0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
262 vues12 pages

02 - Réseaux Téléphonique commutéRT3

Le document présente un cours sur le Réseau Téléphonique Commuté (RTC), incluant son historique, ses principes de fonctionnement, et son organisation. Il décrit la commutation de circuits, la structure hiérarchique du réseau, ainsi que les composants essentiels tels que le poste téléphonique et le câblage intérieur. Les informations abordées couvrent également les fonctions de distribution, de commutation et de transmission au sein du RTC.

Transféré par

Noah Joseph
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
262 vues12 pages

02 - Réseaux Téléphonique commutéRT3

Le document présente un cours sur le Réseau Téléphonique Commuté (RTC), incluant son historique, ses principes de fonctionnement, et son organisation. Il décrit la commutation de circuits, la structure hiérarchique du réseau, ainsi que les composants essentiels tels que le poste téléphonique et le câblage intérieur. Les informations abordées couvrent également les fonctions de distribution, de commutation et de transmission au sein du RTC.

Transféré par

Noah Joseph
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

IUTFV-GTR 14/11/2012 IUTFV-GTR 14/11/2012

Le Réseau Téléphonique Commuté


Notes de cours

Réseau téléphonique – Notes de cours, Alex CHIME Réseau téléphonique – Notes de cours, Alex CHIME
Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté

1. HISTORIQUE DES TELECOMMUNICATIONS 2. GENERALITES

1.1. TELEGRAPHE AERIEN 2.1. COMMUTATION DE CIRCUITS


Le Réseau Téléphonique Commuté Public (RTCP ou PSTN – Public Switched Telecommunication Network) est historiquement le
1.2. TELEGRAPHE ELECTRIQUE
premier réseau de transmission. Il a initialement pour mission le transfert de la voix et s’appuie sur le principe de la
Avec la pile de Volta (1800) et l’électro-aimant de Sturgeon (1824) Gauss et Weber mettent au point le premier commutation des circuits pour mettre en relation, momentanément et pendant toute la durée de la conversation, deux
télégraphe utilisable (a galvanomètre). Le télégraphe permet la transmission de texte seulement, l’alternat est possible. installations téléphoniques d’abonné.
 1836 : premier télégraphe véritable (électroaimant) par Morse,
 1844 : première ligne type Morse Baltimore-Washington (70 km),
 1851 : première traversée de la manche grâce au latex "Gutta-percha",
 1866 : première traversée de l’atlantique (15 signaux / s !),
 1865 : Création à Paris de l’U.T.I. (Union Télégraphique Internationale) qui deviendra l’U.I.T.

1.3. TELEPHONIE
 1854 : Découverte du principe par Charles Bourseul, 1876 : Mise au point du premier téléphone par Alexander
Graham Bell,
 1899 : Brevet de Pupin sur l’influence de l’induction.
 1905 : Première liaison "pupinisée" entre NewYork-Washington (337km) par A.T.T.
 1924 : Création à Paris du C.C.I.F. (Comite Consultatif International des liaisons téléphoniques à grandes Exemple d’un simple réseau de téléphonie
distances) qui sera rattaché a l’ U.T.I. en 1925.
La commutation de circuit consiste à juxtaposer bout à bout des voies physiques de communication entre la source et la
 1956 : Création du CCITT a Genève (fusion téléphone-télégraphe), destination, la liaison ainsi construite étant maintenue temporairement durant l’échange.
 1970 : Premiers commutateurs numériques (commutation temporelle),
A l’origine, la mise en relation était réalisée manuellement par des opérateurs ; les premiers systèmes de commutation
 1976 : Signalisation par canal sémaphore (CCITT n°7), automatique ne sont apparus que vers les années 70s.
 1980 : Etude du numérique de bout en bout.
2.2. ORGANISATION DU RTCP

2.2.1. Structure hiérarchique traditionnelle


Le RTCP a une organisation hiérarchique à 3 niveaux dénommés zones, correspondant chacun à un niveau de
concentration.

Organisation hiérarchique du RTC


 Zone à Autonomie d’Acheminement (ZAA) : au bas de la hiérarchie, les commutateurs CAA accueillent les abonnés
et peuvent établir différents types de communications dont les communications locales.
 Zone de Transit Secondaire (ZTS) : comporte les commutateurs CTS qui assurent les brassages des circuits
lorsqu’un CAA ne peut atteindre directement le CAA destinataire ; les abonnés ne sont pas reliés directement
aux CTS.
 Zone de Transit Principale (ZTP) : cette zone assure la commutation des liaisons longue distance ; au moins un
des commutateurs CTP est relié au Commutateur de Transit International (CTI).
Les commutateurs locaux (CL) sont utilisés comme concentrateurs de trafic dans les zones à faible densité d’abonnés.
Réseau téléphonique, Support de cours 1 Réseau téléphonique, Support de cours 2
Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté

La partie supérieure de cette hiérarchie, formée par l’ensemble des commutateurs et les circuits qui les interconnectent dans des conduits souterrains.
est appelée réseau dorsal (backbone en anglais) tandis que la partie inférieure formée par les lignes d’abonné constitue le  Répartiteur : il constitue le point d’accès des lignes au commutateur ; les lignes sont amenées sur des barrettes
réseau d’accès (ou de desserte). verticales dites têtes de câble verticales ou tous simplement "Verticales" ; les points d’arrivés des lignes sur
l’autocommutateur sont raccordées sur des réglettes horizontales ; la liaison entre Verticales et Horizontales se fait
2.2.2. Règles d’acheminement
au moyen de jarretières.
Le réseau étant partiellement maillé, plusieurs itinéraires sont généralement possibles pour atteindre un abonné. Afin
Dans le réseau dorsal, on retrouve :
d’optimiser l’utilisation des ressources, on distingue deux types de faisceaux : les faisceaux de premier choix et les faisceaux de
second choix ou faisceaux de débordement. Par définition, le faisceau de premier choix est celui qui conduit l’appel vers le  Les commutateurs : nœud du réseau, ils assurent la connexion de la ligne de l’abonné demandeur à celle de
commutateur le plus proche de l’abonné appelé en empruntant les faisceaux de plus faible hiérarchie. En cas de l’abonné demandé durant le temps de leur communication téléphonique.
saturation le faisceau de débordement est emprunté.
 Les faisceaux de circuits : ils assurent les liaisons entre commutateurs ; les liaisons peuvent être de type ligne à
conducteur, fibre optique, liaison hertzienne terrestre ou par satellite, … ; les centres de modulation/démodulation
2.2.3. Structure fonctionnelle du RTCP
vont assurer la modulation ou la démodulation des signaux selon le type de support de transmission utilisé.
La gestion du réseau téléphonique s’articule autour de trois principales fonctions :
 La distribution : elle concerne essentiellement la boucle locale d’abonné, c'est-à-dire l’ensemble de moyens et
techniques mis en œuvre pour relier l’abonné au commutateur de rattachement ; l’ensemble des dispositifs
permettant cette liaison constitue le réseau de distribution qui assure la transmission de la voix et de la signalisation
usager.
 La commutation : c’est la fonction essentielle du RTC ; elle assure la concentration et l’aiguillage du trafic
téléphonique.
 La transmission : fonction support du réseau, elle assure, à travers des artères de transmission ou faisceaux de circuits,
l’interconnexion entre les commutateurs du réseau ; les faisceaux de circuits peuvent être de type liaisons
filaires, hertziennes, optiques ou mixtes ; l’ensemble commutateurs et supports d’interconnexion est appelé
réseau de transmission.

Structure fonctionnelle du RTC


La figure ci-dessus illustre la structure fonctionnelle du RTC. La partie distribution constitue le réseau de desserte tandis
que les parties commutation et transmission forment le réseau dorsal.
Dans le réseau local, on retrouve les dispositifs de base le constituant à savoir :
 Poste téléphonique.
 La ligne d’abonné : ligne bifilaire communément appelé ligne téléphonique ou paire téléphonique ; par définition, elle va
de l’abonné jusqu’à son centre de rattachement ; elle constitue avec le terminal d’abonné la boucle locale d’abonné.
 Point de concentration (PC) : petit box placé sur poteau ou en abris souterrain, qui permet de regrouper les paires
téléphoniques en paquets de calibres généralement normalisés (7 ou 14 paires) appelés câble de distributions ; c’est
mini répartiteur.
Le câble de distribution peut être aérien ou souterrain.
 Sous répartiteur (SR) : sur le même principe qu’un point de concentration, il permet de regrouper les câbles de
distribution en câble de transport de capacité plus élevée.
Le câble de transport est similaire au câble de distribution avec une capacité plus élevée; il est généralement posé

Réseau téléphonique, Support de cours 3 Réseau téléphonique, Support de cours 4


Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté

3. LA DISTRIBUTION  l’écouteur : il est constitué d’une membrane métallique qui vibre selon les variations du courant qui le traverse et
restitue la voix ; il forme avec le microphone un ensemble appelé combiné (handset) ;

3.1. LE POSTE TELEPHONIQUE OU TERMINAL D’ABONNE  le cadran ou clavier (dial pad) : il permet d’envoyer les informations de numérotation au centre de rattachement
par interruptions calibrées et commandées de la boucle de courant à travers le contact K2 ;
3.1.1. Fonctions essentielles  la sonnerie (bell) : lors d’un appel entrant, elle reçoit du centre de rattachement une tension alternative d’environ
Le poste téléphonique conventionnel assure un nombre important de fonctions dont les plus courantes sont : 80V à 50Hz lui permettant d’alerter l’abonné (invitation à décrocher).
 la gestion (réception et génération) de toute la signalisation d’abonné (sonnerie, différentes tonalités, signaux de 3.1.2.4. Le circuit de voix et son transformateur différentiel
numérotation, décrochage, raccrochage, …).
Le transformateur différentiel (hybrid) forme avec l’impédance d’adaptation, l’écouteur et le microphone le circuit de voix.
 la conversion de la voix en signal électrique à transmettre sur la ligne ou du signal électrique reçu en signal Son rôle est d’adapter la ligne téléphonique (à 2 fils) au combiné (à 4 fils). Le principe d’adaptation voudrait que le
acoustique. signal provenant du microphone ne se retrouve pas sur l’écouteur ou, en d’autres termes, que l’abonné qui parle au
On distinguera essentiellement deux catégories de postes téléphoniques suivant le type de signaux utilisés pour la téléphone ne s’entende pas dans son écouteur : on parle alors d’adaptation antilocal.
numérotation : les postes à numérotation décimale et les postes à fréquence vocale ou DTMF.

3.1.2. Le poste téléphonique

3.1.2.1. Circuit électrique


La figure ci-dessous illustre le circuit électrique d’un poste téléphonique élémentaire à cadran de type S63.

Principe du transformateur différentiel


Illustration du passage 2fils/4fils

L’utilisation du transformateur différentiel dans un poste téléphonique est illustrée par les figures ci-dessus. Le courant
généré par le microphone est réparti en deux courants I 1 et I 2 à travers les enroulements n1 et n 2 qui induisent, dans
l’enroulement n3 , des courants en opposition de phase, de valeur résultante I 3 .

Pour que l’adaptation antilocal soit parfaite, il faut que I 3 soit nul. Ce qui implique :
Circuit d’un terminal téléphonique à cadran S63 n1 I 1 = n 2 I 2 (1)
3.1.2.2. Source d’alimentation ou de façon équivalente, si Z 1 et Z 2 sont respectivement les impédances des enroulements n1 et n 2 :

Le poste téléphonique est alimenté en tension continue de 48V environ n1 Z 1 + Z L


=
fournie par son central de rattachement. n2 Z 2 + Z A
La figure ci-contre est le circuit électrique du sous ensemble L’adaptation n’étant jamais parfaite en pratique, l’écho sera toujours présent. A condition que son niveau ne soit pas trop
alimentation. Au repos, seul la tension continue d’alimentation de 48V élevé, cet écho est d’ailleurs nécessaire pour un meilleur confort pendant la conversation téléphonique car une d’adaptation
est disponible. parfaite donnerait l’impression qu’on parle dans le vide.
Le transformateur va permettre, au besoin, de lui superposer une
3.2. CABLAGE INTERIEUR
tension variable (signal de voix entrant, signalisation entrante). Circuit d’alimentation d’un poste téléphonique
3.2.1. Le câble
3.1.2.3. Les principaux organes et leurs fonctions Pour une installation d’intérieure (indoor en anglais), le câble téléphonique le plus courant est le câble de type 278,
Il comporte cinq principaux organes que sont : constitué de 4 conducteurs parallèles. Il est utilisé sur de courtes distances (quelques mètres).

 les crochets (hook switch) : il s’agit de l’ensemble des deux contacts K 1 et K 1' commandés par la position du Pour des lignes plus longues ou en présence des sources de perturbations électromagnétiques (frigo, ascenseur, micro-
ondes, télé, …), il est recommandé d’employer du câble de type 298 (câble téléphonique à 4 paires torsadées), ou mieux
combiné ; leurs positions ouvert ou fermé permettent au centre de rattachement d’être informé en permanence
encore, du câble réseau catégorie 5E, ou 6.
sur les états raccroché ou décroché du poste téléphonique ; tous ouverts au repos, seul le circuit de sonnerie est
alors reliée à la ligne et la capacité C empêche la circulation de tout courant continu à travers la sonnerie ; Tous ces câbles sont fabriqués suivant des standards de couleur qu’il faut prendre en compte au moment de
quand le combiné est décroché, les contacts K 1 et K 1' se ferment, créant ainsi une boucle de courant (continu) qui l’installation (pour faciliter les opérations de maintenance).
s’établit sur la ligne ; c’est la présence ou non de ce courant qui informe le centre de rattachement de l’état du Le code de couleur du câble 298 est donné sur la figure ci-dessous. Les numéros indiqués correspondent aux numéros
poste téléphonique (décroché ou raccroché) ; de plots sur la prise.
 le microphone : il est constitué d’une membrane qui par ses vibrations, sous l’effet de la voix, fait varier sa
résistance interne ; ces variations de résistance entrainent des variations du courant dans la boucle de courant ;
ces variations de courant, proportionnelles à la voix, constituent le signal transmis vers l’abonné distant ;

Réseau téléphonique, Support de cours 5 Réseau téléphonique, Support de cours 6


Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté

Pour amener la liaison téléphonique au delà d’une certaine distance, il est


souvent nécessaire d'insérer des répéteurs (amplificateurs) le long de la ligne
téléphonique. Puisque la voix circule dans les deux sens, on aura à des
amplificateurs bidirectionnels.
De tels amplificateurs doivent assurer successivement les fonctions suivantes :
 séparation des deux voies au moyen d'un circuit hybride ;
 amplification de chacune des voies ;
Code de couleur des câbles de type 298(câble PTT à 4 paires)
 recombinaison des deux voies sur deux fils à l’aide d'un autre circuit
Les couleurs n’ont aucune incidence sur le transport des signaux. Cependant, le respect des conventions en vigueur est
conseillé au cas où quelqu’un d’autre interviendrait pour une maintenance ! hybride. Circuit hydride de ligne

3.2.2. La prise
La prise téléphonique femelle est une prise gigogne avec 8 contacts numérotés de 1 à 8. Les quatre paires d’un câble de
type 298 peuvent y être rattachées, permettant éventuellement le raccordement de 2 lignes sur une même prise.

Illustration 4 fils / 2 fils


L’équilibrage (balancing) au niveau des circuits hybrides va jouer un rôle déterminant dans la qualité d’écoute, notamment
pour minimiser l’écho. Elle consiste à assurer une isolation parfaite entre les deux voies pendant les étapes de séparation
et de recombinaison des voies de transmission.
L’isolation n’étant jamais parfaite en pratique, l’écho sera toujours présent et particulièrement gênant dans les liaisons très
Prise gigogne : branchement d’une simple ligne téléphonique
longues. On utilisera alors des suppresseurs d’écho dont le principe de fonctionnement consiste à atténuer fortement le canal
Pour une utilisation classique – cas d’une seule ligne téléphonique – seules les contacts 1 et 3, sont utilisés. dont le signal est le plus faible.
Un circuit RC, appelé module d’essai est souvent monté entre les contacts 1, 3 et 5. Il a pour but de permettre à l’opérateur
3.3.4. Suppression d'écho
téléphonique de tester la ligne d’abonné en cas de dérangement ou et de simuler le circuit de sonnerie en cas de débranchement
du poste. Des lignes téléphoniques mal équilibrées peuvent être le siège du phénomène d'écho, le signal émis retournant vers la
source au bout d’un certain temps correspondant au délai de propagation aller et retour entre la source et le circuit
3.3. LA LIGNE TELEPHONIQUE OU BOUCLE LOCALE D’ABONNE responsable de l’écho.

3.3.1. Définition et problèmes Il est perceptible par l'oreille humaine lorsque ce délai dépasse les 40 ms. Sa puissance dépend des pertes des circuits
hybrides et est d’autant plus faible et moins gênante que l'atténuation de ligne est plus importante et que le délai couru
La boucle locale d’abonné est constituée d’une paire de cuivre allant de la prise téléphonique jusqu’au commutateur de est plus court.
rattachement.
Une technique de suppression d’écho consiste à construire à partir du signal original un modèle d'écho adaptatif et de le
Elle est sujette à des problèmes de plusieurs ordres : soustraire à l'écho réel pour l'annuler. Cette technique est aujourd'hui largement répandue, facilitée par le circuit intégré
 un affaiblissement linéique proportionnel à la racine carrée de la fréquence ; les conséquences sont une destiné à cette fin.
déformation de l’onde le long de la ligne et une limitation de la longueur de la ligne ;
3.3.5. Diaphonie
 l’écho dû à un mauvais équilibrage des lignes (dans les circuits hybrides) ;
Il y a diaphonie lorsque le signal téléphonique associé à la conversation sur une ligne téléphonique voisine interfère avec
 les perturbations dues aux lignes téléphoniques voisines encore appelé diaphonie. le signal téléphonique de l'abonné. Elle est essentiellement due au couplage capacitif entre deux lignes téléphoniques
Pour apporter une solution à ces difficultés, quelques techniques sont mises en œuvre. On peut citer entre autres la proche.
pupinisation, l’amplification, la suppression d’écho. On parlera de paradiaphonie lorsque la diaphonie se manifeste à l'extrémité proche de la ligne perturbée et de télédiaphonie si
la diaphonie se manifeste à l'extrémité éloignée de la ligne perturbée
3.3.2. Pupinisation
La diaphonie de ligne augmente généralement avec la fréquence. Elle est minimisée lorsque la capacité distribuée entre
Pour minimiser les effets de distorsion, PUPIN a proposé une solution empirique qui consiste à insérer à intervalle les câbles est la même que la capacité distribuée entre le câble et la terre.
régulier de 1830 m des selfs de 88 mH sur la ligne. Cette technique, qu’on a appelée pupinisation permet d’uniformiser
l’affaiblissement linéique dans la bande de fréquence utile de 300 – 3400 Hz et de tripler pratiquement la longueur de la On essaye d’y trouver une solution par un choix judicieux du câble et du niveau de courant circulant dans la ligne
ligne sans avoir recours à des répéteurs. téléphonique.

3.3.3. Amplification et circuit hybride 4 fils / 2 fils


Réseau téléphonique, Support de cours 7 Réseau téléphonique, Support de cours 8
Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté

4. LA COMMUTATION 4.3.3. Le réseau de connexion


C’est la partie du commutateur qui assure la connexion des lignes appelantes avec les lignes appelées.
4.1. DEFINITION
4.3.4. Les explorateurs
Lorsqu’un appel téléphonique est sollicité, un canal dédié lui est réservé depuis le poste appelant jusqu’au poste appelé
via des commutateurs du réseau ; ce processus de réservation est appelé commutation de circuits. Le rôle de chacun d’eux est d’explorer cycliquement les équipements d’abonné dont il a la charge et d’avertit l’unité de
commande quand survient un événement remarquable.
La fonction de commutation a connu des évolutions au cours du temps. De la commutation manuelle (assurée par les
opératrices), on est passé à la commutation automatique avec l’arrivé des premiers commutateurs électromécaniques 4.3.5. Les distributeurs
(cross bar). En suite, ceux-ci ont été remplacés par les commutateurs électroniques.
A la demande de l’unité de control, le distributeur permet d’injecter différents signaux de signalisation sur la ligne
Avec les commutateurs électroniques, on a eu la commutation spatiale (physique et permanente), qui aujourd’hui avec la d’abonné.
numérisation de la voix et le multiplexage temporel, est progressivement remplacée par la commutation temporelle ou
commutation d’intervalles de temps ou numérique. 4.3.6. L’unité de marquage

4.2. FONCTIONS D’UN COMMUTATEUR L’unité de marquage désigne et commande les points de connexion pour établir l’itinéraire demandé par l’Unité de
Contrôle.
La principale fonction d’un commutateur est la connexion. Pour ce faire, il doit pouvoir assurer :
4.3.7. L’unité de contrôle
 l’établissement, à la demande, d’une liaison temporaire entre deux installations d’abonné en utilisant les
renseignements fournis par l’abonné appelant ;
 le maintient et la supervision de cette liaison pendant toute la durée de l’échange ;
 la libération en fin de conversation des dispositifs qui ont servi à la l’établissement de la liaison.
Suivant la position des abonnés appelant et appelé par rapport au commutateur, on parlera de connexion local, entrante,
sortante ou de transit. Le commutateur peut être de rattachement, de transit ou mixte. Il assure par ailleurs les fonctions de
concentration de trafic et de facturation des communications.

Rattachement (connexion local) Mixte (connexion entrante /sortante) Transit (connexion de transit)

4.3. ARCHITECTURE D’UN COMMUTATEUR


L’architecture fonctionnelle d’un commutateur varie d’un constructeur à l’autre. Cependant les blocs fonctionnels de
base se retrouvent chez tous les fabricants. Il s’agit de l’URA, des joncteurs, du réseau de connexion, des explorateurs,
du marqueur et de l’unité de commande.

4.3.1. L’unité de raccordement d’abonnés (URA)


Il est constitué d’équipements d’abonnés qui assurent l’interface entre la ligne d’abonné et le commutateur ; on décomptera
un équipement d’abonné individuel pour chaque ligne d’abonné.
En plus de la fonction de connexion, un commutateur va assurer par le biais de l’URA des fonctions auxiliaires résumés
dans l’appellation BORSHT à savoir :
Architecture d’un commutateur téléphonique
 la fourniture d’énergie à la ligne d'abonné (Battery feed) ;
 la protection de la ligne d'abonné contre les surtensions (Overvoltage protection) ; 4.4. LE PROTOCOLE TELEPHONIQUE
 l’injection du signal d’appel (Ringing) ; 4.4.1. Définition
 l’interfaçage avec les auxiliaires de signalisation (Signaling) ; C’est l’ensemble des étapes élémentaires nécessaires à la mise en route d’un appel téléphonique. Il regroupe la
 l’adaptation 2fils/4 fils (Hybrid) ; présélection, l’enregistrement et la traduction, la sélection conjuguée, la connexion, la facturation, la supervision et la fin
de l’appel.
 l’isolation de la ligne d’abonné pour des besoins de test (Test) ;
4.4.2. La présélection
4.3.2. Les joncteurs
Lorsque l’abonné appelant décroche son combiné ; son commutateur de rattachement détecte à travers l’URA le
Ils jouent le rôle d’interface entre le commutateur et les faisceaux de circuits provenant (ou à destination) d’autres courant de boucle, vérifie qu’il dispose des ressources pour prendre en charge l’appel et envoie la tonalité d’invitation à
commutateurs. numéroter à l’appelant ; il connecte ensuite la ligne d’abonné à l’enregistreur. Cette étape est appelé présélection.
Réseau téléphonique, Support de cours 9 Réseau téléphonique, Support de cours 10
Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté

4.4.3. Enregistrement et traduction


Après avoir reçu l’invitation à numéroté, l’appelant compose le numéro souhaité ; l’enregistreur de son commutateur de
rattachement écoute, décode et mémorise le numéro : c’est l’enregistrement. Une fois l’enregistrement terminé, le
commutateur peut déterminer grâce à ses tables de routage vers quel commutateur il doit acheminer l’appel : c’est la
traduction.

4.4.4. La sélection conjuguée


Après la traduction, le commutateur de rattachement de l’appelant, à travers le réseau, établit le lien avec le
commutateur de rattachement de l’appelé et lui transmet le numéro demandé. Le commutateur de rattachement de
l’appelé analyse le numéro et identifie l’abonné appelé. Deux cas peuvent se présenter :
 l’appelé est disponible ;
 l’appelé n’est pas disponible (déjà en communication, ne peut être joint, …).
Si l’appelé est disponible, son commutateur de rattachement renvoie un message de progression de l’appel vers le
commutateur appelant, réserve une connexion vers l’abonné appelé et active sa sonnerie ; il génère ensuite la tonalité de
retour d’appel vers le commutateur appelant.
Sinon, son commutateur de rattachement renvoie vers le commutateur appelant un signal indiquant l’impossibilité
d’établir l’appel. Celui-ci, à son tour, génère à l’endroit de l’abonné appelant un signal d’occupation et libère le circuit
réservé auparavant.

4.4.5. La connexion
A la réception du signal de retour d’appel, le commutateur appelant connecte l’abonné appelant au circuit réservé et
celui-ci peut alors recevoir le signal de retour d’appel (retour de sonnerie) produit par le commutateur appelé. Dès lors
que l’appelé décroche, son commutateur le connecte au circuit réservé et l’échange peut commencer.

4.4.6. La taxation
Lorsque l’abonné appelé décroche, son commutateur de rattachement détecte la boucle de courant, arrête les signaux de
sonnerie et de retour d’appel, connecte ensuite l’abonné appelé au circuit réservé et transmet au commutateur appelant
un signal de début de la communication ; celui-ci déclenche alors la taxation et l’échange peut commencer.

4.4.7. La supervision
Durant la conversation téléphonique, les commutateurs mis en jeu doivent surveiller en permanence la continuité de la
liaison afin de détecter si l’un des intervenants raccroche ou si une éventuelle défaillance interrompt la communication
en cours. C’est la supervision.

4.4.8. Fin de la communication


L’appelant ou l’appelé peuvent mettre fin à la communication, mais c’est le commutateur de l’appelant qui prend la
décision de libérer les connexions.
Si c’est l’appelé qui raccroche en premier, son commutateur de rattachement envoie un signal de "raccroché" au
commutateur appelant. Celui-ci lance une temporisation : si l’abonné appelé décroche à nouveau avant l’expiration, la
communication est maintenue ; sinon, le commutateur appelant arrête la taxation, transmet une signalisation de
libération des ressources vers le commutateur appelé et libère la connexion établie ; le commutateur appelé libère à son
tour la connexion.

Réseau téléphonique, Support de cours 11 Réseau téléphonique, Support de cours 12


Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté

5. SIGNALISATION ET TARIFICATION  0 : dix coupures de 66 ms séparées par des intervalles de temps de 33 ms, soient 1000 ms ;
 1 : une coupure de 66 ms, ce qui correspond à une durée totale de 100 ms ;
5.1. DEFINITIONS
 2 : deux coupures de 66 ms séparées par un intervalle de temps de 33 ms, soient 200 ms ;
Entre l’intention d’appeler (décrocher de l’appelant) et la fin de la communication, de nombreuses informations
échangées sur le Réseau Téléphonique Commuté permettent de gérer la communication téléphonique. L’ensemble de  …
ces échanges d’informations constitue la signalisation.
On distinguera quatre principales catégories de signaux de signalisations :
 les signaux de supervision ;
 les signaux de numérotation ;
 les signaux d’information ;
 les signaux d’alerte.
Certaines de ces informations sont échangées entre l’abonné (usager) et le réseau : on parle alors de signalisation usager ou Pendant la numérotation, toute fermeture de boucle de courant (I = I0) nettement supérieure à 33 ms est assimilée à
de signalisation terminale ; c’est le cas par exemple du décroché, de l’invitation à numéroter, de la numérotation, du retour une séparation entre deux chiffres ou à une fin ou abandon de numérotation. De même, toute ouverture (I = 0)
d’appel … D’autres par contre ne se limitent qu’au réseau dorsal : c’est la signalisation réseau. nettement supérieure à 66 ms est interprétée comme un raccrochage.

5.2. QUELQUES SIGNAUX DE SIGNALISATION USAGER 5.2.3.1.2. Dispositif antiparasite


Pendant la numérotation, les interruptions de la boucle de courant se manifestent par des bruits indésirables sur
l’écouteur et des retentissements de la sonnerie. Par ailleurs, en raison de la présence des inductances, le circuit de voix
est susceptible d’être le siège de surtension, ce qui risque d’endommager le poste téléphonique si on n’y prend pas
garde.
Pour avoir une idée de l’ordre de grandeur de cette surtension, supposons que L soit l’inductance résultante de tous les
enroulements de la boucle d’abonné ; on trouve par exemple que pour L = 1H , ∆I = 10mA , ∆t = 10 µs , on a V = 1000V !

Pour résoudre ce problème, un dispositif antiparasite (réseau d’interrupteurs K 3 , K 4 , K 5 sur la figure ci-dessous) est
rajouté au poste. K 5 est couplé au combiné, il se ferme au décrochage. K 3 et K 4 fonctionnent en opposition avec
K 2 , ils se ferment dès son ouverture, court-circuitant ainsi le circuit de voix qu’ils protègent des surtensions et shuntant
la sonnerie par la résistance R S pour l’empêcher de sonner durant la numérotation.

Exemples de signaux de signalisation terminale

5.2.1. La prise de ligne


Au repos, le poste est alimenté sous une tension de 48 Volts CC (fournie par le commutateur de rattachement) ; le
courant de boucle est sensiblement nulle (inférieure à 3 mA).
Au décroché du combiné, il s’établit sur la ligne un courant continu entre 33 et 50 mA et c’est à travers que le centre de
rattachement qui explore les lignes toutes les 500 ms détecte l’intention d’appeler.
Schéma simplifié d’un poste téléphonique à cadran avec dispositif antiparasite
5.2.2. L’invitation à numéroter
Après le décrochage et en cas de disponibilité de ressource, le centre de rattachement émet en continue une tonalité de 5.2.3.1.3. Le poste à clavier
fréquence 440 Hz, appelée "invitation à numéroter" pour informer l’abonné qu’il est prêt à recevoir le numéro. Sur les postes récents, le cadran est remplacé par un clavier qui peut simuler son fonctionnement en générant des
impulsions similaires. L’avantage de cette substitution est que l’utilisateur peut numéroter à une cadence supérieure à la
5.2.3. La numérotation vitesse d’acheminement des numéros sur la ligne (1s env. par chiffre). Pour éviter toute perte d’information de
numérotation, ces postes sont dotés d’une mémoire tampon pouvant stocker une vingtaine de chiffres.
5.2.3.1. Numérotation décimale
Sur certains modèles, le dernier numéro composé reste en mémoire même après raccrochage, et il est possible de le
5.2.3.1.1. Principe retransmettre par l’action d’une touche spécifique (redial).

Le principe de numérotation décimale est d’interrompre périodiquement la boucle de courant toutes les 100 ms avec un
rapport cyclique de 2/3.
L’action sur le cadran ou sur le clavier provoque des coupures calibrées de ligne (66 ms/33 ms) un nombre de fois égal
au chiffre composé, avec un intervalle minimum de 350 ms entre deux chiffres.

Réseau téléphonique, Support de cours 13 Réseau téléphonique, Support de cours 14


Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté

Principe d’un générateur DTMF


Ce système est plus rapide et permet aussi de coder les touches A, B, C, D, *, #, … utilisés pour d’autres services.

5.2.4. Signaux d’acheminement


On peut distinguer :
Schéma simplifié d’un poste téléphonique à clavier  la tonalité d"acheminement" chez l’appelant : 440 Hz – 50 ms / 50 ms ;
Au repos, S 1 est fermé tandis que S 2 est ouvert. Lorsqu’on presse sur une touche :  le "signal d’appel" ou sonnerie chez l’appelé : env. 80 V, 50 Hz – 1.7 s / 3.3 s, superposé à l’alimentation ;
 S 1 s’ouvre pour isoler le circuit de voix, le protégeant ainsi des surtensions ;  la tonalité "retour d’appel" chez l’appelant : 440 Hz – 1.7 s / 3.3 s.
 S 2 se ferme puis s’ouvre périodiquement un nombre de fois correspondant à la touche actionnée, en 5.2.5. Les autres signaux
respectant les durée de fermeture et d’ouverture en vigueur (~ 10 Hz, rapport cyclique de 1/3). ;
 le signal d’occupation : appelé occupé ou encombrement 440 Hz – 500 ms / 500 ms ;
 une fois la numérotation du chiffre terminée, S1 se referme tandis que S2 reste ouvert.
 l’international : 330Hz + 440Hz ;
Pour éviter tout problème de polarité, l’alimentation du générateur d’impulsion se fait à travers un pont redresseur. Le
générateur d’impulsion ainsi que les transistors réalisant S 1 et S 2 sont des composants de puissance (pour minimiser le  l’impulsion de tarification : disponible sur abonnement, il s’agit d’une tonalité 80 mV, 12kHz – 125ms ;
risque de destruction par mauvaise protection contre les surtensions).  le signal de rappel : la touche "R" du combiné provoque une coupure calibrée (220 ~ 320 ms) permettant au
commutateur de saisir le N° qui sera transmis en cours de communication (services spéciaux : conférence...) ;
5.2.3.2. Numérotation fréquentielle ou vocale
 le raccrochage de l’appelant : supérieur à 400 ms, il provoque la coupure de la liaison et l’envoi de la tonalité
5.2.3.2.1. Principe "occupation" vers le poste resté en ligne ;

Le principe de numérotation par fréquences vocales est d’émettre deux (dual) impulsions sinusoïdales de fréquences  le raccrochage de l’appelé : la ligne est maintenue pendant une temporisation de 2 à 4 s, un redécrochage de l’appelé
(tones) différentes choisies par convention dans la plage des fréquences vocales [300 Hz, 3400 Hz] suivant des rétablit la communication ;
combinaisons normalisées UIT-T Q.23, voir tableau ci-dessous.  l’inversion de polarité : utilisé pour déclencher la taxation sur les cabines publiques, l’alimentation 48 V est inversée
F1=1209Hz F2=1336Hz F3=1477Hz F4=1633Hz au début de l’échange.
f1=697Hz 1 2 3 A
f2=770Hz 4 5 6 B 5.3. MODES DE SIGNALISATION
f3=852Hz 7 8 9 C En téléphonie, deux modes de transport d’informations de signalisations sont utilisés : la signalisation voie par voie et la
f4=941Hz * 0 # D signalisation par canal sémaphore.
Codage DTMF (Dual Tone Multi-Frequency) 5.3.1. Signalisation voie par voie
Pour chaque touche activée, deux impulsions sinusoïdales, l’une de fréquence haute suivie par l’autre de fréquence Dans la signalisation voie par voie, les signaux de signalisation transitent par les mêmes circuits que la voix : on dit que
basse, sont transmises au centre de rattachement. la signalisation est associé à la communication d’où l’appellation Channel Associated Signaling (CAS).
La pression la touche 6 par exemple provoque la transmission de deux impulsion sinusoïdales de fréquences f2=770Hz et
F3=1477Hz. Pour que la signalisation soit transmise entre deux points du réseau, un circuit doit être établi au préalable. Ce circuit se
construit de proche en proche entre les deux abonnés pendant que le numéro demandé progresse de commutateur en
Les deux impulsions durent chacune 40 ms et sont séparées par un silence de 40 ms environ. Si le silence entre deux commutateur, ce qui a pour conséquence une commutation assez lente. En plus, un circuit sera utilisé pour l’acheminement de
chiffres est supérieur à 10 s (ou 20s) le commutateur émet la tonalité "occupation". l’appel, même si l’appelé est "occupé" ! Cette signalisation est progressivement abandonnée.

5.2.3.2.2. Le générateur DTMF La signalisation voie par voie peut être dans la bande ou hors bande.

Le poste à numérotation fréquentielle est un poste à clavier, avec la particularité ici que le clavier est plus étendu 5.3.2. Signalisation par réseau sémaphore
(disponibilité des touches A, B, C, D). Il est équipé d’un générateur DTMF construit autour d’un ou de deux
oscillateurs (synthétiseurs) dont on fait varier la fréquence selon la touche qui a été actionnée. La signalisation par canal sémaphore utilise un canal dédié pour échanger les informations de signalisation d’où
l’appellation Common Channel Signaling (CCS). Toutes les informations de signalisation sont transmises hors
Le système DTMF est décrit par la norme UIT-T Q.23 (génération et détection des signaux DTMF). Il ne fonctionne communication par un réseau sémaphore indépendant du réseau de voix, ce qui autorise la gestion de nombreux
que si le central de rattachement est équipé du système de détection et de reconnaissance de ses signaux. Pour services.
discriminer le signal DTMF de la voix, le système vérifie qu’une seule fréquence ligne et une seule fréquence colonne
sont présentes, si d’autres fréquences sont présentes le signal est rejeté.
Réseau téléphonique, Support de cours 15 Réseau téléphonique, Support de cours 16
Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté

Avec la signalisation CCS, le circuit est préparé plus rapidement et n’est établi que lorsque l’abonné appelé décroche. BIBLIOGRAPHIE
Cette signalisation améliore le temps de réponse des commutateurs RTC analogiques et est indispensable dans les
réseaux numériques RNIS.
Claude SERVIN, Réseaux et télécoms – Cours avec 129 exercices corrigés, 2è édition, 2006, DuNOD
5.4. PLAN DE NUMEROTATION Tarmo ATTALAIENEN, Introduction to télécommunications network engineering, 2nd edition, 2003, Artech House
Un plan mondial, définit par le CCITT (UIT-T), divise le monde en 9 zones (1=Amérique du nord, 2=Afrique, Adrew TANENBAUM, Réseaux – Avec plus de 400 exercices, 4è édition, 2001, NOUVEAUX HORIZONS
3=Europe du sud, 4=Europe du nord, 5=Amérique du Sud et Cuba, 6=Australie, 7=URSS, 8=Asie de l’Est,
9=Extrême et Moyen Orient).

5.5. TARIFICATION
Les communications sont facturées uniquement par Unité Téléphonique (UT) ou impulsion indivisible et comptée d’avance,
la durée de l’UT ou son cout dépendant de la destination et de l’heure (période de la journée).

Réseau téléphonique, Support de cours 17 Réseau téléphonique, Support de cours 18


Le Réseaux Téléphonique Commuté Le Réseaux Téléphonique Commuté

Renvoi d’Appel : Ce service consiste à renvoyer l’appel, avant décrochage, vers un autre numéro choisi au préalable
par l’abonné demandé.

ART : Autorité de Régulation des Télécommunications, organisme public chargé de définir le cadre légal et juridique Répartiteur : Bâti métallique permettant de connecter entre elles des lignes de différents câbles. Les lignes de chaque
dans le domaine des télécommunications. câble sont terminées sur des réglettes ou des têtes de câbles. Les broches de ces réglettes sont connectées à la demande
par des fils jarretières souples.
Autocommutateur : Equipement capable d’établir des connexions temporaires entre des lignes entrantes et sortantes
pour acheminer des communications. Commutateur d’abonné (ou commutateur privé) (en anglais PBX : Private Sous-répartiteur : Equipement, en armoire sur la voie publique ou en immeuble, qui permet, dans un réseau de lignes
Branch eXchange ou PABX : Private Automatic Branch eXchange) : commutateur téléphonique qui appartient à une d’abonnés, de relier par des jarretières (ou des dispositifs équivalents) une paire d’un câble de transport à l’une
installation terminale chez l’abonné et qui est raccordé au réseau général du téléphone. quelconque des paires d’un câble de distribution.

Bande Passante : Caractéristiques des dispositifs de transmission, elle indique la gamme des fréquences que le Transfert d’appel : Le transfert d’appel vers un autre numéro d’abonné, contrairement au renvoi d’appel, s’effectue
dispositif peut transmettre efficacement. lorsque la communication a été établie entre le demandeur et le demandé.

BLR : Boucle locale radio. URAD (Unité de Raccordement d’Abonnés Déportée) : Equipement qui permet de déporter physiquement un
certain nombre de postes téléphoniques par rapport à une installation principale.
Boucle locale : ensemble des liens filaires ou radio-électriques existant entre le poste de l’abonné et son commutateur
de rattachement.
Combiné : partie mobile d’un poste téléphonique réunissant l’écouteur, le microphone et éventuellement le clavier
pour les monoblocs et les sans fils.
DC : numérotation par impulsions décimale, chaque chiffre composé se traduit par une succession d'ouverture de ligne
au rythme de 10 par seconde. Le nombre d’ouvertures correspond au chiffre formé ( 10 pour 0, 1 pour 1, 2 pour 2, etc.
....).
DIAPHONIE : brouillage d’une voie de transmission téléphonique par des signaux provenant d’autres voies.
DTMF (Dual Tone Multi Frequency) : numérotation multifréquences, numérotation par fréquences vocales,
numérotation par tonalités (TONE ), c’est une des signalisations utilisées en téléphonie qui consiste à combiner deux
fréquences prises parmi cinq, (700, 900, 1100, 1300 et 1500 Hz) pour transmettre chaque chiffre pendant la
numérotation ; elle est souvent opposée à la numérotation par impulsions.
FREQUENCE VOCALE : les téléphones dits à " fréquence vocale " sont ceux pour lesquels la numérotation se
transmet par fréquences vocales (DTMF) ; la transmission du numéro est plus rapide qu’en numérotation décimale et
les touches peuvent servir pendant la communication.
IPBX : Contraction de IP et PBX. Equipement de commutation téléphonique privé dérivé d’un PABX et compatible
avec le protocole IP afin d’assurer la téléphonie sur IP.
Jarretière : Assemblage de fils conducteurs souples, isolés et torsadés utilisés dans les répartiteurs ou sous-répartiteurs
téléphoniques pour assurer la connexion d’une ligne ou d’un circuit entre 2 câbles.
Joncteur : Organe situé à l’entrée ou à la sortie d’un commutateur, raccordé à une jonction ou à un circuit, ou plus
généralement à une ligne. Il permet le traitement d’une partie de la signalisation et la supervision des communications.
Liaison louée : le Code des postes et télécommunications définit la liaison (ou ligne) louée comme " la mise à
disposition par l’exploitant public dans le cadre d’un contrat de location d’une capacité de transmission entre des points
de terminaison déterminés du réseau public, au profit d’un utilisateur, à l’exclusion de toute commutation contrôlée par
cet utilisateur ". C’est donc un ensemble de moyens de transmission établis de manière permanente permettant de relier
deux terminaux (par exemple liaison, généralement utilisée par les entreprises, reliant un PC à un ordinateur puissant
par l’intermédiaire d’un modem).
Lignes groupées : Ensemble de lignes d’abonnés desservant une même installation d’abonné et que l’on obtient par
un numéro d’appel unique.
Ligne réseau : Dans une installation privée d’abonné, équipement associé à une ligne de rattachement à un
commutateur du réseau public.
PABX : Private Automatic Branch eXchange, autocommutateur privé appartenant à une entreprise relié aux réseaux
publics, permet au personnel d’un même site de communiquer entre eux et avec des partenaires extérieurs. Il assure
l’interface entre le réseau téléphonique privé de l’entreprise et ceux des opérateurs. La multiplicité des interfaces
autorise des raccordements d’une grande diversité: téléphones classiques analogiques ou numériques, postes de travail
multimédia, terminaux informatiques.
Réglette : Dispositif de raccordement, installé dans un immeuble, servant de point de concentration pour les abonnés
de cet immeuble.

Réseau téléphonique, Support de cours 19 Réseau téléphonique, Support de cours 20


Le Réseaux Téléphonique Commuté

Réseau téléphonique, Support de cours 21

Vous aimerez peut-être aussi