Be6000
Be6000
: BE6000 V1
Intelligence artificielle et
Date de publication :
10 octobre 2019
gestion intelligente de
l’énergie
Mots-clés Résumé Cet article étudie le problème de la gestion intelligente de l'énergie dans le
Transition énergétique | contexte de la transition énergétique. Il présente la motivation, les impacts et les défis liés
gestion intelligente de l'énergie
| gestion de la demande | à ce sujet d’actualité. Ensuite, cet article se concentre sur l'utilisation des techniques et
surveillance de charge non des outils à base d'intelligence artificielle (IA) pour lever les défis liés à ce problème. Un
intrusive | optimisation
énergétique schéma global présentant le principe général de ces techniques est présenté. Ensuite,
ces techniques sont comparées selon un ensemble de critères afin de montrer leurs
avantages et inconvénients vis-à-vis des conditions et contraintes des applications de la
gestion intelligente de l’énergie dans le contexte de la transition énergétique. Plusieurs
exemples sont utilisés tout au long de l’article afin d’illustrer les concepts et méthodes
présentés.
Keywords Abstract This paper treats the problem of smart energy management within the context
energy transition | smart of energy transition. The paper starts by presenting the motivation, impacts, and
energy management | demand
side management | challenges of smart energy management within the context of energy transition. Then, it
non-intrusive load monitoring | focuses on the use of Artificial Intelligence (AI) techniques and tools to address these
energy optimisation
challenges. A scheme presenting the general principal of these techniques is provided.
Then, these techniques are compared according to some meaningful criteria in order to
show their advantages and drawbacks according to the conditions and constraints of the
smart energy management application within the context of energy transition. Several
examples are used in this paper to illustrate the methods and concepts presented.
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L’utilisation de ressources distribuées (DER) permet d’éviter les Afin de générer ces quantités de données, les réseaux intelli-
pertes résultant de la transmission/distribution sur de longues dis- gents déploient un nombre croissant de compteurs intelligents et
tances, car l’énergie générée par les utilisateurs potentiels peut d’autres appareils de mesure (capteurs de température, d’humidité
être consommée localement. En outre, influencer la manière dont et de pression, et d’autre part, prix de l’électricité, capteur de pré-
les utilisateurs consomment de l’énergie électrique afin d’obtenir sence, capteurs photoélectriques et minuteries, données SIG, etc.)
une meilleure conservation de l’énergie et une efficacité énergé- du côté utilisateur final ainsi que du côté production, transmission
tique plus élevée limite les contraintes sur le réseau en réduisant et distribution. Ces énormes volumes de données sont traités afin
les congestions et délestages. de maximiser la flexibilité du réseau.
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Génération Consommation
Bourse d’échange
Ventes – d’électricité Achats +
BRP A BRP B
Marché
d’équilibrage
+ –
Déséquilibres subsistants
– Réserve de production d’énergie
+ TSO
Solde restauré =
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Bourse
d’échange
4
5 3
Stockage
intelligent
Figure 2 – Schéma d’un réseau intelligent (SG) dans le contexte de la transition énergétique
Un système de gestion intelligente de l’énergie analyse les don- de la transformation de l’énergie et gestion de la production
nées de consommation ainsi que d’autres données contextuelles et d’énergie [3].
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Système
photovoltaïque
Bâtiment Éolienne
Consommation du réseau
principal
Approvisionnement
Charge Décharge
Générateur
électrique Batterie
Figure 3 – Schéma typique d’un microréseau connecté avec sources d’énergie renouvelable
Il existe deux principaux types de réponse à la demande (DR) qui L’exécution de ces fonctions et tâches devient particulièrement
sont basés sur des mesures d’incitation : la réponse à la demande difficile dans le contexte de la transition énergétique pour les
du marché et la réponse à la demande physique [3]. La réponse à raisons suivantes :
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la demande du marché repose sur l’utilisation de prix en temps 1) le réseau se caractérise par un flux bidirectionnel d’énergie et
réel et/ou d’un barème de prix statique de l’électricité ; tandis que de données concernant la localisation des pannes, l’identification
la réponse à la demande physique est déterminée par le statut de de l’action appropriée pour limiter l’impact de la panne et la res-
la grille. En cas de réponse à la demande physique, le service tauration du système, la détermination des actions de contrôle
public transmet des demandes aux consommateurs à des fins de visant à agir sur l’insertion de puissance des DER, alors que l’opti-
réduction de la consommation et de gestion de la demande si une misation de l’utilisation de l’énergie disponible devient critique et
partie du réseau est en panne ou en cours de maintenance. Il est beaucoup plus complexe que dans le cas d’un réseau unidirection-
recommandé de combiner les deux types de réponse à la nel traditionnel ;
demande du marché et physique afin d’opérer une gestion opti- 2) l’intégration d’une part importante de ressources renouve-
male du réseau (équilibre entre l’offre et la demande). lables, telles que l’énergie solaire, l’énergie éolienne, la petite
hydraulique, le biogaz, la biomasse, la géothermie, l’énergie maré-
motrice, etc.
Les microréseaux (microgrids) sont des ensembles regrou- La caractéristique commune à la plupart de ces ressources
pant différentes sources d’énergie produites de façon décentra- renouvelables propres est que la puissance fournie est intermit-
lisée, notamment des sources d’énergie renouvelable et des tente et moins prévisible que dans le cas des systèmes conven-
charges interconnectées au sein de zones localisées (entités tionnels, ce qui entraîne des difficultés pour l’équilibrage de la
contrôlables par rapport au réseau principal). Ils peuvent fonc- puissance et la synchronisation des fréquences de tous les généra-
tionner en étant connectés au réseau synchrone étendu tradi- teurs.
tionnel (macroréseau), mais ils peuvent également être
En résumé, le tableau 1 présente une synthèse des principales
déconnectés en « mode îlot » en fonctionnant de manière auto-
différences entre le réseau électrique traditionnel et le réseau intel-
nome.
ligent dans le contexte de la transition énergétique.
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Tableau 1 – Comparaison entre les réseaux électriques traditionnels et les réseaux électriques
intelligents dans le contexte de la transition énergétique
Réseau électrique traditionnel Réseau intelligent
Flexibilité Axé TSO Axé DSO
Flux d’énergie Alimentation électrique et flux de données unidirec- Alimentation électrique
tionnels (du consommateur à l’utilité et flux de données bidirectionnels
Gestion côté demande Axée sur l’utilité Axée sur le client
Rôle du client Consommateur Consommateur-producteur (proconsommateur)
Données électriques
(actives/réactives…)
Utilitaires Rétroaction
Compteurs directe/indirecte
Avertir Agir
intelligents
Données
météorologiques
Données tarifaires SEM Gestion dactifs
Données Acquisition, Actions /
contextuelles stockage et Analyse prédictive Contrôles pour
Interface
(Temps d'utilisation, prétraitement (optimisation, ajuster le
utilisateur
durée…) de données inférence) fonctionnement
…
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de l'appareil
tion, prévisions météorologiques, capacités de stockage, etc.) et de En effet, le système SEM peut être branché sur n’importe quelle
la demande d’énergie (consommation, activités et habitudes des prise afin de surveiller les données de puissance (niveau d’énergie,
utilisateurs, appareils et équipements utilisés, prix de l’électricité, états d’utilisation, etc.) provenant d’appareils branchés pour les
etc.) sont requises. Grâce au développement rapide et à la pénétra- contrôler ou détecter tout comportement étrange. Il existe égale-
tion de nouvelles technologies de capteurs, de communication et ment des systèmes de surveillance Bluetooth qui se connectent
de transmission et en particulier de technologies sans fil, ainsi que directement à des capteurs situés dans toute la maison pour sur-
d’appareils mobiles intelligents, de grandes quantités de données veiller la température, l’humidité, la qualité et la pression de l’air.
sont générées concernant la production et la consommation. Ces Ces capteurs transfèrent les données vers une application qui
quantités considérables de données doivent être stockées et trai- indique les niveaux de consommation d’énergie et permet même
tées efficacement afin d’extraire les informations utilisées par le au propriétaire d’allumer/éteindre les climatiseurs et autres appa-
système SEM pour optimiser la gestion du réseau (production, reils.
consommation) de manière durable. Par conséquent, les réseaux Un système d’analyse prédictive vise à analyser et à exploiter le
électriques traditionnels sont en train de passer à des systèmes SG volume considérable de données énergétiques et d’autres données
intégrant des ressources distribuées d’énergie (DER) associées à contextuelles (temps d’utilisation, durée, météo, caractéristiques
des solutions de stockage statiques et mobiles. de la maison ou du bâtiment, etc.) afin d’obtenir un processus
Un système de gestion intelligente de l’énergie (SEM) est décisionnel efficace. Ce dernier repose essentiellement sur l’esti-
composé : mation de la consommation d’énergie à différents niveaux (loge-
ment, bâtiment, quartier, etc.) et à différents horizons temporels
1) d’un système d’acquisition de données permettant de collec- (court, moyen et long termes). Cette estimation dépend de nom-
ter des données à partir d’appareils (sous-compteurs), de comp- breux paramètres et facteurs variables et non linéaires tels que les
teurs intelligents, de stations météorologiques, etc. ; conditions météorologiques, les propriétés thermiques de l’enve-
2) d’un système d’analyse prédictive permettant d’effectuer une loppe du bâtiment, l’occupation ou le comportement des utilisa-
analyse des données, y compris des opérations d’optimisation, teurs, la performance énergétique des appareils existants, tels que
prévision (par exemple, régression), classification, regroupement, l’éclairage et les équipements de climatisation (CVC). Étant donné
et reconnaissance ; que le système SEM communique avec le fournisseur d’énergie
3) d’une interface utilisateur pour la visualisation, la génération (services publics, TSO, DSO), il peut identifier les appareils qui
de rapports, l’alarme et la configuration, comme illustré à la consomment de l’énergie aux heures de pointe, ainsi que le type
figure 4. d’appareil/équipement/activité consommant le plus d’énergie. En
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ayant accès à ces informations, le système peut programmer/ mations physiques simplifiées avec des données d’historique de
contrôler/recommander l’activation de certaines prises (pour les consommation d’énergie. Cependant, il est difficile de lier des
voitures électriques) ou de certains appareils (comme les pompes approches basées sur deux principes différents impliquant des
de piscine) pendant les heures creuses (électricité à bas prix). Par paramètres incertains. Le modèle utilisé est défini de façon empi-
conséquent, les utilisateurs peuvent économiser de l’argent et de rique et physique. Il fait intervenir des interactions complexes et
l’énergie, et réduire leur empreinte carbone. partiellement connues. En outre, ces interactions sont déterminées
sur la base de données et de connaissances physiques sur les
Les services publics offrent des incitations pour les maisons et
applications, les installations et les variables stochastiques décri-
bâtiments commerciaux qui appliquent des pratiques d’économie
vant les comportements des occupants.
d’énergie. Les systèmes SEM permettent aux consommateurs de
surveiller leur utilisation et d’apporter des changements efficaces.
Prenons l’exemple d’un bâtiment décrit dans [5], et construisons un
Le boîtier d’analyse prédictive construit un profil de comporte-
ment des utilisateurs en termes de consommation d’énergie. Ce modèle afin de décrire l’évolution de la température intérieure
profil énergétique peut être utile pour comparer différents utilisa-
teurs ou détecter des activités anormales ou illégales. Ce type Tin à partir des lois fondamentales de la thermodynamique et du
d’informations est non seulement avantageux pour l’utilisateur transfert de chaleur. On suppose que le bâtiment comporte une seule
final, mais pourrait également être utilisé par des tiers. zone (un étage) avec une zone thermique globale (un appareil de
chauffage électrique). Ce modèle est le modèle de résistance-capa-
Par exemple, les compagnies d’assurances pourraient facturer cité RC qui est une expression mathématique (équations différen-
une prime flexible en fonction du profil de consommation d’énergie tielles) du transfert de chaleur entre intérieur et extérieur. La capacité
ou les grands fournisseurs d’énergie pourraient prévoir l’énergie thermique Cr (J/°C) relie la quantité de chaleur requise à une variation
nécessaire pendant les heures de pointe. de la température intérieure. La résistance thermique équivalente Req
(°C/W) est un parallèle de quatre résistances thermiques, des parois
Un modèle prédisant le comportement de consommation d’un (Rwa), des portes (Rd), des fenêtres (Rwi) et du toit (Rro) du bâtiment :
bâtiment, d’un ménage, etc. est construit afin d’améliorer l’effica-
. La puissance thermique du radiateur élec-
cité énergétique (consommation, comme discuté précédemment).
Normalement, les systèmes de climatisation (CVC) représentent la trique est définie par qradiateur (W = J/s) et la déperdition de chaleur,
charge principale (principaux consommateurs d’énergie). Par
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conséquent, les modèles sont conçus pour décrire (prévoir) leur indiquée par qdéperditions, peut être calculée par la relation :
profil de consommation. Généralement, les approches utilisées
pour estimer la consommation d’énergie peuvent être classées en . Les déperditions de chaleur sont calcu-
trois catégories : celles basées sur une boîte blanche, celles basées
sur un modèle de type boîte noire et celles basées sur un modèle lées par la relation : où Tout est la température exté-
de type boîte grise [4]. Ces modèles peuvent être statiques (simpli-
fiés) lorsque toutes les entrées et toutes les sorties sont contrôlées rieure. La figure 5 illustre le modèle RC pour la variation de la
et connues, ou dynamiques lorsque des perturbations inconnues température intérieure. Dans les modèles White-box (ou boîte
ainsi que des paramètres et variables non contrôlés interviennent blanche), les paramètres Cr, Rwa, Rd, Rwi et Rro sont nécessaires pour
dans la consommation d’énergie (par exemple, un transfert estimer (simuler) la température intérieure (Tin). Cela peut être fait en
d’énergie) [5]. Cependant, une plus grande attention doit être utilisant des lois physiques, telles que la loi d’équilibre thermique, et
accordée aux modèles dynamiques car leurs environnements et les paramètres thermiques du bâtiment (par exemple, la masse ther-
leur dynamique de consommation d’énergie en conditions réelles mique, les dimensions du bâtiment, etc.). Dans les modèles de type
sont variables. En outre, la connaissance de leurs paramètres et boîte noire, tels que les modèles de réseaux neuronaux (Neural
variables est incomplète et incertaine. Les approches basées sur Networks – NN), Tin est estimé en se basant sur les valeurs
les modèles de type boîte blanche (white-box) font appel à un (mesures) de Tout (prises depuis une station météo locale, la tempéra-
modèle physique de transfert d’énergie et de consommation
ture de consigne (qui varie entre 19 et 21 °C), qradiateur et les valeurs
d’énergie pour les équipements, les installations et les appareils
ménagers. Par conséquent, une étude détaillée et une description précédentes de Tin. Dans les modèles basés sur un modèle de type
complète de la performance énergétique ainsi que des nombreux boîte grise, une structure simplifiée de boîte blanche est définie, dans
paramètres et facteurs en jeu sont nécessaires, ce qui s’avère coû- laquelle plusieurs composants discrets d’un bâtiment sont combinés
teux en temps de calcul et souvent indisponible. La précision de en un seul composant. Dans notre exemple, la résistance thermique
leur estimation est donc limitée. Les modèles autorégressifs (AR), de toutes les fenêtres, portes et toits est combinée en une résistance
à moyenne-mobile (ARMA) [6] et à série de Fourier [7] sont des thermique équivalente unique Req (figure 5). Les paramètres de cette
exemples d’approches fondées sur un modèle de type boîte structure de modèle simplifiée (Req , Cr ) sont identifiés à partir des
blanche. Des approches basées sur l’intelligence artificielle ou de mesures disponibles en ligne (par exemple Tout, qradiateur, etc.).
type boîte noire, telles que les réseaux de neurones (NN) [8] [9], les
machines à vecteurs de support (SVM) [10], analysent la consom-
Une interface utilisateur est composée de trois composants
mation d’énergie uniquement à partir de données d’historique de
principaux : les outils d’édition de rapports, de visualisation et de
comportement de consommation du passé. Ces approches basées
contrôle des appareils/équipements. Elle est utilisée pour afficher
sur des données ont l’avantage de ne nécessiter aucune connais-
les informations sur la consommation, la production solaire, les
sance physique ou mathématique du comportement de consom-
appareils en marche/arrêt, etc., les recommandations, les commen-
mation ou du transfert d’énergie. Elles fournissent une estimation
taires (interroger les principaux types d’appareils installés à
beaucoup plus précise que celle obtenue par les approches basées
l’avance, demander une confirmation des appareils détectés en
sur une boîte blanche [11], mais elles nécessitent un ensemble
panne, etc.) et/ou les actions à effectuer. L’acceptation de cette
important de données d’historique de fonctionnement qui doit
interface est primordiale pour le succès du système SEM. Par
inclure tous les facteurs directs et indirects influant sur la consom-
conséquent, elle doit pouvoir afficher et dialoguer avec les utilisa-
mation d’énergie. En outre, elles ne peuvent ni fournir une inter-
teurs de manière complète, intuitive et facile à utiliser. Cela est
prétation des résultats obtenus (comportement de consommation
difficile car les informations et les mesures sous-jacentes sont de
estimé), ni indiquer la manière dont l’estimation est obtenue.
nature technique et la majorité des utilisateurs ne sont pas des
Les approches basées sur un modèle de type boîte grise [12] [13] ingénieurs. Les commentaires des utilisateurs [15] via l’interaction
[14] constituent une alternative permettant de combiner des infor- directe ou indirecte avec l’interface utilisateur permettent aux
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Figure 5 – Modèle thermique RC simplifié destiné à un modèle de Des exemples de capteurs utilisés pour suivre les activités des
type boîte grise (grey-box) afin de simuler la température intérieure utilisateurs peuvent être par exemple à des capteurs de détection
Tin de présence, de mouvement ou d’éclairage afin de suivre les
déplacements de l’utilisateur et déterminer son emplacement dans
la maison à un moment donné, ainsi que des capteurs de tempéra-
utilisateurs d’apprendre et de comprendre leur façon de consom- ture permettant d’évaluer l’état du brûleur de chaudière afin de
mer. Ils peuvent donc adapter leur comportement de consomma- fournir des informations sur les habitudes de l’utilisateur (confort),
tion afin d’accroître leur efficacité énergétique. Dans le cas d’un etc. Cependant, la reconnaissance de l’activité humaine est princi-
retour direct [16], les consommateurs reçoivent des informations palement utilisée pour aider les utilisateurs humains, en particulier
énergétiques en temps réel via des dispositifs d’affichage. En cas les personnes âgées et les personnes handicapées, à effectuer
d’un retour indirect d’information, celui-ci est traité via une factura- leurs activités quotidiennes tout en assurant leur sécurité, leur
tion détaillée et fréquente. Il est généralement plus approprié santé et leur bien-être. La surveillance de charge intrusive peut
qu’un retour direct pour démontrer tout effet sur la consommation être également effectuée en suivant les appareils activés (en utili-
des modifications du chauffage des locaux, de la composition du
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de cuisinière ;
tels que les moteurs électriques entraînant une pompe (réfrigéra-
– les appareils utilisant une puissance variable sans nombre
teurs, congélateurs, machines à laver, etc.) et les appareils à basse
d’états de fonctionnement fixe, tels qu’une perceuse électrique ou
tension passagère en marche tels que les ventilateurs ou les
un éclairage tamisé ;
mixeurs ;
– les appareils à consommation électrique continue à un débit
– appareils à faible consommation d’énergie caractérisés par une
constant, tels que les détecteurs de fumée câblés et les récepteurs
commutation d’amplitude élevée sur les transitoires et un spectre
de télévision par câble.
de courant riche en composants harmoniques tels que les télévi-
seurs, les magnétoscopes ou les ordinateurs personnels. Le degré de discrimination des fonctionnalités extraites dépend
de la catégorie de l’appareil. Par exemple, les appareils à deux
Dans la surveillance de charge intrusive, chaque signature états de fonctionnement sont beaucoup plus faciles à reconnaître
d’appareil individuel est obtenue [5] en générant un signal et en et à distinguer que les appareils comportant des opérations multi-
l’injectant dans le circuit d’alimentation électrique chaque fois états, en particulier lorsque certains des états de fonctionnement
qu’un appareil donné fonctionne. La signature intrusive est géné- d’un appareil correspondent à des niveaux de consommation
rée en construisant un circuit connecté à un appareil lors d’une proches de ceux d’autres appareils.
intrusion initiale unique. Ce circuit génère un signal (niveau de
courant, harmonique de tension ou signal radiofréquence) et Les entités extraites peuvent généralement être classées en deux
l’injecte dans le circuit d’alimentation chaque fois que l’appareil catégories principales :
consomme de l’énergie. En surveillance de charge non intrusive, la – fonctions à l’état stationnaire [22]. Les appareils apparte-
signature de chaque appareil est construite sur la base de l’extrac- nant à cette catégorie consomment une puissance constante dans
tion de caractéristiques à l’aide du signal de consommation de chaque état de fonctionnement. Par conséquent, les caractéris-
charge globale. Le § 3 décrit en détail la façon de déterminer la tiques liées à la magnitude et au signe de la puissance active et
signature de charge non intrusive pour chaque équipement indivi- réactive dans ces états de fonctionnement, ainsi que la variation
duel à partir du signal de consommation de charge globale. graduelle de puissance due à une modification de l’état de fonc-
tionnement d’un appareil (par exemple la mise sous ou hors ten-
sion) sont des exemples de ces caractéristiques. Cette modification
est enregistrée en tant qu’événement et permet de reconnaître
3. Gestion intelligente l’appareil correspondant à partir de la charge globale ;
– fonctions à l’état transitoire [23], où les fonctionnalités
de l’énergie basée sont liées au comportement transitoire d’un appareil lors du chan-
gement d’état de fonctionnement. En effet, les éléments réactifs
sur la surveillance (par exemple les condensateurs de charge) de certains appareils
(par exemple l’alimentation d’un ordinateur) ont un comportement
non intrusive de la charge de consommation distinct (temps de charge/décharge, valeur de la
puissance absorbée, forme, harmoniques, etc.) qui peut être utilisé
En surveillance de charge non intrusive (NILM), le signal de pour discriminer l’appareil correspondant à partir de la charge glo-
charge (données) du bâtiment entier est acquis à partir du tableau bale.
électrique principal situé à l’extérieur du bâtiment ou de la Il existe également des caractéristiques contextuelles et compor-
résidence, évitant ainsi la nécessité d’une installation supplémen- tementales (alimentation non électrique) qui peuvent être utilisées
taire à l’intérieur de la propriété de l’utilisateur. L’approche NILM avec celles extraites du signal d’alimentation (courant et tension).
peut être formulée comme suit. Soit S (t) le signal de puissance Dans la référence [24], les auteurs ont incorporé l’heure du jour, le
agrégé des appareils actifs au point d’entrée du compteur à jour de la semaine et la durée d’utilisation d’un appareil en tant
l’instant t. Soit Si(t), i = 1, ..., n, la consommation électrique des que caractéristiques de leur modèle d’identification afin de mieux
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ON3
ON2
Appareils à puissance
Appareils à deux états variable
ON
ON1
+ dP – dP
Heure
OFF OFF
Figure 7 – Types d’appareils en fonction de leur nombre d’états de fonctionnement et de leur consommation électrique
dP = + 600
dQ = + 100 dP = + 2 000
dQ = – 100
dP = – 1 000
dP = + 3 000
Figure 8 – Modèle d’appareil à deux états (cafetière)
dP = + 1 000
dP = – 3 000
reconnaître les appareils. Dans la référence [25], les auteurs ont
proposé d’utiliser des schémas contextuels saisonniers et l’heure
OFF
du jour, tandis que dans [26], les schémas de consommation P=0
d’énergie des appareils et la présence de l’utilisateur ont été utili- Q=0
sés comme caractéristiques contextuelles. Bien que ces caractéris-
tiques améliorent la précision de l’identification des appareils, elles
augmentent la complexité de l’identification et deviennent impos-
sibles à identifier lorsque le nombre d’appareils est trop important
(supérieur à dix). Figure 9 – Modèle d’appareil multi-état (cuisinière)
Les caractéristiques extraites sont liées aux caractéristiques des
signaux de courant et de tension (puissance active/réactive) dans
le temps (par exemple : pics, valeur moyenne quadratique (RMS),
Prenons un exemple d’un appareil multi-états avec un nombre fini
VRMS, IRMS, facteurs de puissance, forme, pente, etc.) et des
d’états de fonctionnement. La figure 9 montre les états de fonction-
domaines de fréquence (analyse des harmoniques, analyse de la
nement d’une cuisinière. C’est un appareil de chauffage, il n’y a donc
fréquence fondamentale, etc.). Toutefois, il convient de mentionner
pas de consommation d’énergie réactive. Cet appareil a deux puis-
que certaines caractéristiques, en particulier transitoires,
sances de chauffage différentes : une consommation de 1 000 W et
dépendent du taux d’échantillonnage. En effet, ils nécessitent un
la seconde de 3 000 W. Il y a 6 événements générés : dP = + 1 000,
taux d’échantillonnage considérablement plus élevé que celui qui
dp = – 1 000, dP = + 2 000, dP = – 2 000, dP = + 3 000 et dP = –
est nécessaire dans le cas des caractéristiques en régime perma-
3 000. Ces événements sont générés lorsque la cuisinière active ou
nent, en particulier au cours du temps. Néanmoins, en cas de
désactive les états OFF, ON1 et ON2, comme illustré dans la
confusion (comportement à l’état stable similaire) entre deux appa-
figure 9.
reils différents, des fonctions transitoires peuvent constituer une
alternative pour éviter cette confusion. Par exemple, les appareils
avec des charges non linéaires qui consomment un courant non
sinusoïdal pendant le fonctionnement, comme les cuisinières à 3.2 Inférence et apprentissage
induction, les harmoniques dans la forme d’onde du courant four-
Cette étape vise à créer un modèle (un classificateur, par
nissent des caractéristiques assez discriminantes.
exemple) capable d’identifier les états de fonctionnement d’un dis-
Prenons l’exemple d’une cafetière comme dans la figure 8. Cet positif spécifique à partir du signal de puissance agrégé. Pour
appareil a deux états de fonctionnement avec une seule étape d’ali- atteindre un tel objectif, les fonctionnalités d’un ensemble d’appa-
mentation de transition (dP, dQ) lors du changement d’état de fonc- reils génériques sont extraites afin d’identifier leurs signatures.
tionnement (MARCHE/ARRÊT). Par conséquent, nous pouvons écrire Ensuite, toutes les combinaisons de signature possibles de ces
(dP = + PON, dQ = + QON) lorsque la cafetière est mise sous tension appareils sont comparées au signal de charge agrégé afin de trou-
et (dP = – PON, dQ = – QON) lorsque la cafetière est mise hors ten- ver la combinaison la plus proche du signal de charge agrégée.
sion. Cette commutation génère quatre événements différents + dP, Les approches utilisées pour construire un modèle capable
– dP, + dQ et + dQ. d’identifier les états de fonctionnement spécifiques des appareils à
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Espace de signature
Ref-ON
1 000
MW-ON1
– 1 000
Ref-OFF
Figure 11 – Exemple d’utilisation de l’approche de reconnaissance de formes pour un ménage de quatre appareils (réfrigérateur (ref.), bouilloire,
four micro-ondes (MW) et cafetière (café))
3.2.2 Approches non supervisées/ prendre en compte la différence de charge comme caractéristique
semi-supervisées supplémentaire.
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Cependant, la mise à jour des modèles créés et leur affinement En résumé, les principales exigences du développement de sys-
sont effectués hors ligne. Il est important de proposer un modèle tèmes SEM efficaces dans le contexte de la transition énergétique
capable de mettre à jour ses paramètres et sa structure en ligne sont les suivantes :
afin de permettre la mise en œuvre d’approches NILM dans un
– systèmes non intrusifs utilisant uniquement le signal de puis-
environnement de flux de données. De plus, la formation en ligne
sance global collecté à partir d’un seul point de mesure (compteur
permet d’améliorer la précision du modèle grâce à l’utilisation de
intelligent) ;
toutes les données disponibles dès qu’elles le sont. Pour finir, une
approche d’apprentissage en ligne permet de détecter la présence – utilisation de données à faible fréquence d’échantillonnage afin
de nouveaux appareils et d’apprendre leurs modèles. de limiter la mémoire requise et les ressources de traitement ;
– désagrégation non supervisée, afin d’être automatique et indé-
pendante de l’utilisateur en évitant l’étiquetage manuel des appa-
reils par les utilisateurs ;
4. Conclusion et discussion – capacité à généraliser les modèles construits pour les maisons
invisibles ;
Cet article traite du problème de la gestion intelligente de l’éner-
gie (SME) dans le contexte de la transition énergétique (gestion de – capacité à détecter et à construire des modèles pour de nou-
la demande, surveillance de la charge, micro-réseaux, conseil en veaux appareils ;
énergie pour les résidents et les services publics, économie d’éner- – protéger la vie privée des consommateurs en traitant les don-
gie, gestion des revenus par tarification dynamique, compteurs nées de consommation (suivi de la charge) au niveau des
intelligents). Il se concentre sur l’utilisation de techniques d’intelli- ménages ;
gence artificielle pour relever les défis liés à cette question d’actua-
lité. L’article met en lumière les principales différences entre les – identifier des appareils multi-états complexes avec une puis-
réseaux électriques traditionnels et les futurs réseaux électriques sance consommée variable ayant un nombre infini d’états et une
intelligents dans le contexte de la transition énergétique. plage continue de valeurs de consommation d’énergie pendant
leur fonctionnement ;
En outre, cet article détaille le problème de la surveillance de
charge dans les secteurs résidentiel, commercial et industriel afin – prise de décision en temps réel afin d’identifier les états de
d’améliorer l’efficacité énergétique et de réaliser des économies fonctionnement des appareils.
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5. Acronymes
SG Réseau intelligent smartgrid DSM Gestion axée sur la Smart Demandside
demande management
DER Ressources énergétiques Distributed energy
distribuées resources DR Réponse à la demande Demand Response
TSO Gestionnaire de réseau de Transmission system SVM Machine à vecteur de Support vector
transport operator support machine
DSO Gestionnaire de réseau de Distributed system NILM Surveillance de charge non Non-intrusive load
distribution operator intrusive management
BRP Responsable d’équilibre Balance responsible HMM Modèle de Markov caché Hidden Markov model
parties
FHMM Modèle de Markov caché Factorial hidden
SEM Système de gestion Smart energy factoriel Markov model
intelligente de l’énergie management
DFHMM FHMM différentiel Differential FHMM
BAS Système d’automatisation Building Automation
du bâtiment system AFHMM FHMM additifs Additive FHMM
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