Mousto
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Les menstruations sont le nom scientifique des règles. Les règles désignent les pertes de sang
mensuelles par voies génitales qui surviennent chez la femme. Ces pertes sanguines correspondent à
l'évacuation de la couche superficielle de l'endomètre utérin, riche en vaisseaux sanguins. C'est un
phénomène normal chez la femme non enceinte, de la puberté à la ménopause.
Le cycle menstruel s'étale entre le premier jour des règles et le début des regles suivantes. Par exemple :
si le 1er jour des règles est le 2 du mois et que le 1er jour des règles suivantes est le 30 du mois, le cycle
est de 28 jours. Toutefois, la durée des cycles menstruels peut varier d'une femme à l'autre, ainsi que
pour une même femme, qui peut présenter des cycles irréguliers.
Un cycle est dit "long" lorsqu'il est supérieur à 35 jours. Les cycles peuvent parfois durer 56 jours, voire
plus ( a ce moment consulter un medecin ).
Le cycle menstruel est sous l'influence d'hormones sécrétées par une glande du cerveau, l'hypophyse,
elle-même sous l'influence d'une autre glande régulatrice, l'hypothalamus. Il dure en moyenne 28 jours,
mais n'est pas toujours parfaitement régulier d'une femme à l'autre. L'apparition du premier cycle
menstruel marque le début de la période génitale de la jeune fille. Elle peut désormais tomber enceinte.
Les cycles menstruels disparaissent à la ménopause, la fin de la période génitale. Ils s'interrompent aussi
le temps de la grossesse et de la période d'allaitement.
Sous pilule, on ne peut pas parler de cycle menstruel, les règles sont des hémorragies de privation qui
surviennent la fin de la plaquette.
Comment se déroule le cycle d'une femme sans contraception ? Quand a lieu l'ovulation ? Comment
sont les règles ? Explications avec le Dr Isabelle Héron.
La phase post-ovulatoire : elle dure 14 jours pour un cycle régulier de 28 jours mais peut toutefois durer
entre 10 et 20 jours en cas de cycles très irréguliers. S'il n'y a pas eu fécondation, il y a une baisse brutale
du taux d'hormones et apparition des règles. S'il y a eu fécondation, il y a production d'une hormone
spécifique de la grossesse : l'HCG. Cette hormone maintient la production des autres hormones,
notamment la progestérone. Elle permet ainsi de garder l'endomètre intact afin que le futur embryon s'y
installe. La température corporelle varie au cours du cycle menstruel et son élévation au moment de
l'ovulation peut permettre de repérer celle-ci.
Les règles proviennent de la destruction de la couche interne de l'utérus, appelée "muqueuse utérine"
ou "endomètre". La muqueuse utérine permet la nidification de l'ovule fécondé. Lorsqu'il n'y a pas de
fécondation donc de nidation de l'œuf, elle desquame et est évacuée sous forme de saignements plus ou
moins abondants
Les ovaires produisent les ovules et les hormones indispensables au développement de l'endomètre.
La progestérone augmente après l'ovulation pour permettre à l'endomètre de perdurer et recevoir l'œuf
fécondé. En l'absence de nidation, le taux hormonal chute et provoque les règles.
L'arrivée des règles à la puberté, vers l'âge de 11-13 ans, marque le début du cycle menstruel.
Durant la puberté, l'apparition des premières règles peut inquiéter et soulever de nombreuses
questions. Est-ce que ça fait mal ? À qui en parler ? Comment choisir ses protections hygiéniques ?
Toutes les réponses avec le Dr Nizar Aflak, chirurgien gynécologue-obstétricien.
Les différentes phases du cycle menstruel provoquent des symptômes, plus ou moins marqués selon les
femmes. La période des règles peut provoquer des douleurs pelviennes ou lombaires parfois intenses,
des nausées et des vomissements. La phase pré-ovulatoire est la phase la moins symptomatique. La
seconde phase du cycle, avant les règles, peut provoquer un syndrome prémenstruel. Ce syndrome a un
impact sur l'humeur avec une irritabilité fréquente, il provoque des tensions mammaires, une prise de
poids pouvant aller jusqu'à 2 kilos et l'apparition de boutons d'acné chez la jeune fille.
Mal de ventre, fatigue, déprime... Plusieurs changements peuvent survenir au moment des règles. Ils
varient selon les femmes mais sont toujours liés aux variations hormonales. Explications et décryptages
avec nos gynécologues.
Le Syndrome PréMenstruel ou SPM correspond aux symptômes que ressentent un tiers des femmes
quelques jours précédant l'arrivée des règles. Fatigue, nausées, maux de tête, mal aux seins... Que faire
pour les soulager ? Avec des plantes, des huiles essentielles, des médicaments ou des hormones ?
C'est quoi le trouble dysphorique prémenstruel ou TDPM ?
Les femmes qui ont leurs règles ont le choix niveau protections périodiques :
Serviette hygiénique
Tampon
Culotte menstruelle
Cup menstruelle
Vos règles ont du retard ? Plus de 5 Jours ? Etes-vous enceinte ? Avez-vous oublié votre pilule ? Ou est-ce
juste à cause du stress ? D'un médicament ? Pourquoi certaines jeunes filles n'ont toujours pas leurs
règles à 15 ans ? Tout savoir sur le retard de règles.
• Grossesse : Les menstruations cessent durant les périodes de grossesse et d'allaitement au sein à
cause des modifications hormonales qu'elles engendrent.
• Ménopause : L'arrêt définitif des menstruations indique la fin de la capacité reproductrice : c'est la
ménopause qui survient généralement vers l'âge de 50 ans.
Il est normal qu'une femme qui n'a plus ses règles s'inquiète. Est-ce le signe d'une grossesse ? Une cause
pathologique ? Un SOPK ? Avec ou sans contraception ?
Des anomalies des menstruations peuvent exister comme des règles trop abondantes en quantité ou en
durée, appelées ménorragies ou hyperménorrhée. Il s'agit du trouble menstruel le plus fréquent. Il
survient surtout à l'issue d'un cycle sans ovulation. Généralement, les règles prolongées ont un certain
retard. Un retard important (supérieur à 15 jours) suivi de règles prolongées peut être un symptôme de
fausse couche. Un traitement hormonal, une tumeur ou une inflammation du col de l'utérus sont parfois
à l'origine de règles prolongées. Une échographie permet de mettre en évidence la cause responsable et
de choisir le traitement approprié. Les règles peuvent aussi être douloureuses, on parle alors de
dysménorrhées.
"Il existe de nombreuses causes qui peuvent provoquer des règles en avance, explique le Dr Olivier
Jourdain, gynécologue obstétricien. La plus fréquente est le décalage ou l'oubli de la prise de pilule".
Lorsqu'il s'agit des premières règles, elles sont souvent peu abondantes, courtes et irrégulières. Les
cycles vont ensuite se stabiliser naturellement. Même chose à l'approche de la ménopause, les cycles
redeviennent parfois irréguliers. "Des règles en avance peuvent aussi s'expliquer par des causes
hormonales ou iatrogènes liées à la prise de certains médicaments". Malgré tout, les règles en avance ne
sont pas un motif de consultation fréquent, contrairement au retard de règles.
Vos règles ont du retard ? Plus de 5 Jours ? Etes-vous enceinte ? Avez-vous oublié votre pilule ? Ou est-ce
juste à cause du stress ? D'un médicament ? Pourquoi certaines jeunes filles n'ont toujours pas leurs
règles à 15 ans ? Tout savoir sur le retard de règles.
"Cela peut arriver, concède le médecin. Mais ce n'est pas fréquent et c'est surtout un signe que la
grossesse se passe mal. Si les règles arrivent en avance, accompagnées de douleurs brutales et violentes
au ventre, il peut s'agir d'une grossesse extra-utérine ou d'une fausse couche. C'est une urgence
médicale".
"Le décalage de règle sous pilule intervient en cas d'oubli, poursuit le médecin. Sous pilule on n'a pas de
vraies règles, puisque la pilule bloque l'ovulation. Il ne s'agit donc pas de règles en avance sous pilule
mais de saignements"
Un oubli de pilule, ça peut vite arriver ! Que faire si l'oubli dure plus de 12 heures ? Moins que ça ? Faut-
il prendre deux comprimés d'un coup ? Doit-on prendre la pilule du lendemain ?
"Normalement non, répond le gynécologue. Il intervient surtout sur la durée et l'abondance des règles.
En revanche, en cas de changement de mode de contraception, il peut avoir une modification des cycles.
Par exemple, si une femme arrête la pilule pour se faire poser un stérilet, reprenant ainsi des cycles
physiologiques, elle peut avoir ses règles. Ainsi, les cycles peuvent être plus courts (entre 21 et 24
jours)".
"Un rapport sexuel, protégé ou non protégé, peut engendrer un saignement mais ne peut pas avancer la
date des cycles, reprend le spécialiste. Si une femme saigne juste après un rapport, c'est probablement
lié à un problème au niveau du col de l'utérus. Cela nécessite un examen gynécologique, afin de vérifier
qu'elle n'a pas développé une dysplasie ou qu'elle ne présente pas une infection".
Après certaines opérations endo-utérines, les cycles peuvent se modifier. "C'est le cas par exemple après
une endoscopie, un curetage ou l'exérèse de kystes du corps jaune sur l'ovaire. Toute infection de
l'endomètre, tout comme les polypes, les fibromes peuvent provoquer des saignements, qu'il faudra
contrôler avec une échographie".
Il faut s'inquiéter si l'on pense être enceinte. Il faudra alors le confirmer avec un test de grossesse. Les
cycles courts peuvent aussi être le signe d'une infertilité. Il faudra alors prescrire un bilan hormonal
(prise de sang). Le cycle féminin est très sensible aux variations d'humeurs. Des événements familiaux ou
professionnels peuvent parfois déclencher des règles en avance 3, 4 ou même 7 jours avant la date
normale. Le confinement dû au coronavirus par exemple, quand il a été source de stress, a pu
déclencher des règles en avance à certaines femmes.
"Souvent il n'y a rien à faire en cas de règles en avance, ce n'est pas une maladie ". Si c'est lié à un oubli
de pilule, il faut recontrôler la date des cycles".
Pour stopper ou retarder leurs règles, certaines femmes enchaînent deux plaquettes de pilule, parfois
trois ou plus. Mais est-ce sans danger pour le corps ? Les règles sont-elles plus abondantes le mois
suivant ?
"Oui on peut déclencher ses règles en avance en arrêtant sa pilule avant la fin de la plaquette ou en
prenant de 5 à 10 jours un traitement progestatif", ajoute notre interlocuteur. Cela peut se faire par
exemple dans le cas d'un examen, d'une opération ou d'un sportif de haut niveau qui a une compétition.
Il n'y a pas de danger à le faire une fois à un moment donné, mais pas régulièrement.
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Article mis à jour le 10/06/21 16:30
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Vous avez l'impression de perdre beaucoup de sang pendant vos règles ? Des caillots ? Il s'agit peut-être
de règles hémorragiques dont les causes sont variables. Stérilet, fibrome, polype, endométriose, fausse
couche... A quoi est-ce dû ? Quels sont les symptômes ? Les traitements ? Expertise du Dr Philippe
Tribondeau, gynécologue.
SOMMAIRE
Définition
Causes
• Fausse couche
• Stérilet au cuivre
• Fibrome
• Adénomyose
• Ménopause
Symptômes
Diagnostic
Traitement
• Médicaments
• Chirurgie
Quelles protections ?
Vous avez l'impression de perdre beaucoup de sang pendant vos règles ? Des caillots importants
pendant les écoulements ? Les règles hémorragiques se traduisent par des saignements très abondants
et des difficultés à maîtriser son flux avec des serviettes ou des tampons classiques. Les causes sont
multiples : stérilet au cuivre, fibrome, polype, adénomyose (endométriose interne), fausse couche...
D'où l'importance de consulter rapidement son médecin ou son gynécologue en cas de symptômes
évocateurs. Quand s'inquiéter ? Quels sont les traitements médicaux ? Quand changer de
contraception ? Quand envisager la chirurgie ? Expertise du Dr Philippe Tribondeau, gynécologue à
l'hôpital privé Saint Martin à Pessac.
Définition : quand parle-t-on de règles hémorragiques ?
"Il n'y a pas de définition exacte à ma connaissance. Toute simplement parce que le volume des règles
est très subjectif, c'est donc très compliqué de définir les règles hémorragiques", pose d'emblée le Dr
Philippe Tribondeau, gynécologue. En théorie, on parle de règles hémorragiques quand on perd plus de
90 ml par cycle et si elles durent plus de 7 jours. Mais difficile de jauger le volume des écoulements
sanguins. En pratique, on peut parler de règles hémorragiques :
Quand la femme constate des caillots de sang importants pendant les écoulements.
Quand la femme doit changer de protection très souvent dans la journée (toutes les heures pendant
plusieurs heures consécutives).
Quand la femme présente des signes d'anémie pendant ses règles : fatigue, vertiges, teint pâle, maux de
tête, essoufflements...
Des règles dites "normales" durent en moyenne entre 3 et 5 jours et le volume de sang perdu est en
général entre 35 et 50 ml, soit l'équivalent de 3 à 4 cuillères à soupe. Des règles sont considérées comme
abondantes quand la perte est supérieure à 50 ml. Au-delà de 90 ml, on parle de règles hémorragiques.
Une fausse-couche précoce, chez une femme en âge de procréer, peut être la cause de l'hémorragie.
Pour éliminer le diagnostic, il faut réaliser un test de grossesse.
Le stérilet au cuivre (DIU) peut provoquer des règles hémorragiques, particulièrement dans les premiers
mois qui suivent la pose.
La présence d'un polype (petite excroissance de chair à l'intérieur de l'utérus). Les polypes peuvent être
détectés à l'aide d'une échographie. Un polype entraîne des saignements importants, particulièrement
pendant les rapports. Le choix du traitement (de le retirer) dépendra de sa taille et de sa localisation.
La présence d'un fibrome. Les fibromes qui font saigner sont dits "sous-muqueux", autrement dit dans la
cavité utérine.
Saignements abondants pendant les règles ou en-dehors, douleurs abdominales, dans le bas du dos...
Les fibromes utérins sont de petites tumeurs bénignes qui se développent au niveau de l'utérus. Est-ce
un cancer ? Quels risques ?
Une adénomyose : une forme particulière d'endométriose qui touche l'utérus (endométriose interne) où
l'endomètre envahit le myomètre (couche musculeuse interne de la paroi utérine). Elle peut entraîner
des saignements menstruels importants, en plus des douleurs importantes.
Maladie gynécologique qui touche surtout les femmes de 35-40 ans, l'adénomyose est une forme
d'endométriose qui se caractérise par l'invasion de l'utérus par l'endomètre. Quelle est sa cause ? Quels
sont ses symptômes ? Son diagnostic ? Ses traitements si elle est focale ou diffuse ? Réponses avec le Dr
Olivier Donnez, gynécologue-obstétricien.
► Chez la femme ménopausée, "Ce n'est absolument pas normal de saigner. Une femme qui saigne
après la ménopause et qui n'a pas de traitement hormonal de substitution (THS) doit avoir une
hystéroscopie (exploration de la cavité utérine) pour éliminer un cancer de l'endomètre. Le cancer de
l'endomètre est quasiment inexistant chez la femme non ménopausée, insiste le spécialiste. Une femme
qui a un traitement de substitution et qui a des saignements anormaux entre les règles doit consulter
afin de faire une vérification de sa cavité utérine, car le risque de ce traitement est de masquer un
potentiel cancer de l'endomètre".
des difficultés à maîtriser le flux avec des protections hygiéniques classiques (serviettes, tampons...)
Si vous êtes dans l'un de ces cas de figure, parlez-en à votre médecin, un gynécologue ou une sage-
femme. Le professionnel de santé procèdera aux examens nécessaires pour connaître la cause.
Les règles durent en moyenne 2 à 7 jours. La quantité de sang perdu varie selon les femmes. Fatigue,
anémie... Vos règles sont-elles anormalement abondantes ? Comment calculer votre score de Higham ?
Quand s'inquiéter ? Conseils du Dr Juliane Berdah, gynécologue-endocrinologue à Paris.
Une femme qui se plaint de saignements importants doit être examiné. "On va commencer par examiner
le col de l'utérus pour vérifier qu'il n'y a pas de polype", explique notre interlocuteur. Une échographie
est également réalisée afin de voir si l'épaisseur de l'endomètre est normale ou s'il n'y a pas de
modification des flux. Une hystéroscopie, un examen qui permet d'explorer l'intérieur de l'utérus en cas
de saignement important, peut être réalisée.
Le traitement dépend de la cause des règles hémorragiques. Plusieurs solutions peuvent être envisagées.
Si le stérilet en cuivre est en cause, on l'enlève au profit d'un stérilet à la progestérone (DIU hormonal),
ce qui va limiter la prolifération de la muqueuse utérine et va ainsi réduire les saignements.
En cas de "petites" règles hémorragiques, on peut envisager un traitement progestatif pur comme une
contraception orale (Optimizette®) qui agit en bloquant l'ovulation et qui modifie la glaire cervicale ou
un implant contraceptif.
En cas de règles très abondantes ou d'un fibrome qui ne peut pas être opéré, on peut envisager un
traitement à base de progestérone en comprimés (progestatifs Lutényl/Lutéran® et génériques) que l'on
peut prendre 10, 15 ou 20 jours par mois pour réguler la croissance de l'endomètre. "Le problème, c'est
qu'il peut stopper les règles ou entraîner des saignements entre les règles. De plus, deux des
composants (acétate de nomégestrol (pour Lutényl® et ses génériques) et l'acétate de chlormadinone
(Lutéran® et ses génériques) ont été suspectés de provoquer des méningiomes (tumeurs cérébrales
bénignes), favorisées par un temps d'exposition et une dose élevés", prévient notre interlocuteur. Une
femme qui prend l'un de ces traitements pendant plus de six mois a environ 3,3 fois plus de risque de
développer un méningiome* par rapport au risque de base. De plus, le risque augmente avec la durée
du traitement, et également avec la dose utilisée et l'âge de la patiente : sous Lutényl le risque est
multiplié par 12,5 à partir de cinq ans de traitement et sous Lutéran, il est multiplié par 7 pour 3,5 ans de
traitement, selon les données publiées par l'Agence nationale du médicament (ANSM). "Lorsqu'on
envisage ce traitement, il faut bien évaluer le rapport bénéfices/risques et limiter la durée d'utilisation et
la posologie, bien surveiller la patiente particulièrement si elle se plaint de maux de tête et prescrire une
IRM si la patiente a plus de 35 ans et en cas de traitement potentiellement prolongé", poursuit le Dr
Tribondeau.
En cas de saignement abondant et dans l'attente d'une chirurgie, on peut envisager l'administration
d'analogues de la GnRH qui vont entraîner une ménopause chimique. "On peut y associer des
œstrogènes à faibles doses pour atténuer les effets secondaires", indique le Dr Tribondeau.
L'hystéroscopie avec résection : on fait entrer un hystéroscope dans l'utérus et raboter la cavité pour
enlever le polype ou le fibrome s'il est sous-muqueux. Les fibromes interstitiels (à l'intérieur de la paroi
de l'utérus) ne sont pas accessibles au traitement par hystéroscopie. L'hystéroscopie permet également
de traiter la partie superficielle de l'adénomyose. "On n'opère pas tous les fibromes : un fibrome s'opère
que lorsqu'il devient gênant et saigne. De même, on ne va pas toujours enlever l'adénomyose si elle
n'est pas impactante. Le fibrome et l'adénomyose ne dégénèrent pas en cancer. En revanche, un fibrome
qui grossit chez une femme ménopausée peut être un sarcome, autrement dit un cancer, mais cela reste
exceptionnel", insiste notre spécialiste.
L'embolisation des artères utérines qui consiste à bloquer les artères de l'utérus qui amènent du sang.
"On va entrer dans l'artère utérine par voie fémorale pour boucher l'arrivée de sang. L'utérus va
s'atrophier et arrêter de saigner. Cette technique peut être utilisée en urgence ou en traitement du
fibrome ou de l'adénomyose, mais elle entraîne plus d'effets secondaires (risque de nécrose utérine...) et
a un plus grand risque d'échec que la chirurgie radicale. C'est réservé aux patientes qui refusent
l'hystérectomie et qui veulent garder leur utérus", indique le gynécologue.
L'embolisation permet d'obstruer un ou plusieurs vaisseaux qui nourrissent une lésion (tumeur, fibrome)
ou qui constituent une lésion vasculaire. Comment ça se passe ? Quelles indications ? Quels effets
secondaires après l'intervention ? Quelles contre-indications ?
Le recours aux ultrasons qui vont permettre de réduire la taille du fibrome, à condition qu'il soit bien
placé pour recevoir l'énergie des ondes et être nécrosé.
L'hystérectomie qui consiste à enlever l'utérus et qui peut être envisagée en cas d'échec des traitements
médicaux ou si le fibrome est trop volumineux. Certaines femmes peuvent directement passer à l'étape
de l'hystérectomie, sans passer par la case des traitements médicaux ou de la chirurgie légère.
"L'hystérectomie se fait par voie vaginale chez la patiente qui a déjà accouché ou par voie coelioscopique
chez la patiente qui n'a pas accouché. On enlève les ovaires seulement chez une patiente qui approche
de la ménopause", prévient l'expert.
L'hystérectomie est une opération qui rend stérile et peut entraîner une ménopause. La chanteuse Lorie
a dû s'y résoudre pour ne plus souffrir des douleurs de l'endométriose.
Quelles protections ?
En cas de règles abondantes, il est conseillé de changer régulièrement sa protection périodique (au
moins 6 ou 7 fois par jour). Il existe des serviettes ou tampons pour flux très abondant (super plus).
Pensez aux culottes menstruelles lavables : certaines sont très absorbantes et peuvent contenir
l'équivalent de 3 à 4 tampons classiques. Il est aussi possible de coupler deux modes de protection :
tampon + culotte menstruelle, cup + serviette hygiénique...
Merci au Dr Philippe Tribondeau, gynécologue à l'hôpital privé Saint Martin à Pessac, établissements
Elsan.
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Les règles douloureuses, appelées dans le langage médical dysménorrhées, ont différentes causes et
s'accompagnent de divers symptômes (vomissements, nausée...). Que faire ? Que manger ? Ibuprofène,
Spasfon®, Antadys®... Quels médicaments pour les soulager ? Et que penser des solutions naturelles
(tisane, huile essentielle, plantes...) ?
SOMMAIRE
Définition
Symptômes
Causes
Nausées et vomissements
Médicaments
Traitements naturels
Que manger ?
Quand consulter ?
Endométriose
Les règles ou menstruations douloureuses ou difficiles sont appelées dysménorrhées. Elles peuvent
être :
primaires, c'est-à-dire qui apparaissent au début des règles, dès l'adolescence et sont en générale sans
gravité
ou secondaire, c'est-à-dire, qui apparaissent plus tardivement, au bout de plusieurs cycles normaux.
Elles peuvent survenir avant le début des règles, en même temps que les règles (avec un pic aux 2e et 3e
jours du cycle), ou quelques heures ou jours après. Il s'agit de la plainte gynécologique la plus fréquente
chez les femmes en âge de procréer. Environ 85% des jeunes femmes entre 16 et 20 ans en souffrent,
contre 25% pour l'ensemble de la population féminine en âge de procréer.
Symptômes
Il s'agit, le plus souvent, de douleurs pelviennes, dans le bas du ventre, d'un seul ou des deux côtés, à
type de tiraillements, de spasmes, de crampes sinon de coups de poing ou encore de pesanteur. Ces
douleurs peuvent irradier à l'abdomen, au rectum, au périnée et dans la région lombaire. Elles peuvent
s'accompagner de troubles digestifs, de nausées, de vomissements ou encore de maux de tête. Les
anémies ferriprives sont également fréquentes. "Ces troubles ont un fort retentissement social :
absentéisme à l'école ou au travail, multiplication des rendez-vous médicaux..." ajoute le Docteur
Georges Delamare, médecin généraliste.
Causes
Les causes des règles douloureuses sont multiples et c'est pour cela qu'il faut en parler à son
gynécologue.
Les douleurs sont dues à la contraction du muscle utérin, appelé le myomètre. C'est l'un des muscles les
plus puissant de notre corps. Lors du cycle menstruel, la muqueuse utérine, appelée l'endomètre,
s'épaissit et devient très vascularisée afin de se préparer à l'accueil d'un embryon. En l'absence de
fécondation, une partie de l'endomètre se désagrège, ce qui constitue les règles. C'est alors qu'entre en
jeux le myomètre. Le muscle utérin se contracte pour expulser le sang des règles et les débris
d'endomètre. Ce sont ces contractions qui sont douloureuses. Mais ce n'est pas fini, car le myomètre a
des complices : les prostaglandines. Ces molécules pro-inflammatoire, sécrétées dans le sang, agissent
comme des hormones, et stimulent la contraction de l'utérus. Les causes des règles douloureuses sont
multiples et c'est pour cela qu'il faut en parler à son gynécologue.
Insuffisance lutéale ;
Anomalies congénitales (hymen non perforé, diaphragme vaginal, hypoplasie utérine, utérus cloisonné,
obstacle cervical) ;
Dystrophies ovariennes ;
→ Pour les dysménorrhées secondaires, elles relèvent majoritairement d'une cause organique acquise :
Dystrophie ovarienne
Synéchies (postcuretage) ;
Ces prostaglandines qui permettent au muscle utérin de se contracter pour évacuer le surplus de
muqueuse et le sang sont diffusées par le sang. Elles peuvent donc arriver dans d'autres parties du
corps. Elles peuvent aussi être responsables de symptômes comme une diarrhée, des vomissements et
ses nausées. Un traitement symptomatique pourra être proposé par le médecin.
Évitez l'aspirine !
La solution la plus efficace pour atténuer les douleurs des règles demeure la prise d'anti-inflammatoires
non stéroïdiens (AINS), tel que l'Antadys® ou le Nurofen®. Evitez en revanche l'aspirine, qui induit des
règles plus abondantes et plus longues. Il est en outre conseillé de prendre les médicaments avant
l'apparition des douleurs. Dans certains cas, la prescription d'une pilule contraceptive peut mettre fin
aux dysménorrhées. "Des traitements hormonaux progestatifs comme le Lutenyl en continu qui
bloquent les règles sont efficaces puisque sans règles, il n'y a plus de douleurs" explique le Dr Delamare.
Autrement, des anti-inflammatoires et des antispasmodiques pourront être prescrits.
• Antadys®
L'antadys est médicament qui contient du flurbiprofène, un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). Il
lutte contre l'inflammation et la douleur, fait baisser la fièvre et fluidifie le sang. Posologie : 1 comprimé
à 100 mg, 2 à 3 fois par jour soit 200 à 300 mg/jour dès le début des douleurs et jusqu'à disparition des
symptômes.
• Ibuprofène
L'ibuprofène est un médicament est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). Il lutte contre
l'inflammation et la douleur, fait baisser la fièvre et fluidifie le sang. Posologie : 1 à 3 comprimés par jour
en prenant garde aux contre-indications comme l'asthme.
• Spasfon®
Il existe également des moyens non médicamenteux d'apaiser les douleurs pendant les règles et qui sont
applicable par toutes :
Une bouillotte ou un bain chaud : Appliquer une source de chaleur telle qu'une bouillotte sur votre
abdomen douloureux aidera à vous soulager. Prend un bain bien chaud se révèle aussi être très efficace.
Un peu de sport : La pratique d'une activité physique de légère intensité tel que la marche, ou des
étirements, est réputée pour atténuer les contractions.
Prendre l'air : Savourer l'air frais est un excellent moyen d'associer le sport à la détente. Cela vous
permet également d'occuper votre esprit avec autre chose que vos douleurs.
Surveiller son alimentation : Assurez-vous d'avoir une alimentation équilibrée, ainsi que d'assurer les
apports nécessaires en vitamines, magnésium et calcium. Eviter de manger trop de sucre raffiné (le sucre
contenu dans les biscuits et les sucreries), car cela stimulera la production d'insuline qui elle-même
stimulera la production des prostaglandines. Il est aussi déconseiller de consommé du café. En effet, la
caféine étant un excitant, elle induira un stress. Enfin, il est préférable de réduire sa consommation en
sel, mais aussi d'éviter de boire de l'alcool pendant la période menstruelle.
Les pratiques de soin non conventionnelles sont à manier avec précaution et leur efficacité peine à être
démontrée, comme c'est le cas pour l'acupuncture, l'ostéopathie ou les plantes chinoises. C'est le cas
également pour l'homéopathie ou encore les huiles essentielles.
Partenariat : L'électrothérapie TENS est une technologie médicale anti-douleur à l'efficacité prouvée*.
Le dispositif médical URGOGYN a été développé spécifiquement pour les règles douloureuses et les
douleurs pelviennes chroniques (ex : endométriose). Il offre un soulagement rapide et durable des
douleurs du bas-ventre et du bas du dos Il est disponible sans ordonnance en ligne ou en pharmacie. Le
reflexe règles douloureuses !
Durant les règles, il est recommandé d'adopter une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes,
en céréales complètes et en oméga-3 ainsi que de bien s'hydrater. A contrario, il est recommandé
d'éviter :
Les aliments trop gras ou trop salé
Le tabac et l'alcool
Les produits laitiers. Le beurre, le lait ou le fromage augmentent la production de prostaglandines dans
le corps. Produites en surabondances, elles favorisent la contraction de l'utérus, ce qui conduit aux
crampes.
Quand consulter ?
Globalement, l'automédication pour règles douloureuses ne pose pas de problème. La femme connaît
son corps et le type de douleurs qu'elle ressent au moment des règles, il y a donc peu de risques pour
qu'elle se trompe sur le diagnostic. Prudence tout de même si :
Les règles arrivent en retard et sont plus douloureuses que d'habitude : consultez un médecin parce qu'il
pourrait s'agir d'une grossesse extra-utérine.
Le sang est noir et comporte des caillots : il pourrait s'agir d'une hémorragie et non de règles, qui sont
fluides et bien rouges.
Les règles sont anormalement abondantes (plus de six protections périodiques par jour).
Les douleurs sont particulièrement violentes, telles qu'une impression de coups de poignards dans le
ventre.
Les douleurs de règles sont communes à énormément de femmes, cependant, dans certains cas, elles
peuvent cacher d'autres problèmes. Si les douleurs persistent et qu'aucun traitement, même
médicamenteux, ne semble pouvoir les soulager, il faut en parler à un médecin. En effet, cela peut être le
signe d'une pathologie telle que l'endométriose. Cette maladie gynécologique se caractérise par la
présence de fragments de muqueuse utérine localisés en dehors de l'utérus (rectum, vessie, intestin,
ovaire). Ces lésions, dites endométriosiques, s'enflamment lors des cycles menstruels, ce qui peut
provoquer des douleurs pelviennes très intenses. Le diagnostic de l'endométriose n'est pas simple, ce
qui conduit certaines patientes à découvrir la maladie de manière fortuite. Aujourd'hui, elle touche 1
femme sur 10. "Dès qu'une jeune femme présente une dysménorrhée, il faut toujours penser à
l'endométriose afin de la diagnostiquer au plus tôt et de mettre en place une prise en charge précoce"
conclut le Dr Delamare.
URGO Patch d'électrothérapie règles douloureuse rechargeable – Indication: Douleurs pelviennes (du
bas ventre) chroniques ([Link]étriose) et pour les dysménorrhées primaires, c'est à dire les douleurs
liées aux règles qui ne sont causées par aucun trouble gynécologique sous-jacent. Lire attentivement les
instructions et les précautions d'emploi sur la notice avant utilisation. En cas de doute, demander
toujours conseils à votre médecin ou votre pharmacien. Ce dispositif médical est un produit de santé
réglementé qui porte, au titre de cette réglementation, le marquage CE. Représentant autorisé: Shanghai
international holding corp GmbH (Europe). Distributeur : Laboratoires URGO Healthcare- 21300
CHENÔVE- RCS DIJON 798 251 559 – Capital social 56 280 458 €. 09/2023.
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Les règles durent en moyenne 2 à 7 jours. La quantité de sang perdu varie selon les femmes. Fatigue,
anémie... Vos règles sont-elles anormalement abondantes ? Comment calculer votre score de Higham ?
Quand s'inquiéter ? Conseils du Dr Juliane Berdah, gynécologue-endocrinologue à Paris.
SOMMAIRE
Quantité de sang perdu
Causes
Que faire ?
Les menstruations - ou "règles" - durent en moyenne 2 à 7 jours selon les femmes. Pendant cette
période, une femme en bonne santé perd entre 40 et 50 ml de sang, soit l'équivalent de 8 à 10 cuillères
à café. On parle de "ménorragies" lorsque les règles sont trop abondantes et/ou si elles durent plus de 7
jours.
Evaluer la quantité des pertes sanguines reste subjective et difficile à mesurer. "Souvent, les femmes
surestiment l'abondance de leurs règles ou la sous-estiment. Pour savoir si on perd trop de sang, on peut
calculer ses pertes de sang grâce au score de Higham, conseille le Dr Juliane Berdah, gynécologue-
endocrinologue. C'est un outil qui permet d'estimer la quantité de sang éliminée pendant les règles et la
durée des saignements à chaque cycle." Ensuite, il faut essayer d'évaluer le retentissement des
ménorragies sur la qualité de vie (gêne pendant les rapports ou dans la vie quotidienne, fatigue...) et
déceler l'éventuelle présence d'autres signes associés (douleurs pelviennes, règles douloureuses,
essoufflement,, anémie...).
A partir du premier jour de vos règles, inscrivez le nombre de serviettes ou de tampons que vous utilisez
chaque jour dans la case correspondante au degré d'imprégnation (tampon ou serviette peu imbibé(e)
de sang, moyennement imbibé(e) ou entièrement imbibé(e)) dans le tableau ci-dessous (vous pouvez
imprimer ces tableaux pour les compléter avec un crayon).
A la fin des règles, additionnez les points. Le total correspond à la valeur du score de Higham.
Un score supérieur à 100 points correspond à un volume de sang perdu pendant les règles supérieur à
80 ml et donc à des règles trop abondantes (ménorragies). Il faut alors consulter un médecin. Si pendant
vos règles, vous constatez la présence de caillots ou de débordements, parlez-en également à votre
médecin.
Si on porte un tampon
Pour pouvoir soigner une ménorragie et bénéficier d'un traitement adapté, il faut tout d'abord identifier
les causes :
Des règles abondantes peuvent être liées à des fluctuations hormonales (excès d’œstrogènes,
insuffisance de la progestérone...). Les ovaires produisent des œstrogènes qui permettent le
développement de l'endomètre (muqueuse qui tapisse les parois internes de l'utérus). Si les œstrogènes
sont sécrétés en excès, l'endomètre a tendance à trop s'épaissir, provoquant ainsi des règles plus
abondantes.
La présence de tumeurs bénignes comme des polypes ou des fibromes utérins peuvent entraîner des
règles plus abondantes. Ces tumeurs bénignes se développent sur la muqueuses qui tapisse la cavité
utérine.
La présence d'une adénomyose, une forme d'endométriose qui se caractérise par le développement des
cellules de l'endomètre à l'intérieur de la paroi utérine, ou d'une autre pathologie de l'endomètre
(atrophie, hyperplasie, cancer...) peuvent causer des règles abondantes.
Plus rarement, des règles trop abondantes peuvent être liées à une anomalie de la coagulation sanguine
(maladie de Willebrand par exemple). Dans ce cas, les antécédents médicaux personnels et familiaux
d'hémorragie (saignement du nez ou des gencives, ecchymoses faciles) permettent d'orienter le
diagnostic.
Des règles abondantes peuvent révéler une pathologie liée à la grossesse chez la femme enceinte ou en
âge de procréer. Lors d'une grossesse avérée, des ménorragies peuvent être le signe d'une grossesse
extra-utérine, d'une fausse couche spontanée ou d'une grossesse môlaire.
Le port d'un DIU au cuivre peut allonger la durée des règles, les rendre plus abondantes et entraîner des
carences en fer surtout chez les femmes vegan et végétariennes. Si les règles s'accompagnent de
douleurs inhabituelles ou de saignements entre les règles, il faut en parler à votre médecin.
Le score de Higham est un bon indicateur pour définir si les règles sont anormalement abondantes. Si
votre score est supérieur à 100, consultez un médecin. De même, si vous avez des symptômes associés
comme une fatigue, une pâleur, un essoufflement à l'effort, des douleurs pelviennes, un avis médical est
primordial. Par ailleurs, "une femme végétarienne ou vegan qui a des règles abondantes a des risques
très élevés d'être carencée en fer et en multi-vitamines et peut donc être anémiée. Il faut absolument
qu'elle consulte un médecin", alerte le Dr Berdah. En fonction des résultats aux examens (cliniques,
urinaires, sanguins, échographies, frottis...) et du diagnostic, le médecin pourra mettre en place un
traitement adapté. Cela peut passer par l'administration d'un DIU hormonal au Lévonorgestrel ou d'une
contraception orale. Dans certains cas, un traitement chirurgical est à envisager (abrasion de la
muqueuse utérine, résection de l'endomètre...).
Les ménorragies correspondent à des règles d'une durée supérieure à 7 jours et lorsque le flux sanguin
dépasse les 80 ml par cycle. Elles se manifeste par une perte de sang plus rouge, souvent accompagnée
de caillots.
Les métrorragies correspondent à des saignements d'origine utérine (écoulement sanguin des voies
génitales féminines) survenant en dehors de la période des règles. Le plus souvent, elles apparaissent
lors de l'initiation d'une contraception hormonale (pendant les 3 premiers mois), mais elles peuvent être
liées à une pathologie infectieuse, à une endométriose, à la présence de polypes, de fibromes utérins ou
d'une tumeur cancéreuse du col de l'utérus ou de l'endomètre.
Le spotting est un saignement peu abondant - il s'agit généralement de quelques gouttes qui se
manifestent par des traces de sang sur les sous-vêtements - qui peut survenir au quotidien. Le spotting
est le plus souvent lié à l'action hormonale de la pilule, d'un implant, d'un anneau vaginal ou d'un DIU
hormonal, mais peut également survenir après un oubli de pilule. Il peut également révéler un trouble
gynécologique comme un fibrome utérin, un polype ou un kyste...
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Calculer sa date d'ovulation permet de connaître la période la plus fertile du cycle menstruel féminin.
SOMMAIRE
Fécondation
Cycle régulier
Cycle irrégulier
L'ovulation correspond à la phase d'expulsion de l'ovocyte (ovule) par l'ovaire, ainsi prêt à être fécondé
par un spermatozoïde et à donner naissance à un embryon. C'est donc le moment où la femme est la
plus fertile. L'ovulation est un processus physiologique continu débutant à la puberté et se terminant à la
ménopause. A la ménopause, l'activité des ovaires cesse et la femme n'a plus d'ovulation ni de règles.
Tant que la ménopause n'est pas totalement installée, elle ovule toujours et une grossesse reste
possible. La durée de vie d'un ovule est d'environ 12 heures à 24 heures après son expulsion de l'ovaire.
Les spermatozoïdes survivent dans le col de l'utérus et restent fécondant pendant 3 à 5 jours. Au
moment de l'ovulation, la femme peut manifester un cortège de symptômes comme des tensions dans
les seins, des douleurs abdominales survenant du côté de l'ovaire qui libère son ovocyte ou encore une
augmentation des pertes vaginales.
Pour comprendre ce qu'est l'ovulation, il faut d'abord savoir ce qu'est un cycle menstruel chez la femme.
Le cycle féminin débute le premier jour des règles et se termine le premier jour des règles suivantes.
Ainsi, si le premier jour des règles est le 3 du mois et que le 1er jour des règles suivantes est le 31 du
mois, le cycle est de 28 jours. Quelle que soit sa durée, le cycle menstruel est composé de 3 phases :
La période de fertilité a lieu autour de la date d'ovulation, car c'est le moment où l'ovule est expulsé et
peut rencontrer le spermatozoïde, cette période est aussi appelé période d'ovulation. La fécondation
désigne une étape fondamentale de la reproduction sexuée, au cours de laquelle le gamète mâle
fusionne avec le gamète femelle pour former l'œuf, appelé le zygote. Chez l'être humain, c'est le
spermatozoïde qui joue le rôle du gamète mâle et l'ovule qui est le gamète femelle. Les spermatozoïdes
contenus dans le sperme émis dans la cavité vaginale de la femme vont arriver au contact de l'ovule, et
l'un d'eux va pénétrer dans l'ovule. Après pénétration, l'ovocyte va devenir "hermétique" à l'entrée
d'autres spermatozoïdes, ce qui permet le développement d'un seul œuf. La fécondation correspond
donc à la phase de fusion entre un ovule et un spermatozoïde, qui aboutit à une cellule unique amenée à
devenir l'embryon.
Un cycle normal ou "régulier" dure 28 jours. L'ovulation a lieu le 14e jour. Cette date d'ovulation
permettra de connaitre la période de fécondité. L'ovulation, qui dure 24 heures, correspond à la
libération de l'ovocyte par l'ovaire. La meilleure période pour concevoir un bébé, appelée période de
fécondité, s'étale entre le jour avant et juste après la phase d'ovulation, soit environ entre le quatrième
jour avant l'ovulation et 24 heures après pour un cycle de 28 jours. Attention : ce n'est pas parce que
l'ovulation d'un cycle régulier (28 jours) survient à la moitié de celui-ci qu'elle a toujours lieu à la moitié
du cycle (par exemple au 16e jour d'un cycle de 32 jours, ou au 12e jour d'un cycle de 24 jours).
Schéma d'un cycle menstruel régulierSchéma d'un cycle menstruel régulier © nmfotograf -
[Link]
L'expulsion de l'ovule a lieu généralement 14 jours avant le début des règles. Si vous avez des cycles
irréguliers et que vous ne pouvez pas anticiper la date de vos prochaines règles, il sera plus difficile de
déterminer votre date d'ovulation. Le recours à une courbe de températures ou à des tests d'ovulation
peut être envisageable. Faire une courbe de températures permet de déterminer très précisément le
moment le plus propice afin d'optimiser vos chances de tomber enceinte.
Comment calculer sa date d'ovulation grâce à la température © Journal des Femmes Santé
La durée du cycle varie en fonction des femmes. Si votre cycle est plus court (moins de 26 jours), la
phase folliculaire est plus courte et donc l'ovulation est plus précoce. Si vous avez un cycle d'une durée
par exemple de 21 jours : l'ovulation a lieu le 7e jour à compter du premier jour des règles. Le calcul
s'effectue en retirant 14 jours, durée de la phase lutéale qui ne varie pas, du nombre de jours du cycle :
soit 21 - 14 = 7. Si le cycle a une durée de 22 jours : l'ovulation aura lieu le 8e jour, soit 22 - 14 = 8.
Si le cycle est plus long que 33 jours, la phase folliculaire est plus longue et l'ovulation intervient plus
tardivement (ovulation tardive) soit le 19e jour à compter du premier jour des règles : soit 33 jours - 14
jours = 19 jours. Si le cycle dure 34 jours : l'ovulation a lieu le 20e jour, soit 34 - 14 = 20.
A RETENIR :
La date d'ovulation correspond au jour où la femme ovule, autrement dit, quand l'ovule est expulsé par
l'ovaire et ce dernier peut être fécondé
Pour une femme ayant un cycle court (22 jours par exemple), la date d'ovulation est généralement le 8e
jour du cycle.
Pour une femme ayant un cycle normal (28 jours), la date d'ovulation est généralement le 14e jour du
cycle.
Pour une femme ayant un cycle long (32 jours), la date d'ovulation est généralement le 18e jour du cycle.