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Méthodologie Dissertation:: Plan Détaillé

Le document présente une méthodologie pour rédiger une dissertation juridique, incluant une introduction structurée, un plan détaillé avec des titres sans verbes conjugués, et des conseils pour les cas pratiques et les fiches d'arrêt. Il aborde également des notions juridiques comme le concubinage, le PACS, et les articles de loi associés, en précisant les droits et obligations des partenaires. Enfin, il décrit les conditions de formation et de dissolution du PACS ainsi que les implications patrimoniales qui en découlent.

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Méthodologie Dissertation:: Plan Détaillé

Le document présente une méthodologie pour rédiger une dissertation juridique, incluant une introduction structurée, un plan détaillé avec des titres sans verbes conjugués, et des conseils pour les cas pratiques et les fiches d'arrêt. Il aborde également des notions juridiques comme le concubinage, le PACS, et les articles de loi associés, en précisant les droits et obligations des partenaires. Enfin, il décrit les conditions de formation et de dissolution du PACS ainsi que les implications patrimoniales qui en découlent.

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Adresse Mail : [Link]@peyronnet-avocats.

com

Angélique Millet

Méthodologie Dissertation :

Synthétisé les idée pour répondre à un sujet s’intéresser à tous les mots
du Sujet : forma affirmative de sujet, interrogative, comparative

Introduction :

 Accroche
 Définition des termes du sujet
 Contexte avec jurisprudence, controverse loi pour montrer l’intérêt
du sujet
 Délimiter le sujet : regarder les forces et faiblesse, avantages et
inconvénients (avoir un esprit binaire)
 Aller voir des bases de données pour définition mais aussi
jurisprudence (vérifier les sources)
 Problème de Droit (PB)
 Annonce de Plan

 2 Parties 2 Sous parties Titres percutants (sans verbes conjugué)


faire des chapeaux et des transitions
 Attention aux répétitions
 Être rigoureux avec des termes Juridique

Plan détaillé :

I. Titre sans verbe conjugué

Annonce plan sous parties (A SOIGNER)… (A)…(B)

A. Titre sous parties sans verbe conjugué

B.

=> Transition : Conclusion grand I et intérêt du Grand II pas qu’une seule


pharse

II. Titre sans verbe conjugué

A.

B.

Si on ne sait pas comment faire deux parties faire : 1 aspect dans le loi et
2 Jurisprudences
Méthodologie Cas Pratique :

Si sujet avec plusieurs situation possibilité de couper en 2 parties


différentes et refaire le plan

 Courte accroche sur les Fait


 Problème de Droit par situation
 En Droit… (règle de droit) + la jurisprudence rejoute que (Trouver les
bons article de droit ou bien jurisprudence qui s’applique au
problème)
 En espèce… (Fait) (il faut que ce soit cour et précis avec une
qualification juridique des faits)
 Dès lors + réponse (solution du cas pratique)

Méthodologie Fiche d’arrêt :

Si c Juge Unique rend ordonnance

[Link] et CA = arrêt

Tribunal Judiciaire = jugement

Cours complément

Le concubinage (il faut une vie de couple) est un fait juridique (évènement
aux quel la loi rattache effet de droit)

Le Mariage et le Pax sont des accord juridique (manifestation des parties


pour créer un effet de droit)  Nécessité preuve par écrit

Pax nécessité d’être capable (plus de 18 ans), consentant

Déclaration conjointe devant l’officier d’Etats civil ou bien devant notaire

Acte sous sein privé = 2 personnes sans notaire

Acte authentique = notaire

Dette solidaire = 2 tenu au payement

 Sauf dépenses excessives


 Achat tempérament ou emprunt

D’ordre public = impossibilité d’y déroger, loi impérative


Article 515-1

« Un pacte civil de solidarité est un contrat conclu par deux personnes


physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser
leur vie commune. »

Article 515-2

« A peine de nullité, il ne peut y avoir de pacte civil de solidarité :

1- Entre ascendant et descendant en ligne directe, entre alliés en ligne


directe et entre collatéraux jusqu'au troisième degré inclus ;
2- Entre deux personnes dont l'une au moins est engagée dans les
liens du mariage ;
3- Entre deux personnes dont l'une au moins est déjà liée par un pacte
civil de solidarité. »

Article 515-3

« Les personnes qui concluent un pacte civil de solidarité en font la


déclaration conjointe devant l'officier de l'état civil de la commune dans
laquelle elles fixent leur résidence commune ou, en cas d'empêchement
grave à la fixation de celle-ci, devant l'officier de l'état civil de la commune
où se trouve la résidence de l'une des parties. En cas d'empêchement
grave, l'officier de l'état civil se transporte au domicile ou à la résidence de
l'une des parties pour enregistrer le pacte civil de solidarité. A peine
d'irrecevabilité, les personnes qui concluent un pacte civil de solidarité
produisent la convention passée entre elles à l'officier de l'état civil, qui la
vise avant de la leur restituer. L'officier de l'état civil enregistre la
déclaration et fait procéder aux formalités de publicité. Lorsque la
convention de pacte civil de solidarité est passée par acte notarié, le
notaire instrumentaire recueille la déclaration conjointe, procède à
l'enregistrement du pacte et fait procéder aux formalités de publicité
prévues à l'alinéa précédent. La convention par laquelle les partenaires
modifient le pacte civil de solidarité est remise ou adressée à l'officier de
l'état civil ou au notaire qui a reçu l'acte initial afin d'y être enregistrée. A
l'étranger, l'enregistrement de la déclaration conjointe d'un pacte liant
deux partenaires dont l'un au moins est de nationalité française et les
formalités prévues aux troisième et cinquième alinéas sont assurés par les
agents diplomatiques et consulaires français ainsi que celles requises en
cas de modification du pacte. »
Article 515-3-1

« Il est fait mention, en marge de l'acte de naissance de chaque


partenaire, de la déclaration de pacte civil de solidarité, avec indication de
l'identité de l'autre partenaire. Pour les personnes de nationalité étrangère
nées à l'étranger, cette information est portée sur un registre tenu au
service central d'état civil du ministère des affaires étrangères. L'existence
de conventions modificatives est soumise à la même publicité. Le pacte
civil de solidarité ne prend effet entre les parties qu'à compter de son
enregistrement, qui lui confère date certaine. Il n'est opposable aux tiers
qu'à compter du jour où les formalités de publicité sont accomplies. Il en
va de même des conventions modificatives. »

Article 515-4

« Les partenaires liés par un pacte civil de solidarité s'engagent à une vie
commune, ainsi qu'à une aide matérielle et une assistance réciproques. Si
les partenaires n'en disposent autrement, l'aide matérielle est
proportionnelle à leurs facultés respectives. Les partenaires sont tenus
solidairement à l'égard des tiers des dettes contractées par l'un d'eux pour
les besoins de la vie courante. Toutefois, cette solidarité n'a pas lieu pour
les dépenses manifestement excessives. Elle n'a pas lieu non plus, s'ils
n'ont été conclus du consentement des deux partenaires, pour les achats
à tempérament ni pour les emprunts à moins que ces derniers ne portent
sur des sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante et
que le montant cumulé de ces sommes, en cas de pluralité d'emprunts, ne
soit pas manifestement excessif eu égard au train de vie du ménage. »

Article 515-5

« Sauf dispositions contraires de la convention visée au troisième alinéa de


l'article 515-3, chacun des partenaires conserve l'administration, la
jouissance et la libre disposition de ses biens personnels. Chacun d'eux
reste seul tenu des dettes personnelles nées avant ou pendant le pacte,
hors le cas du dernier alinéa de l'article 515-4. Chacun des partenaires
peut prouver par tous les moyens, tant à l'égard de son partenaire que des
tiers, qu'il a la propriété exclusive d'un bien. Les biens sur lesquels aucun
des partenaires ne peut justifier d'une propriété exclusive sont réputés
leur appartenir indivisément, à chacun pour moitié. Le partenaire qui
détient individuellement un bien meuble est réputé, à l'égard des tiers de
bonne foi, avoir le pouvoir de faire seul sur ce bien tout acte
d'administration, de jouissance ou de disposition. »

Article 515-5-1

« Les partenaires peuvent, dans la convention initiale ou dans une


convention modificative, choisir de soumettre au régime de l'indivision les
biens qu'ils acquièrent, ensemble ou séparément, à compter de
l'enregistrement de ces conventions. Ces biens sont alors réputés indivis
par moitié, sans recours de l'un des partenaires contre l'autre au titre
d'une contribution inégale. »

Article 515-5-2

« Toutefois, demeurent la propriété exclusive de chaque partenaire :

1- Les deniers perçus par chacun des partenaires, à quelque titre que
ce soit, postérieurement à la conclusion du pacte et non employés à
l'acquisition d'un bien ;
2- Les biens créés et leurs accessoires ;
3- Les biens à caractère personnel ;
4- Les biens ou portions de biens acquis au moyen de deniers
appartenant à un partenaire antérieurement à l'enregistrement de la
convention initiale ou modificative aux termes de laquelle ce régime
a été choisi ;
5- Les biens ou portions de biens acquis au moyen de deniers reçus par
donation ou succession ;
6- Les portions de biens acquises à titre de licitation de tout ou partie
d'un bien dont l'un des partenaires était propriétaire au sein d'une
indivision successorale ou par suite d'une donation. L'emploi de
deniers tels que définis aux 4° et 5° fait l'objet d'une mention dans
l'acte d'acquisition. A défaut, le bien est réputé indivis par moitié et
ne donne lieu qu'à une créance entre partenaires. »

Article 515-5-3

« A défaut de dispositions contraires dans la convention, chaque


partenaire est gérant de l'indivision et peut exercer les pouvoirs reconnus
par les articles 1873-6 à 1873-8. Pour l'administration des biens indivis, les
partenaires peuvent conclure une convention relative à l'exercice de leurs
droits indivis dans les conditions énoncées aux articles 1873-1 à 1873-15.
A peine d'inopposabilité, cette convention est, à l'occasion de chaque acte
d'acquisition d'un bien soumis à publicité foncière, publiée au fichier
immobilier. Par dérogation à l'article 1873-3, la convention d'indivision est
réputée conclue pour la durée du pacte civil de solidarité. Toutefois, lors de
la dissolution du pacte, les partenaires peuvent décider qu'elle continue de
produire ses effets. Cette décision est soumise aux dispositions des
articles 1873-1 à 1873-15. »

Article 515-6

« Les dispositions des articles 831,831-2, 832-3 et 832-4 sont applicables


entre partenaires d'un pacte civil de solidarité en cas de dissolution de
celui-ci. Les dispositions du premier alinéa de l'article 831-3 sont
applicables au partenaire survivant lorsque le défunt l'a expressément
prévu par testament. Lorsque le pacte civil de solidarité prend fin par le
décès d'un des partenaires, le survivant peut se prévaloir des dispositions
des deux premiers alinéas de l'article 763. »

Article 515-7

« Le pacte civil de solidarité se dissout par la mort de l'un des partenaires


ou par le mariage des partenaires ou de l'un d'eux. En ce cas, la
dissolution prend effet à la date de l'événement. L'officier de l'état civil du
lieu d'enregistrement du pacte civil de solidarité ou le notaire
instrumentaire qui a procédé à l'enregistrement du pacte, informé du
mariage ou du décès par l'officier de l'état civil compétent, enregistre la
dissolution et fait procéder aux formalités de publicité. Le pacte civil de
solidarité se dissout également par déclaration conjointe des partenaires
ou décision unilatérale de l'un d'eux. Les partenaires qui décident de
mettre fin d'un commun accord au pacte civil de solidarité remettent ou
adressent à l'officier de l'état civil du lieu de son enregistrement ou au
notaire instrumentaire qui a procédé à l'enregistrement du pacte une
déclaration conjointe à cette fin. Le partenaire qui décide de mettre fin au
pacte civil de solidarité le fait signifier à l'autre. Une copie de cette
signification est remise ou adressée à l'officier de l'état civil du lieu de son
enregistrement ou au notaire instrumentaire qui a procédé à
l'enregistrement du pacte. L'officier de l'état civil ou le notaire enregistre
la dissolution et fait procéder aux formalités de publicité. La dissolution du
pacte civil de solidarité prend effet, dans les rapports entre les
partenaires, à la date de son enregistrement. Elle est opposable aux tiers à
partir du jour où les formalités de publicité ont été accomplies. A
l'étranger, les fonctions confiées par le présent article à l'officier de l'état
civil sont assurées par les agents diplomatiques et consulaires français,
qui procèdent ou font procéder également aux formalités prévues au
sixième alinéa. Les partenaires procèdent eux-mêmes à la liquidation des
droits et obligations résultant pour eux du pacte civil de solidarité. A
défaut d'accord, le juge statue sur les conséquences patrimoniales de la
rupture, sans préjudice de la réparation du dommage éventuellement subi.
Sauf convention contraire, les créances dont les partenaires sont titulaires
l'un envers l'autre sont évaluées selon les règles prévues à l'article 1469.
Ces créances peuvent être compensées avec les avantages que leur
titulaire a pu retirer de la vie commune, notamment en ne contribuant pas
à hauteur de ses facultés aux dettes contractées pour les besoins de la vie
courante. »

Article 515-7-1

« Les conditions de formation et les effets d'un partenariat enregistré ainsi


que les causes et les effets de sa dissolution sont soumis aux dispositions
matérielles de l'État de l'autorité qui a procédé à son enregistrement. »

Article 515-8

« Le concubinage est une union de fait, caractérisée par une vie commune
présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux
personnes, de sexe différent ou de même sexe, qui vivent en couple. »
Définir les termes suivants :

PACS : Dénomination donnée à l'accord conclu entre deux personnes


physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe, en vue
d'organiser leur vie en commun. L'accord est formalisé par une déclaration
conjointe à l'état civil ou auprès d'un notaire. Le PACS est interdit entre
ascendant et descendant (père ou mère, fils ou fille) et entre collatéraux
jusqu'au troisième degré (frère et sœur, oncle et nièce). Il est également
interdit de se pacser entre alliés en ligne directe (enfant de son ex-
conjoint).

Le PACS engendre un devoir de vie commune, d'aide matérielle et


d'assistance réciproques et crée une solidarité des partenaires pour le
paiement des dettes ménagères sauf dépenses manifestement excessives,
ou achats à tempérament et emprunts conclus sans le consentement de
l'autre.

Sur le plan patrimonial, sous réserve de clauses contraires de la


convention, chacun des partenaires conserve l'administration, la
jouissance et la libre disposition de ses biens personnels. Le PACS emporte
l'imposition commune des revenus et du capital, l'exonération des droits
de mutation à titre gratuit en cas de donation ou de legs (mais sur le plan
civil aucun droit sur la succession sans testament), l'attribution de la
qualité d'ayant droit pour les assurances maladie et maternité, la
transmissibilité du bail d'habitation, le droit de jouissance de la résidence
principale et des meubles pendant 1 an après le décès...

La loi n° 2022-219 du 21 février a ouvert l'adoption à deux partenaires liés


par un PACS, sous réserve qu'ils rapportent la preuve d'une communauté
de vie d'au moins 1 an ou soient âgés l'un et l'autre de plus de 26 ans.
Le PACS prend fin par le décès ou le mariage d'un des partenaires, par
déclaration commune des partenaires ou décision unilatérale de l'un
d'eux. Sa dissolution donne lieu à des formalités d'enregistrement et de
publicité symétriques de celles de sa conclusion.

Concubinage : Union de fait (encore appelée union libre) entre deux


personnes de sexes différents ou de même sexe, qui auraient pu se lier
par mariage mais qui ont choisi une communauté de vie affranchie de
toute formalité.

Concubin notoire : Communauté de vie : Devoir essentiel du mariage, au


fondement des autres devoirs conjugaux. Il combine un aspect sexuel,
désigné par l'expression « communauté de lit », et un aspect matériel, le «
vivre ensemble » sous le même toit, la cohabitation au sens strict.

La cessation de la communauté de vie entre les époux, lorsqu'ils vivent


séparés depuis 2 ans lors de l'assignation en divorce, est un motif de
divorce pour altération définitive du lien conjugal.

Communauté de lit : aspect charnel, c'est-à-dire les rapports sexuels du


mariage

Contribution aux charges de la vie commune : obligation légale imposée


aux partenaires d’un couple (conjoints mariés, partenaires pacsés ou
concubins dans certains cas) de participer aux dépenses liées à la vie en
commun.

Article 214 du Code civil :

"Si les conventions matrimoniales ne règlent pas la contribution aux


charges du mariage, les époux y contribuent à proportion de leurs facultés
respectives."
➜ Cela signifie que chaque époux doit participer selon ses moyens
financiers.

Contrat : Fruit du principe de liberté contractuelle, le contrat désigne un


accord de volonté entre deux ou plusieurs personnes destiné à créer,
modifier, transmettre ou éteindre des obligations (bail, entreprise,
vente...).

En pratique, l'effet créateur du contrat, qui assujettit les cocontractants


aux obligations issues de leur accord, est le plus fréquent.

Le contrat est formé par la rencontre d'une offre et d'une acceptation; il


existe au jour où l'acceptation est parvenue à l'offrant, son lieu est celui
de cette acceptation. Le contrat ne peut déroger à l'ordre public, ni par ses
stipulations, ni pas son but, que ce dernier ait été connu ou non par toutes
les parties. Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui
les ont faits.

Union de fait : L'union de fait existe lorsqu'un couple fait vie commune et
fonde une famille ou non. Ces deux personnes sont alors conjointes de
fait, c'est-à-dire qu'elles cohabitent, sans toutefois être mariées ni unies
civilement. Le concubinage est une union de fait. Elle est marquée par une
vie commune stable et continue entre 2 personnes, de même sexe ou de
sexe différent, qui vivent en couple.

Libéralité : Définie par le législateur comme « l'acte par lequel une


personne dispose à titre gratuit de tout ou partie de ses biens ou de ses
droits au profit d'une autre personne » , la libéralité suppose que cet acte
par lequel une personne procure à autrui, ou s'engage à lui procurer un
avantage, le soit sans contrepartie. Elle suppose ainsi un déplacement de
valeur du patrimoine du disposant vers le patrimoine du gratifié, à la
différence du contrat de bienfaisance où il n'y a pas disposition de ses
biens, mais fourniture d'une activité bénévole (mandat non salarié),
concession d'une jouissance gratuite (prêt à usage), ou mise à la
disposition d'un tiers de son crédit uniquement (caution). Il ne peut être
fait de libéralité que par donation entre vifs ou par testament.

Monogamie : État de mariage où l’homme n’a qu’une seule femme ; par


opposition à Polygamie. Au sens de l’Article 147 du Code Civil « On ne
peut contracter un second mariage avant la dissolution du premier. »

Inceste : Notion née en sciences humaines, désignant les relations


sexuelles entre des personnes qui sont parentes ou alliées à un degré
prohibé par les lois ou la coutume.

L'inceste crée un empêchement à mariage en ligne directe, entre tous les


ascendants et descendants et les alliés dans la même ligne ; en ligne
collatérale, entre frère et sœur, entre frères, et entre sœurs; entre oncle et
nièce ou neveu, et entre tante et neveu ou nièce.

L'inceste entraîne en principe la nullité absolue du mariage. Toutefois,


l'application de cette règle d'ordre public a été écartée par le juge
judiciaire à titre exceptionnel au terme d'un contrôle de proportionnalité
effectué au regard du droit au respect de la vie privée et familiale (pour un
mariage entre alliés de ligne directe: un beau-père et sa bru, divorcée de
son fils).
Effectuer les fiches d’arrêt des décisions suivantes :

Cour de cassation 1ère Chambre civile du 3 février 1999 (Bull. Civ. I, n° 43)

Par arrêt en date du 3 février 1999, la première chambre civile de la


Cour de cassation a jugé que la libéralité consistant à entretenir une
relation adultère ne la rend pas nécessairement illicite.

En l’espèce, le défunt, laissant pour héritiers son épouse et son fils


adoptif avait rédigé un testament, dans lequel il prenait deux décisions:
d’une part, il révoquait toute donation au profit de son épouse et la
déshéritait, et d’autre part, il léguait une somme de 500 000 francs à sa
Concubine. À la suite de l’ouverture de la succession, le fils adoptif a
contesté cette libéralité en affirmant qu’elle était contraire aux bonnes
mœurs, car elle avait pour but de maintenir la relation adultère entre le
défunt et sa Concubine.

Par arrêt en date du 20 novembre 1995 la Cour d’appel de Paris a


jugé que la disposition testamentaire litigieuse avait été prise uniquement
dans le but de poursuivre et d’entretenir une liaison adultère récente. Sur
cette base, elle a prononcé la nullité du legs consenti à la femme ayant
commis l’adultère.

Un pourvoi a alors été formé devant la Cour de cassation par la


demandeuse, concubine, contestant la décision de la cour d’appel.

Dés lors le maintien d’une liaison adultère peut-il être une cause
immoral, contraire au bonne mœurs justifiant l’annulation d’un legs ?

Par arrêts en date du 3 février 1999, la 1ère chambre civil de la Cour


de cassation casse et annule la décision de la Cour d’appel de Paris au
sens des articles 1131 et 1133 du Code civil, considérant que la cause de
la libéralité n’est pas contraire aux bonnes mœurs lorsque celle-ci vise à
maintenir une relation adultère. L’affaire est renvoyée devant une autre
formation de la cour d’appel de Paris afin d’être rejugée.

Cour de cassation, Assemblée Plénière du 29 octobre 2004 (n° 03-11.238)

Par arrêt en date du 29 octobre 2004 l’assemblée Plénière de la Cour


de cassation a jugé que le fait d’entretenir une relation adultère ne
constitue pas, en soi, une cause de nullité d’un legs.

En l’espèce, le défunt, laissant un testament, par lequel il désignait


sa concubine. comme sa légataire universelle. À la suite de son décès,
cette dernière a intenté une action en délivrance du legs. Cependant, la
veuve du défunt ainsi que sa fille, ont introduit une demande
reconventionnelle en nullité du legs. Elles ont soutenu que ce testament
avait pour seule vocation de "rémunérer les faveurs" de la concubine et
qu'il était donc contraire aux bonnes mœurs.
Par arrêt la cour d’appel a prononcé la nullité du legs au motif qu'il
aurait été consenti en échange de relations intimes, ce qui serait contraire
aux bonnes mœurs.

Un pourvoi a alors été formé devant la Cour de cassation par la


demandeuse, concubine, contestant la décision de la cour d’appel.

Par arrêts en date du 25 janvier 2000 la Cour de cassation a cassé la


décision de la cour d'appel et a renvoyé l'affaire devant une nouvelle cour
d'appel pour être rejugée.

Sur renvoi, la cour d'appel de Paris a confirmé l’annulation du legs,


estimant une nouvelle fois que celui-ci était contraire aux bonnes mœurs
car il ne visait qu’à "rémunérer" une relation intime.

Un 2ème Pourvoi, en assemblée Plénière a alors été formé par la


demanderesse.

Dès lors une libéralité consentie à l’occasion d’une relation adultère


doit-elle être considérée comme contraire aux bonnes mœurs et, par
conséquent, être annulée ?

Par arrêts en date du 29 octobre 2004, l’assemblée Plénière de la


Cour de cassation casse et annule la décision de la Cour d’appel de Paris
jugeant au sens des article 900, 1131 et 1133 du Code civil que la
libéralité consentie à l’occasion d’une relation adultère n’est pas nulle
comme ayant une cause contraire aux bonnes mœurs et renvoie l’affaire
devant la Cour d’appel de Versailles.

Cour de cassation 1ère chambre civile du 10 février 2016 (n° 15-10.150)

Par arrêt en date du 10 février 2016 la 1ère chambre civile de la


Cour de cassation a jugé de la nécessité d’une application stricte du
principe de subsidiarité de l’enrichissement sans cause, empêchant une
personne d’y recourir lorsqu’une autre action est possible. Ainsi qu’une
distinction entre la participation aux charges du ménage et un véritable
travail donnant droit à rémunération.
En l’espèce, au sein d’un couple concubin, la concubine a travaillé
sans rémunération au sein d’une exploitation agricole constituée par
l’homme et sa mère. À la suite de la rupture du couple, la femme a
assigné son ancien compagnon et sa mère en justice pour obtenir une
indemnisation, en invoquant le principe de l’enrichissement sans cause.

Par arrêts en date du 18 septembre 2013, la Cour d’appel de Douai a


jugé que la demanderesse ne peut invoquer l’enrichissement sans cause,
car d’autres actions juridiques auraient pu être engagées, et que son
travail relevait de la contribution aux charges du ménage inhérente à la
vie commune.

Un pourvoi est alors formé par la demanderesse contestant la


décision de la cour d’appel de Douai.

Dés lors, une concubine qui a travaillé sans rémunération dans


l’exploitation de son compagnon peut-elle obtenir une indemnisation sur le
fondement de l’enrichissement sans cause ?

Par arrêt en date du 10 février 2016 la 1ère chambre civile de la


Cour de cassation rejette le pourvoi et confirme la décision de la cour
d’appel. Elle juge que l’action en enrichissement sans cause est
subsidiaire : elle ne peut être invoquée que s’il n’existe aucune autre
action possible. Or, la cour d’appel a estimé que la demanderesse
disposait d’autres recours, ce qui excluait l’application de l’enrichissement
sans cause. De plus, les juges d’appel ont souverainement considéré que
le travail accompli par la demanderesse n’excédait pas l’obligation
naturelle de participation aux charges du ménage dans le cadre de leur vie
commune.

Cour de cassation, 1ère chambre civile du 8 mars 2017 (n° 16-18.685)

Par arrêt en date du 8 mars 2017, la 1ère chambre civile de la Cour


de cassation a jugé que le principe de liberté contractuelle en matière de
Pacte Civil de Solidarité (PACS) ne peut être refuser sur la base de
considérations subjectives, comme la différence d’âge ou la nature perçue
de la relation entre les partenaires.

En l’espèce, un homme placé sous curatelle renforcée, souhaitait


conclure un Pacte Civil de Solidarité (PACS) avec un autre homme.
Toutefois, son curateur a refusé de l'assister dans cette démarche, ce qui
l’a conduit à saisir le juge des tutelles afin d'obtenir une autorisation
judiciaire.

Par décision le juge des tutelles refuse d'autoriser les concubins à


conclure un PACS.

Par arrêt en date du 8 septembre 2015 la Cour d’appel de Riom


confirme le rejet de la demande au motif que leur relation s’apparenterait
à une relation filiale (père-fils) en raison de leur écart d’âge de 44 ans et
que leur lien ne correspondrait pas à la notion de couple prévue par le
PACS.

Un Pourvoi est alors formé par le couple contestant la décision de la


Cour d’appel de Riom.

Dès lors, le juge du fond peut-il refuser la conclusion d’un PACS au


motif que la relation entre les partenaires ne correspond pas à la notion de
couple, alors même qu'aucun empêchement légal ne l’interdit ?

Par arrêt en date du 8 mars 2017, la 1ère chambre civile de la Cour


de cassation casse et annule la décision de la Cour d’appel de Riom
jugeant au sens des articles 515-1 et 515-2 du Code civil, qu’un PACS est
un contrat entre deux personnes physiques majeures, sans distinction de
sexe, et que la loi interdit uniquement le PACS entre ascendants,
descendants, alliés en ligne directe et collatéraux jusqu’au troisième
degré. En refusant le PACS pour des raisons subjectives (différence d’âge
et assimilation à une relation filiale), la cour d’appel a ajouté une condition
à la loi, ce qui constitue une violation des textes applicables. Par
conséquent, l'affaire est renvoyée devant la cour d’appel de Lyon.

Cour d’appel de Versailles, 10 décembre 2015, n° 13/07059


Par arrêt en date du 10 décembre 2015 la Cour d’appel de Versailles
a jugé qu’un des concubins devait verser une indemnité d'occupation pour
l'utilisation exclusive d'un bien indivis après la rupture du PACS, même en
l'absence de cohabitation possible.

En l’espèce, des concubins, après avoir conclu un pacte civil de


solidarité (PACS), ont acheté ensemble à parts égales, un bien immobilier
ainsi que mobilier. Après leur séparation, ils se sont entendus sur la
possibilité qu'un des concubins rachète la part de l'autre dans l'immeuble,
au prix convenu, dans un délai de deux mois. À la suite de leur séparation,
ils se retrouvent en conflit concernant la gestion des biens indivis. Un des
concubins, après avoir occupé seul la maison, doit faire face à une
indemnité d’occupation pour la période de séparation, alors que l’autre
conteste certains aspects de la répartition des biens, notamment
concernant l’indemnisation des biens et l'application de l'indemnité
d'occupation.

Par décision en date du 21 juin 2013 et 30 août 2013 le tribunal de


grand instance de Nanterre a jugé qu’il est possible pour l'un des
concubins de racheter la part de l'autre pour un prix convenu, et a
également décidé de l'indemnité d'occupation pour l'usage exclusif de
l'immeuble indivis par l'un des concubins après la séparation. En outre, le
TGI a rejeté toute demande d'indemnisation pour préjudice moral,
soulignant l'absence d'abus dans la rupture du PACS.

Par arrêts en date du 10 décembre 2015 la Cour d’appel de


Versailles a confirmé les décisions de première instance, notamment sur
les points relatifs à la vente du bien et la liquidation des biens indivis, mais
a rejeté toute demande d'indemnisation pour préjudice moral.

Dès lors, dans le cadre de la rupture d'un PACS, quel est le régime
juridique applicable aux biens indivis acquis pendant la vie commune des
concubins, et en particulier, comment déterminer le montant de
l'indemnité d'occupation due par l'un des concubins ayant occupé seul un
bien indivis après la séparation ?

Par arrêt en date du 10 décembre 2015 la Cour d’appel de Versailles


a jugé que l'indemnité d'occupation était bien due par l’un des concubins
pour l'usage exclusif du bien indivis après leur séparation. Elle a
également appliqué un abattement de 20% sur l'indemnité d'occupation,
tenant compte de la précarité de l'occupation, due à la possibilité pour
l'autre coïndivisaire de provoquer la sortie de l’indivision à tout moment.
Concernant la liquidation des biens, la Cour a validé la possibilité pour l'un
des concubins d'acheter la part de l'autre dans l’immeuble, au prix
d’achat, dans un délai de deux mois. Enfin, la demande d'indemnisation
pour préjudice moral a été rejetée, la Cour jugeant que la rupture du PACS
n’avait pas donné lieu à un abus de droit et que les signataires d'un PACS
ne sont pas soumis à une obligation de fidélité.

Cour d’appel de Rennes, 27 septembre 2021, n°20/04511

Par arrêt en date du 27 septembre 2021 la Cour d’appel de Rennes a


jugé que dans le cadre du concubinage, l’absence de lien contractuel ne
fait pas obstacle à l’application du régime de l’enrichissement injustifié
lorsqu’un concubin apporte une contribution significative au patrimoine de
l’autre sans contrepartie.

En l’espèce, une femme vivant en concubinage depuis 22 ans a


participé activement aux activités professionnelles de son compagnon.
Après leur séparation cette femme a estimé avoir contribué au
développement du patrimoine de son ex-compagnon sans avoir reçu de
contrepartie financière. Elle a alors engagé une action en justice afin
d’obtenir une indemnisation au titre de l’enrichissement injustifié.

Par un jugement en date du 21 juillet 2020, le tribunal a reconnu


l’existence d’un enrichissement injustifié et a condamné l’accusé à verser
la somme de 54 855 € à son ancienne compagne.

Contestant cette décision, l’ex-compagnon a interjeté appel devant


la Cour d’appel de Rennes en invoquant la prescription de l’action et,
subsidiairement, en contestant le bien-fondé de la demande
d’indemnisation.

Dès lors le juge de 1ère instance peut-il consacrer une indemnisation


pour enrichissement injustifié lorsque l’appauvrissement résulte d’un
investissement personnel dans les activités économiques d’un concubin
sans rémunération ni contrepartie ?

Par arrêt en date du 27 septembre 2021, la Cour d’appel de Rennes


rejette l’argument de la prescription en rappelant que l’action en
enrichissement injustifié se prescrit par cinq ans à compter du jour où le
demandeur a eu connaissance de son appauvrissement. Considérant que
la séparation des parties est intervenue en septembre 2013 et que l’action
a été introduite en 2018, la Cour juge la demande recevable. Par ailleurs la
cour considérant que l’activité de la plaignante relevé d’ ’une relation de
travail , elle aurait dû agir devant le conseil des prud’hommes , cette
demande est donc rejetée. Enfin la Cour reconnaît que la plaignante a
accompli une activité régulière et significative sans aucune rémunération,
ce qui a permis à l’accusé de s’enrichir injustement. Elle confirme ainsi la
condamnation de ce dernier à verser la somme de 54 855 €,
correspondant à l’équivalent d’un mi-temps au SMIC sur six mois par an.
Cour de cassation, 1ère chambre civile du 19 décembre 2018, n°18-12.311

Par arrêt en date du 19 décembre 2018 par la 1 ère chambre civile de


la Cour de cassation a jugé qu’en l'absence d'accord préalable entre
concubins, aucun d’eux ne peut exiger de l’autre une contribution aux
charges de la vie commune ou le remboursement de dépenses engagées.

En l’espèce, un homme vivant en concubinage a engagé des


dépenses pour le commerce de sa compagne. Suite à leur séparation, l’ex-
compagnon a demandé le remboursement des sommes versées,
soutenant qu'il s'agissait d'un prêt ou qu'il avait agi en qualité de
mandataire pour son ex-compagne.

Par décision du tribunal la demande du plaignant a été rejeté,


considérant qu'il ne démontrait pas l'existence d'un contrat de prêt ou
d'un mandat.

La cour d'appel de Grenoble a confirmé cette décision en jugeant que


le plaignant n'apportait pas la preuve d'un prêt et qu’il devait supporter la
moitié des charges du logement et de l’électricité engagées par son ex-
compagne.

Le demandeur a alors formé un pourvoi, reprochant à la cour d'appel


d'avoir considéré qu'il devait supporter la moitié des dépenses
d’hébergement et d'électricité de l’accusé, alors qu'aucune disposition
légale ne prévoit une contribution des concubins aux charges de la vie
commune en l'absence d'accord explicite.

Dès lors dans quelle mesure, en l'absence d'accord explicite entre les
concubins, l'un d'eux peut-il exiger le remboursement de dépenses
engagées au profit de l'autre, ou bien ces dépenses doivent-elles être
considérées comme relevant des charges normales de la vie commune ?

Par arrêt en date du 19 décembre 2018 par la 1 ère chambre civile de


la Cour de cassation casse et annule le jugement rendu par la cour d'appel
de Grenoble, considérant au sens de l’article 214 du Code civil, qu’aucune
disposition ne règle la contribution des concubins aux charges de la vie
commune. Par conséquent, en l'absence d'un accord exprès entre les
parties, chacun doit supporter les dépenses qu'il a engagées. En statuant
ainsi, sans constater l'existence d'un accord entre les parties sur la
répartition des charges, la cour d'appel a violé le droit applicable.

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