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Cours Dla

La déontologie et la morale professionnelle définissent les repères éthiques et comportementaux pour les travailleurs, en particulier dans le domaine scolaire, afin de valoriser la fonction enseignante. Le système éducatif sénégalais, régulé par des lois et décrets, vise à garantir l'éducation pour tous, avec des principes de laïcité, d'égalité et d'ancrage culturel. Les autorités scolaires, telles que les directeurs d'école et les inspecteurs, jouent un rôle clé dans la gestion et l'amélioration de la qualité de l'éducation.

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La déontologie et la morale professionnelle définissent les repères éthiques et comportementaux pour les travailleurs, en particulier dans le domaine scolaire, afin de valoriser la fonction enseignante. Le système éducatif sénégalais, régulé par des lois et décrets, vise à garantir l'éducation pour tous, avec des principes de laïcité, d'égalité et d'ancrage culturel. Les autorités scolaires, telles que les directeurs d'école et les inspecteurs, jouent un rôle clé dans la gestion et l'amélioration de la qualité de l'éducation.

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CLARIFICATION CONCEPTUELLE

Au sens général, déontologie et morale professionnelle renvoient à une même préoccupation :


définir des « repères » à des catégories de travailleurs en vue de leur permettre d’avoir une
connaissance et une conscience des exigences d’ordre moral, professionnel ou social liées à
l’exercice de leur travail.
Dans le domaine scolaire, déontologie et morale professionnelle (souvent associées) peuvent
être comprises comme un ensemble de recommandations portant sur les principes et règles de
conduite à observer afin de contribuer au mieux à la valorisation de la fonction enseignante.
Autrement dit, la déontologie renvoie à la manière d'être et de se comporter de l'agent
conformément aux charges de son métier, la morale professionnelle se penche, de son côté,
sur les valeurs qu’exige la profession. Ainsi, elles traitent toutes deux des obligations en faveur
du métier.
La déontologie et la morale professionnelle s’apparentent plus au sens du devoir, car traitent
des obligations pratiques et morales auxquelles il faut se conformer pour que l’enseignant
conscient de ses missions et obligations continue d’exister dans nos écoles.
NB : Une déontologie peut ne pas être écrite et exister néanmoins.
• La législation
C’est l’ensemble des textes en vigueur qui régissent l’institution scolaire, son organisation et son fonctionnement : lois,
décrets, arrêtés, circulaires, instructions etc.
Une loi = une règle impérative de portée générale exprimant un idéal, une norme, une éthique.
Autrement dit une règle ou un ensemble de règles obligatoire (s) établie (s) par l’autorité souveraine d’une société et
sanctionnée (s) par la force publique.
Un décret = acte administratif (règlement) à portée générale ou individuelle émanant du chef du pouvoir exécutif
er
Un arrêté = acte administratif (règlement) à portée générale ou individuelle émanant du 1 ministre ou du ministre de
tutelle ou encore des autorités ayant reçu délégation.
Une circulaire = acte administratif sous forme d’une lettre ou d’une note reproduite en plusieurs exemplaires et
adressées à plusieurs personnes à la fois et par lequel le chef de service a la faculté de donner des ordres ou des instructions
à ses adjoints.

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CHAPITRE I/ LE SYSTEME EDUCATIF SENEGALAIS : ORIENTATIONS,
FINALITES, PRINCIPES ET ORGANISATION
INTRODUCTION
L’éducation étant au cœur du développement, elle a toujours fait l’objet d’une attention
particulière des nations. C’est dans ce sens que le Sénégal a élaboré la Loi d’Orientation de
l’éducation nationale N° 91-22 du 16 février1991 modifiée et complétée par la Loi 2004-37 du
15 décembre 2004 dont doit s’inspirer toute action éducative formelle ou non formelle. Cette
loi indique les grandes orientations de l’éducation nationale : ses finalités, ses principes, ses
objectifs et l’organisation de notre système éducatif. Elle est opérationnalisée par le Programme
d’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence dans le secteur de l’Education
et de la Formation (PAQUET EF) dont la mise en œuvre prévisionnelle couvre la période 2018-
2030 (le nouveau) qui a mis à jour l’ancien (2013-2025).
I. LES ORIENTATIONS DE L’EDUCATION NATIONALE
L’éducation étant au cœur du développement, elle a toujours fait l’objet d’une attention
particulière des nations. C’est dans ce sens que le Sénégal a élaboré la Loi d’Orientation de
l’éducation nationale N° 91-22 du 16 février1991 modifiée et complétée par la Loi 2004-37 du
15 décembre 2004 dont doit s’inspirer toute action éducative formelle ou non formelle. Cette
loi indique les grandes orientations de l’éducation nationale : ses finalités, ses principes, ses
objectifs et l’organisation de notre système éducatif. Elle est opérationnalisée par le Programme
d’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence dans le secteur de l’Education
et de la Formation (PAQUET EF) dont la mise en œuvre prévisionnelle couvre la période 2018-
2030 (le nouveau) qui amis à jour l’ancien (2013-2025)
II. LES FINALITES DE L’EDUCATION NATIONALE
Le produit de l’éducation sénégalaise doit répondre aux attentes de la société tout entière et aux
aspirations individuelles. Aussi, au sens de la présente loi, l’éducation vise- t-elle à :
• Préparer les conditions d’un développement intégral assumé par la nation tout entière
en formant des hommes et des femmes capables d’assurer solidairement le
développement économique, culturel et social du pays ;
• Promouvoir les valeurs de liberté, de démocratie pluraliste et de respect des droits de
l’homme, former des citoyens imbus du sens civique et moral, dévoués au bien commun
et respectueux des lois et règles de la vie sociale, bref des hommes aptes à s’insérer
harmonieusement dans la communauté ;
• Elever le niveau culturel de la population en donnant aux formés les connaissances, les
instruments de réflexion nécessaires pour leur participation à l’avancée des sciences et
des techniques mais aussi pour le maintien du pays dans le courant du progrès
contemporain ;
• Aider chacun à épanouir ses potentialités en contribuant au développement de ses
facultés intellectuelles et de ses habiletés manuelles

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III. LES PRINCIPES DE L’EDUCATION SENEGALAISE
- L’éducation nationale est placée sous la responsabilité de l’Etat qui doit garantir à tous les
citoyens le droit à l’éducation, notamment une scolarité obligatoire de 10 ans pour tous les
enfants âgés de 7 à 16 ans. L’Etat est le garant de la qualité de l’éducation et de la formation
ainsi que des titres ou diplômes décernés. Il est assisté dans sa mission par les collectivités
territoriales auxquelles l’éducation est transférée en tant que domaine de compétence et par le
secteur privé dans des conditions définies par la loi ;
- L’éducation nationale est laïque : elle garantit à chacun la liberté de conscience et est favorable
à un enseignement religieux librement consenti au sein des établissements publics et privés ;
l’enseignant se gardera toutefois de faire subir à ses élèves un quelconque endoctrinement
religieux (ou politique) ;
- L’éducation nationale donne à tous les citoyens des chances égales de réussite sans
discrimination aucune ; en ce sens, elle est démocratique. En effet, les enseignants reçoivent la
même formation, les mêmes programmes sont partout enseignés avec les mêmes méthodes et
les mêmes ressources pédagogiques, le système d’évaluation est partout le même, etc
- L’Education est nationale et africaine : elle met les enseignés en contact vivant avec leur
culture par la promotion des langues nationales pour les enraciner dans leur histoire mais elle
les ouvre aussi aux valeurs africaines pour en faire des militants de la solidarité et de l’unité
africaines. L’éducation nationale est ancrée dans la francophonie tout en restant ouverte aux
valeurs de la civilisation universelle. Ce principe épouse bien notre option culturelle qui est «
enracinement et ouverture ».
- L’éducation nationale est permanente et au service du peuple : elle a donc pour mission
d’éradiquer complètement et définitivement l’analphabétisme et d’assurer le perfectionnement
professionnel ainsi que la promotion sociale de tous les citoyens
IV. ORGANISATION DU SYSTEME EDUCATIF SENEGALAIS
Le système scolaire et universitaire est organisé en différents cycles : le cycle fondamental, le
cycle secondaire et professionnel, et un enseignement supérieur
-Le Cycle fondamental : Il est subdivisé en une éducation préscolaire et un enseignement
polyvalent unique comprenant successivement un enseignement élémentaire et un
enseignement moyen. A l’issue de ce cycle, l’élève est muni des éléments essentiels pour son
adoption ultérieure à la vie professionnelle. Il accède, le cas échéant, au cycle secondaire et
professionnel ;
-Le Cycle secondaire et professionnel Il comporte un enseignement secondaire et une formation
professionnelle entre lesquels existent des passerelles permettant les réorientations éventuelles.
A l’issue de ce cycle, les élèves accèdent soit à l’activité professionnelle, soit à l’enseignement
supérieur.
- L’Enseignement supérieur Il comporte les universités et les instituts supérieurs ; il vise à
former les cadres, l’élite dont le Sénégal et l’Afrique ont besoin pour jouer un rôle significatif
dans la création et le développement de la pensée de la science universelle. Le système éducatif
intègre aussi :
- L’Education permanente de bas

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Elle est destinée à accueillir ceux qui n’ont pu fréquenter ou qui ont dû quitter, à un moment ou
à un autre, les structures proprement scolaires et est organisé selon deux niveaux : le premier
vise à satisfaire les besoins en formation des communautés de base et le second qui comprend
les écoles professionnelles, les cours du soir, les cours par correspondance.
- L’Orientation scolaire Elle se fonde sur le souci permanent d’aider chacun à opérer le meilleur
choix pour l’épanouissement optimal de ses potentialités et de sa personnalité
- L’Education spéciale
Partie intégrante du système éducatif, elle assure la prise en charge médicale et psychologique
des enfants présentant un handicap de nature à entraver le déroulement normal de leur scolarité
ou de leur formation. Elle doit dispenser aux jeunes handicapés une éducation adaptée à leurs
besoins et à leurs possibilités, soit par l’intégration dans les structures scolaires ou de formations
communes, soit par une préparation spéciale, adaptée aux activités professionnelles qui leur
sont accessibles.
CONCLUSION
La Loi d’Orientation permet à l’enseignant de comprendre les enjeux de l’éducation et le
fonctionnement du système éducatif. Ainsi, son appropriation permet à tout éducateur de
mesurer ses responsabilités et d’éviter des errements préjudiciables aux enseignés et à la nation
sénégalaise ; c’est donc un impératif pour l’exercice correct du métier

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CHAPITRE II/ LES AUTORITES SCOLAIRES, LES AUTORITES
ADMINISTRATIVES ET LES AUTORITES TERRITORIALES
Toute structure, pour bien fonctionner, a besoin d’une hiérarchie dans l’exécution des tâches.
Ainsi, la gestion du système éducatif est confiée à des autorités scolaires parmi lesquelles nous
avons le Directeur d’école, l’Inspecteur de l’Education et de la Formation et l’Inspecteur
d’Académie. Les missions, les rôles et les compétences de ces autorités scolaires sont bien
définis par des textes réglementaires notamment le décret n°79-1165 du 20-12-1979 portant
Organisation de l’Enseignement Elémentaire et le décret 2012 1276 du 13-11-2012 relatif à la
création des IA et des IEF, modifié par le décret n° 2017-604 du 24 avril 2017. Ces textes sont
complétés par l’arrêté interministériel n° 010656 du 08-07-2013 portant organisation et
fonctionnement des IA et des IEF puis par les cahiers des charges des directeurs qui précisent
leurs missions, rôles et tâches. Il existe des rapports hiérarchiques entre les autorités
administratives et les autorités scolaires.
I. LES AUTORITES SCOLAIRES
→ Le Directeur d’école :
C’est la première autorité pour le maître, son supérieur hiérarchique direct, dans l’exercice
de son métier d’enseignant. Ses missions sont déterminantes dans la dynamisation de
l'école. A ce titre, ses fonctions sont d’ordre:
- Pédagogique : Il est chargé de l’encadrement de ses adjoints : mise à disposition de
documents, contrôle des affichages, examen des fiches pédagogiques et mention des
propositions d’amélioration dans les cahiers de conseils des maîtres (au besoin) examen
hebdomadaire de quelques cahiers d’élèves et du cahier de roulement de chaque classe,
visites de classes, animation pédagogique, etc. Le cahier des charges exige du Directeur
déchargé (qui ne tient pas de classe) 10 heures d’encadrement hebdomadaire et 2 visites de
classes au moins par semaine. Pour le Directeur non déchargé (qui tient une classe), il a
l’obligation de faire 02 heures d’encadrement et 01 visite de classe par quinzaine.
- Administratif et de gestion : Il tient à jour tous les documents de gestion administrative,
financière et matérielle de l’école (registres matricules des élèves et des maîtres, cahiers de
visites, de supervision, de visites médicales des élèves, statistiques des élèves et du mobilier,
registres du courrier arrivée et départ, etc.). Il examine et vise régulièrement les
planifications des apprentissages des maîtres, les journaux de classe et, à la fin de chaque
mois, les registres d’appel journalier des élèves
Il doit périodiquement transmettre ses rapports à l’IEF ; il veille au déroulement normal des
enseignements apprentissages (assiduité et ponctualité des enseignants et des élèves), à la
préservation et à l’entretien des locaux, des équipements et du matériel. Le directeur assure
une bonne circulation de l’information dans son école par la tenue d’un registre du courrier
interne et l’ouverture de son école au milieu
- Social :
Le directeur est le confident et le conseiller des maîtres et des élèves de son école. Il doit
s’enquérir de leurs difficultés, les assister et trouver avec eux les solutions idoines. Il doit

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aussi assurer l’harmonie au sein et autour de son école (dans équipe pédagogique, l’APE,
le CGE, la coopérative scolaire, le partenariat, etc.).
→ L’inspecteur de l’Education et de la Formation (IEF)
Nommé par arrêté du Ministre en charge de l’Education, il est le supérieur hiérarchique de
tous les personnels du secteur de l’Education et de la Formation en service dans sa
circonscription. Dans sa mission, ses rôles et ses tâches, l’IEF est assisté par un secrétaire
général (SG) nommé par l’Inspecteur d’Académie, sur sa proposition. Il rend compte de ses
actions à l’Inspecteur d’Académie et au Préfet du département. En cas d’empêchement, il
est suppléé par le Secrétaire Général de l’IEF.
La compétence de l’IEF s’exerce sur les établissements préscolaires, les écoles
élémentaires, les CEM, les structures d’éducation non formelle, les centres de formation
professionnelle et technique dans sa circonscription. Parmi ses multiples charges, on peut
retenir :
- Le renforcement de la gestion déconcentrée et décentralisée du système éducatif, par une
dynamique de responsabilisation et de participation des collectivités territoriales et des
communautés ;
- Le renforcement de la gestion déconcentrée et décentralisée du système éducatif, par une
dynamique de responsabilisation et de participation des collectivités territoriales et des
communautés ;
L’élaboration et la mise en œuvre de plans d’amélioration de la qualité (PAQ), avec la
signature de contrats de performance avec l’IA ;
- La signature, le suivi et l’évaluation de contrats de performances avec les Directeurs
d’école, les principaux de collège et les responsables de daara ;
- La collecte et l’analyse des données statistiques concernant les établissements scolaires ;-
L’organisation des examens et concours scolaires et professionnels ;
- L’encadrement et la formation continue des personnels enseignants de sa circonscription
;- La planification et la gestion des opérations d’entretien préventif et de réhabilitation des
établissements de son ressort en collaboration avec les collectivités territoriales ;
- La gestion du budget affecté au fonctionnement de son service ;
- L’application de sanctions du premier degré et l’évaluation des personnels placés sous son
autorité ;
- L’accord des congés de maternité ;
L’IEF rend compte de ses activités à l’Inspecteur d’Académie (IA) et au Préfet. Il est aidé
dans ses fonctions et suppléé en cas d’absence par un secrétaire général nommé par l’IA sur
sa proposition
→ L’inspecteur d’Académie (IA)
Nommé par décret, l’IA est le supérieur hiérarchique de tous les personnels du secteur de
l’éducation et de la formation en service dans sa circonscription. Dans sa mission, ses rôles

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et ses tâches, il est assisté par un secrétaire général (SG) nommé par arrêté du Ministre de
l’Education nationale.
L’inspecteur d’Académie est responsable de l’ensemble des questions éducatives de sa
circonscription auprès du Gouverneur de région et des ministres compétents en matière
d’éducation à qui il rend compte de ses activités. En cas d’empêchement, il est suppléé par
le Secrétaire général de l’Inspection d’Académie.
En conséquence, l’inspecteur d’Académie a, sous sa tutelle, l’ensemble des niveaux
d’enseignement pré- universitaires publics et privés de sa circonscription. A ce titre, il
exerce sa compétence sur les structures du développement intégré de la petite enfance
(DIPE), les écoles élémentaires, les collèges d’enseignement moyen (CEM), les lycées, les
structures d’éducation non formelle, les établissements de formation professionnelle et
technique, les centres académiques d’orientation scolaire et professionnelle (CAOSP), les
structures de formation initiale et continuée des personnels de l’éducation et de la formation
et les inspections médicales des écoles (IME) (scolaires) situés dans sa région ».
Pour tous ces établissements ou structures, l’IA contrôle la gestion du matériel et du
personnel. Il a pour mission la mise en œuvre, à l’échelle régionale, des politiques de
développement de l’éducation et de la formation, de manière à contribuer à l’atteinte des
objectifs des différents programmes, en rapport avec la loi d’orientation de l’Education
nationale no 91-22 du 16 février 1991, modifiée. L’IA a aussi en charge la formation des
personnels enseignants et administratifs, en rapport avec le Centre régional de Formation
des Personnels de l’Education (CRFPE). L’inspecteur d’Académie coordonne et contrôle
l’action des IEF dont il est le supérieur hiérarchique direct.
Délégataire de certains pouvoirs du Ministre de l’Education nationale, il peut prendre des
décisions et des actes dans de nombreux domaines :
- les mutations d’enseignants, la délivrance des états de service effectués et des imputations
budgétaires ;
- les permissions et autorisations d’absence n’excédant pas 8 jours ;
- les autorisations spéciales d’absence ;
- les permissions exceptionnelles d’absence ;
- les congés ;
- les sanctions du 1er degré et les sanctions du 2ème degré.
II. LES AUTORITES ADMINISTRATIVES
Le Sous-préfet, le Préfet et le Gouverneur sont les autorités administratives. Ils représentent
chacun dans sa circonscription administrative le Président de la République et l’ensemble
des ministres du Gouvernement. Ainsi ils ont en charge le contrôle de tous les personnels
en service dans leur sphère de compétence. Dès lors, l’Inspecteur d’Académie est sous la
tutelle du Gouverneur, l’Inspecteur de l’Education et la Formation sous celle du Préfet et
les Directeurs d’école celle du Sous-préfet. Donc, chaque autorité scolaire est placée sous
l’autorité directe d’un représentant de l’Etat.

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Les autorités scolaires sont les conseillers techniques des autorités administratives en
matière d’éducation et de formation ; elles leur rendent compte de leurs activités et des
difficultés majeures rencontrées pour des solutions appropriées. L’éducation étant une
compétence transférée aux collectivités territoriales, les Maires et les Présidents de conseil
départemental sont aussi des collaborateurs privilégiés des autorités scolaires
II. LES AUTORITES TERRITORIALES
Ce sont le Maire et le Président du Conseil départemental. L’Education est une compétence
transférée, les autorités territoriales jouent un rôle important. Selon la Loi n° 2013-10 du 28
décembre 2013 portant Code général des Collectivités locales en son article n°31, la
commune reçoit les compétences suivantes :

✓ La construction et équipement des écoles élémentaires, préscolaires, écoles


communautaires de base et écoles franco-arabe ;

✓ Participation à la gestion et à l’administration des écoles élémentaires, préscolaires, daara,


écoles communautaires de base et écoles franco arabes ;

✓ Recrutement de personnels d’éducation et de formation pour les classes préscolaires


communautaires et des centres d’éducation de base des jeunes et des adultes analphabètes ;

✓ L’allocation et la répartition de bourses et d’aides scolaires ;

✓ Le recrutement et prise en charge des personnels d’appoint des écoles élémentaires,


préscolaires, des écoles franco arabes et écoles communautaires de base ;

✓ La participation à l’acquisition de manuels et de fournitures scolaire pour les écoles


élémentaires, préscolaires, écoles communautaires de base et écoles franco-arabe

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CHAPITRE III/ LES MISSIONS ET QUALITES DE L’ENSEIGNANT

La fonction enseignante est celle qui demande le plus de vertus sur le plan moral et
professionnel. C’est pourquoi on dit que c’est un sacerdoce (exige beaucoup de sacrifices, doit
être une vocation). Cela est dû aux importantes missions que lui confie la société concernant
l’avenir de ses enfants.

I.LES MISSIONS DE L’ENSEIGNANT

Elles se déclinent à travers trois axes : le savoir, le savoir-faire et le savoir-être qui renvoient à
l’instruction, à la formation et à l’éducation des enfants.

a) La mission d’instruction

La période où l’enseignant était le seul détenteur du savoir est révolue. Néanmoins, il continue
de jouer un rôle important dans l’élaboration, le choix et le processus de mise en œuvre de
savoirs à donner aux élèves.

b) La mission de formation

Les connaissances acquises ne sont utiles que lorsqu’elles servent à des fins pratiques.
L’enseignant devra toujours lier la théorie à la pratique. Autrement dit, elles doivent permettre
à l’enfant de faire face à des situations de vie courante.

c) La mission d’éducation

Cette mission est certes plus englobante mais il s’agit particulièrement d’inculquer à l’enfant
des valeurs, des comportements, des vertus, bref, un savoir-être, qui lui permet une insertion
harmonieuse dans la société. L’enseignant a donc le devoir de suppléer, sinon d’appuyer les
parents et la société dans cette tâche d’éducation des jeunes générations.

II.LES QUALITES DE L’ENSEIGNANT

a) Les qualités morales

• L’honnêteté, la probité ou l’intégrité : Nombre d’enseignants sont accusés de détournements


de cotisations d’élèves ou de vivres de cantines scolaires, de malversations, de dettes impayées,

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de corruption, etc. Notre métier ne mérite pas de tels comportements. Un enseignant doit être
intègre pour mériter la confiance de la communauté.

• La décence dans l’habillement et le langage : un bon enseignant ne doit pas porter des
habits transparents ou extravagants, avoir un langage grossier, ordurier. Si l’enseignant doit être
à la mode, il ne doit pas en être esclave. C’est pourquoi, il doit toujours s’habiller correctement,
proprement et son langage doit être policé car il est une référence pour ses élèves.

• La courtoisie : cette qualité suppose que l’enseignant voue un grand respect à son entourage.
Il ne doit pas être méprisant ou condescendant. Bien au contraire, il doit traiter les autres et
particulièrement les parents d’élèves avec respect et considération.

• La sollicitude ou la disponibilité : parce qu’il est intellectuel et qu’il est censé savoir
beaucoup de choses, l’enseignant fait l’objet de nombreuses sollicitations de la part de la
communauté dans laquelle il vit. Il doit donc être disponible et répondre autant que possible
aux attentes exprimées dans ce sens.

• La dignité : L’enseignant doit être d’une forte personnalité. Il ne doit, en aucun cas, être mêlé
à des affaires de viol, de détournement de mineurs, de harcèlement sexuel, de légèreté de
mœurs, de drogue, de consommation d’alcool, de disputes, de bagarres, de combines, etc. Dans
le cas contraire, il ne jouit d’aucune considération de la part des populations mais aussi des
élèves auxquels il devait servir de modèle. En somme, l’enseignant doit comprendre qu’il n’a
pas en réalité une vie privée car tout le monde s’intéresse à ce qu’il fait, dit ou pense. C’est
pourquoi son seul souci sera de mener une vie irréprochable.

b) Les qualités professionnelles

• La conscience professionnelle : elle est sous-tendue par un amour du métier et un sens élevé
du travail bien accompli. Assiduité, ponctualité, bonne préparation écrite, matérielle et mentale
des leçons, correction régulière des devoirs, bonne planification des activités pédagogiques,
dévouement…, voilà autant d’attitudes qui traduisent la conscience professionnelle de
l’enseignant.

•Le sens des responsabilités : le maître a d’importantes responsabilités vis-à-vis des parents et
de l’Etat qui lui ont confié ce qu’ils ont de plus cher : l’avenir de leur famille et de la nation
tout entière. Il est aussi responsable vis-à-vis de ses élèves, ces êtres innocents et fragiles dont
il peut faire ce qu’il veut. Contrairement à l’ouvrier qui travaille sur de la matière inerte et peut
procéder à des rectifications en cas d’erreur, l’enseignant agit sur des âmes, des esprits, des

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consciences et toute erreur sera un préjudice pour l’humanité. L’enseignant doit prendre l’exacte
mesure de ses responsabilités et les assumer entièrement.

Conclusion :

Le métier d’enseignant est certes très noble, mais il est aussi très exigeant. En le choisissant, on
en mesure toute la responsabilité et on s’impose alors un code de conduite qui honore la
profession. Le type d’enseignant que nous avons aujourd’hui est-il dans de telles dispositions ?
En tout cas, les nombreuses récriminations de la communauté à l’encontre des enseignants,
qu’elles soient à tort ou à raison, doivent nous amener individuellement puis collectivement à
une profonde introspection afin que l’enseignant éducateur retrouve toute sa dignité. Obligation
d’honnêteté et de probité

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CHAPITRE IV: LES OBLIGATIONS DE L’ENSEIGNANT
Introduction
Dans l’exercice de sa fonction, tout agent de l’état dont l’enseignant, est astreint à des
obligations indiquées dans le Statut Général de la Fonction Publique et le Code du Travail.
Ces documents montrent clairement que « tout fonctionnaire ou agent de l’état, dès sa
nomination, a vocation à occuper dans les différents services de l’administration une fonction
pour l’exercice de laquelle il lui est conféré un certain nombre de droits tout autant qu’on le
soumet à des contraintes et obligations sous la menace de sanctions disciplinaires ».
La réussite de la mission de l’enseignant est assujettie au respect d’un certain nombre
de devoirs qu’on appelle aussi obligations :
1. L’obligation de réserve : L’enseignant doit faire montre de retenue dans l’extériorisation de
ses sentiments, opinions et convictions, surtout sur le plan religieux et politique. En cas de
manquement à cette obligation, le risque est grand, d’une part, d’endoctriner les élèves, ce qui
est formellement interdit, et d’autre part de créer des relations difficiles avec les autres.
2. L’obligation de neutralité : L’enseignant ne doit pas être partisan et faire la discrimination
entre élèves, parents et autres partenaires de l’école.
3. L’obligation de discrétion professionnelle : l’enseignant est tenu de conserver le secret
professionnel vis à vis de son administration y compris son supérieur. L’obligation de discrétion
professionnelle porte sur toutes les informations dont il a connaissance dans le cadre de ses
fonctions.
4. L’obligation d’obéissance hiérarchique : l’enseignant doit se conformer aux instructions
de ses supérieurs hiérarchiques et obéir aux ordres individuels ou collectifs écrits ou verbaux
quand ceux-ci ne sont pas entachés d’illégalité grave et flagrante.
Il est lié par le principe de loyauté et d’obéissance hiérarchique, indissociable de celle de
contrôle hiérarchique aux fonctions de responsabilité.
La circulaire n° 86/PM/SGG/ADJ2 du 1er décembre 1977 précise au détenteur du pouvoir
hiérarchique Chef (le Ministre, le Directeur, le Chef de Division, le Chef de Bureau …), qu’il
lui appartient d’exercer le contrôle hiérarchique.
5. L’obligation de se consacrer entièrement à sa profession : la conscience professionnelle
impose à l’enseignant de se consacrer entièrement à sa profession.
Cette obligation est indiquée dans l’article 4 de la loi n° 62-47 du 13 juin 1962 portant
interdiction du travail au noir et toutes les formes de cumuls.
6. L’obligation d’avoir un comportement désintéressé : l’article 10 du Statut Général interdit
aux agents de l’état, quel que soit leur position, d’avoir par lui-même ou par personne interposée
et sous quelque dénomination que ce soit, dans une entreprise au contrôle de l’administration
scolaire ou service, des intérêts de nature à compromettre son indépendance ou de solliciter ou
d’accepter, en échange de l’exécution d’un service relevant de sa compétence, soit directement
soit par personne interposée, des usagers du service public, des dons ou prêts, en nature ou en
espèces, des services gratuits ou à tarif minoré ou quelque avantage que ce soit.
7. L’obligation d’exécuter correctement les tâches qui lui sont confiées : Les fonctionnaires
concourent à la bonne marche de l’administration et à la réalisation des objectifs définis par le
gouvernement. Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de
l’exécution des tâches qui lui sont confiées.

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8. L’obligation de préparer sa classe : cette obligation ne peut être contrôlée et sanctionnée
que par une autorité pédagogique, un membre du corps de contrôle de l’Education Nationale.
Le savoir ne suffit pas pour enseigner comme l’affirme Jean Jaurès : « on n’enseigne pas
seulement ce que l’on sait, on enseigne ce que l’on est ».
Il faut savoir communiquer à autrui ce que l’on sait. Il faut savoir le faire d’une manière
rationnelle en « adoptant la forme, le ton, le geste à la compréhension de l’auditoire, en donnant
la qualité et la quantité selon son niveau ».
Quel que soit la durée de sa carrière et la qualité de l’expérience acquise, la préparation
quotidienne de la classe est une nécessité pour l’enseignant. C’est par la préparation qu’il peut
procéder à la révision nécessaire de ses méthodes et procédés et faire l’expérience de la classe
vivante.
9. L’obligation de résidence : comme tous les agents de l’état (fonctionnaires ou non
fonctionnaires), l’enseignant est soumis à l’obligation de résidence. Il est tenu de résider dans
son lieu d’affectation. Cette obligation se justifie en partie par l’indemnité de résidence que
l’état lui alloue. En outre, pour être assidu et ponctuel, l’enseignant doit résider dans son lieu
d’affectation.
10. L’obligation de répondre de ses actes et de leurs conséquences : cette obligation pose la
problématique de la responsabilité.
En matière juridique, il est établi le principe selon lequel, tout individu qui cause à autrui un
dommage, soit de son fait, soit par sa négligence ou par son imprudence, est responsable du
dommage et est obligé de le réparer. L’on est également responsable des dommages causés par
le fait de personnes dont on doit répondre ou des choses qu’on a sous sa responsabilité.
La responsabilité d’un enseignant peut être engagée dans ces conditions et selon ces principes
mais sous réserve de preuve de la part du demandeur ou plaignant.
Conclusion
Ces obligations contribuent à assurer que l’enseignant s’acquitte correctement de son
devoir de servir au mieux des exigences de l’intérêt général.
En effet, la profession enseignante fait partie de cet ensemble que l’on appelle les
professions de relations dans lesquelles la relation inter individuelle et la relation à un groupe
ont une importance primordiale.

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CHAPITRE V : LES DROITS DES ENSEIGNANTS

En contrepartie des obligations, tout agent de l’état, dont l’enseignant, bénéficie d’un certain
nombre de droits.
I. Définition
On appelle droit ce qui revient à l’individu et qu’il peut librement exercer s’il le souhaite.
Il peut l’exiger car la loi le lui confère. Il s’agit d’une faculté, d’une habilité, d’une prérogative,
d’un privilège que les dispositions réglementaires reconnaissent à l’individu. C’est un acquis
juridique légitime et légal.
II. La typologie des droits.
1.Le droit à la rémunération : tout fonctionnaire a droit après service fait à une rémunération
comportant le traitement, l’indemnité de résidence et les suppléments pour charges de famille
auxquelles peuvent s’ajouter des indemnités diverses.
De ce principe de service fait, découlent des conséquences nombreuses parmi lesquelles on
peut citer : les retenues pour fait de grève.
NB. : Les autorités scolaires (Directeur d’écoles, chefs d’établissement, Inspecteurs
départementaux, responsables de services centraux) sont tenues d’élaborer des rapports
circonstanciés (même s’ils participent à la grève) adressés à la hiérarchie et faisant le point des
personnels en grève conformément tableau pour situation de grève.
Exemple de tableau pour une situation de grève :
Ecole élémentaire :
Situation de la grève : période du ……………………………….. au
………………………………………….

N° Matricule Prénoms Nom Corps et Nombre de


grade jours/heures

Le Directeur

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2. Le droit syndical : le droit syndical est reconnu aux fonctionnaires par la Loi N°61-33 du
15 juin 1961, portant statut général des fonctionnaires et par les dispositions
complémentaires du Code du travail pour les agents non fonctionnaires. Le droit syndical
confère aux enseignants le droit de s’associer pour la défense de leurs intérêts professionnels
(revendications salariales ou conditions de travail, par exemple) sous diverses formes prévues
par les dispositions législatives et réglementaires (grève, par exemple). Mais, le droit syndical,
comme toutes les libertés, présente des limites :
Les fonctionnaires ne peuvent cesser collectivement le travail qu’après expiration du délai
d’un mois suivant la notification à l’autorité administrative compétente par la ou les
organisations syndicales représentatives, d’un préavis écrit énonçant les motifs et la durée de la
grève envisagée.
La grève doit se fonder sur des motifs professionnels et non politiques.
L’exercice du droit de grève ne peut s’accompagner de l’occupation des lieux de travail ou
de leurs abords immédiats, sous peine de sanctions disciplinaires et pénales prévues par la loi.
L’autorité administrative compétente peut procéder à la réquisition des fonctionnaires qui
occupent des fonctions indispensables à la continuité des services publiques et prévoit à cet
effet des sanctions pour les contrevenants.
3. Le droit à la sécurité à la protection : l’administration est tenue de protéger les agents
contre les menaces, attaques de quelque nature que ce soit, dont ils peuvent être l’objet à
l’occasion de l’exercice de leurs fonctions et de réparer, le cas échéant, le préjudice matériel
qui en est résulté.
Dans le cas où un agent est poursuivi par un tiers pour une faute de service, la collectivité
publique doit couvrir le fonctionnaire des condamnations civiles prononcées contre lui.
4. Le droit à la gestion concertée : l’agent est consulté dans la gestion de certaines questions
qui le concernent (avancement, recrutement par exemple). Cette consultation se fait à travers
divers organes consultatifs où siègent ses représentants aux côtés des agents mandatés par
l’administration.
Les principaux organes consultatifs sont :
-Le Conseil Supérieur de la Fonction Publique : il donne son avis sur toutes les questions
intéressant les agents ou la Fonction Publique du Sénégal et comprend 18 membres dont 9
représentants de l’administration et 9 représentants des fonctionnaires;
-Les Commissions Administratives Paritaires (CAP) : elles ne sont compétentes qu’en
matière de titularisation et d’avancement et chacune comprend 8 membres dont 4 représentants
de l’administration et 4 représentants des fonctionnaires ;
-Le Conseil de Discipline : il doit être obligatoirement saisi pour émettre un avis motivé sur
toutes les questions contentieuses susceptibles d’entraîner à l’égard d’un agent, une sanction
disciplinaire du troisième degré ou un licenciement ; il est composé de 4 membres dont 2
représentants pour l’administration et 2 autres pour les agents.
5. Le droit aux congés (Cf congés).
Conclusion
Pour réussir ses missions et faire face à ses responsabilités, l’enseignant a besoin de
conditions de travail favorables. C’est ainsi qu’il jouit d’un certain nombre de droits
indispensable.

15
CHAPITRE VI : LES ABSENCES LEGALES ET LES ABSENCES ILLEGALES

S’absenter, c’est ne pas être là où on devrait être à un moment précis.


L’absence peut être légale comme elle peut être illégale.
Une absence est dite légale quand elle est conforme aux dispositions réglementaires qui
régissent les agents de l’état.
Au cas contraire, elle est qualifiée d’illégale.
I. Les absences légales
Elles concernent les absences justifiées que sont les missions, les autorisations d’absence et
certains congés (cf. les congés des enseignants).
➢ Les missions
On entend par mission le fait d’envoyer un agent de l’état soit à l’intérieur du territoire
national soit à l’extérieur pour une tâche précise. Généralement, la mission est notifiée à l’agent
et à son supérieur hiérarchique par une convocation dûment signée par l’autorité.
Avant de se déplacer, sauf cas de force majeure, l’agent doit se prémunir d’un ordre de mission
dûment signé par les autorités compétentes. L’agent veillera à faire signer l’ordre à l’arrivée
comme au départ du lieu de la convocation par l’autorité compétente (Dakar : DMTA, toutes
les autres capitales régionales : le Contrôleur Régional des Finances, les capitales
départementale ou communes des départements : le Préfet ou son adjoint, la sous-préfecture :
le Sous-Préfet ou son adjoint.

➢ Les autorisations d’absence


• Les autorisations simples d’absence
Ce sont des autorisations d’absence accordées aux fonctionnaires et autres agents de l’Etat
et dont les motifs ne sont pas expressément prévus par les textes réglementaires (maximum est
de 15 jours par an).
Exemples : (Baptême d’un ami ou de son décès ; absence pour maladie d’un parent)
Pour les enseignants, il est impossible de déduire ces absences de leur congé compte tenu
de la nature rigide et fixe de celui-ci.
D’autre part, la caractéristique principale de ces absences demeure leur définition vague et
générale. Et la porte est alors ouverte aux abus, à la tricherie et à l’inconscience professionnelle.
En conséquence, elles appellent beaucoup de rigueur de la part des directeurs.
NB : L’I. A. ne peut accorder qu’un maximum de 8 jours à un agent.
L’IEF ne peut accorder que 3 jours.
• Les autorisations spéciales d’absence
Ce sont les autorisations accordées aux fonctionnaires et autres agents de l’Etat dont les
motifs sont d’ordre public et prévus par un texte réglementaire. Elles ne sont pas déductibles
du congé annuel. Selon le cas, elles sont accordées avec ou sans solde.
1. Autorisations avec solde.
❖ Les agents de l’Etat, fonctionnaires ou non fonctionnaires occupant des fonctions
publics électives (Conseillers municipaux, Conseillers économiques et sociaux…)
peuvent bénéficier de ces autorisations dans la limite de la durée totale des sessions
des assemblées dont ils sont membres.

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❖ Les représentants dûment mandatés des organisations syndicales peuvent également
en bénéficier dans la limite maximum de 15 jours par an à l’occasion des congrès
nationaux ou internationaux.
NB : Si la durée du dernier congrès pour lequel l’agent a obtenu une autorisation spéciale
d’absence avec solde entraîne un dépassement, les journées supplémentaires seront payées. Il
en est de même si le dépassement est dû à une maladie ou un retard dans les transports.
❖ Les agents membres des associations sportives peuvent aussi en bénéficier dans la
limite de 15 jours par an pour suivre des stages officiels de perfectionnement ou représenter
le Sénégal dans une compétition sportive internationale (Jeux olympiques, matches…).
NB : Les agents de l’Etat appelés par décision du Ministre chargée de la jeunesse et des sports
à participer à des stages de formation de cadres sportifs ou à des stages préparatoires aux
sélections nationales peuvent de même bénéficier de cette forme d’autorisation d’absence dans
la limite de 30 jours par an (le temps de déplacement non compris).
2. Autorisations sans solde
Les agents de l’Etat candidats aux élections politiques (présidentielles, législatives et
locales) s’ils se trouvent dans l’impossibilité d’assurer en même temps leurs fonctions normales
peuvent en bénéficier dans la limite de 30 jours. Ces absences débutent au plus tôt à la date du
dépôt de la candidature et prennent fin à celle de la clôture des opérations électorales.
Le caractère spécial de ces absences se justifie à trois niveaux :
la nature ou la portée du motif ;
une codification claire et précise par un texte excluant toute élasticité ;
les demandes sont appuyées par des ordres de mission, convocation, ou décision dûment signés
par le responsable moral de la structure.
• Les permissions exceptionnelles d’absence
Elles sont accordées aux fonctionnaires et autres agents de l’Etat pour leur permettre
d’assister aux événements familiaux les concernant directement. Au Sénégal, la famille se fonde
sur les liens de parenté et les liens d’alliance.
Leur caractère exceptionnel s’explique par le fait que le motif d’ordre personnel est déterminé
d’avance par un texte et les bénéficiaires spécifiés (certains membres de la famille).
Ces permissions sont considérées comme période d’activité et comme période de service
accompli entrant en compte dans le calcul des congés.
Elles sont accordées avec solde dans la limite de 15 jours par an et ne sont pas déductibles du
congé annuel pour les fonctionnaires et 10 jours pour les autres agents.
La présentation de pièces d’état civil ou d’une attestation délivrée par l’autorité qualifiée doit
justifier l’événement en question.
La demande écrite de l’intéressé est obligatoire.
Les délais de route ne peuvent s’ajouter à la durée légale de la permission, sauf pour les
agents en poste dans une mission diplomatique.
Cas d’obtention et durée :
Mariage du fonctionnaire : 4 jours ;
Mariage du maître contractuel : 3 jours ;
Naissance et baptême d’un enfant : 2 jours ;
Décès du conjoint, du père, de la mère ou d’un enfant : 3 jours pour les fonctionnaires et 2
jours pour les maîtres contractuels ;

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Mariage d’un enfant, d’un frère ou d’une sœur : 1 jour ;
Décès d’un autre ascendant ou descendant en ligne directe, d’un frère, d’une sœur : 2 jours.
NB : Quelque soit le type de permission, l’agent est tenu, sauf cas de force majeure,
d’attendre qu’elle soit accordée avant de se déplacer et avec un exemplaire dûment signé.
II. LES ABSENCES ILLEGALES
➢ L’absence irrégulière
C’est une absence de courte durée ni autorisée ni justifiée. L’administration la constate par
une décision qui précise la date à laquelle elle a commencée.
Les effets sont les suivants : privation de toute la solde y compris les éléments pour charge
de famille ; la privation est rétroactive si l’agent a indûment perçu certaines sommes ; 4
absences de très courtes durées (½ journée) ou retard non justifiés au cours du même mois
entraînent, à l’encontre de l’intéressé, l’émission d’un ordre de recettes, conformément aux
taux ci-après définis, déduction faite des allocutions familiales.
Exemples :
1 journée : 1/60 du salaire ;
1 heure : 1/240 du salaire ;
½ heure : 1/480 du salaire ;
¼ heure : 1/960 du salaire.
Dans ces ordres de recettes, on tient compte du gain global et du net à payer.
➢ L’abandon de poste
C’est une absence irrégulière soutenue par la volonté manifeste de l’agent de quitter
définitivement son poste. C’est elle qui marque la différence juridique de fond entre absence
irrégulière et abandon de poste.
Procédure :
• Au niveau du chef hiérarchique :
L’inspecteur adresse à l’agent coupable une mise en demeure avec accusé de réception par
voie postale ou toute autre voie légale comportant :
une demande d’explication sur l’absence constatée ;
un délai pour rejoindre son poste (ce délai ne doit pas dépasser un maximum de 8 jours) ;
une information sur la mesure à laquelle s’expose l’agent s’il ne reprend pas son service avant
l’expiration du délai.
Cette mesure est la radiation des cadres de l’administration sans passer par la mesure
disciplinaire normale.
• Au niveau du coupable :
1 cas : l’agent reçoit la mise en demeure, donne des explications écrites non fondées ou ne les
er

donne pas et rejoint son poste avant l’expiration du délai.


Dans ce cas, l’administration opère des ordres de recettes pour les journées d’absence.
Si le fonctionnaire est fautif pour la première fois, on peut demander l’application des sanctions
du 1er degré à l’inspecteur régional (avertissement, blâme), s’il est récidiviste, on peut
demander au Ministre l’application des sanctions du second degré (réduction d’ancienneté ne
pouvant dépasser 2 ans).
S’il est coutumier des faits, on demande sa traduction devant le Conseil de discipline pour
l’application des sanctions du troisième degré (radiation du tableau d’avancement pour

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2 ans, la rétrogradation, l’exclusion temporaire de fonction pour 6 mois au plus, la révocation
avec droit aux pensions et avec perte de droit aux pensions).
2ème cas : l’agent reçoit la mise en demeure. Répond avec des justifications non fondées ou ne
répond pas du tout et ne rejoint pas son poste jusqu’à l’expiration du délai.
Dans ce cas, l’abandon de poste est consommé et la procédure de radiation suit son cours. A
l’expiration du délai, l’agent n’est plus autorisé à reprendre service même s’il revient.
3èm cas : L’agent ne reçoit pas la mise en demeure car il est absent sans laisser d’adresse
connue.
Le cachet de la poste fait foi et l’Inspecteur est tenu d’envoyer le dossier au Ministre avec le
cachet de la poste « parti sans laisser d’adresse ou avec le procès-verbal du gendarme ».
4ème cas : l’agent ne reçoit pas la mise en demeure car il a disparu de son domicile. L’inspecteur
met le dossier en instance, s’informe sur les conditions de disparition de l’agent. Les effets de
l’abandon de poste sont les suivants :
Suspension immédiate de toute solde y compris les suppléments pour charge de famille ;
Une émission d’ordre de recettes des sommes indûment perçues (dans le cas d’absences
irrégulières) ;
Radiation des cadres de l’administration sans passer par la procédure disciplinaire normale ;
Réunion du Conseil de discipline pour entériner la décision de radiation.
NB : 1. Le fait de déposer une demande de permission n’équivaut pas à une autorisation de
quitter son poste.

Conclusion
Toute absence non justifiée, sauf cas de force majeure, entraine des sanctions administratives à
l’endroit d’agent fautif.

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CHAPITRE VII/ LES SANCTIONS SCOLAIRES ET LES SANCTIONS
ADMINISTRATIVES

I. Les sanctions scolaires


Elles sont soit positives soit négatives et concernent l’apprenant.
1. Les sanctions scolaires positives ou récompenses
Elles sont d’ordre matériel ou moral.
➢ Récompenses matérielles : les bons points, les images qui restent strictement
individuelles …
➢ Les récompenses morales : les appréciations élogieuses dans le cahier de
correspondance, l’inscription au tableau d’honneur, les prix en fin d’année, les
félicitations du conseil de discipline.
2. Les sanctions scolaires négatives ou punitions
Elles s’appliquent aux élèves et peuvent être de plusieurs ordres :
➢ La réprimande et/ou la retenue après les heures de cours (sous la surveillance du maitre
titulaire de la classe ou du maitre de service).
➢ L’exclusion temporaire de 01à 8 jours : elle du ressort du directeur après avis du conseil
de discipline. L’IEF doit en être immédiatement informée ainsi que les parents ou
tuteurs.
➢ L’exclusion définitive : elle est prononcée par l’IEF sur proposition du directeur après
avis du conseil de discipline.
NB : Les châtiments corporels sont formellement interdits.
II. Les sanctions administratives
1. Les sanctions administratives positives.
Il y a plusieurs sortes de sanctions positives sous forme de récompenses ou de distinctions :
• Les témoignages de satisfaction : ce sont les lettres de félicitations et les rapports positifs
établis par le chef de service ;
• La distinction dans l’Ordre des Palmes académiques : elle peut être attribuée à ceux qui
ont rendus de grands services à l’école ;
• L’élévation au grade d’Ordre du Mérite : les enseignants ayant effectué au moins quinze
ans de services sans sanction négative peuvent être distingués dans l’Ordre du Mérite ;
l’élévation au grade de l’Ordre national du Lion : les enseignants ayant rendu de grands
services à la Nation peuvent être décorés de l’Ordre national du Lion.
2. Les sanctions administratives négatives
Toute faute commise par un fonctionnaire dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses
fonctions l’expose à une sanction disciplinaire, sans préjudice, le cas échéant, des peines
prévues par le Code pénal.
Les fautes sont nombreuses et variées. Parmi celles-ci, on peut retenir :
• L’insubordination ;
• Les retards répétitifs
• Les absences irrégulières (non autorisées et non justifiées) dont la durée est inférieure à
huit (08) jours ;

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• Les abandons de poste (non autorisées et non justifiées) dont la durée est supérieure à
huit (08) jours.
Il existe trois sortes de sanction négatives :
- les sanctions du 1er degré : l’avertissement et le blâme. Elles sont du ressort de l’Inspecteur
d’académie à l’égard des personnels servant dans les lycées d’enseignement général ou de
formation professionnelle et technique ainsi que dans les services rattachés placés sous sa
tutelle. L’IEF aussi est habilité à les prononcer à l’égard des personnels placés sous son autorité
;
- Les sanctions du 2ème degré : réduction d’ancienneté ne pouvant excéder 2 ans. Elles sont
du ressort de l’Inspecteur d’académie pour les agents placés sous son autorité.
- Les sanctions du 3ème degré : radiation du tableau d’avancement pour 2 ans, rétrogradation,
exclusion temporaire de fonction pour une durée maximale de 6 mois, révocation sans
suspension des droits à la pension, révocation avec suspension des droits à la pension.
Elles sont prononcées par le Ministre en charge de la fonction publique après avis du conseil de
discipline. Le préalable à toute sanction est la demande d’explication adressée à l’agent qui doit
répondre par écrit. Le refus de répondre à une demande d’explication est une faute et l’auteur
se verra infliger une sanction du 1er ou du 2e degré selon le cas.

21
CHAPITRE VIII/ LA LETTRE ADMINISTRATIVE
La lettre administrative est un exemple de correspondance utilisée dans l’Administration. Elle
peut concerner toute lettre d’une personne appartenant à une administration donnée et destinée
à une autorité. (Exemples : la demande d’autorisation d’absence, la demande d’emploi, la lettre
de parrainage, la réponse à une demande d’explications, etc.). La lettre administrative a ses
exigences qu’il faut respecter.
1-LES CARACTERISTIQUES DE LA LETTRE ADMINISTRATIVE
Certaines caractéristiques doivent apparaître :
- La courtoisie : le choix des termes basé sur le respect et la courtoisie.
Exemple :

On évitera d’écrire Mais on écrira


Je vous serais très reconnaissant si vous Je vous serais obligé (ou je vous saurais gré
pouvez satisfaire la requête avant le… de satisfaire à la requête avant le…
Je suis vraiment désolé de ne pas pouvoir J’ai le regret de vous faire savoir qu’il ne me
venir présider la cérémonie sera pas possible de présider la cérémonie

- La clarté : le contenu doit être claire, sans équivoque pour que l’autorité puisse bien
comprendre et prendre une bonne décision.
- La concision et la précision : il faut juste donner l’information sans commentaire, choisir des
mots précis à la place des mots ou expressions passe-partout (par exemple il faut écrire « quand
j’ai rédigé le rapport » au lieu de « quand j’ai fait le rapport »
- Le sens des responsabilités : l’expéditeur endosse la responsabilité du contenu de sa lettre.
Ainsi, l’emploi de la première personne du singulier, qui est la marque de la responsabilité
individuelle assumée, est recommandé et la signature doit comporter le nom et la fonction de
l’auteur de la lettre.
- la bonne présentation du texte : c’est une marque de considération pour le destinataire. Par
conséquent, il faut bannir les ratures, les surcharges et les taches. L’écriture doit être lisible et
soignée.
2 - LES MENTIONS DE LA LETTRE ADMINISTRATIVE
Les éléments communs aux textes administratifs sont les suivants :
a) L’en-tête ou le timbre du service ou s’il s’agit d’une lettre personnelle à forme
administrative le nom, l’adresse et le contact (numéro de téléphone, adresse e-mail) de
l’expéditeur. Elle (Il) figure en haut et à gauche de la page.
EXEMPLE 1 :
Inspection d’Académie de Fatick
IEF DE Gossas

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Ecole Samba Yomb
Téléphone 33 949 .. ..
Ou
Lamine DIAKHATE
Instituteur en service à …………
Matricule:………………
Téléphone : …………
Email: …………[email protected]
b) Le lieu et la date : ils se situent en haut et à droite de la lettre. Ecrire le mois en toutes lettres.
Exemple : Thiès, le 05 mars 2021 NB: Les noms de mois et les jours commencent toujours par
une lettre minuscule.
c) La réclame : elle précise le destinataire désigné par sa fonction. Elle est placée sous la date
et au milieu de la ligne.
Exemple :
A
Monsieur l’Inspecteur de l’Education et de la Formation de
de Gossas
NB :
1- Le titre de ‘’Monsieur’’ ou de ‘’Madame’’ est exclusivement réservé au destinataire. Donc
dans son adresse, l’instituteur ne mettra pas par exemple Monsieur Lamine DIAKHATE.
2- La lettre administrative n'est jamais adressée directement à un fonctionnaire subordonné,
mais à l'autorité responsable.
3- Une lettre administrative fait apparaître au besoin la marque de la voie hiérarchique
d) L’objet : il est mentionné sous la réclame et à gauche. Il annonce en un mot ou en une phrase
le sens, le contenu de la lettre. Une lettre administrative ne doit traiter que d’un seul objet.
Exemple :
Objet : Situation de la grève
NB: S’il y a lieu, la référence se place sous l’objet. C’est un rappel des documents antérieurs
auxquels se réfère le rédacteur.
e) La formule d’attaque : Elle permet d’apostropher le destinataire ; elle est écrite sous l’objet,
en milieu de ligne et est toujours suivie d’une virgule. Exemple : Monsieur l’Inspecteur,
f) Le texte de la lettre : Ici, il faut bien faire apparaître les différents paragraphes
g) La signature : elle est située en bas et à droite de la lettre et comporte 3 parties :

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- Le titre de l’autorité qui a émis la lettre. Pour un enseignant par exemple, il mettra « l’intéressé
»
- La griffe : c’est ce qui est communément appelé la signature. C’est une marque
d’identification de l’expéditeur, on ne la change pas comme l’on veut. (et le cachet officiel s’il
s’agit d’un service).

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CHAPITRE IX/ LES CONGES ADMINISTRATIFS

Le fonctionnaire en activité, en détachement ou en position assimilée a droit à un congé annuel


avec traitement d’une durée de 30 jours consécutifs après 11 mois de services accomplis.
Le régime juridique du congé se fonde sur l’activité de l’agent et non sur son statut.
Remarques :
➢ Ce congé s’applique à tous les Fonctionnaires de l’Etat, sauf aux enseignants dont
l’activité est liée au fonctionnement des classes ;
➢ Le personnel enseignant de direction, de contrôle et de surveillance des établissements
d’enseignement a droit à un congé annuel de 60 jours pendant les grandes vacances. Le
personnel tenant les classes a droit à un congé annuel de 90 jours pendant les grandes
vacances (décret 63-0116 du 19 février 1963).
➢ Les enseignants servant dans les structures administratives des Inspections ne sont pas
concernés par cette exception. Ils relèvent du régime général du droit au congé.
I. Le congé maladie
En cas de maladie dûment constatée mettant l’agent dans l’impossibilité de servir, celui-ci est
de droit mis en congé. Le malade ou son ayant droit adresse à l’Administration de tutelle une
demande de congé appuyée par un certificat médical (C.M).
La demande passe par la voie hiérarchique ; le malade conserve l’intégralité de son traitement
pendant les trois premiers mois. Ensuite le traitement est réduit de moitié durant les trois mois
qui suivent. Si la maladie résulte d’un acte de dévouement pour l’intérêt public ou d’un acte
pour sauver la vie d’une personne, le malade conserve l’intégralité de son salaire jusqu’à ce
qu’il soit en état de reprendre service ou jusqu’à la retraite. Il a droit au remboursement des
frais médicaux.
Remarques : c’est le médecin de l’administration qui a compétence pour constater mais si le
malade est traité par un médecin privé, le certificat médical produit est visé par le médecin de
l’administration.
L’intéressé peut contester les conclusions du médecin et demander l’arbitrage du conseil
de santé ; le congé est accordé ou refusé par le conseil de santé.
L’administration ne doit pas refuser un congé de maladie quand toutes les pièces sont
établies.
II. Le congé de longue durée
Tout agent fonctionnaire ou non fonctionnaire atteint par une des maladies suivantes est de droit
mis en congé de longue durée : la tuberculose, la maladie mentale, l’affection cancéreuse, la
trypanosomiase, la lèpre, la poliomyélite, la cardiopathie décompensée, l’urénigène grave, la
néphrite chronique hypertensive, la complication paralytique grave, les affections nerveuses,
affections cérébro méningées.
NB: Pour l’agent non fonctionnaire, le congé de longue durée est suspensif du contrat de travail.
Pendant le congé, le fonctionnaire conserve l’intégralité de son traitement durant les 3 premières
années. S’il n’est pas guéri, on ouvre la 2ème période de 2 ans avec un demi-traitement.
III. Le congé de maternité
Le personnel féminin de l’administration bénéficie d’un congé pour couche et allaitement qui
prend effet 6 semaines avant l’accouchement présumé et se termine 8 semaines après

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l’accouchement. Le congé est octroyé sur demande accompagnée d’un certificat médicale
(C.M) attestant la grossesse de 7 mois et demi. Si 8 semaines après l’accouchement, l’intéressée
n’est pas en état de reprendre service, elle peut demander un congé de maladie sur production
d’un certificat médical.

IV. Le congé de viduité ou de retraite de veuve


Au Sénégal, le congé de viduité a été établi sur le fondement des données des textes religieux,
de la coutume mais également sur celle du monde moderne en matière de travail, en particulier
pour la femme travailleuse.
Les femmes fonctionnaires ou non fonctionnaires de toutes les confessions ayant perdu leur
conjoint peuvent en bénéficier.
A. Durée de la viduité
Elle dépend de la confession ou de la nature du congé que la veuve peut solliciter.
Elle peut demander 03 sortes de congé :
➢ Une permission exceptionnelle d’absence de 03 jours avec solde et non déductible du
congé annuel
➢ Un congé pour convenances personnelles pour 04 mois 10 jours avec la possibilité
d’aller jusqu’à 06 mois
➢ Une mise en disponibilité. Celle-ci est sujette à une lourdeur, à une lenteur et à une
rigueur administrative.
B. La procédure
La veuve adresse à l’autorité compétente une demande accompagnée de l’acte de mariage et du
certificat de décès pour l’établissement de la décision du congé.
Le dossier est étudié et la décision est prise par le ministre utilisateur avec soumission préalable
aux visas du ministre des finances et du contrôle financier.
C. Les effets
➢ Financier : le congé est accordé sans solde
➢ Administratif : ce congé est considéré comme une période d’activité.
Le congé pour examen
Ce congé est accordé, pour une durée de 2 mois au maximum, aux Fonctionnaires et Agents de
l’Etat, pour qu’ils puissent préparer certains examens universitaires ou des concours directs
professionnels permettant l’accès à des hiérarchies supérieures.
N.B : Ce sont les examens et concours qui se passent en dehors du territoire national puisque le
congé est accompagné d’une autorisation de sortie du territoire national. L’octroi du congé pour
examen n’est jamais de droit. Il est laissé à la discrétion de l’administration. Le congé pour
examen est accordé avec solde.
REMARQUE : Pour les enseignants préparant le Baccalauréat ou les examens universitaires
au Sénégal, c’est une autorisation d’absence qui leur est accordée dans les conditions fixées par
les dispositions de la Circulaire ministérielle N° 3777 / MEN du 07 juin 1971 à savoir 4 jours
avant l’examen et pour la durée des épreuves.
V. Le congé pour affaires personnelles (convenances personnelles)
Il peut être accordé en vue de permettre aux agents de sauvegarder temporairement leurs intérêts
personnels et ceux de leur famille. Il est accordé pour une durée maximum de 06 mois

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Il n’est susceptible d’aucune prorogation et ne peut être renouvelé avant 05 ans sauf dans le cas
où l’agent, ayant épuisé ses droits à un congé pour examen, doit passer d’autres concours. Dans
ce cas, on peut lui accorder ce congé dans la limite de 02 mois maximum. Il est accordé sans
solde.

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