entre les différents départements et secteurs de gestion d'une entreprise. Non
seulement il doit fournir les informations essentielles aux opérations quotidiennes, mais il doit
également fournir les informations nécessaires à la prise de décisions stratégiques et tactiques.

L’utilisation des systèmes d’information est devenue de plus en plus cruciale à


l’époque moderne. À mesure que les entreprises s’orientent vers l’informatisation, il est
devenu obligatoire pour elles d’adopter ce système, quelle que soit leur taille. S’il est vrai
que chaque entreprise, qu’elle soit petite ou grande, présente ses propres avantages et
inconvénients, il n’existe pas de taille idéale pour mettre en œuvre un système
d’information. En fin de compte, la décision de le faire dépend des ressources financières et
humaines dont dispose l’entreprise.

14
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

Section2 : système d’information comptable

Le système d’information administrative de toute institution économique est composé


de plusieurs systèmes importants, parmi lesquels le système d’information comptable joue un
rôle crucial. Ce système génère des informations importantes pour les parties prenantes
externes et internes, qui sont obtenues grâce au traitement des données saisies dans le
système. Toutefois, avant de pouvoir saisir les données dans le système, les spécifications
nécessaires doivent être déterminées. Pour éviter l'acquisition d'informations redondantes ou
superflues, le concepteur du système détermine les sorties requises.

I. 2.1. Définition de système d’information comptable

Le système d’information comptable est l’un des systèmes les plus importants qui
constituent Le système d’information de gestion d’une entreprise économique et est le produit
d’information Dont les données d’entrée. Dans le système, étant donné que le processus de
saisie des données Ne peut être effectué qu’après que le concepteur du système a identifié et
spécifié sortie Souhaitée, pour éviter d’obtenir des informations utiles..8

C’est l’une des composantes d’un système d’information de gestion chargé de collecter,
classer Et traiter les transactions financières, de les transformer en informations et de les relier
aux Différents acteurs impliqués pour rationaliser leurs décisions. Programmes et
technologies de l’information.9

Il est également connu comme l’entité chargée de fournir des informations financières et

Quantitatives aux départements, départements et autres parties, ce qui signifie que le


système d’information comptable est l’une des composantes du système administratif qui est
responsable de la collecte, de la tabulation, du traitement, de l’analyse et de la communication
des informations financières et quantitatives aux parties internes et externes pour la prise de
décision.10

8
Yassin Ahmed Al-Eisi, Principes de la comptabilité moderne, première partie, page 20 (version arabe)

9
IBID.P 06

10
Ahmed Gomaa, systéme d’information comptable. Page 06.

15
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

I. 2.2. Les composants de système d’information

Le système d’information comptable comprend quatre composantes fondamentales : 11

- L'unité de collecte de données : la composante responsable de la collecte de toutes les


informations relatives au milieu environnant du projet. Cette unité acquiert des données par
divers moyens tels que la rétroaction, l’observation et l’enregistrement.
- L'unité d'exploitation de données : fait référence aux données qui sont collectées par un
système d’information. Ces données peuvent être utilisées rapidement si elles s’avèrent
avantageuses pour les décideurs au moment de la collecte .il existe un lien entre l’unité de
collecte de données et les canaux d’information qui sont liés aux décideurs, mais dans de
nombreux cas, les données doivent être exploitées et organisées pour devenir des
informations précieuses pour les utilisateurs des décisions. En conséquence, il est
déterminé de transmettre ou non ces informations à l’unité de stockage du Système
d’information comptable.
- Unité de stockage et de récupération des données : L’unité dédiée au stockage et à la
récupération des données est responsable de la conservation des données qui ne sont pas
immédiatement utilisées. Son but est de conserver des informations pour une utilisation
future ou de documenter des opérations spécifiques effectuées sur les données sur les
données avant leur transmission aux décideurs.
- L'unité de livraison de l'information : L’unité de diffusion de l’information sert de
mécanisme de transmission et de transmission des données et des informations au sein du
système comptable, Atteignant finalement les décideurs de l’administration. Ces canaux
peuvent être automatisés ou Manuels, apparaissant sur des écrans ou imprimés, en fonction
de l’objectif spécifique et des Capacités disponibles.

I.2.3 les fonctions de système d’information et les bénéficiaires des


informations
I. 2.3.1. Les fonctions de système d’information

Un système d’information englobe tous les composants qui facilitent le traitement, la


conservation, la manipulation, la transmission et la distribution des données au sein d’une

11
BALOIIL Chabha et BAZI Djadhiga Op cit p11.

16
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

organisation. Dans cette Partie, nous décrirons les quatre fonctions principales d’un système
d’information, c’est comme suit :

La collecte, le stockage, le traitement, et la diffusion des données.12

A) Collecter :

- comprend la fourniture de noms et de définitions pour toute l’information, l’identification


et le partage intra-entreprise. Inclut également la définition d’événements « d’intérêt
organisationnel » afin que spécifie-la réponse du système.
- Est une condition préalable nécessaire à toute mémoire.
- Toute saisie et traitement ultérieurs d’informations seront autorisés.
- Soit un vocabulaire spécifique propre à chaque organisation de l’entreprise.

B) Mémoriser : mémorisation (transfert des informations dans le temps)

- consiste à garder les informations du système sur des supports spécifiques pour les
retrouver et utiliser ultérieurement.
- selon le type d’usage des données il faut choisir un mode de stockage adapté, référentiel
des Données de l’organisation.

C) Traiter : traitement (transfert des informations dans la forme).

 inclut tous les calculs, règle de gestion et autres transformations quelles les
informations Sont soumises.

 il s’agit toujours de traitements formalisés.

 les traitements sont faits soit sur les données, matière première pour le système
opérant, soit pour le Compte de système de pilotage.

D) Diffuser : communication (transfert des informations dans l’espace)

 le système d’information assure les échanges (acquisition restitution) d’information


entre le système de pilotage et le système opérant.

12
Système d’information comptable informatisé P 157-158.

17
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

 il inclut aussi la saisie proprement dite, ainsi que diffusion. Acquisition, restitution,
diffusion.

Figure3 : les fonctions de système d’information

Censure des
données

Système
des
données

Sources
Collecte des des
Gestion de
Extraction données données
Utilisateurs données
d'informations
d'informations

Protection
des
données

Source : Al-Othmani Mustafa, le système d'information et son rôle, l'acte de punition fiscale,
le cas de l'Algérie, une note introductive qui comprend deux exigences, un master en sciences
de gestion, filière finance et comptabilité, page 36

18
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

I. 2.3.2 les bénéficiaires des informations

Le processus de prise de décision pour beaucoup repose fortement sur les informations
comptables, Car elles servent de base pour faire des estimations sur les circonstances futures
sur la base des enregistrements comptables passés. 13
Propriété de l'organisation
Réaliser des notes de prêt
Créanciers et dépenses
Institutions gouvernementales
Administration
Syndicat des travailleurs
L'auditoire

I. 2.4. Les étapes de développement de système d’information comptable

Le système d’information comptable est développé en plusieurs étapes successives : 14

I. 2.4. 1. L'étape de planification du système d'information comptable :

Est un élément essentiel d’une Gestion réussie. Dans le domaine de la littérature sur la
gestion, la planification est décrite comme Une approche réfléchie et systématique pour
effectuer des taches de manière organisée, en accordant La priorité à une réflexion
approfondie avant d’agir. Pour exécuter pleinement cette étape critique, plusieurs étapes
séquentielles doivent être suivies, comme indiqué ci-dessous. Comprendre le Problème à
résoudre est crucial. Ensuite établissez les objectifs du système et décrivez ses Paramètres.
Recueillir et documenter les données pertinentes. Mener une analyse de faisabilité pour
évaluer la viabilité du système. Examiner les conclusions de l’étude du système. Examiner
Les conclusions de l’étude de système. Prendre une décision éclairée pour continuer et
développer.

I. 2.4.2. L'étape d'analyse du système d'information

l’objectif principal de l’analyse du système d’information comptable est d’acquérir une


compréhension globale de ses composants individuels Et de leur interconnexion. Cette
analyse fournit des informations précieuses sur les exigences Essentielles d’un nouveau

13
Muhammad Youssef, Systèmes d'information comptable, page. 163-171 (version arabe)
14
Systèmes d'information comptable informatisés, p. 157-158 (version arabe

19
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

système d’information comptable. De plus, cela implique d’identifier les processus


mathématiques et informatiques spécifiques qui se produisent avec les données, facilitant
finalement la récupération d’informations sous forme de rapports à partir du système.

I. 2.4. 3. L'étape de conception du système d'information comptable

La conception du système peut être définie comme le développement complet du


schéma du système, de sorte que l’objectif et la fonction généraux doivent d’abord être
définis. Par conséquent, le processus de détermination de la Spécification détaillée du système
se fait en identifiant les alternatives du système et en définissant la spécification de
conception du système.

I. 2.4. 4. la phase de mise en œuvre du système d’information comptable commence

Par le processus des systèmes d’information, par la sélection des lieux physiques
pratiquée dans le domaine des procédures et des tâches comptables par le personnel du système
qui utilise à cet effet les technologies de l’information telles que les comptes électronique, les
logiciels d’application, les bases de données et les communications. Choisissez ensuite la
méthode de programmation, qu’il s’agisse d’une programmation classique qui s’appuie sur des
procédures, ou d’une programmation qui utilise des techniques modernes, comme la
programmation objet.15

15
Abd al- Razzaq Muhammed Gajim, une reference mentionnée précédemment P239.

20
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

I.2.5. La relation entre le système d’information fiscal et système


d’information Comptable

Lorsque le système d’information fiscale à perfectionné la saisie de diverses


informations de base lui permettant d’effectuer des fonctions d’élaboration ou de traitement
des données, c’est-à-dire Lorsqu’il détermine le montant de la charge fiscale que l’institution
supportera pour chaque type D’impôt qu’elle collecte, l’étape de l’enregistrement comptable
implique ces frais ou couts. Ces frais ou couts ne sont pas à la charge du système
d’information fiscale. Il faut donc un système d’information Avec des caractéristiques
spécifiques, c’est-à-dire dès les informations comptables fiscales.

La comptabilité fiscale est un type de comptabilité qui se concentre sur les limites
comptables des différentes taxes supportées par une entreprise au cours de son cycle
d’exploitation, qu’il s’agisse de Taxes annuelles ou lors de l’exercice d’activités spécifiques.
Outre l’incapacité de l’entreprise, l’administration fiscale des sociétés exige également les
états financiers de l’entreprise liés à la Fiscalité. D’autre part, le système d’information
comptable ne peut pas abandonner le système d’information fiscale.

Le système d’information fiscale est considéré comme la base d’information


représentant la principale source des enregistrements comptables fiscaux, car les
enregistrements commerciaux et comptables quotidiens sont enregistrés, et ce dernier est
utilisé pour enregistrer certaines données qui ne sont

Pas directement liées à la comptabilité. Enfin, il considéré que l’intégration des deux
systèmes est un moyen nécessaire pour assurer l’efficience et l’efficacité de l’ensemble du
système d’information au niveau de l’entreprise.18

18
-Abd al-Razzaq Muhammad Qasim, OP cit P 239.

21
Chapitre I le cadre concerte relatif au système d’information

Conclusion

Tout système d'information doit respecter des principes éthiques concernant : la fiabilité
de l'information (contrôle de la source de l'information, vérification du traitement de
l'information) ou son objectivité l'utilisation des systèmes d'information est donc devenue très
importante car tout est devenu informatisé et donc les entreprises sont obligées d'appliquer ce
système quelle que soit leur taille. On peut dire qu’il n’y a pas de taille idéale d’entreprise car
chaque entreprise, grande ou petite, a ses avantages et ses inconvénients, mais l’utilisation des
systèmes d’information dépend des ressources financières et humaines de l’entreprise.

22
CHAPITRE II
Cadre conceptuel du

contrôle fiscal
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

Introduction

Le contrôle fiscal consiste à exercer une surveillance et une autorité sur les
déclarations fiscales des contribuables afin de s'assurer de leur exactitude et de leur sincérité.
Il vise à prévenir et combattre la fraude et l'évasion fiscale, tout en assurant l'équité et l'égalité
devant l’impôt.

Il est important de souligner que le contrôle fiscal ne vise pas uniquement à sanctionner
les contribuables en infraction, mais aussi à fournir des conseils et une assistance pour aider
les contribuables à respecter leurs obligations fiscales. Les autorités fiscales peuvent ainsi
proposer des régularisations fiscales volontaires ou des plans de paiement échelonné pour
permettre aux contribuables de régulariser leur situation.

Le contrôle fiscal contribue à maintenir l'équité et le bon fonctionnement du système


fiscal d'un pays en veillant à ce que tous les contribuables paient leur juste part d'impôts.

Ce chapitre est structuré en deux sections distinctes, la première portant sur la nature du
contrôle et les étapes de sa mise en œuvre, et la deuxième se concentrant sur le contrôle fiscal
et les mécanismes qui permettent son activation.

24
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

Section1 : notion de base sur le contrôle

Dans cette section, nous aborderons la mise en œuvre, les objectifs et l'objectif de
l'organisation qui nécessitent d'être suivis et contrôlés. Tout d'abord, nous examinerons le
concept de contrôle, en mettant en avant son essence et son importance, conformément à la
première exigence. Ensuite, nous aborderons les différentes formes de contrôle afin
d'atteindre la troisième exigence, en discutant des principes et des mécanismes de contrôle.

II.1.1 Concept du contrôle

Le dictionnaire Larousse définit le contrôle comme, notamment « Action de contrôler


quelque chose, quelqu'un, de vérifier. Leur état ou leur situation au regard d'une norme ».

Le processus de contrôle comprend toutes les étapes qui préparent, coordonnent,


vérifient les décisions et les actions d'une organisation; il comprend donc en général trois
phases illustrées à partir de la figure n°1.

Décision (avant) Le processus de contrôle comprend toutes les étapes qui préparent,
coordonnent, vérifient les décisions et les actions d'une organisation ; il comprend donc en
général trois phases illustrées à partir de la figure n°1.

Figure n°4: les phases de contrôle

Décision (avant) Action (pendante) Résultat (après)

Source : Claude ALAZARD et Sabrine SEPARI, DCG11, (2007), «contrôle de gestion », Dunod,
Paris, p 8

II. 1.1.1. Définition de contrôle

Il existe plusieurs définitions du contrôle nous allons proposer ces deux définition :
Contrôle « il s'agit de mettre sous contrôle une organisation humaine. Il faut entendre ici par
«< contrôle »non pas le sens de vérification que la langue française lui accorde souvent, mais
plutôt l'acceptation anglaise du terme control, nettement plus positive : on parle alors
d'accompagnement, de maitrise et de pilotage. ».?1

Jean-Louis MALO, Jean-Chrles MATHE, l'essentiel du contrôle de gestion », ed:


Organisation, Paris .p77

1
Jean-Louis MALO, Jean-Chrles MATHE, l'essentiel du contrôle de gestion », ed: Organisation, Paris .p77

25
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

Selon [Link]: « le mot contrôle est ambigüe il signifie la capacité à se diriger soi-
même et à diriger son travail. Il peut aussi signifie la domination d'une personne par une
autre ».2

François GIRUD et alii, « contrôle de gestionen la perfonance, éd Guliano, Paris, 2004, 21

II. 1.1.2. L'importance du contrôle :

Le contrôle est d'une grande importance pour garantir que le travail a été effectué dans
les délais et aux coûts fixés, et souligne l'importance du contrôle Pour plusieurs
considérations, dont les plus importantes sont : 3

C’est étroitement lié au processus administratif.


 Le processus de contrôle représente le résultat final des activités et des tâches de
l'organisation, à travers lequel l'efficacité peut être mesurée.
 Le contrôle est étroitement lié à la fonction de planification car la planification est une
exigence fondamentale de la surveillance. Tout programme de surveillance nécessite
une structure organisationnelle, qui est représentée par les différentes responsabilités
des gestionnaires.
 Une petite erreur qui n'est pas découverte en son temps, c'est-à-dire en son temps,
deviendra une grosse erreur le lendemain, Un système de contrôle efficace permet de
détecter et les défauts en temps opportun.

II. 1.1.3 Les objectifs fondamentaux du contrôle sont : 4


 Aider l'administration à réussir en s'assurant que le plan avance sur la voie prévue.
 En s'assurant que les tâches planifiées sont mises en œuvre et en connaissant dans
quelle mesure les tâches sont mises en œuvre.

 En détectant les erreurs dès qu'elles se produisent ou lorsqu'elles sont en cours tomber,
afin d'y remédier immédiatement ou de prendre ce qui est nécessaire pour empêcher leur
apparition. -Préserver les droits des parties prenantes de l’établissement ou de
l’organisation, tels que ses salariés et ses clients avec elle.

2
François GIRUD et alii, « contrôle de gestionen la perfonance, éd Guliano, Paris, 2004, 21
3
Source :El-Saeed Bloom, Méthodes de contrôle et son rôle dans l'évaluation de la performance du Institution
Economique, Étude de terrain à la Société des Moteurs et Tracteurs de la Sonacom, mémoire complémentaire au
Master du soir en développement et gestion des ressources humaines, Université de Constantine, p44
4
Source : El Saeed bloom,référence susmentionnée P44.

26
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

 Veiller à ce que les lois soient pleinement appliquées et que les décisions rendues soient
respectées par tous.

Les autres objectifs secondaires sont les suivants :

 Compatibilité avec les variables environnementales.


 S'adapter aux changements organisationnels.
 Aider à la planification et à la ré-planification.

II. 1.2 les types de contrôle :

Il existe de nombreux types de contrôle :5

II. 1-2-1. Le contrôle selon les normes et comprend le contrôle basé sur les procédures et
le contrôle basé sur les résultats.

A) Le contrôle basé sur les procédures : Le suivi sur cette base mesure les comportements
émis par les organisations et les procédures, et ce type de contrôle se concentre sur les
comportements émis par l'unité de l'administration publique. Et ses collaborateurs et non sur
les résultats finaux obtenus par ces actions.

B) Suivi basé sur les résultats : Le suivi sur cette base mesure les résultats finaux obtenus
par les organismes publics selon des normes mesurables.

II. 1.2.2. Contrôle selon sa localisation dans la performance:

A) Contrôle préalable : Il est appelé contrôle préventif. Il vise à s'assurer que les
performances sont résolues ou à s'assurer du respect des dispositions des lois et instructions
dans la prise de décisions ou de procédures d'exécution. Il vise également à rationaliser les
décisions et à les mettre en œuvre sous forme de solide et efficace.

B) Le post-contrôle, appelé post-contrôle. Dans ce type de contrôle, les actions, décisions et


procédures des unités de l'administration publique ne sont évaluées qu'après que les actions
ont effectivement eu lieu.

5
Zaher Abdel-Rahim Atef, Supervision des travaux administratifs, Maison d'édition Dar Al-Raya, 2009, 1
édition, p. 41.

27
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

II. 1.3 Contrôle selon sa source :

A) Contrôle interne : Le contrôle interne fait référence aux types de contrôle exercés par
chaque organisation par elle-même sur les activités et opérations qu'elle exécute, qui
s'étendent à travers les différents niveaux de l'organisation.

B) Contrôle externe : Le contrôle externe est considéré comme un complément au contrôle


interne, car si le contrôle interne est à un degré élevé de perfection pour garantir de bonnes
performances, alors aucun autre contrôle externe n'est nécessaire.

Par conséquent, le contrôle externe est généralement complet ou non détaillé, et il est
pratiqué par des organismes indépendants spécialisés, ce qui garantit que l'appareil
administratif de l'organisation ou de l'établissement ne viole pas les règles et procédures.

II. 1.3.1. Étape de mise aux normes :

C'est l'une des étapes les plus importantes du cycle de contrôle, car elle détermine
l'efficacité du système de contrôle dans son ensemble. Les normes ne sont rien d'autre que des
plans qui décrivent ce qui doit être réalisé ou se produire, et sont utilisées dans le processus de
comparaison entre les et les performances attendues, puis déterminer déviation et évaluation
des résultats.

II. 1.3.2 étape de mesure et de comparaison

C'est le processus de contrôle dans lequel la performance est mesurée ou, en d'autres
termes, la performance est évaluée à la lumière de normes et de modèles préétablis. Et les
départements mettent en œuvre les plans et les tâches requis.

II.1.3.3 étapes des actions correctives

C'est celle au cours de laquelle des actions correctives sont prises pour les écarts
négatifs liés à la responsabilité des travaux. C'est la personne qui détermine le type d'action
corrective requise. Sans cette étape, il n'y a pas de contrôle organisé ni de mesures correctives,
et puisque les actions réalisées sont le résultat des décisions du responsable du travail, elles
reflètent la personnalité, qui dépend de facteurs circonstanciels ou environnementaux, et donc
cela affecte grandement le type de contrôle et le type d'action corrective Dans tous les cas, il
est nécessaire de connaître les causes de l'écart négatif, d'identifier l'action corrective et

28
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

d'éviter qu'elle ne se reproduise dans le futur. Quant aux écarts positifs, il suffit de les analyser
pour en connaître les causes afin de Encouragez-les.

Section 2 : le contrôle fiscal et ses mécanismes d’activation

Le contrôle fiscal est exercé dans un cadre bien organisé et fortement réglementé, dans
lequel des droits sont prévus, afin que l’administration fiscale puisse exercer sa mission de
contrôle des déclarations. La fiscalité est perçue comme une préoccupation et souvent irritante
dont la maitrise est difficile, voire même impossible dans la mesure où toute décision est
porteuse d’incidence fiscale. Le contrôle fiscal introduit par la loi est un signe que l’entreprise
devrait être à jours dans ces différentes opérations comptables ; le contrôle fiscal exercé par
l’administration fiscale est le pouvoir de contrôler l’exactitude des déclarations déposées par
les contribuables.

II. 2.1. Concept de contrôle fiscal et ses objectifs


II. 2.1.1 la définition du contrôle fiscal

La définition du terme « contrôle fiscal » soulève la recherche de la sincérité, de la


régularité des obligations fiscales tant sur le plan comptable que juridique. Le contrôle fiscal
est un pouvoir reconnu à l’administration fiscale de « contrôler les déclarations ainsi que les
actes utilisés pour l’établissement de tous impôts, droits, taxes et redevances.6

Dans le cadre de la réparation des omissions, de déceler les insuffisances et les erreurs
d’impositions commises par les contribuables, aussi pour examiner la comptabilité quel que
soit le support utilisé pour la conservation des documents. « Le contrôle fiscal est la
contrepartie d’un système ou le contribuable détermine lui- même le niveau des impôts à
payer.7

Le rôle du contrôle fiscal Le contrôle fiscal est indispensable, mais demeure comme
étant une opération si difficile à mener pour les agents de l’administration fiscale. Il n’est pas
le fruit d’un hasard, mais il est la conséquence d’un régime déclaratif. Le contrôle fiscal a
pour vocation de répondre à plusieurs des objectifs : 8

6
lbid. P.26
7
Guide du contrôle sur pièces Algérien, 2004, p.3
8
Guide du contrôle sur pièces Algérien, 2004, p.3.

29
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

II. 2.1.2. Les objectifs de contrôle fiscale

L’objectif de contrôle fiscal recouvre le terme « surveillance ». Tout ce que nous faisons
à un but, et les objectifs que les contrôles essaient d’atteindre incluent : objectifs juridique :
ces objectifs se manifestent en s’assurant que les différentes actions financières des
contribuables sont conformes à la loi. Il y a aussi le système fiscal. Ainsi, au nom de la
sécurité, les contrôles budgétaires se concentrent sur les principes de responsabilité et
d’imputabilité. Suivez les écarts ou les irrégularités commises par les contribuables pour
échapper à l’impôt.

1- objectifs financiers :

 protéger les fonds publics de toutes les formes de perte afin d’augmenter les recettes
publiques. Elargir l’assiette discale et mobiliser davantage de ressources pour les
finances publiques afin d’atteindre les objectifs globaux de développement
économique.

 Déterminer la véritable situation financière du contribuable. Protéger les fonds du


trésor national, protéger les droits et permettre aux contribuables de déclarer
correctement, c’est-à-dire de ne pas commettre d’erreurs, de ne pas recourir à des
méthodes frauduleuses et d’éviter de répéter les mêmes erreurs.9

 Respecter les règles et les lois de la législation fiscale.

2- objectifs administratifs :

Étant donné que le contrôle fiscale joue un rôle important pour l’administration fiscale
par les services et les informations qu’elle fournit, il apporte une contribution vitale et
importante à l’amélioration de l’efficacité et de la performance car il aide l’administration
fiscale à être consciente des diverses lacunes et déséquilibres.

Contribuables, permettez au gouvernement de prendre des mesures correctives. Le


système d’examen permet également aux autorités fiscales de préparer des statistiques

9
Elias Al-Muhasabi dans l'avis de la justice fiscale, étude de cas du directeur des impôts à Oum El-Bouaghi,
année universitaire 2010/2011, p. 55. Version arabe

30
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

avantage stratégique pour l’administration, ce qui constitue un énorme avantage stratégique


pour l’administration fiscale1 .les objectifs de gestion sont les suivants : 10

 la détermination des écarts et la détection des erreurs aident la direction à connaitre et


à comprendre leurs causes pour la prise de décision. Problèmes d’adaptation

 aider à la préparation de statistiques permettant l’évasion fiscale .déterminer la


véritable situation financière du contribuable. En plus des deux premiers objectifs, il
est considéré comme un élément moteur dans la préparation des diagnostics
médicaux. Eviter les pénalités et les augmentations de salaire en cas de no-
déclaration, de déclaration tardive ou de non- déclaration

 Eviter les procédures qui peuvent prendre des années et empêcher le fonctionnement
normal d’une entreprise.

3-objectifs sociaux :

Manifestés dans la lutte contre diverses formes de déviation des contribuables, telles
que le vol, la négligence ou la négligence dans l’accomplissement et l’accomplissement des
obligations envers la société. Par ailleurs, parvenir à la justice fiscale entre les contribuables,
c’est-à-dire empêcher tous contribuables d’être égaux devant le paiement de leurs impôts , est
un objectif social primordial qui se manifeste dans l’éradication de la pauvreté et de l’injustice
sociale par la solidarité fiscale.

II. 2.2. les formes de contrôle fiscale

Peut revêtir plusieurs formes suivant l’étendu des opérations de contrôle des impôts et
taxes à vérifier et les structures qui l’opèrent, il peut être réalisé de façon répétitive,
périodique ou épisodique, il peut également être générale ou touchant seulement un impôt une
taxes particulière. Pour cela l’administration fiscale dispose de deux formes de contrôle : le
contrôle sommaire et le contrôle approfondie.

10 :
Khalisi Reda, Le Contrôle Fiscal, Son Introduction et sa Méthodologie, Mémoire de Master en Sciences
Economiques, Branche Gestion, Université d'Alger, Saison, 2001, p. 44. Version arabe.

31
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

II. 2.2.1. le contrôle sommaire

Ce type de contrôle doivent être exercés sans aucun déplacement ni recherche


particulière, de la part du service fiscal, il obéit ainsi à une double localisation : le bureau de
vérification et le dossier du contribuable. Ils consistent en l’examen des documents en
possession du service fiscale. Cependant, leurs ampleurs peuvent varier, c’est pourquoi on à
coutume de distinguer le contrôle formel du contrôle sur pièces.

A) Le contrôle formel

Ce contrôle recouvre en pratique toutes les interventions du service destinées à relever


et à corriger les erreurs matérielles évidentes constatées dans les déclarations déposées, mais
sur la manière dont ces données sont indiquées sur les déclarations souscrites. Il permet ainsi
de corriger immédiatement les incohérences et les erreurs relevées tout en constituant
également un outil très important d’aide dans la sélection des affaires à vérifies à vérifier de
façon approfondie.11

Il consiste une phase préparation du contrôle sur pièces.

B) Le contrôle sur pièces

Le contrôle sur pièces couvre l’ensemble des travaux, effectués dans les locaux du
service, au cours desquels l’administration procède à l’examen critique souscrit par les
contribuables, en s’appuyant sur les renseignements et les documents figurants dans les
différents dossiers des intéressés. Le contrôle sur pièces constitue le complément du contrôle
formel. Des diverses déclarations12.

II. 2.2.2. le contrôle approfondi : Le contrôle approfondi est l’opération qui consiste à
s’assurer de la sincérité d’une déclaration fiscale en la confrontant à des éléments extérieurs,
ce contrôle prend le plus souvent la forme de la vérification. En à :

A) La vérification de la comptabilité

La vérification de la comptabilité regroupe l’ensemble des techniques permutant de


contrôler précisément certains éléments, elle concerne les personnes physique et morale
disposant des documents comptable. La vérification des livres et documents comptable doit se

11
Jean-Paul T, [Link], P. 60
12
Rédhakhelassi, [Link], p. 161

32
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

dérouler sur place sauf demande constaté par le service ou cas de force majeure dument
constaté par le service.13

La vérification de la comptabilité est un ensemble d’opération ayant pour objet le


contrôle des déclarations fiscales inhérentes à des exercices clos.14

Les vérifications de comptabilité ne peuvent être entreprises que par des agents de
l’administration fiscale ayant au moins le grade d’inspecteur. Cette vérification a pour objet
d’examiner sur place les documents comptables d’un contribuable et de les confronter aux
éléments d’exploitation afin de s’assurer :
 du respect des normes comptables en vigueur ;
 la traduction comptable de toutes les opérations touchant à la vie active de l’entreprise ;
 la concordance entre les écritures comptables et les bases d’imposition contenues dans les
déclarations fiscales ;
 La cohérence entre les informations fournies et les données extracomptables. Elle permet,
également, de rectifier les erreurs, omissions et insuffisances relevées au niveau des
déclarations.

B) la vérification ponctuelle de la comptabilité

Le contrôle ponctuel est une vérification de la comptabilité qui porte sur un ou


plusieurs impôts, à tout ou une partie de la période non prescrite, ou un groupe d’opérations
ou données comptable portant sur une période inférieure à un exercice fiscale.15 lorsque
l’administration fiscale remet en cause la sincérité des actes ou des conventions, conclues par
des contribuables dissimulant la portée véritable d’un contrat à l’aide de clauses tendant à
éluder ou atténuer les charges fiscales, elle va procéder à la vérification ponctuelle de la
comptabilité. C’est une procédure de contrôle ciblée, plus rapide et de moindre amplitude que
la vérification de comptabilité. Elle porte sur l’examen des pièces justificatives et comptables
de quelques rubriques d’impôt et sur une période limitée qui peut être inférieur à un exercice
comptable. La vérification ponctuelle porte essentiellement sur :

 le contrôle de la régularité des déductions opérées en matière de TVA, de l’origine des


précomptes, des taux pratiqués des remboursements sollicités

13
Article 20 – 1 du CPF, 2019
14
ibidem

33
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

 le contrôle des postes comptables clairement individualisés sur une déclaration de résultat
(charges d’amortissements, de provisions) ;
 Le contrôle de remboursements des crédits d’impôts ;
 Le contrôle des déficits répétés, des avantages fiscaux accordés et des bénéfices réinvestis.
Il ne peut être réclamé au contribuable que les documents qui intéressent la ou les
rubriques d’impôts de la période ciblée par le contrôle, la vérification ponctuelle obéit aux
même règles qui régissent la vérification de comptabilité. Article 20bis – 1 du code des
procédures fiscales, 2019.

C) la vérification approfondie de la situation fiscale d’ensemble (VASFE) : est définie


comme étant l’ensemble des opérations de recherche et d’investigation menées par
l’administration fiscale en vue de déceler d’éventuels écarts entre les revenus déclarés par le
contribuable et ceux dont dispose réellement.

« A l’occasion de cette vérification , les agents vérification contrôlent la cohérence


entre, d’une part, les revenus déclarés et d’autre part, la situation patrimoniale, la situation de
trésorerie et les éléments du train de vie des membres du foyer fiscal au sens des articles 6 et
98 du code des impôts directs et taxes assimilées ».

La VASFE a donc pour objectif de vérifier l’exactitude des revenus déclarés au titre de
l’impôt sur le revenu et de contrôler la cohérence de ce revenu avec la situation patrimoniale,
la situation de trésorerie et les éléments du train de vie des membres du foyer familial. La
VASFE a donc pour finalité :

 De vérifier l’exactitude des revenus déclarés au titre de l’impôt sur le revenu ;

 L’administration fiscale peut faire usage simultanément des deux modes d’intervention
dans certains cas notamment lorsqu’il y a des indices sérieux pouvant présager
l’existence de fraude au niveau de la situation personnelle de l’exploitant ou des associés
au regard des impôts sur les revenus ainsi que de l’entreprise ou de la société.

Ces deux formes de contrôles sont règles de procédures propres pour éviter toute
interaction au risque de donner lieu à des vices de procédure

34
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

Figure n5: les formes de contrôle fiscal

Les formes
de contrôle
fiscal

Le contrôle
sommaire Le contrôle
approfondi

La vérification
L’ VASFE La vérification de ponctuelle de la
la comptabilité comptabilité

Le contrôle
Le contrôle
sur pièces
formel

Elle se déroule au
niveau de la Sous-
direction du Contrôle
Fiscal
Cela se fait au
niveau de
l'inspection

Source : Al-Othmani Mustafa, Le système d'information et son rôle dans l'activation du contrôle
fiscal, le cas de l'Algérie, mémoire déposé dans le cadre des conditions d'obtention d'un master en
sciences de gestion, filière finance et comptabilité, octobre 2008, p. 165.

35
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

II. 2.3. Mécanismes d’activation ou de contrôle fiscal

Les administrations fiscales, notamment la direction du contentieux et du contrôle


fiscal, ont un rôle à jouer. L’évasion, la crédibilité de l’institution dépend donc de la mission
qui lui est confiée et des résultats obtenus, qui ne peuvent être atteints qu’en parrainant plus
efficacement que l’institution précédents pour atteindre les objectifs envisagés par le système
précédent, et en augmentant l’impôt du contribuable sensibiliser et rapprocher le
gouvernement d’eux.

II. 2.3.1. Activer le rôle de la surveillance et de la recherche fiscale :

Ce que l’on peut dire dans ce contexte, c’est que l’administration fiscale doit louer son
rôle dans le domaine des contrôles sur le terrain, en particulier des enquêtes comptable et de la
recherche D’informations à caractère fiscal, qui sont considérées comme des facteurs
fondamentaux et des méthode efficaces et organisées pour lutter contre la fraude et l’évasion
fiscales et qui ,à leur tour, conduisent à l’élargissement de l’assiette fiscale et donc à
l’imposition de taxes et de frais supplémentaires, ce qui signifie collecter des ressources
supplémentaires et les orienter vers des objectifs économiques. Par conséquent,
l’administration fiscale a du travailler à établir le sens de l’imposition du contribuable, en
collectant des informations fiscales auprès de ses différentes sources, et l’ampleur de son
orientation confirme sa ferme volonté de traquer les fraudeurs et de se venger d’eux.
Détournés à travers une série de nouvelles procédures adoptées dans ce cadre : 15
 créer un numéro d’identification fiscale. Les méthodes de recherche d’informations sont
diverses.
 préparer des plans annuels pour organiser les opérations fiscales en fonction de la
capacité existante. Assiste les citoyens et les institutions existantes. Assiste les citoyens et
l’institution dans la détermination de leur assiette fiscale.
 élaboration de guides d’information et de dépliants expliquant certaines procédures
fiscales. Par conséquent, soutenir le contribuable est sa première étape dans ses relations
avec l’administration fiscale, puisque ses actions ne sont pas influencées par des calculs
scientifiques mais par leurs motivations.

15
Issa Bolkhoukh, Le contrôle fiscal comme outil de lutte contre l'évasion et la fraude fiscales, Mémoire de
maîtrise (publié), Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, Université de Batna, saison, 2003, p. 94
version arabe

36
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

L’efficacité de l’austérité fiscale nécessite une structure administrative organisée et moderne


qui ne peut être caractérisée par la dissension, l’abandon, l’indifférence, il est donc nécessaire
de procéder à des réformes et des ajustements, perfectionnant et modernisa ainsi la structure
administrative, afin d’y parvenir dans les meilleures conditions voie possible but, L'efficacité
de l'austérité fiscale nécessite une structure administrative organisée et moderne qui ne peut
être caractérisée par la dissension, l'abandon, l'indifférence, il est donc nécessaire de procéder
à des réformes et des ajustements, perfectionnant et modernisant ainsi la structure
administrative, afin d'y parvenir dans les meilleures conditions voie possible But, il faut d)
Cette gestion doit être utilisée par tous les moyens matériels et humains qualifiés qu'elle
puisse combler le vide intérieur dont vous souffrez1.

II. 2.3.2. Mesures prises dans le domaine du contrôle fiscal

Depuis 1994, les autorités fiscales ont pris des mesures visant à réduire l’évasion fiscal,
en élaborant un plan d’action basé sur les contrôles fiscaux et les inspections sur place, à la
fois dans son ensemble et afin d’analyser les différentes étapes de ce processus, les points
suivants doit être pris en compte :

A) Création du numéro fiscal :

Avant 1992 le gouvernement utilisait un système d’évaluation fiscale qui classait les
contribuables en fonction de leurs impôts directs. Ce système comportait une composante
géographique liée à l’adresse du contribuable ainsi qu’un système numérique tenant compte
du nombre d’employés et de l’activité du contribuable. Il convient de noter qu’il y avait deux
dossiers fiscaux distincts pour chaque contribuable, ce qui a créé des obstacles à une gestion
fiscale efficace. Conformément à la loi de finances promulguée en 2002, une série de mesures
ont été mises en œuvre pour le redressement des entreprises. L’une de ces mesures comprend
l’attribution d’un numéro d’identification statistique à tous les contribuables, qu’ils soient des
personnes morales des personnes physiques exerçant

Des activités professionnelles, commerciales ou indépendantes. Le NIS, ou static


identification numéro, est un identifiant artificiel utilisé à des fins spécifiques.

A partir de 2006, l’administration fiscale a remplacé toutes les données numériques


précédemment utilisées, telles que le numéro d’identification fiscale et le numéro de carte

37
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

fiscal, par un nouveau numéro appelé « numéro d’identification » ou « NIF ». Ce nouveau


numéro se substitue à l’ancien système « fiscale la de fiche numéro ». 16

B) Caractéristique de la notation alphanumérique :

La mise en œuvre de la numérotation fiscale fournit à chaque contribuable un numéro


d’identification individualisé au niveau national, qui enregistre ses informations pertinentes.

Ce système de numérotation unique s’appuie sur des éléments personnels qui le


distinguent, permettant une simplicité et un avantage comparatif. En outre, il permet à
l’administration de procéder à un recensement centralisé des contribuables, ce qui facilité leur
travail et réduit le cout de collecte des informations. Ceci peut être réalisé en évitant d’avoir à
contacter les services régionaux et les inspections ou même de mener des enquêtes
comptables sur site.

C) Objectifs de la numérotation fiscale :

Les objectifs de la numérotation fiscale sont de rationaliser et de simplifier les


processus, de moderniser et d’enregistrer la numérotation fiscale et des créer un fichier unifié
pour les contribuables, tant au niveau du statut fiscal qu’au niveau national. Par ailleurs,

La mise en place d’un système de gestion basé sur les données fiscales nécessite le
respect de certaines conditions et peut conduire à l’atteinte des objectifs suivants :
 concentration et préservation des informations fiscales à différents niveaux.
 la manipulation et la fusion d’approximations et d’évaluations d’informations à des fins
d’objectifs fiscaux.
 l’objectif est de rassembler toutes les données disponibles provenant de diverses sources
dans le but de contrecarrer l’évasion fiscale.
 le processus de surveillance des modifications apportées aux informations fiscales des
contribuables est appelé suivi.

16
Issa Bolkhoukh, Le contrôle fiscal comme outil de lutte contre l'évasion et la fraude fiscales comme outil de
lutte contre l’évasions et la Fran de fiscale p.94.

38
Chapitre II cadre conceptuel du contrôle fiscal

Conclusion

Il est impératif, en particulier pour les pays en développement, de donner la priorité à


l’amélioration de leurs système d’information afin d’en garantir à la fois la qualité et la
crédibilité. L’exactitude et la transparence des informations sont essentielles pour leur
efficacité dans la réalisation des objectifs fixés, ainsi inclut la vérification de la validité de la
mise en œuvre des taches, le contrôle. Cela inclut la vérification de la validité de la mise en
œuvre des taches, le contrôle fiscal étant pierre angulaire de toute administration fiscale.
L’efficacité de l’administration fiscale est évaluée sur la base du contrôle fiscal, qui nécessite
une attention à la fois au volume et à la qualité.

39
CHAPITRE III

Etude pratique de

l’incidence du contrôle

fiscale ai sein du cas

entreprise d’une EURL


Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL

Introduction

Pour approfondir nos recherches et approfondir la théorie qui les sous-tend, nous avons
décidé de donner un large aperçu des différents aspects associés au système de contrôle et de
surveillance de l’information fiscale. Dans ce chapitre particulier, nous présenterons une étude
de cas qui approfondit la fonctionnalité, le rôle et l'importance du système d'information par
rapport au contrôle. Le Service national de contrôle des impôts et la Direction des impôts de
Bouira ont été choisis comme modèle pour cette étude, car ils sont reconnus comme
l'organisme fiscal prééminent au niveau de l'État et constituent un élément crucial et central de
la structure fiscale algérienne. Cette entité joue un rôle central dans l'élaboration et la mise en
œuvre de toute la législation fiscale adoptée aux niveaux supérieurs du système fiscal, ainsi
que par le Département des impôts de l'État de Burian, qui opère dans les limites
géographiques de l'État.

41
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
Section 01 : présentation de l’organisme d’accueil

Les centres des impôts, désormais appelés service des impôts des particuliers, a pour
mission de calculer, recouvrer, contrôler les impôts et de traiter les contentieux liés aux
impôts payés par les « particuliers » contribuables. L’objectif de la création des CDI est
l’amélioration de la gestion du contrôle des contribuables de moyenne importance relevant du
régime réel d’imposition. Les personnes relevant du champ de compétence de CDI sont : Les
entreprises individuelles suivies au régime du réel ou régime simplifié ; Les sociétés non
éligibles à la DGE ; les professions libérales.

III. 1.1. Historique et attributions

La direction des impôts de la wilaya de Bouira a été créée en vertu du décret exécutif
n°90/60 du 23/02/1991 relatif à la réforme structurelle de l’administration fiscale. Elle est
organisée en application des décisions du 30/04/1994 et celle du 12/09/1994 déterminant
l’organisation et les attributions des services, directions régionales et celles des directions de
wilayas. Elle est chargée d’accomplir certaines missions bien déterminées et réglementées en
matière d’assiette d’impôts et de recouvrement.

En matière d’assiette Elle est chargée de :


 Organiser la collection et l’exploitation de l’information fiscale ;
 Organiser la collecte des éléments nécessaires à l’élaboration des prévisions fiscales ;
 Elaborer les programmes d’intervention auprès des contribuables ; suivre la mise en
œuvre et évaluer les résultats ;
 Instruire les requêtes ; Organiser les travaux des commissions de recours ; Assurer le
suivi du contentieux et tenir à jour les dossiers y différents ;
 Emettre, constater et homologuer les rôles et les états de produits, les certificats
d’annulation ou de réduction ; Evaluer les résultats et dresser les bilans périodiques ;
 Mettre en œuvre le contrôle prévu en matière de valeur et prix et faire procé
rehaussements en zones ;
 Analyser et évaluer périodiquement l’activité des inspections ; Dresser une synthèse et
proposer toute mesure de nature à améliorer leurs actions. En matière de recouvrement :
Elle s’attache à :
 Assurer le contrôle à priori et l’apurement des gestions des receveurs ;

42
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
 Organiser l’approvisionnement en timbres fiscaux de toute nature et tenir la
comptabilité ;
 Organiser les travaux des commissions de recours ;
 Assurer le suivi du contentieux et de tenir à jour les dossiers y différents ;
 Analyser et évaluer périodiquement l’activité des recettes.

III.1.2. Structure organisationnelle

La direction des impôts de la wilaya de Bouira est composée et organisée sous


l’autorité d’un directeur des impôts de wilaya en cinq sous-directions et une inspection de
l’enregistrement et timbre : La sous-direction des opérations fiscales ; La sous-direction du
recouvrement ; La sous- direction du contentieux ; La sous-direction du contrôle fiscale ; La
sous-direction.

Ces moyens et l’inspection de l’enregistrement et timbre. Le centre de proximité des


impôts de la wilaya de Bouira (CPI) est un service externe à la direction des impôts de la
wilaya, il s’occupe de la gestion des dossiers des contribuables relevant du régime du forfait
(L’impôt forfaitaire unique IFU). Il est implanté dans chaque Daïra (Lakhdaria, M’cheddalah,
Sour El-Ghouzlane et Ain Bessam) et un seul centre des impôts au niveau du chef lieu de la
wilaya (CDI).

III. 1.3. Présentation du Centre des Impôts de la Wilaya de Bouira (CDI) :

Le Centre des Impôts de la wilaya de Bouira (CDI) est un nouveau service opérationnel
de la direction générale des impôts. Il est un centre de gestion unique au niveau de la wilaya
regroupant, sous l’autorité du chef du centre, toutes les fonctions de gestion, de recouvrement,
du contrôle et du contentieux. Il est mis en service sous sa nouvelle structure à partir du mois
d’Avril 2016 en remplaçant les infrastructures des structures du système classique :

 Inspections qui sont chargées de la tenue du dossier fiscal de chaque contribuable, de la


recherche, de la collecte et de l’exploitation, de l’information fiscale, du contrôle des
déclarations, de l’émission des rôles et la mise en œuvre des opérations
d’enregistrement.

 Recettes qui prennent en charge les rôles et titres des recettes, et procèdent au
recouvrement de l’impôt afin d’offrir une qualité de service.

43
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
L’idée de sa création est née de l’ouverture du centre des impôts pilote ROUIBA en
2009 qui a pour objectif de permettre à l’administration fiscale d’évaluer la pertinence de
l’organisation, des méthodes et des outils définis pour son fonctionnement. Malgré sa courte
expérience, il a enregistré une évolution prometteuse en termes de rendement fiscal,
traitement des affaires contentieuses, contrôle et d’accueil, ce qui a encouragé la direction
générale des impôts depuis l’année 2011 à mettre en service des centres des impôts dans
plusieurs wilayas (CDI Bouira…).

III. 1.3.1. Rôle et fonctionnement

Le lancement du centre des impôts de la wilaya de Bouira, représente une étape du


processus de modernisation lancé en matière de réorganisation de l’administration fiscale. Il
sert à améliorer la gestion et le contrôle des entreprises de moyenne importance, des
personnes physiques relevant du régime de réel (chiffre d’affaires supérieur à 15 000 000 DA
selon la loi de finance 2020) et les professions libérales. Il développe aux côtés des
contribuables un nouveau partenariat fondé sur la disponibilité, l’écoute, la réactivité et un
traitement accéléré de chaque demande particulière exprimée par le contribuable pour lequel
il constitue un interlocuteur fiscal unique chargé de la gestion transversale de son dossier.

III.1.3.2. Organigramme du centre

Le CDI est réparti sous l’autorité de chef du centre en quatre services principaux, dont
chacun comprend des sous-services, et deux services secondaires :

A) Les services principaux

 Le service principal de la gestion : il contient 30 fonctionnaires et il est composé de


cinq sous-services.

Il est chargé de la prise en charge des différents dossiers fiscaux des contribuables
relevant du CDI, en matière d’assiette et du suivi des avantages fiscaux(les réfactions de
TVA ,TAP…) ;l’instruction préliminaire des réclamations ; la validation et la présentation au
chef du centre pour homologation des rôles et titres de recettes en sa qualité de délégataire du
directeur des impôts de wilaya ; la proposition de l’inscription des contribuables au contrôle
sur pièces et / ou vérification de la comptabilité ; l’établissement des rapports périodique ; la
consolidation des statistiques et la préparation des plans d’actions.

44
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
 Le service principal du contrôle et de la recherche : il est organisé sous l’autorité
du chef de service. Il est chargé de la recherche de l’information fiscale et la
réalisation des opérations du contrôle à partir de la vérification de la comptabilité, la
vérification ponctuelle et le contrôle sur pièces.

Le service principal du contentieux : il contient 5 fonctionnaires et il est composé de


trois sous-services :

 Le sous-service des réclamations : il est chargé de l’instruction des recours préalables


tendant à l’annulation ou la réduction des impositions, majorations et pénalités contestées
et/ ou à la restitution d’impôts , taxes, ou droits payés à la suite des déclarations
souscrites, de versements ou de retenues à la source opérées ; l’instruction des demandes
relatives au remboursement de précomptes TVA et des recours préalables tendant à la
constatation d’actes de poursuites ou de procédures relatives à la revendication d’objets
saisis et le traitement du contentieux de recouvrement.

 Le sous-service des commissions de recours et du contentieux judiciaires : il est chargé


de l’instruction des recours relevant de la compétence des commissions de recours des
impôts directs et de la TVA ; l’instruction des commissions de recours gracieux et au
suivi en relation avec le service concerné de la direction des impôts de la wilaya et
l’inscription des recours et plaintes portées devant les instances judiciaires.

Le sous- service des notifications et d’ordonnancement : il est chargé de notifier aux


contribuables et aux services concernés les décisions prononcées au titre des différents types
de recours ; ordonnancer les annulations et les réductions accordées et établir les certificats
relatifs, ensuite , établir et communiquer aux services concernés pour la prise en charge des
productions statistique périodiques relatives au traitement du contentieux.
 Les recettes CDI : ce service contient 15 fonctionnaires. Il est composé de trois sous-
services :
 Le sous-service de la caisse, le sous-service de la comptabilité et le sous-service des
poursuites

B) Les services secondaires :


 Le service de l’informatique et des moyens : c’est un service nécessaire pour la
sécurisation des applications et des matériels informatiques. Il contient 22 salariés.

45
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
 Le service d’accueil et d’orientation : il est constitué de 6 salariés qui sont chargés
d’orienter les contribuables et de répondre à leurs différents problèmes.

III. 1.4. Présentation du service principal du contrôle et de la recherche :

Le service principal du contrôle et de la recherche est l’un des services principaux du


centre des impôts de la wilaya de bouira. Il contient 26 fonctionnaires. Il est composé de
quatre(4) sous-services chargés de la mie en œuvre des procédures de recherche de
l’information fiscale, de leur traitement, stockage et diffusion pour exploitation. Il est chargé
ainsi de la proposition et la réalisation des opérations de contrôle au titre des vérification sur
place et du contrôle sur pièces des déclarations des contribuables relevant du CDI et
l’établissement des états statistiques et bilans périodiques d’évaluation.

Section2 : Travaux de vérification (Ca d’une EURL Soumise à une


vésication de comptabilité)

III. 2.1. Travaux préliminaires de la vérification


III. 2.1.1. Programmation du dossier pour la vérification de comptabilité

Dans le cadre du programme annuel de la vérification de générale de comptabilité


opéré au niveau du CDI de Bouira, au titre de l’année 2021, il a été inscrit le dossier de
l’EURL XX , pour une vérification fiscale et comptable, au titre des exercice 2017,2018,2019
et 2020, et ce pour les motifs relevés par le service chargé de la gestion du dossier fiscal du
contribuable objet de la programmation :
 Le contribuable n’a jamais fait l’objet d’un contrôle auparavant ;
 Application des marges bénéficières nettes minorées ;
 Non acquittement des droits IBS ;
 Non acquittement des droits IRG / salaires ;
 Charges exagérées ;

III. 2.1.2. Etablissement et l’envoi de l’avis de vérification

Après la récupération du dossier fiscal, de la société objet de vérification, les


vérificateurs de comptabilité ont procède en premier lieu, à l’étude et l’examen des différentes
déclarations mensuelles et annuelles, souscrites par l’entreprise, à savoir ;déclarations
GN°04 ,déclarations G50, déclarations GN°29………etc. cette étude a permet aux

46
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
vérificateurs de remplir les états retraçant les données comptables et fiscales des exercices à
vérifier ; état comparatif des bilans ,relevé de comptabilité.

À l’issue de l’étude du dossier fiscal, les vérificateurs de comptabilité ont procède à


l’établissement de l’avis de vérification qu’est considéré comme un acte préalable avant
d’entamer les travaux du contrôle des documents et pièces comptables, et ce conformément
aux dispositions de l’article 20_ 04 du code des procédures fiscale (CPF) ,qui stipule« aucune
vérification de comptabilité ne peut être entreprise sans que le contribuable en ait
préalablement informé par l’envoi ou la remise avec accusé de réception d’un avis de
vérification ,accompagné de la charte des droits et obligations du contribuable à vérifier, dans
un délai minimum de 10 jours, à compter de la date de réception de cet avis ».

L’avis de vérification a été établi en date du 08/06/2021, dont les renseignements


suivants ont été mentionnés : raison social du contribuable ; nature de l’activité exercée
Il à été précisé, également, expressément les noms, prénoms, grades des vérificateurs et le
chef de brigade de la vérification, sous peine de nullité de la procédure. Le contribuable à la
faculté de se faire assister par un conseil de son choix au cours du contrôle.

Une copie de l’avis de vérification accompagnée de la charte du contribuable ont été


remises au gérant de la société, en date du 08/06/2021, avec accusé de réception et un délai de
préparation de 10 jours lui a été accordé.

III. 2.2. Le contrôle approfondi de la comptabilité et la notification initiale:

Après l’expiration du délais réglementaire de 10 jours, les vérificateurs de


comptabilité et le chef de brigade des vérifications ont effectué en date du 25/06/2021, leur
première intervention au siège de la société et ce pour constater l’existence et la tenue des
documents comptables obligatoires prévus par les articles 9, 10 et 11 du code de commerce, à
savoir: le journal général, le livre D’inventaire et le livre de paie, ainsi que le constat physique
de matériel d’exploitation et le stocks de marchandises et de matières et fournitures.

Toutefois, faisant suite à non possession d’un bureau adéquat pour les travaux de
vérification, et après l’accord du chef de service principal du contrôle et de la recherche à la
demande introduite par le gérant de la société, les vérificateurs de comptabilité ont procédé
aux travaux du contrôle au sein des bureaux des vérificateurs au CDI.

47
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
Le contrôle approfondi des pièces et documents comptables présentés et la consultation
des registres comptables obligatoires ainsi que les journaux auxiliaires: caisse et banque ont
permis de relever des anomalies d’ordre comptable et d’autres d’ordre fiscal. Ces anomalies
ont fait l’objet d’un débat contradictoire entre les vérificateurs et le gérant de la société, en
présence de son conseillé , conformément aux dispositions de l’article 20-06 du code des
procédures fiscales (CPF) lors de ce débat, le gérant de la société et son conseillé ont justifié
quelques anomalies, et les points non justifiés ont été notifiés suivant la notification initiale de
redressement comme suit :

En la forme :

Les livres obligatoires présentés prévus par les dispositions des articles 9 à 11 du code
de Commerce sont tenus régulièrement .

Dans le fond :

L’examen de vos documents comptables pour les exercices 2017,2018, 2019 et 2020 a
permis de relever les anomalies ci- après :

01) non-paiement des droits IRG/ salaires, donc, la situation fiscale est régularisée comme ci-
après :

Base déclarée sur G29 (déclaration des salaires 2017) = 514.839,00DA

Base déclarée sur G50=néant

02) non paiement des droits IBS

Résultat fiscal déclaré= 20.042.214,00DA

03) Déduction à tort des charges et frais déplacement d’un montant de 1.365.386,00DA les
déplacements concernent des personnes étrangères à la société.

04) Dotations aux amortissements déclarée en charge= 860.727,00DA

Dotation aux amortissements accordées en charge=516.435,00DA

Différence à réintégrer au bénéfice =344.292.00DA

48
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
05) Charge d’études et prestations du service ,comptabilisée d’un montant de
11.170.000,00DA concernant le montant global du marché contracté avec le bureau d’études
monsieur :ARIBA SALIM, ce montant concerne le suivi total de projet de réalisation des
logements promotionnels, donc ce montant concerne plusieurs exercices , et après le principe
de séparation des exercices, il a été accordé cette charge proportionnellement dégagée d’après
le taux d’avancement des travaux au 31/12/2020 pour éviter la non comptabilisation de cette
charge au titre des exercices 2018,2019 et 2020 à savoir

total des charges consommées au 31.12.2020


- Le taux d’avancement retenu= montant globale des chares du projet

[Link],00
- Le taux d’avancement retenu=[Link],00= 49,36%

- Charge d’étude accordée= 11.170.000,00*49,36%=5.513.512,00DA

- Charge d’étude à réintégrer au résultat fiscal déclaré= 5.656.488,00

Exercice 2018 :

01) non acquittement des droits IRG/Salaires, de ce fait, la situation fiscale est régularisée
comme ci après :

Base déclarée sur G29 (déclaration des salaires 2018) = 269.379,00DA

Base déclarée sur G50=néant

02) Non acquittement des droits IBS

Résultats fiscal déclaré = 33.888.467,00

03) Dotation aux amortissements déclarées en charge =860.727,00

Dotations aux amortissements accordées en charge = 570.418,00

Différence à réintégrer au bénéfice= 290.309,00

Exercice 2019

01) non acquittement des droits IRG/salaires, de ce fait, la situation fiscale est régularisée
comme ci après :

49
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
Base déclarée sur G29 (déclaration des salaires 2019) = 612.983,00

Base déclarée sur G50= néant

02) Non acquittement des droits IBS

Résultats déclaré = 9.651.952,00

03) Dotations aux amortissements déclarées en charge = 834.611,00

Dotations aux amortissements accordées en charge = 570.418,00

Différence à réintégrer au bénéfice = 264.193,00

04) Comptabilisé en charge achats matières premières , pour un montant de 4.617.208,00 et


déduction de TVA, d’un montant de 877.269,00 DA, alors que les entreprises de promotion
immobilière n’ont pas le droit de réaliser des travaux ,de ce fait ,la situation fiscale est
régularisée par la réintégration au bénéfice, le montant 4.6170208, 00 et rappel de la TVA
d’un montant de 8770269,00

05) Charge de publicité comptabilisée = 5110160,00

Charge de publicité justifiée = 279.743,00

Différence à réintégrer au bénéfice déclaré = 231.417,00

06) Déduction à tort de la charge de location d’un montant de 632.222,00 cette charge au non
de belloui lamouri est non pas au nom de l’EURL

07) Déduction à tort matières premières comptabilisé dans le compte autres consommations
d’un montant de 343.000,00, l’activité de la promotion immobilière n’ont pas le droit de
réaliser des travaux d’entreprise.

08) Autres charges opérationnelles d’un montant de 432.031,00 DA concernent un jugement


contre un employé considérée comme une amende pour l’entreprise, donc fiscalement non
déductible, à réintégrer au bénéfice.

Exercice 2020

50
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
01) non acquittement des droits IRG/ Salaires, de ce fait, la situation fiscale est régularisée
comme ci après :

Base déclarée sur G29 (déclaration des salaires 2020)= 1.939.262,00DA

Base déclarée sur G50 =néant

02) Non acquittement des droits IBS

Résultat fiscal déclaré =6.0740131, 00DA

03) Non acquittement des droits TAP

CA déclaré en TVA = 155.596.330,00

04) Déduction à tort matières, comptabilisé en charge achats matières premières, pour un
montant de 18.468.462,00 et déduction de TVA, d’un montant de 1.685.216,00DA, déclaré en
consommation un montant de 9.338.926,00DA, alors que les entreprises de promotion
immobilière n’ont pas le droit de la réaliser des travaux, de ce fait la fiscale est régulariser
par la réintégration au bénéfice le montant 9.338.926,00DA et réintégration de la TVA d’un
montant de 1.685.216,00DA

05) Achats d’étude comptabilisé = 671.636,00

Achats d’études justifiés = 534.371,00DA

Différence à réintégrer au bénéfice déclaré = 173.265,00

06) Non acquittement des droits IRG/RCM pour les revenus distribues Revenus distribués
déclarés = 41.311.660,00

51
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL

De ce qui précède, la comptabilité de l’EURL, objet de la vérification est maintenue


néanmoins, sa situation fiscale a été régularisée pour les exercices vérifiés comme suit :

6. 2017 7. 2018 8. 2019 9. 2020


5. Désignation
11. / 12. / 13. / 14. NEANT
10. CA déclaré
16. / 17. / 18. / 19. 155.596.330
15. CA retenu
21. / 22. / 23. / 24. 155.596.330
20. Rehaussement
CA
26. / 27. / 28. / 29. 2%
25. Taux TAP
31. / 32. / 33. / 34. 3.111.926
30. Droits TAP
36. / 37. / 38. / 39. 25%
35. Taux de
pénalités
41. / 42. / 43. / 44. 777.981
40. Montant de
pénalités
46. / 47. / 48. / 49. 3.889.907
45. Total

Tableau 01 : Situation de la TAP : conformément aux dispositions des articles 217 à 230 et
193 du CIDTA : le CA non imposé en 2020 est rappelé en matière de TAP.

02) Situation de L’IBS

a) Détermination des réintégrations Pour la détermination du bénéfice net, il y a lieu de


réintégrer au bénéfice déclaré les réintégrations des charges non justifiés et déduire la TAP en
cascade. La situation fiscale IBS a été régularisée, conformément aux articles : 135 à 150,

169 et 193-1 du CIDTA

52
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL

Désignation 2017 2018 2019 2020

Bénéfice distribué non NEANT / NEANT 41.311.660


déclaré

Base IRG/RCM sur 5.196.186 / 4.622.689 4.709.556


bénéfice rehaussé =
(bénéfice rehaussé-droits
IBS)

Total bénéfice distribue 5.196.186 / 4.622.689 46.021.556


retenu

Taux IRG/RCM 15% / 15% 15%

Droits IRG/RCM 779.427 / 693.403 6.903.182

Taux/ Pénalité 25% / 25% 25%

Montant de pénalité 194.856 / 173.350 1.725.795

Total 974.284 / 866.753 8.628.977

Tableau 02 : situation de L'IBS

53
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL

Désignation 2017 2018 2019 2020

Charges frais déplacement 1.365.386 / / /

Charge de dotations 344 292 290 309 364 193 NEANT


d’amortissement

Charge d’études et 5 656 488 / / 137 265


prestation

Achats de matières et / / 4 960 208 9 338 926


fournitures

Charge de publicité / / 231 417 /

Charge de location / / 632 222 /

Autres charges / / 423 031 /


opérationnelles

Déduction des doits TAP / / / -3 111 926

Total des réintégrations 7 366 166 290 309 6 511 071 6 364 265

B) Régularisation IBS

2017 2018 2019 2020

Résultat fiscal déclaré 20.042.214 33.888.467 9.651.952 6.074.131

Droits IBS acquittés à 26% NEANT NEANT NEANT NEANT

7.366.166 290.309 6.511.071 6.364.265

Résultat fiscal retenu 27.408.380 34.178.776 16.163.023 12.438.396

Droits/ résultat fiscal retenu 7.126.178 8.886.481 4.202.385 3.233.983

Droits à rappeler 7.126.178 8.886.481 4.202.385 3.233.983

Taux de pénalités 25% 25% 25% 25%

54
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
Montant de pénalités 1.781.544 2.221.620 1.050.596 808.495

Total 8.907.723 11.108.101 5.525.981 4.042.478

Tableau 03 :régularisation de IBS

3) SITUATION D’IRG/RCM: conformément aux articles ; 45à 48, 104 et 193 du CIDTA

03) imposition en matière de TVA (conforment aux articles 1, 14-A, 15, 21,116-1 du code
des taxes sur le chiffre d’affaires)

- le rehaussement du chiffre d’affaires non déclaré est régularisé à la TVA au taux de 16

04) Situation droits de timbre : aucune régularisation n’est à opérer en matière droits de timbre

LIBELLE 2017 2018 2019 2020

CA déclaré NEANT NEANT NEANT 155.596.330

CA retenu NEANT NEANT NEANT 155.569.330

TVA / achats à rappeler / / 877.269 1.685.216

Total droits à rappeler / / 877.269 1.685.216

Taux de pénalité / / 25 25

Montant de pénalité / / 219.317 421.304

Total général / / 1.096.586 2.106.520

05) en matière d’IRG/ Salaires : articles 66 à 76, 104 et 193 CIDTA

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Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL

LIBELLE 2017 2018 2019 2019

Base imposée NEANT NEANT NEANT NEANT

Base reconnue 514.839 269.379 612.983 1.939.262

Taux 20 20 20 20

Droits à rappeler 102.967 53.875 122.596 387.852

Taux de pénalités 15 15 15 25

Montant 15.445 8.081 19.389 96.963

Totale général 118.412 61.956 140.985 484.815

Apres l’approbation du projet de la notification initiale de redressement par l’équipe


chargée du contrôle a posteriori(chef de service du contrôle, chef de service principal du
contrôle et de la recherche, chef de centre),les vérificateurs de comptabilité ont établis
05exemplaires ,dont une copie a été remise au gérant de la société ,en date du 20/12/2021.

Avant l’expiration des délais réglementaire de réponse de 40 jours, prévue par l’article
20-06 du CPF, la société objet de la vérification a introduit, en date du 13/01/2022, sa réponse
à la notification initiale de redressement, reçue le 23/01/2023, en contestant les points
suivants :

Pour l’année 2017 :

 Les dotations d’amortissements accordées sont calculés pour 5 ans, or les dotations
comptabilités sont calculées pour 3 ans uniquement, car ce sont du mobilier de bureau
c’est pour cela qu’il y a cet écart et c’est pareil pour toutes les années.

 Concernant les charges d’études contractées avec le bureau d’étude ARIBA Salima ,il y a
lieu de prendre en considération les points suivants :

 Le montant en question ne concerne pas en totalité les frais de suivi, il y a une partie qui
concerne des études fixes, d’un montant de 3.361.680,00DA,qui concerne l’étude du
projet comme indiqué dans la convention .

56
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
 Ce montant concerne uniquement les frais d’étude et suivi de 126 logements et non pas
les 211 logements et ces même 126 logements finis fin 2017

 Le mentant a été réglé en une seule fois, donc même si le principe de séparation des
exercices est appliqué, il faudrait alors réintégrer la charge sur les autres exercices donc
ça revient au même.

Pour l’année 2018 :

Concernant les dotations d’amortissements, c’est la même chose par rapport à 2017

Pour l’année 2019 :

 Concernant les dotations d’amortissements, c’est la même chose par rapport à 2017 et
2018.

 Concernant la comptabilisation en charge, les achats de matières premières, il y a lieu de


différencier la réalisation et l’acquisition de matières premières, car le montant en
question concerne l’acquisition de chaudières et radiateurs fournies au sous-traitant qui
les a installés et ce n’est aucunement une opération de réalisation, car aucune
transformation n’a été réalisée.

 Le montant de 343 000DA concerne des cabines de douches et de colonne de douche


fournis au sous-traitant pour les installer.

 Autre charges opérationnelles d’un montant de 423 031,00DA concerne un jugement d’un
employé mais concerne aussi ses charges en tant que salarié à savoir les congés, le
montant des cotisations sociales ainsi qu’un supplément de salaire par rapport à son poste,
donc c’est des charges directes imputables sur l’exercice.

Pour l’année 2020 :

 Concernant la comptabilisation en charge achats de matières premières, il y a lieu de


différencier la réalisation et l’acquisition de matières premières, car le montant en
question concerne l’acquisition de rond à béton achetées auprès d’un établissement
étatique avec des remises et que seul les promotions immobilières ont le droit, ces achats
ont été fournis à l’entreprise qui réalise le béton à savoir ETB-TCE BELOUI KHATIR
pour réaliser les planché et les poteaus.
57
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
 Les achats d’études d’un montant de 671 636,00DA concernent quatre factures du CTC.

Compte tenu de ce qui précède, la société a prie de bien vouloir annulé Totalement et
simplement les charges concernant les point cités, car elle a fourni toutes les explications et
les justifications nécessaires.

2.3) Etablissement de la notification définitive de redressement:

Apres étude et examen des observations formulées par la société dans sa réponse, il a
été décidé d’accorder les points justifiés et de maintenir ceux non justifiés, comme suit :

Exercice 2017 :

a) l’annulation de la réintégration de la charge de l’amortissement, d’un montant de


344.292,00DA.

b) l’annulation de la réintégration de la charge d’étude et prestation du service, d’un montant


de 5.656.488,00DA.

Exercice 2018 :

L’annulation de la réintégration de la charge de l’amortissement, d’un montant de


290.309,00DA.

Exercice 2019 :

a) l’annulation de la réintégration de la charge de l’amortissement, d’un montant de


264.193,00DA.

b) l’annulation de la réintégration d’achats de matières premiers, d’un montant


4.617.208,00DA.

c) l’annulation de la réintégration des autres charges opérationnelles, d’un montant de


423.031,00DA.

d) l’annulation de la réintégration d’achats matières premières, d’un montant du


343.000,00DA.

Exercice 2020 :

58
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
a) l’annulation de la réintégration d’achats matières premières, d’un montant du
9.338.926,00DA et le rappel de la TVA, d’un montant de 1.685.216,00.

b) l’annulation de la réintégration de la charge d’étude et prestation du service, d’un montant


de 137.265,00DA.

Compte tenu de ce qui précède, et suite au réexamen de certains points, la situation


fiscale définitive est comme suit:

Exercice 2017 :

a) le réexamen de la charge de dotation aux amortissements, nous constaté que la durée


d’amortissement pour le mobilier de bureau est de 10ans, donc à maintenir cette anomalie.

b) les arguments présentés sont jugés non convaincants pour la charge d’études et prestation
du service (selon votre réponse le taux d’avancement des travaux au 31/12/2020 est égal
126/211= 59% alors que le taux d’avancement des travaux au 31/12/2020 d’après votre
déclaration n’a pas dépassé 50%). Donc ce point est maintenu.

Exercice 2018 :

a) le réexamen de la charge de dotations aux amortissements, nous avons constaté que la


durée d’amortissement pour le mobilier de bureau est de 10ans, donc à maintenir cette
anomalie.

Exercice 2019 :

a) le réexamen de la charge de dotation aux amortissements, nous avons constaté que la durée
d’amortissement pour le mobilier de bureau est de 10ans, donc à maintenir cette anomalie.

b) la réintégration des achats de matière première, de l’examen de contrat du marché


l’entreprise de réalisation, donc la régulation initiale est maintenue.

c) la réintégration des achats matières première, et de l’examen de contrant du marché


contracté avec l’entreprise de réalisation, les fournitures et la pose sont à la charge de
l’entreprise de réalisation, donc la régularisation initiale est maintenue.

59
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
d) les arguments présentés sont jugés non convaincants, et de l’examen de la comptabilité des
salaires nous avons constaté que vous n’avez pas déclaré, donc ce point est maintenu.

Exercice 2020 :

a) la réintégration des achats matières première, de l’examen de contrat du marché contracté


avec l’entreprise de réalisation les fournitures et la pose sont à la charge de l’entreprise de
réalisation, donc la régularisation initiale est maintenue.

b) selon la justification présentée pour la charge d’étude justifiée est de 658.766DA, donc le
montant à réintégrer au bénéfice est de 12.870DA (671 636-658 766).

Compte tenu de ce qui précède, les résultats définitifs de la vérification sont comme suit :

1) situation et taxation à la TAP : conformément aux dispositions des articles 217à230 et


193 du CIDTA : le CA non imposé en 2020 sera rappelé en matière de TAP.

LIBELLE 2017 2018 2019 2020

CA déclaré / / / NEANT

CA retenu / / / 155.596.330

Rehaussement CA / / / 155.596.330

Taux / / / 2%

Droits / / / 3.111.926

Taux de pénalités / / / 25%

Montant de pénalités / / / 777.981

Total / / / 3.889.907

60
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
2) Situation de l’IBS :

Pour la détermination du bénéfice net, il y a lieu de réintégrer au bénéfice déclaré les


réintégrations des charges non justifié et déduire la TAP en cascade. Votre situation sera
régularisée en matière d’IBS conformément aux articles 135 à 150, 169 et 193-1 du CIDTA.

a) Détermination des réintégrations :

Désignation 2017 2018 2019 2020

Charges et frais déplacement 1.365.386 / /

Charges de dotations aux 344.292 290.309 204.193 /


amortissements

Charge d’étude et prestation 5.656.488 / / 12.870

Achats de matières premières / / 4.960.208 9.3338.926

Charge de publicité / / 231.417 /

Charge de location / / 632.222 /

Autres charges opérationnelles / / 423.031 /

Déduction en cascade TAP / / / -3.111.926

Total des réintégrations 7.366.166 290.309 6.511.071 6.239.870

b) Situation d’IBS :

Désignation 2017 2018 2019 2020

Résultat fiscal déclaré 20.042.244 33.888.467 9.651.952 6.074.131

Droits IBS acquittés à 26%

Total des réintégrations 7.366.166 290.309 6.511.071 6.239.870

Résultat fiscal retenu 27.408.380 33.178.776 16.163.023 12.314.001

61
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL

Droits/résultat fiscal retenu 7.126.178 8.886.481 4.202.385 3.201.640


à 26%

Droits à rappeler 7.126.178 8.886.481 4.202.385 3.201.640

Taux de pénalités 25% 25% 25 % 25%

Montant de pénalités 1.781.7 2.221.620 1.050.596 800.410

Total 8.907.723 11.108.101 5.252.981 4.002.050

3) Situation de l’IRG/RCM :

Désignation 2017 2018 2019 2020

Bénéfice distribué non NEAN T / NEANT 41.311.660


déclaré

Base IRG/RCM sur 5.196.186 / 4.622.689 4.617.503


bénéfice rehaussé=
(bénéfice rehaussé- droits
IBS)

Total du bénéfice distribué 5.196.186 / 4.622.689 45.929.163

Taux IRG/RCM 15% / 15% 15%

DROITS IRG/RCM 779.427 / 693.403 6.889.374

Taux/pénalité 25% / 25% 25%

Montant de pénalité 194.856 / 173.350 1.722.343

Total 974.284 / 866.753 8.611.717

4) Situation de TVA : (conforment aux articles 1.14-A, 15, 21,116-1 du code des taxes
sur le chiffre d’affaire).

Le rehaussement du chiffre d’affaires est régularisé à la TVA au taux de 19%.

62
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL

LIBELLE 2017 2018 2019 2020

CA déclaré NEANT NEANT NEANT 155.596.330

CA retenu NEANT NEANT NEANT 155.596.330

TVA/achats à rappeler / / 877.269 1.685.216

Total droits à rappeler / / 877.269 1.685.216

Taux de pénalités / / 25% 25%

Montant de pénalités / / 219 317 421.304

Total / / 1.096.586 2.106.520

5) Situation des droits de timbre :

Aucune régularisation n’est à opération en matière droits de timbre

6) en matière d’IRG/Salaires : article 66à 76,104 et 193 CIDTA

LIBELLE 2017 2018 2019 2020

Base imposée NEANT NEANT NEANT NEANT

Base reconnue 514.839 269.379 612.983 1.939.262

Taux droits à rappeler 20% 20% 20% 20%

droits à rappeler 102.967 53.875 12.596 387.852

Taux de pénalités 15 15 15 15

Taux de pénalités 15.445 8.081 18.389 96.963

Total 118.412 61.956 140.985 484.815

63
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
Apres l’approbation du projet de la notification définitive de redressement par l’équipe
chargée du contrôle à posteriori(chef de service du contrôle, chef de service principal du
contrôle et de la recherche, chef de centre),les vérificateurs de comptabilité ont établis 05
exemplaires ,dont une copie a été envoyée au siège social de la société ,en date d
08/05/2022,suivie par un rôle individuel de régularisation N°462 245DA, validé et transmis à
la recette du centre des impôts pour le recouvrement, portant la régularisation fiscale ,en

Matière des impôts et taxes : TAP, IBS, IRG/RCM et TVA, détaillé comme suit :

Désignation de Exercice Montant des droits Montant des Total des droits et
l’impôt ou taxe rappelés pénalités pénalités

TAP 2020 3 111 927 777 982 3 889 909

IBS 2017 7 126 179 1 781 545 8 907 724

// 2018 8 886 482 2 221 621 11 108 103

// 2019 4 202 386 1 050 597 5 252 983

// 2020 3 201 640 800 410 4 002 050

IRG/RCM 2017 779 428 194 857 974 285

// 2019 693 403 173 351 866 754

// 2020 6 889 374 1 722 344 8 611 718

IRG/S 2017 102 968 15 445 118 413

// 2018 53 876 8 081 61 957

// 2019 122 597 18 390 140 987

// 2020 387 852 96 963 484 815

TVA 2019 877 269 219 317 1 096 586

// 2020 1 685 216 421 304 2 106 520

64
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL
Dans le cadre de la clôture des travaux de la vérification de la société objet du contrôle
les vérificateurs de comptabilité ont établit le rapport de vérification, retraçant toutes les
étapes et procédures suivies ainsi que toutes les informations et tous les résultats de la
vérification, dont une copie a été adressée à la DIW(SDCF) et une copie a été envoyée au
service principal de gestion, chargé de la tenue du dossier fiscal.

65
Chapitre III Etude pratique de l’incidence du contrôle d’une
entreprise : cas d’une EURL

Conclusion

Le système fiscal au niveau de l’État est largement soutenu et influencé par le


Département des impôts de l’État de Bouira. Il détient la plus haute autorité du pays en
matière fiscale et ses responsabilités consistent notamment à générer de nombreuses
statistiques pour évaluer la rentabilité des différentes entités. En outre, il supervise
l'application des lois fiscales, limite le champ d'application des revenus imposables, effectue
des recherches sur des sujets liés à la fiscalité, surveille les déclarations et enquêtes régulières
et annuelles, exécute diverses procédures fiscales et résout les litiges. Le système fiscal
dépend avant tout du système d’information qui lui permet d’établir une meilleure connexion
avec les contribuables. Le principal moteur de la collecte d’argent est le système
d’information, dont la plus grande importance s’est avérée sur la base des résultats suivants:

- En luttant contre la fraude et l'évasion fiscale, cet effort sert non seulement à promouvoir les
principes de justice mais aussi à faire avancer la cause de l'égalité salariale.
- Les informations fiscales sont définies comme un ensemble de données susceptibles d’avoir
un impact sur l’assiette fiscale, que ce soit par des moyens directs ou indirects.
- Les sources d’informations peuvent être classées en deux types : les sources internes et
externes. Chaque type comprend différents éléments. Par la suite, un processus est
impliqué.
- La poursuite des connaissances en matière fiscale prend diverses formes, notamment
l’exploration numérique, l’exploration physique et le suivi des échanges.
- Le processus de surveillance commerciale et événementielle implique l’observation et le
suivi minutieux des activités et des événements commerciaux.
- Le Département des Impôts a pu découvrir une multitude de cas de fraude et d’évasion
fiscale grâce à l’utilisation efficace de ses systèmes d’information limités.
- La Direction Nationale des Impôts est un élément crucial du principe d’échange
d’informations, tant au niveau local que national.

66
CONCLUSION
GENERALE
Conclusion générale

La croissance et l'avancement des systèmes d'information dans le domaine de la gestion


ont obligé leurs administrateurs à fournir les données nécessaires pour soutenir leurs fonctions
et atteindre leurs objectifs. Cependant, à mesure que le domaine des systèmes d’information
est devenu plus vaste, il a rencontré plusieurs défis et obstacles qui entravent son efficacité et
sa capacité à atteindre les objectifs visés. Heureusement, le développement continu des
méthodes techniques a facilité la gestion, la préparation et la fourniture aux décideurs et aux
planificateurs des informations nécessaires.

Nous avons abordé cette question en mettant l'accent sur le rôle vital que joue le
système d'information dans l'administration fiscale dans son ensemble, et en particulier dans
le contrôle des impôts et l'amélioration de l'efficacité du système d'information réglementaire.
Nous avons analysé les mécanismes d'activation du rôle de surveillance et de recherche
médico-légale, ainsi que les mesures prises dans ce domaine, La raison pour laquelle l’accent
est mis sur les systèmes d’information fiscale est due à leur réputation d’être l’une des
méthodes les plus critiques pour maximiser l’utilisation de l’information et améliorer
l’efficacité du contrôle. Un examen complet du système de contrôle dans son ensemble, y
compris sa relation avec l’information, a été mené pour mieux comprendre le problème en
question, dans la mesure où le contrôle fiscal n’est qu’un élément d’un système de contrôle
plus vaste. Grâce à une exploration approfondie de ce sujet, nous avons découvert les résultats
suivants :

01) Résultats

 Le système d'information est un ensemble d'équipements, de procédures, de logiciels et


de bases de données qui fonctionnent manuellement ou automatiquement. Collecter,
stocker, traiter, puis transmettre des informations au bénéficiaire. Et fournir des
informations de manière appropriée et en temps opportun

 Les systèmes d'information réalisent les opérations de collecte, de stockage et de


traitement approprié.

 Les systèmes d'information aident les utilisateurs à réaliser les fonctions qui leur sont
assignées, notamment les fonctions de recherche de solutions À divers problèmes,
notamment en essayant de réduire l'évasion et la fraude fiscales.

68
Conclusion générale

 Les systèmes d'information accompagnent les collaborateurs en traitant les données puis
en les convertissant en informations, et en leur fournissant des règles et procédures à
suivre dans les situations courantes.

 Les systèmes d'information fiscale permettent de relier différentes fonctions (par la


coordination et la mixité des ressources physiques et financières). et les ressources
humaines transforment les données et les données collectées en intrants qui décrivent les
fonctions de planification, de contrôle et opérationnelles nécessaires aux opérations de
l'organisation pour soutenir diverses activités.

 L'utilisation de systèmes d'information de gestion assure rapidité, précision et réduit les


erreurs de gestion et de prise de décision.

02) Des Recommandations :

Tirer parti du rôle de l'administration fiscale pour lui permettre de remplir pleinement sa
mission, notamment en renforçant et en intensifiant les efforts visant à informer les
contribuables des problèmes auxquels ils sont confrontés et de l'importance du paiement de
leurs impôts dus et de leur impact, en tirant parti du rôle des médias. à cet égard, ainsi qu'en
organisant des forums et des événements pour construire l'économie nationale et ses sous-
produits. Recherchez et distribuez des brochures et des affiches soulignant le rôle des impôts.
Les systèmes d'information fiscale constituent la base du contrôle fiscal, qui est considéré
comme le critère d'évaluation de l'efficacité de la gestion. Pour atteindre cet objectif, il
convient de prêter attention à la taille et à la qualité du personnel de gestion fiscale, c'est-à-
dire en suivant les recommandations suivantes :

 Obtenir des informations de haute qualité, transparentes, crédibles et précises pour garantir
la réalisation des objectifs fixés. Il existe une relation directe entre les systèmes
d'information et le contrôle fiscal : plus la qualité de l'information est élevée, plus la
possibilité de l'obtenir est grande. Le contrôle fiscal est son objectif.

 Il convient de veiller à sélectionner les employés les plus efficaces qui répondent aux
normes académiques, éthiques, professionnelles et spirituelles et aux crises sociales
requises pour exercer les fonctions d'administration (de contrôle) fiscales.

69
Conclusion générale

 Revoir les tâches de formation régulières et organisées du personnel de gestion fiscale et


délivrer des certificats de formation. Les titres de compétences professionnels doivent
être utiles en tant que condition de promotion.

 L'État devrait fournir aux fonctionnaires des impôts des salaires adaptés à leurs fonctions
ET les soulager de leurs soucis. Psychologie, tentation et menace.

 Maintenir la stabilité du système fiscal et éviter des changements constants dans la


législation fiscale est le point le plus important et doit être pris en compte, car il est
impossible pour les contribuables d'être au courant de tous les nouveaux développements
en matière fiscale.

 Travailler dur pour trouver des moyens d'inciter les contribuables qui sont obligés de
payer leurs impôts à temps et augmenter les pénalités pour les fraudeurs fiscaux...

3) Les limites d’études:

Pour répondre à la problématique de recherche, nous avons établi les limites de l'étude
de la manière suivante :

Notre étude se concentre sur le rôle des systèmes d'information dans le contrôle fiscal
de la wilaya de Bouira. La période de l'étude n'a pas été spécifiée en raison de sa complexité
et du manque d'informations

Dans notre étude, nous avons adopté une approche descriptive et analytique pour
explorer les concepts clés des systèmes d'information et du contrôle fiscal. Nous avons
examiné spécifiquement les systèmes d'information fiscale et le contrôle fiscal.

Nous avons étudié ces concepts en nous appuyant sur une variété de sources, comme
des livres, des notes et des sites web.

Nous avons rencontré plusieurs difficultés pendant notre étude :

 Il y a peu d'études antérieures sur ce sujet à l'Université

 Il y a un manque de références sur le contrôle fiscal.

70
Conclusion générale

 Il est difficile d'obtenir des informations pratiques en raison de leur sensibilité et de leur
caractère confidentiel.

 Les données et statistiques officielles font défaut.

71
REFERENCE
BIBLIOGRAPHIQUE
Référence bibliographique

A) Ouvrage

1. jean- louis peauclle les systèmes d’informatio


2. -Kamal Rizik, le système d'information fiscale en Algérie, les travaux du Forum National
sur le Système d'Information Economique en Algérie, le Centre National de l'Information
Automatique et Scientifique, Algérie, page 05 (version arabe)
3. -Yassin Ahmed Al-Eisi, Principes de la comptabilité moderne, première partie, page 20
(version arabe)
4. -Ahmed Helmy Gomaa, Système d'information comptable, page 06 (version arabe)
5. -Cadre conceptuel des systèmes d'information comptable et systèmes appliqués, page 12
(version arabe)
6. -Ahmed Hussein Ali Systèmes d'information comptable 51 (version arabe)
7. -Systèmes d'information comptable informatisés, p. 157-158 (version arabe)
8. -Muhammad Youssef, Systèmes d'information comptable, page. 163-171 (version arabe)
9. -Muhammad Youssef, référence mentionnée précédemment, page. 190 (version arabe)
10. -Abd al-Razzaq Muhammad Qasim, une référence mentionnée précédemment, page. 239
(version arabe)
11. -Al-Othmani Mustafa, le système d'information et son rôle dans l'activation du contrôle
fiscal, page 32 (version arabe)

B) mémoires :

1. système d’information de la finance et comptabilité ; BALOIL Chabha et BAZI Djadhiga


p 11
2. urbanisation des systèmes d’information ; MALIK Si-Mohamed

C) Source
1. Jean-Louis MALO, Jean-Chrles MATHE, l'essentiel du contrôle de gestion », ed:
Organisation, Paris .p77
2. François GIRUD et alii, « contrôle de gestionen la perfonance, éd Guliano, Paris, 2004,
21
3. Source :El-Saeed Bloom, Méthodes de contrôle et son rôle dans l'évaluation de la
performance du Institution Economique, Étude de terrain à la Société des Moteurs et
Tracteurs de la Sonacom, mémoire complémentaire au Master du soir en développement
et gestion des ressources humaines, Université de Constantine, p44
73
Référence bibliographique

4. Source: El Saeed bloom,référence susmentionnée P44.


5. Zaher Abdel-Rahim Atef, Supervision des travaux administratifs, Maison d'édition Dar
Al-Raya, 2009, 1 édition, p. 41.
6. lbid. P.26
7. Guide du contrôle sur pièces Algérien, 2004, p.3
8. Guide du contrôle sur pièces Algérien, 2004, p.3.
9. Elias Al-Muhasabi dans l'avis de la justice fiscale, étude de cas du directeur des impôts à
Oum El-Bouaghi, année universitaire 2010/2011, p. 55. Version arabe
10. Khalisi Reda, Le Contrôle Fiscal, Son Introduction et sa Méthodologie, Mémoire de
Master en Sciences Economiques, Branche Gestion, Université d'Alger, Saison, 2001, p.
44. Version arabe
11. Rédhakhelassi, [Link], p. 161
12. Jean-Paul T, [Link], P. 60
13. Article 20 – 1 du CPF, 2019
14. ibidem
15. Ibid, Article 21-1
16. Issa Bolkhoukh, Le contrôle fiscal comme outil de lutte contre l'évasion et la fraude
fiscales, Mémoire de maîtrise (publié), Faculté des Sciences Economiques et de Gestion,
Université de Batna, saison, 2003, p. 94 version arabe
17. Issa Bolkhoukh, Le contrôle fiscal comme outil de lutte contre l'évasion et la fraude
fiscales, Mémoire de maîtrise (publié), Faculté des Sciences Economiques et de Gestion,
Université de Batna, saison, 2003, p. 99 version arabe

74
LES ANNEXES
76
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