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RTC Et RNIS

La téléphonie analogique à commutation, développée depuis les années 1830, permet la transmission de la voix via un réseau téléphonique public (RTC) utilisant la commutation de circuits. Le réseau est structuré en zones hiérarchiques et utilise divers équipements pour établir des communications, avec des caractéristiques techniques spécifiques concernant la bande passante et l'impédance. Aujourd'hui, bien que la majorité des réseaux soient numérisés, la liaison d'abonné reste souvent analogique, notamment pour les utilisateurs résidentiels.

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RTC Et RNIS

La téléphonie analogique à commutation, développée depuis les années 1830, permet la transmission de la voix via un réseau téléphonique public (RTC) utilisant la commutation de circuits. Le réseau est structuré en zones hiérarchiques et utilise divers équipements pour établir des communications, avec des caractéristiques techniques spécifiques concernant la bande passante et l'impédance. Aujourd'hui, bien que la majorité des réseaux soient numérisés, la liaison d'abonné reste souvent analogique, notamment pour les utilisateurs résidentiels.

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La téléphonie analogique à commutation

Historique, évolution, principe et architecture

Dans les années 1830, François Sudre avait donné le nom Téléphonie à son système de transmission de sons à
distance, basé sur les notes de musique, pour l’échange de messages.

La téléphonie est devenue ensuite un système de communication assurant essentiellement la transmission et la


reproduction de la parole (et plus rarement d'autres signaux sonores), système qui regroupe un ensemble de
fonctionnalités téléphoniques.
La téléphonie transforme la voix de son correspondant, ou plutôt la dégrade, tout en gardant une grande
intelligibilité. En effet, la téléphonie ne permet de transmettre qu'une partie des fréquences de la voix
La téléphonie est un des moyens de communication.
Le téléphone est un appareil de communication initialement conçu pour transmettre la voix humaine et
permettre une conversation à distance.

1.2 Principes généraux de la téléphonie


Le réseau téléphonique public RTC (Réseau Téléphonique Commuté) ou encore PSTN (Public Switched
Telecommunication Network) a essentiellement pour objet le transfert de la voix. Utilisant le principe de la
commutation de circuits, le réseau téléphonique met en relation deux abonnés à travers une liaison dédiée
pendant tout l’échange.
Le signal transmis devra être analogique, dans la bande 300-3400Hz et d’une amplitude maximum de 0dBm
(1mW). L’impédance de la ligne est d’environ 600Ω à 800Hz.

On appelle terminal ou équipement d’extrémité tout équipement qui se trouve au bout de la ligne d’abonné.
Une liaison téléphonique élémentaire est constituée par :
• Deux dispositifs émetteur-récepteur appelés postes téléphoniques,
• Une ligne bifilaire acheminant les signaux (paire torsadée),
• Une source d’énergie électrique (E). La tension continue nécessaire à l’alimentation des postes
téléphoniques est fournie par une source installée au central téléphonique (batterie centrale).

Figure 1.1 Une liaison téléphonique


1.3 Le réseau téléphonique commuté (RTC)
Les équipements téléphoniques sont conçus pour assurer les relations de télécommunications, soit :
• en empruntant les lignes du réseau public RTC, ce sont des communications extérieures.
• soit au sein d’une même entreprise, il s’agit alors de communications internes traitées par un
autocommutateur privé. L’accès au réseau public se fait alors en composant un préfixe supplémentaire.
Le RTC est composé de nœuds (commutateurs) s’échangeant des informations au moyen de protocoles de
communications.

Figure 1.2 Le réseau téléphonique commuté (RTC)


Chaque poste téléphonique est rattaché à une seule borne de répartition connectée à un commutateur local
(local switch) dont la distance peut aller de quelques centaines de mètres jusqu’à quelques kilomètres, la
distance réduisant d’autant la bande passante des signaux transitant. La faible bande passante (300Hz -
3400Hz) du RTC et d’autre part son rapport signal/bruit (de l’ordre de 40dB). Les supports de transmission
pour l’acheminement du signal entre commutateurs peuvent être faits par des conducteurs métalliques (paires
torsadées, câbles coaxiaux), par des liaisons en espace libre avec des faisceaux hertziens (via des antennes et
des satellites) ou par des fibres optiques.
1.3.1 Rôle d’un commutateur
- “rattacher” la ligne de l’abonné (Commutateur de rattachement)
- aiguiller les communications_ commutation de circuits
- concentrer le trafic
- taxer l’abonné
- surveiller la communication
1.3.2 Familles de commutateurs
- Rotatifs (rotary ...) abandonnés en 1960,
- Electromécaniques (crossbar),
- Electroniques :
• commutation spatiale (physique et permanente),
• commutation temporelle (numérique), les seuls actuellement.

1.4 Organisation Du Réseau Téléphonique

1.4.1 Architecture traditionnelle

Le réseau téléphonique a une organisation hiérarchique à trois niveaux (Figure1.3). Il est structuré en zones,
chaque zone correspond à un niveau de concentration et en principe de taxation. On distingue
:

Figure 1.3 Organisation du réseau téléphonique

– Zone à Autonomie d’Acheminement (ZAA), cette zone, la plus basse de la hiérarchie, comporte un ou
plusieurs Commutateurs à Autonomie d’Acheminement (CAA) qui eux-mêmes desservent des
Commutateurs Locaux (CL). Les commutateurs locaux ne sont que de simples concentrateurs de lignes
auxquels sont raccordés les abonnés finaux. La ZAA (Zone à Autonomie d’Acheminement) est un réseau
étoilé, elle constitue
Chapitre 1 le réseau de desserte ; Matière : Téléphonie Licence Télécommunication
– Zone de Transit Secondaire (ZTS), cette zone comporte des Commutateurs de Transit Secondaires (CTS). Il
n’y a pas d’abonnés reliés directement aux CTS (Commutateurs de Transit Secondaires). Le réseau étant
imparfaitement Secondaires). Le réseau étant imparfaitement maillé lorsqu’un CAA (Commutateur à
Autonomie d’Acheminement) ne peut atteindre directement le CAA destinataire, ils assurent le brassage des
circuits.

– Zone de Transit Principal (ZTP), cette zone assure la commutation des liaisons longues distances. Chaque
ZTP (Zone de Transit Principal) comprend un Commutateur de Transit Principal (CTP). Au moins un
Commutateur de Transit Principal (CTP est relié à un Commutateur de Transit International (CTI).

Le réseau étant partiellement maillé, plusieurs itinéraires sont généralement possibles pour atteindre un abonné.

1.4.2 Gestion du réseau [3]

La gestion générale du réseau discerne trois fonctions :


– La distribution.
– La commutation.
– La transmission.
– La distribution: comprend essentiellement la liaison d’abonné ou boucle locale (paire métallique) qui relie
l’installation de l’abonné au centre de transmission de rattachement.
Cette ligne assure la transmission de la voix (fréquence vocale de 300 à 3 400 Hz), de la numérotation (10 Hz
pour la numérotation décimale – au cadran – et 697 à 1 633 Hz pour la numérotation fréquentielle) et de la
signalisation numérotation fréquentielle) et de la signalisation générale (boucle de courant, fréquences
vocales);
– La commutation: c’est la fonction essentielle du réseau, elle consiste à mettre en relation deux abonnés,
maintenir la liaison pendant tout l’échange et libérer les ressources à la fin de celui-ci. C’est le réseau qui
détermine le celui-ci. C’est le réseau qui détermine les paramètres de taxation et impute le coût de la
communication à l’appelant ou à l’appelé.

– La transmission: c’est la partie support de transmission du réseau, cette fonction est remplie soit par un
système filaire cuivre, par de la fibre optique ou par des faisceaux hertziens.

Aujourd’hui, les réseaux sont intégralement numérisés, seule la liaison d’abonné est encore, la plupart du
temps, analogique et sur support cuivre, notamment pour les abonnés résidentiels.

1.5 Établissement D’une Communication Téléphonique [4]

1.5.1 Principe d’un poste téléphonique

Établir une communication téléphonique c’es Établir une communication téléphonique c’est mettre en relation
deux terminaux téléphoniques.

Le poste téléphonique doit remplir plusieurs fonctions, chacune est réalisée par un organe spécifique.
Le terminal téléphonique élémentaire comporte cinq organes: comporte cinq organes:

3
Figure 1.4 Le terminal téléphonique S63.
– Les crochets ou supports sur lesquels repose le combiné; lorsque le combiné est soulevé les contacts se
ferment. Le circuit électrique est alors fermé, le commutateur de rattachement détecte le courant et en déduit
que l’abonné désire entrer en communication. Un potentiomètre permet d’ajuster ce courant à 30 mA. De
même, lors du raccroché, le commutateur détecte l’ouverture de la boucle de courant. L’ouverture ou la
fermeture de cette boucle permet, très simplement, au commutateur de rattachement de détecter le
changement d’état du terminal (signalisation) ;
– Le micro ou capteur, constitué d’une simple membrane qui par ses vibrations, sous l’effet de la pression
acoustique (voix), fait varier la résistance interne de celui-ci (micro au charbon). Ces variations de résistance
entraînent des variations du courant dans la boucle de courant.
Ce sont ces variations, proportionnelles à la pression sur la membrane (voix), qui constituent le signal
analogique de voix transmis, après numérisation, à l’usager distant ;
– Un écouteur, membrane métallique qui vibre selon les variations du courant dans le transformateur
d’adaptation et restitue le son ;
– Un cadran, celui-ci en provoquant l’ouverture de la boucle de courant (numérotation décimale) envoie des
impulsions au commutateur. Celles-ci seront interprétées et permettront d’identifier l’appelé ;
– Une sonnerie, alimentée en 50 Hz (80 volts), alerte l’abonné distant et l’invite à décrocher, c’est le
commutateur de rattachement qui envoie le signal 50 Hz lors d’un appel.

1.5.2 Principe du raccordement d’usager


L’usager est raccordé au réseau via une unité de raccordement (URA, Unité de Raccordement d’Abonnés).
Celle-ci peut être locale ou distante (URAD, Unité de raccordement d’Abonnés Distants). Le commutateur de
raccordement assure les fonctions de réception et de mémorisation de la numérotation (Enregistreur), celle-ci
est analysée et traduite par un traducteur qui va définir les de taxation et déterminer le routage. Enfin, le
sélecteur recherche une ligne disponible (joncteur) et affecte les ressources (circuits ou IT). La figure 1.5
illustre ces différents éléments.

1.5.3 La mise en relation Usager/Usager


La mise en relation de deux abonnés répond à un protocole qui organise le dialogue entre les terminaux
d’usager et le réseau
Chapitre 1 (signalisation Usager/Réseau). Elle comporte
Matière deux ensembles
: Téléphonie de mécanisme. Le premier
Licence Télécommunication
correspond à un échange d’information hors communication destiné à établir celle-ci ou à libérer les ressources,
c’est la signalisation. Le second est la communication téléphonique proprement dite.
La figure 1.6 illustre les différentes étapes de la mise en relation de deux abonnés, celles-ci au nombre de cinq
sont détaillées ci-dessous :
– Décroché du combiné, détection de la boucle de courant, envoi de la tonalité d’invitation à numéroter;
– Numérotation, le numéro composé est mémorisé et décodé par le commutateur de rattachement. Le système
établit le lien. Durant cet intervalle de temps, le demandeur recevait une tonalité;
– Envoi du signal de sonnerie à l’appelé distant et attente du décroché de celui-ci. L’appelant reçoit le signal
de retour d’appel communément appelé sonnerie ;
– Le correspondant décroche. Le central de rattachement détecte le décroché (boucle de courant), il arrête les
signaux de sonnerie, les signaux de retour d’appel et déclenche la taxation ; – L’échange d’information (voix
ou données) peut commencer.

Figure 1.6 Diagramme d’une communication téléphonique.


La fin de communication est détectée par le raccroché (ouverture de la boucle de courant). Notons deux
variantes lors de l’appel : la première correspond à l’incapacité du réseau à écouler la demande, l’appelant en
est alors averti par un message du style : « Par suite d’encombrement...», la seconde correspond à l’occupation
de la ligne appelée, l’appelant a alors, en retour, une tonalité spécifique dite tonalité d’occupation.
L’intention d’établir une communication est détectée par le décroché du terminal. Que se passe-t-il si on
décroche le combiné mais que cette action n’est suivie d’aucune numérotation. La détection du décroché
monopolise des ressources dans le commutateur de rattachement (enregistreur). Pour libérer ces ressources, il
est nécessaire d’inhiber le poste dont l’usage restera interdit jusqu’à ce que celui-ci soit raccroché.
La figure 8 décrit les différentes étapes du décroché malencontreux, la signification du diagramme est donnée
ci-dessous :
– Lorsque l’appelant décroche le combiné, le réseau (le commutateur de rattachement) détecte la fermeture de
la boucle de courant ;
– Il envoie à l’usager l’invitation à numéroter (signal à 440 Hz). Dans le même temps, il arme une
temporisation ;
– Le demandeur n’effectuant aucune opération, à l’échéance du compteur (Timer, de 15 à 20 secondes) le
commutateur de rattachement inhibe le poste en lui envoyant la tonalité d’occupation (signal de décroché
malencontreux) pendant environ une minute.

5
Figure 1.7 Diagramme des événements lors d’un décroché malencontreux
1.5.4 La numérotation [4]
Le numéro d’abonné correspond à l’identification du point d’accès au réseau (prise terminale).
L’adresse est du type hiérarchique, la structure en est donnée par la figure 1.8.
Préfixe international Indicatif Pays Numéro national demandé

Pour sortir du réseau Par exemple Exploitant Numéro du commutateur de Numéro de la


National: 00 Zone: 26 rattachement ligne d’abonné
Algérie = 213

Structure d’un numéro d’abonné et valeur du préfixe E.


Les différents éléments qui la constituent sont :
– La zone d’appel (Z), L'Algérie est divisée en 20 zones ;
– Le commutateur de rattachement;
– Enfin, les 4 derniers chiffres qui désignent l’abonné local. Structure d’un numéro d’abonné et valeur du
préfixe E.
Les différents éléments qui la constituent sont :
– La zone d’appel (Z), L'Algérie est divisée en 20 zones ;
– Le commutateur de rattachement;
– Enfin, les 4 derniers chiffres qui désignent l’abonné local.

Indicatif Téléphonique Wilaya


+213 (0) 21 Alger
+213 (0) 24 Boumerdès, Tipaza
+213 (0) 25 Blida, Médéa
+213 (0) 26 Bouira, Tizi-Ouzou
+213 (0) 27 Chlef, Djelfa, Aïn-Defla
+213 (0) 29 Tamanrasset, Ouargla, Ghardaia, Illizi
+213 (0) 31 Constantine, Mila
+213 (0) 32 Oum-El-Bouaghi, El-Oued, Khenchela
+213 (0) 33 Batna, Biskra,
+213 (0) 34 Béjaïa, Jijel
+213 (0) 35 M'Sila, Bordj-Bou-Arreridj
+213 (0) 36 Sétif
+213 (0) 37 Tébessa, Guelma, Souk-Ahras
+213 (0) 38 Skikda, Annaba, El-Tarf
+213 (0) 41 Oran
+213 (0) 43 Aïn-Témouchent
+213 (0) 45 Mostaganem, Mascara
+213 (0) 46 Tiaret, Tissemsilt, Relizane
+213 (0) 48 Saida, Sidi-Bel-Abbès
+213 (0) 49 Adrar, Béchar, El-Bayadh, Tindouf, Naâma
Il existe trois types de numérotation:
- La numérotation décimale ou analogique
- La numérotation fréquentielle
- La numérotation numérique
La numérotation la plus ancienne est la numérotation décimale ou analogique (33/66 ou 10 Hz). Elle est réalisée
par le cadran de la figure 1.8. Ce dernier provoque des ruptures de circuit. Les numéros sont envoyés au
commutateur de rattachement sous forme d’impulsions de 66 ms suivi d’un repos de 33 ms, d’où le nom de
système 33/66. Le correspond à une rupture, le 2 à deux... le 0 à dix ruptures.

Figure 1.8 Exemple de numérotation décimale de 31.


Dans la numérotation fréquentielle ou vocale (multifréquentielle), normalisée par le CCITT (Comité
Consultatif International Télégraphie et Téléphonie), l’enfoncement d’une touche génère deux signaux de
fréquences différentes (une fréquence haute suivie d’une fréquence basse, DTMF, Dual- Tone Multi-
Frequency) transmis au central de rattachement. Chaque combinaison de fréquences a été déterminée pour
minimiser le risque qu’une combinaison de voix lui ressemble. Les postes comportent 12 ou 16 touches, les
touches A, B, C, et D peuvent être affectées à des fonctions particulières.

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Figure 1.10 Clavier des postes à fréquences vocales.
Certains postes téléphoniques fréquentiels ont la possibilité d’émettre une numérotation décimale. Enfin, avec
la dernière génération de postes téléphoniques spécifiques dits postes numériques, la numérotation correspond
à la transmission d’une valeur binaire sur une voie dite de signalisation. La numérotation peut être propriétaire
(poste numérique propriétaire) ou normalisée (poste RNIS).

1.6 Évolution De La Téléphonie, Le RNIS [6]


1.6.1 De l’accès analogique à l’accès numérique
La numérisation du réseau nécessite une conversion analogique/numérique en entrée du réseau et
numérique/analogique en sortie. Un usager qui désire utiliser n communications téléphoniques simultanées
doit être raccordé par n lignes (lignes groupées, les lignes groupées sont vues, pour le réseau, sous un même
numéro). La numérisation autorise le multiplexage, d’où l’idée de réaliser des liaisons numériques de bout en
bout, une seule ligne physique peut alors acheminer plusieurs communications téléphoniques.

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