0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
63 vues3 pages

4 Saisons Traductionphotos

Le document présente une traduction libre de poèmes attribués à Antonio Vivaldi, décrivant les quatre saisons : le printemps, l'été, l'automne et l'hiver. Chaque poème évoque les sensations et les ambiances propres à chaque saison, avec des images de nature, de travail agricole et de festivités. Les thèmes de la joie, de la peur des tempêtes et du repos après l'effort sont également abordés.

Transféré par

Mandom
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
63 vues3 pages

4 Saisons Traductionphotos

Le document présente une traduction libre de poèmes attribués à Antonio Vivaldi, décrivant les quatre saisons : le printemps, l'été, l'automne et l'hiver. Chaque poème évoque les sensations et les ambiances propres à chaque saison, avec des images de nature, de travail agricole et de festivités. Les thèmes de la joie, de la peur des tempêtes et du repos après l'effort sont également abordés.

Transféré par

Mandom
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Sonnets attribués à Antonio Vivaldi

Traduction libre de Jean-Marie Curti

le printemps

Il est arrive le printemps


Et, pares pour la fete, les oiseaux le saluent au son joyeux de leur chant
Tandis que les sources fremissent aux caresses de petits vents,
Dans un tres doux murmure, s’en allant allegrement.

Mais voici que l’air s’emplit de tonnerres et d’eclairs,


Se couvrant d’un noir manteau pour s’annoncer alentour.
De suite, nos petits oiseaux se taisent dans l’air,
Mais retournent a leurs chants des que revient le jour.

Ainsi, sur le pre feuri et engageant,


Berce par le precieux murmure des sources,
Dans le fremissement des plantes, le chevrier s’assoupit aupres de son chien bienveillant.

Et dans un bruissement de fete, au son de la pastorale musette


Dansent les ninfes, danse le berger, sous le toit aime
D’un ciel au renouveau brillant.

l'été

Tandis que dure la lourde saison enfammee de soleil,


Languit l’homme, s’assoupit le troupeau et brule la pinede.
Du coucou on entend la voix fere ; a peine on l’entend :
Voici que chantent la tourterelle blanche et l’hirondelle grise.

Une douce brise respire pour nous, mais arrive soudain la bise,
Ce vent du Nord, qui la dispute en voisin.
Ainsi pleure le pastoureau, parce qu’il craint
L’orage fer, supendu sur lui tel son destin.

Il enleve le repos a ses membres rompus,


C’est la crainte des eclairs, l’angoisse des tonnerres hautains,
Des mouches et des moustiques le ballet furieux et tordu.

Ah ! c’est donc vrai qu’il faut prendre peur des cieux !


Tonnez, foudres superieures ! Et, vous prenant pour des dieux,
Provoquez la cime des arbres, des granits altiers dont les siecles vous narguent.

l'automne

C’est avec des danses et des chants que le bon paysan


Celebre le plaisir d’une recolte bienheureuse.
Et ce sont leurs sens aiguises par un vin gouleyant,
Vraie liqueur de Bacchus, qui fnissent dans le sommeil leur fn trompeuse.

Il arrive justement que chacun, fatigue de ces danses et de ces chants,


Se delecte d’un air tout tiede encore,
Quand la saison invite et presse tant de gens
A jouir du plus doux sommeil apres le plus bel effort.

A l’aube nouvelle, c’est le chasseur et c’est la chasse !


Avec les cors, cornes et chiens, on passe !
Fuit la Bete ! Suivons la trace !

Deja blessee, de tant de bruit si lasse,


Poursuivie par les chiens, abimee dans les menaces,
Si faible pour s’enfuir, bientot serree au plus pres, voila que la bete trepasse !

l'hiver

Saisi par le froid, trembler a travers des epines indicibles,


Dans le tourbillon cruel d’un vent horrible.
Courir, les pieds vacillant a chaque instant,
Claquer des dents, a cause d’un gel percutant.

Devant le feu, couler des jours paisibles et contents


Tandis que la pluie au-dehors baigne tout, bien surement.
Cheminer sur la glace, d’un pas lent,
Par crainte de tomber, patiner et tournoyer intensement !
Tourner plus encore et, las ! tomber, si faux.
Se redresser sur cette glace et courir plus assure dans son manteau,
Tant faut qu’elle se rompe et se repande en morceaux !

Sentir jaillir de portes pourtant bardees de fer


Le sirocco et la boree du Nord et tous les vents en guerre !
C’est cela l’hiver, et c’est comme cela qu’il apporte joie en ses serres.

________________________________

Vous aimerez peut-être aussi