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Impact de l'impôt sur les recettes en RDC

La République Démocratique du Congo (RDC) fait face à des défis majeurs tels que la pauvreté, le déficit nutritionnel et l'accès limité à l'eau potable, nécessitant des investissements gouvernementaux dans divers secteurs. La fiscalité est présentée comme un levier essentiel pour générer des recettes publiques et soutenir le développement économique et social du pays, en particulier à travers l'impôt sur les revenus locatifs. Cette étude vise à analyser l'impact de cet impôt sur l'augmentation des recettes provinciales, en examinant les mécanismes de son fonctionnement.

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Impact de l'impôt sur les recettes en RDC

La République Démocratique du Congo (RDC) fait face à des défis majeurs tels que la pauvreté, le déficit nutritionnel et l'accès limité à l'eau potable, nécessitant des investissements gouvernementaux dans divers secteurs. La fiscalité est présentée comme un levier essentiel pour générer des recettes publiques et soutenir le développement économique et social du pays, en particulier à travers l'impôt sur les revenus locatifs. Cette étude vise à analyser l'impact de cet impôt sur l'augmentation des recettes provinciales, en examinant les mécanismes de son fonctionnement.

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[1]

INTRODUCTION

La RDC fait face à plusieurs fléaux qu’il convient d’endiguer du fait


que ces derniers maintiennent notre pays parmi les moins avancés du monde
(BARILLALI, A. et DRUPE, R., 1987). Il s’agit notamment de la situation
sanitaire alarmante en raison d’un important déficit nutritionnel et d’un accès
difficile à l’eau potable, du manque d’infrastructures nécessaires au
développement des activités économiques et industrielles, de l’inflation due au
financement par la création monétaire du déficit budgétaire du pays, etc. Ainsi,
pour endiguer tous ces fléaux, il est important au Gouvernement congolais
d’investir beaucoup d’argents dans presque tous les secteurs dont l’éducation, la
santé, les infrastructures, l’agriculture, etc. Le moyen idoine qui lui permettra de
couvrir toutes ces dépenses reste la fiscalité basée sur les taxes et impôts (IKAS,
2001).

La fiscalité étant un levier important du développement d’un pays parce


que, non seulement elle fournit les ressources nécessaires pour financer les
objectifs du développement et la réduction de la pauvreté, constitue aussi l'un des
éléments importants qui crée l’environnement légal dans lequel doivent évoluer
les activités économiques (production, consommation, échange, investissement).

En effet, l’argument de base est qu’un accroissement des recettes


publiques s’avère indispensable pour produire des biens et services publics
infrastructures, polices, défense, justice, etc. pour éradiquer la pauvreté et enfin
pour améliorer les conditions de vie de la population. Pour faire face aux déficits
budgétaires importants qu’il connait, l'État congolais s’est engagé sur une voie de
réforme de la fiscalité afin d’augmenter, tant soit peu, ses recettes fiscales
(BOUVIER, 1995).

C’est ainsi dans ce contexte que l’impôt s’avère indispensable dans le


développement de notre pays en général et plus particulièrement le
développement de la province du Kongo central et dans le cadre de notre étude.

L’objectif poursuivi dans cette recherche est de chercher à analyser


l’impact de l’impôt sur revenus locatifs dans l’augmentation des recettes
provinciales en vue de savoir si ce dernier a de l’incidence positive sur l’ensemble
de recettes réalisées afin de comprendre les mécanismes de fonctionnement de
l’impôt sur les revenus locatifs.
2

Généralités sur la fiscalité

La fiscalité désigne à la fois un système de perception des impôts et un


ensemble des lois qui sont en vigueur dans un pays à une période bien déterminée.
La fiscalité est un domaine qui regroupe les impôts, les droits et les taxes ainsi
que les règles qui les régissent. La fiscalité désigne un ensemble de lois qui se
rapportent au système de perception des impôts (GAUDEMET, M et MOLINIER,
1997).

Importance et Rôles

La fiscalité est la masse la plus importante des ressources propres que


l’Etat se procure pour satisfaire les besoins de la population. Elle joue un rôle
important pour couvrir l’ensemble de dépenses publiques effectuées par l’Etat.

Sur le plan social, les prélèvements sont tirés en fonction de la capacité


contributive de chaque citoyen pour concourir à la collecte des fonds publics et
ces derniers feront l’objet d’une rétribution d’abord au bénéfice de l’appareil de
l’Etat à travers l’exercice de ses fonctions (santé, éducation, défense, etc.) puis en
valeur des couches les plus diminues à travers l’assistance sociale.

Enfin, dans le domaine économique, les prélèvements jouent un rôle


important dans l’intervention de la régulation de la conjoncture économique sur
les revenus disponibles de ménage que sur le budget de l’Etat et aussi sur une
action globale économique.

Objectifs de la fiscalité

Les objectifs de la fiscalité peuvent être décrits en termes généraux ou


particulier. De manière générale, l’objectif de la fiscalité, c’est de procurer de
recettes, régulariser et contrôler l’activité économique. Il résulte que les
objectifs de la fiscalité peuvent être saisis sur trois plans à savoir (CLAUDE, D.
et AUDIGIER, P, 1959) :

• Plan financier : l’objectif est de procurer les recettes à l’Etat ;


• Plan économique : la fiscalité étant qu’instrument de politique économique
a pour fonction de promouvoir le développement de l’économie et de
stimuler un taux de croissance élevé ;
• Plan social : l’objectif de la politique économique étant de maximiser le
bien-être social, c’est-à-dire l’intérêt de la population. L’objectif assigné à
la fiscalité est de combattre la pauvreté et le chômage en réduisant les
inégalités de fortune, des revenus, et de consommation qui sont contraire à
la justice sociale.
3

Le mécanisme de la fiscalité est susceptible de corriger notamment la


distribution des revenus en augmentant les uns par des transferts et en diminuant
les autres par des transferts. Son action a de la sorte un effet distributif sur toutes
catégories de revenus (NEURISSE A, 1978).

Sortes de fiscalité

On distingue deux sortes de fiscalité : la fiscalité directe et la


Fiscalité indirecte.

Fiscalité directe et son aperçue en RDC

La fiscalité directe est un domaine qui rassemble les impôts


Directs.

Les impôts directs

Un impôt direct est celui qui frappe le revenu et le capital du seul fait
de leur existence. Par conséquent, il est payé et supporté par une même personne.
Les impôts directs se subdivisent en impôts réels et en impôts cédulaires sur les
revenus (BERNARD et Al., 1978).

Impôts réels

L'impôt réel est un impôt qui frappe les biens et services du seul fait de
leur existence et qu'ils sont sources de revenus sans considération de la personne
qui le supporte. L'impôt réel comprend donc trois impôts distincts, à savoir,
l'impôt foncier ou impôt sur la superficie des propriétés foncières bâties et non
bâties, l'impôt sur le véhicule ou vignette, l'import sur la superficie des
concessions minières et d'hydrocarbures.

Les impôts sur les revenus

Dans cette catégorie, on trouve plusieurs autres impôts à


L’instar de : l'impôt sur le revenu locatif, l'impôt sur les revenus mobiliers ou
impôt mobilier, l'impôt sur les revenus professionnels.

Fiscalité directe en RDC

La fiscalité directe en RDC est composée des impôts réels et des


Impôts sur les revenus dont voici la teneur :
4

Les impôts réels

Impôt sur le véhicule ou vignette

Cet impôt s'applique aux motocycles, véhicules automobiles, bateaux,


embarcations à propulsion mécanique, baleinières, barges et autres embarcations
(remorques).

✓ Il est dû par les personnes physiques ou morales propriétaires d'un ou.


✓ L'impôt sur les véhicules est fonction de la puissance du véhicule ;

La qualité de la personne qui possède le véhicule en question ;


La destination (l'usage) faite au véhicule (les ambulances, dépanneuses et
machines-outils sont généralement exonérées de l'impôt).

Le redevable de l'impôt sur les véhicules souscrit une déclaration par


véhicule préalablement à sa mise en usage, en contrepartie de quoi il lui est
délivré un certificat d'immatriculation.

Impôt sur la superficie des concessions minières et hydrocarbures (IKAS,


2001)

Tout détenteur d'une concession pétrolière ou d'un titre minier, soit


d'exploitation, soit d'exploration, doit payer l'impôt sur la superficie des
concessions minières et d'hydrocarbures.

Par ailleurs, ce paiement fait l'objet d'une déclaration spécifique,


effectuée au plus tard le premier février, pour les concessions détenues au
premier janvier.

Impôt foncier

L'impôt foncier frappe la jouissance d'un bien immobilier ou sa


propriété. C'est donc un impôt sur la propriété immobilière qui ne doit pas être
confondu avec l'impôt sur le revenu locatif qui est assis sur le revenu immobilier.

Impôt sur les revenus locatifs

La loi n° 83-004 du 23 février 1983 modifiant certaines dispositions de


l'ordonnance loi n° 69-009 relatives aux impôts cédulaires sur les revenus règle
cette matière. Il sied de signaler que l’impôt sur les revenus locatifs,
conformément à l’article 204 al 16, est devenu une exclusivité des provinces.
Dans les lignes ci-dessous, d'examiner les redevables et le taux de l’impôt, avant
d'examiner les modalités de résistance à ce type d’impôt.
5

Matières imposables et base de l'impôt

La matière imposable est l'élément économique dans lequel l'impôt


prend sa source directement ou indirectement. Cet élément peut être un bien, un
revenu, une transaction, un service ou une personne (JEZE G., 1988).

Dans le cas d'espèce, la matière imposable est un bien immeuble, par


nature (le sol) ou par incorporation au sol (une construction). L'impôt foncier est
donc assis sur les propriétés foncières bâties (les constructions) et les propriétés
foncières non bâties (les parcelles de terre).

Il sied de noter que l'expression « propriétés foncières » est incorrecte


par ce que la loi foncière dispose en son article 53 : « le sol est la propriété
exclusive, inaliénable et imprescriptible de l’Etat ». L'Etat est donc l'unique
propriétaire foncier.

Les personnes physiques ou morales ne peuvent avoir qu'un droit réel


de jouissance sur le sol appartenant à l'Etat appelé « concession » et ne sont
propriétaires que des constructions réalisées.

Taux de l'impôt

Les taux de l'impôt foncier sont fixés en fonction du rang de localité.

Impôts sur le revenu Impôt sur les bénéfices et profits (I.B.P)

L’I.B. P s'applique aux bénéfices nets de toute entreprise industrielle,


commerciale, artisanale, agricole ou immobilière dont l'activité professionnelle
est exercée en RDC. Les sociétés étrangères qui exercent une activité en RDC
sont imposables sur les bénéfices réalisés par leurs établissements permanents qui
y sont situés. L'assiette de l’I.B. P est déterminée en fonction des bénéfices nets
de l'exercice, soit sur les revenus déduction faite des dépenses professionnelles
faites en vue d'acquérir et de conserver ces revenus.

Toutefois, l'IBP ne peut être inférieur à 1/1000 du chiffre d'affaires


déclaré de l'exercice, avec un minimum de 2.500 USD. Le taux de l'I.B.P est de
40% mais avec l'adhésion à l'OHADA, ce taux passe de 40% à 35%.

Les entreprises dont le résultat est déficitaire paie l'impôt minimum


forfaitaire. Le montant de cet impôt est un % de son chiffre d'affaires, mais il faut
savoir que le montant de cet impôt ne peut en aucun cas être inférieur à 750000
CDF pour les moyennes entreprises et à 2500000 CDF pour les grandes
entreprises.
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La déclaration des revenus de l'exercice doit être déposée au plus tard


le 31 mars de l'année qui suit celle de la réalisation des revenus et cette déclaration
est signée par le redevable et contresignée par son comptable ou son conseil.

Impôt professionnel sur les rémunérations (IPR)

Sont imposables les revenus des personnes rémunérées par un tiers sans
être liées par un contrat d'entreprise (sommes versées aux salariés, traitements des
administrateurs, gérants, commissaires aux comptes).

Les rémunérations comprennent notamment les traitements, les


salaires, les émoluments, les indemnités qui ne représentent pas le
remboursement des dépenses professionnelles effectives, les
gratifications, les primes, etc.

En ce qui concerne les salariés expatriés, l'assiette imposable à l'IPR ne


peut être inférieure au salaire minimum interprofessionnel garanti appliqué dans
leur pays d'origine.

L'impôt sur le revenu est un impôt progressif et le barème d'imposition


à l'IPR est progressif par tranche.

Impôt sur les revenus locatifs

Sont imposables, les revenus provenant de la location des bâtiments et


des terrains situés en RDC et sont assimilés à des revenus de location, les
indemnités de logement accordées à des salariés occupant leur propre habitation
ou celle de leurs épouses.

La base imposable est le revenu brut perçu par le bénéficiaire. Le taux


de l'IRL est fixé à 22% et le paiement de l'IRL est effectué chaque année au
moment du dépôt de sa déclaration, déduction faite des retenues effectuées par les
divers locataires (BAKANDEJA, 1997).

Impôt mobilier ou impôt sur le revenu mobilier

Cet impôt s'applique aux revenus suivants :

✓ Les revenus des actions ou des parts y assimilés qui comprennent


notamment les dividendes, intérêts, parts d'intérêts ou de fondateur versé
par des sociétés ayant leur siège social en RDC,
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✓ Les remboursements totaux ou partiels du capital social, dans la mesure où


ils comprennent des bénéfices, des plus-values ou des réserves incorporés
antérieurement au capital social,
✓ Les intérêts et revenus des capitaux empruntés à des fins professionnelles
par des sociétés congolaises à des personnes non établies en RDC,
✓ Les tantièmes alloués aux membres du conseil général des sociétés
congolaises,
✓ Le montant net des redevances versées.

L'assiette imposable est le montant brut des revenus distribués à


laquelle s'applique un taux d'imposition de 20%. L'exigibilité de l'impôt mobilier
intervient soit lors du paiement des revenus, soit lors de sa mise à la disposition
du bénéficiaire.

Fiscalité indirecte

La fiscalité indirecte est composée des impôts indirects.

Impôts indirects

Les impôts indirects sont ceux qui frappent les dépenses ou les
consommations. Ils ne frappent que le revenu ou le capital en mouvement (c.à.d.
en train d'être mobilisé ou utilisé dans la société). Ils frappent le revenu lors de la
dépense et le capital quand on le transfert d'un patrimoine à un autre (DISSI et
SARAF, 2003).

Les impôts indirects sont supportés en dernier lieu par les


consommateurs finaux dans la mesure où ils sont systématiquement intégrés dans
les prix de vente des marchandises. Il s'agit de :

L'impôt sur le chiffre d'affaires (ICA) ;

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ;

Les droits de douane et accises.

Les impôts indirects qui sont appliqués en RDC sont la taxe sur la
valeur ajoutée et Les droits de douane et accises.
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La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

La TVA est un impôt général sur la consommation qui frappe la


livraison des biens, les prestations de services de toute nature, les importations et
les exportations. Pour être imposable à la TVA, la personne imposable doit
réaliser un chiffre d'affaires annuel de 80000000 CDF des prestations de services
en faveur de ses clients et calcule à cette occasion la TVA sur le prix de vente hors
taxe, appelée TVA collectée. La loi prévoit un taux positif unique de 16% pour
toutes les opérations, hormis les exportations qui en sont exonérées. Il sied de
savoir qu'en République Démocratique du Congo, la T.V.A a remplacé l'impôt sur
les chiffres d'affaires (I.C.A) qui, lui, a remplacé la Contribution sur les chiffres
d'affaires (C.C.A).

Méthodologie

Méthodes et techniques

Le choix de la méthodologie étant fonction de l’orientation du travail,


de l’étendue et de l’ampleur des recherches et dans une certaine mesure des
préférences du chercheur, nous avons recouru à la méthode descriptive et
comparative. La technique documentaire et interview nous ont été très utiles dans
cette réflexion pour atteindre nos objectifs et répondre de ce fait à nos questions
de recherche par le fait qu’elles nous ont aidés à réunir les données jugées
nécessaires.

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