02 - Réseaux Téléphonique commutéRT3
02 - Réseaux Téléphonique commutéRT3
Réseau téléphonique – Notes de cours, Alex CHIME Réseau téléphonique – Notes de cours, Alex CHIME
Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté
1.3. TELEPHONIE
1854 : Découverte du principe par Charles Bourseul, 1876 : Mise au point du premier téléphone par Alexander
Graham Bell,
1899 : Brevet de Pupin sur l’influence de l’induction.
1905 : Première liaison "pupinisée" entre NewYork-Washington (337km) par A.T.T.
1924 : Création à Paris du C.C.I.F. (Comite Consultatif International des liaisons téléphoniques à grandes Exemple d’un simple réseau de téléphonie
distances) qui sera rattaché a l’ U.T.I. en 1925.
La commutation de circuit consiste à juxtaposer bout à bout des voies physiques de communication entre la source et la
1956 : Création du CCITT a Genève (fusion téléphone-télégraphe), destination, la liaison ainsi construite étant maintenue temporairement durant l’échange.
1970 : Premiers commutateurs numériques (commutation temporelle),
A l’origine, la mise en relation était réalisée manuellement par des opérateurs ; les premiers systèmes de commutation
1976 : Signalisation par canal sémaphore (CCITT n°7), automatique ne sont apparus que vers les années 70s.
1980 : Etude du numérique de bout en bout.
2.2. ORGANISATION DU RTCP
La partie supérieure de cette hiérarchie, formée par l’ensemble des commutateurs et les circuits qui les interconnectent dans des conduits souterrains.
est appelée réseau dorsal (backbone en anglais) tandis que la partie inférieure formée par les lignes d’abonné constitue le Répartiteur : il constitue le point d’accès des lignes au commutateur ; les lignes sont amenées sur des barrettes
réseau d’accès (ou de desserte). verticales dites têtes de câble verticales ou tous simplement "Verticales" ; les points d’arrivés des lignes sur
l’autocommutateur sont raccordées sur des réglettes horizontales ; la liaison entre Verticales et Horizontales se fait
2.2.2. Règles d’acheminement
au moyen de jarretières.
Le réseau étant partiellement maillé, plusieurs itinéraires sont généralement possibles pour atteindre un abonné. Afin
Dans le réseau dorsal, on retrouve :
d’optimiser l’utilisation des ressources, on distingue deux types de faisceaux : les faisceaux de premier choix et les faisceaux de
second choix ou faisceaux de débordement. Par définition, le faisceau de premier choix est celui qui conduit l’appel vers le Les commutateurs : nœud du réseau, ils assurent la connexion de la ligne de l’abonné demandeur à celle de
commutateur le plus proche de l’abonné appelé en empruntant les faisceaux de plus faible hiérarchie. En cas de l’abonné demandé durant le temps de leur communication téléphonique.
saturation le faisceau de débordement est emprunté.
Les faisceaux de circuits : ils assurent les liaisons entre commutateurs ; les liaisons peuvent être de type ligne à
conducteur, fibre optique, liaison hertzienne terrestre ou par satellite, … ; les centres de modulation/démodulation
2.2.3. Structure fonctionnelle du RTCP
vont assurer la modulation ou la démodulation des signaux selon le type de support de transmission utilisé.
La gestion du réseau téléphonique s’articule autour de trois principales fonctions :
La distribution : elle concerne essentiellement la boucle locale d’abonné, c'est-à-dire l’ensemble de moyens et
techniques mis en œuvre pour relier l’abonné au commutateur de rattachement ; l’ensemble des dispositifs
permettant cette liaison constitue le réseau de distribution qui assure la transmission de la voix et de la signalisation
usager.
La commutation : c’est la fonction essentielle du RTC ; elle assure la concentration et l’aiguillage du trafic
téléphonique.
La transmission : fonction support du réseau, elle assure, à travers des artères de transmission ou faisceaux de circuits,
l’interconnexion entre les commutateurs du réseau ; les faisceaux de circuits peuvent être de type liaisons
filaires, hertziennes, optiques ou mixtes ; l’ensemble commutateurs et supports d’interconnexion est appelé
réseau de transmission.
3. LA DISTRIBUTION l’écouteur : il est constitué d’une membrane métallique qui vibre selon les variations du courant qui le traverse et
restitue la voix ; il forme avec le microphone un ensemble appelé combiné (handset) ;
3.1. LE POSTE TELEPHONIQUE OU TERMINAL D’ABONNE le cadran ou clavier (dial pad) : il permet d’envoyer les informations de numérotation au centre de rattachement
par interruptions calibrées et commandées de la boucle de courant à travers le contact K2 ;
3.1.1. Fonctions essentielles la sonnerie (bell) : lors d’un appel entrant, elle reçoit du centre de rattachement une tension alternative d’environ
Le poste téléphonique conventionnel assure un nombre important de fonctions dont les plus courantes sont : 80V à 50Hz lui permettant d’alerter l’abonné (invitation à décrocher).
la gestion (réception et génération) de toute la signalisation d’abonné (sonnerie, différentes tonalités, signaux de 3.1.2.4. Le circuit de voix et son transformateur différentiel
numérotation, décrochage, raccrochage, …).
Le transformateur différentiel (hybrid) forme avec l’impédance d’adaptation, l’écouteur et le microphone le circuit de voix.
la conversion de la voix en signal électrique à transmettre sur la ligne ou du signal électrique reçu en signal Son rôle est d’adapter la ligne téléphonique (à 2 fils) au combiné (à 4 fils). Le principe d’adaptation voudrait que le
acoustique. signal provenant du microphone ne se retrouve pas sur l’écouteur ou, en d’autres termes, que l’abonné qui parle au
On distinguera essentiellement deux catégories de postes téléphoniques suivant le type de signaux utilisés pour la téléphone ne s’entende pas dans son écouteur : on parle alors d’adaptation antilocal.
numérotation : les postes à numérotation décimale et les postes à fréquence vocale ou DTMF.
L’utilisation du transformateur différentiel dans un poste téléphonique est illustrée par les figures ci-dessus. Le courant
généré par le microphone est réparti en deux courants I 1 et I 2 à travers les enroulements n1 et n 2 qui induisent, dans
l’enroulement n3 , des courants en opposition de phase, de valeur résultante I 3 .
Pour que l’adaptation antilocal soit parfaite, il faut que I 3 soit nul. Ce qui implique :
Circuit d’un terminal téléphonique à cadran S63 n1 I 1 = n 2 I 2 (1)
3.1.2.2. Source d’alimentation ou de façon équivalente, si Z 1 et Z 2 sont respectivement les impédances des enroulements n1 et n 2 :
les crochets (hook switch) : il s’agit de l’ensemble des deux contacts K 1 et K 1' commandés par la position du Pour des lignes plus longues ou en présence des sources de perturbations électromagnétiques (frigo, ascenseur, micro-
ondes, télé, …), il est recommandé d’employer du câble de type 298 (câble téléphonique à 4 paires torsadées), ou mieux
combiné ; leurs positions ouvert ou fermé permettent au centre de rattachement d’être informé en permanence
encore, du câble réseau catégorie 5E, ou 6.
sur les états raccroché ou décroché du poste téléphonique ; tous ouverts au repos, seul le circuit de sonnerie est
alors reliée à la ligne et la capacité C empêche la circulation de tout courant continu à travers la sonnerie ; Tous ces câbles sont fabriqués suivant des standards de couleur qu’il faut prendre en compte au moment de
quand le combiné est décroché, les contacts K 1 et K 1' se ferment, créant ainsi une boucle de courant (continu) qui l’installation (pour faciliter les opérations de maintenance).
s’établit sur la ligne ; c’est la présence ou non de ce courant qui informe le centre de rattachement de l’état du Le code de couleur du câble 298 est donné sur la figure ci-dessous. Les numéros indiqués correspondent aux numéros
poste téléphonique (décroché ou raccroché) ; de plots sur la prise.
le microphone : il est constitué d’une membrane qui par ses vibrations, sous l’effet de la voix, fait varier sa
résistance interne ; ces variations de résistance entrainent des variations du courant dans la boucle de courant ;
ces variations de courant, proportionnelles à la voix, constituent le signal transmis vers l’abonné distant ;
3.2.2. La prise
La prise téléphonique femelle est une prise gigogne avec 8 contacts numérotés de 1 à 8. Les quatre paires d’un câble de
type 298 peuvent y être rattachées, permettant éventuellement le raccordement de 2 lignes sur une même prise.
3.3.1. Définition et problèmes Il est perceptible par l'oreille humaine lorsque ce délai dépasse les 40 ms. Sa puissance dépend des pertes des circuits
hybrides et est d’autant plus faible et moins gênante que l'atténuation de ligne est plus importante et que le délai couru
La boucle locale d’abonné est constituée d’une paire de cuivre allant de la prise téléphonique jusqu’au commutateur de est plus court.
rattachement.
Une technique de suppression d’écho consiste à construire à partir du signal original un modèle d'écho adaptatif et de le
Elle est sujette à des problèmes de plusieurs ordres : soustraire à l'écho réel pour l'annuler. Cette technique est aujourd'hui largement répandue, facilitée par le circuit intégré
un affaiblissement linéique proportionnel à la racine carrée de la fréquence ; les conséquences sont une destiné à cette fin.
déformation de l’onde le long de la ligne et une limitation de la longueur de la ligne ;
3.3.5. Diaphonie
l’écho dû à un mauvais équilibrage des lignes (dans les circuits hybrides) ;
Il y a diaphonie lorsque le signal téléphonique associé à la conversation sur une ligne téléphonique voisine interfère avec
les perturbations dues aux lignes téléphoniques voisines encore appelé diaphonie. le signal téléphonique de l'abonné. Elle est essentiellement due au couplage capacitif entre deux lignes téléphoniques
Pour apporter une solution à ces difficultés, quelques techniques sont mises en œuvre. On peut citer entre autres la proche.
pupinisation, l’amplification, la suppression d’écho. On parlera de paradiaphonie lorsque la diaphonie se manifeste à l'extrémité proche de la ligne perturbée et de télédiaphonie si
la diaphonie se manifeste à l'extrémité éloignée de la ligne perturbée
3.3.2. Pupinisation
La diaphonie de ligne augmente généralement avec la fréquence. Elle est minimisée lorsque la capacité distribuée entre
Pour minimiser les effets de distorsion, PUPIN a proposé une solution empirique qui consiste à insérer à intervalle les câbles est la même que la capacité distribuée entre le câble et la terre.
régulier de 1830 m des selfs de 88 mH sur la ligne. Cette technique, qu’on a appelée pupinisation permet d’uniformiser
l’affaiblissement linéique dans la bande de fréquence utile de 300 – 3400 Hz et de tripler pratiquement la longueur de la On essaye d’y trouver une solution par un choix judicieux du câble et du niveau de courant circulant dans la ligne
ligne sans avoir recours à des répéteurs. téléphonique.
4.2. FONCTIONS D’UN COMMUTATEUR L’unité de marquage désigne et commande les points de connexion pour établir l’itinéraire demandé par l’Unité de
Contrôle.
La principale fonction d’un commutateur est la connexion. Pour ce faire, il doit pouvoir assurer :
4.3.7. L’unité de contrôle
l’établissement, à la demande, d’une liaison temporaire entre deux installations d’abonné en utilisant les
renseignements fournis par l’abonné appelant ;
le maintient et la supervision de cette liaison pendant toute la durée de l’échange ;
la libération en fin de conversation des dispositifs qui ont servi à la l’établissement de la liaison.
Suivant la position des abonnés appelant et appelé par rapport au commutateur, on parlera de connexion local, entrante,
sortante ou de transit. Le commutateur peut être de rattachement, de transit ou mixte. Il assure par ailleurs les fonctions de
concentration de trafic et de facturation des communications.
Rattachement (connexion local) Mixte (connexion entrante /sortante) Transit (connexion de transit)
4.4.5. La connexion
A la réception du signal de retour d’appel, le commutateur appelant connecte l’abonné appelant au circuit réservé et
celui-ci peut alors recevoir le signal de retour d’appel (retour de sonnerie) produit par le commutateur appelé. Dès lors
que l’appelé décroche, son commutateur le connecte au circuit réservé et l’échange peut commencer.
4.4.6. La taxation
Lorsque l’abonné appelé décroche, son commutateur de rattachement détecte la boucle de courant, arrête les signaux de
sonnerie et de retour d’appel, connecte ensuite l’abonné appelé au circuit réservé et transmet au commutateur appelant
un signal de début de la communication ; celui-ci déclenche alors la taxation et l’échange peut commencer.
4.4.7. La supervision
Durant la conversation téléphonique, les commutateurs mis en jeu doivent surveiller en permanence la continuité de la
liaison afin de détecter si l’un des intervenants raccroche ou si une éventuelle défaillance interrompt la communication
en cours. C’est la supervision.
5. SIGNALISATION ET TARIFICATION 0 : dix coupures de 66 ms séparées par des intervalles de temps de 33 ms, soient 1000 ms ;
1 : une coupure de 66 ms, ce qui correspond à une durée totale de 100 ms ;
5.1. DEFINITIONS
2 : deux coupures de 66 ms séparées par un intervalle de temps de 33 ms, soient 200 ms ;
Entre l’intention d’appeler (décrocher de l’appelant) et la fin de la communication, de nombreuses informations
échangées sur le Réseau Téléphonique Commuté permettent de gérer la communication téléphonique. L’ensemble de …
ces échanges d’informations constitue la signalisation.
On distinguera quatre principales catégories de signaux de signalisations :
les signaux de supervision ;
les signaux de numérotation ;
les signaux d’information ;
les signaux d’alerte.
Certaines de ces informations sont échangées entre l’abonné (usager) et le réseau : on parle alors de signalisation usager ou Pendant la numérotation, toute fermeture de boucle de courant (I = I0) nettement supérieure à 33 ms est assimilée à
de signalisation terminale ; c’est le cas par exemple du décroché, de l’invitation à numéroter, de la numérotation, du retour une séparation entre deux chiffres ou à une fin ou abandon de numérotation. De même, toute ouverture (I = 0)
d’appel … D’autres par contre ne se limitent qu’au réseau dorsal : c’est la signalisation réseau. nettement supérieure à 66 ms est interprétée comme un raccrochage.
Pour résoudre ce problème, un dispositif antiparasite (réseau d’interrupteurs K 3 , K 4 , K 5 sur la figure ci-dessous) est
rajouté au poste. K 5 est couplé au combiné, il se ferme au décrochage. K 3 et K 4 fonctionnent en opposition avec
K 2 , ils se ferment dès son ouverture, court-circuitant ainsi le circuit de voix qu’ils protègent des surtensions et shuntant
la sonnerie par la résistance R S pour l’empêcher de sonner durant la numérotation.
Le principe de numérotation décimale est d’interrompre périodiquement la boucle de courant toutes les 100 ms avec un
rapport cyclique de 2/3.
L’action sur le cadran ou sur le clavier provoque des coupures calibrées de ligne (66 ms/33 ms) un nombre de fois égal
au chiffre composé, avec un intervalle minimum de 350 ms entre deux chiffres.
Le principe de numérotation par fréquences vocales est d’émettre deux (dual) impulsions sinusoïdales de fréquences le raccrochage de l’appelé : la ligne est maintenue pendant une temporisation de 2 à 4 s, un redécrochage de l’appelé
(tones) différentes choisies par convention dans la plage des fréquences vocales [300 Hz, 3400 Hz] suivant des rétablit la communication ;
combinaisons normalisées UIT-T Q.23, voir tableau ci-dessous. l’inversion de polarité : utilisé pour déclencher la taxation sur les cabines publiques, l’alimentation 48 V est inversée
F1=1209Hz F2=1336Hz F3=1477Hz F4=1633Hz au début de l’échange.
f1=697Hz 1 2 3 A
f2=770Hz 4 5 6 B 5.3. MODES DE SIGNALISATION
f3=852Hz 7 8 9 C En téléphonie, deux modes de transport d’informations de signalisations sont utilisés : la signalisation voie par voie et la
f4=941Hz * 0 # D signalisation par canal sémaphore.
Codage DTMF (Dual Tone Multi-Frequency) 5.3.1. Signalisation voie par voie
Pour chaque touche activée, deux impulsions sinusoïdales, l’une de fréquence haute suivie par l’autre de fréquence Dans la signalisation voie par voie, les signaux de signalisation transitent par les mêmes circuits que la voix : on dit que
basse, sont transmises au centre de rattachement. la signalisation est associé à la communication d’où l’appellation Channel Associated Signaling (CAS).
La pression la touche 6 par exemple provoque la transmission de deux impulsion sinusoïdales de fréquences f2=770Hz et
F3=1477Hz. Pour que la signalisation soit transmise entre deux points du réseau, un circuit doit être établi au préalable. Ce circuit se
construit de proche en proche entre les deux abonnés pendant que le numéro demandé progresse de commutateur en
Les deux impulsions durent chacune 40 ms et sont séparées par un silence de 40 ms environ. Si le silence entre deux commutateur, ce qui a pour conséquence une commutation assez lente. En plus, un circuit sera utilisé pour l’acheminement de
chiffres est supérieur à 10 s (ou 20s) le commutateur émet la tonalité "occupation". l’appel, même si l’appelé est "occupé" ! Cette signalisation est progressivement abandonnée.
5.2.3.2.2. Le générateur DTMF La signalisation voie par voie peut être dans la bande ou hors bande.
Le poste à numérotation fréquentielle est un poste à clavier, avec la particularité ici que le clavier est plus étendu 5.3.2. Signalisation par réseau sémaphore
(disponibilité des touches A, B, C, D). Il est équipé d’un générateur DTMF construit autour d’un ou de deux
oscillateurs (synthétiseurs) dont on fait varier la fréquence selon la touche qui a été actionnée. La signalisation par canal sémaphore utilise un canal dédié pour échanger les informations de signalisation d’où
l’appellation Common Channel Signaling (CCS). Toutes les informations de signalisation sont transmises hors
Le système DTMF est décrit par la norme UIT-T Q.23 (génération et détection des signaux DTMF). Il ne fonctionne communication par un réseau sémaphore indépendant du réseau de voix, ce qui autorise la gestion de nombreux
que si le central de rattachement est équipé du système de détection et de reconnaissance de ses signaux. Pour services.
discriminer le signal DTMF de la voix, le système vérifie qu’une seule fréquence ligne et une seule fréquence colonne
sont présentes, si d’autres fréquences sont présentes le signal est rejeté.
Réseau téléphonique, Support de cours 15 Réseau téléphonique, Support de cours 16
Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté
Avec la signalisation CCS, le circuit est préparé plus rapidement et n’est établi que lorsque l’abonné appelé décroche. BIBLIOGRAPHIE
Cette signalisation améliore le temps de réponse des commutateurs RTC analogiques et est indispensable dans les
réseaux numériques RNIS.
Claude SERVIN, Réseaux et télécoms – Cours avec 129 exercices corrigés, 2è édition, 2006, DuNOD
5.4. PLAN DE NUMEROTATION Tarmo ATTALAIENEN, Introduction to télécommunications network engineering, 2nd edition, 2003, Artech House
Un plan mondial, définit par le CCITT (UIT-T), divise le monde en 9 zones (1=Amérique du nord, 2=Afrique, Adrew TANENBAUM, Réseaux – Avec plus de 400 exercices, 4è édition, 2001, NOUVEAUX HORIZONS
3=Europe du sud, 4=Europe du nord, 5=Amérique du Sud et Cuba, 6=Australie, 7=URSS, 8=Asie de l’Est,
9=Extrême et Moyen Orient).
5.5. TARIFICATION
Les communications sont facturées uniquement par Unité Téléphonique (UT) ou impulsion indivisible et comptée d’avance,
la durée de l’UT ou son cout dépendant de la destination et de l’heure (période de la journée).
Renvoi d’Appel : Ce service consiste à renvoyer l’appel, avant décrochage, vers un autre numéro choisi au préalable
par l’abonné demandé.
ART : Autorité de Régulation des Télécommunications, organisme public chargé de définir le cadre légal et juridique Répartiteur : Bâti métallique permettant de connecter entre elles des lignes de différents câbles. Les lignes de chaque
dans le domaine des télécommunications. câble sont terminées sur des réglettes ou des têtes de câbles. Les broches de ces réglettes sont connectées à la demande
par des fils jarretières souples.
Autocommutateur : Equipement capable d’établir des connexions temporaires entre des lignes entrantes et sortantes
pour acheminer des communications. Commutateur d’abonné (ou commutateur privé) (en anglais PBX : Private Sous-répartiteur : Equipement, en armoire sur la voie publique ou en immeuble, qui permet, dans un réseau de lignes
Branch eXchange ou PABX : Private Automatic Branch eXchange) : commutateur téléphonique qui appartient à une d’abonnés, de relier par des jarretières (ou des dispositifs équivalents) une paire d’un câble de transport à l’une
installation terminale chez l’abonné et qui est raccordé au réseau général du téléphone. quelconque des paires d’un câble de distribution.
Bande Passante : Caractéristiques des dispositifs de transmission, elle indique la gamme des fréquences que le Transfert d’appel : Le transfert d’appel vers un autre numéro d’abonné, contrairement au renvoi d’appel, s’effectue
dispositif peut transmettre efficacement. lorsque la communication a été établie entre le demandeur et le demandé.
BLR : Boucle locale radio. URAD (Unité de Raccordement d’Abonnés Déportée) : Equipement qui permet de déporter physiquement un
certain nombre de postes téléphoniques par rapport à une installation principale.
Boucle locale : ensemble des liens filaires ou radio-électriques existant entre le poste de l’abonné et son commutateur
de rattachement.
Combiné : partie mobile d’un poste téléphonique réunissant l’écouteur, le microphone et éventuellement le clavier
pour les monoblocs et les sans fils.
DC : numérotation par impulsions décimale, chaque chiffre composé se traduit par une succession d'ouverture de ligne
au rythme de 10 par seconde. Le nombre d’ouvertures correspond au chiffre formé ( 10 pour 0, 1 pour 1, 2 pour 2, etc.
....).
DIAPHONIE : brouillage d’une voie de transmission téléphonique par des signaux provenant d’autres voies.
DTMF (Dual Tone Multi Frequency) : numérotation multifréquences, numérotation par fréquences vocales,
numérotation par tonalités (TONE ), c’est une des signalisations utilisées en téléphonie qui consiste à combiner deux
fréquences prises parmi cinq, (700, 900, 1100, 1300 et 1500 Hz) pour transmettre chaque chiffre pendant la
numérotation ; elle est souvent opposée à la numérotation par impulsions.
FREQUENCE VOCALE : les téléphones dits à " fréquence vocale " sont ceux pour lesquels la numérotation se
transmet par fréquences vocales (DTMF) ; la transmission du numéro est plus rapide qu’en numérotation décimale et
les touches peuvent servir pendant la communication.
IPBX : Contraction de IP et PBX. Equipement de commutation téléphonique privé dérivé d’un PABX et compatible
avec le protocole IP afin d’assurer la téléphonie sur IP.
Jarretière : Assemblage de fils conducteurs souples, isolés et torsadés utilisés dans les répartiteurs ou sous-répartiteurs
téléphoniques pour assurer la connexion d’une ligne ou d’un circuit entre 2 câbles.
Joncteur : Organe situé à l’entrée ou à la sortie d’un commutateur, raccordé à une jonction ou à un circuit, ou plus
généralement à une ligne. Il permet le traitement d’une partie de la signalisation et la supervision des communications.
Liaison louée : le Code des postes et télécommunications définit la liaison (ou ligne) louée comme " la mise à
disposition par l’exploitant public dans le cadre d’un contrat de location d’une capacité de transmission entre des points
de terminaison déterminés du réseau public, au profit d’un utilisateur, à l’exclusion de toute commutation contrôlée par
cet utilisateur ". C’est donc un ensemble de moyens de transmission établis de manière permanente permettant de relier
deux terminaux (par exemple liaison, généralement utilisée par les entreprises, reliant un PC à un ordinateur puissant
par l’intermédiaire d’un modem).
Lignes groupées : Ensemble de lignes d’abonnés desservant une même installation d’abonné et que l’on obtient par
un numéro d’appel unique.
Ligne réseau : Dans une installation privée d’abonné, équipement associé à une ligne de rattachement à un
commutateur du réseau public.
PABX : Private Automatic Branch eXchange, autocommutateur privé appartenant à une entreprise relié aux réseaux
publics, permet au personnel d’un même site de communiquer entre eux et avec des partenaires extérieurs. Il assure
l’interface entre le réseau téléphonique privé de l’entreprise et ceux des opérateurs. La multiplicité des interfaces
autorise des raccordements d’une grande diversité: téléphones classiques analogiques ou numériques, postes de travail
multimédia, terminaux informatiques.
Réglette : Dispositif de raccordement, installé dans un immeuble, servant de point de concentration pour les abonnés
de cet immeuble.